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Sorties de la Semaine - Page 61

  • Cinéma: "Casse-tête chinois" à New York pour le Français Romain Duris

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    images[1].jpgCédric Klapisch clôt, avec Casse-tête chinois, sa trilogie commencée il y a onze ans avec L’auberge espagnole et poursuivie trois ans plus tard avec Les poupées russes. On y redécouvre Xavier, 40 ans et désormais auteur, qui a fait deux enfants à Wendy. On pourrait imaginer le couple idéal, mais non. Wendy le plaque pour partir en compagnie de son amant américain à New York et emmène les gosses. 

    Pour les voir, Xavier est donc obligé de rallier lui aussi Big Apple, où il retrouve Martine, son ex en veine de reconquête et sa copine lesbienne Isabelle enceinte de lui. Comme il n’a pas de papier, il épouse une Chinoise dans le but d’obtenir la nationalité américaine et la garde partagée de sa progéniture. Sa vie ayant tendance à se compliquer sérieusement, un vrai casse-tête en somme, Xavier n’est pas prêt à cesser de chercher des réponses à ses questions existentielles.

    Un imbroglio, pour ne pas dire un vrai foutoir, où le réalisateur submergé porte son regard sur ces quadras adulescents, leurs erreurs, leurs illusions perdues et leur aspiration au bonheur. Le tout en surfant pêle-mêle sur une foule de thèmes comme le divorce, la famille recomposée, l’homoparentalité, la paternité, l’éducation ou  l’immigration. Beaucoup trop pour convaincre.

    Restent quelques répliques décoiffantes et les comédiens. Toujours aussi immature, le charismatique et craquant Romain Duris (photo) tient bien évidemment le rôle de Xavier, aux côtés de Cécile de France  (Isabelle), Kelly Reilly (Wendy) et Martine (Audrey Tautou) dans cette comédie romantico-nostalgique sans surprise et souvent en roue libre. Bref sympathique, sans plus.  

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 4 décembre.

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  • Cinéma: "Zulu", plongée dans une Afrique du Sud hantée par l'apartheid

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    zulu[3].jpgRéalisateur d’Anthony Zimmer et de Largo Winch, Jerôme Salle nous emmène dans une Afrique du Sud violente, en adaptant le polar de l’écrivain français Caryl Férey. Coécrit avec Julien Rappeneau, Zulu met en scène deux flics. Ali est noir, Brian blanc. Tout les oppose mais ils sont liés, se respectent et travaillent ensemble sur la découverte d’une drogue mystérieuse qui déclenche des pulsions morbides.

    Le meurtre sauvage d’une jeune fille blanche les entraîne sur la piste d’un dealer minable, avant de les plonger en enfer. Pas au mieux de leur forme, Forest Whitaker se glisse dans la peau d’Ali, célibataire insomniaque, mutique et philosophe et Orlando Bloom (photo) dans celle de Brian, un alcoolique brutal à tendance autodestructrice, porté sur le sexe et qui a des problèmes avec son ex-femme et son fils. On est à la limite de la caricature.

    Bien qu’adeptes des préceptes de réconciliation nationale prônés par Nelson Mandela, tous deux restent marqués par l’apartheid, nœud de l’affaire. Car si l’intrigue policière qui mène ses protagonistes des townships du Cap aux villas luxueuses du bord de mer va bouleverser leur vie en les forçant à affronter leurs démons intérieurs, elle est surtout prétexte à métaphore d’une Afrique du Sud qui continue à subir les séquelles de son passé chargé, comme victime d’un choc post-traumatique que seul le temps  pourra apaiser.

    Le cinéaste mêle ainsi laborieusement la politique et le social à ce thriller qui se veut sous tension extrême, tout en insistant lourdement sur le chemin de la rédemption pour ses protagonistes et la nécessité du pardon pour avancer et éviter le dangereux engrenage de la vengeance.   

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 4 décembre.

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  • Cinéma: "Avant l'hiver" peine à vous donner des frissons

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    3516165_6_e638_daniel-auteuil-et-leila-bekhti-dans-le-film_0560391890a468e2226ce2a554bf85af[1].jpgPhilipe Claudel avait plutôt convaincu avec Il y a longtemps que je t’aime, moins avec Tous les soleils, et pas du tout avec son dernier-né Avant l’hiver. Le cinéaste français met en scène un couple de bourgeois composé de Daniel Auteuil dans le rôle de Paul, célèbre neurochirurgien sexagénaire voué corps et âme à son travail, et de Kristin Scott Thomas dans celui de sa femme Lucie, qui s’ennuie élégamment entre sa belle maison et son magnifique jardin.

