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12/09/2015

US Open: Federer et Djokovic en finale, mais un super Friday qui a fait pschiiit

544103967_223441078[1].jpg Ce devait être un super Friday de gala, avec ces quatre demi-finales de suite. Et notamment un début d’apothéose sous forme de victoire absolument certaine de Serena Williams. Elle n’allait en effet faire qu’une bouchée de cette malheureuse Roberta Vinci (photo) en raflant son 22e Grand Chelem, psalmodiaient les connaisseurs. 

Mais les rugissements de la panthère n'ont servi à rien. Contre toute attente la Transalpine, pourtant 43e mondiale, enlevait le morceau, privant l’Américaine de son quatrième Majeur de l’année, et donc de la possibilité d’égaler le record de Steffi Graf.

Cela ne s’est pas arrangé chez les garçons. D’abord on a eu droit à une rencontre misérable entre Djokovic et le tenant du titre Cilic, humilié par le saigneur des courts qui ne lui a laissé que trois jeux. Pour sa défense le Croate péclotait de la cheville et ne serait pas venu sur le court s’il ne s’était pas agi de l’US Open.

Mais peu importe car heureusement, il y avait ensuite ce choc fratricide et magique entre Federer et Wawrinka. Et là on allait voir ce qu’on allait voir. Une empoignade titanesque qui sentait la poudre, avec des coups fulgurants des deux côtés, car pour les experts les adversaires se tiennent désormais de très près. Bref, un match exceptionnel, prodigieux, à ne rater sous aucun prétexte sinon on risquait carrément de mourir idiot.

Tout le monde s’en mêlait pour nous vanter ce pharamineux événement. Dont le fameux Patrick Mouratoglou qui, après avoir pris un sérieux coup sur la cafetière avec l’échec cuisant de sa joueuse Serena, étalait à nouveau sa science en nous alignant quelques platitudes quant à la meilleure tactique à employer par chacun des Helvètes pour abattre l’autre.

RogvStan_3434896b[1].jpgHélas, là aussi ça a fait rapidement pschiiit. Un peu moins que dans l’affrontement précédent, Stanimal tenant un poil mieux la distance que Cilic dans la mesure où il a marqué huit jeux. Cela dit, voilà qui n’est pas spécialement étonnant. Sans vouloir minimiser les qualités du Vaudois, sa défaite éclair contre le maestro n’a fait qu’illustrer le jeu moyen qu’il a produit dans l’ensemble du tournoi new-yorkais.

Certes il n’avait perdu qu’un set en cinq matches avant de se mesurer à Federer. Mais quand on considère l'opposition, en l’occurrence le local de l’étape Donald Young, on reste songeur. Et que penser de ses errements face à autres adversaires, des seconds couteaux à l’image du Coréen du Sud Chung qui l’a poussé à trois t-breaks.

Le seul duel où on l’a vu vraiment bien jouer c’était contre le Sud-Africain Anderson. Logique étant donné que le pauvre était sur les rotules après son marathon pour arracher son quart de finale face à Murray, la belette écossaise forcée de regagner son terrier.

Notre gloire nationale n’avait dés lors plus qu’à boulotter son pote tout cru. Ce qu’il a réussi illico presto grâce à un tennis plus champagne que jamais. Une véritable explosion de bulles. Du coup évidemment, on l'imagine remporter son 18e Grand Chelem les doigts dans le nez, tant il a été génial, fabuleux, extraordinaire, en un mot, monstrueux. 

Un fol enthousiasme que j'aimerais partager, mais qui en même temps ne laisse pas de m’inquiéter. Cela ressemble en effet trop à ce qui s’était passé à Wimbledon où, jouant l’un des meilleurs matches de sa vie,  la légende avait atomisé l’Ecossais avant de tomber sous les coups furieux du vampire de Belgrade en finale. En d'autres termes, je n'ai pas fini de me ronger les ongles!

