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10/10/2012

Sorties cinéma: Meryl Streep et Tommy Lee Jones en thérapie conjugale dans "Hope Springs"

tommy-lee-jones-meryl-streep-great-hope-springs-[1].jpgIls sont la soixantaine, sont mariés depuis plus de trente ans, font chambre à part et ne se parlent plus guère. Bref, même s’ils éprouvent encore des sentiments l’un envers l’autre, ils ont pris l'habitude de se côtoyer dans une aimbable indifférence.

Mais Kay en a marre. Ras-le-bol. Elle aimerait bien que son cher Arnold éprouve encore du désir pour elle au lieu de la considérer comme un meuble ou une machine à lui préparer son petit déjeuner. Mais face à ses vains efforts de séduction pour donner un second souffle à son mariage, elle décide d’acheter deux billets pour Hope Springs (c'est aussi le titre du film) dans le Maine, afin de consulter un éminent thérapeute dont elle vient de découvrir le livre.

Le psy est spécialisé dans l’aide aux couples en difficulté, qui finissent par se croiser sans se voir. Arnold n’a pourtant pas la moindre envie  d’aller lui raconter ses problèmes, ses préférences ou ses  fantasmes sexuels.  Mais il se force, une fois n’est pas coutume, pour faire plaisir à sa femme.

Cette comédie psychologique aux dialogues sonnant juste mais au scénario cousu de fil blanc tient surtout au jeu des deux acteurs principaux. Meryl Streep en femme  en mal de gestes affectueux  un peu honteuse de les quémander, se montre tout aussi convaincante que Tommy Lee Jones  en  mari grincheux, négligent, parfaitement désagréable pour masquer sa  gêne à se dévoiler, et qui s’humanise, voire se lâche au fil de l’histoire. 

Ce long-métrrage signé David Frankel  semble a priori destiné aux couples sexagénaires à la dérive. En réalité il s’adresse à tous ceux que la routine menace. Ou qui s’y sont déjà installés, quel  que soit leur âge. 

Ted, un ami pour la vie!

tedmark-jpg_161847[1].jpgComme Ted est une comédie grossière, scato, lourde et pas drôle, inutile de préciser qu'elle a cartonné aux Etats-Unis pendant l’été. Et qu’elle suscite un véritable engouement en Europe, particulièrement en Allemagne et en Russie où elle caracole en tête du box office.

Tout ça pour la grotesque histoire de John Bennett un gamin de 8 ans  mal aimé de ses petits camarades qui a reçu un ours à Noël et fait le vœu, exaucé le lendemain,  qu’il s’anime et devienne son meilleur ami  pour la vie. Au point que Ted s’incruste et que trente ans plus tard, maintenant John dans l’enfance, l’empêche de devenir un homme en freinant son épanouissement professionnel et menaçant sa relation amoureuse avec Lori. Johnest sommé de choisir.

La jeune femme ne supporte en effet plus l’omniprésence de cette peluche parlante façon stand up,  vulgarissime de surcroît, et avec qui  John passe ses loisirs à boire des bières, à fumer des joints , à regarder des nullités ringardes à la télévision. Sans oublier les flatulences dégoûtantes ou les pulsions sexuelles écoeurantes de cet ours répugnant, qui plaît aux filles et n’hésite pas à ramener rune bande de call girls à la maison.

Et il y en a des millions pour trouver ça désopilant. Surtout les hommes du genre ados très attardés. Cherchez l’erreur...

Films à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 10 octobre.

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09/10/2012

Sorties cinéma: François Ozon nous entraîne "Dans la maison". Façon Hitchcock

20254555.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgL’éclectique réalisateur farnçais retrouve son punch évocateur avec Dans la maison, son nouveau film singulièrement ludique, humoristique et pervers. Formant un couple à la Woody Allen avec sa femme galeriste, mais poliment imperméable aux improbables œuvres d’art contemporain qu’elle expose, Germain est surtout un professeur de français désabusé. Déprimé à l’idée de reprendre ses cours après les vacances.

En l’occurrence, il est accablé par le consternant niveau de ses élèves, à qui il a demandé une composition pourtant simple. La narration de leur week-end. Mais il se heurte à un décourageant ramassis de banalités. Jusqu’au moment où il tombe sur la rédaction pour le moins intrigante de Claude Garcia, qui raconte s’être introduit dans la maison d’un copain et ce qu'il y a vu.

Immédiatement séduit par l’évident don littéraire de ce garçon, Germain est également très excité par la mention "à suivre..."  figurant au bas du texte. Ce qu’il décrit a-t-il eu lieu?  Ses personnages sont-ils réels? Que va-t-il se passer?