    Réglé comme du papier à musique, leur quotidien  paisible bascule quand Lou, alias Leïla Bekhti, se met à harceler Paul à coups de bouquets de roses. Rouges sang évidemment. Fâchant Lucie qui déteste les fleurs coupées. Mais que cherche donc cette jeune femme de vingt ans avec ses intrusions intempestives et vaguement menaçantes? On le découvrira lors d’un laborieux retournement final. Mais peu importe, car en réalité on se moque de ce qui peut bien arriver à ce trio caricatural et sans intérêt.

    Pour ce drame psychologique censé vous donner des frissons, Philippe Claudel dit s’être inspiré du grand Hitchcock. De quoi faire se retourner le maître du suspense dans sa tombe…

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 27 novembre.

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  • Cinéma: "Gloria" révèle la pétillante actrice chilienne Paulina Garcia

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    images[2].jpgAlors que ses enfants ont quitté la maison, Gloria, une divorcée de 58 ans refuse la solitude. Attachante, pétillante, débordante de vie, pleine d’humour, elle sort dans des fêtes et des soirées dansantes pour célibataires.

    L’esprit large, elle multiplie les aventures sans lendemain. Des rencontres généralement décevantes et qui ne suffisent pas à remplir le vide. Jusqu’au jour où elle rencontre Rodolfo, un ancien officier de marine. Ils vivent une passion intense…

    Gloria, un clin d’œil à Cassavetes signé du Chilien Sebastian Lelio, notamment auteur de Navidad, sélectionné à  L Quinzaine des Réalisateurs à Cannes en 2009 et d'El ano del tigre, en compétition à Locarno deux ans plus tard, avait emballé en février le public et les critiques lors de la Berlinale. Son héroïne, Paulina Garcia, avait décroché l’Ours d’argent de la meilleure actrice. "Un moment inoubliable".

    De retour au Tessin en août dernier, le cinéaste a sans surprise pareillement conquis les spectateurs de la Piazza Grande, à l’image de son actrice. Pulpeuse et charmante, plus jeune que dans le film mais plus Gloria que nature, elle a un petit côté Meryl Streep, à laquelle on a tendance à la comparer. "C’est flatteur, car c’est une personne d’une grande rigueur qui à mon avis ne s’est pas trop laissé happer par Hollywood. Mais j’aimerais surtout lui ressembler pour les rôles qu’on lui offre... Et l’argent qu’elle gagne", ajoute-t-elle en riant.

    Un rôle sur mesure

    Paulina Garcia, qui porte cette comédie douce-amère sur ses épaules, se sent proche de son personnage. Normal, le rôle a été concocté pour elle. Du sur mesure ne correspondant toutefois ni à son histoire, ni à sa vie. D’où un processus de création en amont qui a duré deux mois pour mieux se glisser dans la peau de Gloria."J’ai beaucoup travaillé avec Sebastian Lelio et son coscénariste Gonzalo Maza. On se promenait dans Santiago, on échangeait des informations. J’ai également participé à l‘écriture des dialogues.

    Ce qui n’a rien d’étonnant. Professeur de performances pour les jeunes à l’université, Paulina Garcia est surtout une comédienne de théâtre très respectée qui fait également de la mise en scène. "Le théâtre c’est ma maison. C'est à que je me suis formée". Active à la télévision, elle a notamment commencé il y a quelques mois le tournage des Archives du cardinal, douze chapitres sur l’institution catholique où elle incarne une journaliste très connue. Mais elle espère que Gloria lui ouvrira plus souvent désormais les portes du grand écran.

    Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 27 novembre.



     

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  • Cnéma: "La Marche", pour lutter contre le racisme

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    La-Marche-Photo-du-film-01[1].jpgIl avait secoué la société française à l’époque. Mais cet événement majeur est resté aux oubliettes pendant trente ans, habilement récupéré par SOS-Racisme. Et pourtant, le 15 octobre 1983, un petit groupe de jeunes immigrés partaient de Marseille pour rallier Paris, exigeant  l’arrêt des crimes racistes gangrénant le pays, tout en réclamant l’égalité et la justice.

    En parallèle avec de nombreuses commémorations de cette Marche pour l’égalité et contre le racisme, plus tard appelée Marche des Beurs, Nabil Ben Yadir apporte sa pierre avec son film retraçant librement cette aventure hors du commun et sobrement intitulé La Marche.

