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19/07/2015

Coupe Davis: impossible est de plus en plus français!

andy-murray-coupe-davis_6674816856842c61832899bc38085740[1].jpgLes Bleus partaient en principe favoris pour ce quart de finale contre les sujets de Sa Majesté dans la mesure où, débarqués en force, ils n’avaient que Murray à battre.

Quantité n’est pourtant pas synonyme de qualité et les choses ont tourné autrement. Après le double de samedi misérablement perdu par Tsonga et Mahut, on lisait donc partout que vaincre la belette écossaise était devenu mission impossible. Mais impossible n’étant pas français, rappelaient certains, l’espoir demeurait….

Et il faut bien avouer qu’au bout d’une manche rondement tricotée par le brave Simon et d’une deuxième sur le point de l’être, les plus sceptiques n’étaient pas loin de se bercer d’illusions. Le capitaine Clément souriait aux anges, les fans s’agitaient follement en s’inclinant devant la merveille hexagonale, tandis que Jo-Wilfried enfilait le blouson. Et s’apprêtait à rejoindre les vestiaires pour se préparer à livrer le cinquième match, devant alors logiquement donner la victoire aux siens, étant donné la faiblesse insigne d’une opposition nommée James Ward.    

Bref, contre toute attente, nos chers voisins s’voyaient soudain quasiment guerroyer en demi-finale, avec ce pauvre Andy au bord de la rupture, déjouant tous les pronostics d’un triomphe anglais sans coup férir ou presque.

Et puis voilà qu’il se rebiffait, sortant ses petites dents pointues pour commencer à déchiqueter impitoyablement le malheureux Simon qui ne résistait pas à la morsure. Le capitaine Clément baissait la tête, les fans modéraient leurs ardeurs et Tsonga se rasseyait en tombant le blouson. Comme quoi impossible est hélas de plus en plus français, ainsi que l’avaient déjà cruellement éprouvé les Hexagonaux en finale à Lille en novembre dernier face aux Helvètes déchaînés.

En revanche, le fameux dicton a provisoirement changé de continent pour devenir australien, si j'en juge par le spectaculaire retournement de situation auquel on a assisté suite à l’effondrement des «Special K», les fanfarons Kyrgios et Kokkinakis aussitôt remplacés sur le terrain. Menés 0-2, le bombardier Groth et l’inusable Hewitt enlevaient le morceau au nez et à la barbe des valeureux et étonnants Kazakhs, fort dépités cependant par la douloureuse tournure de l'événement.

Inutile de préciser que les British auront de quoi se méfier des kangourous de choc qu’ils retrouveront dans le dernier carré, s‘ils veulent se garder l’entier du rosbif à déguster en finale….

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13/07/2015

Djokovic transforme encore Wimbledon en gazon maudit pour Federer...

images[1].jpgTous les Helvètes et quelques autres fans de Rodgeur ont pris leurs désirs pour des réalités, imaginant avec volupté Djokovic au tapis après la fantastique performance du maestro au sommet de son art contre un très bon Murray, en demi-finales de Wimbledon.

On n'en pouvait littéralement plus de célébrer le talent du Suisse, galopant comme à ses meilleures années en promenant le régional du tournoi où il voulait dans ce qui était redevenu son jardin particulier.

Et cela malgré les pronostics de John McEnroe qui, comme d’habitude s’est planté dans les grandes largeurs avec ses analyses pourries. Dont voici en gros la teneur. «A chaque fois que je le regarde je me dis que tout compte fait, il a certainement une chance s'il joue si bien. Mais battre Murray, et probablement peu de temps après Djokovic, c'est une situation difficile pour Roger. Voilà pourquoi je pense que Murray va gagner le tournoi». Ajoutant quand même dans sa grande mansuétude à l’égard de la légende: «Mais contre Federer on aura le droit encore à un match incroyable».

