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17/04/2015

Masters de Monte-Carlo: et si Monfils gagnait le tournoi?

1111609_monte-carlo-monfils-a-fait-le-show-MONFILS-MONTECARLO-150415-271520[1].jpgVous devez trouver que je pose des questions audacieuses. Mais si je vous évoque la chose, c'est notamment histoire de faire pour une fois plaisir à nos chers voisins, si souvent frustrés de victoire dans les grandes occasions.

Blague à part pourtant,  ce brave Gaël pourrait tout-à-fait se retrouver en finale, dans la mesure où il affronte Tomas Berdych en demi. Et on connait la fragilité du Tchèque, encore plus dommageable que l’inconstance du Français,

Mais surtout ce serait bien mérité, car on doit une fière chandelle au bourreau de Federer, qui s’est racheté auprès des Helvètes. Leur mettant du baume au cœur en battant Dimitrov à plate couture et en évitant ainsi à Wawrinka (c’est dire si le Vaudois a été nul face au Bulgare en huitièmes) la honte d’être éjecté du top 10.

Par ailleurs, il faudrait que Nadal cesse de jouer l’intox. L’ogre de l’ocre n’a cessé de clamer avant le tournoi qu’il n’était absolument pas favori dans la mesure où il n’avait jamais été aussi mal préparé pour la saison sur terre. Une insulte à ses adversaires vu qu’il se retrouve dans le dernier carré.

C’est à souhaiter que Djokovic lui flanque une bonne rouste pour lui apprendre la modestie, au pitbull ibère. Ce qui n’est pas impossible, même si le Serbe ne s'est pas beaucoup employé vu qu’il n’a eu que des seconds couteaux et le revenant Cilic à affronte jusqu’ici. C’est vraiment rien de dire que le tennis est un sport particulièrement injuste.

Enfin, heureusement qu'on a Hingis pour nous faire rêver au royaume de la petite balle jaune ... Imaginez une seconde que la Saint-Galloise batte demain la Polonaise Agnieszka Radwanska, neuvième mondiale. En effet, après 17 ans d’absence en Fed Cup, l’ex-numéro un qui avait tenté un come back en 2007, a non seulement été titularisée en double, mais également en simple.

Même si Martina, en pleine confiance après ses trois derniers tournois remportés aux Etats-Unis en compagnie de l'Indienne Sania Mirza, estime pleinement mériter sa place, il est drôlement gonflé, le capitaine Günthardt!

 

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16/04/2015

Masters de Monte-Carlo: pour Federer et Wawrinka, c'est la Bérézina!

000_par8148922[1].jpgCela valait bien la peine de s’extasier follement sur la performance des deux Helvètes "de choc" contre des quasi manchots lors de leur entrée au tournoi de Monte-Carlo qualifiée de tonitruante, pour les retrouver piteusement au tapis au tour suivant.

A commencer par Wawrinka, honteusement balayé en 55 minutes par le Bulgare Dimitrov. Remarquez qu’en ce qui concerne le Vaudois, c’était chronique d’une défaite annoncée après ses éliminations tout aussi précoces, sinon avantage à Indian Wells et Miami.

Ce troisième échec se révèle des plus fâcheux dans la mesure où le Suisse, déjà rejoint par Cilic au classement, risque d’être purement et simplement éjecté du top 10 dès samedi, au cas où Dimitrov se retrouverait dans le dernier carré.

Bref, si je m’attendais hélas à ce nouveau revers cuisant, je cultivais en revanche l’espoir fou de regarder Federer l’emporter sur Monfils dans le second match du jour. Mais funérailles, alors que la légende semblait avoir la rencontre en main, elle s’est également lamentablement effondrée en deux sets, face au Français.

