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12/11/2014

Masters de Londres: les Fedrinka jouent les bêtes noires. Jusqu'à quand?

topelement[2].jpgD’accord, les Suisses ont jusqu’ici fait parler la poudre à Londres. A commencer par Wawrinka qui a atomisé ce malheureux Berdych, errant sur le court le moral en mille morceaux. Mais cela ne signifie pas que c‘est dans la poche pour le Vaudois.

Il n'empêche. Les médias en folie délirent, l'imaginant déjà réduire Djokovic en bouillie. A croire qu'avoir terrassé le saigneur des courts à Melbourne il y a une dizaine de mois avait suffi au Vaudois pour devenir sa bête noire...

Et cela de chaque côté de la frontière, où on ne tarit pas d’éloges sur la solidité impressionnante de l’homme, redevenu l’espace d’une rencontre Stan The Man, Stanimal, Stantastique et j’en oublie. Rien, ai-je même lu, ne peut déconcerter le personnage peut-être parti pour une fin d’année exceptionnelle.

Oubliant que ses fulgurances sont nettement moins nombreuses que ses déroutantes et pitoyables plantées à répétition. Mais adepte de la méthode Coué, l’intéressé lui-même balaie souverainement l'obstacle, estimant tout simplement qu’il est de taille à battre n’importe qui. Il reste juste à espérer qu'il marque quelques jeux face au vampire serbe ce soir. Car à voir évoluer ce dernier...    

1328604-28565652-1600-900[1].jpgBref, inutile de préciser que ces rodomontades m’inquiètent un chouïa. D’autant qu’il y en a encore davantage pour les fabuleux exploits du maître des maîtres. Et notamment dans L’Equipe, lyrique à souhait en évoquant la défaite, contre le king, de la Mistinguette canadienne aux gambettes interminables, qui "s’est pris les yeux dans les phares de la limousine suisse".

Là, c'est carrément de l'intox en vue de la finale de la Coupe Davis! Mais en attendant que notre gloire nationale, certes bien partie mais pas encore rendue, rallie le dernier carré, je ne peux m’empêcher de me ronger respectivement les ongles en songeant à ses mortifiants échecs à l’US Open et au Masters de Bercy, qui vont cruellement la priver du plaisir intense de coiffer Dracula au poteau.

Surtout que ses empêcheurs de triompher en rond lors de ces deux récentes épreuves ne sont autres que Cilic et Raonic, débarquant alors sur le court le couteau entre les dents avec pour seul objectif l’insigne honneur d’écraser le mythe. Mission réussie, ils se font pour l’instant les curieux auteurs des pires performances chez Sa Majesté british. De quoi regretter parfois d’être une légende…

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31/10/2014

Bercy: Federer se brûle à force de jouer avec le feu. La pression monte en vue de la finale de Coupe Davis

images[9].jpgDans les journaux de France Info, on parlait étourdiment de la sensation du jour, à savoir Federer éliminé en quarts de finale par le Canadien Raonic à Bercy. Alors que c’était plutôt chronique d’une défaite annoncée! Car si le maestro alignait les victoires depuis l’US Open, elles n’étaient pas toutes très convaincantes. 

La preuve à Shanghai où, après avoir sauvé cinq balles de match d’entrée contre le modeste Argentin Leonardo Mayer, le king soufflait in extremis le titre sous le nez du Français Gilles Simon.

A retenir certes la fantastique rencontre du génie contre Djokovic en demie. Ce qui ne l’a pas empêché de nous reflanquer les chocottes à Bâle, où il a sacrément peiné pour se débarrasser du géant papy croate Ivo Karlovic, avant de jouer logiquement Goliath face au trop tendre Belge Goffin, David de son prénom.

Il n’empêche que tout baignait pour lui selon les media, qui le voyaient coiffer le vampire serbe au poteau à la fin de l’année. Misant pour cela sur un triomphe de ce brave Rodgeur dans la Ville Lumière. Sauf qu’il nous rejouait le même scénario qu’en Chine avec un premier match à nouveau gagné par les poils contre le Bleu Jérémy Chardy.

