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28/10/2015

Tournoi de Bâle: Stan The Man tombe sans surprise sous les balles d'Aceman

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Et notre inénarrable tandem Dupuis-Rosset de se mettre une nouvelle fois pathétiquement le doigt dans l’œil. A l’entame de l'épreuve pour Nadal, les deux compères s’apitoyaient sur le sort du malheureux Ibère qui pédalait lamentablement dans la semoule.

Déjà qu'en indoor il ne vaut pas un clou, là il est l’ombre de lui-même nous serinaient navrés nos comiques, sûrs de leur incomparable science du tamis. Moralité le pitbull prétendument édenté l’a évidemment emporté. Et même s’il ‘est pitoyablement emmêlé les crocs dans le premier set face à un Rosol surrvolté, cela ne l’a pas empêché de boulotter Dimitrov lors de son deuxième match. En perdant son service à quatre reprises.

Mais rien n’arrête les experts Plainpalais dans leurs analyses foireuses. Sans surprise on a eu droit à un remake dans l’autre sens lors de la rencontre de Wawrinka contre le géantissime Karlovic qui ne devrait franchement pas avoir le droit de taquiner la raquette. Qu’il fasse donc du basket ou du volley, cet échalas!

Or donc le duo de choc n’en pouvait juste plus de porter Stanimal aux nues dans la mesure où il menait une manche à rien et un break contre Unbreakable dans la seconde. Avec un score pareil, c’est la victoire en poche, osait même Big Marc, allant jusqu’à imaginer le brave Stan affronter Federer en finale. Nonobstant les sérieux obstacles sur leur voie respective vers le sommet.

A croire que notre couple infernal regardait jouer Wawrinka pour la première fois. Car tous les simples pékins affalés comme moi dans leur fauteuil qui attendaient l’inévitable erreur avec angoisse, ne cultivaient hélas plus le moindre doute sur l’issue fatale de la partie pour le pauvre Vaudois, en le voyant misérablement rater le coche pour laisser l’implacable Croate revenir à sa hauteur à mi-parcours.

Dès lors ce fut une simple formalité pour ce dernier que de survoler cavalièrement le jeu décisif, avant de s’envoler définitivement, laissant son adversaire méditer sur une malédiction qu’il s’attire par ses propres errements coupables pour la quatrième fois consécutive. 

Il reste à souhaiter qu’Aceman ne se retrouve pas sur la route de Stan The Man à Bercy. Ou Isner, ou Anderson sa bête noire en chef. Vivement en somme le Masters londonien, où ces redoutables bombardiers ne figureront pas. Comme quoi les maîtres ne sont pas toujours ceux qu’on pense…
 

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16/10/2015

Masters de Shanghai: Nadal écrabouille le fantôme de Wawrinka

topelement[1].jpgLa raquette helvétique se porte à merveille! Suivant le formidable exemple de Federer, Wawrinka s’est à son tour magnifiquement illustré à Shanghai en se faisant laminer par Nadal… Evitant tout juste la honte, mais pas l’humiliation, frôlant même la roue de vélo en deuxième manche après avoir perdu la bagatelle de neuf jeux de rang. 

Il n’empêche. Comme pour la légende, les experts qui n'ont toujours pas les yeux en face des trous, voyaient assez bien Stan The Man l’emporter dans leurs fines analyses d’avant match. Rappelant que si l’Ibère menait 12- 2 dans leurs duels, il s’était fait battre lors des deux derniers.

Etant donné les difficultés du Vaudois contre Troicki, puis Cilic, il n'avait pourtant pas de quoi cultiver de grandes illusions en affrontant le pitbull, qui semble de surcroît reprendre du poil de la bête en dépit de son bobo mental. Comme quoi il faut toujours se méfier d’un fauve blessé.

Certes, bien qu'il semble avoir mangé du lion, je n’irai pas jusqu’à dire que le taureau de Manacor s’est pleinement retrouvé. Il n'a en somme fait qu’écrabouiller le fantôme de Wawrinka, tout comme il avait lui-même joué l’ectoplasme face à Djokovic à Pékin, la semaine passée.

