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29/01/2017

Melbourne: le 18e de Federer, rien de plus normal en somme pour un phénix

aaafederer.jpgImpressionnante, éblouissante, phénoménale, géniale, épique, fabuleuse, colossale, sublime. Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier la victoire d’un homme qui va toujours plus loin dans la légende, après avoir soulevé en pleurs son dix-huitième trophée majeur.

Devenant au passage le deuxième joueur le plus âgé à gagner un Grand Chelem après l’Australien Ken Rosewall et la deuxième tête de série numéro 17 à coiffer la couronne après Pete Sampras à l’US Open en 2002.

Que raconter de plus? Presque rien, sinon répéter que cette finale de rêve pour les spectateurs a tourné au cauchemar pour le malheureux Nadal. Il suffisait de voir sa tête bien tristounette à la remise de la coupe pour se convaincre de l’immensité de sa déception.

On l’entendait battre sa coulpe, imaginant avec angoisse à quel point il allait devoir à nouveau cravacher ferme pour tenter de rattraper son rival. Lui qui était si près du but à l’entame de la cinquième manche mais qui nous l’a finalement jouée façon Pénélope en défaisant ce qu’il avait presque achevé de construire…

Bref, au lieu de me ronger les sangs pendant des heures, j’aurais dû écouter Martina Navratilova et, une fois n'est pas coutume, Henri Leconte. Ces fervents défenseurs du maestro le voyaient clairement remporter la mise, évoquant son plus de fraîcheur.

En effet rien de plus normal en somme dans le succès du mythe, avec tout ce qu'on a raconté sur son extraordinaire aptitude à renaître de ses cendres. En même temps, il y avait de quoi se bouffer furieusement les ongles, le pitbull ibère étant logiquement considéré comme le favori par la majorité des pronostiqueurs.

Et pour cause, Quand il est au top, qu’il mène ou soit mené, c’est la même mayonnaise pour le taureau de Manacor. Il ne lâche rien. D’autant plus dans cette arène chauffée à blanc où il était déterminé comme jamais à conserver, si j’ose dire, ses oreilles et sa queue. Et il faut reconnaître qu’il en a été à deux doigts... 

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28/01/2017

Melbourne: une finale de rêve mais... le cauchemar pour le vaincu!

aaaanadal.jpgEn transes, la planète tennis se tape follement sur le ventre, salivant à l’idée d‘assister dimanche à LA finale de rêve, aussi vintage que celle opposant les sœurs Williams. On ne va pas se mentir, la victoire de Serena, parvenue du coup au top du top, ne faisait aucun doute dans ce duel familial qui lui n’a en revanche pas atteint des sommets. Mais c'est loin d'être pareil concernant l’affrontement qu’on espère titanesque entre nos revenants masculins.

Si l’incertitude plane, une chose est sûre. Dimitrov n’est pas le seul à regretter amèrement de ne pas avoir su convertir ses deux balles de break dans le cinquième set. Je ne vous raconte pas le nombre de ceux qui sont encore beaucoup plus déçus que le malheureux Bulgare de ce fâcheux coup du sort. A l’image de Sa Grâce et tous ses fans qui avaient commencé à pousser un soupir de soulagement, avant de sombrer dans le désespoir.

Non que Rodgeur eût pu terrasser ce brave Grigor les doigts dans le nez. Surtout après la façon admirable dont il a résisté à Nadal pendant cinq manches. Pour ne rien vous cacher, j’aurais à la limite pardonné au Don Juan du circuit de s’imposer face à la légende.

Au moins aurais-je contemplé avec bonheur l’éloignement divin du redoutable spectre de ce nouveau Grand Chelem pour l’Ibère. Et vu ses crocs aiguisés comme jamais, je crains terriblement que le pitbull ait plus de chance d’enlever son quinzième titre majeur que Rodgeur son dix-huitième. Avec de surcroît la perspective de coiffer une seizième couronne à Roland Garros… Rien que d’y penser j’ai mal à la tête.

Non seulement les chiffres ne parlent pas en faveur du king, mais ce choc doit furieusement le faire penser aux trois autres perdus contre l’Espagnol à Melbourne. Surtout celui de 2009 où, le privant à l’époque de succès une cinquième fois, l’ogre l’avait carrément fait éclater en sanglots. Pour doubler la punition en lui infligeant encore une fessée deux ans plus tard sur l’ocre parisien.

En faveur du maestro pourtant, ce tournoi dėment chez les kangourous où il n’a cessé de jouer au phénix pour mettre ses adversaires dans sa poche. De quoi rendre jaloux l’original et peut-être gagner son immortalité dans l’univers du tamis. Alors certes on verra une finale de rêve pour l’histoire du tennis. Mais qui va forcément tourner cauchemar pour le vaincu…

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18/11/2016

Masters de Londres: et dire qu'il suffisait à Wawrinka de battre Murray en deux sets!!!

awaw.jpgOpposé d’entrée de jeu au Japonais Nishikori à Londres, Wawrinka avait concocté un plan en trois points pour le terrasser: le faire reculer, se montrer offensif et lui imposer une vraie bataille physique. D'enfer, la stratégie. C’était compter sans la résistance de l’opiniâtre Nippon qui, plus agressif que jamais, balayait impitoyablement le Suisse en deux petits sets.

Celui-ci n’en faisait pas moins le coq au sein de sa poule. Ce n’est pas la première fois que je perds mon premier match, plastronnait-il, rappelant qu’il s’était incliné sur un score semblable face à Nadal l’an dernier, pour se retrouver malgré tout en demi-finale. Et il semblait reparti sur la même voie en se débarrassant de Marin Cilic lors de son second duel.  

Stan The Man avait donc son destin entre ses mains. Il lui suffisait de battre... Murray en…deux sets pour rallier le dernier carré. Une paille, du moins pour le duo de choc Droz-Rosset qui l’imaginait largement capable de remplir ce mandat, les grandes occasions ayant tendance à le galvaniser. La preuve, n’avait-t-il pas remporté l’US Open haut la main deux mois auparavant?

Nos comiques oubliaient hélas que l'Helvète n’a rien produit ensuite, à l'inverse de ce brave Murray qui, après s'être un peu emmêlé les pinceaux à New York, a pratiquement tout raflé depuis sa victoire à Wimbledon. Mais nos deux aficionados n'allaient pas se laisser décourager pour si peu. L'espoir chevillé au corps, ils tentaient vaillamment de maintenir un suspense inexistant dès le break fatal de la belette écossaise dans le septième jeu de la manche initiale.

Et il a fallu que le malheureux Wawrinka soit mené 4-0 dans la deuxième pour que Pascal Droz consente enfin à lâcher d’une voix résignée cette phrase inénarrable: la qualification semble s’échapper pour le Vaudois… Un tel art du pronostic, franchement ça décoiffe! En attendant, le cuisant échec de Stanimal lui a déjà fait perdre sa troisième place au profit du bombardier Raonic. Et il pourrait également paumer la quatrième si d’aventure Nishikori parvenait à éliminer Djokovic.

afederer.jpgJe ne serais pas contre une défaite de Dracula, notez. Elle l'empêcherait de boucler une nouvelle année sur le trône, freinant un chouïa son implacable marche vers les records de Federer.  D'autant que pour notre gloire nationale, les choses virent au cauchemar avec son futur dix-septième rang, au mieux, à l’entame de l’Open australien. Pire, le phénix risque de pointer au-delà du trentième à la fin janvier, au cas où il raterait sa rentrée. Terrible, une vision pareille. Je suis d’accord, elle est très loin de valoir celle, carrément apocalyptique, de Donald Trump dans le bureau ovale! Mais quand même ça pique les yeux…

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05/11/2016

Bercy: au tapis, Djokovic détrôné par Murray. Mais que fait donc Pepe le gourou?

adjoko.jpgUn rien aveuglée par sa facile victoire contre le second couteau luxembourgeois Gilles Muller à Bercy, je crois m’être trop avancée dans mon précédent billet en imaginant que Djokovic s'était enfin remis de son terrible burn-out.