Réputé fantasque et inconstant, ce dernier trouve souvent moyen d’oublier ses errements coupables lorsqu’il bataille contre le maestro, incontestablement sa proie préférée. Comme quoi la victoire du chasseur tricolore en Coupe Davis en novembre n’avait pas grand-chose à voir avec un éventuel dos en compote du Bâlois.

imagesG20GB316.jpgJe tente courageusement de me remettre de cette double et douloureuse épreuve en imaginant que nos empotés actuels de la raquette ont éventuellement des chances de se refaire une santé au Masters de Madrid où Stan s’est planté illico presto l’an passé, et où Rodgeur n’a pas joué pour cause de jumeaux à l'horizon. 

Ainsi qu’’à celui de Rome, où l’un et l’autre n’ont pas réussi à atteindre les quarts de finale. Sans parler de Roland Garros, la Bérézina pour Wawrinka et un parcours miteux pour Federer, éliminé en huitièmes de finale par le Letton Gulbis. D'ou une foule de points à engranger. 

Malheureusement, quand je lis que Wawrinka ne savait pas où il était, en tout cas pas sur le court, et que Federer ne sentait en gros ni son service ni son coup droit, je me dis que je peux remballer mes illusions aussi sec!

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29/03/2015

Masters de Miami: cerise pourrie sur le gâteau pour les 30 ans de Wawrinka!

nic6402896[1].jpgLe remake d’un bon film, c’est toujours raté. Mais que dire de celui d’un mauvais match! Franchement j'espérais avoir tort  en vous racontant que Wawrinka allait nous rejouer la vilaine farce d’Indian Wells à Miami! Même si je vous disais, histoire de conjurer le mauvais sort, que sa chute prématurée en Floride m’apparaissait grosse comme une maison.

Hélas, ce fut le cas en dépit des bons vœux de Lüthi et Chiudinelli pour ses trente ans fêtés samedi. En tout cas une chose est sûre, le malheureux Vaudois n’a pas digéré le gâteau. Plutôt pourrie, la cerise en l’occurrence!

Certes, il n’est pas tombé d’entrée, encore que le scénario ne fut pas loin de se reproduire, face cette fois à un nobody argentin, Carlos Berlocq, pointant à la 68e place mondiale. Mais, ce qui ne change dans le fond pas grand-chose, il a été sorti à son second tour contre le Français Adrian Mannarino, classé au-delà du trentième rang. En deux petits sets de surcroît. 

J’imagine que ce brave Stan va nous répéter qu’il donne le maximum pour être au top. Et de nouveau se pencher sur son glorieux début de saison pour excuser ses récents errements coupables sur le court. Qui ne vont en plus pas améliorer son classement. C’est vraiment à se demander par quel miracle il a réussi à battre des cadors comme Nadal, Djokovic et Federer la saison dernière. Sans oublier les Tricolores en  Coupe Davis! 

Il a été tellement pitoyable sur ses deux Masters américains qu’à mon avis Magnus Norman, que j’ai même vu bailler lors de la rencontre précédente de son poulain, doit sérieusement se tâter pour savoir si ça vaut la peine de continuer à se défoncer, pour entrainer ce Vaudois persistant dans sa stratégie d’échec.

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24/03/2015

Masters de Miami: la menace d'un remake d'Indian Wells pour Wawrinka...

Warwinka%20S%2052746[1].jpgIronstan affiche un poil de rouille, ce qui n’empêche pas ses fans d’avoir l’espoir chevillé au corps, manifestant un optimisme forcené quant à l'opportunité de leur idole d’affronter Murray en quarts de finale à Miami…

A commencer par l’intéressé. L’an dernier il se déclarait très déçu de lui-même suite à son élimination en huitièmes de finale au Masters d’Indian Wells, pestant en invoquant à la fois la fatigue mentale et la nervosité.

C'était tout le contraire il y a une dizaine de jours après sa défaite au… premier tour dans le désert californien.

Wawrinka assurait en effet donner le maximum pour être au top à chaque tournoi. «Et c’est ce qui se passe», ajoutait-il en balayant son vilain match du jour. Avouez que notre brave Vaudois a quand même une drôle d’idée du pinacle. Pour lui le sommet s’apparente apparemment davantage à une montagne à vaches qu’à un 8000 mètres!

