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18/06/2016

Euro 2016: l'arrogant Ronaldo maudit, tandis que l'équipe d'Astérix rate le coche

aronaldo.jpgPenalty lamentablement raté, but refusé sur hors-jeu, il était écrit que l’arrogant Ronaldo, particulièrement odieux avec ses potes de surcroît, n’en mettrait pas une. Voilà qui doit ravir le sélectionneur islandais et ses troupes, accusés par CR7 d’avoir une petite mentalité qui ne les mènerait à rien dans cet Euro!

En résumé, c’est franchement moche d’éventuellement priver les siens de huitièmes de finale pour le deuxième joueur du monde. Imaginez un peu où les Portugais en seraient si le beau Cristiano n’était que le troisième!

Juste avant, La Belgique avait heureusement suivi l’exemple de l’Espagne, décidant elle aussi de montrer son côté diabolique en terrassant logiquement et sans problèmes l’Irlande du Sud. Egalement par trois fois. Evidemment, on n’a échappé ni au gag sur le bol d’Eire ni à celui sur la frite…

Enfin, voilà une victoire qui n’a rien d’étonnant, étant donné les tombereaux d’éloges sous lesquelles on a noyé cette vaillante petite nation. En revanche, dommage qu’on n’ait pas eu droit à la surprise du jour, à savoir la victoire de l'équipe d'Astérix. Parce qu’il y a de ça chez ces irréductibles Islandais déterminés à résister encore et toujours à l’envahisseur.

A se demander quelle potion magique le druide Lars Lagerbäckix mitonne pour ses joueurs. Après avoir tenu tête au Portugal, ils se sont trouvés à deux doigts de se payer la Hongrie, qui s’est miraculeusement retrouvée à égalité à…cinq minutes de la fin du temps réglementaire pour ne pas changer les habitudes.

Mais dans le fond, je m’en moque de tout ça. Parce que la seule chose importante, c’est que la Suisse batte la France demain à Lille. Malheureusement, je n’arrive pas vraiment à y croire… Pour ne rien vous cacher, j’ai les mêmes doutes que ceux qui me taraudaient dans un précédent article à propos de Federer qui avait rallié le dernier carré dans son fief de Halle.

Et ce que je redoutais est hélas arrivé. L’octuple champion a encore subi la loi d’un gamin. Une semaine après Stuttgart et son élimination par le jeune Autrichien Thiem en demi-finales, notre gloire nationale s’est donc pareillement inclinée face au jeune Allemand Zverev. Du coup, je n’ose pas penser à Wimbledon, me demandant qui et à quel stade va à son tour cavalièrement marcher sur les plates-bandes du jardinier en chef…

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17/06/2016

Euro 2016: les Turcs envoûtés par Iniesta, le grand sorcier espagnol...

ainiesta.jpgExtraordinaire, voire miraculeux. Apparemment les footeux ont fini par se préoccuper du pauvre spectateur, qui rongeait son frein depuis une semaine en attendant qu’on lui propose enfin du foot!

Alors qu’avant le duel ibéro-turc 31 pour cent des buts avaient été marqués en fin de match, voici que trois d’entre l’ont été en première mi-temps pour la seule journée de vendredi. Un par les Croates et deux par les Espagnols. De quoi oublier le pitoyable duel italo-suédois.

Et ce n’était pas fini. Tandis que les Croates en rajoutaient une couche après la pause, mais se faisaient bêtement rejoindre à deux reprises par des Tchèques au cul bordé de nouilles, los hombres de Del Bosque salaient l’addition face à des Turcs inexistants. En même temps c’était la moindre des choses pour la Roja de se défoncer, après avoir audacieusement promis un festival.

Pauvres Turcs qui ont déjà dû demander pardon à leur peuple pour leur calamiteuse défaite précédente. Cela m'étonnerait qu'il le leur accorde. Ils vont plutôt être voués aux gémonies. En même temps, que pouvaient-ils bien entreprendre contre le magique Iniesta (photo), redoutable sorcier qui est juste de tous les bons plans dans le scénario mitonné par son entraîneur.

Un petit mot enfin sur les Suisses qui, deux ans après le naufrage contre les Français au Brésil, rêvent de prendre leur revanche dimanche. L’ ASF en est à compter sur la polémique un rien déstabilisatrice pour les Bleus autour du vrai-faux bras d’honneur de Paul Pogba à l’encontre des journalistes. Ainsi que sur le lieu de la rencontre. A savoir le stade Pierre Mauroy de Lille, où les Fedrinka avaient terrassé les Tricolores en Coupe Davis en 2014.

Voilà qui doit faire s'écraser de rire Pierre Ménès. Car s'il reconnaît un certain talent aux Helvètes en tennis, il estime au contraire qu’ils en sont totalement dépourvus en ce qui concerne le ballon rond. Mais on va se moquer de cette critique miteuse, même si le journaliste en question ne manque pas de poids!

 

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Euro 2016: des experts français fustigent... l'EDF et vantent la Mannschaft. Le monde à l'envers!


aeder.jpgComme affirmait le consultant de la RTS Yves Débonnaire, la principale qualité de l’Italie, une équipe pleine d’Italiens de surcroît, c’est l’unité. Pendant 88 minutes, alors que les footeux des deux camps jouaient à la misère, c’était l’unité dans la nullité! Quand tout d’un coup boum... le but transalpin par Eder.

Notez que cela ne change pas grand-chose à l'incurie crasse de la chose, Juste en passant, c'est une véritable manie, ces buts au bout du bout. De quoi convaincre les sectateurs de ne regarder les matches que dix minutes avant la fin. Et encore!  

Bref.  En tout cas, je ne vais pas pleurer pour les Suédois. Ils se sont si possible montrés encore moins à la hauteur que leurs piteux adversaires. Beaucoup trop Ibra dépendants pour arriver à quoi que ce soit. D’autant que la légende autoproclamée du crampon ne s’est pas montrée décisive, comme d’habitude dans les moments importants.

Puisqu'il n’y avait rien à se mettre sous la rétine, un petit mot sur les Bleus qui, vous le savez, me fascinent toujours dans les grandes occasions. Figurez-vous que j’ai entendu hier sur les ondes de France Info, des commentateurs et autres consultants… français fustiger l’EDF et l’ennui qu’elle a généré au cours de ses deux premières rencontres!

Du coup, ils ne l’imaginent pas aller au-delà des quarts de finale. En revanche, ils ont non seulement porté les Allemands aux nues suite à leur duel face à la Pologne, mais ce sont eux qu’ils voient finalement rafler la mise, en dépit de ce premier et frustrant 0-0. Le monde à l’envers, non? Enfin, si ça pouvait empêcher le sélectionneur Joachim Löw de se gratter les noix, les fesses, sans oublier le se curer furieusement les fosses nasales, se délectant ensuite du résultat dégoûtant de ses fouilles!

Mais il n’y a pas que le foot. Pendant que l’Italie et la Suède faisaient semblant d’en découdre, Federer s’est défait de Goffin en deux manches pour rallier les demi-finales du tournoi de Halle. Pourtant, quand je pense à la manière dont il a sué dans la seconde pour dompter le Belge, le maestro me donne du souci.

En effet, après avoir été battu dans le dernier carré la semaine dernière à Stuttgart par le jeune Autrichien Thiem de 22 ans, je crains qu’il ne subisse une nouvelle fois la loi des gamins, en l’occurrence celle de Zverev, l’ado allemand de 19 ans. D’accord, le surdoué n’a éliminé que l’intermittent Bagdhatis, mais quand même…

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15/06/2016

Euro 2016: les stars ne cassent pas la baraque!

apayet.jpgAvec tout ce que j'ai entendu sur l’extraordinaire talent des Bleus, je m’attendais à une pluie de buts contre les Albanais. Marqués les doigts dans le nez de surcroît. Mais elle en a eu du mal à en venir à bout de ses adversaires,la bande à Deschamps.