    Suite à des affrontements dans la cité des Minguettes à Vernissieux, un jeune d’origine maghrébine est blessé par un policier. Le climat est à la haine grandissante, tandis que le Front National remporte les élections partielles à Dreux. Face à l’intolérance trois jeunes et un prêtre décident d’organiser, rejoints par une quarantaine de militants, la fameuse épopée pacifiste de mille kilomètres. Pour tenter, au travers de nombreuses péripéties, de faire passer leur message.

    Avec l’insuccès que l’on constate aujourd’hui. Trente ans après, peut-on ranimer la flamme des Minguettes? Jusqu’ici, le moins qu’on puisse dire c’est que le sujet demeure tristement actuel. Il suffit de considérer ce qui se passe dans l’Hexagone entre les agressions homophobes, la ministre noire de la Justice Christiane Taubira insultée, sans oublier la montée inquiétante du FN. Et pas seulement dans les sondages.

    Autant de raisons supplémentaires d’aller voir La Marche au-delà de toute considération sur la qualité cinématographique de l’opus, tant Nabil Ben Yadir s’manifeste son espoir et sa volonté de faire évoluer les comportements. Avec pour le soutenir ses comédiens Tewfilk Jallab, Olivier Gourmet, Vincent Rottiers. Et quelques apparitions de Djamel Debbouze en pièce rapportée parfaitement inutile, sinon pour donner dvantage de visibilité à l’histoire en raison de son image ultra-médiatique. Dommage.

    Film à l'affiche dans les salles de Suisse romande dès le 27 décembre.

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  • Cinéma: "La Vénus à la fourrure", un huis-clos sulfureux signé Polanski

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    venus_fourrure[1].jpgAprès le virtuose Carnage où s’affrontaient deux couples de bobos au bord de la crise de nerfs dans un appartement newyorkais, Roman Polanski privilégie à nouveau le huis-clos avec La Vénus à la fourrure. Son dernier film fondé sur la mise en abyme, est adapté de la pièce éponyme de David Ives, elle-même inspirée du roman de Leopold von Sacher-Masoch.

    Sur une musique d’Alexandre Desplat, l’intrigue se déroule dans un théâtre parisien désert que Thomas, fatigué d’auditionner de mauvaises comédiennes s’apprête à quitter, quand l’en empêche Vanda, soudain surgie tel un ouragan. 

    Arrivée en retard, trempée comme une soupe, trop maquillée, délurée, grossière, elle incarne tout ce que Thomas, intello misogyne, déteste. En bref une grosse erreur de casting pour le caractère principal qu'il recherche.  Mais Thomas, séduit malgré lui, la laisse pourtant tenter sa chance. Et comme prévu on découvre petit à petit qu'il ne faut surtout pas se fier aux apparences, Vanda se métamorphosant sous ses yeux et les nôtres en une femme très cultivée.

    Non seulement, elle connaît les grands auteurs, mais saisit parfaitement le personnage qu’on lui demande d’interpréter et sait son texte sur le bout des doigts. Complètement tourneboulé, Thomas passe de l’attraction à l’obsession. Sinon à la sidération. D’autant que la créature aux faux airs de marchande de poisson révèle un corps de rêve.

    Une réflexion sur le pouvoir

    Avec ce face à face sadomaso à la fois sulfureux, drôle souvent jubilatoire où les rapports de force s’inversent, Polanski le manipulateur propose une réflexion sur le pouvoir. Au départ c’est le metteur en scène hautain qui le détient, mais au fur et à mesure de l’intrigue, c’est la comédienne, d’abord humiliée, qui le prend. Avec une jouissance en forme de petite revanche sur la vraie vie pour Emmanuelle Seigner (photo) qui partage l’affiche avec Mathieu Amalric. Et qui lançait à Cannes où le film figurait en compétition: "Le sadomasochisme je connais, je travaille au théâtre! ".

    Et puisqu’on parle des protagonistes, le réalisateur leur doit évidemment la réussite de cette relecture critique et féministe au dispositif brillant et à la mise en scène impeccable. Excellente, Emmanuelle Seigner est craquante avec sa façon unique de passer de la plus grande vulgarité à la sensualité torride.

    Offrant une grande ressemblance physique avec Polanski, Mathieu Amalric est parfait dans son rôle de metteur en scène énervé et d’une rare prétention, passant à l’insu de son plein gré du dominant au dominé.   

    Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 27 novembre. 