En effet il a non seulement frisé le code face à Dimitrov en huitièmes, mais il a été ensuite cueilli comme un fruit mûr, sinon blet, par le valeureux Croate Cilic, désespérant a priori de le battre après quatorze cuisantes et humiliantes défaites.

En plus Dracula a paumé sa couronne au profit de Murray, monté de surcroît sur le trône, sans avoir dû combattre, vu le forfait inespéré de son adversaire Raonic en demi-finale pour cause de déchirure du quadriceps. Une blessure mettant par ailleurs en cause la présence du Canadien au Tournoi des Maîtres.

Entre nous, voilà qui a dû faire grincer quelques dents hexagonales, le bombardier s’étant la veille débarrassé de Tsonga en deux sets, privant ainsi douloureusement le Tricolore et ses fans en folie d’une qualification in extremis pour Londres en cas de victoire à Paris.

Mais bref. Pour en revenir à nos moutons, il apparaît donc que Djokovic n’est toujours pas dans son assiette sans gluten. D’où la question qui me taraude: que fait donc Pepe le gourou? Pas mieux en tout cas que Boris Becker et Marian Vajda momentanément écartés par Novak, et qui doivent frénétiquement se ronger les ongles en constatant le désastre.

Du coup je me demande si le Djoker n’a pas choisi la mauvaise carte en misant sur son pote le sorcier. Certes, à l'image de Federer et de Nadal en situation d'échec, il la joue méthode Coué, histoire de positiver ses contre-performances.

M’est avis pourtant que si le vampire de Belgrade se laisse également ratatiner chez Sa Majesté, il ne devrait pas tarder à abandonner la devise "Amour et paix" du Pepe, pour se retrouver tel Attila sur le sentier de la guerre, animé de cette haine viscérale de la défaite qui l’a plus sûrement mené au sommet. Et surtout permis de s’y maintenir pendant quatre ans!

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02/11/2016

Bercy: fini le blues du tennisman pour Djokovic, flanqué de Pepe le gourou!

agourou.jpgDepuis Roland Garros qu’il nous bassinait avec son spleen, le Djoko! Résultat, une vertigineuse montagne d’articles pour se pencher sur les problèmes du saigneur des courts, se plaignant d’être tellement mal dans sa tête qu’il ne prenait plus aucun plaisir à jouer.

Un drame cosmique que ce manque crasse d’envie! Car l’inaccessible, l‘irrésistible, l’inoxydable, le surhumain Djoker, la machine de guerre écoeurant pratiquement tous ses adversaires depuis 2011 à quelques coups de mou près, se mettait subitement à enchaîner les contre-performances.

Du pain béni pour les victimes du bourreau comme Federer et Nadal en délicatesse avec leur corps martyrisé, et principalement pour Murray qui lui collait désormais aux baskets. La belette alors en retard de 3000 points et des poussières, se retrouvait à quelques centaines seulement à l’entame du Masters de Bercy. De quoi donner des ailes au dauphin, pas loin de se voir sur le trône à la fin de la saison. Peut-être avant s'il rafle le titre et que le roi s'arrête dans le dernier carré. 

C'est toutefois compter sans les expédients que trouve toujours Djokovic pour se remonter le moral. Après le caisson à oxygène façon œuf magique et le régime sans gluten qui lui ont permis de devenir numéro un mondial, voici le gourou grâce auquel il va tenter de se maintenir au sommet.

aagurou.jpgNovak s’est en effet dégoté un ancien joueur, Pepe Imaz, donnant dans le spiritualisme et fondateur d’une académie basant son enseignement tennistique sur «l’Amour et la Paix». Un sacré programme.

L’Espagnol de 42 ans, qui chuchote aussi à l’oreille de comédiens, de chanteurs ou de politiciens, est d'ailleurs allé jusqu'à remplacer à Paris les deux coachs Marian Vajda et Boris Becker, momentanément mis en réserve par le champion.

Et Pepe ne lâche pas son élève d'une semelle, que ce soit aux conférences de presse ou à l'entraînement. Apparemment, ça marche. Fini le blues du tennisman pour Dracula qui se sent à nouveau bien et travaille moins du chapeau. La preuve, il vient d’opérer un retour gagnant pour son premier match.

Certes, il ne s’est débarrassé que du modeste Luxembourgeois Gilles Muller. Il n'empêche que l’Ecossais a du souci à se faire si le Serbe suit à la lettre les préceptes philosophico-mystiques de son pote sorcier. Ils lui permettent en effet de se regarder de l’intérieur et d’établir la connexion avec une lumière divine. Redoutable, non? Enfin pour ne rien vous cacher, je me pince un peu quand même…

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18/09/2016

Coupe Davis: les Suisses trouvent la clé, mais les Français la perdent. Alors, qui pour remplacer Noah?

asuisses.jpgPierre-Alain Dupuis, plus insupportable perruche que jamais n'a cessé de le claironner au cours de ce match de barrage, les Suisses avaient les clés. Mais le moins qu’on puisse remarquer, c’est qu’ils ont mis du temps à trouver la serrure pour ouvrir une porte ouzbek pourtant fermée avec un loquet branlant.

Enfin, l’essentiel est ce maintien dans l’élite mondiale, me rétorquerez-vous. En principe. Car si les Fedrinka s’obstinent à jouer les patriotes à la noix, voilà qui ne servira pas à grand-chose. Nos valeureux mais seconds couteaux n'auront pas une nouvelle chance insigne de batailler contre  
de besogneuses troisièmes lames.

A moins qu’ils tombent sur les…Français lors du tirage au sort! Parce que vu le cuisant revers des Bleus contre les Croates dans le dernier carré, cela laisse carrément un espoir pour les Rouges de les battre, même privés de leurs deux éminences starissimes.

abellier.jpgCertes, à l’instar des Helvètes qui ont dû se débrouiller avec Laaksonen, Bossel et Bellier, l'ultime sauveur (photos), les Tricolores ont dû évoluer sans leurs leaders Tsonga et Monfils qui, on se pince, s’était prétendument blessé à un genou… en rentrant à son hôtel!

Qu’à cela ne tienne cependant. Si la Monf’ a, c’est le cas de le dire, fait faux bond à la dernière minute, il y avait un mousquetaire de rab en la personne de Richard la Gasquouille, sans oublier Poupouille, l'étoile née à l'US Open. 

Filante, l'étoile en l'occurrence. Mais bref, au départ, il y avait de quoi rallier la finale en trois coups de cuillère à pot selon le prétentieux capitaine Noah, qui allait jusqu’à se féliciter de l’absence de Gaël et se réjouissait de se faire hurler dessus par un public hostile. J’adore relevait-il en substance. Cela va nous servir pour être plus motivé, pour avoir la rage. Et d’ajouter en substance, vendant sottement la peau de l'ours: on est tellement prêts… Qu’est-ce que ça va être bon dimanche quand on aura gagné…

anoah.jpgCaramba, les Français n’ont pas seulement perdu, mais ils se sont carrément laissé ratatiner par les Croates emmenés par un invincible Cilic, à l’image du malheureux Gasquet. En réalité ils n’étaient absolument pas "prêts", simplement "près". Eh oui hélas, si près, si loin les pauvres. En tout cas une chose est sûre, le pontifiant gourou a drôlement perdu de sa superbe. Le quotidien L’Equipe s’était d’ailleurs un peu méfié en titrant "Esprit Noah es-tu là ?"

Il y en a un qui doit ricaner sous cape, c’est Arnaud Clément, largué comme un malpropre suite à l’échec hexagonal à Lille en 2014. Au moins avait-il lui conduit ses troupes jusqu’en finale. Alors qui pour remplacer Noah touché au coeur? Bon, je ne vais pas lui mettre l’entier de cette mortifiante défaite sur le dos. Bien qu’il le clamât haut et fort, il ne disposait pas vraiment de la main d’œuvre idoine pour l’emporter. Comme dirait un chirurgien esthétique, on ne réussira jamais à transformer un buffet campagnard en commode Louis XV…

 

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05/09/2016

US Open: une étoile est née. Française évidemment...

aapouille.jpgExceptionnel, prodigieux, colossal, géant, titanesque, monumental, phénoménal, en un mot: énorme. Cette collection de superlatifs, c’est pour saluer l’exploit de Lucas Pouille, qui a fini au bout du bout d’un suspense de plus de quatre heures par décorner le taureau de Manacor en cinq sets.
 