Dans le fond elle s'est à nouveau montrée assez quelconque, cette EDF. Ce qui me laisse penser que son match, péniblement remporté car prétendument joué avec une énorme pression puisqu’il s’agissait de l’ouverture des hostilités, n’était qu’un mauvais prétexte pour cacher la réalité.

En tout cas, les experts et commentateurs français ont beau prendre les Suisses pour des nuls, des rigolos et des guignols qui ne dégagent rien, leurs idoles n’ont pas franchement été tellement meilleures. Et à mon humble avis les Helvètes ne devraient pas avoir trop de souci à se faire pour dimanche. Pour autant qu'ils se remuent un peu plus le popotin devant les buts adverses...

A part ça, depuis des mois et des mois on nous raconte monts et merveilles en les portant aux nues. Ce sont elles qui vont assurer le spectacle nous serinait-on. Plus particulièrement les membres du club très fermé des dix. Je veux évidemment parler des stars qui font le foot européen.

Voyons donc un peu. Outre Gianluigi Buffon, l’inamovible gardien italien, Il y a Cristiano Ronaldo, l’étoile portugaise, Zlatan Ibrahimovic, la légende suédoise, Thomas Müller, le renard allemand, Andres Iniesta, le Mozart espagnol, Robert Lewandowski, la machine polonaise à scorer, Wayne Rooney, plus grand buteur de l’histoire de la sélection anglaise, Gareth Bale, le petit nouveau gallois, Paul Pogba et Antoine Griezmann, les deux surdoués hexagonaux.

Eh bien figurez-vous que parmi ce prestigieux aréopage, seuls deux ont réussi à mettre le ballon au fond des filets, Bale et Griezman. Vraiment maigre, le butin, pour ces rois du crampon. Et Dimitri Payet alors, me rétorquerez-vous, qui en a mis deux, se plaçant du coup à égalité avec le Roumain Bogdan Stancu? Ce n’était pas une star au départ, il l’est devenu. Nuance. Il reste cependant à espérer pour lui que son nouveau statut ne l’empêchera pas d’en marquer d’autres! Enfin à partir de lundi prochain, bien sûr... 

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Grand écran: "Nichts passiert", des vacances qui tournent au drame. Laborieux

anichts.jpgThomas est un bon père, même s’il compte sur la bouteille pour mieux supporter le quotidien. Mais les choses s’arrangent et il emmène sa femme Martina qui n’a pas vraiment le temps et sa fille Jenny qui n’en a pas vraiment envie en vacances à la montagne pour se détendre et se ressourcer. Sarah, la fille de son patron les accompagne, ce qui n’arrange pas les choses.

A peine arrivées au chalet, les deux adolescentes sont invitées à une fête au village. Elles supplient Thomas de es laisser y aller et c'est le drame pour la malheureuse Sarah. 

Au lieu de se comporter en adulte responsable, le pourtant dévoué Thomas,  interprété par Devid Striesow (photo), notamment commissaire dans la fameuse série Tatort) se rend compte qu’il va avoir des ennuis et préfère fermer les yeux face à une réalité sordide. Plus l‘affaire dégénère et plus il s’enferre désespérément dans ses mensonges, s’éloignant d’une famille dont il voulait se rapprocher.

Au premier abord, cela peut intriguer. Sauf que Nichts passiert, réalisé par Micha Lewinsky, c’est l’histoire laborieuse d’un viol annoncé avec un porte-voix. Un sujetpar ailleurs tellement mal traité que le film finit par virer au pathétique. Cela ne l’a pas empêché de rafler le prix du scénario aux Quartz 2016 du cinéma suisse. On en reste baba. Autrement posé, le titre est malheureusement prémonitoire: circulez, il ne se passe vraiment rien.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 15 juin.

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14/06/2016

Euro 2016: ils sont vraiment trop forts, ces gardiens!

ahannes.jpgSi l’Euro dort faute de buts, c’est la faute des gardiens. Ils sont vraiment trop forts, ces gens, comme l’a encore prouvé le redoutable et courageux Islandais Hannes Halldorsson (photo). Et c’est pareil chez tous les prétendants.

Pourtant, avant le tournoi, on nous avait montré un reportage sur les ballons. En nous racontant que des experts dans le domaine en avaient concocté des plus lisses pour que le jeu soit moins confortable pour les footeux, a fortiori les portiers, et donc plus spectaculaires pour le public qui aurait ainsi plein de goals à se mettre sous la rétine. Eh bien le moins qu’on puisse dire, c’est que cela n’en prend pas le chemin.

A part ça, loin de moi l‘idée de vouloir critiquer, mais ils nous bassinent la moindre, les commentateurs du crampon, avec leur sempiternel «il n’y a pas de petites équipes». Parce qu’à part les chanceuses Suisse et Hongrie, lesquelles caracolent pour l’instant en tête de leur groupe? La France, l’Allemagne, l’Italie et l’Espagne.

Bon, d’accord, l’Angleterre a été tenue en échec par un prétendu mini poucet, tout comme le Portugal. Des exceptions qui confirment la règle. En plus ça ne va pas durer. Mais j'avoue que cela me met en joie de penser à la tête que doit faire Cristiano Ronaldo, dont c’est la dernière chance d’apporter un titre à son pays. Imaginez un peu l’humeur de chien ce soir pour celui qui, possédant sa statue à Lisbonne et à Madrid, n'a pas été capable de précipiter une défaite de l’Islande, vaillante nation de poche comptant moins de 310.000 âmes. Quand même un peu la vergogne, CR7!

 

23:39 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Grand écran: "Un traître idéal", film d'espionnage divertissant mais peu haletant

atraitre.jpgProfesseur de littérature anglaise à l'université d'Oxford, Perry (Ewan McGregor) passe des vacances à Marrakech en compagnie de sa belle fiancée Gail (Naomie Harris), avocate d’un cabinet londonien. Lors de ce séjour pour faire le point sur leur couple à la dérive, ils font connaissance avec Dima (Stellan Skarsgard) , un extravagant millionnaire russe et son étrange famille.

Perry est séduit par la verve et le charisme du personnage, tout en ignorant qu’il travaille pour la mafia. Ils font la fête et disputent quelques matches de tennis. Mais sa vie et celle de Gail basculent lorsque Dima demande leur aide pour livrer des renseignements explosifs aux services secrets britanniques en échange de l’asile au Royaume-Uni pour lui et les siens.

De Marrakech à Berne en passant par Londres et Paris, ils se retrouvent plongés dans un monde dangereux et, pour avoir une chance de s’en sortir vivants, sont forcés de faire équipe e avec un agent anglais usant de méthodes pour le moins particulières

Un traître idéal, de Suzanna White, notamment connue pour avoir réalisé des épisodes de Boardwalk Empire ou Masters Of Sex est adapté du roman de John Le Carré Our Kind Of Traitor (Un traître à notre goût dans sa traduction française). Très prisé ces derniers années, le célèbre auteur a été porté à l’écran en 2012 avec La Taupe et en 2013 avec Un homme très recherché.,

Deux adaptations très réussies et plus convaincantes que celle de Suzanna White, divertissante mais peu haletante. Dommage avec un tel livre, l’un des plus palpitants de John Le Carré, évoquant en toile de fond la corruption des élites des pays riches et en l'occurrence le blanchiment d’argent soviétique, dont les politiciens et les banquiers britanniques tirent cyniquement profit, en toute connaissance de cause.

Si elle se montre certes fidèle à l’œuvre, on lui reprochera un traitement lisse et illustratif, ainsi qu'une mise en scène sans originalité, inventivité ou audace, générant un suspense fade. Du coup, après une heure, le film commence à se traîner, en dépit d’une photographie impeccable et de la prestation de Stellan Skarsgard, qui balaie quasiment tout sur son passage. A commencer par Ewan McGegor, plus charmant que convaincant en espion amateur..

A l’affiche dans les salles de Suisse romande, dès mercredi 15 juin.

