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  • Melbourne: avant le lâcher des fauves

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    afederer.jpgA la veille de la première levée du Grand Chelem à Melbourne, les fauves piaffent et chacun y va évidemment de ses pronostics. Avec le grand favori de chacun, Djokovic, l’express de Belgrade, sinon Sa Sainteté serbe. N’oublions pas en effet qu’il est médaillé de l’Eglise orthodoxe du cru.

    Du coup, difficile de ne pas se fier aux avis éclairés des spécialistes et des fans. Quoique. McEnroe ayant décidé de crier avec les loups, à la place de Dracula je me méfierais. Le plus embêtant cependant, c’est que l'ombrageux Américain croit également dur comme fer en Federer.

    Il a de la chance. Personnellement je suis dans le bleu au sujet du mythe. J’avoue n’avoir pas trop avalé son histoire de dos en délicatesse, même s’il a eu un mal fou à venir à bout de l’Italien Seppi en quarts de finale à Doha. A mon avis, il n’a juste pas eu envie de partir sur de mauvaises bases en perdant éventuellement à la régulière par la suite.

    Si j’en cause, c’est parce que j’ai regardé Rodgeur s’entraîner à Melbourne et que je l'ai trouvé soudain aussi bondissant qu’un kangourou fraîchement sorti de la poche maternelle. Enfin loin de moi l’idée de ratiociner, d’autant que le King figure dans la partie de tableau de Nadal. L’énigme de ce début de saison comme disent les bookmakers, qui ne donnent franchement pas très cher de sa peau.

    Il est vrai que le pitbull ibère aborde l'Open d'Australie aussi mou de l’épaule que du genou. Sans compter qu’il a eu l’audace d’ajouter trois grammes à sa tête de raquette pour espérer faire le poids. Le pari insensé du taurillon de Manacor me laisse pantoise. En ce qui concerne l’Ecossais Murray, reste à savoir si la belette a opéré le bon choix en engageant Ivan Lendl pour vaincre son sempiternel syndrome Grand Chelem.

    Bref, c’est un peu la bouteille à encre. Sauf évidemment pour les Français qui voient gros comme une maison Tsonga rafler la mise. La preuve. Pour eux figurez-vous, Boxing Jo est le seul à ne pas craindre de regarder droit dans les yeux les Big Four et ces derniers le craignent tous comme la peste à cause de son coup droit. Indiscutablement le meilleur du circuit estiment ses concitoyens. Une confiance et un amour à vous arracher quelques larmes.

    En ce qui me concerne, une seule certitude, Wawrinka ne passera pas la première semaine. Je le voyais même plier dès l’entame du tournoi face au Tricolore Benoît Paire et ses aces à répétition. Mais voilà que le malheureux, courageusement arrivé en quarts de finale avec une déchirure aux abdominaux, sera peut-être contraint à l'abandon. 

    Cela permettrait au Vaudois de se retrouver au second tour avant une nouvelle et inévitable dégringolade au classement. Remarquez, Il pourra toujours pleurnicher de conserve avec les stars de la spatule qui s’égarent façon Cuche, et surtout Lara Gut depuis qu’elle tire la langue aux gens en roulant pour Ragusa. Ou encore avec les calamiteux Aigles de McSornette, les ailes de plus en plus dégoulinantes de plomb!

     

     

     

     

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  • Constantin, porte-drapeau de la révolte!

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    const.jpgA considérer la chose dans sa globalité crue, Goliath a terrassé David. Voir le FC Sion au fond du trou de la mine avec trente-six points de moins au classement met en joie la Fifa, qui s’est fendue d’un communiqué pour exprimer sa satisfaction. Après l’avoir menacée du pire, l’instance a donc finalement renoncé à couper la tête de l’ASF.

    Ce serait quand même la moindre, étant donné que cette dernière, jouant les premières de classe dans sa soif de plaire au chef, a puni les malheureux Sédunois comme s’ils avaient tué père et mère. Le châtiment est en effet si sévère qu’il n’aurait, paraît-il, jamais frappé le club le plus tricheur de la planète.

    A mon avis, la situation n'est pas claire pour autant, avec des responsables helvétiques se marchant copieusement sur les arpions. D’une part le boss de la Swiss Football League, accusé de vilenie par les Valaisans, assure ne pas avoir prétendu qu’ils avaient violé les règles du foot. D’où évidemment intense surprise des intéressés, se demandant pourquoi diable ils ont été sanctionnés.

    De l’autre vous avez les pontes de l’ASF qui, après avoir balancé l’équipe par le fond, se montrent d’une rare magnanimité en déclarant que rien ne s’oppose désormais à ce que les recrues estivales, pommes initiales de la discorde, ne soient qualifiées pour le second tour… Ben voyons. Franchement, on se pince!

    Pas étonnant en tout cas que le bouillant Christian Constantin, plus motivé qu’un candidat de téléréalité aux portes de la victoire, ne veuille pas lâcher le morceau, assurant par ailleurs être soutenu dans sa croisade contre les instances dirigeantes au-delà des frontières helvétiques. Au point que certains l’érigent en porte-drapeau d’un mouvement de révolte qui commence à gagner en Europe.

    Eh oui, Ben-Hur l’indigné ferait recette. D’ici à ce qu’il se prenne pour le Stéphane Hessel du crampon, il n’y a qu’un pas. Tout le mal que je lui souhaite, c’est d’avoir autant de succès que l’infatigable défenseur des droits de l’homme, désigné à 94 ans personnalité de l’année par les internautes du Monde. Mais comme pour l’instant, le club réfléchit sur la voie à suivre, une fois n’est pas coutume, rien n'est perdu...

    Ce qui ne me paraît pas trop le cas concernant notre gloire nationale. Après avoir regardé Federer survoler la fin de l’année tel l’aigle royal, se décomposer dans une exhibition face à Djokovic et Nafal, se recomposer vaguement en battant deux besogneux à Doha pour errer ensuite misérablement sur le court contre le tâcheron italien Andreas Seppi, je cultivais les plus grands doutes quant à la capacité du maestro de dominer Tsonga.

    J’avais bien raison d’être inquiète pour Sa Grâce à quelques jours du premier tournoi de Grand Chelem que quelques insconscients l’imaginent remporter les doigts dans le nez. Sauf que le pauvre Rodgeur n’a pas été vaincu par le Tricolore, mais a dû déclarer forfait en raison d’un dos en capilotade. Du coup j'espérais que Nadal ferait le travail, d'abord face à Monfils.  

    Hélas non. Alors je ne vous raconte pas la suite. Parce qu’un Français en finale c’était déjà la cata, mais deux, bonjour les dégâts… sur Eurosport.

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