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09/09/2015

US Open: les voyants français étaient tous au vert...

4749458_6_d1a4_jo-wilfried-tsonga-affronte-le-croate-marin_7a57c22eaed9cadc08c891ee670e2bf1[1].jpgAvec cinq Français en huitièmes de finale, tous les voyants étaient au vert. Combien de fois les commentateurs ne l’ont-ils pas répété. Avec trois en quarts, dont le principal, Jo-Wilfried Tsonga. ils n’osaient pas le dire mais ils le pensaient si fort que cela s’entendait. Le Mohamed Ali des courts allait se retrouver en finale.

Lui le plus affûté de leurs poulains, le plus expérimenté, celui qui, léger comme une plume, volait sur le terrain quand il ne marchait pas sur ses adversaires pour les exécuter les uns après les autres sans coup férir. C’est dire s’il avait ses chances face à Cilic. Un Cilic dont pn annonçait de surcroît une cheville en délicatesse. Un Cilic qui boitait dans les vestiaires et bougeait un minimum à l’entraînement.

Mais hélas le boxeur finalement sonné rendait les armes à l’extrême bout du cinquième set. Ce qui n’était pas véritablement une surprise, sauf pour les experts tricolores du micro, dont les facultés curieusement amoindries à chaque apparition des leurs, les voient toujours trop beaux.

Comme Kristina Mladenovic, l’orchidée noire de la raquette hexagonale qui, à 22 ans, disputait son premier quart de finale d'un Grand Chelem. Un exploit relativement banal pour toutes celles, beaucoup plus jeunes, qui l’ont précédée. Même Belinda Bencic l'a fait l'an passé. Mais on sait qu’une première française, c’est une première plus importante que les autres. 
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images8QD2ZZU3.jpgEn plus Mladenovic est, paraît-il un phénomène. Je vous livre ici un petit résumé de ce que j’ai lu à propos de cette "surdouée du tennis qui fut la terreur du circuit juniors". L'arrivée, certes plus tardive que prévue dans le gotha mondial du tamis de la nouvelle numéro un française et membre du top 30, était de tout temps annoncée.

Bref le messie en jupons dont le monde de la petite balle jaune ne saurait se passer. Dotée d’un jeu hyperoffensif qui s'appuie sur un service de plomb, elle possède un coup droit dévastateur qui décale ses adversaires, ainsi qu’une lecture du jeu sans pareil. "Elle se rend très vite compte de ce qui dérange l'autre".

Pas de doute, Serena Williams n'a qu'à se bien tenir. Sauf que la perle rare n’a pas trop perturbé  l’Italienne Roberta Vinci, moins bien classée et qui lui a cavalièrement soufflé la demi-finale sous le nez... Et pourtant, personne ne donnait cher de la Transalpine de 32 ans. A commencer par Emilie Loit, déclarant.en substance qu’elle ne voulait pas être désagréable avec Vinci, mais qu'elle ne faisait manifestement pas le poids. Entre nous, c’est aussi ce que pensait Mladenovic, qui ne se mouche pas non plus du coude.

Moralité lundi soir, tous les voyants étaient au rouge et il n’y avait plus que le double Mahut-Herbert, dont en général on se moque royalement, pour mettre du baume sur les cœurs blessés. Eh oui, quand on n’a pas de grive… Enfin, vous me rétorquerez qu'il reste Richard Gasquet. Verdict la nuit prochaine. 

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06/09/2015

US Open: quand les Français entrent dans une autre dimension....

images49NYGH65.jpgDécidément j’adore les comiques de la bande à Leconte. Ils sont extraordinaires avec leur foi inébranlable dans le talent incommensurable de leurs poulains, qui ont pour eux valeur de purs-sangs. Et pourtant que cette confiance est le plus souvent mal placée.