20:12 Publié dans Sorties de la Semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

Grand écran: le beau Raphael Personnaz joue l'ermite "Dans les forèts de Sibérie"

aperson.jpgPendant qu’il est encore temps, Teddy, un citadin français chef de projet multimedia, décide de s’offrir une pause dans sa vie frénétique. Il apprend trois mots de russe, part pour la Sibérie et s’achète une cabane au  bord du lac Baïkal où il vit en ermite, totalement coupé, pire déconnecté du monde.

Au cours de la première partie de Dans les forêts de Sibérie, on le voit retrouver des petits plaisirs presque enfantins. Mais Il doit aussi affronter un ours (prétexte à une scène cocasse) et braver les intempéries. Une nuit, perdu dans le blizzard,  il est miraculeusement sauvé par Aleksai, un criminel russe en cavale, qui se cache dans la région depuis des années. Une amitié naît alors dans la seconde moitié du film, entre ces deux personnages que tout oppose.  

La rencontre ne figure pas dans le livre éponyme de Sylvain Tesson, dont est tiré le film de Safi Nebbou, où l'aventurier raconte ses longs mois de solitude à moins 20 degrés dans un lieu aussi splendide que sauvage. Cette idée du metteur en scène d’ajouter un humain dans le décor a été approuvée par Tesson pour ne pas risquer d’ennuyer le spectateur avec l'unique quotidien d’un type seul dans une cabane. C’est à moitié réussi, bien que certains n’hésitent pas à crier à la perfection sidérante de cette œuvre contemplative et organique…

Pour ce retour volontaire de l’homme à la nature, son envie d’ailleurs, son rêve de liberté, le réalisateur a choisi le craquant Raphaël Personnaz (photo). Il  livre certes une prestation correcte. Mais il est un peu trop joli, touchant, maladroit, sinon fragile, pour véritablement nous convaincre qu’il peut survivre dans cet environnement hostile, où chaque instant est une bataille. Même si l’auteur veut nous montrer que dans le fond, l’homme parvient à développer une étonnante capacité d’adaptation. 

De ce film en forme de déclaration d’amour à la nature et, partant, critique de notre société si pressée, on retient surtout des images sublimes, un éloge du silence et de la solitude. le tout exalté par la musique d’Ibrahim Maalouf. Mais d’ici à aller se geler les fesses dans cette immensité glacée…

 A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 15 juin.

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Grand écran: "A Bigger Splash", désir et vengeance dans un pâle remake de "La piscine"

asplash.jpgUn lieu paradisiaque, une maison sublime dans les fleurs et la verdure, un grand bassin bleu. Le rêve pour la rock star Marianne Lane, interdite de parole à la suite d’une extinction de voix et qui est venue, avec son amoureux Paul, se reposer les cordes vocales dans l’île de Pantelleria, au sud de la Sicile

Mais finies l’harmonie, la tranquillité et la langueur de l’été, quand débarquent à l’improviste son exubérant producteur Harry et sa fille Pénélope. Une visite qui s’annonce comme une vague menace. Autrefois son amant, Harry veut reconquérir Marianne, qu’il avait imprudemment poussée dans les bras de Paul.

A Bigger Splash, signé de l’Italien Luca Guadagnino, est un remake de La piscine de Jacques Deray. Cette perle mettait alors en scène le couple aussi mythique que magnétique Alain Delon/ Romy Schneider, dérangé par le très charismatique Maurice Ronet, accompagné de la gracile et nonchalante Jane Birkin. Pour son adaptation actualisée, le cinéaste a fait appel à Tilda Swinton, Matthias Schoenaerts, Ralph Fiennes et Dakota Johnson. Un choix honorable (photo).

Cherchant trop l’effet dans une mise en scène désincarnée, le réalisateur tente, sans y parvenir, le mélange de tension érotique et de suspense psychologique autour de la piscine. A l’image de Jacques Deray, il veut ainsi impliquer dans un jeu de désir, de jalousie et de vengeance, la star de la musique quasi muette, son transparent nouvel amant gigolo sur les bords, son ex envahissant, outrancier, cabotin, frénétique jusqu’à l’hystérie et sa progéniture ravissante, mais un peu là où on la pose.

Luca Guadagnino, à qui on reconnaît un style, assume certes le côté kitsch et frivole de son œuvre. Mais en dépit de la fidélité dans le déroulement de l’action, force est de constater que la copie n’est pas à la hauteur de l’original, huis-clos plus sensuel, trouble et ambigu.

Reste la beauté de Pantelleria, que le cinéaste nous fait un peu visiter en promenant ses comédiens. Et pour le coup l’île des stars, parmi lesquelles Carole Bouquet, qui y produit son propre vin, n’a rien à envier à Saint-Tropez.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 15 juin.

15:07 Publié dans Sorties de la Semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook

12/06/2016

Euro 2016: l'Allemagne en tête grâce au Lucky Luke du crampon!

amannsc.jpgOn s’en doutait en dépit des sinistres tentatives d’Alexandre Comisetti de nous flanquer le blues, en racontant à la RTS les tribulations de l’entraîneur germain Joachim Loew, contraint de se passer du nec plus ultra ou presque. Après plein de matches plus que frileux depuis le début, on a en effet pu compter sur les Allemands, sauvagement accrochés de surcroît par de redoutables Ukrainiens, du moins en première mi-temps, pour mettre un peu de feu dans cet Euro soporifique.

Mais si les deux équipes nous ont tirés de notre léthargie en multipliant les occasions, on a encore rongé notre frein côté buts. Et il a fallu attendre le bout du bout pour que la Mannschaft, poussée dans ses retranchements car jusque là pas mieux lotie que la Suisse, la Croatie et la Pologne avec un unique goal à son actif, daigne enfin marquer le second sans en prendre un. Et passe momentanément en tête par la grâce de Schweinsteiger (photo) miraculeusement introduit sur le terrain. Un vrai Lucky Luke du crampon, le chevaucheur de cochon qui veut qu'on l'appelle Basti. 

Reste que treize buts en sept rencontres, c’est assez misérable, je trouve. Cela peut éventuellement changer avec l’entrée en lice de l’Espagne et surtout de la Suède avec la légende Ibrahimovic. Mais certainement pas avec celle de l’Italie. Enfin, peut-être que les fougueux Diables rouges belges me démentiront.

Un petit mot sur la France. Si les commentateurs tricolores rient sous cape en imaginant une rencontre facile contre l’Albanie, je peux vous assurer, après l’avoir entendu sur TF1, que ce n’est pas le cas de Didier Deschamps. Le  coach des Bleus angoisse en effet un max à cette idée. De l'intox, vous croyez?

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11/06/2016

Euro 2016: Les Suisses font dans le "winning ugly" en balbutiant leur foot

ashaqi.jpgSeule la victoire est jolie, dit-on. Même quand elle est hyper moche. De quoi plaire à Marc Rosset adepte du "winning ugly", ainsi qu'il a coutume de nous le répéter dans ses analyses tennistiques éclairées. Certes les commentateurs de la RTS ont souligné la chose. Mais pas assez à mon avis. 

Surtout après nous avoir bassiné pendant des jours, et une bonne demi-heure avant d'affronter l'Albanie, avec la supériorité de nos footballeurs. Nonobstant une rencontre chargée d’émotion. Parce qu’en continuant à jouer de la sorte, pour autant qu’on puisse appeler ces balbutiements sur le terrain du jeu, la transparente Nati n’a strictement aucune chance de battre la Roumanie.

Et a fortiori les Français, qui eux n’ont pas manqué de se gausser, avec raison pour une fois, des errements helvétiques. Tout en assurant, en gloussant de satisfaction, que les malheureux Albanais avaient sacrément du boulot en vue de leur duel face aux Bleus. Je me permettrai toutefois de conseiller à leurs idoles, fort peu convaincantes lors du match d'ouverture, de se remuer le popotin. Car je trouve qu’ils ont carrément fait leurs Suisses contre les Roumains!

