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14/06/2017

Le retour de Federer à Stuttgart: une sacrée douche glacée!

aaaaaaaaaaaaafed.jpgEh bien, pour moi qui me posais la question de la forme de Rodgeur, la réponse n’est guère encourageante. Un euphémisme. Zapper la terre pour dompter le  gazon, je ne vous raconte pas le ratage!

Pour sa grande rentrée qui devait être une promenade de santé comme on n’a cessé de nous le crier sur les toits depuis deux semaines, le roi de l’entraînement a tenu un premier set de 23 minutes qu’il a même largement remporté, avant de s’effondrer lamentablement à Stuttgart.

Non seulement dans un tournoi de campagne, en plus sur herbe, censée être la surface de prédilection de Federer, mais face au …302e à l’ATP. Certes il s’agit de l’Allemand Tommy Haas, qui a de sacrés beaux restes pour ses 39 ans et s’est montré impitoyable du fond du court, prouvant par là qu’il mériterait carrément une place parmi les trente premiers mondiaux.

Mais quand même, ça la fiche drôlement mal cette défaite prématurée. La douche glacée. Un échec d’autant plus douloureux et préoccupant que le maestro ne pouvait pas se permettre de perdre le moindre point sans risquer d’en subir de désastreuses conséquences. Alors un service, vous imaginez la condamnation définitive!

Bref, c’est à désespérer. Pire. Si les choses ne s’arrangent pas à Halle, où il doit batailler la semaine prochaine, cela risque d’être la bérézina à Wimbledon pour le maestro. Comment en effet pourrait-il oser prétendre y décrocher un huitième titre, synonyme de dix-neuvième Grand Chelem. Surtout avec une meute de jeunes loups genre Kyrgios, Zverev, Thiem et autres Pouille dans les pattes.

Sans oublier Murray et Djokovic. Voire Wawrinka ou Tsonga, sait-on jamais. Et évidemment, le plus dangereux de tous, Sa Majesté Nadal, qui a dû se frotter les mains en constatant les redoutables dégâts provoqués par le toujours si joli Tommy sur le jeu balbutiant de son meilleur ennemi. De quoi non seulement monter les doigts dans le nez sur le trône british, mais encore récupérer illico presto la couronne de numéro Un mondial. J'en ai déjà des sueurs froides!

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11/06/2017

Roland Garros: et de dix pour le Martien Nadal, trop fort pour le terrestre Stan

aaaaaaaaaaanadal.jpgFabuleux, monumental, prodigieux, phénoménal, somptueux, en un mot, historique. D’accord, si on considère le fait exceptionnel que Nadal ait réussi à décrocher sa décima qui va sans doute lui valoir une statue à Roland Garros, aux côtés des fameux Mousquetaires.

Cela ne m’empêche pourtant pas d’être franchement super déçue. Non seulement il n’y a eu aucun suspense, mais dès le troisième jeu du premier set, j’ai ressenti l’absolue affreuse certitude que les carottes étaient cuites pour le malheureux Suisse.

Il suffisait pour cela de regarder l’Ibère de choc, plus monstrueux et stupéfiant que jamais, galoper inéluctablement vers le trône. Moralité, deux heures d'intense frustration. 

Normal me rétorquerez-vous Après tout ce que les spécialistes n’ont cessé de nous dire depuis vendredi sur cette future formidable finale de rêve, que la planète entière attendait en salivant, ce combat fabuleux dont la victoire était certes plutôt promise au pitbull de Manacor, mais que l’extraordinairement puissant Stan The Man avait la capacité de remporter, vu qu’il était le seul, pour l’heure, à espérer battre l’ogre de l’ocre. Ou du moins lui résister pendant cinq manches ultra-serrées.