Bref, Stan The Man nage en pleine confiance. Hélas, contrairement à lui, je suis particulièrement inquiète en ce qui concerne sa prochaine entrée en lice en Floride. Pour ne pas dire qu’une nouvelle chute prématurée m’apparaît grosse comme une maison, dans la mesure où il n'aura pas un modeste Néerlandais de l'autre côté du filet, mais risque de se retrouver face à l’un des deux redoutables «Special K» australiens. En l’occurrence le teen-ager Thanasi Kokkinakis, au bénéfice d’une wild card et qui a passé trois tours en Californie.

De surcroît, Federer et Bacsinszky ne seront malheureusement pas là pour nous pimenter le tournoi à la sauce helvétique. La jeune Bencic devrait avoir bien du mal à se débarrasser d’Hantuchova et on connaît la fâcheuse tendances de Vögele, qualifiée pour le tableau principal, à solder ses premiers tours. Puisse le ciel de Miami me donner tort! 

 

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07/03/2015

Coupe Davis à Liège: tous les comiques étaient de sortie en double côté suisse...

Bossel[1].jpgJ’ai vu ces Belges à l’entraînement et franchement il n’y a pas de quoi se relever la nuit, déclarait en substance et avec un certain mépris Rosset, à propos de la paire Bemelmans-Desein, qui devait affronter le duo Lammer-Bossel (photo).

En d’autres termes, le double était carrément dans la poche pour les Helvètes. Ou du moins n’était-il pas insensé de cultiver l’espoir que la chose se réalise.

Preuve en fut d’ailleurs le premier set, enlevé en deux coups de cuillère à pot par les fils de Tell au nez et à la barbe des sujets de Sa majesté Philippe, alors en pleine léthargie. Du coup Pierre-Alain Dupuis en frétillait d’aise à son micro. Envisageant déjà une triomphante issue non seulement à cette rencontre, mais à ces huitièmes de finale.

Un poil moins enthousiaste, le grand Marc avouait se méfier des diables rouges en dépit de cette manche flatteuse. Mais tout en se montrant prudent, il n’excluait pas non plus un deuxième point qui aurait mis les Suisses dans une position très favorable.

Hélas, dès le 3 à 3 dans le second set, il fallut se rendre à l’évidence. Les nôtres avaient tiré toutes leurs cartouches. Pour eux, il n’’y eut pas d’étincelle au bout du tunnel. Forcé de se résoudre peu à peu à l‘inévitable, Rosset commençait alors à pester vilain, et ne décolorait plus jusqu’à l’ultime coup vicieusement porté par l’adversaire.

Mais que n’était-il pas sur le banc à la place du capitaine Séverin Luthi qui apparemment faisait mal son boulot de coach en n’expliquant pas la bonne tactique à ses joueurs! D'où une situation désespérée  désormais pour l'équipe. 

Toujours est-il que  le Genevois hyper frustré nous a bassinés avec sa lancinante stratégie, se répétant à tel point qu’il se trouvait lui-même limite agaçant. Pendant plus de deux sets, il a seriné que jouer le double est d’une simplicité enfantine. Il faut respecter les fondamentaux, à savoir passer sa première balle et bien retourner ensuite. Pas besoin de servir à 200 à l’heure pour gêner le relanceur, psalmodiait-il à chaque balle perdue par le tandem helvétique.

Surtout lorsqu'on n’a pas les frères Bryan en face, ajoutait-il à l'envi! Ces Belges ne représentent en effet pas le top du tennis, surenchérissait la perruche, jamais en retard d'une redite. Certes. Sauf que quand on vous oppose le dessous du dessous du panier, normal qu’on se sente au sommet de l’autre côté du filet!

Car encore fallait-il pouvoir suivre les conseils avisés du consultant RTS, ce qui n’était manifestement et logiquement pas dans les cordes du couple d'opérette Lammer-Bossel. Si on n'a pas de grive, on mange du merle. C'est plus dur à digérer. Mais on a dû attendre d’être à deux jeux de la fin du match pour que Rosset ose enfin reconnaître que le binôme était simplement mauvais. 