Et d’ici à ce que Rafa succombe à nouveau sous les coups dévastateurs de Dracula, il n’y a qu’un pas en forme de succès en demi-finale. A moins qu’il ne se mette un collier d’ail autour du cou ou qu’il laisse à Tsonga, lui aussi apparemment en regain de forme, l’option peu enviable de s’offrir en victime expiatoire au vampire serbe toujours plus assoiffé de victoires.

Il reste enfin à l’Espagnol l’espoir fou que Nole se laisse surprendre dans l'ultime carré par Murray, qui a également joué les terreurs en quarts de finale en dépeçant le malheureux Berdych. Mais il faudrait pour cela que la belette écossaise se mitonne une super potion magique à base de panse de brebis farcie!

 

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13/10/2015

Masters de Shanghai: Federer au tapis d'entrée. Même pas une surprise!

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Pas de problème pour le maestro selon les optimistes qui, l'espoir comme d'habitude chevillé au corps, l'imaginaient déjà croiser la raquette avec Wawrinka en demi-finale du Masters de Shanghai. Nonobstant quelques obstacles de taille sur son chemin.

L’intéressé lui-même ne cultivait pas le doute. J’ai passé de bonnes vacances, je me suis super bien entraîné et je suis prêt, clamait-il en substance à la veille de son entrée en lice.

Et pourtant, il n’a suffi que d’un mini-écueil nommé Albert Ramos-Vinolas pour lui couper brutalement la route. Ce qui a plongé les organisateurs et les fans dans une intense désolation. Mais ne constitue même pas, dépit de ses manifestations de bonheur, un exploit pour l’Espagnol. Bien qu'il ne figure qu’au 70è rang mondial et a enfin réussi à battre un top ten après quinze tentatives.  

La défaite apparaissait en effet douloureusement prévisible dès l’entame du match pour Sa Grâce qui en manquait singulièrement en l’occurrence. Errant misérablement sur le court, il se montrait le plus souvent incapable, sauf lors d’un deuxième set paradoxalement rapidement expédié, de retourner les balles de son adversaire. Sans oublier son exaspérante manie de ne pas convertir ses balles de break.

En réalité, étant donné la mollesse de Rodgeur, notamment illustrée par le fait qu’il a couru un kilomètre de moins que l’Ibère, on se serait cru devant le pitoyable match des Suisses contre l’Estonie. Sans hélas le coup de pouce du destin, qui a permis aux poussifs Helvètes de finalement l’emporter sans gloire.

L’ennui, c’est que Federer avait mille points à sauver puisqu’il avait empoché la mise l’an dernier. Un cuisant revers qui va sans doute voir Murray, à moins que la belette écossaise ne connaisse le sort de notre génie national, de se maintenir à distance respectable de son désormais poursuivant. Mais surtout de quoi laisser Djokovic s’envoler à des hauteurs stratosphériques. Le saigneur des courts n’a pourtant pas besoin d’aide si on consière son talent stupéfiant…

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19/09/2015

Coupe Davis. le mythe un rien bouffé aux mites dans le double!

7093485[1].jpgLes pompiers de luxe ayant daigné se déplacers, l’affaire devait être bouclée les doigts dans le nez en neuf sets secs. Une promenade de santé donc pour nos cadors du tamis, Federer en tête face à une équipe hollandaise bout-de-bois privée de Robin Haase, son meilleur élément. 

Mais il a fallu rapidement déchanter, Wawrinka, le premier Helvète sur le court frisant le code, forcé de batailler jusqu’au bout du bout pour accoucher dans la douleur et par les poils d’un premier point pour la Suisse.

Les choses prenaient heureusement meilleure tournure ensuite, Federer corrigeant logiquement Jesse Huta Galung, son adversaire quasi inconnu, pour l’emporter en trois petites manches. Tricotées à la diable cependant, le maestro jouant parfois comme un pied entre deux fulgurances. Ce qui n’a pas empêché le traditionnel tandem de la RTS Dupuis-Rosset de hurler au miracle à chaque échange réussi par la légende.