Nos experts allaient jusqu'à évoquer un duel entre l'invaincu et l'invincible... Stan n’avait d'ailleurs pas trop de mal à s'imaginer au sommet, déclarant qu’il pouvait sortir un super match en finale, dans la mesure où il avait réussi à le faire dans les trois autres jouées ces trois dernières années. Mon œil! Quel fossé entre les désirs, aspirations, attentes, ou illusions des uns et des autres et la triste réalité du terrain.

aaaaaaaaaaaawaw.jpgLe pauvre Vaudois a en effet été atomisé en trois maigres sets, à l’image de Dominic Thiem. Il a même marqué un jeu de moins que l’Autrichien, qualifié pour l'occasion de petit garçon et dont on a répété à l’envi qu’il n’avait pas existé sur le court. A se demander ce qu’il y a en-dessous de l'absence d'existence…

Mais bon, inutile de s’appesantir sur cet échec tellement cuisant que Wawrinka doit être cramé de partout. Moi, ce qui m’embête le plus, c’est que le redoutable Espagnol a remporté son quinzième Grand Chelem et se retrouve à nouveau à trois petites longueurs de Federer.

Il reste donc à souhaiter que notre orchidée noire parviendra à se remettre un peu à l’abri à Wimbledon. Sauf qu'à considérer la façon dont Nadal a impitoyablement marché sur ses adversaires pour les bouffer tout cru du premier au dernier lors de cette quinzaine parisienne, c’est loin d’être gagné! A moins que la légende soit en forme aussi olympique qu’en Australie. Premier élément de réponse dès mercredi prochain au tournoi de Stuttgart.

 

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07/06/2017

Roland Garros: caramba, encore raté pour les Bleus, domptés par les Suisses

aaaaaaaaarg.jpgDécidément plus ça va et plus ça craint pour nos chers voisins en Grand Chelem, tandis que nos Helvètes Wawrinka et Bacsinszky font des miracles Porte d’Auteuil. Même en l’absence du roi Federer, voici nos deux intraitables Vaudois dans le dernier carré.

Au contraire, victimes d’un démarrage catastrophique, les Bleus ont vécu le pire depuis 2005. Sur l’armada à nouveau engagée (trente joueurs, dont dix-neuf garçons et onze filles), figurez-vous qu’il n’en restait plus que douze (six de chaque côté) à l’issue du premier tour.

Parmi les naufragés, le cador (du moins pour ses compatriotes) Jo-Wilfried Tsonga. Bref la Bérézina. Ce que ne semblaient absolument pas réaliser la bande à Leconte et autres spécialistes français de la petite balle jaune, toujours prêts à blablater sans relâche pour distiller leur ineffable science avant, pendant et après les matches.

Selon eux en effet, le meilleur était à venir. Et quel radieux futur hexagonal ils nous faisaient miroiter! Avec les prestigieux rescapés Lucas Pouille, Richard Gasquet et Gaël Monfils, sans oublier les rescapées de choc dont Kiristina Mladenovic et Caroline Garcia, la crème de la crème du gotha tennistique mondial pour nos fins connaisseurs, c’était bien le diable si l’un ou l’une de ces génies made in France ne réussissait pas enfin à succéder à Yannick Noah suite à … 35 ans de cruelles déconvenues. Voire à Mary Pierce, 17 ans après.

Et de nous le répéter en boucle depuis le désastre initial. Incantations inutiles hélas. Leur grand favori Pouille cédait au troisième tour déjà à l’image de Gasquet, tandis que Monfils rendait, lui, les armes en huitièmes de finale sous les coups de l'impitoyable Stan The Man. Pour la première fois depuis 2010, il n’y avait ainsi aucun Tricolore mâle à franchir victorieusement la quatrième étape.

aaaaaaaabac.jpgQu’à cela ne tienne. L’espoir toujours chevillé au corps, nos commentateurs d’opérette persistaient à croire aux chances de leurs idoles. Misant du coup tout sur ces dames, allant jusqu’à parier leur chemise sur une finale Garcia-Mladenovic.

Mais caramba, encore raté. Ils se retrouvent torse nu, les prunelles de leurs yeux s’effondrant prématurément elles aussi, en dépit de leur extraordinaire potentiel.

Opposée à l'imperturbable Tchèque Karolina Pliskova, la formidable Garcia mordait tristement l’ocre, tandis que l’exceptionnelle Mladenovic se laissait  piteusement terrasser par la valeureuse Timea Baczinszky. A laquelle l'amer Jean-Paul Loth n’hésitait pas à reprocher acrimonieusement un service et un coup droit mollassons…

Cela me pousse irrésistiblement à cette remarque. Trente Français au départ à Paris, aucun au-delà des quarts, trois Suisses en lice, deux en demi-finale. Certes, ils en resteront peut-être là. Il n'empêche, cherchez l’erreur!!!