Loin de moi l’idée de nier la réelle performance du talentueux garçon, fort sympathique et que toute le monde adore aujourd'hui. Mais il faudrait un peu raison garder. Et relativiser en se souvenant de prouesses de loin plus extraordinaires. 
 
Quand je songe à Wilander, Chang ou Becker, tous trois vainqueurs d’un Grand Chelem à 17 ans, ou à Federer numéro un mondial à 22 ans et cinq mois, il y a en effet quelque chose de pathétique dans cette folle agitation hexagonale autour d’un jeune homme pratiquement du même âge, qui se retrouve dans... le top 20 après avoir battu Rafael Nadal en…  huitièmes de finale à l’US Open. 
 
Un Nadal moins saignant qu’auparavant de surcroît. La preuve c’est que le brave Pouille prive à nouveau le champion espagnol d’un quart de finale de grand Chelem qui lui échappe depuis Roland-Garros 2015. Et le pauvre a subi d'autres crève-coeurs. Le Belge Steve Darcis l’avait atomisé dès le premier tour en trois sets en 2013 à Wimbledon (l’Espagnol venait pourtant de gagner Roland-Garros), et il en avait fallu un petit de plus à l’Allemand Dustin Brown, pour lui jouer gazon maudit deux ans plus tard.
 
Que je sache, les Français n’en avaient alors pas fait un tel plat. Bien que ces deux joueurs étaient mal classés, Brown pointant même au 102e rang. Tandis que le Tricolore occupait le 24e à l’entame de son match. En outre, il me suffit de penser que le modeste Helvète Marco Chiudinelli a été à deux points d’éliminer la nouvelle étoile  hexagonale en trois manches au second tour pour me donner une idée de la forme pas franchement flamboyante du pitbull ibère. Contrairement à ce que nous assurent avec force et conviction les spécialistes français, histoire de donner un gros surplus de panache  à la "victoire de légende" de leur poulain. Je sais, on me rétorquera que c'est différent. Mais je ne vois pas vraiment en quoi.
 
amonfils.jpgMonfils et Tsonga, autres formidables pépites
 
A part ça, Lucas Pouille n‘est pas le seul à les mettre en transes. Il y a aussi Gaël Monfils, crack grandiose, véritable terreur du circuit. Doté d'un fabuleux coup d’œil, c’est lui qui anticipe le mieux, qui marche impitoyablement sur ses adversaires, les obligeant constamment à produire le coup de plus, sinon de trop, qui lui permet de gagner se matches les doigts dans le nez. Et que dire de l’éblouissant et puissant Tsonga, redoutable au service et à la volée et dont les balles supersoniques fuient sadiquement les relanceurs. Lui aussi avait flanqué la pâtée à Nadal en… 2008  à Melbourne.
 
Je veux bien croire que tout cela soit vrai. En même temps, j'aimerais  qu’on m’explique pourquoi Jo-Wilfried n’a toujours pas été fichu de remporter un Grand Chelem a passé trente ans. Sans parler du galactique Gaël, dont le plus retentissant succès consiste à avoir enfin remporté cette année… l’ATP 500 de Washington, après quatre misérables tournois 250 au cours de sa longue carrière.
 
Pour couronner le tout, le fameux trio se retrouve, c’est historique (!), en quarts de finale à Flushing Meadows. Et un Français sera forcément dans le dernier carré, puisque Pouille doit affronter Monfils. Du coup, il est envisageable que l’un d’eux puisse être sacré roi de New York. Je n’ignore pas le méga-tsunami médiatique, assorti de perpète, qu’implique cette éventualité pour les habitants de la planète dépourvus de sang bleu. Mais il serait temps qu'une victoire vienne corroborer ces tonitruantes professions de foi! 
 

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20/08/2016

Jeux Olympiques: tous ces formidables Suisses à battre, mais qui finissent...vaincus

images.jpgCinq médailles, objectif atteint, plastronnaient les commentateurs sur la RTS, Marie-Laure Viola en tête. Mais il restait alors une semaine et nul doute qu’on allait doubler ce formidable capital, psalmodiaient audacieusement de conserve nos comiques en transes.

Contre toute attente évidemment, vu les forces en présence. Mais qu’importe. Et c’est ainsi que chaque jour, l’espoir chevillé au corps, ils nous laissaient miroiter un wagon de possibilités de breloques en cyclisme, en BMX, en voile, en beach volley, en athlétisme. A croire qu’il n’y avait que des Helvètes en lice aux Jeux. Mais sans surprise, que nenni partout. Avec même quelques échecs cuisants.

Et je ne vous parle pas des médailles déjà quasiment acquises, le bronze en gymnastique au sol avec Giulia Steingruber, l’or en équitation avec Steve Guerdat, pareil en VTT avec Jolanda Neff… Mais caramba, à chaque fois il a fallu à nouveau drôlement déchanter, Giulia finissant dernière de sa finale, le favori Steve terminant chocolat sur son coco et Jolanda la femme à battre, sixième sur son vélo. La poisse, plus collante que jamais.

Finalement, seule Nicola Spirig (photo) réussissait à décrocher l’argent en triathlon. Là encore, on imaginait un métal plus noble. Mais l’argent, c’est quand même bon à prendre et on ne va pas faire la fine bouche. Six médailles, objectif dépassé qu'on se le dise. De toute façon quel que soit le verdict, le mot d'ordre sur la chaîne romande, c'est la pensée positive.  

En résumé cela donne quelque chose de ce genre: certes on est déçu, mais on se montre peut-être trop exigeant… Ce n’est pas grave, lui ou elle est encore jeune, il y aura d’autres Jeux… C’est quand même une bonne performance…. Obtenir un diplôme c’est déjà magnifique… Arriver seizième pour une première fois, c’est extraordinaire… Il  n'y a pas de quoi rougir de ce résultat prometteur... Et en-dehors du traditionnel: l’essentiel c’est de participer, voici l’autre sempiternel leitmotiv naze à l’intention des vaincus: ils auront emmagasiné de l’expérience… Voilà qui leur fait une belle jambe!

Pour l’heure, la Suisse se classe au 30e rang. Elle pourrait éventuellement en gagner une demi-douzaine si Nino Schurter réalise un exploit en VTT. Mais avec tous ces ratages, j’avoue que j’ai du mal à concevoir la chose  Ce n’est pas le cas de nos spécialistes de tous poils, loin d’être découragés par ces revers en cascade et naturellement repartis aussi sec dans leurs pronostics optimistes.

awaw.jpgLes "vieux" au tapis à Cincinnati

Enfin, bien que ces derniers le regrettent amèrement, heureusement que Belinda Bencic et Stan Wawrinka avaient déclaré forfait pour cette olympiade. Car côté crève-cœur, c’eût été le pompon si on se réfère à leur triste prestation dans l’Ohio. La première n’a pas vu la balle au premier tour et le second a été éliminé sans gloire en huitièmes par Grigor Dimitrov.  Super pour des joueurs qui ont boudé Rio pour se consacrer à leur carrière...

Petite consolation, le Vaudois n’est pas le seul à avoir subi un échec mortifiant à ce stade. C’est pire pour Nadal, prématurément terrassé lui aussi, voire atomisé par Borna Coric, le jeune Croate de 19 ans. Si on ajoute Tsonga, Berdych, Ferrer, Gasquet, voire Monfils pareillement dans les choux, on constate que tous les "vieux" se sont retrouvés au tapis à Cincinnati! 

Des défaites qui par ailleurs permettent d'entretenir une vague illusion. Celle de voir le malheureux Federer entamer 2017 dans le top 20. Mais que c'est dur! 

