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26/01/2015

Open d'Australie: la cruelle inhumanité du tennis pour les seconds couteaux

355445[1].jpgDepuis le début du tournoi, Djokovic n’a pas eu à trop se sortir les pouces, étant donné l’opposition gentillette proposée par des seconds couteaux.

Hyper light même le menu pour le saigneur des courts avec le Slovaque Bedene (116), en guise de mise en bouche, le Russe Kuznetsov (88) pour l’entrée, l’Espagnoll Verdasco (31) en plat principal et le Luxembourgeois Gilles Muller (42) pour le dessert. Presque un gag et et surtout de quoi se permettre d'arriver dans un fauteuil en quarts.

Mais voilà qui n’empêche pas les fans ébaubis à deux doigts de crier au miracle à chaque victoire de l’idole. Sans lâcher un set de surcroît. Pas spécialement flatteur pour Dracula, je trouve, même s’il a été vaguement bousculé à une ou deux reprises dans ses deux derniers matches. Un crime de lèse-vampire à en juger par l’énervement du Serbe, outré de l'audace des braves Fernand et Gilou à faire un peu de résistance.

A part ça, ce doit être hyper-frustrant pour les joueurs de seconde zone de savoir qu’une seule balle de break obtenue par leur adversaire équivaut pratiquement à une balle de match. Alors vous imaginez le stress et le désarroi lorsque la chose se produit au premier jeu du premier set! Les malheureux doivent se défoncer comme des bêtes pendant plus ou moins deux heures avec la quasi certitude d’avoir déjà perdu la partie. A la fois cruel et inhumain, le tennis!

Wawrinka a failli en être victime face à l’Espagnol Garcia Lopez. Mais bon, il aime se faire peur, son petit côté maso, je ne vais pas le plaindre. Parce ceux qui souffrent le plus dans l’histoire, ce sont les téléspectateurs. Vous et moi donc. Bon d’accord, il a plutôt bien joué et déclenché les passions en remontant un handicap de cinq points dans le t-break avec un rare courage. Mais ce n’est pas une première. Federer l’avait réussi dans je ne sais plus quel match contre Del Potro. En plus, rien ne dit que ce sera du sushi contre le Nippon Nishikori au tour suivant.

A propos du maestro, seul top absent de la fête dans les sept qualifiés pour les quarts en compagnie de l’outsider Kyrgios, il a de quoi se consoler grâce à l’admiration inconditionnelle que lui voue son clone Dimitrov. En effet Baby Fed a poussé la ressemblance avec Papy Fed jusqu’à perdre au troisième tour, comme son idole! Cela dit, le Bulgare aurait intérêt à se remuer le popotin pour gagner un Grand Chelem. Parce que les aiguilles, elles tournent…

Et puisque j’en parle, merci à Berdych de mener la vie dure à Nadal demain matin, histoire d'empêcher le pitbull ibère d’empocher son quinzième majeur. Sinon Sa Grâce helvétique va commencer à drôlement sentir le vent du boulet!  

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23/01/2015

Open d'Australie: Federer humilié par l'Italien Seppi!

 

dt.common.streams.StreamServer[1].jpgNe jamais vendre la peau de l’ours, un dicton à méditer pour Federer... Je préfère affronter Seppi plutôt que Chardy, déclarait le Suisse un rien condescendant à l’égard de l’Italien, pensant sans doute que c’était dans la poche, avant de se faire sortir sans gloire par le Transalpin sur un nuage en seizièmes de finale.

Certes ce dernier ne l’avait jamais battu jusqu’ici en dix rencontres, ne lui prenant de surcroît qu’un set. Mais hélas, le tennis n’est pas une science exacte et la victime peut devenir le bourreau.

 Et pourtant que n’avaient pas raconté les spécialistes, dont les Leconte, Wilander ou autres Mouratoglou. A leur avis évidemment éclairé, la possibilité pour Sa Grâce d’ajouter un chapitre à sa légende en remportant son dix-huitième Gand Chelem à Melbourne était très réelle. 