Outre ces ululements limite insultants pour la légende, je trouvais que son jeu sur courant alternatif n’augurait rien de bon pour le double. Alors qu’il avait notamment en face un nommé Matwé Middlelkoop, matricule 583 à l’ATP (!), le mythe a semblé parfois bouffé aux mites tant il commettait d’erreurs que son compère Chiudinelli était incapable, malgré de louables efforts, de rattraper tout seul.

Dès lors la paire bâloise s’effondrait misérablement, évitant même de justesse la roue de vélo au cinquième set. C’est rageant et les occasions manquées me restent en travers de la gorge, a déclaré Federer en conférence de presse. Oubliant un peu, à l’image des experts de la chose et des fans de l'intouchable, de préciser qu'il en était souvent le premier responsable.

Du coup je suis vraiment désolée que cela tombe sur ce brave Marco. Pour une fois il aurait mérité de gagner ce double, dont il a même été le patron à une ou deux reprises. Enfin, comme l’espoir fait vivre, souhaitons que les gambettes de notre gloire nationale, massées car un chouïa lourdes pendant la rencontre, parviendront à le porter vers la victoire.

Sinon, il faudra attendre Wawrinka et là, très franchement, ce n’est pas gagné. Au cas inimaginable où, je ne sais pas si vous voyez la honte…

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14/09/2015

US Open: La star Djokovic bat encore le tsar Federer

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C’est déprimant, l’immensité de la déception le disputant à l’énormité de l’attente, mais je vous avouerais que je ne suis pas véritablement surprise par ce triste dénouement pour Rodgeur, à nouveau dominé en quatre sets par Djokovic. Je me suis même méfiée de cette issue au deuxième jeu de la première manche.

Eh oui. Trop, c’était trop. Trop de dithyrambes, trop de gens persuadés que tout plaidait en faveur du maestro. Délivrant un tennis flamboyant sans perdre le moindre set, il n’avait jamais été aussi fort, assurant lui-même qu’il n’avait jamais aussi bien joué.

Oui mais contre qui dans le fond, son plus dangereux adversire avant la finale ayant été Isner.  Oiseuses considérations toutefois, balayées d'un revers de phrase. Cette fois c’était la bonne. Le phénomène allait remporter son 18e Grand Chelem haut la main.

Non seulement un air de déjà vu et entendu à Wimbledon avec le résultat cuisant que l’on sait pour la légende. Mais en plus pareillement seriné concernant Serena Williams co-recordwoman désignée depuis des semaines. Et pourtant l’Attila féminine du tamis s’est pris les pieds dans le tapis en demi-finale déjà, face à une adversaire que personne ne prenait au sérieux. Quand on ne s’en moquait pas carrément.

A commencer par les Français pas contents que Roberta Vinci soit passée en quarts grâce au forfait d’Eugénie Bouchard. Ce qui selon eux, bien qu’ils nous aient pas mal bassinés avec le manque de résultats de la Québécoise, a largement contribué à la victoire de la Transalpine sur leur joyau nommé Kristina Mladenovic.

Certes, il n’y a pas de comparaison entre Vinci et Djokovic. Il n'empêche qu'une majorité faisait la moue en regard des prouesses très relatives du Serbe, imaginant en gros le saigneur du tamis à court d’hémoglobine. Peinant contre Bautista-Agut et Lopez jusqu’à leur laisser une manche à chacun. Avant de réveiller le fauve qui sommeillait comme toujours en lui en affrontant Cilic. Même si le Croate s’est révélé encore plus incapable que d’habitude à se sortir des griffes du tigre avec sa cheville blessée.

Mais le moteur était lancé et le Serbe n’a eu ensuite qu’à presser l’accélérateur. Raccourcis au fil de l’épreuve new-yorkaise, je ne vous raconte pas l‘état de mes ongles lors de la balle de match de la star pour achever le tsar. Et à en juger par  le jeu étincelant du king au top du top, c'est tout juste si on parvient à distinguer la hauteur où se situe Djokovic! 