Gentil, non? Bref, oublions les prédictions fantaisistes de Big Mac et concentrons-nous sur notre énorme déception mêlée d’une intense frustration après avoir ingénument rêvé que le King avait une chance de se payer le Serbe en glanant enfin son dix-huitième Grand Chelem. D’autant que le vampire de Belgrade ne nous avait pas franchement ébloui dans certaines rencontres de cette édition 2015, en ayant notamment toutes les peines du monde à se débarrasser du Sud-Africain Anderson.

Ses faciles combats contre Cilic et surtout contre Gasquet, où il ne s’était à l‘évidence pas défoncé pour faire boulotter l’herbette au Biterrois fatigué par Wawrinka, auraient toutefois dû nous ouvrir grand les yeux. Pire, Dracula plus saigneur que jamais a cruellement rappelé qu’il y a un fossé entre lui et une belette écossaise, qui a pourtant donné son maximum comme l’a lui-même déclaré ce brave Andy crucifié par le Bâlois.

Voici donc qui n’augure pas grand-chose de formidable pour notre gloire nationale, plutôt amère d’avoir été finalement condamnée à rejouer gazon maudit. J’ai notamment les plus grandes craintes en ce qui concerne ses chances à l’US Open. Cela n’empêche pas le consultant de choc Marc Rosset d’être convaincu que Federer a encore la possibilité de réussir un majeur. J’avoue hélas avoir du mal à le suivre… même si Mc Enroe est de mon avis.

Hingis_Mirza[1].jpgEnfin heureusement que Martina Hingis a mis du baume sur nos pauvres petits cœurs meurtris. D'accord, c'est du second rayon dans la mesure où on n'est pas au niveau de la carrément mythique Serena Williams, qui vient de s'asseoir pour la 21e fois sur le trône, menaçant sérieusement le record de Steffi Graf. La prouesse a d'ailleurs poussé un expert à écrire que l'Américaine battait le Suisse dans le domaine meilleur joueur de tous les temps.

De quoi crier au crime de lèse-majesté pour les aficionados! En attendant, on se contentera de l'exploit de Martina, la seule à avoir décroché deux couronnes chez la reine. Et on peut également remarquer que l’Inde réussit particulièrement à la Saint-Galloise, vu que c’est avec ses représentants Sania Mirza (photo) et Leander Paes qu’elle a empoché d’abord le double dames (17 ans après…) puis le double mixte.  

 

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16/06/2015

Queen's: en changeant le haut, Wawrinka banalise le bas!

le-suisse-stan-wawrinka-affronte-l-australien-nick-kyrgios-au-premier-tour-du-tournoi-londonien-du-queen-s-le-16-juin-2015_5359205[1].jpgLes fans des Helvètes redoutaient le pire. On leur avait annoncé à cor et à cri que Federer et Wawrinka, l’un à Halle, l’autre au Queen’s, avaient hérité d’un tirage coton dans leur préparation sur herbe pour les joutes dans les jardins de Wimbledon.

Exact pour la légende qui a eu toutes les peines du monde à se débarrasser de Kohlschreiber et n’a dû qu’aux erreurs coupables du malheureux Allemand la chance inouïe de se hisser in extremis au second tour du tournoi tudesque.

Rodgeur a en effet failli subir le sort de ce pauvre Nadal qui, après avoir réussi l’insigne exploit de battre tous les nazes à Stuttgart, y compris Monfils qui s’est comporté comme tel, s’est emmêlé fatalement les aiguilles dans la troisième manche qu’il venait pourtant de tricoter victorieusement aux deux tiers devant l’Ukrainien Dolgopolov. A mon humble avis, c’est râpé aussi bien pour le maestro que pour le pitbull dans une douzaine de jours chez Sa Majesté.

En revanche, rien de plus faux en ce qui concernait les difficultés imaginées pour Stan The Man, qui a au contraire bouffé l’un des Special K australiens, en l’occurrence le bombardier géant Kyrgios, en même pas 50 minutes. On eût d’ailleurs dit que le Suisse avait un express à prendre, tant il se pressait pour boucler ses jeux en un temps record. Mais ne nous emballons pas, on sait que Wawrinka peut nous refaire du Wawrinka des mauvais jours n’importe quand.