Du coup, Ozon installe une sorte de suspense hitchcockien autour de la relation trouble entre le maître et l’élève. Le premier, retrouvant du goût à l’enseignement joue les pygmalions en donnant des leçons d’écriture au second, qui, passionné par la vie de cette famille de "la classe moyenne", en fournit chaque semaine l’observation cruelle dans un nouvel épisode de ses incursions un rien glauques dans leur intimité.

En adaptant la pièce de l’Espagnol Juan Mayorga, Le garçon du dernier rang Le réalisateur reprend, entre roman-photo et thriller,  le dispositif du fameux Fenêtre sur cour. Mêlant la réalité à la fiction, les récits aux fantasmes, il propose un bel exercice de style aux dialogues ciselés et à la mise en scène brillante. On regrettera juste le côté un brin répétitif du scénario et la relative difficulté de l’auteur à  boucler son film.

Rien à redire en revanche sur la performance des comédiens. Surdoué de la tchatche évitant heureusement ses outrances verbeuses coutumières, Fabrice Luchini se révèle fluide dans le discours et crédible dans son rôle de professeur quelconque, soudain fasciné par le jeu malsain dans lequel l’entraine cet élève manipulateur. Impeccablement interprété, lui, par le jeune Ernst Umhauer (photo). 

S’ajoutent notamment à ce duo Kristin Scott Thomas, en épouse de Germain également perturbée par la découverte de ce nouveau Rimbaud dangereusement voyeur, ainsi qu’Emmanuelle Seigner en mère de famille dont s’amourache l’ado, et qui rêve de reprendre des études de déco en zonant pendant des heures sur son canapé.

Broken , drame social à l’anglaise

964140[1].jpgOuvrant la Semaine de la Critique à Cannes en mai dernier, le premier film du Britannique Rufus Norris avait conquis les festivaliers. il met principalement en scène Tim Roth et une débutante, Eloïse  Laurence dans le rôle de Skunk (photo).

Fragile gamine diabétique de 11 ans, elle vit dans un quartier populaire. Et voit brusquement son univers basculer le jour où elle est témoin d’un acte aussi brutal qu'injuste envers son voisin Rick, un gentil garçon mentalement déficient. L’agresseur est le père de trois délinquantes précoces, dont l’une accuse à tort de viol la malheureuse victime.  

Tout paraît désormais hostile à Skunk qu’il s’agisse de sa maison, de son quartier, de son école. Envahie par une peur diffuse de l'inconnu, elle se pose alors une foule de questions sur son avenir, l'amour qu'elle voue à son instituteur, le départ de sa mère alors qu'elle était petite. Des interrogations auxquelles tente de répondre un Rufus Norris pas toujours très inspiré, en dépit des louanges dont son film est souvent l’objet.

Influencé par la BD, metteur en scène réputé de théâtre (Festen) et d’opéra (Dr. Dee ), il convainc en effet un peu moins dans ce drame social à la fois bancal et esthétisant, sur fond de chronique familiale, de mineure abusée, d’alcool, de violence et de meurtres sanglants. 

En revanche, il sait évoquer les bizarreries du quotidien à travers des situations absurdes. Et diriger ses acteurs. Tim Roth est comme toujours parfait. Mais on est surtout séduit par Eloïse Laurence, véritable révélation avec son côté Uma Thurman de poche.

Films à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 10 octobre.

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03/10/2012

Sorties cinéma: Oliver Stone revient avec "Savages". Moyen, le come-back

20184017.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgSexe, drogue et violence, un cocktail qui se veut détonant pour Savages, le dernier Oliver Stone. Adapté d’un roman de Don Winslow, auteur du scénario, ce thriller met en scène la guerre que se livrent les trafiquants de drogue entre la Californie et le Mexique.

Une guerre qui finit par tourner autour d’un trio amoureux. Il est formé de deux beaux gosses, Ben le botaniste idéaliste surdoué (Aaron Johnson) Chon, un ancien combattant aux abdos d’acier (Taylor Kitsch). New age et bohêmes, ils partagent tout, leur vie, leur maison leurs affaires et leur lit avec la sulfureuse O (Blake Lively, l’héroïne de Gossip Girl).

Deux gars une fille. Heureux, pas jaloux pour un sou mais roulant sur l’or dans leur petit paradis entre plage, mer, surf et soleil, grâce  à la culture d’un cannabis exceptionnel. Officiellement produit pour des raisons thérapeutiques, mais qu’ils ne se privent pas de dealer. Le tout avec la complicité d’un agent des stups corrompu (John Travolta).