Sa fin de saison ponctuée par le triomphe en Coupe Davis et son succès dimanche dernier à Brisbane en remportant sa millième victoire renforçaient encore l’idée d’une quasi invincibilité retrouvée du maestro. Il est sur la même ligne que Djokovic, il a une certaine marge sur Nadal qu’il devrait rencontrer en demi-finale, j’en passe et des plus saugrenues. Lui-même d’ailleurs, évoquant sa forme et son niveau de tennis, se laissait aller à évoquer un nouveau triomphe. Imaginant en outre remonter sur le trône.

Alors forcément on parle de coup de tonnerre, d’énorme sensation avec cette défaite indigne. Annoncée cependant la bombe, car en réalité, le mythe, qui à son habitude a lamentablement galvaudé des balles de break, avait déjà joué plus ou moins comme un pied lors de ses deux matches précédents. Quoiqu’on en dise, il a en effet eu un peu de mal à croquer le petit Lu dans le premier et a dû s'employer dans le second pour venir à bout de Bolelli, le pote de son futur exécuteur. 

Bref, toujours selon nos experts aussi crédibles que Madame Soleil, Rodgeur devait atteindre les quarts sans avoir à puiser dans ses réserves, avant son duel avec Andy Murray qu’il avait terrassé 6-0 6-1  au dernier Masters de Londres. Avec cette phrase à l’appui: «Il y a des humiliations dont on ne se relève jamais!» Il reste à espérer que ce ne sera pas le cas de notre orchidée noire un rien fanée après celle subie face au brave Seppi, qui voulait juste prendre du plaisir sur le court…
 
En attendant j’éprouve les pires craintes quant à l’avenir de Wawrinka dans le tournoi. Car on raconte de pareilles bêtises, sinon plus grandes, à son sujet. Du genre, il n’aura presque pas besoin de donner un coup de raquette avant son grand rendez-vous contre le Japonais Nei Nishikori. Alors qu’il a déjà sué sang et eau contre le Roumain Copil, 194e mondial! Sans compter qu’à l’instar de Federer, Stan The Man ne cesse de se vanter de son physique et de la qualité exceptionnelle de son jeu,

 Autrement posé, on n’est pas sorti de l’auberge!

 

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25/11/2014

Coupe Davis: le Saladier d'argent aux Suisses, c'est la moindre des choses!

5157145[1].jpgUn retour sur cet exploit, en partie facilité par des Français obnubilés, obsédés, hantés depuis septembre dernier par l'idée de décrocher le Graal du Graal, s'impose.  

Tandis que les Fedrinka s’en allaient disputer quelques tournois majeurs pour se maintenir à flot, les Bleus repliés au camp de base se contentaient de nourrir des rêves orgasmiques de dixième Coupe, notamment illustrés par cette affiche ridicule (photo ci-dessous) où les mousquetaires et leur entraineur posent la gueule grande ouverte. Un rugissement guerrier complété par ce titre sans ambiguïté: l’ultime combat.

Autant dire que pour nos chers voisins, c’était quasiment fait. Sondages à l’appui, tout était prétexte à servir du petit suisse à chaque repas, chacun y allant de son analyse pointue pour mieux le boulotter. Et puis dimanche dernier, voilà que tombait l’info qui décoiffe, justifiant pleinement ces actes de foi: Federer était contraint de déclarer forfait en finale des Masters de Londres pour cause de dos en capilotade.

Entre sanglots déchirants et larmes de crocodile

Tandis que cela sanglotait dans les chaumières helvétiques face à ce tragique coup du sort, la nation traumatisée n’ayant plus que la prière pour implorer le Dieu du tennis d’épargner la meilleure de ses brebis, les Tricolores se lamentaient en versant des larmes de crocodile. Déclarant urbi et orbi que sans le king ce ne serait pas pareil, sans pourtant cacher que dans le fond une victoire est une victoire. Et qu’on oublierait vite son échine douloureuse dans les statistiques.

e5713286b42884f19bf02d086f542[1].jpgIl n’y eut d’ailleurs pas besoin d’attendre longtemps, si on se réfère aux commentaires déments qui suivirent le succès de Monfils sur la légende diminuée en deuxième partie de programme le premier jour.