En attendant, il porte toujours son short rose à carreaux façon nappe de picnic, qualifié d’immonde de par la planète, mais néanmoins en rupture de stock. En réalité, comme le signalait avec raison (une fois n’est pas coutume) l’imbu de sa personne Aymeric Caron chez Ruquier samedi soir dernier, ce n’est pas tant le bermuda qui est moche que sa combinaison improbable avec un t-shirt nettement plus vilain. 

Et le chroniqueur de conseiller au nouvel ogre de l'ocre de porter une chemisette blanche avec sa culotte bariolée. Apparemment le Vaudois l’a écouté, puisqu’on l’a vu débarquer vêtu de la sorte sur le Central. Du coup en changeant le haut, le bas de Stanimal en devenait soudain carrément anodin, comme on peut en juger sur l'image ci-dessus. 

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07/06/2015

Roland Garros: caramba, encore raté pour Dracula, saigné à blanc par Wawrinka!

images[9].jpgToute la Suisse en plein nirvana se frottant follement le ventre, je ne vais pas en rajouter dans la dithyrambe. Juste vous dire que je suis assez soulagée que Stan ait battu Djokovic à Roland Garros.

Je n’ai absolument rien contre ce brave Novak, mais il eût été lancinant, fatigant, épuisant, exténuant d’entendre pour la cent-millième fois vanter le talent stratosphérique du galactique Serbe.

Cet homme insubmersible qui ne rate jamais rien. cet indéboulonnable numéro un mondial qui n’a pas perdu un match dans une épreuve importante depuis novembre 2014, ce champion hors norme qui promène sa superbe sans forcer tant il fait corps avec sa raquette, cette machine impitoyable qui écrase ses adversaires, qui plane trois classes au-dessus de la plèbe, bref ce génie intersidéral qui est aux autres joueurs ce qu’une Ferrari est à autant de tracteurs poussifs. 

Et notamment dans l’équipe de Leconte sur Eurosport qui, n’ayant d’yeux que pour le Goliath des courts, n’avait pas parié une roupie sur David le Vaudois avant la finale, se contentant de psalmodier sur tous les tons, émission après émission, le nom du fabuleux roi de Belgrade. Répétant en outre à l’envi qu'en Dracula hyper concentré, il n’allait pas penser une seule seconde au seul trophée qui manquait à son fantastique palmarès, tant il était taillé pour le soulever. Mais caramba, c’était raté!

Du coup, je me demandais comment les Pieds Nickelés du Riton allaient s’en sortir après la victoire de Stan The Man pour qualifier son exploit. Car qu’y a-t-il de plus fort qu’un mutant doublé d’un exceptionnel extraterrestre? Dont le sacre parisien plus qu’attendu allait indubitablement changer l’histoire du tennis. Au point que Rodgeur n’existe même plus pour ces fins connaisseurs du tamis.

J’avais bien tort de m’inquiéter vu qu’en réalité, ils ont retourné leur veste aussi sec, nous assurant a posteriori que ce triomphe était tout-à-fait prévisible… Et de repartir comme si de rien n’était sur le redoutable, énorme, extraordinaire, phénoménal, prodigieux, hallucinant Wawrinka dont en somme ils avaient toujours pensé qu’il pouvait battre le nouvel ogre de l'ocre. Alors certes l’un des experts avait bien déclaré qu’il fallait trouver le grain de sable qui enrayerait la mécanique serbe. En ajoutant toutefois que le Suisse avait peu de chance de le dénicher…

A part ça, le malheureux Djoko doit en avoir légèrement marre de ces Suisses qui lui barrent la route Porte d’Auteuil. Souvenez-vous, en 2011, la légende l’empêchait de battre le record de succès de rang de McEnroe en le terrassant en demi-finale. Et là, c’est Stanimal qui brise ses deux rêves d’un coup. Remporter enfin le tournoi parisien et viser le Grand Chelem en carrière. Gare à la revanche sur le gazon de Wimbledon! 