 

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29/01/2017

Melbourne: le 18e de Federer, rien de plus normal en somme pour un phénix

aaafederer.jpgImpressionnante, éblouissante, phénoménale, géniale, épique, fabuleuse, colossale, sublime. Les superlatifs ne manquent pas pour qualifier la victoire d’un homme qui va toujours plus loin dans la légende, après avoir soulevé en pleurs son dix-huitième trophée majeur.

Devenant au passage le deuxième joueur le plus âgé à gagner un Grand Chelem après l’Australien Ken Rosewall et la deuxième tête de série numéro 17 à coiffer la couronne après Pete Sampras à l’US Open en 2002.

Que raconter de plus? Presque rien, sinon répéter que cette finale de rêve pour les spectateurs a tourné au cauchemar pour le malheureux Nadal. Il suffisait de voir sa tête bien tristounette à la remise de la coupe pour se convaincre de l’immensité de sa déception.

On l’entendait battre sa coulpe, imaginant avec angoisse à quel point il allait devoir à nouveau cravacher ferme pour tenter de rattraper son rival. Lui qui était si près du but à l’entame de la cinquième manche mais qui nous l’a finalement jouée façon Pénélope en défaisant ce qu’il avait presque achevé de construire…

Bref, au lieu de me ronger les sangs pendant des heures, j’aurais dû écouter Martina Navratilova et, une fois n'est pas coutume, Henri Leconte. Ces fervents défenseurs du maestro le voyaient clairement remporter la mise, évoquant son plus de fraîcheur.

En effet rien de plus normal en somme dans le succès du mythe, avec tout ce qu'on a raconté sur son extraordinaire aptitude à renaître de ses cendres. En même temps, il y avait de quoi se bouffer furieusement les ongles, le pitbull ibère étant logiquement considéré comme le favori par la majorité des pronostiqueurs.

Et pour cause, Quand il est au top, qu’il mène ou soit mené, c’est la même mayonnaise pour le taureau de Manacor. Il ne lâche rien. D’autant plus dans cette arène chauffée à blanc où il était déterminé comme jamais à conserver, si j’ose dire, ses oreilles et sa queue. Et il faut reconnaître qu’il en a été à deux doigts... 

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28/01/2017

Melbourne: une finale de rêve mais... le cauchemar pour le vaincu!

aaaanadal.jpgEn transes, la planète tennis se tape follement sur le ventre, salivant à l’idée d‘assister dimanche à LA finale de rêve, aussi vintage que celle opposant les sœurs Williams. On ne va pas se mentir, la victoire de Serena, parvenue du coup au top du top, ne faisait aucun doute dans ce duel familial qui lui n’a en revanche pas atteint des sommets. Mais c'est loin d'être pareil concernant l’affrontement qu’on espère titanesque entre nos revenants masculins.

Si l’incertitude plane, une chose est sûre. Dimitrov n’est pas le seul à regretter amèrement de ne pas avoir su convertir ses deux balles de break dans le cinquième set. Je ne vous raconte pas le nombre de ceux qui sont encore beaucoup plus déçus que le malheureux Bulgare de ce fâcheux coup du sort. A l’image de Sa Grâce et tous ses fans qui avaient commencé à pousser un soupir de soulagement, avant de sombrer dans le désespoir.

Non que Rodgeur eût pu terrasser ce brave Grigor les doigts dans le nez. Surtout après la façon admirable dont il a résisté à Nadal pendant cinq manches. Pour ne rien vous cacher, j’aurais à la limite pardonné au Don Juan du circuit de s’imposer face à la légende.

Au moins aurais-je contemplé avec bonheur l’éloignement divin du redoutable spectre de ce nouveau Grand Chelem pour l’Ibère. Et vu ses crocs aiguisés comme jamais, je crains terriblement que le pitbull ait plus de chance d’enlever son quinzième titre majeur que Rodgeur son dix-huitième. Avec de surcroît la perspective de coiffer une seizième couronne à Roland Garros… Rien que d’y penser j’ai mal à la tête.