La Monf’ en feu a atomisé, pulvérisé, émietté, terrassé assommé, dévasté, brûlé le mythe, pouvait-on lire un peu partout. Bien sûr on concédait ici et là qu'il n'était pas entièrement remis à neuf, mais bon, quoi. Le mérite de cette démolition en règle n’en revenait pas moins au stratosphérique Gaël.

Tsonga ayant auparavant pathétiquement plié devant Stan plus animal que jamais au cours de la rencontre précédente, Monfils ce héros remettait donc les coucous suisses à l’heure frenchie. Car vu la déculottée du phénix, les Hexagonaux ne l’imaginaient pas se rhabiller illico presto (moi non plus je l'avoue), se pensant dès lors avec le double en poche. Et mieux évidemment ensuite si entente…

Toujours experts varient

Mais funérailles, les choses basculaient soudain avec le résultat final que l’on sait, ce premier triomphe mondial helvétique devenant brutalement d’une évidence aveuglante pour tous ceux qui la veille pariaient carrément sur l’inverse. Souvent, sinon toujours, experts varient... Et c’est ainsi qu’on assistait à un retournement spectaculaire avec cette phrase: pourquoi gagner était mission impossible pour la France.

Certains spécialistes mettant subrepticement en doute le fait que Federer en ait eu «plein le dos» en le relevant avec amertume, la plupart s’acharnait à nous expliquer l’implacable logique de l’affaire. La marche était trop haute pour leurs poulains végétant au-delà du top 10, face aux numéros 2 et 4 mondiaux. Une sacrée découverte quand même au bout d’une soixantaine d’heures…

Côté helvétique, inutile de revenir sur la déferlante, le typhon, le tsunami de louanges. Une euphorie à la hauteur de l'exploit, me rétorquerez-vous. Certes. Sauf qu'il serait bien de relativiser dorénavant. Car si l'événement fut extraordinaire pour Stan The Man, las de porter sa croix depuis dix ans pour des prunes, trop s'ébaubir risque de devenir un poil offensant pour le maestro. Voir le meilleur joueur non seulement du monde mais de l'histoire du tennis contribuer enfin à la conquête du fameux Saladier d'argent, c'est franchement la moindre des choses

 

 

 

 

 


 

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17/11/2014

Finale de la Coupe Davis: la Suisse traumatisée au chevet de Rodgeur

Roger-Federer-and-Stanislas-Wawrinka-img17138_668[1].jpgTandis que les Français se désolent plus ou moins pour la forme, c’est le cauchemar dans les chaumières helvétiques, traumatisées depuis dimanche soir par l'option inouïe, impensable, bref tragique de la gloire nationale de ne pas jouer la finale des Maîtres à Londres, pour cause de dos en compote. Laissant ainsi Djokovic rafler le trophée sans combattre.

Certains esprit chagrins me rétorqueront que l’abandon de la légende n’a pas changé grand-chose sinon rien au résultat, mais quand même, il y a toujours un petit doute…

L’important n’est pourtant pas là. Le choc fut d‘autant plus grand qu’outre quelques non-participations logiques à des Masters 1000 pour alléger son calendrier, je crois bien que le seul forfait du Suisse sur place eut lieu à un tournoi de Bâle, en raison d’une douloureuse plante de pieds.

Mais ce fut au début de l’épreuve et non à son terme. D’où l’immense chagrin qui perdure et la véritable terreur de voir également l’orchidée noire renoncer à s’aligner contre les «mousquetaires» français en finale de la Coupe Davis vendredi prochain. Alors, info ou intox ? Du coup, chacun y va de son analyse pour décréter si oui ou non on verra cette image (photo).

Les plus pessimistes, convaincus que le mal est profond et, n’en supportant les conséquences funestes choisissent la solution extrême en s'imaginant carrément quitter ce bas-monde…. Les plus optimistes estiment au contraire que le mythe n’est pas si atteint que ça, et fait simplement preuve de la plus élémentaire sagesse en ayant refusé de courir deux lièvres à la fois. 