Mais qu'importe. Et c’est ainsi qu’à chaque Grand Chelem, on a en quelque sorte deux tournois parallèles. L'officiel avec ses stars habituelles, Djokovic, Federer, Murray, Nadal, en dépit de sa petite forme actuelle, et le français avec en second rideau les Tsonga, Gasquet, Simon ou Monfils, dont on attend toujours monts et merveilles, du côté de nos chers voisins naturellement. 

Les deux derniers ayant failli d’entrée, j’imaginais que nos aficionados allaient mettre une sourdine à leurs délirantes dithyrambes. Que nenni, bien au contraire. Car ont surgi deux phénomènes tricolores, Benoît Paire flanqué de Jérémy Chardy. Et attention les génies avec ces champions qui sont, clame Riton sans rire, entrés cette semaine dans une autre dimension.

Et Guy Forget d’en rajouter en s’étalant à l’envi sur les qualités exceptionnelles de Paire, insistant sur son  revers supersonique, le plus régulier du top 100, qu’il peut de surcroît jouer de n’importe quel endroit du court et dans n’importe quelle position.

Pareil pour Chardy sur le coup droit, notamment porté aux nues par le célèbre Patrick Mouratoglou, coach évidemment magique car français de Serena Williams, sans qui soit dit en passant elle ne serait bien sûr pas en passe d’égaler l'exploit pharamineux de Steffi Graf!

Paire-US-Open-2015[1].jpgBref, tout ça donc parce que les deux nouveaux as parvenaient pour la première fois en huitièmes de finale d’un Majeur, illustrant magistralement la richesse inouïe de la raquette hexagonale en rejoignant alors à ce stade, un record, leurs aînés Tsonga et Gasquet. Du coup, c’était l’espoir fou face à ce jamais vu. Ils vont nous faire un truc de dingues, je le sens, ululait l'inénarrable Henri au comble de l’extase.

Mais les rookies s’y sont piteusement embourbés dans ce quatrième tour. Paire s’est laissé laminer par Tsonga et Chardy subissait la loi impitoyable de Marin Cilic qui, valant à peine un clou ou presque à l'entame de la rencontre, toujours selon nos rigolos, redevenait soudain le redoutable tenant du titre!

Car Leconte et ses potes sont un peu à l'image de la crème antirides. Il y a un avant et un après. Sauf que le résultat est à l’inverse de l’effet souhaité. Avant Paire et Chardy avaient franchi un cap, que dis-je, une péninsule! Après, ils sont malheureusement et comme d'habitude restés en-deça de l'obstacle...

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03/09/2015

US Open: Paire et Bencic affolent les commentateurs et Federer fait de l'intox

US-Open-le-Francais-Benoit-Paire-bat-le-Japonais-Kei-Nishikori-au-1er-tour_reference[1].jpg

Et c‘est reparti pour les cocoricos chez les experts français, qui voyaient hier trois gars et une fille, soit un petit tiers de l'effectif tricolore restant, franchir victorieusement le cap du…second tour à l’US Open.

Certes, on peut comprendre leur fol enthousiasme en ce qui concerne Benoît Paire (photo) qui avait battu d’entrée le Nippon Kei Nishikori, finaliste l’an dernier. Ou éventuellement Jérémy Chardy, vainqueur d’un adversaire mieux classé que lui, à l’image de Kristina Mladenovic, qui l‘a emporté sur Svetlana Kuznetsova. Encore que la Russe ne fasse plus guère d’étincelles depuis longtemps.

Pas de quoi se rengorger non plus quant au succès de Tsonga. C’est même limite insultant pour Jo-Wilfried que se taper ainsi sur le ventre parce qu’il a réussi à se défaire de l’Espagnol Granollers, franchement loin d’être un foudre de guerre, comme le prouve sa 77e place au classement.  