Remarquez, on a malgré tout eu droit à un cri du cœur de son complice Dupuis. Après avoir noté une balle "in" alors qu’elle était "out" de quelque dix centimètres, il a humblement décrété qu’il n’aurait pas fait un bon juge de ligne. Si ce n’était que ça ! Bref, les comiques ont encore frappé. Et je ne vous raconte pas si j’attends demain avec une folle impatience…
 

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26/01/2015

Open d'Australie: la cruelle inhumanité du tennis pour les seconds couteaux

355445[1].jpgDepuis le début du tournoi, Djokovic n’a pas eu à trop se sortir les pouces, étant donné l’opposition gentillette proposée par des seconds couteaux.

Hyper light même le menu pour le saigneur des courts avec le Slovaque Bedene (116), en guise de mise en bouche, le Russe Kuznetsov (88) pour l’entrée, l’Espagnoll Verdasco (31) en plat principal et le Luxembourgeois Gilles Muller (42) pour le dessert. Presque un gag et et surtout de quoi se permettre d'arriver dans un fauteuil en quarts.

Mais voilà qui n’empêche pas les fans ébaubis à deux doigts de crier au miracle à chaque victoire de l’idole. Sans lâcher un set de surcroît. Pas spécialement flatteur pour Dracula, je trouve, même s’il a été vaguement bousculé à une ou deux reprises dans ses deux derniers matches. Un crime de lèse-vampire à en juger par l’énervement du Serbe, outré de l'audace des braves Fernand et Gilou à faire un peu de résistance.

A part ça, ce doit être hyper-frustrant pour les joueurs de seconde zone de savoir qu’une seule balle de break obtenue par leur adversaire équivaut pratiquement à une balle de match. Alors vous imaginez le stress et le désarroi lorsque la chose se produit au premier jeu du premier set! Les malheureux doivent se défoncer comme des bêtes pendant plus ou moins deux heures avec la quasi certitude d’avoir déjà perdu la partie. A la fois cruel et inhumain, le tennis!

Wawrinka a failli en être victime face à l’Espagnol Garcia Lopez. Mais bon, il aime se faire peur, son petit côté maso, je ne vais pas le plaindre. Parce ceux qui souffrent le plus dans l’histoire, ce sont les téléspectateurs. Vous et moi donc. Bon d’accord, il a plutôt bien joué et déclenché les passions en remontant un handicap de cinq points dans le t-break avec un rare courage. Mais ce n’est pas une première. Federer l’avait réussi dans je ne sais plus quel match contre Del Potro. En plus, rien ne dit que ce sera du sushi contre le Nippon Nishikori au tour suivant.

A propos du maestro, seul top absent de la fête dans les sept qualifiés pour les quarts en compagnie de l’outsider Kyrgios, il a de quoi se consoler grâce à l’admiration inconditionnelle que lui voue son clone Dimitrov. En effet Baby Fed a poussé la ressemblance avec Papy Fed jusqu’à perdre au troisième tour, comme son idole! Cela dit, le Bulgare aurait intérêt à se remuer le popotin pour gagner un Grand Chelem. Parce que les aiguilles, elles tournent…

Et puisque j’en parle, merci à Berdych de mener la vie dure à Nadal demain matin, histoire d'empêcher le pitbull ibère d’empocher son quinzième majeur. Sinon Sa Grâce helvétique va commencer à drôlement sentir le vent du boulet!  

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23/01/2015

Open d'Australie: Federer humilié par l'Italien Seppi!

 

dt.common.streams.StreamServer[1].jpgNe jamais vendre la peau de l’ours, un dicton à méditer pour Federer... Je préfère affronter Seppi plutôt que Chardy, déclarait le Suisse un rien condescendant à l’égard de l’Italien, pensant sans doute que c’était dans la poche, avant de se faire sortir sans gloire par le Transalpin sur un nuage en seizièmes de finale.

Certes ce dernier ne l’avait jamais battu jusqu’ici en dix rencontres, ne lui prenant de surcroît qu’un set. Mais hélas, le tennis n’est pas une science exacte et la victime peut devenir le bourreau.