Et je ne parle pas de sa constance coupable à rater les innombrables balles de break gracieusement mises à sa disposition par des adversaires loin de son niveau. Il a même dû lutter dans les sept minutes pour ravir le service de Pouille, un illustre inconnu tricolore issu des profondeurs du classement. A force de jouer ainsi avec le feu, rien d’étonnant à ce que la légende se soit méchamment brulée au contact du redoutable bombardier Raonic. Et qu'il en est fini de ses espoirs de remonter sur le trône, vu la forme de Dracula, facile vainqueur de Murray la belette en quarts. 

Et cela ne devrait pas changer aux Masters de Londres. Reste la finale de la Coupe Davis dont le Bâlois serait bien inspiré de faire désormais sa priorité. Car s'il n'a pas réussi à atteindre le dernier carré et que Wawrinka a été éliminé au second tour, aucun Français n’a passé les huitièmes à Paris. C'est dire si la pression monte à 22 jours du coup d’envoi.

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27/10/2014

Finale de la Coupe Davis: chaque battement de cil des Rouges et des Bleus passé au crible!

fede-tsonga_3e3699d5edaff3a2fcf5caa2c01a67cd[1].jpgDepuis que Suisses et Français ont été invités, en septembre dernier, à en découdre à Lille du 21 au 23 novembre dans l’espoir de remporter le fameux saladier d’argent, c’est du délire au sein de la planète tennis.

Et je ne vous parle pas des pauvres auditeurs d’Europe 1 qui devront se farcir les commentaires de l’insupportable Cyril Hanouna. A côté, ceux des spécialistes de la RTS, c’est du miel pour les oreilles. Y compris les piaillements de la perruche, alias Pierre-Alain Dupuis…

Non, je vous parle de chaque mot, chaque geste, chaque battement de cil des uns et des autres examiné, sondé, scruté, décodé. Sans compter chaque point, chaque set, chaque match analysé, décortiqué, décodé, épluché, disséqué. 

C’est dire si la Coupe Davis est dans toutes les têtes helvético-hexagonales à Bercy, dernier grand rendez-vous où les futurs adversaires testent leur forme à l'image d'un Gasquet conquérant et chanceux au premier tour, vu que contrairement aux deux Rouges déjà qualifiés, aucun Bleu n'est assez fort pour s’aligner au tournoi des maîtres chez les British. 

Mais Federer a eu beau gagner à Shanghai et Bâle je ne peux m’empêcher de penser que les chances des Suisses qui avaient à mon avis passé de presque nulles à très minces, n’ont pas augmenté d’un iota. Et les pathétiques tentatives de Gilles Simon (je ne le croyais pas aussi peste) d’appeler au boycott de Rodgeur question applaudissements n’y sont pour rien.

Ce qui m’inquiète ce sont les déclarations de Sa Grâce selon lesquelles la Coupe Davis n’est pas sa priorité, tant il trouve plus fun de redevenir numéro un mondial à la fin de l’année au nez et à la barbe de Djokovic. Même si le "saigneur" des courts, qui a déjà épuisé les joies de la paternité, n'a pas la moindre intention de laisser la légende ajouter un nouveau chapitre à sa glorieuse saga.

On peut certes regretter que le Guillaume Tell du tamis soit aussi peu patriote et ne pense qu’à lui. Mais la question est ailleurs. Il envoie surtout un très mauvais signal à un mois de cette fichue finale. Courir deux lièvres aussi trapus, c’est trop risqué. Et le maestro sent bien que Wawrinka est actuellement plus un poids qu’un soutien. Autrement posé, que les carottes sont quasi cuites côté Davis.

Voilà qui ne va malheureusement pas inciter le Vaudois, empêtré dans ses prématurées défaites à répétition depuis trois tournois, à faire des étincelles à Paris et à Londres.

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10/10/2014

Finale de la Coupe Davis: les chances des Suisses passent de quasi nulles à très minces...

1328604-28565652-1600-900[1].jpgLes chances des Suisses de battre en finale de la Coupe Davis les Français, grands spécialistes de l’épreuve, étaient jusqu’ici plus minces qu’un papier à cigarette. Elles semblent avoir un chouia augmenté.  

Le résultat de la légende en quarts du Masters de Shanghai n’est pas étranger à mon minuscule regain d’optimisme. Bien qu’ayant sué sang et eau jusqu’au tie-break pour remporter le premier set face à Benneteau, Federer n’a en revanche et contre toute attente pas trop œuvré dans le détail au cours du second. Allant jusqu'à offrir cyniquement une roue de vélo au Bleu, qui passe parfois pour l’une de ses bêtes noires.