Non seulement les chiffres ne parlent pas en faveur du king, mais ce choc doit furieusement le faire penser aux trois autres perdus contre l’Espagnol à Melbourne. Surtout celui de 2009 où, le privant à l’époque de succès une cinquième fois, l’ogre l’avait carrément fait éclater en sanglots. Pour doubler la punition en lui infligeant encore une fessée deux ans plus tard sur l’ocre parisien.

En faveur du maestro pourtant, ce tournoi dėment chez les kangourous où il n’a cessé de jouer au phénix pour mettre ses adversaires dans sa poche. De quoi rendre jaloux l’original et peut-être gagner son immortalité dans l’univers du tamis. Alors certes on verra une finale de rêve pour l’histoire du tennis. Mais qui va forcément tourner cauchemar pour le vaincu…

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18/11/2016

Masters de Londres: et dire qu'il suffisait à Wawrinka de battre Murray en deux sets!!!

awaw.jpgOpposé d’entrée de jeu au Japonais Nishikori à Londres, Wawrinka avait concocté un plan en trois points pour le terrasser: le faire reculer, se montrer offensif et lui imposer une vraie bataille physique. D'enfer, la stratégie. C’était compter sans la résistance de l’opiniâtre Nippon qui, plus agressif que jamais, balayait impitoyablement le Suisse en deux petits sets.

Celui-ci n’en faisait pas moins le coq au sein de sa poule. Ce n’est pas la première fois que je perds mon premier match, plastronnait-il, rappelant qu’il s’était incliné sur un score semblable face à Nadal l’an dernier, pour se retrouver malgré tout en demi-finale. Et il semblait reparti sur la même voie en se débarrassant de Marin Cilic lors de son second duel.  

Stan The Man avait donc son destin entre ses mains. Il lui suffisait de battre... Murray en…deux sets pour rallier le dernier carré. Une paille, du moins pour le duo de choc Droz-Rosset qui l’imaginait largement capable de remplir ce mandat, les grandes occasions ayant tendance à le galvaniser. La preuve, n’avait-t-il pas remporté l’US Open haut la main deux mois auparavant?

Nos comiques oubliaient hélas que l'Helvète n’a rien produit ensuite, à l'inverse de ce brave Murray qui, après s'être un peu emmêlé les pinceaux à New York, a pratiquement tout raflé depuis sa victoire à Wimbledon. Mais nos deux aficionados n'allaient pas se laisser décourager pour si peu. L'espoir chevillé au corps, ils tentaient vaillamment de maintenir un suspense inexistant dès le break fatal de la belette écossaise dans le septième jeu de la manche initiale.

Et il a fallu que le malheureux Wawrinka soit mené 4-0 dans la deuxième pour que Pascal Droz consente enfin à lâcher d’une voix résignée cette phrase inénarrable: la qualification semble s’échapper pour le Vaudois… Un tel art du pronostic, franchement ça décoiffe! En attendant, le cuisant échec de Stanimal lui a déjà fait perdre sa troisième place au profit du bombardier Raonic. Et il pourrait également paumer la quatrième si d’aventure Nishikori parvenait à éliminer Djokovic.

afederer.jpgJe ne serais pas contre une défaite de Dracula, notez. Elle l'empêcherait de boucler une nouvelle année sur le trône, freinant un chouïa son implacable marche vers les records de Federer.  D'autant que pour notre gloire nationale, les choses virent au cauchemar avec son futur dix-septième rang, au mieux, à l’entame de l’Open australien. Pire, le phénix risque de pointer au-delà du trentième à la fin janvier, au cas où il raterait sa rentrée. Terrible, une vision pareille. Je suis d’accord, elle est très loin de valoir celle, carrément apocalyptique, de Donald Trump dans le bureau ovale! Mais quand même ça pique les yeux…

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05/11/2016

Bercy: au tapis, Djokovic détrôné par Murray. Mais que fait donc Pepe le gourou?

adjoko.jpgUn rien aveuglée par sa facile victoire contre le second couteau luxembourgeois Gilles Muller à Bercy, je crois m’être trop avancée dans mon précédent billet en imaginant que Djokovic s'était enfin remis de son terrible burn-out.