 Et pourtant que n’avaient pas raconté les spécialistes, dont les Leconte, Wilander ou autres Mouratoglou. A leur avis évidemment éclairé, la possibilité pour Sa Grâce d’ajouter un chapitre à sa légende en remportant son dix-huitième Gand Chelem à Melbourne était très réelle. 

Sa fin de saison ponctuée par le triomphe en Coupe Davis et son succès dimanche dernier à Brisbane en remportant sa millième victoire renforçaient encore l’idée d’une quasi invincibilité retrouvée du maestro. Il est sur la même ligne que Djokovic, il a une certaine marge sur Nadal qu’il devrait rencontrer en demi-finale, j’en passe et des plus saugrenues. Lui-même d’ailleurs, évoquant sa forme et son niveau de tennis, se laissait aller à évoquer un nouveau triomphe. Imaginant en outre remonter sur le trône.

Alors forcément on parle de coup de tonnerre, d’énorme sensation avec cette défaite indigne. Annoncée cependant la bombe, car en réalité, le mythe, qui à son habitude a lamentablement galvaudé des balles de break, avait déjà joué plus ou moins comme un pied lors de ses deux matches précédents. Quoiqu’on en dise, il a en effet eu un peu de mal à croquer le petit Lu dans le premier et a dû s'employer dans le second pour venir à bout de Bolelli, le pote de son futur exécuteur. 

Bref, toujours selon nos experts aussi crédibles que Madame Soleil, Rodgeur devait atteindre les quarts sans avoir à puiser dans ses réserves, avant son duel avec Andy Murray qu’il avait terrassé 6-0 6-1  au dernier Masters de Londres. Avec cette phrase à l’appui: «Il y a des humiliations dont on ne se relève jamais!» Il reste à espérer que ce ne sera pas le cas de notre orchidée noire un rien fanée après celle subie face au brave Seppi, qui voulait juste prendre du plaisir sur le court…
 
En attendant j’éprouve les pires craintes quant à l’avenir de Wawrinka dans le tournoi. Car on raconte de pareilles bêtises, sinon plus grandes, à son sujet. Du genre, il n’aura presque pas besoin de donner un coup de raquette avant son grand rendez-vous contre le Japonais Nei Nishikori. Alors qu’il a déjà sué sang et eau contre le Roumain Copil, 194e mondial! Sans compter qu’à l’instar de Federer, Stan The Man ne cesse de se vanter de son physique et de la qualité exceptionnelle de son jeu,

 Autrement posé, on n’est pas sorti de l’auberge!

 

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25/11/2014

Coupe Davis: le Saladier d'argent aux Suisses, c'est la moindre des choses!

5157145[1].jpgUn retour sur cet exploit, en partie facilité par des Français obnubilés, obsédés, hantés depuis septembre dernier par l'idée de décrocher le Graal du Graal, s'impose.  

Tandis que les Fedrinka s’en allaient disputer quelques tournois majeurs pour se maintenir à flot, les Bleus repliés au camp de base se contentaient de nourrir des rêves orgasmiques de dixième Coupe, notamment illustrés par cette affiche ridicule (photo ci-dessous) où les mousquetaires et leur entraineur posent la gueule grande ouverte. Un rugissement guerrier complété par ce titre sans ambiguïté: l’ultime combat.

Autant dire que pour nos chers voisins, c’était quasiment fait. Sondages à l’appui, tout était prétexte à servir du petit suisse à chaque repas, chacun y allant de son analyse pointue pour mieux le boulotter. Et puis dimanche dernier, voilà que tombait l’info qui décoiffe, justifiant pleinement ces actes de foi: Federer était contraint de déclarer forfait en finale des Masters de Londres pour cause de dos en capilotade.