Certes Wawrinka qui, en dépit de sa pub pour Visilab n’en voit décidément plus une depuis son triomphe australien contre Nadal en janvier dernier puis contre le Bâlois en avril à Monte-Carlo, n’a de loin pas rassuré les fans des Rouges. Mais s’il a été pitoyablement éliminé dès son entrée à Tokyo par un illustre inconnu nippon et à Shanghai par… le Tricolore Simon, ce fut le même fiasco pour Gasquet à un tour près.

De son côté Tsonga, suite à sa victoire sur Sa Grâce helvétique à Toronto, a lui aussi erré tel un fantôme sur le court à l’US Open puis au Japon, pour jouer l’Arlésienne en Chine. A l’image de Monfils pas encore remis de la défaite cruelle que lui a infligée le Bâlois en quarts à New York, alors qu'il avait failli rendre les armes dans la quatrième manche. 

Rendez-nous Saint Ottmar!

Il serait toutefois fort dangereux de vendre la peau de l’ours comme certains spécialistes du crampon qui voyaient l'Helvétie l’emporter les doigts dans le nez contre la Slovénie après son faux-pas contre l’Angleterre. Mais caramba, encore raté, ce qui plombe déjà quasiment définitivement les espoirs de qualification pour l’Euro.

Le prétentieux Petkovic et ses ouailles, se vautrant dans l’autosatisfaction en estimant en substance avoir réussi un bon match n’ont pas l’air de réaliser la chose. La preuve ? Selon leur analyse pointue de la rencontre, il leur manque juste de la confiance, de l’efficacité, de l’inspiration et surtout la rage de mettre le ballon au fond. Rien que ça....Seigneur, rendez-nous Saint Ottmar!

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06/10/2014

Marin Cilic, l'Attila de l'US Open, par deux fois au tapis en Chine!

images[11].jpgIl se passe parfois des choses surprenantes en sport. Vous avez des athlètes, des cyclistes ou des tennismen qui ne cassent pas franchement des briques et hop, d’un coup d’un seul les voici qui se transcendent pour atomiser les meilleurs.

A l’image de Marin Cilic qui, on s’en souvient, s’était vu infliger l’an dernier une suspension de neuf mois pour dopage. Réduite à quatre vu qu’il avait reconnu sa faute, en admettant avoir ingéré une substance interdite par inadvertance.

Sa punition ayant ainsi pris fin en octobre 2013, il pouvait à nouveau s’aligner début novembre. Mais le Croate ne s’était pas trop fait remarquer, remportant deux insignifiants tournois de campagne, jusqu’à la tournée américaine et Toronto, où il avait mené la vie très dure à Federer en quarts avant de s’incliner face à la légende, puis plus curieusement devant Wawrinka en huitièmes à Cincinnati.

Pour revenir le couteau entre les dents à l’US Open ou tel l’Attila des couts, il a tout balayé sur son passage. Après avoir eu besoin de cinq sets pour se débarrasser du Français Simon, Cilic plus affamé qu’un ogre a englouti en trois petits sets ridicules Berdych, puis le maestro pourtant certain qu’il pouvait remporter son dix-huitième Grand Chelem dans la Grosse Pomme et enfin, pour s’offrir le trophée, le valeureux Nishikori.

Certes il était sur les rotules le Japonais. Il n’empêche. Depuis son insolent triomphe new-yorkais, Cilic erre tel un fantôme sur le circuit. D’abord il a été sèchement battu par Murray en quarts à Pékin. Pire il s’est fait sortir par son compatriote Karlovic, de quasiment dix ans son aîné au premier tour du Master de Shanghai. Alors je ne sais pas vous, mais moi je trouve tout cela quand même un rien stupéfiant…

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14/09/2014

Les Suisses en finale de la Coupe Davis: de gros soucis à se faire contre la France!

4134327_fab553-115111-01-02_640x280[1].jpgPas de stress dans la cabine et devant le poste glosaient  Pierre-Alain Dupuis et son consultant Marc Rosset hilares, voyant Federer atomiser vite fait Fognini et donc qualifier la Suisse pour la finale.