Leur commerce marche même tellement bien qu’un cartel mexicain dirigé par l’impitoyable Elena (Selma Hayek) et représenté par Lado son affreux homme de main (Benicio del Toro), leur propose une association. Face à leur refus, les vilains méchants kidnappent O. Et c’est parti pour un affrontement sans merci sur fond de complaisantes tueries, exécutions sommaires et autres embuscades meurtrières.   

Après les échecs d’Alexander, de World Trade Center et la suite de Wall Street, Savages était annoncé comme le grand retour du réalisateur engagé, frondeur, dénonciateur et contestataire. Mais en-dehors d’un certain rythme,  de quelques qualités esthétiques et de mise en scène, le spectaculaire come-back attendu de l’impertinent rebelle hollywoodien se révèle moyen. En raison surtout d’un scénario en forme de vaste foutoir, un comble sur une idée aussi simple qu’une prise d’otages, ne trouvant son salut laborieux que dans un double épilogue.

Côté personnages, on n’est pas trop gâté non plus. Au groupe des jeunes, plus romantiquement niais que sexy notamment  dans une scène de baise à trois faussement torride, s’oppose celui des anciens, trop outrancièrement caricaturaux pour amuser. A commencer par Selma Hayek, en Médée façon Cléopâtre qui nous joue une baronne de la drogue psychopathe et hystérique.  Quant à la voix off de Blake Lively, elle contribue à plomber un film aux accents un rien tarantinesques et aux allures de farce. 

Ruby Sparks surfe sur le processus de création

images[1].jpgIls avaient séduit et cartonné avec Litte Miss Sunshine. Jonathan Dayton et Valerie Faris reviennent avec Ruby Sparks. Une drôle de comédie, mâtinée de fantastique, sur un scénario de Zoe Kazan, qui partage aussi l’affiche avec Paul Dano, son compagnon à la ville (photo).
 
Ecrivain à succès révélé à même pas vingt ans avec son premier roman, Calvin Weir-Fields connaît désormais  les affres de la page blanche. Incapable de pondre un nouveau chef d’œuvre, il suit les conseils de son psy, qui l’encourage à décrire la femme de ses rêves. Et puis miracle, un beau matin, elle se matérialise dans sa cuisine, idéalement conforme à ses fantasmes. En chair et en os de surcroît.

Calvin et Ruby vivent alors une relation amoureuse enchanteresse, jusqu’au jour où la jeune femme manifeste un désir d’indépendance intolérable pour son créateur. Usant d sa machine à éàcrire, il se laisse alors aller à remodeler sa créature et à modifier ses réactions dans le sens qui lui convient. Une reprise de contrôle qui sera fatale à l’amour, par essence incontrôlable.

Cette petite fable morale permet aux auteurs de surfer sur le processus de création sinon avec originalité, du moins avec grâce, simplicité et légèreté. Malgré quelques scènes inutilement outrées.

Le sommeil d’or ou l’histoire méconnue du cinéma cambodgien

1761891_3_c10f_une-image-du-film-documentaire_f69830b802837a90e87ebb1ea2222e25[1].jpgAvec son documentaire, qui est aussi son premier long-métrage, Davy Chou, petit-fils d’un des plus grands producteurs cambodgiens tente de nous raconter l’histoire du cinéma de son pays. Une entreprise difficile car, né en 1960 et devenu incroyablement populaire, le septième art cambodgien est anéanti quinze ans plus tard par les redoutables Khmers rouges.

Tous les protagonistes de la branche, cinéastes, producteus, acteurs sont déportés, souvent assassinés, les films détruits ou abandonnés, les salles fermées. Ne subsiste qu’une trentaine d’œuvres sur les quatre cents tournées. Elles ont été pour la plupart sauvegardées par des exilés à travers des vieilles cassettes. Inédit, émouvant et révélateur, ce témoignage doublé d’une réflexion esthétique devrait surtout passionner les cinéphiles.

