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Les pieds dans le plat - Page 41

  • Ça mégote sur l’orchidée noire!

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    Je trouve qu’il y a quelque chose de biblique dans le fait de sacrer Federer roi des rois en ce début d’année. Surtout quand je considère la manière dont on le perçoit à travers la blogosphère déchaînée.

    Non contents de le glorifier façon messie côté courts, les fans le célèbrent également côté jardin. Humble, sympa, fair-play, poli, calme, irréprochable. Bref, exemplaire sous toutes les coutures, le Rodgeur.

    Il est même tellement exceptionnel que ses adversaires se sentent un poil gênés de le battre. A l’image de Djokovic, qui a carrément souffert le martyre en s’offrant le scalp de la légende à Montréal.

    Et pourtant, figurez-vous que certains mégotent sur la perfection du Midas de la raquette helvétique. Je veux parler des commentateurs d’Eurosport. Oh certes pas ouvertement. Ça la ficherait mal étant donné que ce sont leurs confrères de L’Equipe qui ont sanctifié le phénix pour la troisième fois consécutive. Mais par la bande, nos incurables chauvins déclarent vicieusement que le tournoi le plus difficile de la planète reste sans conteste Roland Garros. Comme Sa Grâce Infinie ne parvient pas à le gagner, suivez mon regard!

    Cela dit, peiner pour toucher terre, avouez que c’est banal pour un extraterrestre. Sans compter que la surface parisienne est juste propre à couronner les escargots de service. A l’instar d’ailleurs du «plexicushion» de Melbourne. Il faut vraiment avoir une poche de kangourou à la place de la cervelle pour inventer un truc pareil. Une nouveauté catastrophique pour les amoureux du jeu offensif, mitonnée en sus dans le but crasse de juguler la mainmise implacable du Lucky Luke bâlois sur le tamis mondial. Moche, mais de nature à mettre du baume sur les chagrins esprits tricolores, de plus en plus frustrés dans le domaine.

    Remarquez, ils peuvent toujours se consoler avec le record de longévité de Santoro, qui dame le pion à Agassi. Sans les victoires, évidemment. Et après sa énième défaite humiliante contre Davydenko, les affaires ne semblent pas près de s’arranger pour le malheureux Fabrice, quasiment condamné à entrer à reculons dans l’Histoire.

    Un peu à l’image de Mauresmo, qui comptait sur les tournois australiens pour se refaire une beauté. Mais question lifting, il y a du boulot. C’est presque pire que pour son compatriote dans la mesure où la pauvre Amélie a été sèchement corrigée en quarts à Gold Coast par… Patty Schnyder. Edmée

     
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    Doc-ID:  J20080105682290
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    Droit d'auteur:  Tribune de Genève
    Indexé par:  cgomez
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  • Les atouts des Suisses: déments!

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    Cela date un chouia, mais je ne peux m’empêcher de vous offrir un petit flash-back sur le tirage au sort de l’Euro 2008.

    D’abord, comme d’habitude, les commentateurs d’Eurosport se sont illustrés en étalant leur muflerie, leur inculture et leur condescendance crasses lors de la retransmission de la chose. Se gaussant vulgairement de ce qui se passait à Lucerne et s’impatientant grossièrement de la lenteur du déroulement de l’événement. Sauf évidemment quand Platini a été invité à participer avec les autres champions au passage de la Coupe, et lorsque Deschamps a ouvert sa boule.

    Heureusement le résultat des courses a fini, à ma grande satisfaction, par rabattre douloureusement le caquet de ces cuistres, tandis que la bouille catastrophée de l’arrogant Domenech en découvrant l’ampleur du désastre achevait de me combler d’aise. Jouissif le coup de l’Italie alors que le suffisant Raymond, prétextant les avoir assez croisés, déclarait exaspéré quelques jours auparavant vouloir surtout éviter d’affronter les Suisses!

    A part ça, on aurait tort de trop se réjouir de l’infortune tricolore. Nos chers voisins appartiennent certes au groupe de la mort. Pourtant je crains fort que les Helvètes ne se retrouvent dans une situation tout aussi létale, quoi qu’en disent les intéressés et les spécialistes du ballon rond.