De quoi déchaîner les applaudissements frénétiques des observateurs et experts de tout poil qui, après avoir noyé Federer sous un tombereau d’orchidées ont plus ou moins retourné leur veste en chœur pour déclarer sans vergogne qu’en somme, ils l’avaient bien dit. Rien de nouveau sous le soleil, en somme. Sauf que je vois de plus en plus mal notre gloire nationale se mettre encore un Majeur dans la poche.

Enfin, une fois de plus, heureusement qu'i y a eu Martina Hingis pour nous remonter le moral en décrochant deux nouveaux trophées pour porter sa petite collection à vingt. D'accord, c'est du double, mais en l'occurrence il serait malvenu de faire la fine bouche!  

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12/09/2015

US Open: Federer et Djokovic en finale, mais un super Friday qui a fait pschiiit

544103967_223441078[1].jpg Ce devait être un super Friday de gala, avec ces quatre demi-finales de suite. Et notamment un début d’apothéose sous forme de victoire absolument certaine de Serena Williams. Elle n’allait en effet faire qu’une bouchée de cette malheureuse Roberta Vinci (photo) en raflant son 22e Grand Chelem, psalmodiaient les connaisseurs. 

Mais les rugissements de la panthère n'ont servi à rien. Contre toute attente la Transalpine, pourtant 43e mondiale, enlevait le morceau, privant l’Américaine de son quatrième Majeur de l’année, et donc de la possibilité d’égaler le record de Steffi Graf.

Cela ne s’est pas arrangé chez les garçons. D’abord on a eu droit à une rencontre misérable entre Djokovic et le tenant du titre Cilic, humilié par le saigneur des courts qui ne lui a laissé que trois jeux. Pour sa défense le Croate péclotait de la cheville et ne serait pas venu sur le court s’il ne s’était pas agi de l’US Open.

Mais peu importe car heureusement, il y avait ensuite ce choc fratricide et magique entre Federer et Wawrinka. Et là on allait voir ce qu’on allait voir. Une empoignade titanesque qui sentait la poudre, avec des coups fulgurants des deux côtés, car pour les experts les adversaires se tiennent désormais de très près. Bref, un match exceptionnel, prodigieux, à ne rater sous aucun prétexte sinon on risquait carrément de mourir idiot.

Tout le monde s’en mêlait pour nous vanter ce pharamineux événement. Dont le fameux Patrick Mouratoglou qui, après avoir pris un sérieux coup sur la cafetière avec l’échec cuisant de sa joueuse Serena, étalait à nouveau sa science en nous alignant quelques platitudes quant à la meilleure tactique à employer par chacun des Helvètes pour abattre l’autre.

RogvStan_3434896b[1].jpgHélas, là aussi ça a fait rapidement pschiiit. Un peu moins que dans l’affrontement précédent, Stanimal tenant un poil mieux la distance que Cilic dans la mesure où il a marqué huit jeux. Cela dit, voilà qui n’est pas spécialement étonnant. Sans vouloir minimiser les qualités du Vaudois, sa défaite éclair contre le maestro n’a fait qu’illustrer le jeu moyen qu’il a produit dans l’ensemble du tournoi new-yorkais.

Certes il n’avait perdu qu’un set en cinq matches avant de se mesurer à Federer. Mais quand on considère l'opposition, en l’occurrence le local de l’étape Donald Young, on reste songeur. Et que penser de ses errements face à autres adversaires, des seconds couteaux à l’image du Coréen du Sud Chung qui l’a poussé à trois t-breaks.

Le seul duel où on l’a vu vraiment bien jouer c’était contre le Sud-Africain Anderson. Logique étant donné que le pauvre était sur les rotules après son marathon pour arracher son quart de finale face à Murray, la belette écossaise forcée de regagner son terrier.

Notre gloire nationale n’avait dés lors plus qu’à boulotter son pote tout cru. Ce qu’il a réussi illico presto grâce à un tennis plus champagne que jamais. Une véritable explosion de bulles. Du coup évidemment, on l'imagine remporter son 18e Grand Chelem les doigts dans le nez, tant il a été génial, fabuleux, extraordinaire, en un mot, monstrueux. 