Reste que nos spécialistes hexagonaux de choc en demeurent babas et ne se lassent pas de vanter le formidable talent des adversaires de leurs idoles, histoire d’exalter celui, du coup incommensurable, des valeureux Bleus. Mais on ne les changera pas.

belinda.jpgRemarquez, ce n’est pas mieux côté helvétique où Jean-Marc Rossier s’est gargarisé à outrance après le «triomphe» de Federer sur Leonardo Mayer. Il cédait ainsi à l’intox du king, avouant sans rire avant la rencontre avoir sérieusement les chocottes à l’idée d’affronter ce redoutable Argentin, qui l’avait obligé à écarter cinq balles de match au second tour du Masters de Shanghai l’an passé.

Tout ça pour atomiser le malheureux en trois coups de cuillères à pot. Rien de plus logique étant donné la forme olympique que la légende affiche et revendique!

Et je ne vous raconte pas les beuglements du commentateur de la RTS à la limite de l‘apoplexie quand Belinda Bencic, en larmes au bord du précipice, a miraculeusement réussi à retourner les situation et à s’en sortir par les poils face à la Japonaise Doi, 88e joueuse mondiale de 159 centimètres. Là franchement le plus chauvin de nos chers voisins a des leçons à prendre...

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24/08/2015

Cincinnati: Djokovic tombe sous les coups de Son Altesse Federissime!

roger-federer-au-septieme-ciel[1].jpgA force de jouer avec le feu, Djokovic en a senti la douloureuse brûlure. Par deux fois, il s’en était insolemment sorti par les poils, ne méritant pas sa victoire contre les malheureux Goffin et Dolgopolov.

Un peu, si j’ose la comparaison, à l’image de Wawrinka, le cul pareillement bordé de nouilles contre Bornic et Karlovic et qui avait fini par s’effondrer devant le vampire serbe. Jusqu’à ce que celui-ci connaisse le même sort face à Sa Grâce, que je n’hésiterais pas à appeler en l’occurrence son Altesse Federissme.

Volant sur le court, le Mozart de la raquette aurait pu d’ailleurs se montrer encore plus impérial, s’il n’avait pas persisté dans sa mauvaise habitude de galvauder un wagon de balles de break. Vous me rétorquerez que malgré son péché mignon, il n’a pas perdu un seul jeu de service au cours du tournoi. Tout ça pour remporter une septième fois la coupe la plus moche de la planète tennis!

Mais bref. Du coup évidemment, les experts qui ont enterré la légende à d’innombrables reprises ne savent plus où ils en sont. En chantant à nouveau follement les louanges du fabuleux kid de Cincinnati, certains écrivent, comme à regret face au phénix s’obstinant à renaître de ses centres, que le Suisse est décidément éternel.

Quant à l’inoxydable, imbattable, invulnérable, inexpugnable numéro un mondial, du moins étiqueté tel, il vient d'encaisser sa deuxième défaite de suite après avoir déjà subi à Montréal la loi de Murray, impitoyablement laminé en demi-finale une semaine plus tard par Rodgeur en forme olympique. A se poser quelques questions sur le génie.

juste en passant, il paraît que le maestro et Dracula étaient redevenus copains après une période glaciaire. La chose pourrait ne pas durer dans la mesure où le premier empêche encore le second d’écrire un bout d’histoire. A Roland Garros en 2011, la légende l’avait privé du record de succès de rang détenu par McEnroe.

Et là, caramba, il ne sera pas le premier joueur à empocher les neuf Masters 1000 de l'année. Des bêtes noires que ces Helvètes, si l'on ajoute le plus cuisant des revers, sa défaite contre Stan, The vrai Man de l'ocre parisien en mai dernier, à cause duquel un Grand Chelem en carrière avait filé sous le nez de l'as de Belgrade. 

images[7].jpgPour en revenir à ses échecs au Québec et dans l'Ohio, ils prouvent certes le faible taux d’hémoglobine actuel du saigneur du tamis. Mais il devrait toutefois, pour le malheur de notre gloire nationale et de la belette écossaise, refaire le plein de raisiné dans une semaine à l’US Open dont il reste le grand favori.