    Je ne ferai pas l’injure aux fans de foot de leur rappeler les résultats piteux, voire calamiteux des nôtres à l’occasion de leurs prestations amicales. Ce qui m’inquiète davantage, ce sont ces quelques phrases lues lundi dernier. Les Rouges ont en effet des atouts «inédits» pour faire plier la République tchèque, le Portugal et la Turquie. Outre rester dans leur hôtel le matin au lendemain d’une rencontre, ils vont travailler, je vous le donne en mille, avec un nutritionniste et un préparateur physique! Une nouvelle approche des matches d’une telle extravagance, avouez que ça vous en bouche un coin.

    Bref, l’an prochain ne me paraissant pas s’annoncer sous les meilleurs auspices côté crampon, c’est juste le contraire question tamis. Je vous avais averti que les coutures n’allaient pas tarder à craquer de partout chez le pauvre Nadal. Eh bien c’est pire que je l’imaginais, dans la mesure où il a également les petons en capilotade.

    Si en plus c’est toujours grosse fatigue pour Djokovic, Rodgeur devra carrément défier Justine Henin pour que ses succès ressemblent enfin à des victoires…

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  • Un sou est un sou. Bingo grâce à Davydenko

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    Dire que les commentateurs sportifs changent d’avis comme de chemise est un euphémisme. Ce sont de telles girouettes qu’ils doivent avoir du mal à suivre côté liquettes!Ainsi mercredi les experts des ondes, du net et du print chipotaient-ils sur les deux premiers matches d’un Federer tellement moins rayonnant, allant jusqu’à évoquer un bilan 2007 proche de la catastrophe par rapport à celui de l’an dernier

    Hier au contraire, il fallait les entendre bavasser sur la splendeur du maître des maîtres, personnellement impressionné par sa propre performance. Fabuleux quand il raflait un point, simplement trop ambitieux quand il en paumait un! Bref, plein la bouche qu’ils en avaient des prouesses du Suisse, revenu à son meilleur niveau pour larguer ce pauvre Roddick. Lessivé, tombé sans gloire comme une vieille chaussette, avec un bruit sec et métallique

    La belle affaire dans un match qui comptait pour beurre, Davydenko venant d’envoyer le phénix en demi-finale, sans qu’il ait à se prendre le chou. Du coup, les experts avaient une nouvelle occasion de s’illustrer. Même éliminé le Russe a joué le jeu, glosaient-ils, à croire qu’il était juste question de gloire. Pourtant personne n’ignore que pour le déplumé un sou est un sou. Avec la perspective d’en empocher plus de 100.000 avant de partir en vacances, vous pensez s’il raterait l’occasion d’aller se bronzer la couenne sans écorner son capital A ce propos, il me rappelle un peu Federer. On ne m’ôtera en effet pas de l’idée que distraire une partie de ses millions pour se payer un coach doit lui arracher le cœur, au Bâlois.

    Mais je m’égare. Pour l’instant rien n’est dit à Shanghai. Et on reparlera de l’insigne irrésistibilité de l’as des as lorsqu’il brandira son trophée. A l’image,de la vaillante Justine Henin à Madrid. Souvent comparée d’ailleurs au génie helvétique. Pas très flatteur en l’occurrence. Face à elle, Rodgeur est loin du compte dans son Masters. Se montrant soit incapable de gagner contre le dernier de la poule, soit l’emportant laborieusement contre un adversaire d'opérette. Sauf quand c’est inutile.

    Alors que la Belge n’a pas perdu un seul match de poule, s’offrant aussi le luxe de mettre deux roues de vélo à Marion Bartoli qui, elle au moins, l’avait battue à Wimbledon. Certes, je fais confiance aux machos de service pour ricaner bêtement, en répétant que le tennis des filles est à celui des garçons ce qu’une smart est à une Rolls. Franchement rien à voir côté moteur donc. Il n’empêche...

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  • Moins parfait, le diamant helvétique

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    Sale temps pour les champions suisses. A mon avis, la Chine ne leur convient pas. Après le ratage de Lambiel au Grand Prix de Harbin, voilà que le coq Federer se loupe dans son premier match de poule aux Masters de Shangai. Ce qui est quand même nettement plus préoccupant. Car c'est encore pire que je pensais pour le Bâlois, déjà au bénéfice d'un tirage au sort extrêmement favorable. Pour ne pas dire plus, comme je vous le laissais entendre samedi dans nos colonnes. 