Entre sanglots déchirants et larmes de crocodile

Tandis que cela sanglotait dans les chaumières helvétiques face à ce tragique coup du sort, la nation traumatisée n’ayant plus que la prière pour implorer le Dieu du tennis d’épargner la meilleure de ses brebis, les Tricolores se lamentaient en versant des larmes de crocodile. Déclarant urbi et orbi que sans le king ce ne serait pas pareil, sans pourtant cacher que dans le fond une victoire est une victoire. Et qu’on oublierait vite son échine douloureuse dans les statistiques.

e5713286b42884f19bf02d086f542[1].jpgIl n’y eut d’ailleurs pas besoin d’attendre longtemps, si on se réfère aux commentaires déments qui suivirent le succès de Monfils sur la légende diminuée en deuxième partie de programme le premier jour.

La Monf’ en feu a atomisé, pulvérisé, émietté, terrassé assommé, dévasté, brûlé le mythe, pouvait-on lire un peu partout. Bien sûr on concédait ici et là qu'il n'était pas entièrement remis à neuf, mais bon, quoi. Le mérite de cette démolition en règle n’en revenait pas moins au stratosphérique Gaël.

Tsonga ayant auparavant pathétiquement plié devant Stan plus animal que jamais au cours de la rencontre précédente, Monfils ce héros remettait donc les coucous suisses à l’heure frenchie. Car vu la déculottée du phénix, les Hexagonaux ne l’imaginaient pas se rhabiller illico presto (moi non plus je l'avoue), se pensant dès lors avec le double en poche. Et mieux évidemment ensuite si entente…

Toujours experts varient

Mais funérailles, les choses basculaient soudain avec le résultat final que l’on sait, ce premier triomphe mondial helvétique devenant brutalement d’une évidence aveuglante pour tous ceux qui la veille pariaient carrément sur l’inverse. Souvent, sinon toujours, experts varient... Et c’est ainsi qu’on assistait à un retournement spectaculaire avec cette phrase: pourquoi gagner était mission impossible pour la France.

Certains spécialistes mettant subrepticement en doute le fait que Federer en ait eu «plein le dos» en le relevant avec amertume, la plupart s’acharnait à nous expliquer l’implacable logique de l’affaire. La marche était trop haute pour leurs poulains végétant au-delà du top 10, face aux numéros 2 et 4 mondiaux. Une sacrée découverte quand même au bout d’une soixantaine d’heures…

Côté helvétique, inutile de revenir sur la déferlante, le typhon, le tsunami de louanges. Une euphorie à la hauteur de l'exploit, me rétorquerez-vous. Certes. Sauf qu'il serait bien de relativiser dorénavant. Car si l'événement fut extraordinaire pour Stan The Man, las de porter sa croix depuis dix ans pour des prunes, trop s'ébaubir risque de devenir un poil offensant pour le maestro. Voir le meilleur joueur non seulement du monde mais de l'histoire du tennis contribuer enfin à la conquête du fameux Saladier d'argent, c'est franchement la moindre des choses

 

 

 

 

 


 

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17/11/2014

Finale de la Coupe Davis: la Suisse traumatisée au chevet de Rodgeur

Roger-Federer-and-Stanislas-Wawrinka-img17138_668[1].jpgTandis que les Français se désolent plus ou moins pour la forme, c’est le cauchemar dans les chaumières helvétiques, traumatisées depuis dimanche soir par l'option inouïe, impensable, bref tragique de la gloire nationale de ne pas jouer la finale des Maîtres à Londres, pour cause de dos en compote. Laissant ainsi Djokovic rafler le trophée sans combattre.

Certains esprit chagrins me rétorqueront que l’abandon de la légende n’a pas changé grand-chose sinon rien au résultat, mais quand même, il y a toujours un petit doute…

L’important n’est pourtant pas là. Le choc fut d‘autant plus grand qu’outre quelques non-participations logiques à des Masters 1000 pour alléger son calendrier, je crois bien que le seul forfait du Suisse sur place eut lieu à un tournoi de Bâle, en raison d’une douloureuse plante de pieds.

Mais ce fut au début de l’épreuve et non à son terme. D’où l’immense chagrin qui perdure et la véritable terreur de voir également l’orchidée noire renoncer à s’aligner contre les «mousquetaires» français en finale de la Coupe Davis vendredi prochain. Alors, info ou intox ? Du coup, chacun y va de son analyse pour décréter si oui ou non on verra cette image (photo).

