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17/06/2018

Coupe du monde: la Suisse tient tête au Brésil. Rien de plus normal!

mondial-2018-le-bresil-domine-la-suisse-sans-forcer-mi-temps.jpgLe Brésil est bon à prendre, psalmodiaient nos experts, manifestant une  confiance à toute épreuve. Un peu comme l’Allemagne par le Mexique en somme… Pourtant, en découvrant que Petkovic n’avait pas peur du prestigieux adversaire des siens, j’avoue que j’avais au contraire le trouillomètre proche de zéro. Qui a atteint moins dix en écoutant la perruche Pierre-Alain Dupuis et quelques autres y aller de leur pronostic audacieux, en donnant les Suisses gagnants. 

Certes j’aurais pu être un rien rassurée par la condescendance des Français qui, après avoir passé des heures et des heures à blablater sur la rencontre médiocre bien que gagnante de leur équipe, ont accordé quelques  minutes au duel entre la Seleçao et les Rouges sur les différentes chaînes. Histoire de balayer cavalièrement cette pauvre Nati, en déclarant en substance qu’il n’y avait pas photo face aux stars style Neymar looké décoiffant de surcroît, Coutinho et autres Miranda.

Impossible de leur donner entièrement tort. Mais il y a la manière de dire les choses, qualité dont nos chers voisins sont à l’évidence totalement dépourvus. Remarquez, sur TF1, ils ont rabattu un instant leur caquet face à la prestation des Rouges, les trouvant même admirables, pour recommencer très vite à bassiner le téléspectateur avec les Bleus.

C’est vrai qu’ils ont été plutôt costauds et courageux, les Helvètes. Mais si on en juge par la façon dont on a vanté, avant le match, leur grande expérience, leur bloc défensif, leur collectif béton, les fortes individualités comme Behrami et Lichsteiner, sans oublier l’excellence de Yann Sommer, la performance n’est finalement que très naturelle. D’autant que dans le fond, la Suisse aurait pu gagner... 

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16/06/2018

Coupe du monde: les Bleus à l'attaque de leur deuxième étoile. Une simple formalité...

image.jpgUne deuxième étoile pour les Bleus? Simple formalité à en croire la quasi totalité des spécialistes sur toutes les ondes de l’Hexagone, y compris Daniel Cohn-Bendit, y allant lui aussi de son coaching inspiré. En effet avant que la compétition démarre, les Tricolores l’avaient, selon eux, déjà gagnée. Alors vous pensez s’ils sont secrètement confortés dans leurs certitudes, après cette première victoire, même un rien étriquée, sur une vaillante Australie d’abord éblouie par le soleil, puis par son redoutable adversaire!

Un poil critiqués, je l'admets, au fil d’un duel moins flamboyant qu’espéré par les commentateurs légèrement déçus, les Bleus restent des génies du crampon pour les aficionados. Collectivement et individuellement. Un palmarès de Cannes à eux seuls. Toujours prêts à rafler non seulement la Palme d’or, mais le Grand prix du jury, celui du scénario, de la mise en scène et de l’interprétation. Sans oublier la caméra d’or pour les petits nouveaux.

Quid des Ronaldo, Neymar, Messi, Neuer, Costa, Salah? Certes ils ne sont pas mauvais. Voire bons. Mais pas autant que les Lloris, MBappé, Pogba, Kanté… enfin tous ou presque, à commencer bien sûr par Griezman, le chouchou de ses compatriotes en extase devant un tel talent. Lui-même se montre toutefois d’une incroyable modestie, déclarant qu’il n’est que l’un des trois meilleurs de la planète...

Ceci explique évidemment l’enthousiasme délirant des fans. Mais il y a une autre raison au triomphe final annoncé de nos chers voisins. C’est l’invention d’un nouveau langage. Car sur le terrain, l’important c’est de se causer entre potes. Mais pas n’importe comment. Et les Bleus l'ont compris. Figurez-vous que contrairement aux autres footeux, eux parlent… avec les pieds, a révélé un expert du ballon rond au début de la rencontre. Voilà qui devrait faire une sacrée différence!