    Cela dit, tout le monde a déjà plus ou moins retourné sa veste à propos du génie. Carrément à la française, je dirais même. Si dimanche encore, en dépit de ses récents dérapages, on pouvait lire que le maître incontesté de la raquette internationale était arrivé gonflé à bloc, qu'on le voyait voguer à l'aise vers les demi-finales, mieux qu'on l'imaginait difficilement ne pas se succcéder à lui-même, changement radical de ton après sa défaite contre Gonzales. Du coup c'est plus trop du dix-huit carats, le diamant  helvétique. On en était carrément à relever un bilan cauchemardesque pour l'as des as par rapport à l'an passé! Bonjour les nuances! 

     

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  • Pourquoi nos skieurs ont raté le podium!

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    Si jamais il y en a qui s'inquiétent, je les rassure. La saison de ski est bien partie à Soelden. Du moins  côté commentaires à la TSR où Fabrice Jaton a immédiatement trouvé la bonne carburation pour ses débuts hivernaux. A mi-parcours de la deuxième manche, il chipotait par exemple sur la performance de Bode Miller: "en dépit de ses talents d'équilibriste, il aura bien du mal  à aller chercher Lanzinger". Inutile de dire que l'Américain a battu l'Autrichien de 59 centièmes... Le reste à l'avenant, vous vous en doutez.

    Mais je dois reconnaître que Sa Loghorrée était bien aidée pour aligner quelques sottises de plus à l'antenne par Daniel Défago. Tout en s'extasiant sur le fait que rien ne semblait impressionner les jeunes Suisses, ce dernier les sentait monter en puissance. Un jugement des plus hâtif pour cette ouverture de saison qui a donc vu Didier Cuche, le plus ancien de la bande, terminer premier Helvète à la... huitième place. Mais je vous donne en millle ce qui, pour le duo de choc, constitue le principal problème des nôtres en général: ils ont trop de talent!         

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  • Indignes d'organiser l'Euro

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    J’espère que vous avez réussi à surmonter la douloureuse épreuve que vous ont infligée les Suisses lors de leur infamante prestation face aux Américains la semaine dernière à Bâle. Moi, en tout cas, je reste atterrée par la pathétique nullité de nos feignasses.

    Eh bien je vous garantis que cette consternante cacade n’en a guère ému d’autres. Notamment les pontes du ballon rond, si j’en juge par leurs déclarations mollassonnes suite au coup de sifflet.

    A commencer par celles de l’apathique Schürmann. Pas stressé le moins du monde, le bonhomme. Allant au contraire jusqu’à trouver du bon dans l’affaire, à retenir des tentatives intéressantes en dépit d’essais relativement infructueux!

    Pour lui, en réalité, la rencontre s’est bêtement jouée sur un détail stupide. Au point que je croyais entendre le suffisant Bernard Laporte, vilipendant sans vergogne les valeureux British sur France 2 dimanche matin, après la déculottée qu’ils avaient flanquée aux Bleus la veille.

    A propos, il n’est pas trop regardant sur la marchandise, Sarkozy. Quand je pense que le Nanard est ministre depuis lundi alors qu’il est soupçonné d’«irrégularités fiscales», voilà qui ne contribuera pas franchement à blanchir, si j’ose dire en l’occurrence, l’«octobre noir» du président!

    Mais bref. Pour en revenir à nos moutons, il apparaît clair que ces matches amicaux bassinent un max les Helvètes. Du coup je me demande où est l’intérêt. Ça coûte des sous, prend des heures d’antenne, frustre le supporter et énerve les clubs qui récupèrent des invalides.

    Sans oublier l’essentiel: la révélation cruelle d’impuissances crasses. Moralité, on ne devrait pas permettre à des pays aussi médiocres en foot que la Suisse et l’Autriche d’organiser un Euro dans le seul but de pouvoir en être. Non seulement cela fait entreprise philanthropique pour handicapés du crampon, mais ces équipes bout de bois piquent la place de nations drôlement plus qualifiées.

    C’est vrai, quoi. Il faudra se taper les «performances» des besogneux, tandis que des cadors comme les Anglais, les Italiens ou les Ecossais risquent de ne pas participer.

    Voire les Français, rétorqueront les fans. Qu’ils se rassurent. Avec le pot inouï caractérisant leurs idoles, encore démontré in extremis contre la Lituanie à Nantes, je doute fort qu’on ait la moindre chance d’y échapper, aux Tricolores.

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  • Franchement nuls ces Anglais!