Entre les deux il y a les aficionados de Wawrinka, à un mini-poil de pouvoir disputer le duel ultime, qui manifestent de la mauvaise humeur à l’égard du maestro. Du genre c'est moche Rodgeur, tu as déjà remporté la chose cinq fois, tu as peiné un max, tu t’es grilles pour le Saladier et à cause de toi on va boire la Coupe jusqu’à la lie.

Autrement posé, tu aurais bien pu laisser ton pote en forme le jouer, ce match au sommet. Il n'est en effet pas aberrant de penser que Sa Grâce n’’était pas au mieux étant donné la façon invraisemblable dont il était malmené par le Vaudois, saigné à blanc la veille par l’implacable Dracula des courts.

Mais regardons la chose différemment. Si Federer un chouïa diminué avait lutté jusqu’au bout, juste histoire d'empêcher Stan de se défoncer à mort pour des prunes contre Novak et d’arriver à Lille plus grillé qu’un steak chez les Rosbifs? Et décidé de déclarer forfait ensuite pour conserver un maximum de chances à chacun chez Martine Aubry? Preuve certes d’un patriotisme exacerbé de la part du génie peu coutumier du fait. Mais sait-on jamais?  

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12/11/2014

Masters de Londres: Djokovic atomise Wawrinka. C'était couru, sauf pour nos comiques de la RTS!

images[1].jpgDepuis le début du tournoi londonien, Marc Rosset et son pote Pascal Droz n’avaient pas de mots assez durs pour fustiger les piètres performances des prétendus cadors du tamis.

Piaffant d'impatience, ils attendaient donc The rencontre de l’épreuve, qui devait enfin mettre aux prises deux vrais as, se craignant l’un l’autre de surcroît.

Une finale avant la lettre, salivaient nos comiques de la RTS, avec un Wawrinka complètement retrouvé face à Berdych et qui avait toutes les chances de flanquer la pâtée à Djokovic. Tirant même des plans sur la comète à partir de sa victoire virtuelle, ils évoquaient carrément la présence du Vaudois en finale!

Personnellement, je vous disais hier que j'espérais juste voir ce dernier marquer quelques jeux, suite à la démonstration de son adversaire face à Cilic. Taratata. Pour le duo de choc, tous les ingrédients étaient réunis pour assister à un match fantastique.

Et celui-ci avait à peine commencé que nos deux comiques, sûrs de leur analyse, se frottaient déjà les mains en voyant le Suisse prendre le service du Serbe. Pourtant depuis le temps, ils devraient le connaitre, ce brave Stanislas. Dracula ne tardait en effet pas à se reprendre pour remporter facilement le premier set, et continuait à fesser impitoyablement son rival d'opérette pour boucler l’affaire en deux petites manches tricotées de main de maître.

Du coup nos fanfarons gênés aux entournures n’avaient plus qu’à rabattre leur caquet devant l’inexistence crasse de leur idole, largement en-dessous de mes pronostics les plus pessimistes. Le grand blond tentait juste encore de se justifier, en nous racontant soudain que Wawrinka étant en pleine reconstruction de son tennis, on ne pouvait guère s’attendre à autre chose... Tandis que Droz noyait le poisson en regardant ailleurs, parlant du programme sportif et des réjouissances de la Coupe Davis.

Mais le cœur n’y était plus. Car inutile de se le cacher. Rien n’a changé au pays du rosbif. On a simplement  vécu, pour plagier un quotidien sportif français, une autre rencontre aussi excitante qu’une réunion Tupperware. Ou plutôt nettement moins sexy...

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Masters de Londres: les Fedrinka jouent les bêtes noires. Jusqu'à quand?

topelement[2].jpgD’accord, les Suisses ont jusqu’ici fait parler la poudre à Londres. A commencer par Wawrinka qui a atomisé ce malheureux Berdych, errant sur le court le moral en mille morceaux. Mais cela ne signifie pas que c‘est dans la poche pour le Vaudois.