La cata pour nos as de la petite balle jaune

Pour en revenir aux Rouges, ce n’était pas franchement la bonne couleur aujourd’hui. Après avoir facilement gagné le premier set, être revenu de 0-5 à 5-5, chose rarissime sur herbe, avoir eu deux balles de match au t-break, Federer s’est finalement laissé dégommer par le jeune Autrichien Dominic Thiem à la troisième manche. A la place de la légende, je ne serais pas fière.

A l’image de Belinda Bencic qui, à force de l’emporter par les poils à Bois-le-Duc, a elle aussi fini par se faire défriser par la Française Kristina Mladenovic. Alors qu’elle avait, comme le maestro, empoché le premier set les doigts dans le nez.

Evidemment ceux qui ont plutôt l’habitude de voir le verre à moitié plein me rétorqueront que ce n’était pas si mal pour nos deux étoiles de a raquette de rallier les demi-finales après une longue pause due à leurs petits problèmes de santé. Malheureusement je ne peux pas m’empêcher de voir le verre à moitié vide...

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10/06/2016

Euro 2016: la France doit et va gagner, un point c'est tout...

afootfrance.jpgAlors que l’Euro commence ce soir, tout le monde s’est déjà piqué au jeu des pronostics pour livrer les favoris de l’épreuve. Ce sont évidemment toujours les mêmes qui sortent, en gros l’Allemagne, l’Angleterre, Espagne, l’Italie…

Sans oublier bien entendu la France qui, en tant que pays organisateur, a une chance de plus de l’emporter. C’est en tout cas ce que prédisent beaucoup, dont les économistes de Goldman Sachs. Utilisant pour cela une approche statistique, notamment basée sur l’avantage du terrain, les résultats du passé, les buts récemment marqués et encaissés.

Juste en passant, ce sont les mêmes qui avaient donné le Brésil grand vainqueur du Mondial 2014. Etant donné la déculottée aussi magistrale que mémorable subie par les malheureux, il serait peut-être raisonnable de conserver un léger doute.

Que nenni pour les experts hexagonaux, d'accord avec la banque. Sans même s’embarrasser d’ennuyeuses statistiques. L’objectif minimum de rallier les demi-finales sans l’ombre d’une discussion, les fait carrément exploser de rire. Pour eux c’est clair, la France doit et va gagner l’Euro, un point c’est tout.

Certains ont beau remarquer que depuis deux ans, les Bleus font joujou avec la ba-balle en disputant des matches sans enjeu et que la transition risque de se révéler un chouïa brutale. Autrement posé, leurs neuf victoires sur dix rencontres ne pèseraient pas bien lourd au coup d’envoi.

adidier.jpgGare au sorcier Didier Deschamps

Là encore, ce sont de ridicules objections à balayer d’urgence. Et pour cause. Non seulement l’EDF dispose des meilleurs joueurs du Vieux Continent pour leurs aficionados, mais en plus elle a un fantastique atout en la personne du sorcier Didier Deschamps. Un entraîneur aux compétences hors norme qui a déjà sauvé la France du foot.

Et qui pourrait aussi sortir du chaos la France tout court. En principe je ne suis pas contre, notez. Mais je vous avouerai que je me tâte un brin quand je pense au cauchemar médiatique en cas de deuxième étoile sur le maillot tricolore...

Mille pardons, de troisième trophée pour les chemises bleues. On est à l'Euro, pas au Mondial, comme corrige si justement un lecteur ci-dessous en fustigeant mon incommensurable étourderie. 

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07/06/2016

Grand écran: "Folles de joie", un road movie jouissif et farfelu avec Valeria Bruni Tedeschi

abruni.jpgTout sépare Bèatrice et Donatella, leur âge, leur caractère, leur condition sociale, leurs problèmes. Mais, pensionnaires de la villa Biondi, plus prosaïquement un asile de fous, ces deux femmes au destin brisé se rapprochent. Et, un après-midi, décident de s’enfuir pour trouver un peu de bonheur en-dehors d’une institution qui les infantilise et les maintient à l’écart du monde des gens dits sains.

Portant parallèlement un regard ironique et critique sur la psychiatrie rappelant de loin Vol au-dessus d’un nid de coucou de Milos Forman, l’Italien Paolo Virzi nous emmène ainsi dans Folles de joie (La pazza gioia), un road-movie en forme d’échappée belle thérapeutique en Toscane. Avec deux personnages en quête de liberté, d’affranchissement des conventions. On peut aussi y voir, notamment dans une scène de voiture rouge décapotable des années 60 qui fait l'affiche, un clin d’œil assumé à Thelma et Louise de Ridley Scott.

Mais l’aventure de Béatrice et Donatella est plus joyeuse, plus farfelue, plus baroque, plus amusante.  Et cela par la grâce de la radieuse et irrésistible Valeria Bruni Tedeschi. De chaque plan, elle est formidable en Béatrice, grande bourgeoise mûre déchue, qui a conduit sa riche famille à la ruine en misant sur le mauvais type. Mais l’intarissable sans tabou ni complexe, se persuade qu’elle peut toujours mener sa confortable vie d’avant. 

Mythomane, nymphomane, exaltée, extravertie, excessivement volubile, elle donne la réplique à Micaela Ramazzotti (Donatella), cherchant à révéler à elle-même cette adolescente attardée apathique,,tatouée, introvertie, fragile. Méfiante, sauvage et rebelle, elle souffre terriblement de s’être fait retirer la garde de son fils.

Le tandem est aussi mal assorti qu’attachant. C’est ce qui séduit surtout dans cette folle équipée pleine de charme, d’émotion, d'énergie, de couleurs et de situations cocasses. Une jolie réussite.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 8 juin.

 

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Grand écran: "The Neon Demon" mise sur Elle Fanning pour combler le vide..

aellefan.jpgAdolescente de 16 ans, la blondissime et timide Jesse a quitté sa province pour Los Angeles, où elle rêve d’une carrière de mannequin. L’ascension fulgurante de cette Lolita, véritable ange de pureté, mais moins vulnérable qu’elle en a l’air, provoque la jalousie et l’envie des tops refaits de partout, qui ne reculeront devant rien pour tenter de lui ressembler.

Nicolas Winding Refn, qui avait décroché le prix de la mise en scène à Cannes en 2011 avec Drive opère une plongée au cœur de la mode californienne avec The Neon Demon. En compétition sur la Croisette en mai dernier, copieusement hué et moyennement applaudi, il n’a pas réussi à séduire le jury.

L’opus se veut à la fois spectaculaire, satirique et critique d‘un univers glamour, aseptisé, froid et féroce, le réalisateur danois multipliant par ailleurs les performances visuelles dans une mise en scène esthétisante, stylisée et sophistiquée. 

Du coup on se croirait dans un grand spot publicitaire, et le viide de l’objet finit malheureusement par le disputer à sa beauté. Car si ce pseudo thriller d’horreur utilisant les codes du genre se révèle plutôt convaincant en exerçant une petite fascination pendant une grosse heure, il sombre aux deux tiers dans une complaisance répugnante, avant de virer au gore grotesquement chic dans sa dernière partie.

Reste l’étrange, troublante, talentueuse et adorable Elle Fanning dans le rôle de Jesse. Elle porte le film et lui donne, si l’on peut dire en l’occurrence, un peu de chair avant de connaître un destin tragique. Et ce ne sont pas ses rivales cannibales Ruby, Gigi et Sarah qui prétendront le contraire…

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 8 juin. 
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06/06/2016

Grand écran: "L'Etat contre Fritz Bauer", l'homme qui traquait les nazis

afritzbau.jpgL’Etat contre Fritz Bauer retrace l’histoire vraie d'un procureur juif allemand qui a poursuivi les criminels nazis et favorisé la capture d’Adolf Eichmann. En 1957, Fritz Bauer apprend que ce dernier se cache à Buenos Aires. Les tribunaux allemands préfèrent tourner la page plutôt que le soutenir. Et pour cause. Même après la chute du troisième Reich, les hautes sphères du pouvoir et de l’économie sont encore gangrenées par la présence d’anciens fonctionnaires nazis.

