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11/09/2013

Cinéma: "Rock The Casbah" donne la parole aux femmes

rtc_gross[1].jpgAprès Marock, où elle décrivait une jeunesse marocaine dorée s’éclatant à l’occidentale mais toujours sous le poids de la tradition et de la religion, Laïla Marrakchi propose Rock The Casbah, une comédie douce-amère sur la place des femmes dans son pays.
 
Nous sommes à Tanger, en été. La famille se réunit pour un triste événement, le mort du père qui n’a laissé que des femmes derrière lui. C’est le branle-bas dans la maison avec le débarquement de la petite dernière, Sofia. S’affranchissant de l’autorité paternelle, elle est allée vivre sa vie à New York où elle joue les terroristes dans des séries télévisées.
 
Chamboulant l’ordre établi, Sofia sera une sorte de révélateur pour ces femmes en quête de liberté et d’identité. Rebelle, mariée et mère d’un petit garçon, elle est décidée à régler quelques comptes avec ses sœurs et une famille sur laquelle plane un lourd secret.
 
La réalisatrice propose une intrigue originale où elle aborde plusieurs sujets délicats dont la sexualité. Donnant  la parole à ses héroïnes qui ont troqué le maillot de bain pour la djellaba ainsi que l’exigent les circonstances, elle leur permet de se dévoiler dans une société qui reste largement sous domination masculine. Le tout paradoxalement vu à travers le regard d’un homme, en l’occurrence le fantôme du patriarche décédé. Incarné par  Omar Sharif, il commente avec humour tous ces petits événements.  
 
Dommage que le film, manquant de rythme, traîne en longueur. Il n’est pas non plus idéalement servi par l’interprétation moyenne de comédiennes parfois fâcheusement en roue libre.

Film à l'afficxhe dans les salles romandes dès mercredi 11 septembre.

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Cinéma: "Le Majordome" avec Forest Whitaker déjà promis à l'Oscar

forest-whitaker-et-oprah-winfrey[1].jpgSa mère est violée et son père tué sous ses yeux dans la plantation où ils s'éreintent à ramasser le coton. Le prenant en pitié, la maîtresse du domaine lui propose de devenir employé de maison. Mais dès qu’il en a la possibilité Cecil Gaines décide d’échapper à la terrifiante violence ségrégationniste qui règne au sud des Etats-Unis pour gagner le nord un peu moins hostile à la communauté noire.

Après avoir décroché un poste dans un grand hôtel, il réussit miraculeusement à devenir majordome à la Maison-Blanche. Témoin passif de bouleversements politiques majeurs avant d’en saisir l’importance à la fin de sa vie, Gaines servira docilement sous sept présidents, d’Eisenhower à Reagan, dont le réalisateur offre une représentation souvemt à la limite du ridicule. A l’image du freluquet James Marsden, campant un John Fitzgeralfd Kennedy hautement improbable. 

Lee Daniels s’est inspiré de la vie d’Eugene Kelly, le vrai majordome de ces puissants locataires du bureau ovale, pour évoquer les heures sombres de la condition noire. Avec cet ambitieux récit qu’il veut à la fois émouvant édifiant, le cinéaste livre une fresque militante et pédagogique s’étalant sur trente ans, longuette,  délibérément fédératrice et à la mise en scène plutôt  boursouflée.

Pas toujours convaincant, bien que promis à l’Oscar du meilleur acteur, Forrest Whitaker, l’air déjà  vieux en entrant en principe jeune à la Maison-Blanche donne la réplique à Oprah Winfrey, en épouse  désoeuvrée sombrant dans l’alcoolisme. Tous deux sont entourés d’une pléiade de stars, Robin Williams en Eisenhower, Alan Rickman en Ronald Reagan, Jan Fonda en Nancy,  John Cusak en Richard Nixon,  sans oublier Lenny Kravitz et Mariah Carey.
 
Sans surprise, Lee Daniels clôt son biopic historique par l’élection d’Obama, qui a avoué avoir versé une larme en le découvrant.  On n’en dira pas autant…

Fim à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 11 septembre.