A l’instar, chez les dames, de Son Altesse Sérénissime qui, après s'être inclinée contre Belinda Bencic il y a huit jours, a remis les pendules à l’heure en battant Simona Halep et se prépare à rafler son 22e Majeur, assorti d’un Williams Slam. De quoi renforcer les certitudes des hyper fans selon lesquels à côté de la panthère, Federer c’est plus ou moins de la roupie de sansonnnet…

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19/07/2015

Coupe Davis: impossible est de plus en plus français!

andy-murray-coupe-davis_6674816856842c61832899bc38085740[1].jpgLes Bleus partaient en principe favoris pour ce quart de finale contre les sujets de Sa Majesté dans la mesure où, débarqués en force, ils n’avaient que Murray à battre.

Quantité n’est pourtant pas synonyme de qualité et les choses ont tourné autrement. Après le double de samedi misérablement perdu par Tsonga et Mahut, on lisait donc partout que vaincre la belette écossaise était devenu mission impossible. Mais impossible n’étant pas français, rappelaient certains, l’espoir demeurait….

Et il faut bien avouer qu’au bout d’une manche rondement tricotée par le brave Simon et d’une deuxième sur le point de l’être, les plus sceptiques n’étaient pas loin de se bercer d’illusions. Le capitaine Clément souriait aux anges, les fans s’agitaient follement en s’inclinant devant la merveille hexagonale, tandis que Jo-Wilfried enfilait le blouson. Et s’apprêtait à rejoindre les vestiaires pour se préparer à livrer le cinquième match, devant alors logiquement donner la victoire aux siens, étant donné la faiblesse insigne d’une opposition nommée James Ward.    

Bref, contre toute attente, nos chers voisins s’voyaient soudain quasiment guerroyer en demi-finale, avec ce pauvre Andy au bord de la rupture, déjouant tous les pronostics d’un triomphe anglais sans coup férir ou presque.

Et puis voilà qu’il se rebiffait, sortant ses petites dents pointues pour commencer à déchiqueter impitoyablement le malheureux Simon qui ne résistait pas à la morsure. Le capitaine Clément baissait la tête, les fans modéraient leurs ardeurs et Tsonga se rasseyait en tombant le blouson. Comme quoi impossible est hélas de plus en plus français, ainsi que l’avaient déjà cruellement éprouvé les Hexagonaux en finale à Lille en novembre dernier face aux Helvètes déchaînés.

En revanche, le fameux dicton a provisoirement changé de continent pour devenir australien, si j'en juge par le spectaculaire retournement de situation auquel on a assisté suite à l’effondrement des «Special K», les fanfarons Kyrgios et Kokkinakis aussitôt remplacés sur le terrain. Menés 0-2, le bombardier Groth et l’inusable Hewitt enlevaient le morceau au nez et à la barbe des valeureux et étonnants Kazakhs, fort dépités cependant par la douloureuse tournure de l'événement.

Inutile de préciser que les British auront de quoi se méfier des kangourous de choc qu’ils retrouveront dans le dernier carré, s‘ils veulent se garder l’entier du rosbif à déguster en finale….

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13/07/2015

Djokovic transforme encore Wimbledon en gazon maudit pour Federer...

images[1].jpgTous les Helvètes et quelques autres fans de Rodgeur ont pris leurs désirs pour des réalités, imaginant avec volupté Djokovic au tapis après la fantastique performance du maestro au sommet de son art contre un très bon Murray, en demi-finales de Wimbledon.

On n'en pouvait littéralement plus de célébrer le talent du Suisse, galopant comme à ses meilleures années en promenant le régional du tournoi où il voulait dans ce qui était redevenu son jardin particulier.