 

 

 

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26/06/2016

Euro 2016: plus belge la vie au jardin d'Eden!

aedenha.jpgQui a dit que le hasard n'existait pas? En tout cas il y en avait un drôlement inspiré chez les Belges. Je veux bien entendu parler du virevoltant Eden qui, assumant son statut de star sans faire les manières de l’arrogant Ronaldo, a emmené temporairement ses potes au paradis.

Cette pluie de buts alors qu’ils avaient si mal commencé leur tournoi contre l’Italie, c'est dément!. Et il y a fort à parier qu’ils vont envoyer les Gallois en enfer, normal pour des Diables, surtout s’ils continuent à scorer comme des malades. Le beau Gale est averti.

Avant la démonstration belge, il y avait eu celle, encore plus impressionnante, des surpuissants Allemands. Eux non plus n’ont pas laissé le moindre commencement du début d’une ombre de solution aux pauvres Slovaques, écrasés telles des mouches. Et qui auraient pu souffrir davantage, si Ozil n’avait pas bêtement galvaudé un penalty.

En revanche, il y a quelque chose de pourri au royaume du crampon en l’occurrence, dans la mesure où la Mannschaft devra affronter l’Espagne ou l’Italie en quarts. Ce qui au bout du compte fera malheureusement deux favoris au tapis, tandis que les Français ont un pot pas possible, surtout dans l’hypothèse où ils devraient se mesurer à l’Islande…

En l’état, les Tricolores n’ont décidément pas fait le poids dans cette folle journée. Il suffit, pour s’en convaincre, de penser à leurs errements trouillards et coupables sur le terrain, qui leur ont valu un frileux 2-1 contre des Irlandais pourtant grandement à leur portée. Sinon à leur merci après avoir été réduits à dix.  

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Euro 2016: les Bleus en quarts, mais vraiment pas de quoi fanfaronner!

agriezmann.jpgLa France a dominé son sujet, relevaient soulagés les experts hexagonaux, qui ont suivi la peur au ventre la première mi-temps de leurs troupes, cueillies à froid par le penalty sifflé contre Pogba quasiment d’entrée de jeu.

Cela dit, bien que j'aie cru par moments voir jouer les Suisses en considérant les occasions manquées, un échec eût été étonnant. Etant donné tout ce qu’on raconte sur les qualités des Bleus et leurs immenses chances de gagner cet Euro, c’est quand même la moindre des choses qu’ils aient réussi à battre la modeste Eire pour se retrouver en quarts de finale!

Surtout en songeant que non seulement les malheureux Irlandais ont eu trois jours de moins pour récupérer, qu’ils se sont retrouvés dix et qu’en plus, leurs supporters n’ont eu droit qu’à 5000 billets pour venir les soutenir. Voilà qui frise carrément le scandale…

Du coup, je trouve la victoire des Tricolores particulièrement étriquée. Vraiment pas de quoi fanfaronner. Même si je ne vous cache pas que j’ai eu quelques frissons suite au second but de Griezmann (photo) marqué dans la foulée quasi immédiate du premier.

J’ai alors pensé avec effroi qu’on risquait de se diriger tout droit vers un score fleuve, avec ces malheureux Verts si désavantagés. Genre celui infligé à la Suisse au Mondial. Heureusement la chose ne s’est pas produite, ce qui nous a quand même évité une inflation de cocoricos, déjà bien suffisants en l’occurrence pour la relative pauvreté de la performance.

En résumé l’EDF est loin d’avoir prouvé la valeur qu’on a tendance à lui prêter. Il reste à espérer, pour elle s’entend, qu’elle le fasse lors de son prochain match. Mais en affrontant cette fois un adversaire à sa taille. Et je n’ai vraiment rien contre l’lslande…

 

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25/06/2016

Euro 2016: mûre pour l'exploit, la Suisse se retrouve au tapis. Plutôt blette...

ashaqiri.jpgShaqiri aura sans doute marqué le plus beau but de l‘Euro et l’équipe suisse était la meilleure sur le terrain en seconde mi-temps et dans la deuxième partie de la prolongation. Voilà qui nous fait une belle jambe après ce cruel revers  face à la Pologne.

Pourtant je ne vous raconte pas si la Nati était mûre pour écrire la plus belle page de son histoire depuis 1954. C’est en tout cas ce que nous prédisaient commentateurs et consultants, qui ont bien blablaté pendant quarante minutes avant le match, histoire de nous expliquer pourquoi la Suisse allait gagner ce match et se retrouver en quarts en trois coups de cuillère à pot ou presque.

Une rencontre qui de surcroît n’était en aucun cas un aboutissement, mais une simple étape sur une éventuelle route des demi-finales, vu que les Helvètes avaient chanceusement hérité de la partie la plus faible du tableau. 

Je vous rappelle donc ce qui militait en faveur d’une éclatante victoire des Rouges, selon nos experts au taquet. Pas de bobo, pas de suspendu, une excellente préparation, une régulière montée en puissance une meilleure position psychologique, une volonté de jouer, une ambiance saine ou chacun tirait à la même corde. Sans oublier quarante-huit heures de plus pour se reposer la tête et les pieds et l’un des plus géniaux gardiens du monde en la personne de Sommer.

C’est dire si tous les voyants étaient au vert. Au plus fallait-il un poil de réglages dans l’animation, un sursaut dans la finition, un brin de sérénité spirituelle pour peaufiner l'ensemble. un détail!

Et la Pologne dans l’histoire, toujours d'après nos spécialistes? Pas grand-chose à dire, sinon qu’elle… baissait régulièrement en puissance et que  sa machine  à scorer Lewandowski ne faisait guère le poids jusqu’ici. En résumé, Il manquait juste le déclic pour les Suisses. Malheureusement, ce sont les Polonais qui figurent sur la photo finish…

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22/06/2016

Euro 2016: Ronaldo se défonce, Ibrahimovic s'enfonce

acristiano.jpgL’Euro est lancé, affirmait le commentateur helvétique de la rencontre entre la Hongrie et le Portugal. Les joueurs semblent avoir plus envie de gagner que de ne pas perdre, ajoutait en substance son collègue sur le plateau de la RTS, tandis que le consultant surenchérissait en parlant d’un démarrage.

A se demander à quoi jouaient les footeux jusqu’ici! Le moins qu’on puisse relever, c’est qu’ils y ont mis du temps pour se dégourdir enfin les gambettes. Car il a fallu attendre le 13e jour du tournoi et le 33e duel pour voir enfin un vrai match avec des buts.

Même Cristiano Ronaldo, à deux doigts de rendre son passeport l’autre soir tant il était dégoûté par la prestation de ses coéquipiers, a fini par se décoincer les petons pour galoper en direction des filets et y balancer le ballon à deux reprises.

Cela ne l’a pas empêché de piquer sa crise sur le terrain et d’être à nouveau odieux avec ses potes qu’il continuait à rendre responsables de ses échecs. Après avoir plus tôt dans la journée arraché et jeté à l’eau le micro d’un journaliste portugais qui lui demandait ses impressions.

Il faut dire que ce dernier travaille pour le populaire Correio da Manha qui aime potiner sur la vie privée de la star, ce qui l’agace prodigieusement. Toujours est-il que le quotidien ulcéré exige des excuses formelles de la part de CR7. Affaire à suivre.

A part ça, chassez le naturel… A peine le croyait-on sur orbite que l’Euro retombait dans ses travers. Même si l'Eire et la Belgique jubilent avec leur petit goal,  l'Italie n'a cessé, elle, d'errer sans but. A  l'instar de la Suède et de sa légende, du coup pitoyablement éliminées. Quelle misérable fin de carrière internationale pour Ibrahimovic. C'est lui qui va vouloir renoncer à sa nationalité, désespéré d'avoir affaire à de si piètres compatriotes, incapables de lui livrer une bonne balle pour lui permettre de s'illustrer in extremis...