En effet que de dithyrambes à l’égard du maestro avant le match, nos experts exaltant l’incommensurable talent du Suisse, doté d’une flopée d’options tactiques et critiquant sinon moquant les faiblesses immenses de l’Italien, incapable à leurs yeux ne serait-ce que d’éventuellement tenter d’ébranler un tant soit peu le monument.

Le Transalpin n’a pourtant pas été aussi mauvais qu’ils l’ont prétendu. Certes il a plutôt mal tricoté les deux premières manches, à la plus grande joie de nos deux comiques, lui souhaitant hypocritement le contraire. Et qui furent forcés de retourner pitoyablement leur veste lors de la troisième.

Car Fognini resserrant les mailles contre toute attente, se mettait à surclasser le maître, livrant jeu blanc sur jeu blanc tandis que la légende, peinant à plusieurs reprises jusqu’à égalité puis avantage pour son adversaire, finissait par concéder un t-break relativement dangereux. 

Du coup nos comiques, rabattant leur caquet, se mettaient  trembler, invoquant à l’envi la grosse fatigue de la tournée américaine, le décalage horaire, et la tension mentale de notre gloire nationale. C’est quand même une demi-finale de Coupe Davis! relevaient-ils avec angoisse. Toutes choses qui évidemment n’avaient même pas été mentionnées à l’entame de la partie.

D'accord, le phénix s'est ressaisi in extremis. Et seule la victoire est jolie. Il n'empêche. Au vu du nouvel échec mortifiant en double et de ce match au dernier set des plus laborieux bien qu’on parle en substance de récital du phénix, une chose est sûre: on a de gros soucis à se faire pour la finale contre les Français, fin novembre à Lille.

Surtout après la claque retentissante infligée par Tsonga et Gasquet aux Tchèques qui, comptant quand même Berdych dans leurs rangs, ont été terrassés en trois petites rencontres. Or quand on pense que nos chers voisins ont encore Monfils, Simon et Benneteau à disposition, Il est fort douteux qu’ils s’offrent en victimes expiatoires.

D’autant que Rodgeur va leur faciliter la tâche en ratant, comme il en a dorénavant pris la fâcheuse habitude, la majorité de ses balles de break. Pour autant qu’il en obtienne. Si cela n’a finalement pas porté à conséquence contre Bolleli et Fognini, ce sera rédhibitoire contre les Bleus. 

Le mythe helvétique a certes affirmé qu’il n’allait pas jouer une finale pour la perdre et Rosset estime les chances des combattants à 50/50. Voilà qui me paraît extrêmement optimiste. Pour ne pas dire complètement irréaliste face à des Tricolores non seulement hyper fans de l’épreuve mais qui l’ont gagnée un certain nombre de fois…

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09/09/2014

Euro'16: les footeux suisses victimes à leur tour d'un complexe de supériorité!

images[9].jpgVoilà qui m'a hélas douloureusement rappelé l’euphorie suisse à l’US Open, où on donnait Federer vainqueur de son 18e Grand Chelem. Une main attachée dans le dos de sucroît vu la qualité moindre de ses adversaires. 

On n'a pas tardé à constater le contraire, suite à la piètre performance du maestro, atomisé par l'épouvantail Croate Marin Cilic en demi-finale. Qui, juste en passant, a refait impitoyablement le coup au Japonais Nishikori, raflant la Coupe en trois sets secs.  

Pour en revenir à nos footeux, ce fut rebelote dans le genre optimisme à tout crin avant le premier match de qualification pour l’euro'16, où les Suisses affrontaient les Anglais. Comme pour Rodgeur, les voyants étaient au vert, la Nati ayant incontestablement les armes, selon les experts infaillibles du crampon, pour venir à bout de cette Albion.

Non seulement elle avait paumé sa perfidie au Brésil après sa piteuse élimination au premier tour, mais ne l‘avait pas franchement retrouvée lors de sa récente victoire étriquée en rencontre amicale contre une bien petite Norvège. Du haut de sa prétention, le nouvel entraineur Petkovic n’hésitait ainsi pas à estimer les chances de son équipe à 50-50. «Nous sommes fiers de pouvoir regarder l’Angleterre d’égal à égal!», plastronnait-il.  

Ben voyons! Il faut reconnaître qu’il n’était pas le seul à prendre ses rêves pour la réalité. L’heure n’est plus aux complexes clamait la presse, embouchant évidemment les trompettes. Et c’est ainsi qu’à force de cultiver celui de supériorité, les grands favoris helvétiques, aussi impuissants que la légende à Flushing Meadows, nous rejouaient gazon maudit en s’inclinant pitoyablement contre la prétendue équipe bout de bois de Roy Hodgson .