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04/09/2013

Cinéma: "Ilo Ilo", une famille singapourienne en crise sur fond de débâcle financière

Ilo_Ilo_Cannes_Review[1].pngAlors que la crise financière asiatique des années 90 commence à faire des dégâts dans la région, Ilo Ilo raconte en parallèle la relation entre une famille de Singapour et leur domestique Teresa, fraîchement débarquée des Philippines. Avec, comme beaucoup de ses compatriotes, l’espoir d’une vie meilleure. Son arrivée complique les rapports déjà tendus entre les parents et leur jeune fils, un gamin a périori odieux.

Insupportable, sinon grossier et méchant envers Teresa, il ne tarde pourtant pas à développer une forte complicité avec elle, provoquant la jalousie de sa mère qui se sent dépossédée de ses prérogatives. De son côté le père cache le fait pour lui honteux d’avoir été licencié. Le réalisateur Anthony Chen montre d’ailleurs le drame du chômage dans une scène éclair d’une rare brutalité. 

Pour son premier long-métrage où il explore toute une gamme de sentiments avec sobriété, sensibilité et une grande justesse de ton, le cinéaste de 29 ans a reçu la Caméra d’Or à Cannes en mai dernier. Un prix largement mérité pour une œuvre interprétée par d'excellents comédiens et à  la mise en scène parfaitement maîtrisée. Elle est en grande partie autobiographique. A l’image de l’enfant du film, Chen a été élevé par la bonne et a vu son père perdre son emploi. C'est dire s'il connaît son sujet.

Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 4 septembre.

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Cinéma: destin brisé pour "Les amants du Texas"

PHOfe4d630a-c222-11e2-bac3-c29781de5a1e-805x453[1].jpgEn choisissant de raconter l’histoire de Bob et Ruth, un couple de hors-la-loi follement amoureux, David Lowery s’exposait inévitablement à la comparaison avec Bonnie & Clyde. Bien que ses héros ordinaires, tous deux orphelins, n’aient pas grand-chose en commun avec les célèbres criminels d’Arthur Penn. Sinon de venir d’un bled perdu au fin fond du Texas et d’avoir commis un braquage.
 
Le casse tourne mal, une fusillade s’ensuit et Ruth blesse un policier. La sachant enceinte, Bob s’accuse à sa place et se retrouve derrière les barreaux. Avec une seule idée en tête, s’évader pour la rejoindre. Un plan de tous les dangers car si la police veille au grain, de redoutables tueurs à gages restent également à l’affût dans l’espoir de récupérer le magot.

Se déroulant dans les années 70, le premier long métrage de David Lowery ancré dans la mythologie du film de gangster, genre que l'auteur de 32 ans se profilant comme un surdoué de la pellicule se plaît à détourner le genre, avait été présenté à la Semaine de la critique au récent festival de Cannes. Basé sur les sentiments, il évoque les longues années d’attente et d’angoisse de la jeune femme élevant seule son enfant et redoutant le jour fatal. Tout en dévoilant au fil de l’intrigue l’intensité de la passion qui unit ces deux êtres au destin brisé.

Ils sont interprétés par Rooney Mara (révélée en hackeuse de choc dans la version américaine de Millenium) et Casey Affleck (photo). Ils se révèlent parfaits et attachants, elle en beauté à l’apparence frêle mais dotée d’un incroyable courage, lui en rebelle romantique, imprévisible et chevaleresque, se sacrifiant pour sauver l’amour de sa vie.

Ils contribuent évidemment à la réussite de ce film poignant, mélancolique et envoûtant que David Lowery, influencé par Terrence Malick et sa fascination pour la nature, inscrit dans l’atmosphère moite d’un Texas aride aux paysages magnifiquement désertiques. Une petite perle à ne pas manquer.

Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 4 septembre.

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27/08/2013

Cinéma: "We're The Millers", humour extra-gras avec Jennifer Aniston

we-re-the-millers01[1].jpgAgressé par trois voyous qui lui piquent sa came et son fric, obligé du coup de rembourser Brad, un dangereux gangster qui est aussi son fournisseur, David Burke se retrouve dans une sale situation. Pour s’en sortir, il n’a qu’une solution: se rendre au Mexique et ramener une cargaison de drogue aux Etats-Unis.