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26/04/2018

De retour sur l'ocre, l'ogre Nadal vire au cannibale. Inquiétant pour Federer!

nadal.jpgA en juger par les performances de Nadal depuis son retour aux affaires sur terre battue, il semblerait que la tâche de Federer soit plus rude que prévu pour récupérer sa place de numéro un mondial. Car  l’ogre de l’ocre se montre plus goinfre que jamais. Un véritable anthropophage! 

Pour ses adversaires, c’est en effet devenu l’horreur! Normalement, se faire breaker par Rafa signifiait pratiquement la perte du premier set, donc quasi inévitablement celle de la rencontre. Mais maintenant, paumer un seul point sur son service peut se révéler irrémédiable pour le pauvre gars en face du cannibale.

Je vous laisse imaginer le stress quand la chose se produit à l’entame de la partie. De quoi avoir envie de se faire porter pâle pour ne pas avoir à avaler la pilule! D’autant que depuis le Master de Monte-Carlo, le scénario est immuable. 6-0, 6-1, 6-2, 6-3... Le seul «revers» que le pitbull ait eu à subir en seize sets, c’est l’abandon de huit misérables jeux à son concurrent le plus «dangereux». On ajoutera éventuellement une manche un rien disputée jusqu’à 5-5 en quarts de finale, mais que le glouton a immanquablement fini par remporter pour évidemment se retrouver dans le dernier carré.

Alors certes, Rodgeur n’est qu’à cent points du Redoutable. Pourtant ce chiffre paraît abyssal. Un comble, quand on pense que l'ombrageux Ibère en a lui quelque 3400 à défendre jusqu’au terme de Roland Garros! Sauf qu’au train où il y va, à moins qu’il ait soudain une petite douleur à la cuisse, je ne vois actuellement personne qui puisse le battre sur sa surface de prédilection. J’espère juste que je suis en train de peindre le diable sur la muraille et que la suite va me donner tort. Mais je crains que ce ne soit pas demain la veille.

Du coup, les trois balles de match sottement ratées de notre gloire nationale contre Del Potro à Indian Wells pèsent une tonne. Alors que dans le cas contraire, le maestro pouvait attendre Wimbledon en se la coulant douce quelques semaines de plus au sommet de la hiérarchie, tandis que son rival se démenait (quand même un peu...) pour tenir la distance. D’un frustrant, je ne vous raconte pas!

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28/01/2018

Melbourne: et de 20 pour Federer! Historique, mais la moindre des choses pour un génie...

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaafed.jpgFantastique, fabuleux, génial, phénoménal, en un mot historique. Difficile de trouver des superlatifs originaux pour saluer le nouveau chapitre écrit à Melbourne par le maestro dans le but de peaufiner sa légende.

En même temps, comme dirait Macron, trop s’étonner de ce 20e sacre majeur serait faire injure à Federer, qui ne pouvait décemment pas le laisser lui passer sous le nez, vu la représentation mineure de vrais cadors dès le dernier carré. Sinon avant.

En fait il était tellement seul dans l’histoire que son plus dangereux ennemi était en somme… lui-même. D‘ailleurs il a réussi à me stresser un maximum en paumant étourdiment, et je respecte mon langage, la quatrième  manche. Vous me rétorquerez que j’exagère, dans la mesure où il y avait quand même Cilic en face, dont les spécialistes louaient le formidable talent, en nous rappelant sans cesse sa victoire sur notre gloire nationale à l’US Open en… 2014.

Un bail! Sans compter que Federer jouait moins bien qu’aujourd’hui et que c’était juste l’inverse pour le Croate, alors au sommet de son art. Il suffit pour s’en convaincre de repenser à son parcours australien. D’abord il s’est fait piquer des sets par des seconds couteaux, ensuite il a terrassé un Nadal carbonisé à la jambe folle, puis un Edmund dont l’élémentaire connaisseur se demande comment il a bien pu parvenir en demie.

Autrement posé et sans mégoter, ce que d’aucuns risquent de me reprocher, rien de plus normal pour Sa Grâce que de soulever à nouveau cette Coupe tant convoitée. Même si cette vingtième victoire lui a tiré plus de larmes que la première. Un grand sensible, le king. Qui reste en outre un modèle inaccessible pour les plus jeunes. Dimitrov en sait quelque chose, lui qui tente vainement de marcher sur ses traces depuis des années.