Soutenu dans sa difficile enquête par son fidèle lieutenant Karl Angermann, Fritz Bauer décide malgré tout de continuer son combat en faisant appel au Mossad, lui transmettant des renseignements dès 1957. Un acte qui aurait pu lui valoir la prison, mais qui a permis, en 1960, aux services secrets israéliens d’arrêter Eichmann, qui se faisait alors appeler Riccardo Klement.

Le réalisateur, scénariste et producteur allemand Lars Kraume, 46 ans, revient sur la période captivante de la vie de ce quinquagénaire, héros de l’ombre formidablement interprété par Burghart Klaussner (photo), en évoquant parallèlement une homosexualité supposée qu’il n’a jamais vécue ouvertement. Une préférence partagée par son assistant qui, fréquentant des bars interlopes, sera victime de chantage. Il ne faut pas oublier la répression de la prostitution homosexuelle en Allemagne dans les années 50 et 60, alors que la législation nazie à l’encontre des gays n’a pas été abolie.

Hommage à un être exceptionnel

En se penchant sur cette chasse au nazi particulière, L’Etat contre Fritz Bauer rend surtout hommage à un être exceptionnel en quête de rédemption, animé d’un fort esprit de justice, obstinément décidé à lutter contre l’oubli quelles qu’en soient les conséquences. L’homme, qui se savait haï et en danger «dès que je sors du palais de justice je me retrouve en territoire ennemi» disait-il), a été retrouvé mort dans sa baignoire le 1er juillet 1968. Les circonstances de ce décès subit, jamais remises en question par la police ou le gouvernement sont encore controversées.

Emouvant, humaniste, expliquant bien les événements, ne cachant aucune vérité, le film traite d’une page d’histoire que personne ne devrait ignorer. Le réalisateur privilégie une mise en scène classique dans cette traque en forme de dossier à l’ancienne, qui réussit à vous scotcher au fauteuil en dépit de son manque d’action. Le public ne s’y est pas trompé en lui décernant son prix lors du dernier Festival de Locarno. 

A noter que ce film sort deux ans après Le labyrinthe du silence, où apparaissait déjà la figure de Fritz Bauer, à l’origine du premier procès contre des criminels nazis dans un pays qui ne voulait pas revenir sur la noirceur de son passé. 

A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 8 juin.

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05/06/2016

Roland Garros: Djokovic sacré, une simple formalité pour le vampire serbe...

ajoko.jpgCe fut juste ce qu'on attendait. En effet, étant donné les circonstances, le plus extravagant eût quand même été que Dracula la perde, cette finale. Du coup, vu son talent, le couvrir de fleurs est limite offensant.  

Je résume. Non seulement Djokovic est actuellement le meilleur joueur du monde. Non seulement Nadal, l’ogre de l’ocre qu’il devait en principe rencontrer en demi-finales a dû abandonner en route, tout comme Tsonga. Non seulement enfin, Federer avait déclaré forfait avant le tournoi, à l’image de Monfils. Mais en plus de tous ces absents, le saigneur des courts s’est la plupart du temps littéralement baladé face à des seconds, sinon troisièmes couteaux, avant d’affronter Murray.

Imaginez un peu le parcours de rêve pour remporter ce Grand Chelem parisien après lequel il courait depuis des âges. Tour à tour il s’est imposé contre le Taiwanais Lu, le Belge Darcis, l’Anglais Bedene, l’Espagnol Bautista-Agut, le Tchèque Berdych (seulement un danger pour les autres) et le jeune Autrichien Thiem. Franchement pas de quoi se faire du mouron. Cela n'a pas empêché les commentateurs de s'étonner que le vampire ait réussi à maîtriser ses nerfs jusqu’au bout!

Remarquez, j’ai entendu plus folklorique. Alors que Djokovic menait deux sets à un et 5-2 dans le quatrième face à ce malheureux Andy à l'agonie après avoir remporté la première manche, ils se livraient tous ou presque à de pointues analyses, estimant que la victoire du Serbe paraissait inexorable! Il semble à l’abri, relevaient-ils soulagés sur Eurosport. D’accord, il y a eu un léger sursaut de la belette, terriblement vexée de se laisser atomiser de la sorte, mais de là à chercher à maintenir un suspense aussi ridicule…

Des cocoricos franco-helvétiques

Pour en terminer avec les fins stratèges hexagonaux, le sacre de Dracula n’était évidemment pour eux pas grand-chose en comparaison de celui des Françaises Caroline Garcia et Kristina Mladenovic en double, après 45 ans de disette dans le domaine. Alors vous pensez si c’était en somme le seul véritable exploit de la quinzaine, tous matches confondus!

Sans compter le triomphe de leur compatriote Geoffrey Blancaneaux chez les juniors, douze ans après Monfils. Et au cas où vous demanderiez ce que ses compatriotes en pensent, ce garçon que son père voit déjà numéro un mondial, est énorme, monstrueux, ne lâche rien et a un mental d’acier. Quelle surprise!

Bien entendu, ils n’ont pas daigné mentionner que la Suissesse Masarova avait fait pareil chez les filles, marchant ainsi sur les traces de Martina Hingis et Belinda Bencic. Aussi me vois-je obligée de me fendre d’un petit cocorico helvétique pour vous affirmer que Rebeka a une grande chance d’aller loin. Pour une raison simple. Elle est Bâloise et son modèle, c'est Federer...

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04/06/2016

Roland Garros: Garbine Muguruza brise à son tour le rêve de Serena Williams. Grâce à un Français!

agarbine.jpgRoberta Vinci trop forte pour Serena en demie de l’US Open, Angélique Kerber trop forte pour Serena en finale de Melbourne et Garbine Muguruza toujours trop forte en finale de Roland Garros pour Serena, dont elle brise à son tour le rêve d’égaler en Grand Chelem le record de Steffi Graf. En deux petits sets de surcroît, contrairement à ses deux précédentes adversaires. Avouez que cela commence à faire beaucoup pour l’inamovible numéro un mondiale.

Mais c’est à l’image de ce que vit Federer, le pendant masculin de l’Américaine question records, et qui s’est lui aussi incliné deux fois en finale la saison dernière face à Djokovic. Une chose m’intrigue toutefois. Non seulement il y a des années que les experts, surtout français, glosent sur le déclin de la légende helvétique et n’ont aucun mal à décréter que Rodgeur a tout simplement l’âge de ses artères...

En revanche les mêmes ne cessent de parler de stress pour tenter de comprendre la raison des trois échecs successifs de Serena, qui ne compte qu’un mois de moins que le maestro. Quant à son coach tricolore Patrick Mouratoglou, qui ne s’est pourtant jamais gêné pour évoquer les années pesant sur le talent du phénix, il ne moufte pas sur celles, apparemment taboues de son élève, qu’il voit forcément rafler le mythique 22e Majeur. 

Et puisque j’en parle, de Mouratoglou, qui a naturellement plus que largement contribué à faire de Serena ce qu’elle est, du moins de l’avis des spécialistes hexagonaux, je vous signale que de l’autre côté du filet, il y avait l’entraîneur de Garbine Muguruza, Sam Sumyk, le second meilleur du monde dans le tennis féminin et donc … Français bien entendu. Du coup, quelle que soit la gagnante, c'était la victoire des Bleus, l'Espagnole ayant en l'occurrence surtout raflé la Coupe grâce à son excellent mentor!