Il n'empêche. Les médias en folie délirent, l'imaginant déjà réduire Djokovic en bouillie. A croire qu'avoir terrassé le saigneur des courts à Melbourne il y a une dizaine de mois avait suffi au Vaudois pour devenir sa bête noire...

Et cela de chaque côté de la frontière, où on ne tarit pas d’éloges sur la solidité impressionnante de l’homme, redevenu l’espace d’une rencontre Stan The Man, Stanimal, Stantastique et j’en oublie. Rien, ai-je même lu, ne peut déconcerter le personnage peut-être parti pour une fin d’année exceptionnelle.

Oubliant que ses fulgurances sont nettement moins nombreuses que ses déroutantes et pitoyables plantées à répétition. Mais adepte de la méthode Coué, l’intéressé lui-même balaie souverainement l'obstacle, estimant tout simplement qu’il est de taille à battre n’importe qui. Il reste juste à espérer qu'il marque quelques jeux face au vampire serbe ce soir. Car à voir évoluer ce dernier...    

1328604-28565652-1600-900[1].jpgBref, inutile de préciser que ces rodomontades m’inquiètent un chouïa. D’autant qu’il y en a encore davantage pour les fabuleux exploits du maître des maîtres. Et notamment dans L’Equipe, lyrique à souhait en évoquant la défaite, contre le king, de la Mistinguette canadienne aux gambettes interminables, qui "s’est pris les yeux dans les phares de la limousine suisse".

Là, c'est carrément de l'intox en vue de la finale de la Coupe Davis! Mais en attendant que notre gloire nationale, certes bien partie mais pas encore rendue, rallie le dernier carré, je ne peux m’empêcher de me ronger respectivement les ongles en songeant à ses mortifiants échecs à l’US Open et au Masters de Bercy, qui vont cruellement la priver du plaisir intense de coiffer Dracula au poteau.

Surtout que ses empêcheurs de triompher en rond lors de ces deux récentes épreuves ne sont autres que Cilic et Raonic, débarquant alors sur le court le couteau entre les dents avec pour seul objectif l’insigne honneur d’écraser le mythe. Mission réussie, ils se font pour l’instant les curieux auteurs des pires performances chez Sa Majesté british. De quoi regretter parfois d’être une légende…

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31/10/2014

Bercy: Federer se brûle à force de jouer avec le feu. La pression monte en vue de la finale de Coupe Davis

images[9].jpgDans les journaux de France Info, on parlait étourdiment de la sensation du jour, à savoir Federer éliminé en quarts de finale par le Canadien Raonic à Bercy. Alors que c’était plutôt chronique d’une défaite annoncée! Car si le maestro alignait les victoires depuis l’US Open, elles n’étaient pas toutes très convaincantes. 

La preuve à Shanghai où, après avoir sauvé cinq balles de match d’entrée contre le modeste Argentin Leonardo Mayer, le king soufflait in extremis le titre sous le nez du Français Gilles Simon.

A retenir certes la fantastique rencontre du génie contre Djokovic en demie. Ce qui ne l’a pas empêché de nous reflanquer les chocottes à Bâle, où il a sacrément peiné pour se débarrasser du géant papy croate Ivo Karlovic, avant de jouer logiquement Goliath face au trop tendre Belge Goffin, David de son prénom.

Il n’empêche que tout baignait pour lui selon les media, qui le voyaient coiffer le vampire serbe au poteau à la fin de l’année. Misant pour cela sur un triomphe de ce brave Rodgeur dans la Ville Lumière. Sauf qu’il nous rejouait le même scénario qu’en Chine avec un premier match à nouveau gagné par les poils contre le Bleu Jérémy Chardy.