Une chose est sûre, il vaut mieux avoir Nadal comme idole. Ou Djokovic. C’est moins frustrant dans la mesure où ils sont plus faciles à battre. Surtout le Serbe, comme l’a démontré le Sud-Coréen Chung, la nouvelle merveille de la raquette. Selon les experts bien entendu, ne nous emballons pas. Ah oui, c’est vrai, l’ex-saigneur des courts avait encore le coude en capilotade. Ce n’est pourtant pas ce que les commentateurs français racontaient quand il a corrigé Monfils…

Les Bleus toujours à la ramasse

A ce propos, rien ne change chez les Tricolores, à nouveau débarqués en masse et repartis plus bredouilles que d’ordinaire. Imaginez un peu le tableau, douze garçons et six filles, tout cela pour voir Caroline Garcia, unique rescapée sur les dix-huit en huitièmes de finale, finir par boire elle aussi la tasse illico presto.

Cela n’a évidemment pas empêché la bande à Riton de se gargariser dans Avantage Leconte avec les victoires extraordinaires de leurs juniors en double et de celle, magistrale, de Kristina Mladenovic en double dames. Remarquez, on a les champions qu’on peut…

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26/11/2017

Coupe Davis: faute d'adversaires, les Français raflent le Saladier d'argent!

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaacoupe.jpgColossal, prodigieux, fabuleux, fantastique… Franchement, je vous avoue que je manque de superlatifs pour qualifier la victoire des Français en Coupe Davis.

Certes, les spécialistes hexagonaux ne sont pas en reste. Historique, ont-ils même déclaré. Avec raison. Je trouve qu’il y a en effet vraiment de quoi s’ébaubir de l’ébouriffante performance des Bleus. Car je ne sais pas si prenez la pleine mesure de leur insigne exploit en cette fin novembre au stade Pierre Mauroy de Lille, qui les avait vus inexorablement plier en quatre manches devant Federer et Wawrinka en 2014.

Un exploit permis par d’autres tout au long de leur campagne pour l’obtention du très convoité Saladier d’argent. Imaginez. Seize ans après, ils ont réussi à rallier la finale en battant le Japon… sans Nishikori, la Grande-Bretagne … sans Murray et la Serbie… sans Djokovic.

Mais ils n’allaient pas s’arrêter là dans leur irrésistible marche en avant vers le trophée. L’effet Macron en somme. De quoi réclamer une descente des Champs-Elysées en compagnie du jeune et triomphant chef de l’Etat, qui lui aussi ne cesse d‘accumuler les succès face… aux mal-lotis de tout poil.

C’est ainsi que les Tricolores en feu ont bouclé le travail. D’abord ils s’offraient un succès inouï face à un double composé d’un quasi inconnu et d’un illustre nobody puis, alors qu’un monumental Tsonga échouait à se défaire d’un Goffin au genou en capilotade, un exceptionnel Pouille parvenait, lui, à terrasser le malheureux second couteau Darcis, au coude en marmelade de surcroît. 

Et dire que certains mauvais esprits vont chipoter à propos de ce sacre pourtant acquis de si haute lutte!

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18/11/2017

Masters de Londres: David terrasse Goliath!

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaadvid.jpgEn l’absence de Nadal mou du genou et out après son unique match de poule, celles de Djokovic, Murray, Wawrinka, Nishikori, voire Raonic, il était assez ridicule de parler d’un tournoi de maîtres à Londres. Federer était le seul à mériter ce nom. C’est dire si le Suisse, du coup grandissime favori, avait la partie facile face à ses rivaux du moment, pour accrocher un septième titre à son palmarès d’exception.

Ce que tous les spécialistes pronostiquaient, même si certains, à l’image de Pascal Droz et Marc Rosset, osaient critiquer le king, remarquant un rien cavalièrement qu’il peinait la moindre depuis le début à envoyer ses adversaires au tapis. Un maestro au rabais donc pour régner sur la meute de seconds couteaux. Mais bon, l’essentiel était de passer et il allait fermement se reprendre pour nous écrire un nouveau brillant chapitre. Parce que quand ça compte vraiment, c’est bien connu, le grand Federer se montre intraitable.