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Euro 2016: Allemagne et Espagne ces grandes nations au petit pied

acroatie.jpgAprès ses trois buts contre la Turquie, je comptais sur l’Espagne pour mettre à nouveau  le feu. D’autant que les Ibères étaient bien partis en marquant dans la huitième minute. Et puis caramba, encore raté. Ils se sont même lamentablement écrasés devant de valeureux Croates (photo), alors que je les voyais carrément aller au bout. Ce qui ne va être de la tarte, vu qu’ils devront d’abord éliminer l’Italie.

En attendant, figurez-vous que les Bleus se vantent de leur parcours impeccable, osant même regretter avec humeur d’avoir eu affaire à des adversaires aussi faibles. Décidément, ils ne manquent pas d’air. Parce que ces coqs n’ont pas contribué à enthousiasmer les foules.

Vous me rétorquerez qu’ils ne sont pas les seuls, quand on pense à l’Angleterre et surtout à l’Allemagne, tergiversant devant les buts avec une rare constance. Drôlement grippée, la machine fridoline. J’ai en tout cas vu des renards plus entreprenants que Thomas Müller, dit le goupil des stades. On ne peut en effet pas franchement prétendre qu’il ait semé une grosse panique dans le poulailler nord-irlandais.

Seul intérêt de cette maigre victoire germanique, elle permet à la Suisse d’éviter en huitièmes des joueurs qui auraient eu largement le temps de se remettre de leur refroidissement. Mais il ne faudrait pas trop se taper sur les cuisses à l ’idée d’affronter la Pologne, qui mène largement au score contre les hommes de Petkovic. Et ce ne sont pas les errements coupables de Seferovic et de Shaqiri depuis le début du tournoi qui vont me rassurer.

En plus, à part le beau Gareth Gale, la plupart des stars sont toujours aux abonnés absents. Il faut que ça cesse. Car si cet Euro continue avec des protagonistes de choc manquant autant de panache, les deux seules choses qu’on finira par retenir seront les maillots déchirés des Helvètes et les crottes de nez de Joachim Löw. Encore que les caméras se fassent heureusement un peu plus discrètes, en évitant de trop le montrer dans ses différentes et peu ragoûtantes explorations corporelles.

 

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21/06/2016

Grand écran: "Merci patron", une satire sociale joyeuse, jouissive et culottée

MERCI-PATRON.jpgTriomphe des David frondeurs sur le Goliath milliardaire pris à son propre piège, de la solidarité et de la fraternité sur l’argent roi, le combat syndical réhabilité, tous les ingrédients sont là pour savourer un documentaire en forme de pamphlet sur fond de lutte des classes, réalisé par François Ruffin, le fondateur du journal Fakir (photo). Le succès est  incroyable, avec quelque 400.000 entrées en France ä ce jour. C’est par ailleurs grâce au film que le mouvement Nuit debout s’est constitué.

Dans Merci patron, ode à l’anti-capitalisme qui refuse de reconnaître les «avantages» de l’économie libérale et les «bienfaits» de la mondialisation, l’auteur nous emmène chez Jocelyne et Serge Klur, au chômage depuis que l’usine du groupe LVMH qui les employait, fabriquant des costumes Kenzo près de Valenciennes, a été délocalisée en Pologne. Endettés jusqu’au cou, ils risquent de perdre leur maison. Mais tel Robin des Bois, François Ruffin  débarque chez eux, décidé à les sauver et confiant dans la réussite de son plan.

Une arnaque en trois temps

Pour faire plier l’homme le plus riche de France, le Michael Moore hexagonal va en effet mijoter une arnaque sur le mode de l’arroseur arrosé, avec ses acolytes arborant un T-shirt avec le slogan "I Love Bernard". Quand on n’est pas le plus fort, il faut être le pus rusé, relève le journaliste, omniprésent, dans l’histoire dont il est le fil conducteur. Dans un premier temps, une lettre est envoyée au PDG  Arnault pour expliquer la situation des Klur, tout en menaçant d’appeler la presse.

Puis il s’agit d’acheter quelques actions pour perturber l’Assemblée générale. François Ruffin en est expulsé. Mais il a attiré l ’attention de Benard Arnault qui envoie un émissaire chez les Klur, à qui il accepte de verser 40.000 euros. La trappe s’est refermée. Le représentant du patron fait signer une clause de confidentialité aux bénéficiaires pour s’assurer de leur silence. La rencontre a toutefois été filmée en caméra cachée… Le fait de sortir le film aurait pu nuire aux Klur.  Mais comme dit François Ruffin, Serge a aujourd’hui l’emploi le plus sécurisé du pays !

Il y a du rythme et des rebondissements à la pelle dans cette satire sociale joyeuse, engagée et culottée. Certes elle est un rien potache et tournée avec des bouts de ficelle mais surtout drôle, facétieuse, prenante et ironique. Evitant le pathos, elle pétille de malice, d’intelligence et, ä l’image de ses protagonistes, d’autodérision. Alors que la situation est grave. En résumé, à ne pas manquer.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 22 juin.

 

 

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20/06/2016

Euro 2016: Suisse-France, beaucoup de bruit pour pas grand-chose!

asuisse.jpgGrosse revanche à prendre après le terrible camouflet du Brésil, piques en rafales, rivalité génératrice de tension, ambiance de feu, hordes de fans helvétiques déferlant sur Lille, bref ce match monté en épingle depuis le tirage au sort promettait d’être de la dynamite.

Avec cet espoir fou de battre enfin le grand voisin. Et puis pfffft, l’affaire s’est piteusement dégonflée, à l’image du ballon crevé au cours du match. D’aussi mauvaise qualité que les maillots des Suisses, se déchirant au moindre contact, soit dit en passant. Apparemment il n’y a pas de petites économies dans le monde friqué du foot. 

Pour en revenir à cette rencontre à caractère prétendument explosif, ce fut beaucoup de bruit pour pas grand-chose. Sinon que la Suisse s’est qualifiée pour les huitièmes de finale. Tant mieux, mais pas de quoi se frotter de ventre en lui votant des félicitations pour son audace. Comme disait Stéphane Henchoz, le consultant bonnet de nuit de la RTS, elle a su mettre le pied sur le ballon. Dommage toutefois qu’elle n’ait pas jugé bon de l’ôter aux moments opportuns…

Et je ne vous parle pas d’un dernier quart d’heure d’une redoutable retenue chez les deux adversaires évoluant avec une prudence de Sioux au bord du précipice. Quand ils ne jouaient pas à saute-moutons (photo). Au point qu’on évoquait un match arrangé sur les réseaux sociaux, relevait-on sur France Info. Les Suisses ont montré aux Français qu’il fallait en rester là, aurait par ailleurs dit Dimitri Payet, toujours selon la chaîne. Eh bien, on ne les savait pas aussi obéissants les représentants de nos chers voisins!

C'est ainsi qu'en dépit de quelques commentaires extatiques des deux côtés de la frontière, Rouges et Bleus se sont quittés sur un tristounet 0-0. Bons amis de surcroît. Ce qui est plutôt sympathique de la part des hommes de Didier Deschamps. Il n’aurait en effet pas été scandaleux qu’ils raflent la mise, après avoir fâcheusement tiré trois fois sur les montants. Et si c’est moi qui l’affirme, vous pouvez me croire…

 

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18/06/2016

Euro 2016: l'arrogant Ronaldo maudit, tandis que l'équipe d'Astérix rate le coche

aronaldo.jpgPenalty lamentablement raté, but refusé sur hors-jeu, il était écrit que l’arrogant Ronaldo, particulièrement odieux avec ses potes de surcroît, n’en mettrait pas une. Voilà qui doit ravir le sélectionneur islandais et ses troupes, accusés par CR7 d’avoir une petite mentalité qui ne les mènerait à rien dans cet Euro!

En résumé, c’est franchement moche d’éventuellement priver les siens de huitièmes de finale pour le deuxième joueur du monde. Imaginez un peu où les Portugais en seraient si le beau Cristiano n’était que le troisième!