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    Hagards, prostrés, abattus, hébétés, dévastés. Ne comprenant pas cette défaite d'une rare injustice, face à des Anglais venus de nulle part. Bref, au fond du trou, les Bleus. Carrément incapables de revoir ces cruelles images, à l'instar de l'ineffable Laporte, quittant le plateau de télérugby le dimanche matin pour s'isoler dans son incommensurable tristesse, pendant les petits résumés du match fatal de la veille...

    Bref, je ne vous raconte pas la frustration. Et pourtant, elle n'a guère duré. L'émission n'était de loin pas terminée que le coq à terre avait déjà relevé la crête, "cocoriquant" tous azimuts sans vergogne. On avait le match en main, c'est normal on est plus performant. Tout s'est joué sur un détail. D'alleurs qu'est-ce qu'une banale victoire en finale de Coupe du monde pour des cadors trois fois champions d'Europe en quatre ans...

    Depuis le début de la semaine, les commentateurs ont pris le relais. Prêts à changer des règles obsolètes favorisant les nuls, les joueurs au pied, les handicapés de l'essai. Bref, manquant de mots pour fustiger ces British de paccotille, finalistes d'opérette carrément indignes de fouler la pelouse parisienne...

    Sommet atteint hier avec l'annonce de France-Argentine "en direct et en intégral vendredi soir, le super grand match à ne pas manquer" pour... la troisième place. Et samedi soir? Ben oui quoi, c'est prévu pareil. Vous n'allez quand même pas nous bassiner davantage avec Afrique du Sud-Angleterre...   
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  • Entre pinces, normal qu'on se la serre!

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    Je ne supposais évidemment pas qu’il s’était mué d’un coup de loup en agneau. Ou de monarque absolu en bon roi soucieux de l’opinion de ses sujets. Quand même, il me semblait qu’avec le temps et l’expérience il s’était un peu calmé, McSornette. Erreur. Le petit potentat de la crosse genevoise continue à en chercher à tout le monde.

    Par exemple à l’arbitre l’autre soir à Zoug, en le narguant bêtement par des applaudissements intempestifs, histoire de contester un but incontestable, le plus ignare des choses du hockey ayant indubitablement vu le puck avant qu’il entre dans la cage de Mona. Comme dans du beurre de surcroît.

    Mais il faut croire que BigMac est encore pire que le plus inculte dans le domaine. Faisant en outre preuve d’une mauvaise foi crasse, il a prétendu vouloir simplement féliciter ses joueurs en tapant ostensiblement des mains. Vous imaginez si c’est son style d’encenser des perdants! Moralité, «W» a pris dix minutes de pénalité.

    Bref, autant dire que le bonhomme ne changera jamais. Remarquez, il n’est pas le seul, si j’en juge par nos représentants à la récente rencontre de Coupe Davis. A commencer par le cultissime Federer, dont l’égoïsme forcené a finalement conduit à ce maudit match de barrage. Et à la lamentable défaite qu’il a contribué à précipiter, en se montrant incapable de gagner le double.

    D’accord, se taper Yves Allegro a quelque chose de surhumain, y compris pour le phénomène. Drôlement plombé par ailleurs par les gesticulations désespérées de ce balourd de Wawrinka, qu’un cul-de-jatte aurait terrassé les doigts dans le nez, une main attachée dans le dos.

    Cela n’empêche pas le Vaudois de passer pour un lion figurez-vous. Du moins à en juger par ce sous-titre surréaliste glané dans une interview: Wawrinka est un compétiteur résolu à la ténacité légendaire. Pourquoi pas historique pendant qu’on y est!

    Il y a mieux dans le genre, l’intéressé se flattant de pénétrer sur un court non seulement sans cultiver le moindre doute, mais avec la rage de vaincre. Etant donné que j’ai lu ces sornettes dans La Vie protestante, je souhaite bon courage au dieu de la raquette pour reconnaître les siens après la déculottée de Prague.

    Qui n’a apparemment pas véritablement servi de leçon au brave Stan. Et je ne parle même pas de sa piteuse sortie au premier tour du tournoi suivant. Au lieu de se flageller vilain pour sa cacade en Tchéquie, il  s'est contenté de pleurnicher et de défendre bec et ongles Severin Lüthi, le capitaine fantôme. Vous me rétorquerez qu’entre pinces, c’est normal qu’on se la serre!

       
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  • Dire qu'en plus, il sait tout sur le tennis!