Et je ne parle pas de sa constance coupable à rater les innombrables balles de break gracieusement mises à sa disposition par des adversaires loin de son niveau. Il a même dû lutter dans les sept minutes pour ravir le service de Pouille, un illustre inconnu tricolore issu des profondeurs du classement. A force de jouer ainsi avec le feu, rien d’étonnant à ce que la légende se soit méchamment brulée au contact du redoutable bombardier Raonic. Et qu'il en est fini de ses espoirs de remonter sur le trône, vu la forme de Dracula, facile vainqueur de Murray la belette en quarts. 

Et cela ne devrait pas changer aux Masters de Londres. Reste la finale de la Coupe Davis dont le Bâlois serait bien inspiré de faire désormais sa priorité. Car s'il n'a pas réussi à atteindre le dernier carré et que Wawrinka a été éliminé au second tour, aucun Français n’a passé les huitièmes à Paris. C'est dire si la pression monte à 22 jours du coup d’envoi.

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27/10/2014

Finale de la Coupe Davis: chaque battement de cil des Rouges et des Bleus passé au crible!

fede-tsonga_3e3699d5edaff3a2fcf5caa2c01a67cd[1].jpgDepuis que Suisses et Français ont été invités, en septembre dernier, à en découdre à Lille du 21 au 23 novembre dans l’espoir de remporter le fameux saladier d’argent, c’est du délire au sein de la planète tennis.

Et je ne vous parle pas des pauvres auditeurs d’Europe 1 qui devront se farcir les commentaires de l’insupportable Cyril Hanouna. A côté, ceux des spécialistes de la RTS, c’est du miel pour les oreilles. Y compris les piaillements de la perruche, alias Pierre-Alain Dupuis…

Non, je vous parle de chaque mot, chaque geste, chaque battement de cil des uns et des autres examiné, sondé, scruté, décodé. Sans compter chaque point, chaque set, chaque match analysé, décortiqué, décodé, épluché, disséqué. 

C’est dire si la Coupe Davis est dans toutes les têtes helvético-hexagonales à Bercy, dernier grand rendez-vous où les futurs adversaires testent leur forme à l'image d'un Gasquet conquérant et chanceux au premier tour, vu que contrairement aux deux Rouges déjà qualifiés, aucun Bleu n'est assez fort pour s’aligner au tournoi des maîtres chez les British. 

Mais Federer a eu beau gagner à Shanghai et Bâle je ne peux m’empêcher de penser que les chances des Suisses qui avaient à mon avis passé de presque nulles à très minces, n’ont pas augmenté d’un iota. Et les pathétiques tentatives de Gilles Simon (je ne le croyais pas aussi peste) d’appeler au boycott de Rodgeur question applaudissements n’y sont pour rien.

Ce qui m’inquiète ce sont les déclarations de Sa Grâce selon lesquelles la Coupe Davis n’est pas sa priorité, tant il trouve plus fun de redevenir numéro un mondial à la fin de l’année au nez et à la barbe de Djokovic. Même si le "saigneur" des courts, qui a déjà épuisé les joies de la paternité, n'a pas la moindre intention de laisser la légende ajouter un nouveau chapitre à sa glorieuse saga.

On peut certes regretter que le Guillaume Tell du tamis soit aussi peu patriote et ne pense qu’à lui. Mais la question est ailleurs. Il envoie surtout un très mauvais signal à un mois de cette fichue finale. Courir deux lièvres aussi trapus, c’est trop risqué. Et le maestro sent bien que Wawrinka est actuellement plus un poids qu’un soutien. Autrement posé, que les carottes sont quasi cuites côté Davis.

Voilà qui ne va malheureusement pas inciter le Vaudois, empêtré dans ses prématurées défaites à répétition depuis trois tournois, à faire des étincelles à Paris et à Londres.

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10/10/2014

Finale de la Coupe Davis: les chances des Suisses passent de quasi nulles à très minces...

1328604-28565652-1600-900[1].jpgLes chances des Suisses de battre en finale de la Coupe Davis les Français, grands spécialistes de l’épreuve, étaient jusqu’ici plus minces qu’un papier à cigarette. Elles semblent avoir un chouia augmenté.  