Surtout contre le petit Belge Goffin, qui non seulement n’a pas les armes, mais possède en plus le jeu idéal pour se faire impitoyablement abattre par l'Helvète aux bras noueux, psalmodiait à l'envi le duo de choc de la RTS avant le match. Le premier set rondement mené par l’icône bâloise confortait encore davantage les deux compères dans leurs certitudes.

Et pourtant, à l’issue d’une rencontre aux accents quasi bibliques, Goliath était à terre. Atomisé par les redoutables coups de David, le Belge survolté au prénom prédestiné, qui a trouvé moyen de jouer le meilleur tennis de sa vie dans la première demi-finale londonienne.

Une déception, mais pas franchement une surprise, au vu de la vilaine prestation de Rodgeur dans ses duels de poule. De toutes façons, au cas où Sa Grâce, qui en manquait singulièrement sur le court, serait venue à bout de Goffin, je ne l'imaginais pas remporter le trophée face au menaçant Bulgare Grigor Dimitrov.

Le plus inquiétant toutefois c’est que le mythe stagne désormais à plus de 1000 points de Nadal. Qui peut tranquillement dormir sur ses deux oreilles dans la mesure où son dauphin en aura encore 2000 à défendre à l’Open d’Australie. Et si notre gloire nationale ne retrouve ni ses jambes ni son coup droit d’ici là, je ne vous raconte pas si on a de gros soucis à se faire!

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14/10/2017

Tennis: Federer a du souci à se faire pour sa légende!

2c824.jpgFederer n’a pas ajouté beaucoup d’amis à sa liste en déclarant qu’en France les médias voient leurs joueurs trop grands trop tôt. «Et ils deviennent, je n’ai pas envie de dire gâtés, mais un peu trop contents d’eux trop vite au lieu de terminer leur développement étape par étape».

Gazouillements divers sur la toile on s’en doute suite à ce tacle inattendu de la part du gendre idéal, certains étant d’accord avec lui, d’autres se demandant pour qui il se prend. Pourtant notre gloire nationale n’a fait qu’énoncer une banalité rare. N’ayant rien ou presque à se mettre sous la dent depuis la victoire de Yannick Noah à Roland Garros en…1983, normal que les experts tricolores portent aux nues le moindre succès de leurs compatriotes.

J’en veux pour preuve les commentaires délirants à propos de «l’immense» Caroline Garcia, qui a réussi le «monumental exploit» de se hisser à la huitième place de la race. Faute de grives, on mange du merle c’est bien connu.

Pour en revenir à Rodger, il s’est également montré un peu surpris de la forme extraordinaire de Nadal. Je dirais même plus. A ce propos il a du souci à se faire. Et beaucoup. Je ne fais évidemment pas allusion à sa place de numéro un, déjà très improbable, en dépit des espoirs déments des fans, suite à sa défaite face à Del Potro en quarts de finale de l’US Open.

Et quasi définitivement cuite malgré son remake, victorieux cette fois, en demi à Shanghai. D’autant qu’il faudra  encore battre l’Ibère en finale. Pas une mince affaire au vu des performances du pitbull, qui ne se démentent pas depuis New York, bien au contraire, hélas!

C’est justement ce qui m’inquiète. Plus redoutable que jamais, le boulimique ne cesse non seulement d’engranger des points qui risquent de le rendre inaccessible pour un bout de temps. Mais pire, s’il continue sur sa formidable lancée il fera de sacrés dégâts la saison prochaine. De quoi lui laisser miroiter plus tôt que prévu le titre enviable de meilleur joueur de tous les temps. 

Car du temps il en a, Rafa, contrairement à la légende qui va devoir cravacher drôlement ferme pour tenter de le maintenir à distance en ce qui concerne les Grands Chelems. Et elle risque hélas déjà de se réduire en janvier prochain à Melbourne…

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07/09/2017

US Open: Federer au tapis. Alors face à Nadal un seul mot d'ordre: "Vamos Delpo!"