En effet il a non seulement frisé le code face à Dimitrov en huitièmes, mais il a été ensuite cueilli comme un fruit mûr, sinon blet, par le valeureux Croate Cilic, désespérant a priori de le battre après quatorze cuisantes et humiliantes défaites.

En plus Dracula a paumé sa couronne au profit de Murray, monté de surcroît sur le trône, sans avoir dû combattre, vu le forfait inespéré de son adversaire Raonic en demi-finale pour cause de déchirure du quadriceps. Une blessure mettant par ailleurs en cause la présence du Canadien au Tournoi des Maîtres.

Entre nous, voilà qui a dû faire grincer quelques dents hexagonales, le bombardier s’étant la veille débarrassé de Tsonga en deux sets, privant ainsi douloureusement le Tricolore et ses fans en folie d’une qualification in extremis pour Londres en cas de victoire à Paris.

Mais bref. Pour en revenir à nos moutons, il apparaît donc que Djokovic n’est toujours pas dans son assiette sans gluten. D’où la question qui me taraude: que fait donc Pepe le gourou? Pas mieux en tout cas que Boris Becker et Marian Vajda momentanément écartés par Novak, et qui doivent frénétiquement se ronger les ongles en constatant le désastre.

Du coup je me demande si le Djoker n’a pas choisi la mauvaise carte en misant sur son pote le sorcier. Certes, à l'image de Federer et de Nadal en situation d'échec, il la joue méthode Coué, histoire de positiver ses contre-performances.

M’est avis pourtant que si le vampire de Belgrade se laisse également ratatiner chez Sa Majesté, il ne devrait pas tarder à abandonner la devise "Amour et paix" du Pepe, pour se retrouver tel Attila sur le sentier de la guerre, animé de cette haine viscérale de la défaite qui l’a plus sûrement mené au sommet. Et surtout permis de s’y maintenir pendant quatre ans!

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02/11/2016

Bercy: fini le blues du tennisman pour Djokovic, flanqué de Pepe le gourou!

agourou.jpgDepuis Roland Garros qu’il nous bassinait avec son spleen, le Djoko! Résultat, une vertigineuse montagne d’articles pour se pencher sur les problèmes du saigneur des courts, se plaignant d’être tellement mal dans sa tête qu’il ne prenait plus aucun plaisir à jouer.

Un drame cosmique que ce manque crasse d’envie! Car l’inaccessible, l‘irrésistible, l’inoxydable, le surhumain Djoker, la machine de guerre écoeurant pratiquement tous ses adversaires depuis 2011 à quelques coups de mou près, se mettait subitement à enchaîner les contre-performances.

Du pain béni pour les victimes du bourreau comme Federer et Nadal en délicatesse avec leur corps martyrisé, et principalement pour Murray qui lui collait désormais aux baskets. La belette alors en retard de 3000 points et des poussières, se retrouvait à quelques centaines seulement à l’entame du Masters de Bercy. De quoi donner des ailes au dauphin, pas loin de se voir sur le trône à la fin de la saison. Peut-être avant s'il rafle le titre et que le roi s'arrête dans le dernier carré. 

C'est toutefois compter sans les expédients que trouve toujours Djokovic pour se remonter le moral. Après le caisson à oxygène façon œuf magique et le régime sans gluten qui lui ont permis de devenir numéro un mondial, voici le gourou grâce auquel il va tenter de se maintenir au sommet.

aagurou.jpgNovak s’est en effet dégoté un ancien joueur, Pepe Imaz, donnant dans le spiritualisme et fondateur d’une académie basant son enseignement tennistique sur «l’Amour et la Paix». Un sacré programme.

L’Espagnol de 42 ans, qui chuchote aussi à l’oreille de comédiens, de chanteurs ou de politiciens, est d'ailleurs allé jusqu'à remplacer à Paris les deux coachs Marian Vajda et Boris Becker, momentanément mis en réserve par le champion.