Un fol enthousiasme que j'aimerais partager, mais qui en même temps ne laisse pas de m’inquiéter. Cela ressemble en effet trop à ce qui s’était passé à Wimbledon où, jouant l’un des meilleurs matches de sa vie,  la légende avait atomisé l’Ecossais avant de tomber sous les coups furieux du vampire de Belgrade en finale. En d'autres termes, je n'ai pas fini de me ronger les ongles!

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09/09/2015

US Open: les voyants français étaient tous au vert...

4749458_6_d1a4_jo-wilfried-tsonga-affronte-le-croate-marin_7a57c22eaed9cadc08c891ee670e2bf1[1].jpgAvec cinq Français en huitièmes de finale, tous les voyants étaient au vert. Combien de fois les commentateurs ne l’ont-ils pas répété. Avec trois en quarts, dont le principal, Jo-Wilfried Tsonga. ils n’osaient pas le dire mais ils le pensaient si fort que cela s’entendait. Le Mohamed Ali des courts allait se retrouver en finale.

Lui le plus affûté de leurs poulains, le plus expérimenté, celui qui, léger comme une plume, volait sur le terrain quand il ne marchait pas sur ses adversaires pour les exécuter les uns après les autres sans coup férir. C’est dire s’il avait ses chances face à Cilic. Un Cilic dont pn annonçait de surcroît une cheville en délicatesse. Un Cilic qui boitait dans les vestiaires et bougeait un minimum à l’entraînement.

Mais hélas le boxeur finalement sonné rendait les armes à l’extrême bout du cinquième set. Ce qui n’était pas véritablement une surprise, sauf pour les experts tricolores du micro, dont les facultés curieusement amoindries à chaque apparition des leurs, les voient toujours trop beaux.

Comme Kristina Mladenovic, l’orchidée noire de la raquette hexagonale qui, à 22 ans, disputait son premier quart de finale d'un Grand Chelem. Un exploit relativement banal pour toutes celles, beaucoup plus jeunes, qui l’ont précédée. Même Belinda Bencic l'a fait l'an passé. Mais on sait qu’une première française, c’est une première plus importante que les autres. 
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images8QD2ZZU3.jpgEn plus Mladenovic est, paraît-il un phénomène. Je vous livre ici un petit résumé de ce que j’ai lu à propos de cette "surdouée du tennis qui fut la terreur du circuit juniors". L'arrivée, certes plus tardive que prévue dans le gotha mondial du tamis de la nouvelle numéro un française et membre du top 30, était de tout temps annoncée.

Bref le messie en jupons dont le monde de la petite balle jaune ne saurait se passer. Dotée d’un jeu hyperoffensif qui s'appuie sur un service de plomb, elle possède un coup droit dévastateur qui décale ses adversaires, ainsi qu’une lecture du jeu sans pareil. "Elle se rend très vite compte de ce qui dérange l'autre".

Pas de doute, Serena Williams n'a qu'à se bien tenir. Sauf que la perle rare n’a pas trop perturbé  l’Italienne Roberta Vinci, moins bien classée et qui lui a cavalièrement soufflé la demi-finale sous le nez... Et pourtant, personne ne donnait cher de la Transalpine de 32 ans. A commencer par Emilie Loit, déclarant.en substance qu’elle ne voulait pas être désagréable avec Vinci, mais qu'elle ne faisait manifestement pas le poids. Entre nous, c’est aussi ce que pensait Mladenovic, qui ne se mouche pas non plus du coude.

Moralité lundi soir, tous les voyants étaient au rouge et il n’y avait plus que le double Mahut-Herbert, dont en général on se moque royalement, pour mettre du baume sur les cœurs blessés. Eh oui, quand on n’a pas de grive… Enfin, vous me rétorquerez qu'il reste Richard Gasquet. Verdict la nuit prochaine. 

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06/09/2015

US Open: quand les Français entrent dans une autre dimension....

images49NYGH65.jpgDécidément j’adore les comiques de la bande à Leconte. Ils sont extraordinaires avec leur foi inébranlable dans le talent incommensurable de leurs poulains, qui ont pour eux valeur de purs-sangs. Et pourtant que cette confiance est le plus souvent mal placée.