Heureusement que l’intéressé, embarrassé par ces éloges en forme d'autosatisfecit puéril, a répété qu’il n’y avait pas de bon entraîneur sans de grandes joueuses. Sans doute la raison pour laquelle il ne travaille pas avec des Françaises, j’imagine... Ajoutant que s’il était heureux de la progression de Muguruza sous sa houlette, ses prédécesseurs avaient fait du très bon boulot.

amasarova.jpgPar ailleurs, nos chers voisins continuent à s’envoyer des fleurs car lle succès des Lopez (confirmant d'abord la vitalité du tennis ibère) sur les Bryan en double, place Nicolas Mahut au sommet de la hiérarchie mondiale dans le domaine.

Et ils auront peut-être encore deux raisons de se frotter le ventre dimanche si le tandem Garcia et Mladenovic s’impose, à l'instar chez les juniors de Geoffrey Blancaneaux, dont les Loth et autres Millard font déjà des tartines. Logique. Pour eux, ce serait un super Roland Garros, en dépit de l’incurie coupable de leurs "purs-sangs"

Et comme bien sûr les commentateurs n’ont pas jugé utile de le mentionner, dans la mesure où ils n'ont pas de représentantes chez les filles, je vous signale en toute modestie, au cas où vous l'auriez manqué, que la Suisse aurait pareillement la chance de fêter une jolie victoire avec la jeune Bâloise Rebeka Masarova (photo), qui s'est qualifiée pour la finale. Puisse-t-elle connaître le destin Belinda Bencic!

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03/06/2016

Roland Garros: Bacsinszky et Wawrinka, même absence de combat!

2658192.image_-590x260[1].jpgCette petite balle jaune, quel stress! A deux points de se faire éliminer au premier tour par Radek Stepanek (qui doit aujourd'hui se dire qu’il reste un sacré cador…) puis balbutiant son tennis contre un illustre inconnu tricolore (déclenchant l'hystérie chez ses compatriotes en extase), Andy Murray terrasse cruellement, au pas de charge et en quatre manches courtes dans le dernier carré, un Wawrinka au bout du rouleau.

Pourtant j’aurais voulu y croire à la victoire de Stan. Sauf que The Man, pour une raison qui m'échappe, n’était pas sur le terrain. La chose s’est hélas imposée dès le troisième jeu du premier set. Et je n’ai aucun mérite à l’avoir remarqué si tôt. J'étais déjà certaine avant le match que c’était cuit pour le malheureux en entendant Pascal Droz et Marc Rosset le donner vainqueur sans coup férir ou presque. J'exagère à peine.

abacs.jpgLa veille, j’aurais aussi aimé croire à la victoire de Bacsinszky, évidemment également donnée gagnante en trois coups de cuillère à pot par les comiques de la RTS. Mais, situation identique pour elle contre la Néerlandaise Kiki Bertens, issue en sus des profondeurs du classement. Autrement posé, à l'image de Wawrinka même absence de combat chez Timea. Sans doute le syndrome vaudois...

Enfin, inutile de se lamenter. En débarquant à trois, dont une Victorija Golubic au départ classée bien au-delà de la centième place, il eût été un rien présomptueux de la part des deux autres Suisses pas au top d'espérer beaucoup mieux qu'un quart et une demi-finale. Evitons en effet les cocoricos ridicules de nos chers voisins, qui n'ont pas les yeux en face des trous et imaginent leurs poulains aller au terme de l'épreuve à chaque succès grappillé sur le court.

ahinpa.jpgD'autant qu'une fois de plus, Martina Hingis a sauvé l’honneur helvétique. Certes, après avoir remporté un wagon de Grands Chelems en double dames et en mixte la saison dernière, le désormais quasi mythique «Santina» a raté le coche en s'inclinant au deuxième tour de Roland Garros. Mais Martina, en compagnie de son partenaire indien Leander Paes, a malgré tout réussi l’exploit de décrocher son 22e Majeur. 

En revanche, cela reste jusqu'ici la Bérézina pour le tennis français qui, sur ses vingt-six participants Porte d'Auteuil, a non seulement perdu sa dernière joueuse en huitièmes et son ultime joueur en quarts, mais paumé ses combattants en double messieurs et en mixte.

Alors, histoire de mettre du baume sur tous ces égos hexagonaux meurtris, vais-je souhaiter à Kristina Mladenovic et Caroline Garcia de remporter demain la victoire en double. De tout cœur de surcroît. Mais bien sûr qu’il m’arrive d’en avoir un!

 

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02/06/2016

Roland Garros: Andy Murray, cruel briseur du rêve français

amurrayand.jpgPendant deux sets, j’ai craint d’être contrainte à un second mea culpa. Après sa victoire sur Nishikori, à laquelle je ne m’attendais vraiment pas, Gasquet a failli nous refaire le coup en boulottant du rosbif dans "le duel du jour", selon ses compatriotes excités comme des puces à l'idée d'assister à cet extraordinaire événement. 

D’autant que la belette ėcossaise, contrairement au paresseux Nippon, a drôlement cravaché pendant plus de deux heures avant de dėtrouler, pour empêcher ce brave Richard de l’obliger à regagner son terrier. Tout en continuant à pratiquer un assez vilain tennis, si je me réfère aux déclarations de Marc Rosset, avec qui ses homologues tricolores ne sont évidemment pas d’accord. Pour eux, Murray, qui a cruellement brisé leur rêve, a été monstrueux.

En somme, tant mieux pour les commentateurs en transes qu’il ait perdu, Gasquet. Car je me demandais bien quels mots ils allaient pouvoir trouver pour célébrer un nouveau triomphe, suite aux tombereaux d’orchidées sous lesquels ils avaient noyé leur pur-sang, atteignant la quasi perfection par la grâce de cette première participation à un quart à Roland Garros!

Eurosport a d’ailleurs profité du mauvais temps régnant sur la Porte d’Auteuil pour repasser en boucle son match contre Nishikori. Sans oublier de lui consacrer matin, midi et soir l’essentiel de Retour sur terre, Avantage Leconte et autre Double mixte. Et plus ils en parlaient, de Ritchie, meilleur il devenait.

En les écoutant d'ailleurs, je me suis tricoté un petit scénario catastrophe jusqu’au t-break de la deuxième manche. Admettons, me disais-je, que le Biterrois gagne et remporte ensuite sa demi-finale contre Wawrinka. Vu la folie ambiante, que se passera-t-il si non seulement il se retrouve en finale, mais surtout remporte la Coupe des Mousquetaires, 34 ans après Yannick Noah? Eh bien c’est simple, on en aurait pris pour perpète!

La preuve, la cuisante défaite de Richard, qui a de nouveau eu les honneurs de plus de la moitié de l’émission en raison de son immense talent, n’a pas un instant rabattu le caquet de la bande à Riton. A l’instar de ses potes, ce dernier l’a trouvé tellement hallucinant qu’il imaginait parfois voir Rodgeur sur le terrain…

Et pourtant, en dépit de cette dithyrambe, il s'est produit un tel miracle que je n’en croyais pas mes oreilles. Figurez-vous que pour Nicolas Escudé, le meilleur joueur du monde sur terre battue c’est… Wawrinka, qui s’est donc débarrassé de l’Espagnol Ramos les doigts dans le nez pour rallier le dernier carré.

Les autres, tout acquis au vampire de Belgrade avaient un peu de peine à suivre le Scud dans ses amours stanimaliennes. Et pour ne rien vous cacher, je ne suis pas certaine qu’il aurait asséné sa conviction avec autant de force si Gasquet avait terrassé Murray…

 

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31/05/2016

Grand écran: "Maggie's Plan" revisite le triangle amoureux. Fantasque mais sans surprise

amaggieplan.jpgIl ne suffit pas de parler de problèmes existentiels et de cultiver de petites névroses pour faire du Woody Allen. C’est pourtant ce que beaucoup pensent de la comédie de Rebecca Miller Maggie’s Plan (Maggie a un plan) avec Greta Gerwig, carrément qualifiée de pendant féminin du maestro.