Et Pepe ne lâche pas son élève d'une semelle, que ce soit aux conférences de presse ou à l'entraînement. Apparemment, ça marche. Fini le blues du tennisman pour Dracula qui se sent à nouveau bien et travaille moins du chapeau. La preuve, il vient d’opérer un retour gagnant pour son premier match.

Certes, il ne s’est débarrassé que du modeste Luxembourgeois Gilles Muller. Il n'empêche que l’Ecossais a du souci à se faire si le Serbe suit à la lettre les préceptes philosophico-mystiques de son pote sorcier. Ils lui permettent en effet de se regarder de l’intérieur et d’établir la connexion avec une lumière divine. Redoutable, non? Enfin pour ne rien vous cacher, je me pince un peu quand même…

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18/09/2016

Coupe Davis: les Suisses trouvent la clé, mais les Français la perdent. Alors, qui pour remplacer Noah?

asuisses.jpgPierre-Alain Dupuis, plus insupportable perruche que jamais n'a cessé de le claironner au cours de ce match de barrage, les Suisses avaient les clés. Mais le moins qu’on puisse remarquer, c’est qu’ils ont mis du temps à trouver la serrure pour ouvrir une porte ouzbek pourtant fermée avec un loquet branlant.

Enfin, l’essentiel est ce maintien dans l’élite mondiale, me rétorquerez-vous. En principe. Car si les Fedrinka s’obstinent à jouer les patriotes à la noix, voilà qui ne servira pas à grand-chose. Nos valeureux mais seconds couteaux n'auront pas une nouvelle chance insigne de batailler contre  
de besogneuses troisièmes lames.

A moins qu’ils tombent sur les…Français lors du tirage au sort! Parce que vu le cuisant revers des Bleus contre les Croates dans le dernier carré, cela laisse carrément un espoir pour les Rouges de les battre, même privés de leurs deux éminences starissimes.

abellier.jpgCertes, à l’instar des Helvètes qui ont dû se débrouiller avec Laaksonen, Bossel et Bellier, l'ultime sauveur (photos), les Tricolores ont dû évoluer sans leurs leaders Tsonga et Monfils qui, on se pince, s’était prétendument blessé à un genou… en rentrant à son hôtel!

Qu’à cela ne tienne cependant. Si la Monf’ a, c’est le cas de le dire, fait faux bond à la dernière minute, il y avait un mousquetaire de rab en la personne de Richard la Gasquouille, sans oublier Poupouille, l'étoile née à l'US Open. 

Filante, l'étoile en l'occurrence. Mais bref, au départ, il y avait de quoi rallier la finale en trois coups de cuillère à pot selon le prétentieux capitaine Noah, qui allait jusqu’à se féliciter de l’absence de Gaël et se réjouissait de se faire hurler dessus par un public hostile. J’adore relevait-il en substance. Cela va nous servir pour être plus motivé, pour avoir la rage. Et d’ajouter en substance, vendant sottement la peau de l'ours: on est tellement prêts… Qu’est-ce que ça va être bon dimanche quand on aura gagné…

anoah.jpgCaramba, les Français n’ont pas seulement perdu, mais ils se sont carrément laissé ratatiner par les Croates emmenés par un invincible Cilic, à l’image du malheureux Gasquet. En réalité ils n’étaient absolument pas "prêts", simplement "près". Eh oui hélas, si près, si loin les pauvres. En tout cas une chose est sûre, le pontifiant gourou a drôlement perdu de sa superbe. Le quotidien L’Equipe s’était d’ailleurs un peu méfié en titrant "Esprit Noah es-tu là ?"

Il y en a un qui doit ricaner sous cape, c’est Arnaud Clément, largué comme un malpropre suite à l’échec hexagonal à Lille en 2014. Au moins avait-il lui conduit ses troupes jusqu’en finale. Alors qui pour remplacer Noah touché au coeur? Bon, je ne vais pas lui mettre l’entier de cette mortifiante défaite sur le dos. Bien qu’il le clamât haut et fort, il ne disposait pas vraiment de la main d’œuvre idoine pour l’emporter. Comme dirait un chirurgien esthétique, on ne réussira jamais à transformer un buffet campagnard en commode Louis XV…

 

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05/09/2016

US Open: une étoile est née. Française évidemment...

aapouille.jpgExceptionnel, prodigieux, colossal, géant, titanesque, monumental, phénoménal, en un mot: énorme. Cette collection de superlatifs, c’est pour saluer l’exploit de Lucas Pouille, qui a fini au bout du bout d’un suspense de plus de quatre heures par décorner le taureau de Manacor en cinq sets.
 