Mais qu'importe. Et c’est ainsi qu’à chaque Grand Chelem, on a en quelque sorte deux tournois parallèles. L'officiel avec ses stars habituelles, Djokovic, Federer, Murray, Nadal, en dépit de sa petite forme actuelle, et le français avec en second rideau les Tsonga, Gasquet, Simon ou Monfils, dont on attend toujours monts et merveilles, du côté de nos chers voisins naturellement. 

Les deux derniers ayant failli d’entrée, j’imaginais que nos aficionados allaient mettre une sourdine à leurs délirantes dithyrambes. Que nenni, bien au contraire. Car ont surgi deux phénomènes tricolores, Benoît Paire flanqué de Jérémy Chardy. Et attention les génies avec ces champions qui sont, clame Riton sans rire, entrés cette semaine dans une autre dimension.

Et Guy Forget d’en rajouter en s’étalant à l’envi sur les qualités exceptionnelles de Paire, insistant sur son  revers supersonique, le plus régulier du top 100, qu’il peut de surcroît jouer de n’importe quel endroit du court et dans n’importe quelle position.

Pareil pour Chardy sur le coup droit, notamment porté aux nues par le célèbre Patrick Mouratoglou, coach évidemment magique car français de Serena Williams, sans qui soit dit en passant elle ne serait bien sûr pas en passe d’égaler l'exploit pharamineux de Steffi Graf!

Paire-US-Open-2015[1].jpgBref, tout ça donc parce que les deux nouveaux as parvenaient pour la première fois en huitièmes de finale d’un Majeur, illustrant magistralement la richesse inouïe de la raquette hexagonale en rejoignant alors à ce stade, un record, leurs aînés Tsonga et Gasquet. Du coup, c’était l’espoir fou face à ce jamais vu. Ils vont nous faire un truc de dingues, je le sens, ululait l'inénarrable Henri au comble de l’extase.

Mais les rookies s’y sont piteusement embourbés dans ce quatrième tour. Paire s’est laissé laminer par Tsonga et Chardy subissait la loi impitoyable de Marin Cilic qui, valant à peine un clou ou presque à l'entame de la rencontre, toujours selon nos rigolos, redevenait soudain le redoutable tenant du titre!

Car Leconte et ses potes sont un peu à l'image de la crème antirides. Il y a un avant et un après. Sauf que le résultat est à l’inverse de l’effet souhaité. Avant Paire et Chardy avaient franchi un cap, que dis-je, une péninsule! Après, ils sont malheureusement et comme d'habitude restés en-deça de l'obstacle...

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03/09/2015

US Open: Paire et Bencic affolent les commentateurs et Federer fait de l'intox

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Et c‘est reparti pour les cocoricos chez les experts français, qui voyaient hier trois gars et une fille, soit un petit tiers de l'effectif tricolore restant, franchir victorieusement le cap du…second tour à l’US Open.

Certes, on peut comprendre leur fol enthousiasme en ce qui concerne Benoît Paire (photo) qui avait battu d’entrée le Nippon Kei Nishikori, finaliste l’an dernier. Ou éventuellement Jérémy Chardy, vainqueur d’un adversaire mieux classé que lui, à l’image de Kristina Mladenovic, qui l‘a emporté sur Svetlana Kuznetsova. Encore que la Russe ne fasse plus guère d’étincelles depuis longtemps.

Pas de quoi se rengorger non plus quant au succès de Tsonga. C’est même limite insultant pour Jo-Wilfried que se taper ainsi sur le ventre parce qu’il a réussi à se défaire de l’Espagnol Granollers, franchement loin d’être un foudre de guerre, comme le prouve sa 77e place au classement.  

Reste que nos spécialistes hexagonaux de choc en demeurent babas et ne se lassent pas de vanter le formidable talent des adversaires de leurs idoles, histoire d’exalter celui, du coup incommensurable, des valeureux Bleus. Mais on ne les changera pas.

belinda.jpgRemarquez, ce n’est pas mieux côté helvétique où Jean-Marc Rossier s’est gargarisé à outrance après le «triomphe» de Federer sur Leonardo Mayer. Il cédait ainsi à l’intox du king, avouant sans rire avant la rencontre avoir sérieusement les chocottes à l’idée d’affronter ce redoutable Argentin, qui l’avait obligé à écarter cinq balles de match au second tour du Masters de Shanghai l’an passé.

