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Grand écran: Dans "Ouistreham", Juliette Binoche peine à convaincre en femme de ménage

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Avec ce film social, Emmanuel Carrère adapte librement un récit de Florence Aubenas qui a choisi de s’immerger dans le quotidien de personnes précaires pour témoigner de la dureté de leur sort. A l’instar du livre, le film veut témoigner de l’intérieur de la précarité et de l’invisibilité d’une catégorie de la population française, en l’occurrence les femmes de ménage.

Très impliquée, Juliette Binoche tient le rôle de Marianna Winckler, journaliste et écrivaine qui se glisse dans la peau de l’une de ces travailleuses de l’ombre, sans formation ou expérience professionnelle. Comme elle ne sait rien  faire, l’ANPE l’oriente vers un  poste d’agente  d’entretien. 

Avec elle on est censé éprouver la fragilité économique des ouvrières, les cadences infernales qui leur sont imposées. Entre campings et ferries, Marianne  récure les toilettes, nettoie les chambres et doit changer les draps d’une cabine en quelques minutes chrono. Elle ne va jamais assez vite, mais quand elle proteste elle se fait rembarrer vivement par son employeur. Dans la foulée de ses journées harassantes, elle prend des notes...

Juliette Binoche fait de son mieux. Pourtant, même sans maquillage. on a du mal à y croire face à la prestation de comédiennes non  professionnelles auxquelles Emmanuel  Carrère a fait appel. On reste également assez perplexe devant certaines péripéties improbables du scénario, l’auteur expliquant qu’il a pris des libertés avec l'ouvrage de Florence Aubenas.

A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 12 janvier.

Lien permanent Catégories : Sorties de la Semaine 0 commentaire

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