Loin de moi l’idée de nier la réelle performance du talentueux garçon, fort sympathique et que toute le monde adore aujourd'hui. Mais il faudrait un peu raison garder. Et relativiser en se souvenant de prouesses de loin plus extraordinaires. 
 
Quand je songe à Wilander, Chang ou Becker, tous trois vainqueurs d’un Grand Chelem à 17 ans, ou à Federer numéro un mondial à 22 ans et cinq mois, il y a en effet quelque chose de pathétique dans cette folle agitation hexagonale autour d’un jeune homme pratiquement du même âge, qui se retrouve dans... le top 20 après avoir battu Rafael Nadal en…  huitièmes de finale à l’US Open. 
 
Un Nadal moins saignant qu’auparavant de surcroît. La preuve c’est que le brave Pouille prive à nouveau le champion espagnol d’un quart de finale de grand Chelem qui lui échappe depuis Roland-Garros 2015. Et le pauvre a subi d'autres crève-coeurs. Le Belge Steve Darcis l’avait atomisé dès le premier tour en trois sets en 2013 à Wimbledon (l’Espagnol venait pourtant de gagner Roland-Garros), et il en avait fallu un petit de plus à l’Allemand Dustin Brown, pour lui jouer gazon maudit deux ans plus tard.
 
Que je sache, les Français n’en avaient alors pas fait un tel plat. Bien que ces deux joueurs étaient mal classés, Brown pointant même au 102e rang. Tandis que le Tricolore occupait le 24e à l’entame de son match. En outre, il me suffit de penser que le modeste Helvète Marco Chiudinelli a été à deux points d’éliminer la nouvelle étoile  hexagonale en trois manches au second tour pour me donner une idée de la forme pas franchement flamboyante du pitbull ibère. Contrairement à ce que nous assurent avec force et conviction les spécialistes français, histoire de donner un gros surplus de panache  à la "victoire de légende" de leur poulain. Je sais, on me rétorquera que c'est différent. Mais je ne vois pas vraiment en quoi.
 
amonfils.jpgMonfils et Tsonga, autres formidables pépites
 
A part ça, Lucas Pouille n‘est pas le seul à les mettre en transes. Il y a aussi Gaël Monfils, crack grandiose, véritable terreur du circuit. Doté d'un fabuleux coup d’œil, c’est lui qui anticipe le mieux, qui marche impitoyablement sur ses adversaires, les obligeant constamment à produire le coup de plus, sinon de trop, qui lui permet de gagner se matches les doigts dans le nez. Et que dire de l’éblouissant et puissant Tsonga, redoutable au service et à la volée et dont les balles supersoniques fuient sadiquement les relanceurs. Lui aussi avait flanqué la pâtée à Nadal en… 2008  à Melbourne.
 
Je veux bien croire que tout cela soit vrai. En même temps, j'aimerais  qu’on m’explique pourquoi Jo-Wilfried n’a toujours pas été fichu de remporter un Grand Chelem a passé trente ans. Sans parler du galactique Gaël, dont le plus retentissant succès consiste à avoir enfin remporté cette année… l’ATP 500 de Washington, après quatre misérables tournois 250 au cours de sa longue carrière.
 
Pour couronner le tout, le fameux trio se retrouve, c’est historique (!), en quarts de finale à Flushing Meadows. Et un Français sera forcément dans le dernier carré, puisque Pouille doit affronter Monfils. Du coup, il est envisageable que l’un d’eux puisse être sacré roi de New York. Je n’ignore pas le méga-tsunami médiatique, assorti de perpète, qu’implique cette éventualité pour les habitants de la planète dépourvus de sang bleu. Mais il serait temps qu'une victoire vienne corroborer ces tonitruantes professions de foi! 
 

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