Tout ça pour atomiser le malheureux en trois coups de cuillères à pot. Rien de plus logique étant donné la forme olympique que la légende affiche et revendique!

Et je ne vous raconte pas les beuglements du commentateur de la RTS à la limite de l‘apoplexie quand Belinda Bencic, en larmes au bord du précipice, a miraculeusement réussi à retourner les situation et à s’en sortir par les poils face à la Japonaise Doi, 88e joueuse mondiale de 159 centimètres. Là franchement le plus chauvin de nos chers voisins a des leçons à prendre...

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24/08/2015

Cincinnati: Djokovic tombe sous les coups de Son Altesse Federissime!

roger-federer-au-septieme-ciel[1].jpgA force de jouer avec le feu, Djokovic en a senti la douloureuse brûlure. Par deux fois, il s’en était insolemment sorti par les poils, ne méritant pas sa victoire contre les malheureux Goffin et Dolgopolov.

Un peu, si j’ose la comparaison, à l’image de Wawrinka, le cul pareillement bordé de nouilles contre Bornic et Karlovic et qui avait fini par s’effondrer devant le vampire serbe. Jusqu’à ce que celui-ci connaisse le même sort face à Sa Grâce, que je n’hésiterais pas à appeler en l’occurrence son Altesse Federissme.

Volant sur le court, le Mozart de la raquette aurait pu d’ailleurs se montrer encore plus impérial, s’il n’avait pas persisté dans sa mauvaise habitude de galvauder un wagon de balles de break. Vous me rétorquerez que malgré son péché mignon, il n’a pas perdu un seul jeu de service au cours du tournoi. Tout ça pour remporter une septième fois la coupe la plus moche de la planète tennis!

Mais bref. Du coup évidemment, les experts qui ont enterré la légende à d’innombrables reprises ne savent plus où ils en sont. En chantant à nouveau follement les louanges du fabuleux kid de Cincinnati, certains écrivent, comme à regret face au phénix s’obstinant à renaître de ses centres, que le Suisse est décidément éternel.

Quant à l’inoxydable, imbattable, invulnérable, inexpugnable numéro un mondial, du moins étiqueté tel, il vient d'encaisser sa deuxième défaite de suite après avoir déjà subi à Montréal la loi de Murray, impitoyablement laminé en demi-finale une semaine plus tard par Rodgeur en forme olympique. A se poser quelques questions sur le génie.

juste en passant, il paraît que le maestro et Dracula étaient redevenus copains après une période glaciaire. La chose pourrait ne pas durer dans la mesure où le premier empêche encore le second d’écrire un bout d’histoire. A Roland Garros en 2011, la légende l’avait privé du record de succès de rang détenu par McEnroe.

Et là, caramba, il ne sera pas le premier joueur à empocher les neuf Masters 1000 de l'année. Des bêtes noires que ces Helvètes, si l'on ajoute le plus cuisant des revers, sa défaite contre Stan, The vrai Man de l'ocre parisien en mai dernier, à cause duquel un Grand Chelem en carrière avait filé sous le nez de l'as de Belgrade. 

images[7].jpgPour en revenir à ses échecs au Québec et dans l'Ohio, ils prouvent certes le faible taux d’hémoglobine actuel du saigneur du tamis. Mais il devrait toutefois, pour le malheur de notre gloire nationale et de la belette écossaise, refaire le plein de raisiné dans une semaine à l’US Open dont il reste le grand favori.

A l’instar, chez les dames, de Son Altesse Sérénissime qui, après s'être inclinée contre Belinda Bencic il y a huit jours, a remis les pendules à l’heure en battant Simona Halep et se prépare à rafler son 22e Majeur, assorti d’un Williams Slam. De quoi renforcer les certitudes des hyper fans selon lesquels à côté de la panthère, Federer c’est plus ou moins de la roupie de sansonnnet…

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