Mais comment s'y prendre sans se faire pincer? C'est alors qu'une idée lumineuse surgit de son cerveau embrumé. Il loue un maxi camping-car, engage Rose, une stripteaseuse irascible, ainsi que Casey et Kenny, deux teen-agers débiles, histoire de se faire passer pour un bon père rentrant de vacances avec sa petite famille.

Laborieuse comédie à l’humour extra-gras et aux situations téléphonées de Rawson Marshall Thurber We’re The Millers est emmenée par une Jennifer Aniston atone, devenue donc mère bidon et fausse épouse d’un minable dealer de shit interprété par Jason Sudeikis. On peut s’en passer…

Red 2, le retour des retraités

Egalement dispensable, la suite des aventures des agents retraités de la CIA, toujours disposés à sauver la planète. Apprenant la mort de son ancien collègue Marvin, Franck Moses se rend à son enterrement avec sa compagne Sarah, sans se douter (c’est bien le seul!) qu’il va avoir de gros ennuis.

Arrêté et interrogé par le FBI au sujet d’un mystérieux "Projet Nightshade", il ne doit son salut qu’à l’intervention de Marvin qui avait simulé sa mort. Ils se lancent alors dans une course poursuite à travers le monde pour découvrir le secret du dit projet. Avec Bruce Willis, John Malkovich, Anthony Hopkins, Helen Miren, Catherine Zeta-Jones et les autres.

Films à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 28 août.

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Cinéma: "Jeune & jolie", Marine Vacth se prostitue chez Ozon

young-beautiful[1].jpgA l’évidence, Fançois Ozon aime enchaîner les films. Sept mois après la sortie de Dans la maison, il était déjà en lice pour la Palme d’Or au dernier Festival de Cannes avec Jeune & jolie. Un film qui dévoile la beauté et la plastique de rêve de Marine Vacth (photo), passée de mannequin à actrice. Elle incarne Isabelle, une étudiante de 17 ans  qui se prostitue. Le tout sur fond d’internet et des facilités offertes par la toile pour débusquer le client.

Loin pourtant de l’idée de François Ozon de faire œuvre documentaire, sociologique, psychologique  ou générationnelle en abordant les nouveaux moyens de communication particulièrement actifs dans l’éveil de la sexualité. S’il a mené son enquête, rencontré des policiers de la brigade des mineurs ou des psy spécialisés, c’est pour nourrir l’oeuvre en dominant la matière, de façon à mieux s’en éloigner par la suite.

Brossant le portrait d'Isabelle dans une approche impressionniste à travers quatre saisons et quatre chansons de Françoise Hardy, qui n’aime pas son choix dixit le cinéaste, celui-ci tient d'abord à raconter l'histoire d’une jeune fille particulière qui se cherche. Elle ne se prostitue ni par plaisir (il suffit de voir le look de la plupart des objets de ses passes pour s’en convaincre), ni par nécessité dans la mesure où elle vient d’une famille bourgeoise et n’a pas besoin d’argent. Mais pour se trouver.

Petite plongée dans l'univers des ados

Ozon suit donc le parcours d’Isabelle, qui commence par se débarrasser de sa virginité pendant les vacances en couchant avec un jeune Allemand de passage qu’elle jette aussi sec. Puis il se lance dans la description répétitive et assez lassante des 5 à-7 quotidiens et crapuleux de la lycéenne qui fait la pute sans états d’âme, se tapant n’importe qui contre de l’argent, même si ce n’est pas son moteur. Jusqu’au drame qu’on vous laisse découvrir.

Le sujet peut éventuellement étonner, mais il n’est en principe pas destiné à choquer, son auteur souhaitant avant tout se plonger dans l’univers des ados et leurs tourments, ce qu’il n’avait pas fait à partir de Sous le sable. C’est également dans le but de démythifier une adolescence idéalisée souvent montrée à son avis dans le cinéma français. "Je garde un souvenir plutôt douloureux de la mienne, raison pour laquelle j’ai eu envie d’en parler avec une certaine distance", remarquait-il lors de sa conférence de presse sur la Croisette.