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaadelpotro.jpgEtant donné les bras cassés qu’il a affrontés (Lajovic, Daniel, Mayer, Dolgopolov), suivis du Russe Rublev, le petit jeune de 19 ans qui, lui, a notamment dû se farcir Dimitrov et Goffin, on voit difficilement comment Nadal aurait pu ne pas se retrouver en demi-finales.

Vous me rétorquerez que Federer a aussi débuté face à un teen-ager en la personne de l’Américain Tiafoe, et que les vieux briscards comme Youzhny, Lopez et Kohlschreiber n’étaient guère plus dangereux que les troisièmes couteaux opposés à l’Ibère.

Mais voilà, le maestro a eu le malheur (même s’il prétend le contraire) de devoir se frotter au grand del Potro en quarts, qui s’est révélé aussi proprement stupéfiant que lors de son retour miraculeux face à Thiem l’avant-veille. S’ingéniant à pilonner sauvagement ce pauvre Rodgeur, tellement à l’ouest qu’il s’est à peine rendu compte qu’il disposait de quatre balles de set au troisième!

Je vous passe les affirmations catégoriques des spécialistes, à commencer par Marion Bartoli et Emilie Loit, nous assénant leur inébranlable certitude de voir la légende l’emporter sur Juan Martin en quatre manches. C’eût dû d’ailleurs renforcer ma quasi conviction du contraire avant le "choc des géants".

Sans oublier les discours contradictoires de l'intéressé, dont on se complaît à saluer l' élégance à l'égard de son bourreau, ce qui est la moindre des choses... Bref. alors qu'il se déclarait carrément dans une forme olympique suite à sa victoire sur Lopez, le king rétropédalait aussi sec en avouant que dans le fond, trop préoccupé par son dos, il n’avait jamais été à son meilleur niveau dans ce tournoi. Un vrai scoop !

En réalité pourtant, la question n’est pas là. L’important, c’est que la tour de Tandil réédite ses fabuleux exploits face à Nadal. C’est le seul qui peut empêcher l’ogre d’aller au bout, à en juger par les prétendants d'opérette à la couronne dans l’autre moitié du tableau.

En cas de succès à New York, le pitbull mettrait non seulement près de 2000 points dans la vue de Rodgeur, lui enlevant du coup tout espoir de redevenir numéro un à la fin de l’année mais, ce qui est plus grave, recommencerait à lui coller aux chausses en remportant un seizième Grand Chelem.

Alors, face à cette perspective aussi redoutable qu’intolérable, un seul mot d’ordre:"Vamos Delpo!"

 

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03/09/2017

US Open: la chasse à la pépite fatale au prodige canadien Shapovalov

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaashapo.jpgCertes Federer et Nadal continuent à avoir logiquement la cote auprès des commentateurs. Mais dès l’entame de cet US Open 2017, il y avait notamment trois jeunes joueurs, l’Australien Nick Kyrgios, l’Allemand Alexander Zverev et surtout le prodige canadien Denis Shapovalov, dont nos experts de la raquette avaient plein la bouche. Et qui selon eux constituaient plus qu’une menace pour les anciens. Carrément des armes de dissuasion massives.

De quoi stimuler la chasse à la pépite de la part des oubliés du circuit. Ce qui ne leur a pas trop mal réussi. Au tapis d’entrée Kyrgios et au second tour Zverev. Quant au redoutable teen-ager Shapovalov, il n‘a pas réussirà franchir le cap des huitièmes de finale.

Juste en passant, côté révélation récente, reste un garçon dont personne ne fait cas, le Russe de 20 ans Andrey Rublev qui tente d’écrire seul dans l’ombre sa petite légende. Peut-être même le retrouvera-t-on en quarts de finale.Et dans leur infinie sagesse, nos incorrigibles bavards vont-ils enfin découvrir son existence…

Mais revenons à Shapovalov, objet de toutes les dithyrambes. Car il fallait entendre les spécialistes, particulièrement sur Eurosport, s’ébaubir d’un service somptueux, d’un coup droit fabuleux, d’un revers fantastique, d’un lob éblouissant, d’un lift exceptionnel, d’une amortie hallucinante, sans oublier la faculté démente de la merveille à trouver des zones incroyables. C'est vraiment du très très haut niveau, psalmodiaient-ils à l'envi. À croire qu'il est Français!