Les plus pessimistes, convaincus que le mal est profond et, n’en supportant les conséquences funestes choisissent la solution extrême en s'imaginant carrément quitter ce bas-monde…. Les plus optimistes estiment au contraire que le mythe n’est pas si atteint que ça, et fait simplement preuve de la plus élémentaire sagesse en ayant refusé de courir deux lièvres à la fois. 

Entre les deux il y a les aficionados de Wawrinka, à un mini-poil de pouvoir disputer le duel ultime, qui manifestent de la mauvaise humeur à l’égard du maestro. Du genre c'est moche Rodgeur, tu as déjà remporté la chose cinq fois, tu as peiné un max, tu t’es grilles pour le Saladier et à cause de toi on va boire la Coupe jusqu’à la lie.

Autrement posé, tu aurais bien pu laisser ton pote en forme le jouer, ce match au sommet. Il n'est en effet pas aberrant de penser que Sa Grâce n’’était pas au mieux étant donné la façon invraisemblable dont il était malmené par le Vaudois, saigné à blanc la veille par l’implacable Dracula des courts.

Mais regardons la chose différemment. Si Federer un chouïa diminué avait lutté jusqu’au bout, juste histoire d'empêcher Stan de se défoncer à mort pour des prunes contre Novak et d’arriver à Lille plus grillé qu’un steak chez les Rosbifs? Et décidé de déclarer forfait ensuite pour conserver un maximum de chances à chacun chez Martine Aubry? Preuve certes d’un patriotisme exacerbé de la part du génie peu coutumier du fait. Mais sait-on jamais?  

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12/11/2014

Masters de Londres: Djokovic atomise Wawrinka. C'était couru, sauf pour nos comiques de la RTS!

images[1].jpgDepuis le début du tournoi londonien, Marc Rosset et son pote Pascal Droz n’avaient pas de mots assez durs pour fustiger les piètres performances des prétendus cadors du tamis.

Piaffant d'impatience, ils attendaient donc The rencontre de l’épreuve, qui devait enfin mettre aux prises deux vrais as, se craignant l’un l’autre de surcroît.

Une finale avant la lettre, salivaient nos comiques de la RTS, avec un Wawrinka complètement retrouvé face à Berdych et qui avait toutes les chances de flanquer la pâtée à Djokovic. Tirant même des plans sur la comète à partir de sa victoire virtuelle, ils évoquaient carrément la présence du Vaudois en finale!

Personnellement, je vous disais hier que j'espérais juste voir ce dernier marquer quelques jeux, suite à la démonstration de son adversaire face à Cilic. Taratata. Pour le duo de choc, tous les ingrédients étaient réunis pour assister à un match fantastique.

Et celui-ci avait à peine commencé que nos deux comiques, sûrs de leur analyse, se frottaient déjà les mains en voyant le Suisse prendre le service du Serbe. Pourtant depuis le temps, ils devraient le connaitre, ce brave Stanislas. Dracula ne tardait en effet pas à se reprendre pour remporter facilement le premier set, et continuait à fesser impitoyablement son rival d'opérette pour boucler l’affaire en deux petites manches tricotées de main de maître.

Du coup nos fanfarons gênés aux entournures n’avaient plus qu’à rabattre leur caquet devant l’inexistence crasse de leur idole, largement en-dessous de mes pronostics les plus pessimistes. Le grand blond tentait juste encore de se justifier, en nous racontant soudain que Wawrinka étant en pleine reconstruction de son tennis, on ne pouvait guère s’attendre à autre chose... Tandis que Droz noyait le poisson en regardant ailleurs, parlant du programme sportif et des réjouissances de la Coupe Davis.

Mais le cœur n’y était plus. Car inutile de se le cacher. Rien n’a changé au pays du rosbif. On a simplement  vécu, pour plagier un quotidien sportif français, une autre rencontre aussi excitante qu’une réunion Tupperware. Ou plutôt nettement moins sexy...

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