François Ozon a rencontré de nombreuses comédiennes avant de craquer pour Marine Vacth, déjà vue chez Klapisch et Arcady et aux côtés de Vincent Cassel pour un parfum d’Yves Saint-Laurent. Jeune et jolie elle porte…  Jeune & jolie sur ses épaules avec une conviction qui n’emporte pas toujours l’adhésion.

Indifférent, introverti, mal à l’aise, secret dans son désir de se vendre, son personnage manque de chair et de sang. A l’image d’un opus certes bien mené, à la mise en scène élégante mais qui se contente trop de surfer sur l’activité se voulant scandaleuse et perverse de son héroïne pour titiller le spectateur.

Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 28 août.

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21/08/2013

Cinéma: "Jobs" évoque un génie dans un biopic...sans génie

ashton-kutcher-as-steve-jobs[1].jpgSteve Jobs disparu, on imaginait bien qu’un film sur sa vie ne tarderait pas à voir le jour. Le cinéma indépendant s'y est immédiatement attelé pour nous livrer la chose même pas deux ans après sa mort, survenue le 5 octobre 2011. Jobs est signé Joshua Michael Stern, qui s’est emparé du génie planétaire d’Apple pour nous livrer un biopic… sans génie hélas.

Il a confié au "geek" Ashton Kutcher (photo), comme il le revendique, le soin de se glisser dans la peau du grand homme dont il s'applique, après avoir regardé des centaines d'heures de vidéos sur lui, à reproduire la démarche, la gestuelle et la diction. Le réalisateur en rajoute d'ailleurs lourdement, histoire de nous montrer à quel point son protagoniste s’en tire bien…  

En fait, on se demande quelle est la réelle utilité de l’opus. Sinon de prendre de court Hollywood en se consacrant le premier au parcours et à l’ascension extraordinaires de cet innovateur hors du commun, qui a révolutionné notre manière de vivre et de percevoir le monde. Sony planche en effet également sur le sujet avec Steve Wozniak, l’autre père de la marque à la pomme. Ce qui l’a poussé à émettre des réserves sur Jobs, où son personnage est interprété par Josh Gad.

C’est aussi le cas des critiques et du public aux Etats-Unis qui ont largement boudé le film à sa sortie. Joshua Michel Stern y retrace vingt ans de l’existence de Steve Jobs, de la création d’Apple dans un garage californien à son retour triomphant à la tête de l’entreprise qu’il avait créée avant d’en être écarté. Pour en faire un formidable succès.

L'homme derrière l'icône

Tout en glorifiant l’inventeur visionnaire, le cinéaste s’attache aussi à révéler l’homme derrière l’icône. Et en dresse un portrait peu flatteur, le dépeignant comme un personnage froid, dur avec ses collaborateurs, égocentrique, asocial. Fuyant également lâchement ses responsabilités si on se réfère à sa rupture avec sa petite amie enceinte et à son refus initial de reconnaître l’enfant.

Très bien tout ça, sauf que les choses s’arrêtent au moment de la relance d’Apple, avec la sortie de l’iPod en 2001. Laissant le spectateur sur sa faim en ce qui concerne les dernières avancées technologiques de la compagnie et la maladie de son géniteur. Pour cela il faudra attendre la biographie de Sony, basée sur le bouquin à succès de Walter Isaacson et dont on doit le scénario à Aaron Sorkin.

Ce dernier avait déjà écrit celui de The Social Network consacré à Mark Zuckerberg, le fondateur de Facebook et qui avait rapporté 200 millions de dollars. C’est dire si Jobs aura affaire à la plus rude des concurrences.

Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 21 août.

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05/08/2013

Cinéma: "Your sister's sister" met en scène un bon trio d'acteurs

images[1].jpgNe parvenant pas à se remettre de la mort de son frère, Jack accepte la suggestion d’Iris, sa meilleure amie, d’aller passer une semaine, seul, dans son chalet familial pour retrouver un peu goût à l'existence. 

A son arrivée pourtant, il trouve les lieux déjà occupés par Hannah, la sœur lesbienne d’Iris, venue oublier une grosse déception amoureuse. Après une soirée trop arrosée et propice à d’inattendus ébats entre ces deux cabossés de la vie, les choses se compliquent avec l'arrivée pour le moins inopinée d’Iris.  