Et cela malgré les pronostics de John McEnroe qui, comme d’habitude s’est planté dans les grandes largeurs avec ses analyses pourries. Dont voici en gros la teneur. «A chaque fois que je le regarde je me dis que tout compte fait, il a certainement une chance s'il joue si bien. Mais battre Murray, et probablement peu de temps après Djokovic, c'est une situation difficile pour Roger. Voilà pourquoi je pense que Murray va gagner le tournoi». Ajoutant quand même dans sa grande mansuétude à l’égard de la légende: «Mais contre Federer on aura le droit encore à un match incroyable».

Gentil, non? Bref, oublions les prédictions fantaisistes de Big Mac et concentrons-nous sur notre énorme déception mêlée d’une intense frustration après avoir ingénument rêvé que le King avait une chance de se payer le Serbe en glanant enfin son dix-huitième Grand Chelem. D’autant que le vampire de Belgrade ne nous avait pas franchement ébloui dans certaines rencontres de cette édition 2015, en ayant notamment toutes les peines du monde à se débarrasser du Sud-Africain Anderson.

Ses faciles combats contre Cilic et surtout contre Gasquet, où il ne s’était à l‘évidence pas défoncé pour faire boulotter l’herbette au Biterrois fatigué par Wawrinka, auraient toutefois dû nous ouvrir grand les yeux. Pire, Dracula plus saigneur que jamais a cruellement rappelé qu’il y a un fossé entre lui et une belette écossaise, qui a pourtant donné son maximum comme l’a lui-même déclaré ce brave Andy crucifié par le Bâlois.

Voici donc qui n’augure pas grand-chose de formidable pour notre gloire nationale, plutôt amère d’avoir été finalement condamnée à rejouer gazon maudit. J’ai notamment les plus grandes craintes en ce qui concerne ses chances à l’US Open. Cela n’empêche pas le consultant de choc Marc Rosset d’être convaincu que Federer a encore la possibilité de réussir un majeur. J’avoue hélas avoir du mal à le suivre… même si Mc Enroe est de mon avis.

Hingis_Mirza[1].jpgEnfin heureusement que Martina Hingis a mis du baume sur nos pauvres petits cœurs meurtris. D'accord, c'est du second rayon dans la mesure où on n'est pas au niveau de la carrément mythique Serena Williams, qui vient de s'asseoir pour la 21e fois sur le trône, menaçant sérieusement le record de Steffi Graf. La prouesse a d'ailleurs poussé un expert à écrire que l'Américaine battait le Suisse dans le domaine meilleur joueur de tous les temps.

De quoi crier au crime de lèse-majesté pour les aficionados! En attendant, on se contentera de l'exploit de Martina, la seule à avoir décroché deux couronnes chez la reine. Et on peut également remarquer que l’Inde réussit particulièrement à la Saint-Galloise, vu que c’est avec ses représentants Sania Mirza (photo) et Leander Paes qu’elle a empoché d’abord le double dames (17 ans après…) puis le double mixte.  

 

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16/06/2015

Queen's: en changeant le haut, Wawrinka banalise le bas!

le-suisse-stan-wawrinka-affronte-l-australien-nick-kyrgios-au-premier-tour-du-tournoi-londonien-du-queen-s-le-16-juin-2015_5359205[1].jpgLes fans des Helvètes redoutaient le pire. On leur avait annoncé à cor et à cri que Federer et Wawrinka, l’un à Halle, l’autre au Queen’s, avaient hérité d’un tirage coton dans leur préparation sur herbe pour les joutes dans les jardins de Wimbledon.

Exact pour la légende qui a eu toutes les peines du monde à se débarrasser de Kohlschreiber et n’a dû qu’aux erreurs coupables du malheureux Allemand la chance inouïe de se hisser in extremis au second tour du tournoi tudesque.

Rodgeur a en effet failli subir le sort de ce pauvre Nadal qui, après avoir réussi l’insigne exploit de battre tous les nazes à Stuttgart, y compris Monfils qui s’est comporté comme tel, s’est emmêlé fatalement les aiguilles dans la troisième manche qu’il venait pourtant de tricoter victorieusement aux deux tiers devant l’Ukrainien Dolgopolov. A mon humble avis, c’est râpé aussi bien pour le maestro que pour le pitbull dans une douzaine de jours chez Sa Majesté.