Autres sorties

Pour les amateurs de dessins animé, Michel Ocelot propose la deuxième série, en 3 D, des contes dérivés de Kirikou et la Sorcière. Avec son fameux minuscule héros toujours aussi intrépide. Dans un genre totalement différent, sort Taken 2, suite du premier volet et nouveau navet produit par Luc Besson. Un ex-agent spécial (Liam Neeson) est enlevé à Istanbul après savoir tiré sa fille des griffes d’ignobles proxénètes albanais. Inutile de préciser qu’il va s’en sortir plus ou moins les doigts dans le nez…

Films à l’affiche dans les salles romande depuis mercredi 3 octobre

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20/09/2012

Sortie cinéma: "Les saveurs du Palais", plutôt indigestes

 

les-saveurs-du-palais-poster-de-fr-it[1].jpgA sa grande surprise, Hortense Labordie, marmitonne périgourdine de talent, se voit nommer responsable des repas personnels du président de la République. Qui sera rapidement séduit par leur authenticité et celle de leur auteur. Cela ne manque pas de provoquer la jalousie des chefs machos de la cuisine centrale, voyant d’un très mauvais œil l’importance grandissante d’Hortense dans ce qu’ils considèrent être leur domaine réservé. A elle de se faire respecter dans ce milieu masculin particulièrement hostile et fermé.

 

Cette comédie indigeste de Christian Vincent trouve son origine dans la réalité puisque c’est en gros l’histoire de Danièle Delpeuch, qui fut effectivement la cuisinière de François Mitterrand. Seul intérêt du film, la chose est hélas aussi mal traitée que le reste. Catherine Frot (affiche) tente courageusement de tenir la maison, mais elle n’est guère aidée. Notamment par Jean D’Ormesson, ânonnant péniblement son texte. Quelle mouche a piqué le réalisateur pour demander à l’écrivain d ‘enfiler le costume du célèbre locataire élyséen des années 80? Sans compter qu’il a bien quinze ans de trop pour le rôle.

 

Films à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 19 septembre.

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Sortie cinéma: Jason Bourne l'Héritage, un legs mal assumé

 

20182266.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgDifficile de se passionner pour la quatrième resucée, signée Tony Gilroy,de la saga Jason Bourne. Surtout sans Jason Bourne, en l’occurrence Matt Damon, qui, las de galoper pendant des heures, n’a pas souhaité faire partie du voyage. On le comprend. Mais juste pour les fans, un petit résumé de ce spectacle au filon éculé, épuisant et ennuyeux.

 

Alors que Jason Bourne, invisible donc mais traînant dans les parages, menace de rendre publiques deux opérations secrètes de la CIA, l’agence tente de couvrir un troisième programme en éliminant les agents impliqués. L’un d’eux  Aaron Cross (Jeremy Renner) parvient à s’échapper en entraînant dans sa fuite une scientifique (Rachel Weisz) encore plus gênante que lui. En résumé une course contre la mort au final grotesque à moto dans les quartiers populueux de Manille, pour une intrigue fumeuse qui n’a rien à raconter.

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19/09/2012

Sortie cinéma: Stéphane Brizé propose "Quelques heures de printemps"

19180456.jpg-cx_160_213_0-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgTrès beau moment de cinéma avec le film coup de poing de Stéphane Brizé (photo) qui, à son habitude, explore les troubles de la sphère intime dans Quelques heures de printemps. Sorti de prison, Alain Evrard, camionneur de 48 ans, complètement démuni, est obligé de retourner vivre chez sa mère. Devenu trieur d'ordures, rejeté par la société, il subit douloureusement le partage de son quotidien avec cette femme froide et distante, presque mutique. Une cohabitation forcée qui fait ressortir la violence de leur relation, lorsqu'Alain se laisse aller à ses explosions de rage.

Un jour, il découvre que sa mère, condamnée par la maladie, a fait appel à Exit. Stéphane Brizé s'empare alors du sujet du suicide assisté. Une urgence qui devrait inciter ces deux êtres affectivement handicapés et murés dans leur silence en dehors de leurs monstres engueulades, à se rapprocher l'un de l'autre avant l'issue fatale.  

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18/09/2012

Sorties cinéma: "A perdre la raison" et "Quelques heures de printemps", les chocs de la semaine

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaalafosse.jpgDeux films marquent cette semaine cinématographique. L’un est signé du Belge Joachim Lafosse, l’autre du Français Stéphane Brizé. Deux réalisateurs talentueux qui, chacun à leur manière et dans des registres différents, ont puisé leur inspiration dans les liens familiaux pour livrer deux oeuvres chocs. Commençons par le premier. Je consacrerai une note particulière au film de Brizé.

Avec A perdre la raison, Joachim  Lafosse  s’inspire librement d’un fait divers  tragique, un quintuple infanticide qui avait secoué la Belgique le 28 février 2007. Dans la fiction, Murielle et Mounir sont jeunes et beaux, ils s’aiment, se marient. Et s’installent chez le docteur André Pinget, mentor trouble et protecteur de Mounir depuis qu’il a contracté un mariage blanc avec sa mère. Et puis les bébés arrivent, l’un après l’autre, jusqu’au quatrième.

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