D’autres n’hésitent pas à tirer un parallèle avec Eric Rohmer pour cette comédie sentimentale fantasque où la réalisatrice revisite le triangle amoureux. Composé tout d'abord de Maggie. La trentaine, sérieuse dans son travail, mais immature dans sa vie privée, cette célibataire newyorkaise est décidée à faire un bébé toute seule. Enfin avec l'aide d'un donneur de sperme très versé dans la culture du cornichon.

Elle renonce toutefois à son projet en rencontrant John (Ethan Hawke), dont elle tombe raide dingue. Professeur d’anthologie doublé d’un écrivain n’arrivant pas à mettre un terme à son roman, John est marié avec l'extravagante Georgette (Julianne Moore) qui, universitaire manipulatrice, ne pense qu’à sa carrière. Il la quitte pour Maggie, ils font un enfant, mais après quelques années, l’amour prend sa vitesse de croisière et Maggie a envie de se débarrasser de John. Elle concocte  un plan pour qu'il retombe dans les bras de Georgette. Pas franchement sorti de la cervelle d'Einstein, le plan...

Bref. Le tout est assorti d’interrogations sur le sens de la vie, sur la passion qui s’éteint, avec dialogues intellos entre bobos à la clé. Du déjà vu, en moins passionnant. Certes, il y a une liberté ton très mode, un style, du rythme, un certain humour, les comédiens s'amusent et le trio formé par Greta Gerwig, Ethan Hawke et Julianne Moore séduit. Mais Rebecca Miiller ne sort pas vraiment des clous et le plaisir ne dure pas. Au bout d’une heure le scénario commence à patiner, tandis que les protagonistes semblent se moquer de ce qui leur arrive. Du coup, c‘est logique, le spectateur aussi.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 1er juin.

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Grand écran: "Rosalie Blum", un conte social singulier avec des comédiens attachants

anoemie.jpgEntre son salon de coiffure, sa mère insupportablement envahissante, son cousin ringard qui cherche à le caser et son chat, Vincent Machot mène une vie aussi réglée que terne dans sa petite ville de province.

Et puis un jour, le hasard de l‘existence met ce fils à maman face à Rosalie Blum, l’épicière du coin. Bizarrement, il croit l’avoir déjà vue, sans se souvenir ni d’où ni de quand, mais il ne peut se défaire de cette curieuse impression qui devient une véritable obsession.

Comme il tient absolument à en savoir plus, il décide de suivre cette femme solitaire qu’il trouve incroyablement mystérieuse. Une filature au parfum d’aventure qui pimente son quotidien médiocre au point de le changer. .

Premier long-métrage de Julien Rappeneau, Rosalie Blum est adapté du roman graphique éponyme de Camille Jourdy. L’auteur livre une sorte de conte doux-amer, plus social que féerique, à rebondissements bizarroïdes, peuplé de personnages farfelus, cachant leurs secrets, leurs fêlures, leur tristesse. Dont la jolie Aude, un peu paumée, flanquée de ses deux amies fofolles.

L'opus évoque avec légèrete et humour la complexité des rapports humains. Même si ce n’est pas toujours réussi, il y a incontestablement de l’idée, de l’originalité dans cette comédie plutôt singulière, qui par ailleurs séduit par son casting,

Noémie Lvovsky, attachante et surprenante de douceur, donne la réplique à Kyan Khojandi, découvert dans la série BREF de Canal +. Pour son premier grand rôle au cinéma,  il se révèle parfait en garçon maladroit, soumis et timide qui finit par s'émanciper de la tutelle maternelle. A leurs côtés on trouve la craquante Alice Isaaz et Anémone, pour le coup un rien en roue libre en acariâtre castratrice.

alamy.jpgRetour chez ma mère

S’il y a du charme dans Rosalie Blum ce n’est en revanche pas le cas pas le cas dans Retour chez ma mère. Stéphanie, quadra divorcée qui a perdu son cabinet d’architecte, est contrainte de rentrer au bercail en attendant de pouvoir remettre du beurre dans les épinards.

Non seulement la cohabitation avec Jacqueline, veuve depuis peu, n’est pas facile, mais Stéphanie entretient également des relations tendues avec sa sœur et son frère, la jalousie de la première le disputant à l‘égoïsme du second.

Selon le réalisateur, c’est du vécu. Hélas cela ne sauve pas le film, pêchant par des dialogues d’une rare banalité, ainsi que par un scénario laborieux, vide et erratique. Alors qu’il est en principe centré sur les liens mère-fille, il ne repose en réalité que sur la grande nouvelle que Jacqueline veut annoncer aux siens: son désir de refaire sa vie avec le voisin du dessus. D'où quelques quiproquos plus inutiles et ennuyeux que drôles.

Reste le duo Josiane Balasko/Alexandra Lamy. Difficile pourtant d’enlever le morceau entre les agaçantes manies maternelles, les parties de scrabble, les histoires d’héritage autour d’une tarte ou la pathétique création d’une boîte mail qui, on le sent, se veut irrésistible…

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 1er juin.

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29/05/2016

Roland Garros: côté français, on a les petits plaisirs qu'on peut...

arigasq.jpgMea culpa, je me suis trompée. Moi qui imaginais Gasquet balayé comme un fétu de paille par Kei Nishikori, c’est au contraire lui qui a joué au tsunami sur le court. Le Nippon en était réduit à essuyer les plâtres. Passant, quoi qu’en disent les commentateurs tricolores extatiques, complètement à côté de son sujet. En multipliant notamment les fautes directes.

Mais c’est bien connu, subjugués par leurs compatriotes, ils n’ont jamais vraiment les yeux complètement en face des trous lorsque l’un d’eux joue. Il ne faudrait donc pas exagérer la performance de Richard (le petit Mozart selon la bande à Riton...) parvenant enfin à décrocher un… quart de finale à Roland Garros. Une première après... quatorze participations.  

Magnifique, splendide, bluffant, étincelant, éblouissant, les superlatifs n'en pleuvent pas moins. Normal. Faute de grives on mange des merles. Bref, on a les plaisirs qu’on peut. A savourer pendant qu’on peut, de surcroît. Car, je vais à nouveau me mouiller, cela ne devrait pas durer dans la mesure où ce brave garçon va se frotter au prochain tour à Andy Murray. Pour lequel ce fut une autre paire de manches de les remporter face au bombardier Isner, qui lui a mené la vie dure. Surtout au premier set, raté d’un cheveu par l’Américain.

Je reconnais du coup que le Biterrois n’est pas verni. Moins, a priori, que Wawrinka. Après avoir sué sang et eau pour se débarrasser de Troïcki, bêtement vilipendé par quelques spécialistes ne lui voyant aucune qualité particulière pour inquiéter le Suisse, celui-ci sera opposé au relativement modeste Albert Ramos.

L’intéressé, démangé par une folle envie de poursuivre sa route, déclare savoir comment battre l’Espagnol. Probablement, puisqu’il vient de le faire à Genève. Ne pas oublier toutefois que Ramos a atomisé Raonic. Autre canonnier du circuit que les experts, toujours aussi observateurs, voyaient carrément dans le dernier carré.

Il paraît que le Canadien souffrait de la hanche, ce qui expliquerait la victoire inattendue de l’Ibère. De toute façon, sous-estimer son opposant risque de se révéler dangereux. Amère constatation sans doute d’Hingis et Mirza, terrassées par deux gamines de 20 ans en huitièmes de finale.

Une erreur que ne commettra certainement pas Timea Bacsinszky, qui affronte Venus Williams pour une place en quarts. En voyant l'agile vétérane galoper dans son troisième set des seizièmes pour mettre une roue de vélo à son adversaire, il faut admettre qu’elle en a encore drôlement sous la pédale. Certes, il ne s’agissait que d’Alizé Cornet. Mais quand même…

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28/05/2016

Roland Garros: l'armada française torpillée, Gasquet seul survivant

agasquet.jpgAprès les forfaits, pour cause de physique en délicatesse, de Federer, Monfils, puis Nadal, voilà que Tsonga, pleurant toutes les larmes d’un corps également défaillant, a dû à son tour tirer sa révérence. Inutile de préciser que le ciel est tombé sur la tête de nos chers voisins. Mais the show must go on, ont-ils courageusement décrété.