En revanche, rien de plus faux en ce qui concernait les difficultés imaginées pour Stan The Man, qui a au contraire bouffé l’un des Special K australiens, en l’occurrence le bombardier géant Kyrgios, en même pas 50 minutes. On eût d’ailleurs dit que le Suisse avait un express à prendre, tant il se pressait pour boucler ses jeux en un temps record. Mais ne nous emballons pas, on sait que Wawrinka peut nous refaire du Wawrinka des mauvais jours n’importe quand.

En attendant, il porte toujours son short rose à carreaux façon nappe de picnic, qualifié d’immonde de par la planète, mais néanmoins en rupture de stock. En réalité, comme le signalait avec raison (une fois n’est pas coutume) l’imbu de sa personne Aymeric Caron chez Ruquier samedi soir dernier, ce n’est pas tant le bermuda qui est moche que sa combinaison improbable avec un t-shirt nettement plus vilain. 

Et le chroniqueur de conseiller au nouvel ogre de l'ocre de porter une chemisette blanche avec sa culotte bariolée. Apparemment le Vaudois l’a écouté, puisqu’on l’a vu débarquer vêtu de la sorte sur le Central. Du coup en changeant le haut, le bas de Stanimal en devenait soudain carrément anodin, comme on peut en juger sur l'image ci-dessus. 

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07/06/2015

Roland Garros: caramba, encore raté pour Dracula, saigné à blanc par Wawrinka!

images[9].jpgToute la Suisse en plein nirvana se frottant follement le ventre, je ne vais pas en rajouter dans la dithyrambe. Juste vous dire que je suis assez soulagée que Stan ait battu Djokovic à Roland Garros.

Je n’ai absolument rien contre ce brave Novak, mais il eût été lancinant, fatigant, épuisant, exténuant d’entendre pour la cent-millième fois vanter le talent stratosphérique du galactique Serbe.

Cet homme insubmersible qui ne rate jamais rien. cet indéboulonnable numéro un mondial qui n’a pas perdu un match dans une épreuve importante depuis novembre 2014, ce champion hors norme qui promène sa superbe sans forcer tant il fait corps avec sa raquette, cette machine impitoyable qui écrase ses adversaires, qui plane trois classes au-dessus de la plèbe, bref ce génie intersidéral qui est aux autres joueurs ce qu’une Ferrari est à autant de tracteurs poussifs. 

Et notamment dans l’équipe de Leconte sur Eurosport qui, n’ayant d’yeux que pour le Goliath des courts, n’avait pas parié une roupie sur David le Vaudois avant la finale, se contentant de psalmodier sur tous les tons, émission après émission, le nom du fabuleux roi de Belgrade. Répétant en outre à l’envi qu'en Dracula hyper concentré, il n’allait pas penser une seule seconde au seul trophée qui manquait à son fantastique palmarès, tant il était taillé pour le soulever. Mais caramba, c’était raté!

Du coup, je me demandais comment les Pieds Nickelés du Riton allaient s’en sortir après la victoire de Stan The Man pour qualifier son exploit. Car qu’y a-t-il de plus fort qu’un mutant doublé d’un exceptionnel extraterrestre? Dont le sacre parisien plus qu’attendu allait indubitablement changer l’histoire du tennis. Au point que Rodgeur n’existe même plus pour ces fins connaisseurs du tamis.

