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Cinéma: réouverture des salles le 6 juin. Des exclusivités, dont "Shining" en version longue

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5c9387e5240000350005f2c8.jpegComme dans de nombreux autres domaines, l’annonce concernant le cinéma était très attendue par les professionnels de la branche et les fans privés de grand écran depuis près de trois mois. Ils peuvent enfin souffler. Dans sa conférence de presse, le Conseil fédéral a décidé la réouverture des salles dès le 6 juin, avec un plafond limité à 300 personnes.

Ce chiffre ne concerne que peu de lieux. Mais quel qu’il soit, il appartient aux exploitants de s’organiser pour appliquer des plans destinés à éviter la contamination. Respecter une distance de sécurité de deux mètres, placer du gel à l’entrée, le plexiglas à la caisse si nécessaire, ou encore procéder au marquage au sol. Par ailleurs, les cinémas doivent collecter les données des spectateurs de chaque projection. Le dépistage des contacts doit aussi être assuré.

Shining en version longue

Le coronavirus ayant flanqué la pagaille dans la pellicule en la mettant à l’arrêt, il n’y aura certes pas pléthore de films à se mettre sous la rétine ces prochaines semaines. Du coup, le Cinérama et le Ciné 17 proposent des exclusivités. Le premier va projeter la version longue (23 minutes supplémentaires), restaurée en 4K de Shining, le chef d’œuvre culte de Stanley Kubrick.

Sortie en 1980, cette adaptation du roman à succès de Stephen King met en scène un écrivain en panne d’inspiration, Jack Torrance (Jack Nicholson). Engagé pendant l’hiver comme gardien de l’Overlook, un grand hôtel isolé du Colorado. s’y installe avec sa femme Wendy (Shelley Duvall) et son fils Danny (Danny Lloyd), doté d’un don de médium. Mais Jack, qui n’arrive pas à avancer dans son livre, bascule peu à peu dans une folie meurtrière où il s’en prend à sa famille.

The Report : la fin ne justifie pas les moyens

The Report de Scott Z. Burns (Ciné 17) raconte comment la commission du Sénat américain préposée à la surveillance et au renseignement a découvert la cruauté et l’inefficacité de "techniques renforcées d’interrogatoire", notamment de terroristes présumés (privation de sommeil, confinement dans des sortes de cercueil, passages à tabac, "simulations" de noyade), suite aux attentats du 11 septembre. Dans ce thriller, Adam Driver enfile le costume de Daniel J. Jones, enquêteur déterminé à l’éthique sans faille, qui a constitué pendant cinq ans un rapport dévoilant les pratiques de torture de la CIA.

L’intouchable Harvey Weinstein 

Alors que le magnat d’Hollywood Harvey Weinstein a été condamné à 23 ans de prison le 11 mars dernier, la réalisatrice britannique Ursula McFarlane retrace son ascension et sa chute. Le documentaire livre les témoignages d’une trentaine d’hommes et de femmes, victimes, camarades d’université ou journalistes qui ont croisé la route du prédateur sexuel de 1978 à 2017. Les faits se déroulent avant que la procédure judiciaire ne soit engagée contre ce «monstre» entraînant des femmes dans son bureau ou sa chambre d’hôtel, avec la connivence plus ou moins assumée de son entourage. Egalement au Ciné 17.

You Will Die at Twenty

D'autres sorties sont prévues dès le mercredi 10 juin. Lauréat du dernier festival du Film de Fribourg, You Will Die at Twenty, signé du réalisateur soudanais Amjad Abu Alala est un premier long métrage. C’est lors de la cérémonie de baptème de leur fils Mozamil, que la terrible prédiction s’abat sur les parents, Sakina et Alnoor. Leur enfant mourra à 20 ans. Terrassé le père s’exile pour de longues années, tandis que la mère, portant tout le poids de ce funeste augure, surprotège Mozamil en le gardant jalousement à la maison.

Mare, une frontière franchie

Nouveau film de la Suissesse Andrea Staka Mare n'a jamais pris l'avion, bien qu'elle vive juste à côté de l'aéroport avec son mari et ses trois enfants adolescents. Elle aime sa famille, même si elle lui tape parfois sur les nerfs. Mare aspire à avoir son propre travail et à plus d'indépendance. Son mari est l'amour de sa jeunesse, mais quand un jour un homme plus jeune emménage dans la maison d'à côté, Mare franchit une frontière.

Love me tender

A 32 ans, Seconda, danseuse, souffre d’agoraphobie. Elle est incapable de sortir de chez elle. En même temps, elle est prête à tout pour gagner sa liberté. Lorsqu’elle finit par surmonter ses peurs, elle doit affronter de nouveaux défis qui la repoussent encore plus loin dans ses limites. C’est là que l’anti-héroïne de la réalisatrice helvético-péruvienne Klaudia Reynecke, montrera sa détermination.

On aura l’occasion de reparler de ces différents films plus en détails lors de leur sortie.

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