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  • Cinéma: Tom Hanks face aux pirates dans "Capitaine Phillips"

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    captain-phillips01_small[1].jpgEn 2009, des pirates somaliens lourdement armés,  désespérés et prêts à tout pour de l’argent, attaquaient  le navire de la marine marchande américaine Maerks Alabama et s’emparaient de l’équipage. C’est cette histoire vraie que retrace Paul Greengrass dans Capitaine Phillips.

    Passées les premières minutes de ce tragique fait divers se déroulant à quelque 230 kilomètres des côtes, le film se concentre sur la relation en forme d’affrontement entre le commandant de bord Richard Phillips pris en oitage dans un canot de sauvetage et Muse, le chef des redoutables écumeurs des mers. Tandis que la navy organise une mission de sauvetage.

    Caméra à l’épaule, près des personnages, le réalisateur propose un suspense très réaliste, au service d’une mise en scène spectaculaire et efficace, nous immergeant au cœur du drame.  Il offre également l’un de ses plus beaux  rôles à Tom Hanks.

    L’acteur se révèle  bluffant en capitaine courageux, tentant l’impossible pour protéger ses hommes,  mais en même temps victime d’une situation explosive qui le dépasse. On n’en dira pas autant des terroristes, comédiens non professionnels et un peu trop caricaturaux pour convaincre.

    Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 20 novembre.

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  • Cinéma: "Tableau noir", ou quand l'enseignement devient un jeu doublé d'une leçon de vie

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    Yves_Yersin-002--672x359[1].jpgGrand retour à l’écran d’Yves Yersin, l’auteur adulé de Les Petites fugues en 1979. Après tout ce temps onaurait pu craindre qu'il ait perdu la main. Il prouve le contraire avec cette remarquable chronique scolaire à Derrière-Pertuis, un hameau perché sur les crêtes du Jura, dans le Val-de Ruz.

    Pendant treize mois, le cinéaste a filmé une douzaine d’élèves de six à douze ans, partageant la même c lasse, dans une école condamnée, sous la houlette de Gilbert Hirschi, qui y a transmis son savoir pendant 41 ans. On pense évidemment à Etre et avoir, du Français Nicolas Philibert, qui avait entrepris une démarche semblable en 2002.

    Mais Tableau noir tourné trois ans après et qui a nécessité quelque quatre ans pour venir à bout de 1200 heures de rush, n’a rien d’une copie. Il nous laisse découvrir un merveilleux instituteur, ses valeurs de portée universelle et avant tout sa manière exemplaire, unique, passionnante, inventive d’enseigner, mêlant constamment la théorie à la pratique.

    De l’orthographe au calcul, de la physique à l’apprentissage de l’allemand en concoctant une salade de fruit, en passant par la découverte de la nature ou de la spiritualité, tout se transforme en un jeu doublé d’une véritable leçon de vie.

    Toujours justes, naturels, spontanés, souvent irrésistibles, rarement têtes à claques mais au contraire ravis d’apprendre, les enfants sont évidemment les premiers acteurs de la réussite de ce documentaire original, qui vous fait passer deux heures de bonheur et d’émotion. Au point qu’on ne peut s’empêcher de verser une petite larme à la fin, quand l’école ferme et que l’instituteur s’en va, sur l’air d’"Adieu monsieur le professeur". C’est voulu, mais on marche.

    Film à l'affiche dans les salles romandes dés mercredi 20 novembre. 

     

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  • Cinéma: "Les garçons et Guillaume à table!" Drôle, émouvant, jouissif

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    Les-Garcons-Et-Guillaume-A-Table_w256h176[1].jpgAvec ce premier film adapté de sa pièce de théâtre éponyme, Guillaume Galienne signe une comédie jubilatoire, désopilante et pétillante, qui avait fait un triomphe en mai dernier à Cannes lors de sa présentation à la Quinzaine des réalisateurs.

    Les garçons et Guillaume à table! raconte l’histoire de sa vie, basée sur un malentendu. Toute son enfance et son adolescence, pourvu de deux frères qui sont son exact contraire, le garçon a été considéré comme une fille. Par sa famille en général, mais plus particulièrement par sa mère, grande bourgeoise cassante et sarcastique, vulgaire à l'occasion, qui l’a traité comme la fille qu'elle n'a jamais eue.  

    Mais il ne lui en veut pas. Au contraire, comme il est en adoration devant elle, il s’applique à lui plaire. Facile, il aime Sissi, les mises en plis et déteste le sport. En revanche ce qu’il entreprend pour se convaincre de l’orientation sexuelle qu’on lui prête ne fonctionne pas. Pour la bonne raison qu’en réalité, il est hétéro. D'où une sorte de coming out à l'envers.