J’avais bien tort de m’inquiéter vu qu’en réalité, ils ont retourné leur veste aussi sec, nous assurant a posteriori que ce triomphe était tout-à-fait prévisible… Et de repartir comme si de rien n’était sur le redoutable, énorme, extraordinaire, phénoménal, prodigieux, hallucinant Wawrinka dont en somme ils avaient toujours pensé qu’il pouvait battre le nouvel ogre de l'ocre. Alors certes l’un des experts avait bien déclaré qu’il fallait trouver le grain de sable qui enrayerait la mécanique serbe. En ajoutant toutefois que le Suisse avait peu de chance de le dénicher…

A part ça, le malheureux Djoko doit en avoir légèrement marre de ces Suisses qui lui barrent la route Porte d’Auteuil. Souvenez-vous, en 2011, la légende l’empêchait de battre le record de succès de rang de McEnroe en le terrassant en demi-finale. Et là, c’est Stanimal qui brise ses deux rêves d’un coup. Remporter enfin le tournoi parisien et viser le Grand Chelem en carrière. Gare à la revanche sur le gazon de Wimbledon! 

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03/06/2015

Roland Garros: le calice jusqu'à la lie pour le malheureux Rafa...

CGluFoLWwAETAnR[1].jpgOn a beaucoup glosé sur la défaite mortifiante du maestro en quarts de finales subie face à un Wawrinka en forme olympique. Et les spécialistes d’y aller de leur refrain sur le déclin du mythe et l’âge de ses artères, comme à chaque fois que celui-ci lâche malencontreusement un match.

A l’image de Marion Bartoli et Emilie Loit, évoquant avec commisération un pauvre Federer manquant cruellement de puissance et n’y arrivant décidément plus. Ou de Benoît Paire qui, ayant les yeux de Chimène pour son pote Stan, racontait étourdiment qu’en Suisse en général et à Genève en particulier, plus personne ne parlait de Rodgeur. Et que le numéro Un helvétique, c’était désormais Wawrinka. A se demander comment diable le Bâlois peut encore pointer à la deuxième place du classement…

Alors certes, la légende en a pris un coup sous les assauts furieux et répétés du Vaudois, qui l’a étouffé petit à petit. Dans le fond pourtant, ce n’était qu’un simple faux-pas de son adversaire grognon, dans un mauvais jour, peu inspiré et irrité par les conditions atmosphériques. Mais tout de même pas franchement ridiculisé dans une rencontre dont on n’attendait pas vraiment monts et merveilles,

Rien à voir avec le revers cinglant infligé par Djokovic à Nadal dans un match foireux que tout le monde a voulu nous faire passer pour celui de la quinzaine, la finale avant la lettre. Depuis le tirage au sort, la planète tennis s’excitait et se léchait les babines à l’idée du duel monstrueux qui allait opposer deux champions hors normes, le saigneur des courts et l’ogre de l’ocre!

Alors que la messe était dite avant l’entrée des deux as, tout montrant dès le début de la saison sur terre battue que le pitbull perdait ses crocs un à un, certains n'hésitaient pas à se livrer à de savantes analyses, selon lesquelles battre Nadal dans son fief restait extrêmement difficile et quasiment impossible au meilleur des cinq sets,

Personne n’imaginait qu’il n’y aurait nul besoin d’aller jusque là, et surtout l’ampleur du désastre. Au moins Federer s’est-il incliné au tie-break du troisième set, alors que le niveau de jeu relevait soudain de l'excellence, sur une balle plus ou moins litigieuse, donnant l’avantage à Ironstan. Tandis que là, ce 6-1 à la troisième et dernière manche pour Djokovic, qui en somme n'a pas eu à forcer son talent, insulte suprême, sonne définitivement le glas des espoirs de l’Ibère de remporter encore une foie Roland Garros. Et contrairement à Federer, ce n'est pas en principe à Wimbledon qu'il pourra éventuellement se refaire.

Bref, dire qu'il a bu le calice jusqu'à la lie est presque un euphémisme. Car le taureau de Manacor  va de surcroît se retrouver à la dixième place du classement, sinon la onzième, si Wawrinka laisse filer Tsonga en finale. A Stanimal de faire le maximum pour passer l’obstacle et accessoirement éviter au malheureux Rafa l’humiliation de sortir du top 10!

22:22 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it! |