Le résultat de la légende en quarts du Masters de Shanghai n’est pas étranger à mon minuscule regain d’optimisme. Bien qu’ayant sué sang et eau jusqu’au tie-break pour remporter le premier set face à Benneteau, Federer n’a en revanche et contre toute attente pas trop œuvré dans le détail au cours du second. Allant jusqu'à offrir cyniquement une roue de vélo au Bleu, qui passe parfois pour l’une de ses bêtes noires.

Certes Wawrinka qui, en dépit de sa pub pour Visilab n’en voit décidément plus une depuis son triomphe australien contre Nadal en janvier dernier puis contre le Bâlois en avril à Monte-Carlo, n’a de loin pas rassuré les fans des Rouges. Mais s’il a été pitoyablement éliminé dès son entrée à Tokyo par un illustre inconnu nippon et à Shanghai par… le Tricolore Simon, ce fut le même fiasco pour Gasquet à un tour près.

De son côté Tsonga, suite à sa victoire sur Sa Grâce helvétique à Toronto, a lui aussi erré tel un fantôme sur le court à l’US Open puis au Japon, pour jouer l’Arlésienne en Chine. A l’image de Monfils pas encore remis de la défaite cruelle que lui a infligée le Bâlois en quarts à New York, alors qu'il avait failli rendre les armes dans la quatrième manche. 

Rendez-nous Saint Ottmar!

Il serait toutefois fort dangereux de vendre la peau de l’ours comme certains spécialistes du crampon qui voyaient l'Helvétie l’emporter les doigts dans le nez contre la Slovénie après son faux-pas contre l’Angleterre. Mais caramba, encore raté, ce qui plombe déjà quasiment définitivement les espoirs de qualification pour l’Euro.

Le prétentieux Petkovic et ses ouailles, se vautrant dans l’autosatisfaction en estimant en substance avoir réussi un bon match n’ont pas l’air de réaliser la chose. La preuve ? Selon leur analyse pointue de la rencontre, il leur manque juste de la confiance, de l’efficacité, de l’inspiration et surtout la rage de mettre le ballon au fond. Rien que ça....Seigneur, rendez-nous Saint Ottmar!

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06/10/2014

Marin Cilic, l'Attila de l'US Open, par deux fois au tapis en Chine!

images[11].jpgIl se passe parfois des choses surprenantes en sport. Vous avez des athlètes, des cyclistes ou des tennismen qui ne cassent pas franchement des briques et hop, d’un coup d’un seul les voici qui se transcendent pour atomiser les meilleurs.

A l’image de Marin Cilic qui, on s’en souvient, s’était vu infliger l’an dernier une suspension de neuf mois pour dopage. Réduite à quatre vu qu’il avait reconnu sa faute, en admettant avoir ingéré une substance interdite par inadvertance.

Sa punition ayant ainsi pris fin en octobre 2013, il pouvait à nouveau s’aligner début novembre. Mais le Croate ne s’était pas trop fait remarquer, remportant deux insignifiants tournois de campagne, jusqu’à la tournée américaine et Toronto, où il avait mené la vie très dure à Federer en quarts avant de s’incliner face à la légende, puis plus curieusement devant Wawrinka en huitièmes à Cincinnati.

Pour revenir le couteau entre les dents à l’US Open ou tel l’Attila des couts, il a tout balayé sur son passage. Après avoir eu besoin de cinq sets pour se débarrasser du Français Simon, Cilic plus affamé qu’un ogre a englouti en trois petits sets ridicules Berdych, puis le maestro pourtant certain qu’il pouvait remporter son dix-huitième Grand Chelem dans la Grosse Pomme et enfin, pour s’offrir le trophée, le valeureux Nishikori.

Certes il était sur les rotules le Japonais. Il n’empêche. Depuis son insolent triomphe new-yorkais, Cilic erre tel un fantôme sur le circuit. D’abord il a été sèchement battu par Murray en quarts à Pékin. Pire il s’est fait sortir par son compatriote Karlovic, de quasiment dix ans son aîné au premier tour du Master de Shanghai. Alors je ne sais pas vous, mais moi je trouve tout cela quand même un rien stupéfiant…

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