Lynn Shelton, qui s’était fait connaître avec Humpday où deux hétéros décidaient  de tourner un porno gay (la chose ayant par ailleurs donné lieu à l’insipide remake Do not disturb d’Yvan Attal), place cette fois son héros masculin entre deux sœurs, le laissant se dépatouiller dans cette situation a priori ingérable. Aussi bien amoureusement que sexuellement.

Surfant avec un certain humour sur la complication des relations humaines, la réalisatrice américaine propose, en dépit de son manque de rythme et de son côté bavard, une petite comédie auteuriste plutôt plaisante, au scénario original. Mais elle tient surtout la route grâce à la bonne prestation du trio formé d’Emily Blunt, Rosemarie DeWitt et Mark Duplass (photo).


Cha cha cha, entre corruption et règlements de comptes

images[2].jpgA la demande de Michelle, son ex-maîtresse devenue celle du puissant et redoutable avocat Argento, Corso, un ancien flic reconverti dans le privé, file son jeune fils qui joue les rebelles. A la sortie d’une boîte de nuit, l’adolescent est tué dans un accident de voiture que le détective, en dépit de la thèse policière d’une tragique mais simple collision, trouve immédiatement suspect.

La découverte dans un terrain vague du cadavre d’un homme apparemment proche d’Argento le conforte dans ses premières déductions. Et nous voici embarqués dans une difficile et tortueuse enquête avec corruption, espionnage, écoutes téléphoniques et règlements de comptes à la clé. Ambiance on ne peut plus italienne pour ce film noir sur lequel plane indéniablement l’ombre de Berlusconi…  Avec Luca Argentero et Eva Herzigova (photo).

Films à l'affiche dans le salles romandes dès mercredi 7 août.

 

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31/07/2013

Cinéma: "Lore", Insaisissables", "Né quelque part"

images[2].jpgA la fin de la guerre, en 1945, Lore et ses frères et sœurs livrés à eux-mêmes après l’arrestation de leurs parents nazis, traversent l’Allemagne vaincue et en déroute pour rejoindre leur grand-mère à Hambourg. En chemin ils rencontrent Thomas, jeune juif rescapé des camps. Pour survivre, Lore n’a d’autre choix que de lui faire confiance.

Avec ce film, la réalisatrice australienne Cate Shortland s’empare d’un thème fort pour livrer sa réflexion sur la culpabilité collective, la transmission du mal d'une génération à l'autre, l’éveil d’une conscience. Elle gâche pourtant un peu son sujet en y mêlant, d’une manière trop maladroite et mièvre au cours de cette errance initiatique, la naissance à la sexualité de Lore, son désir pour Thomas. Le garçon qui représente tout ce qu’on lui a toujours appris à haïr.

De même, on lui reprochera une démarche formelle trop esthétisante, souvent mal en rapport avec la violence, la désolation et le chaos ambiants. Rien à redire en revanche sur le jeu des jeunes acteurs. A commencer par l’héroïne, interprétée avec beaucoup de talent par Saskia Rosendahl (photo).

Insaisissables, un  thriller efficace

extrait-du-film[1].jpgDe nos jours, les magiciens ou autres illusionnistes doivent se montrer de plus en plus sophistiqués et bluffants pour remplir les salles et éblouir le public. C’est le cas des "Quatre Cavaliers" qui donnent un spectacle décoiffant sur une scène américaine, notamment en braquant simultanément une banque en France. Ils ne se contentent d'ailleurs pas de piller les banques, mais distribuent l’argent en direct pendant leurs shows.

Promettant de faire preuve de davantage d'audace, ces Robins des Bois d’un nouveau genre ont du coup à leurs trousses le FBI et Interpol. Commence alors une course contre la montre, prétexte à une explication des tours spectaculaires et, hélas, à une surenchère de bagarres.

Pour le reste Louis Leterrier, habile technicien pétri de bonnes idées, propose avec Insaisissables un thriller sans grand génie dans sa facture, mais efficace, ludique et divertissant. Il est emmené par Jesse Eisenberg (photo), le comédien révélé par The Social Network, film à succès où il jouait ou plutôt devenait carrément Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook.