Cela posé, ils sont décidément impayables. Comme d’ordinaire, les Tricolores avaient débarqué en masse porte d’Auteuil. Seize hommes et dix femmes. Soit la plus forte représentation tennistique de la planète, devant les Espagnols, comptant eux quinze hommes et deux femmes.

A la fin du premier tour, miracle, dix-huit des vingt-six prétendants tricolores à la Coupe des mousquetaires étaient présents à l’appel du second, le couteau entre les dents. Un chiffre aux allures de record qui faisait ululer de plaisir et de bonheur les commentateurs. On eût dit que leurs idoles avaient réussi la performance du siècle, sinon du millénaire. Une prouesse qui laissait espérer des lendemains qui chantent. Je ne sais pas si vous voyez le pathétique de la chose! 

Alors que les experts français se tapaient follement sur le ventre à l’idée de la vitalité extraordinaire de leur tennis, les Espagnols demeuraient, eux, douze en lice. En toute discrétion. Et sans tambour ni trompette, même privés de leur chef de file, ils alignent six joueurs en huitièmes de finale, quatrre garçons et deux filles.

Pendant ce temps, l’armada française attaquée de toutes parts n’a évidemment pas tardé à perdre tous ses combattants, à l’exception d’un seul, Richard Gasquet, qui risque d’achever le naufrage vu qu’il doit en découdre contre le Japonais Kei Nishikori. Vu la situation, les commentateurs ont déjà commencé à trouver que le double est dans le fond drôlement important…

Bref preuve en est, au risque de me répéter, que la quantité est loin de faire la qualité dans la petite balle jaune hexagonale. Contrairement à ce qui se passe chez les Helvètes qui, partis à trois, se retrouvent à deux dans le quatrième tour. Mais je ne vais pas pavoiser, parce qu’il n’y a rien de plus normal étant donné le talent de Wawrinka et Bacsinszky.

A part ça, Djokovic doit se pourlécher les babines, en se disant que cette fois il tient son os. Certes il n'a pas franchement besoin que sa route soit dégagée, surtout par Tsonga... Il n'empêche. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

 

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25/05/2016

Grand écran: "Black" revisite Roméo et Juliette sur fond d'extrême violence de gangs urbains

ablack.jpgSur fond de redoutables bandes urbaines, Black, signé d'Adil El Arbi et Bilall Fallah, adapté des livres Black et Back de l’écrivain belge Dirk Bracke, raconte l’histoire d’amour impossible entre deux ados, Mavela et Marwan. Une passion née lors de leur rencontre fortuite dans un commissariat.

Elle est Africaine et vient de rejoindre le Black Bronx, lui est Marocain et un leader charismatique du gang rival des 1080. Déchirés entre le devoir de loyauté et leur attirance mutuelle, ils décident tout de même de se revoir en dépit du danger à braver les interdits. Autant dire que c’est mal parti.

Entre West Side Story et Roméo et Juliette pour la trame, Black s’inscrit dans une spirale de violence infernale. Les cinéastes nous offrent une plongée cauchemardesque dans les deux clans qui se haïssent, mais se rejoignent dans leur volonté à inspirer la terreur et à semer la mort. Pour échapper à ces adeptes du crime et au chaos de leur existence, la seule solution pour les amoureux, c’est la fuite. 

Intensité et radicalité extrêmes

On les suit ainsi à travers Bruxelles, des fast food aux stations de métro pour les retrouver dans une église abandonnée où ils peuvent s’isoler et vivre dans un semblant de paix. Une parenthèse de courte durée pour les désormais pestiférés.

Adil El Arbi et Bilall Fallah proposent un film choc, intense, d’une radicalité extrême pour lequel ils ont fait appel à des amateurs. Ils ne nous épargnent rien, entre règlements de comptes sanglants, combats de rue d’une rare brutalité, agressions et viols en réunion. Des scènes provoquant le malaise, frisant le voyeurisme et la complaisance quand elles ne les dépassent pas, même si elles sont là pour rendre compte d’une horrible réalité.

"Le phénomène existe dans la plupart des grandes villes, mais nous l’avons ancré dans un environnement que nous connaissons", expliquent les deux réalisateurs. "Nous avons rencontré des policiers, des jeunes qui font partie de ces bandes, discuté avec leurs parents… "

Offrant une sorte de fresque sur un pan de la jeunesse bruxelloise parlant arabe français ou lingala (langue de la République démocratique du Congo), mais surtout pas flamand (c’est hyper ringard), Black a notamment été primé à Toronto et a connu un beau succès en Belgique. 

Les auteurs font oeuvre de morale

On peut par ailleurs remarquer que les auteurs font en quelque sorte oeuvre de morale en dépeignant la violence des gangs pour mieux la dénoncer tout en tentant d’expliquer les raisons pour lesquelles les jeunes se retrouvent pris dans un tel univers.

Il n'en est pas moins sévèrement critiqué par certains, notamment par une sociologue dénonçant "des stéréotypes sociaux, le racisme post-colonial qu’il véhicule, menaçant un lien social déjà fragile". Elle ajoute que "l’opus nous fait reculer de 20 ans dans le domaine des représentations sociales". 

Pour rappel, des incidents avaient émaillé la première journée d’exploitation en Belgique le 11 novembre dernier. En outre, interdit aux moins de 16 ans, il n’a pas été programmé dans les salles en France. Bien que ne traitant ni des dérives de l’Islam ni de la place des immigrés dans les sociétés occidentales, il a provoqué la polémique et ne devait être visible qu’en e-cinéma.

A l'affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 25 mai.

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24/05/2016

Roland Garros: Nadal mène aux points devant les grands favoris

anad.jpgAprès un premier tour sur l’ocre parisien, les principaux favoris sont au rendez-vous du deuxième, ce qui en soi n’est pas spécialement étonnant. Sauf qu'ils n'y sont pas tous parvenus avec la même aisance.

Et dans la bande des quatre, c’est ainsi Nadal qui mène aux points. Disons-le, le malheureux Australien Groth, marquant trois misérables jeux, n‘a simplement pas vu passer la balle de l'ogre, qui n’a pourtant pas exagérément forcé son talent.

En deuxième position Novak Djokovic, qui en a accordé le double à son adversaire taïwanais, dont quatre dans un premier set plutôt disputé. Mais c’était pour mieux croquer le petit Lu. En effet Dracula a terminé son tricot illico presto, ne laissant filer qu’une maille dans chacune des deux manches suivantes. Reste qu’en voyant le saigneur des courts se déplacer à la vitesse de l’éclair, le taureau de Manacor peut se faire du souci pour son éventuelle demi-finale face au Serbe.

Derrière il y a Wawrinka. Le tenant du titre, qui nous flanque la trouille, a alterné le pire et le meilleur à son habitude, après avoir eu du mal à faire chauffer le moteur. Il est vrai que le Suisse affrontait Lukas Rosol, de loin le plus dangereux des adversaires du quatuor et a été assez logiquement obligé d’en découdre jusqu’au bout du bout face au redoutable Tchèque.

Pareil en pire pour Andy Murray, en retard de deux manches et qui lui aussi a dû batailler comme un fou pour remporter la partie. Se retrouvant deux fois à deux points de la perdre. Un peu la vergogne pour la belette donnée gagnante quasiment à égalité avec le vampire et le pitbull, dans la mesure où elle devait lutter contre un autre Tchéque, Radek Stepanek, le papy du circuit avec ses 37 ans.

J'espère qu'il va se secouer les puces, l'Ecossais. Parce que si Stanimal ne parvient pas à garder sa couronne, j'aimerais bien que ce brave Andy empêche l'Espagnol et le Serbe de continuer à se rapprocher dangereusement de Federer... 

 

 

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