    Le-garcons-et-Guillaume-A-table_w256h176[1].jpgDans son one-man-show, Guillaume Galienne interprétait tous les rôles, lui, sa mère, son père, ses frères, ses tantes. Dans ce film en forme d'objet théâtral dont le fil conducteur est une représentation, il se contente d'incarner lui-même et  sa mère (photo). Une oeuvre qui est aussi une grande déclaration d’amour à cette femme vénérée, à l’origine de sa vocation de comédien. Découverte grâce à cette confusion initiale alimentée par son comportement ambigu.   
     
    Entre journal intime et autoanalyse, il atteint l’excellence, en se mettant à nu de manière à la fois drôle, émouvante et jouissive, explorant avec intelligence, finesse et élégance les situations et les sujets qui ont contribué à l’étiqueter homo. Faisant également preuve d’un extraordinaire et désarmant sens de l’autodérision.

    Car Guillaume Galienne, acteur des plus éclectique, sociétaire de la Comédie française, s’exprimant aussi bien au cinéma qu’à la télévision et à la radio n’a nullement l’intention de régler des comptes. Délicieux, généreux et plein d’humour, cet homme dont le plus grand plaisir est de raconter des histoires nous le confirmait lors d’un récent passage à Genève.

    220px-Guillaume_Gallienne_2012[1].jpg"Je voulais simplement faire une comédie sur la différence. A un moment, nous sommes tous enfermés dans des cases". 

    -Etait-ce une forme d’exorcisme?

    -Pas du tout. J’évoque la vie d’un gamin passif, qui avait peur de tout, encaissant des trucs, ne se sentant ni fille ni garçon, mais labellisé homo avant qu’il ait eu le temps de découvrir quoi que ce soit. Finalement il deviendra actif, au fil d’événements qui le pousseront à avancer.

    -Il s'agit aussi une déclaration d’amour à votre mère.

    -A ma mère oui, mais pas seulement. A toutes les femmes et même aux hommes.

    -Comment a-t-elle réagi en se voyant à travers vous?

    -Elle était morte de rire. Vous savez, elle est très drôle, fantasque et n’a aucune complaisance. Elle s'est reconnue. D’abord elle m’a dit qu’elle trouvait le film bien foutu, puis qu’il était plus émouvant que la pièce.

    -On vous considère souvent comme un héritier de Blake Edwards, Billy Wilder et Woody Allen. Plutôt lourd à porter?

    -Pas vraiment dans la mesure où je suis bien conscient de ne pas leur arriver à la cheville. Mais il est certain qu’ils m’ont formé.

    Alors que Guillaume Galienne enfile le costume de Pierre Bergé dans Yves Saint Laurent, le biopic de Jalil Lespert sur le célèbre couturier qui doit sortir le 8 janvier prochain, il parle de son prochain film. Il s'agit du destin d'une femme dont on lui a parlé il y a quelques années et qu'il a envie de porter à l'écran depuis lors. 

    Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 20 décembre.

     


     

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  • Cinéma: "Evasion" avec Stallone et Schwarzie dans un face à face bien peu punchy!

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    The-Tomb-Movie-Picture-01[1].jpgSpécialisé dans la construction de prisons hyper hi-tech, l’ingénieur Ray Breslin teste lui-même leur efficacité en s’y laissant enfermer et trouve toujours la faille pour s’en échapper. Jusqu’au jour où il se retrouve piégé dans un bâtiment ultrasecret, ultramoderne et ultrasécurisé, par des gens qui ne lui veulent vraiment pas du bien. A commencer par un directeur sadique et un gardien corrompu. Seule solution pour s’en sortir, s’allier avec un codétenu…

    Et c’est ainsi que Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger sont réunis pour la première fois à l’écran dans des rôles-titres grâce à Evasion (Escape Plan) de Mikael Hafstrom. Enfermés dans une même prison,ils sont donc forcés de coopérer pour avoir une chance de s'évader de ce lieu hostile où règne la violence. Une rencontre qui avait en principe de quoi  titiller les fans des deux géants du film d’action yankee, vu que la chose s’annonçait comme un thriller carcéral sous tension.

    Mais on est très loin du compte dans cette histoire sans intérêt, bourrée d’invraisemblances, manquant singulièrement de rythme et de punch. Du coup c'est logique, cet affrontement au sommet entre les deux tas de muscles de la pellicule hollywoodienne ne fait pas davantage tinter le tiroir-caisse que le Cartel de Ridley Scott.

    Film à l'affiche dans les salls de Suisse romande dès mercredi 13 novembre. 
      

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