Né quelque part, une bonne surprise

ne_quelque_part_-_jamel[1].jpgJeune Français de 26 ans, Farid doit se rendre en Algérie pour sauver de la démolition la maison de son père. Il découvre sa terre d’origine comme il ne l’imaginait pas, ainsi qu’une brochette de personnages drôles, chaleureux et touchants. Dont son cousin, une fripouille débrouillarde qui rêve d’émigrer en France.

Né quelque part, premier film de Mohamed Hamidi coproduit par Jamel Debbouze est, contre toute attente, une plutôt bonne surprise. Comédie sociale douce-amère, à la fois grave et légère sur fond de quête d'identité, elle évoque aussi de façon humoristique et critique les difficultés du pays.

En outre le réalisateur n’a pas choisi le comédien le plus moche pour le rôle principal. Belle gueule, convaincant, Tewfik Jallab (photo en compagnie de Jamel Debbouze) porte l'histoire, tout en séduisant par sa fraîcheur et son indéniable charisme. Il fait oublier la mise en scène convenue de l’opus qui n’évite pas toujours les clichés et a parfois tendance à abuser des bons sentiments.

Films à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 31 juillet.

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Cinéma: "Les Schtroumpfs 2", avec la Schtroumpfette en pleine crise existentielle

21012563_20130614164220596.jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgLe premier ayant généré un pactole de 560 millions de dollars, ne pas surfer sur la vague bleue planétaire était impensable. Dans Les Schtroumpfs 2, animation encore une fois réalisée en prises de vue mêlées à des images de synthèse, les petits personnages imaginés par Peyo en 1958 passent, toujours sous la houlette du réalisateur Raja Gosnell, de New York à Paris. Avec la Schtroumpfette en vedette, victime d’un rapt et en pleine crise identitaire. Le tout en 3 D, cela va sans dire.

Devenu une star internationale de la magie mais rêvant toujours de posséder suffisamment d’essence de Schtroumpfs pour régner sur le monde, l’ignoble Gargamel a inventé les Canailles, la perfide Vexy et le simplet Hackus (photo ci-dessous), qu’il veut transformer en  petits personnages bleus à bonnet blanc afin d’obtenir un accès illimité au précieux arome. 

Mais il lui manque la formule secrète que détient leur "sœur", la Schtroumpfette. Pour exécuter son plan infâme, l’immonde envoie ses deux nouvelles créatures kidnapper la demoiselle. A charge pour elles de manipuler leur victime en lui faisant croire qu’elle appartient à leur clan. Ce qui n’est pas entièrement faux, dans la mesure où Gargamel est son géniteur biologique et que le Grand Schtroumpf n’est que son père de cœur.

274591_8424460c41e8d08d7b0a7d82a554548e[1].jpgDu coup, à chaque anniversaire, la Schtroumpfette s’interroge sur son identité, se demandant si elle est une authentique Schtroumpf. D’où l’éventuelle tentation qu’elle livre la recette magique à ses ravisseurs. Face à ce questionnement existentiel de tous les dangers, le Grand Schtroumpf mobilise ses troupes. Se retrouvant malencontreusement avec le Maladroit, le Grognon et le Coquet sur les bras, il fait appel aux Winslow, ses amis humains, pour tirer la Schtroumpfette des griffes de l’ennemi. Et la convaincre que sa vraie place est chez les gentils lutins qui l'aiment.

L’animation est plutôt réussie ainsi que les effets spéciaux, bien que très répétitifs. Par ailleurs gags et cascades, pagaille semée dans une confiserie, course-poursuite effrénée dans les rues de Paris dans un chariot, ou encore borborygmes miauleurs du maléfique chat Azraël, devraient probablement ravir les petits (pas trop exigeants) à qui le film est destiné.

Pauvre Pyo quand même. Car voilà qui ne fait pas oublier la pauvreté du scénario, les incohérences et les longueurs qui rendent le film interminable. Par ailleurs une chose est sûre on a encore plus de mal à supporter le baveux et horripilant Hank Azaria, cauchemar ambulant dans le rôle de Gargamel.

Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 31 juillet.

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