Juste avant, La Belgique avait heureusement suivi l’exemple de l’Espagne, décidant elle aussi de montrer son côté diabolique en terrassant logiquement et sans problèmes l’Irlande du Sud. Egalement par trois fois. Evidemment, on n’a échappé ni au gag sur le bol d’Eire ni à celui sur la frite…

Enfin, voilà une victoire qui n’a rien d’étonnant, étant donné les tombereaux d’éloges sous lesquelles on a noyé cette vaillante petite nation. En revanche, dommage qu’on n’ait pas eu droit à la surprise du jour, à savoir la victoire de l'équipe d'Astérix. Parce qu’il y a de ça chez ces irréductibles Islandais déterminés à résister encore et toujours à l’envahisseur.

A se demander quelle potion magique le druide Lars Lagerbäckix mitonne pour ses joueurs. Après avoir tenu tête au Portugal, ils se sont trouvés à deux doigts de se payer la Hongrie, qui s’est miraculeusement retrouvée à égalité à…cinq minutes de la fin du temps réglementaire pour ne pas changer les habitudes.

Mais dans le fond, je m’en moque de tout ça. Parce que la seule chose importante, c’est que la Suisse batte la France demain à Lille. Malheureusement, je n’arrive pas vraiment à y croire… Pour ne rien vous cacher, j’ai les mêmes doutes que ceux qui me taraudaient dans un précédent article à propos de Federer qui avait rallié le dernier carré dans son fief de Halle.

Et ce que je redoutais est hélas arrivé. L’octuple champion a encore subi la loi d’un gamin. Une semaine après Stuttgart et son élimination par le jeune Autrichien Thiem en demi-finales, notre gloire nationale s’est donc pareillement inclinée face au jeune Allemand Zverev. Du coup, je n’ose pas penser à Wimbledon, me demandant qui et à quel stade va à son tour cavalièrement marcher sur les plates-bandes du jardinier en chef…

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17/06/2016

Euro 2016: les Turcs envoûtés par Iniesta, le grand sorcier espagnol...

ainiesta.jpgExtraordinaire, voire miraculeux. Apparemment les footeux ont fini par se préoccuper du pauvre spectateur, qui rongeait son frein depuis une semaine en attendant qu’on lui propose enfin du foot!

Alors qu’avant le duel ibéro-turc 31 pour cent des buts avaient été marqués en fin de match, voici que trois d’entre l’ont été en première mi-temps pour la seule journée de vendredi. Un par les Croates et deux par les Espagnols. De quoi oublier le pitoyable duel italo-suédois.

Et ce n’était pas fini. Tandis que les Croates en rajoutaient une couche après la pause, mais se faisaient bêtement rejoindre à deux reprises par des Tchèques au cul bordé de nouilles, los hombres de Del Bosque salaient l’addition face à des Turcs inexistants. En même temps c’était la moindre des choses pour la Roja de se défoncer, après avoir audacieusement promis un festival.

Pauvres Turcs qui ont déjà dû demander pardon à leur peuple pour leur calamiteuse défaite précédente. Cela m'étonnerait qu'il le leur accorde. Ils vont plutôt être voués aux gémonies. En même temps, que pouvaient-ils bien entreprendre contre le magique Iniesta (photo), redoutable sorcier qui est juste de tous les bons plans dans le scénario mitonné par son entraîneur.

Un petit mot enfin sur les Suisses qui, deux ans après le naufrage contre les Français au Brésil, rêvent de prendre leur revanche dimanche. L’ ASF en est à compter sur la polémique un rien déstabilisatrice pour les Bleus autour du vrai-faux bras d’honneur de Paul Pogba à l’encontre des journalistes. Ainsi que sur le lieu de la rencontre. A savoir le stade Pierre Mauroy de Lille, où les Fedrinka avaient terrassé les Tricolores en Coupe Davis en 2014.

Voilà qui doit faire s'écraser de rire Pierre Ménès. Car s'il reconnaît un certain talent aux Helvètes en tennis, il estime au contraire qu’ils en sont totalement dépourvus en ce qui concerne le ballon rond. Mais on va se moquer de cette critique miteuse, même si le journaliste en question ne manque pas de poids!

 

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Euro 2016: des experts français fustigent... l'EDF et vantent la Mannschaft. Le monde à l'envers!


aeder.jpgComme affirmait le consultant de la RTS Yves Débonnaire, la principale qualité de l’Italie, une équipe pleine d’Italiens de surcroît, c’est l’unité. Pendant 88 minutes, alors que les footeux des deux camps jouaient à la misère, c’était l’unité dans la nullité! Quand tout d’un coup boum... le but transalpin par Eder.

Notez que cela ne change pas grand-chose à l'incurie crasse de la chose, Juste en passant, c'est une véritable manie, ces buts au bout du bout. De quoi convaincre les sectateurs de ne regarder les matches que dix minutes avant la fin. Et encore!  

Bref.  En tout cas, je ne vais pas pleurer pour les Suédois. Ils se sont si possible montrés encore moins à la hauteur que leurs piteux adversaires. Beaucoup trop Ibra dépendants pour arriver à quoi que ce soit. D’autant que la légende autoproclamée du crampon ne s’est pas montrée décisive, comme d’habitude dans les moments importants.

Puisqu'il n’y avait rien à se mettre sous la rétine, un petit mot sur les Bleus qui, vous le savez, me fascinent toujours dans les grandes occasions. Figurez-vous que j’ai entendu hier sur les ondes de France Info, des commentateurs et autres consultants… français fustiger l’EDF et l’ennui qu’elle a généré au cours de ses deux premières rencontres!

Du coup, ils ne l’imaginent pas aller au-delà des quarts de finale. En revanche, ils ont non seulement porté les Allemands aux nues suite à leur duel face à la Pologne, mais ce sont eux qu’ils voient finalement rafler la mise, en dépit de ce premier et frustrant 0-0. Le monde à l’envers, non? Enfin, si ça pouvait empêcher le sélectionneur Joachim Löw de se gratter les noix, les fesses, sans oublier le se curer furieusement les fosses nasales, se délectant ensuite du résultat dégoûtant de ses fouilles!

Mais il n’y a pas que le foot. Pendant que l’Italie et la Suède faisaient semblant d’en découdre, Federer s’est défait de Goffin en deux manches pour rallier les demi-finales du tournoi de Halle. Pourtant, quand je pense à la manière dont il a sué dans la seconde pour dompter le Belge, le maestro me donne du souci.

En effet, après avoir été battu dans le dernier carré la semaine dernière à Stuttgart par le jeune Autrichien Thiem de 22 ans, je crains qu’il ne subisse une nouvelle fois la loi des gamins, en l’occurrence celle de Zverev, l’ado allemand de 19 ans. D’accord, le surdoué n’a éliminé que l’intermittent Bagdhatis, mais quand même…

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15/06/2016

Euro 2016: les stars ne cassent pas la baraque!

apayet.jpgAvec tout ce que j'ai entendu sur l’extraordinaire talent des Bleus, je m’attendais à une pluie de buts contre les Albanais. Marqués les doigts dans le nez de surcroît. Mais elle en a eu du mal à en venir à bout de ses adversaires,la bande à Deschamps.

Dans le fond elle s'est à nouveau montrée assez quelconque, cette EDF. Ce qui me laisse penser que son match, péniblement remporté car prétendument joué avec une énorme pression puisqu’il s’agissait de l’ouverture des hostilités, n’était qu’un mauvais prétexte pour cacher la réalité.

En tout cas, les experts et commentateurs français ont beau prendre les Suisses pour des nuls, des rigolos et des guignols qui ne dégagent rien, leurs idoles n’ont pas franchement été tellement meilleures. Et à mon humble avis les Helvètes ne devraient pas avoir trop de souci à se faire pour dimanche. Pour autant qu'ils se remuent un peu plus le popotin devant les buts adverses...

A part ça, depuis des mois et des mois on nous raconte monts et merveilles en les portant aux nues. Ce sont elles qui vont assurer le spectacle nous serinait-on. Plus particulièrement les membres du club très fermé des dix. Je veux évidemment parler des stars qui font le foot européen.