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03/06/2015

Roland Garros: le calice jusqu'à la lie pour le malheureux Rafa...

CGluFoLWwAETAnR[1].jpgOn a beaucoup glosé sur la défaite mortifiante du maestro en quarts de finales subie face à un Wawrinka en forme olympique. Et les spécialistes d’y aller de leur refrain sur le déclin du mythe et l’âge de ses artères, comme à chaque fois que celui-ci lâche malencontreusement un match.

A l’image de Marion Bartoli et Emilie Loit, évoquant avec commisération un pauvre Federer manquant cruellement de puissance et n’y arrivant décidément plus. Ou de Benoît Paire qui, ayant les yeux de Chimène pour son pote Stan, racontait étourdiment qu’en Suisse en général et à Genève en particulier, plus personne ne parlait de Rodgeur. Et que le numéro Un helvétique, c’était désormais Wawrinka. A se demander comment diable le Bâlois peut encore pointer à la deuxième place du classement…

Alors certes, la légende en a pris un coup sous les assauts furieux et répétés du Vaudois, qui l’a étouffé petit à petit. Dans le fond pourtant, ce n’était qu’un simple faux-pas de son adversaire grognon, dans un mauvais jour, peu inspiré et irrité par les conditions atmosphériques. Mais tout de même pas franchement ridiculisé dans une rencontre dont on n’attendait pas vraiment monts et merveilles,

Rien à voir avec le revers cinglant infligé par Djokovic à Nadal dans un match foireux que tout le monde a voulu nous faire passer pour celui de la quinzaine, la finale avant la lettre. Depuis le tirage au sort, la planète tennis s’excitait et se léchait les babines à l’idée du duel monstrueux qui allait opposer deux champions hors normes, le saigneur des courts et l’ogre de l’ocre!

Alors que la messe était dite avant l’entrée des deux as, tout montrant dès le début de la saison sur terre battue que le pitbull perdait ses crocs un à un, certains n'hésitaient pas à se livrer à de savantes analyses, selon lesquelles battre Nadal dans son fief restait extrêmement difficile et quasiment impossible au meilleur des cinq sets,

Personne n’imaginait qu’il n’y aurait nul besoin d’aller jusque là, et surtout l’ampleur du désastre. Au moins Federer s’est-il incliné au tie-break du troisième set, alors que le niveau de jeu relevait soudain de l'excellence, sur une balle plus ou moins litigieuse, donnant l’avantage à Ironstan. Tandis que là, ce 6-1 à la troisième et dernière manche pour Djokovic, qui en somme n'a pas eu à forcer son talent, insulte suprême, sonne définitivement le glas des espoirs de l’Ibère de remporter encore une foie Roland Garros. Et contrairement à Federer, ce n'est pas en principe à Wimbledon qu'il pourra éventuellement se refaire.

Bref, dire qu'il a bu le calice jusqu'à la lie est presque un euphémisme. Car le taureau de Manacor  va de surcroît se retrouver à la dixième place du classement, sinon la onzième, si Wawrinka laisse filer Tsonga en finale. A Stanimal de faire le maximum pour passer l’obstacle et accessoirement éviter au malheureux Rafa l’humiliation de sortir du top 10!

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01/06/2015

Roland Garros: Tsonga, seul rescapé du naufrage de l'armada tricolore

Roger-Federer-and-Stanislas-Wawrinka-img5440_668[1].jpgIl est vrai que nous somme assez fiers de la légende et de Stan The Man. J'avoue pourtant que je suis baba de constater à quel point les Français adorent leurs sportifs. Et notamment leurs tennismen. C’est fou ça. Grand chelem après Grand Chelem, ils en pincent tellement pour eux qu’ils les voient à chaque fois remporter la mise.

Cette année n’a pas fait exception. Mieux, ils y croyaient encore davantage que d’habitude. Au point que ce cru 2015 devait être le leur.