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    Que vous raconter de plus qui n'ait pas été évoqué en long et en large sur le grand Rodgeur carrément touché par la grâce divine, comme j'ai pu le lire dans nos colonnes? Pas grand-chose. A part peut-être le fait qu'il aurait pu mieux se laisser tomber sur le sol de l'Arthur Ashe Stadium à l'issue d'une finale un rien bâclée. Carrément ratée cette chute par rapport à toutes celles qu'il avait réussies jusqu'ici. Par ailleurs, dans le fond pour lui, les tournois les plus difficiles sont les deux qu'il gagne régulièrement. D'accord, il ne dit pas exactement que Roland Garros est de la roupie de sansonnet, mais pas loin. Aussi trouvè-je un poil mesquin de sa part de traiter à ce point par-dessus la jambe le seul Open qui permet à Nadal de briller. Encore que, vu l'état de la bête...

     A part ça, il faut quand même que je relève deux perles parmi d'autres de nos amis de la TSR. D'abord ils nous annoncent à grand fracas dimanche aux actualités sportives un entretien "exclusif" du génie avant son ultime match. Mon oeil! Celui-ci s'est pathétiquement résumé à trente secondes et demie et trois questions d'une rare banalité. Sans compter que côté exclusivité ils pouvaient se rhabiller, Sa Grâce étant interviewée après chaque rencontre par la chaîne du cru.

    Ensuite, le pompon. Federer donnant son avis sur Davydenko et Djokovic, le préposé aux nouvelles est carrément tombé en pâmoison, déclarant que le maître était "toujours au courant de tout dans le tennis"... Vraiment à croire qu'il a autre chose à faire, surtout dans un tournoi de cette importance, que se documenter sur ses futurs adversaires!    

        

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  • Eh bien, ce rugby,c'est du propre!

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    Follement émouvante l’aura éthique qui entoure le rugby. Personne n’y échappe ou presque. La preuve. Elle est allée jusqu’à pousser notre équipe féminine des Quotidiennes, dans une frénésie inhabituelle de politiquement correct, à foncer droit dans le panneau hypertendance de l’ovalie.

    Pour nous donner, à part la plastique des supermecs qui jouent les Dieux du Stade sur des photos suggestives au raz de la zigounette, quatorze autres motifs bidons d’applaudir des deux mains cette discipline d’enfer. Et d’adorer ses démons.

    Entre le port de la camisole rose bonbon et l’absence vertueuse de hooliganisme, l’une de ces raisons consiste à vanter la pratique du fameux «haka» des All Blacks. Alors je m’en voudrais de céder à la provoc inutile, mais quand je vois ce spot Adidas centré sur la culture maorie, je ne peux pas franchement prétendre qu’ils me filent des frissons d’extase, ces mastodontes grimaçants à l’air sortis la veille de leur caverne.

    Le plus croquignolet toutefois, ce sont mes lectures édifiantes sur cet art virginal quasi aussi noble que la boxe (c’est dire…), miraculeusement épargné par les dérapages qui salopent méchamment la plupart des autres sports.

    Bref, j’avoue que cette image de pureté originelle et de blancheur immaculée, ça m’éclate un max. Plus propre, tu bosses chez Ariel!

    Pas de dopage donc comme chez les affreux cyclistes pour ces montagnes de muscles si honnêtement acquis. Pas de matches truqués comme chez ces vilains tennismen pour arrondir des fins de mois déjà juteuses. Mieux, ces brutes au cœur tendre sont tellement loin de ces misérables footeux surmédiatisés qui croulent sous les contrats publicitaires.

    Pour résumer, pas de fric qui pue dans le monde de rêve du rugby! Particulièrement piquant quand on pense à l’empoignade spectaculaire que vont se livrer les sponsors de tout poil pour faire tinter le tiroir-caisse.

    Sans oublier le boss de l’équipe de France, l’insupportable et suffisant Laporte. Un sacré fils de pub, qui gagne plus d’un million de francs suisses par an en jouant les hommes-sandwich pour dix-sept entreprises, allant de Duracell au Grand Optical (c’est sûr qu’il voit loin, le bougre) en passant par le jambon Madrange.

    Je sais que dans le cochon, tout est bon. Et pourtant. Se servir des mérites porcins dans le but de s’en flanquer plein les fouilles, ça la fiche un peu mal pour un futur ministre. De Sarko, c’est vrai. Mais quand même…

       
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