Voyons donc un peu. Outre Gianluigi Buffon, l’inamovible gardien italien, Il y a Cristiano Ronaldo, l’étoile portugaise, Zlatan Ibrahimovic, la légende suédoise, Thomas Müller, le renard allemand, Andres Iniesta, le Mozart espagnol, Robert Lewandowski, la machine polonaise à scorer, Wayne Rooney, plus grand buteur de l’histoire de la sélection anglaise, Gareth Bale, le petit nouveau gallois, Paul Pogba et Antoine Griezmann, les deux surdoués hexagonaux.

Eh bien figurez-vous que parmi ce prestigieux aréopage, seuls deux ont réussi à mettre le ballon au fond des filets, Bale et Griezman. Vraiment maigre, le butin, pour ces rois du crampon. Et Dimitri Payet alors, me rétorquerez-vous, qui en a mis deux, se plaçant du coup à égalité avec le Roumain Bogdan Stancu? Ce n’était pas une star au départ, il l’est devenu. Nuance. Il reste cependant à espérer pour lui que son nouveau statut ne l’empêchera pas d’en marquer d’autres! Enfin à partir de lundi prochain, bien sûr... 

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14/06/2016

Euro 2016: ils sont vraiment trop forts, ces gardiens!

ahannes.jpgSi l’Euro dort faute de buts, c’est la faute des gardiens. Ils sont vraiment trop forts, ces gens, comme l’a encore prouvé le redoutable et courageux Islandais Hannes Halldorsson (photo). Et c’est pareil chez tous les prétendants.

Pourtant, avant le tournoi, on nous avait montré un reportage sur les ballons. En nous racontant que des experts dans le domaine en avaient concocté des plus lisses pour que le jeu soit moins confortable pour les footeux, a fortiori les portiers, et donc plus spectaculaires pour le public qui aurait ainsi plein de goals à se mettre sous la rétine. Eh bien le moins qu’on puisse dire, c’est que cela n’en prend pas le chemin.

A part ça, loin de moi l‘idée de vouloir critiquer, mais ils nous bassinent la moindre, les commentateurs du crampon, avec leur sempiternel «il n’y a pas de petites équipes». Parce qu’à part les chanceuses Suisse et Hongrie, lesquelles caracolent pour l’instant en tête de leur groupe? La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Bon, d’accord, l’Angleterre a été tenue en échec par un prétendu mini poucet, tout comme le Portugal. Des exceptions qui confirment la règle. En plus ça ne va pas durer. Mais j'avoue que cela me met en joie de penser à la tête que doit faire Cristiano Ronaldo, dont c’est la dernière chance d’apporter un titre à son pays. Imaginez un peu l’humeur de chien ce soir pour celui qui, possédant sa statue à Lisbonne et à Madrid, n'a pas été capable de précipiter une défaite de l’Islande, vaillante nation de poche comptant moins de 310.000 âmes. Quand même un peu la vergogne, CR7!

 

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12/06/2016

Euro 2016: l'Allemagne en tête grâce au Lucky Luke du crampon!

amannsc.jpgOn s’en doutait en dépit des sinistres tentatives d’Alexandre Comisetti de nous flanquer le blues, en racontant à la RTS les tribulations de l’entraîneur germain Joachim Loew, contraint de se passer du nec plus ultra ou presque. Après plein de matches plus que frileux depuis le début, on a en effet pu compter sur les Allemands, sauvagement accrochés de surcroît par de redoutables Ukrainiens, du moins en première mi-temps, pour mettre un peu de feu dans cet Euro soporifique.

Mais si les deux équipes nous ont tirés de notre léthargie en multipliant les occasions, on a encore rongé notre frein côté buts. Et il a fallu attendre le bout du bout pour que la Mannschaft, poussée dans ses retranchements car jusque là pas mieux lotie que la Suisse, la Croatie et la Pologne avec un unique goal à son actif, daigne enfin marquer le second sans en prendre un. Et passe momentanément en tête par la grâce de Schweinsteiger (photo) miraculeusement introduit sur le terrain. Un vrai Lucky Luke du crampon, le chevaucheur de cochon qui veut qu'on l'appelle Basti. 

Reste que treize buts en sept rencontres, c’est assez misérable, je trouve. Cela peut éventuellement changer avec l’entrée en lice de l’Espagne et surtout de la Suède avec la légende Ibrahimovic. Mais certainement pas avec celle de l’Italie. Enfin, peut-être que les fougueux Diables rouges belges me démentiront.

Un petit mot sur la France. Si les commentateurs tricolores rient sous cape en imaginant une rencontre facile contre l’Albanie, je peux vous assurer, après l’avoir entendu sur TF1, que ce n’est pas le cas de Didier Deschamps. Le  coach des Bleus angoisse en effet un max à cette idée. De l'intox, vous croyez?

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11/06/2016

Euro 2016: Les Suisses font dans le "winning ugly" en balbutiant leur foot

ashaqi.jpgSeule la victoire est jolie, dit-on. Même quand elle est hyper moche. De quoi plaire à Marc Rosset adepte du "winning ugly", ainsi qu'il a coutume de nous le répéter dans ses analyses tennistiques éclairées. Certes les commentateurs de la RTS ont souligné la chose. Mais pas assez à mon avis. 

Surtout après nous avoir bassiné pendant des jours, et une bonne demi-heure avant d'affronter l'Albanie, avec la supériorité de nos footballeurs. Nonobstant une rencontre chargée d’émotion. Parce qu’en continuant à jouer de la sorte, pour autant qu’on puisse appeler ces balbutiements sur le terrain du jeu, la transparente Nati n’a strictement aucune chance de battre la Roumanie.

Et a fortiori les Français, qui eux n’ont pas manqué de se gausser, avec raison pour une fois, des errements helvétiques. Tout en assurant, en gloussant de satisfaction, que les malheureux Albanais avaient sacrément du boulot en vue de leur duel face aux Bleus. Je me permettrai toutefois de conseiller à leurs idoles, fort peu convaincantes lors du match d'ouverture, de se remuer le popotin. Car je trouve qu’ils ont carrément fait leurs Suisses contre les Roumains!

La cata pour nos as de la petite balle jaune

Pour en revenir aux Rouges, ce n’était pas franchement la bonne couleur aujourd’hui. Après avoir facilement gagné le premier set, être revenu de 0-5 à 5-5, chose rarissime sur herbe, avoir eu deux balles de match au t-break, Federer s’est finalement laissé dégommer par le jeune Autrichien Dominic Thiem à la troisième manche. A la place de la légende, je ne serais pas fière.

A l’image de Belinda Bencic qui, à force de l’emporter par les poils à Bois-le-Duc, a elle aussi fini par se faire défriser par la Française Kristina Mladenovic. Alors qu’elle avait, comme le maestro, empoché le premier set les doigts dans le nez.

Evidemment ceux qui ont plutôt l’habitude de voir le verre à moitié plein me rétorqueront que ce n’était pas si mal pour nos deux étoiles de a raquette de rallier les demi-finales après une longue pause due à leurs petits problèmes de santé. Malheureusement je ne peux pas m’empêcher de voir le verre à moitié vide...

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10/06/2016

Euro 2016: la France doit et va gagner, un point c'est tout...

afootfrance.jpgAlors que l’Euro commence ce soir, tout le monde s’est déjà piqué au jeu des pronostics pour livrer les favoris de l’épreuve. Ce sont évidemment toujours les mêmes qui sortent, en gros l’Allemagne, l’Angleterre, Espagne, l’Italie…

Sans oublier bien entendu la France qui, en tant que pays organisateur, a une chance de plus de l’emporter. C’est en tout cas ce que prédisent beaucoup, dont les économistes de Goldman Sachs. Utilisant pour cela une approche statistique, notamment basée sur l’avantage du terrain, les résultats du passé, les buts récemment marqués et encaissés.

Juste en passant, ce sont les mêmes qui avaient donné le Brésil grand vainqueur du Mondial 2014. Etant donné la déculottée aussi magistrale que mémorable subie par les malheureux, il serait peut-être raisonnable de conserver un léger doute.