Du coup je ne vous raconte pas si je redoute la demi-finale de Coupe Davis ce week-end à Palexpo. Parce que naturellement, le succès des Fedrinka contre les Italiens est déjà une certitude pour les spécialistes toujours infaillibles du tamis. Il ne me reste donc plus à espérer que deux c’est assez, trois c’est trop. Et non jamais deux sans trois! 

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07/09/2014

Federer à l'US Open: caramba encore raté!

6123825[1].jpgComme il venait de s'imposer à Cincinnati, tous les spécialistes du tamis, et les Suisses in corpore, voyaient Federer gagner son 18e Grand Chelem en trois coups de cuillère à pot depuis le début de l’US Open.

Alors vous imaginez si, à l’image de Jean-Marc Rossier se montrant d’une prétention folle, ils n’avaient plus le moindre doute concernant l'exploit ultime de Sa Grâce, quand le Japonais Nishikori s’est retrouvé en finale après avoir saigné à blanc en quatre sets Djokovic, le vampire de Belgrade, autre grand favori de l'épreuve.

D’autant que pour rejoindre le petit Japonais, le maestro n’avait qu’à se débarrasser de Cilic qu’il avait de surcroît battu pour la cinquième fois au Master de Toronto. Il a fallu hélas très vite déchanter. En réalité, il a suffi que le Croate emporte le premier set et breake l’impuissant Rodgeur au tout début du deuxième, pour être certain que le Bâlois ne pourrait pas revenir.

Ce n’était hélas pour lui pas Monfils en face et il a fini par prendre une humiliante râclée, s’inclinant piteusement en trois petites manches tricotées de main de maître par son impitoyable adversaire. Qui avait bouffé du lion, du tigre et de la panthère 

Nadal ayant déclaré forfait et Murray n’étant pas à son meilleur niveau, aucun membre du big four n’est présent pour le duel au sommet, qui mettra donc aux prises deux seconds couteaux pour la première fois depuis 2005. Du coup, les experts d'Eurosport nous bassinent avec la révolution en marche dans le monde de la raquette, sous prétexte que des gamins ont damé le pion aux anciens.

6123882[1].jpgPourquoi pas des nourrissons pendant qu’on y est? A leur âge, (24 ans pour Nishikori et 25 ans pour Cilic) Federer et Nadal croulaient déjà sous les Grands Chelems et Djokovic en comptait deux. Alors il faudrait attendre un peu que les «enfants» confirment avant d’affirmer qu’ils ont tué les pères. Des pères qui, à part le king, ne les dépassent que de deux ou trois ans!

Mais le plus cocasse n’est pas là. Vous pensez bien que les commentateurs français, qui n’hésitent pas à mettre Gaël Monfils (28 ans) parmi les jeunes révolutionnaires, affirment  par ailleurs qu’un Tricolore a un rôle déterminant dans l’échec cuisant subi par notre gloire nationale.

Eh oui, figurez-vous que si Cilic a atomisé le mythe, c’est grâce à Gilles Simon qui a carrément décoincé le Croate en l’obligeant à jouer cinq sets. Chauvinisme, quand tu nous tiens…

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31/08/2014

US Open: ces "monstrueux mutants" made in France...

images[6].jpgIl m’arrive, je l’avoue, de m’énerver face aux stupides dithyrambes des Français à l’égard de leurs compatriotes. Inutilement, me rétorquerez-vous. Juste, car c’est encore pire que d’habitude dans cette édition de l’US Open.

Les commentateurs ont commencé à encenser leurs «pur-sang» dès le premier tour, continuant follement au deuxième et n’en pouvant déjà pratiquement plus au troisième où, chose incroyable, ils se retrouvaient à cinq en lice sur les… douze alignés au départ.

On a ainsi eu droit aux sempiternels «monstrueux»  d’Emilie Loit, terriblement à court de vocabulaire lors des matches des Bleus. Tandis qu’Henri Leconte, non content de nous jouer les sirènes d’alarme à chaque coup «exceptionnel» de Monfils nous servait sa soupe habituelle sur le côté extraterrestre du fabuleux Gaël, qui avait réussi l’invraisemblable prouesse de se payer le scalp du Colombien Gonzalez, illustre inconnu classé au 100e rang. 