Et tout cela en nous bassinant avec ses 18 ans. Il y en a d’ailleurs qui doivent l’avoir un peu mauvaise. A l’image de Michael Chang ou Boris Becker, vainqueurs d’un Grand Chelem à 17 ans et des poussières. Et il n’est même pas sûr que le génie canadien parvienne à égaler Nadal, lauréat de Roland Garros à 19 ans.

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaacrreno.jpgPassons. La vraie question est ailleurs. Comment donc un tel phénomène a-t-il pu subir la loi de l’obscur Espagnol Pablo Carreno Busta, qui en a prestement disposé en trois sets? Sans trop se défoncer qui plus est. 

Simple affaire de ressources physique et mentale un chouïa insuffisantes du phénix, selon nos inénarrables, ignorant le talent du valeureux Ibère, sommairement qualifié de solide et constant. Bref réduit au rôle de sparring partner du prodige et de ses fulgurances. 

Mais le pompon revient à McEnroe. Il a en effet déclaré que Shapovalov était un mélange de Federer et Nadal, en ayant l’élégance du premier et la fougue du second. Eh bien si cela ne lui file pas le melon au Shapo! Enfin, en attendant le prochain tournoi, il ne lui reste plus qu’à le bouffer!

P.-S. Terminé pour les Français. Le dernier, Lucas Pouille, a subi les foudres du bouillant petit Argentin Diego Schwartzman en huitièmes. Voilà qui n'a rien d'extraordinaire, me direz-vous. Non en effet. Sauf que la chose me paraît se produire toujours plus tôt. Et quand je pense que ce brave Lucas est une perle pour ses compatriotes, cela me laisse songeuse sur la valeur du collier...

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14/06/2017

Le retour de Federer à Stuttgart: une sacrée douche glacée!

aaaaaaaaaaaaafed.jpgEh bien, pour moi qui me posais la question de la forme de Rodgeur, la réponse n’est guère encourageante. Un euphémisme. Zapper la terre pour dompter le  gazon, je ne vous raconte pas le ratage!

Pour sa grande rentrée qui devait être une promenade de santé comme on n’a cessé de nous le crier sur les toits depuis deux semaines, le roi de l’entraînement a tenu un premier set de 23 minutes qu’il a même largement remporté, avant de s’effondrer lamentablement à Stuttgart.

Non seulement dans un tournoi de campagne, en plus sur herbe, censée être la surface de prédilection de Federer, mais face au …302e à l’ATP. Certes il s’agit de l’Allemand Tommy Haas, qui a de sacrés beaux restes pour ses 39 ans et s’est montré impitoyable du fond du court, prouvant par là qu’il mériterait carrément une place parmi les trente premiers mondiaux.

Mais quand même, ça la fiche drôlement mal cette défaite prématurée. La douche glacée. Un échec d’autant plus douloureux et préoccupant que le maestro ne pouvait pas se permettre de perdre le moindre point sans risquer d’en subir de désastreuses conséquences. Alors un service, vous imaginez la condamnation définitive!

Bref, c’est à désespérer. Pire. Si les choses ne s’arrangent pas à Halle, où il doit batailler la semaine prochaine, cela risque d’être la bérézina à Wimbledon pour le maestro. Comment en effet pourrait-il oser prétendre y décrocher un huitième titre, synonyme de dix-neuvième Grand Chelem. Surtout avec une meute de jeunes loups genre Kyrgios, Zverev, Thiem et autres Pouille dans les pattes.

Sans oublier Murray et Djokovic. Voire Wawrinka ou Tsonga, sait-on jamais. Et évidemment, le plus dangereux de tous, Sa Majesté Nadal, qui a dû se frotter les mains en constatant les redoutables dégâts provoqués par le toujours si joli Tommy sur le jeu balbutiant de son meilleur ennemi. De quoi non seulement monter les doigts dans le nez sur le trône british, mais encore récupérer illico presto la couronne de numéro Un mondial. J'en ai déjà des sueurs froides!

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