Que nenni pour les experts hexagonaux, d'accord avec la banque. Sans même s’embarrasser d’ennuyeuses statistiques. L’objectif minimum de rallier les demi-finales sans l’ombre d’une discussion, les fait carrément exploser de rire. Pour eux c’est clair, la France doit et va gagner l’Euro, un point c’est tout.

Certains ont beau remarquer que depuis deux ans, les Bleus font joujou avec la ba-balle en disputant des matches sans enjeu et que la transition risque de se révéler un chouïa brutale. Autrement posé, leurs neuf victoires sur dix rencontres ne pèseraient pas bien lourd au coup d’envoi.

adidier.jpgGare au sorcier Didier Deschamps

Là encore, ce sont de ridicules objections à balayer d’urgence. Et pour cause. Non seulement l’EDF dispose des meilleurs joueurs du Vieux Continent pour leurs aficionados, mais en plus elle a un fantastique atout en la personne du sorcier Didier Deschamps. Un entraîneur aux compétences hors norme qui a déjà sauvé la France du foot.

Et qui pourrait aussi sortir du chaos la France tout court. En principe je ne suis pas contre, notez. Mais je vous avouerai que je me tâte un brin quand je pense au cauchemar médiatique en cas de deuxième étoile sur le maillot tricolore...

Mille pardons, de troisième trophée pour les chemises bleues. On est à l'Euro, pas au Mondial, comme corrige si justement un lecteur ci-dessous en fustigeant mon incommensurable étourderie. 

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05/06/2016

Roland Garros: Djokovic sacré, une simple formalité pour le vampire serbe...

ajoko.jpgCe fut juste ce qu'on attendait. En effet, étant donné les circonstances, le plus extravagant eût quand même été que Dracula la perde, cette finale. Du coup, vu son talent, le couvrir de fleurs est limite offensant.  

Je résume. Non seulement Djokovic est actuellement le meilleur joueur du monde. Non seulement Nadal, l’ogre de l’ocre qu’il devait en principe rencontrer en demi-finales a dû abandonner en route, tout comme Tsonga. Non seulement enfin, Federer avait déclaré forfait avant le tournoi, à l’image de Monfils. Mais en plus de tous ces absents, le saigneur des courts s’est la plupart du temps littéralement baladé face à des seconds, sinon troisièmes couteaux, avant d’affronter Murray.

Imaginez un peu le parcours de rêve pour remporter ce Grand Chelem parisien après lequel il courait depuis des âges. Tour à tour il s’est imposé contre le Taiwanais Lu, le Belge Darcis, l’Anglais Bedene, l’Espagnol Bautista-Agut, le Tchèque Berdych (seulement un danger pour les autres) et le jeune Autrichien Thiem. Franchement pas de quoi se faire du mouron. Cela n'a pas empêché les commentateurs de s'étonner que le vampire ait réussi à maîtriser ses nerfs jusqu’au bout!

Remarquez, j’ai entendu plus folklorique. Alors que Djokovic menait deux sets à un et 5-2 dans le quatrième face à ce malheureux Andy à l'agonie après avoir remporté la première manche, ils se livraient tous ou presque à de pointues analyses, estimant que la victoire du Serbe paraissait inexorable! Il semble à l’abri, relevaient-ils soulagés sur Eurosport. D’accord, il y a eu un léger sursaut de la belette, terriblement vexée de se laisser atomiser de la sorte, mais de là à chercher à maintenir un suspense aussi ridicule…

Des cocoricos franco-helvétiques

Pour en terminer avec les fins stratèges hexagonaux, le sacre de Dracula n’était évidemment pour eux pas grand-chose en comparaison de celui des Françaises Caroline Garcia et Kristina Mladenovic en double, après 45 ans de disette dans le domaine. Alors vous pensez si c’était en somme le seul véritable exploit de la quinzaine, tous matches confondus!

Sans compter le triomphe de leur compatriote Geoffrey Blancaneaux chez les juniors, douze ans après Monfils. Et au cas où vous demanderiez ce que ses compatriotes en pensent, ce garçon que son père voit déjà numéro un mondial, est énorme, monstrueux, ne lâche rien et a un mental d’acier. Quelle surprise!

Bien entendu, ils n’ont pas daigné mentionner que la Suissesse Masarova avait fait pareil chez les filles, marchant ainsi sur les traces de Martina Hingis et Belinda Bencic. Aussi me vois-je obligée de me fendre d’un petit cocorico helvétique pour vous affirmer que Rebeka a une grande chance d’aller loin. Pour une raison simple. Elle est Bâloise et son modèle, c'est Federer...

20:08 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook

04/06/2016

Roland Garros: Garbine Muguruza brise à son tour le rêve de Serena Williams. Grâce à un Français!

agarbine.jpgRoberta Vinci trop forte pour Serena en demie de l’US Open, Angélique Kerber trop forte pour Serena en finale de Melbourne et Garbine Muguruza toujours trop forte en finale de Roland Garros pour Serena, dont elle brise à son tour le rêve d’égaler en Grand Chelem le record de Steffi Graf. En deux petits sets de surcroît, contrairement à ses deux précédentes adversaires. Avouez que cela commence à faire beaucoup pour l’inamovible numéro un mondiale.

Mais c’est à l’image de ce que vit Federer, le pendant masculin de l’Américaine question records, et qui s’est lui aussi incliné deux fois en finale la saison dernière face à Djokovic. Une chose m’intrigue toutefois. Non seulement il y a des années que les experts, surtout français, glosent sur le déclin de la légende helvétique et n’ont aucun mal à décréter que Rodgeur a tout simplement l’âge de ses artères...

En revanche les mêmes ne cessent de parler de stress pour tenter de comprendre la raison des trois échecs successifs de Serena, qui ne compte qu’un mois de moins que le maestro. Quant à son coach tricolore Patrick Mouratoglou, qui ne s’est pourtant jamais gêné pour évoquer les années pesant sur le talent du phénix, il ne moufte pas sur celles, apparemment taboues de son élève, qu’il voit forcément rafler le mythique 22e Majeur. 

Et puisque j’en parle, de Mouratoglou, qui a naturellement plus que largement contribué à faire de Serena ce qu’elle est, du moins de l’avis des spécialistes hexagonaux, je vous signale que de l’autre côté du filet, il y avait l’entraîneur de Garbine Muguruza, Sam Sumyk, le second meilleur du monde dans le tennis féminin et donc … Français bien entendu. Du coup, quelle que soit la gagnante, c'était la victoire des Bleus, l'Espagnole ayant en l'occurrence surtout raflé la Coupe grâce à son excellent mentor!

Heureusement que l’intéressé, embarrassé par ces éloges en forme d'autosatisfecit puéril, a répété qu’il n’y avait pas de bon entraîneur sans de grandes joueuses. Sans doute la raison pour laquelle il ne travaille pas avec des Françaises, j’imagine... Ajoutant que s’il était heureux de la progression de Muguruza sous sa houlette, ses prédécesseurs avaient fait du très bon boulot.

amasarova.jpgPar ailleurs, nos chers voisins continuent à s’envoyer des fleurs car lle succès des Lopez (confirmant d'abord la vitalité du tennis ibère) sur les Bryan en double, place Nicolas Mahut au sommet de la hiérarchie mondiale dans le domaine.

Et ils auront peut-être encore deux raisons de se frotter le ventre dimanche si le tandem Garcia et Mladenovic s’impose, à l'instar chez les juniors de Geoffrey Blancaneaux, dont les Loth et autres Millard font déjà des tartines. Logique. Pour eux, ce serait un super Roland Garros, en dépit de l’incurie coupable de leurs "purs-sangs"

Et comme bien sûr les commentateurs n’ont pas jugé utile de le mentionner, dans la mesure où ils n'ont pas de représentantes chez les filles, je vous signale en toute modestie, au cas où vous l'auriez manqué, que la Suisse aurait pareillement la chance de fêter une jolie victoire avec la jeune Bâloise Rebeka Masarova (photo), qui s'est qualifiée pour la finale. Puisse-t-elle connaître le destin Belinda Bencic!

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