Ce garçon est un mutant, il vient d’une autre planète. Il doit habiter sur Mars mugissait le Riton en transes. Imaginez juste une seconde d’où doivent venir les Djokovic, Federer ou Nadal... Bref. Comme en plus Simon, qui «arrive à rentrer dans la tête de l’adversaire» a terrassé Ferrer, mobylette en panne, pour accéder en huitièmes de finale, une première à l’US Open pour Gilou, le studio d’Eurosport a tremblé sur ses bases. 

Ce devrait pourtant être normal pour nos experts, dans la mesure où ils nous répètent à l’envi que les Tricolores, garçons ou filles, ont les armes pour battre n’importe qui. Sauf que ce n’est pas  spécialement fréquent. Mais ce n’est pas grave puisque que «c’est dans la défaite qu’on apprend le mieux». Laborieusement toutefois, vu les caisses qu'ils prennent sauf exception face aux meilleurs à chaque tournoi. Ou alors ils ont le cerveau qui explose à force d'emmagasiner des tonnes de données!

En tout état de cause, rien ne peut décourager nos aficionados de la raquette hexagonale. Au point qu’ils croyaient dur comme fer et surtout estimaient au plus haut point légitime que le duel Gasquet-Monfils soit programmé en « night session ». Mais les organisateurs en ont décidé autrement, lui préférant l’affrontement entre les jeunes pousses Dimitrov-Goffin.

Grosse fâcherie du coup de Bertrand Milliard (ou Frédéric Verdier, c'est pareil), déclarant avec humeur qu’entre ces deux-là et les Français, il n’y avait franchement pas photo… Il est vrai que l’amour rend aveugle!
 

 


 

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26/08/2014

US Open: Rodgeur prêt à refaire du Federer. Un voeu pieux?

images[4].jpgLors du dernier Roland Garros, Emilie Loit, consultante sur Eurosport, déclarait avec un mépris non dissimulé pour la légende éliminée par le Letton Gulbis en huitièmes de finale, qu’une défaite de Federer n’était plus un événement depuis belle lurette. Largement approuvée alors par les hurluberlus hilares de l’émission Avantage Leconte.

Certes, elle et sa bande n’allaient pas jusqu’à prétendre qu’en revanche les échecs d’un Tsonga, d’un Monfils ou d’un Gasquet constituaient une intense surprise, mais ce n’était pas loin. Depuis la finale perdue, haut la raquette sinon davantage, du phénix une énième fois rené de ses cendres contre Djokovic à Wimbledon en juillet dernier, et accessoirement sa victoire au Master de Cincinnati, Emilie pas jolie jolie a ravalé son dédain.  

D’autant que le Suisse avait failli s’imposer, toujours au sommet, la semaine précédente face au phénoménal Jo-Wilfried, scalpeur de quatre top 10 à Toronto. Baba, notre girouette trouve donc aujourd’hui simplement monstrueux que le maestro helvétique puisse s’aligner pour la 60e fois de suite dans un Grand Chelem.

Mais elle n’est pas la seule à rester pantoise devant le génie retrouvé du Bâlois, qui évidemment ne l’avait pas quitté bêtement du jour au lendemain pour une affaire de dos en capilotade. En effet, après l’avoir comme elle balancé cavalièrement aux oubliettes du tamis, ils sont nombreux à emboucher les trompettes.

La dithyrambe est telle que pour beaucoup, à part je dois le reconnaitre l’inénarrable Riton plutôt dubitatif, le king a carrément déjà son 18e Grand Chelem en poche. Et cela sous prétexte de l’absence de Nadal blessé, dont juste en passant on se garde bien de raconter qu’il commence lui aussi à ramer sec, ou des errements de Djokovic, en mal de résultats stupéfiants au début de la tournée américaine...

En d'autres termes, Rodgeur est prêt à nous refaire du Federer. Et Sa Grâce ne se prive pas d’en rajouter dans la béatitude ambiante, évoquant une super forme physique doublée d’un moral d’acier et d’une confiance en béton. Le tout assorti d'une nouvelle raquette. Pour ne rien vous cacher, c’est bien ce qui m’inquiète le plus dans l’histoire… 

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