Nageant en plein nirvana, nos chers voisins avaient commencé à se congratuler en constatant qu’un joli paquet avait passé le premier tour. Il faut dire que c’était assez normal dans la mesure où ils étaient 21, hommes et femmes confondus, à guerroyer sur les courts de Roland Garros. Au second tour, commentateurs et consultants n’en pouvaient plus de porter aux nues les galactiques Tsonga, Monfils, Chardy et autres Gasquet.

Leur foi virait carrément au fanatisme, alors que six d’entre eux se hissaient en huitièmes de finale. Et il faut bien reconnaître qu’ils avaient raison de se frotter follement le ventre. Car sur les 32 joueurs et joueuses en lice, on trouvait six Tricolores. Un record par rapport aux représentants des quinze pays encore présents à ce stade. Dépassant ainsi largement les Espagnols, les Américains et les Russes au nombre de trois par nation. 

Mais funérailles, ces formidables héros destinés à frôler sinon atteindre les sommets, sont tombés comme des mouches. Preuve qu’hélas, la quantité ne fait pas la qualité. Les Français ne peuvent en effet plus compter que sur Tsonga, seul de ses enfants à rallier les quarts de finale, pour rêver à des lendemains qui chantent.

timea-bacsinszky[1].jpgEn attendant, à ce jeu-là, les grands vainqueurs ce sont les Suisses. Partis à cinq, ils sont encore trois  au cinquième tour. Avec la certitude, Federer et Wawrinka devant en découdre l’un contre l’autre en quarts, d’en avoir au moins un dans le dernier carré. Sinon deux, étant donné les exploits de Timea Baczynzsky. Superbement Ignorée par les spécialistes, dont ceux de la bande à Leconte. 

Et dire que j’évoquais dans mon dernier billet la redoutable menace hexagonale planant sur le Fedri nka que j’imaginais laminés en trois coups de cuillère à pot par Monfils et Simon. Ces deux-là éraient en effet pratiquement  annoncés comme les terreurs de cette édition par leurs compatriotes aveuglés par leur amour inconditionnel. Mais dans le fond, il n’y a rien de plus jouissif que d’imaginer l’enfer et se retrouver finalement au paradis. Enfin, dans un petit coin pour l’instant…

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30/05/2015

Roland Garros: la menace française plane sur Federer et Wawrinka

c0585[1].jpgAinsi donc Sa Grâce se retrouve en huitièmes de finale après ses trois petites balades hygiéniques et digestives en compagnie de faire-valoir sur la terre parisienne. Mais comme l’an dernier, le maestro  pourrait bien s’arrêter là.

Car pour une fois, je suis assez d’accord avec Marc Rosset. Hormis quelques fulgurances prodigieuses, Federer s’est contenté d’assurer avec élégance, laissant un pactole contrariant de neuf jeux, dont un des siens de surcroit, à un Bosniaque de poche dont Djokovic ou Nadal auraient fait de la chair à pâté

Autrement posé, une chose est sûre. S’il ne se remue pas les fesses, il ne va pas faire de vieux os dimanche sur le Central face à Monfils. Surtout après la chevauchée fantastique de ce brave Gaël, porté par une foule en délire. Au point qu’à côté, celle qui soutenait les Helvètes lors de la Coupe Davis en novembre dernier à Lill, ressemblait à une réunion de dames patronnesses, buvant le thé en levant le petit doigt dans un salon feutré.

Et c'est ainsi que le Tricolore sur le point d'être bouffé tout cru au quatrième set par l’Uruguayen Cuevas lévitait soudain, plus remonté qu’un coucou, tandis que son malheureux adversaire complètement à l’ouest, sonné par les hurlements assourdissants des fans déchaînes, se prenait les pieds dans le tapis et piquait du nez dans les cordes pour ne plus se relever.

Du coup, je me fais un sang d’encre pour Rodgeur et ses chances de se payer le scalp du Tricolore, qu'il avouait portant souhaiter rencontrer. Vu la façon dont son futur rival a mis le feu, je me demande si l'espoir demeure... Certes on l’aime Porte d’Auteuil, le Bâlois. Mais en l’occurrence, il pourra se brosser pour obtenir un inconditionnel appui populaire. Désolés Majesté, mais là c’est le prince qu’on préfère.

Et la même menace plane sur Wawrinka. Bien qu'il se soit davantage bougé le popotin que le mythe face à l’Américain Johnson, je me fais tout autant de souci pour le Vaudois, qui doit lui affronter Simon. Bref, je ne vous raconte pas l’éventuel scénario apocalyptique.

Cela dit, j’éprouve également un brin d’inquiétude  pour les commentateurs et consultants français, déjà au bord de l’apoplexie lors de la victoire «mythique, magique, historique» de Monfils au… troisième tour et contre le…23e mondial.. Si d’aventure leurs deux poulains battaient la légende et Stan The Man, c’est carrément la tente à oxygène qu’il leur faudra!

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06/05/2015

Madrid: le kangourou Kyrgios met Federer dans sa poche! Mortifiant

ATP-Tennis-img27459_668[1].jpgJ’en connais qui se tapent la tête contre les murs à l’idée d’avoir dû remplacer Djokovic par Federer comme tête de série numéro un. Car à mon avis, Dracula eût à l’évidence mieux tenu son rang que la légende. Il peut d’ailleurs se frotter les mains, son dauphin sur le papier demeure à distance pratiquement égale.

Cela dit, ainsi que je le redoutais dans mon précédent billet, c’était chronique d’une défaite annoncée cette chute du king d’entrée à Madrid. Je ne vous raconte pas mon désespoir d'avoir eu à ce point raison de me méfier du «Special K» Kyrgios qui a avalé le maestro en trois sets.

Super serrés certes, mais quand même ça la fiche mal de regarder le triple vainqueur du tournoi espagnol céder ainsi face à celui que Gaqsuet a balayé els doigts dans le nez en finale d’Estoril dimanche dernier. Beaucoup trop fort pour le jeune Australien le Biterrois, s’extasiaient les experts tricolores. Remarquez, ils ont dû rabattre leur caquet vite fait dans la mesure où le brave Richard a également dû s’incliner sans gloire face à Tomas Berdych.

Pour en revenir à Rodgeur, sa piteuse élimination est d’autant plus humiliante qu’il avait breaké le  kangourou au début de la seconde manche. Ce qui ne l’a pas empêché de laisser bêtement filer une maille. Du coup il n’y avait plus qu’à tirer sur le fil. Le plus douloureux pourtant ce n’est pas de voir le pauvre Bâlois égarer un match. Mais le fait que désormais n’importe qui peut le battre. Triste, non ?

Et j’ai la très désagréable impression que Wawrinka ne va pas non plus faire de vieux os sur les terres de  Nadal. Du moins après l'avoir vu ahaner ferme contre le Portugais Joao Sousa, 56e mondial et repêché in extremis grâce au forfait de Tommy Robredo… 
 

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02/05/2015

Tennis: Federer frise l'humiliation au tournoi de campagne d'Istanbul!

turkey_switzerlandfederer[1].jpgSelon les experts, le maître ne devait pas connaître trop de problèmes face au modeste Diego Schwartzman, numéro 63 à l’ATP, en demi-finale à Istanbul. En résumé, une simple formalité, cette rencontre. Comme en somme ce tournoi turc qu’il a choisi d’honorer de son auguste tête.

Sauf que si l’Argentin de poche, 1m70 au garrot, s’était hissé dans le dernier carré, ce n’était apparemment pas par hasard. Il en voulait drôlement et ce ne fut pas une promenade de santé pour Sa Grâce.

Perdant pitoyablement la première manche, le brave Suisse dut tricoter ferme dans la troisième pour terminer le pull. Frisant la catastrophe au cinquième jeu, il ne parvenait pas à convertir sa première balle de match et s’imposait finalement par les poils au bord du tie-break.

Notez que cette laborieuse performance n’était guère étonnante vu le mal fou qu’il avait eu la veille à dompter une autre lame d'occasion, l’Espagnol Daniel Gimeno-Traver. Mais bon, voici malgré tout le mythe helvétique en finale pour la 128e fois de sa carrière. Ce n’est pas gagné pour autant. Il lui faudra également cravacher contre l’Uruguayen Pablo Cuevas qui, littéralement déchaîné, a flanqué une rouste en deux sets secs au Bulgare Grigor Dimitrov. Il est vrai que Baby Fed s’est obstiné à produire le plus mauvais exemple du jeu de son idole bâloise.

Reste que victoire ou non demain, observer le king à ce point forcé de se sortir les pouces contre des seconds couteaux n’incite guère à l’optimisme. Pour ne pas dire que je me fais un souci du diable pour la suite. Dont le Masters de Madrid où, tête de série numéro un en l’absence de Djokovic, la légende risque de se frotter lors de son premier tour à l’un des «Special K» australiens. En l’occurrence Kyrgios, qualifié pour la finale à Estoril.

Certes, même prématurément éliminé, Rodgeur ne perdrait pas de points dans la mesure où il avait zappé l’épreuve l’an passé. Maigre consolation pour le maestro qui conserve des ambitions. Peut-être pas démesurées, je l'admets, concernant Roland Garros sur lequel Dracula mise sérieusement, ne s’alignant justement pas en Espagne pour préserver ses chances de gagner le seul majeur qui lui manque. Filant du coup des sueurs froides à l’ogre de l’ocre ibère qui commence à désespérer de réussir sa décimale. 

En revanche notre Guillaume Tell vise sans doute encore Wimbledon et l’US Open. Mais je ne vous raconte pas si je les vois s'éloigner de plus en plus. Et au train où il semble y aller, je doute qu’il puisse rallier les JO de 2016 dans le trio de tête…

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18/04/2015

Masters de Monte-Carlo: le vampire de Belgrade en mode saigneur plus!

images[1].jpgEh bien, comme vous le pensiez, la question d’une éventuelle victoire française sur le Rocher était aussi saugrenue qu’audacieuse. Une fois de plus, nos chers voisins n’auront pas la satisfaction de voir l’un des leurs, pourtant débarqués à huit à Monaco, soulever le trophée quinze ans après Cédric Pioline.

Moi qui fondais quelques espoirs sur Monfils pour rabattre le caquet de Nadal en finale, j’en suis pour mes frais! Bon, c’est Djokovic qui s’en est chargé en demie, comme pour donner un vague crédit aux lamentations du roi de la terre sur son prétendu piteux état de forme.

Ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle pour ses poursuivants. En cas de victoire demain contre Berdych, Dracula compterait plus de 5600 points d’avance sur son dauphin Federer. De quoi voir venir et augmenter confortablement son capital semaines en tant que numéro un mondial.

Et cela ne va sans doute pas s’arrêter là, dans la mesure où  le saigneur des courts n’avait pas pu disputer le Masters espagnol l’an dernier pour cause de poignet droit en délicatesse. Juste pour vous donner une idée de l’avance  insensée de ce cher Novak au classement, en admettant qu’il remporte Monte-Carlo et Madrid, ce qui est loin de constituer un plan sur la comète, il serait à quelque 700 points de se qualifier pour la finale de Londres en novembre. Et on est même pas en mai!

Cela dit, plus bizarres parfois que les tennismen, c’est difficile à trouver. Certains d’entre eux nous l’ont encore prouvé cette semaine. Jugez plutôt. Stan Wawrinka commence par écraser Juan Monaco en cinq jeux avant d’être laminé par Grigor Dimitrov en trois, lui-même explosé par Gael Monfils en quatre, qui subira un sort quasi  identique contre Tomas Berdych.

Certes, il faut bien un perdant par rencontre… Mais admettez qu’il est assez rare qu’un top 10 ou assimilé, à l’image de Monfils, atomise carrément son adversaire pour se retrouver lui-même en mille morceaux au tour d’après. Alors quatre de suite, forcément ça interpelle!   
 

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