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Les pieds dans le plat - Page 40

  • Déchets toxiques chez Superphénix...

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    Je ne vous raconte pas l’horreur de voir se dérouler sous mes yeux ce que j’écrivais la semaine dernière pour conjurer le mauvais sort, mais que je n’avais jamais réellement imaginé dans mes cauchemars les plus noirs: la confirmation inéluctable d’une déchéance.
    Rodgeur ne s’est en effet jamais montré aussi nul dans un Masters. Même en 2002, pour ses débuts dans la compétition, il avait réussi à gagner le premier tour alors qu’il naviguait dans les profondeurs du top-ten.
    Evidemment, lui et ses fans vont s’accrocher désespérément à ses maux d’estomac et à son lumbago pour tenter d’expliquer le désastre annoncé. Mais à mon avis, Superphénix a surtout des déchets toxiques qui lui polluent les neurones en cette triste fin de saison. Comment expliquer autrement ce besoin suicidaire de propulser Gilles Simon en demi-finales?
    A ce propos d’ailleurs, je n’ose envisager les dithyrambes, les experts tricolores n’ayant en général pas l’habitude d’observer une quelconque retenue à l’égard de leurs champions. Ils n’ont par exemple pas craint de se couvrir de ridicule en déclarant avant le tournoi que le coq Tsonga serait «l’attraction de sa poule»!
    Et hier déjà, ils se gargarisaient en affirmant que Simon, leur deuxième coqueluche, avait fait son boulot. Oubliant que c’était Federer qui avait salopé le sien! Et je ne vous cause pas de Stepanek, se laissant atomiser par le Français.
    D’où mon agacement en écoutant Pascal Droz. Espérant follement qu’un succès du Tchèque donnerait des ailes à Federer, l’inénarrable pressait bêtement Radek de se rebeller s’il voulait inquiéter son adversaire. Comme si ce brave garçon avait envie de se défoncer pour des prunes!
    Moi, ce que je lui reproche amèrement, c’est d’avoir prolongé inutilement mon agonie de deux jours, en entrant mercredi dans la danse juste pour s’incliner face à Sa Grâce.
    Bref, vous pensez si ça me troue cette affaire. D’autant qu’il y a pire. Je vais devoir prier avec ferveur pour que le
    Tricolore batte Djokovic aujourd’hui. Sinon le Serbe risque de rafler cette fichue Coupe. Et de reléguer bientôt le Suisse à la troisième place du classement.
    La honte. Et l’obligation de me trouver une nouvelle idole. Mais qui? Cuche, vous dites? C’est franchement pas gagné.
    Reste éventuellement McSornette. Encore que le tyran des Vernets me séduise modérément depuis qu’il joue sa Brigitte Bardot sur sa
    Harley-Davidson!
    Edmée 

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  • Rodgeur nous couve un truc

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    Si quelques toqués des footeux suisses conservaient l’espoir insensé de les voir se qualifier pour le prochain Mondial,
    je suppose que les dernières prestations de leurs idoles en Coupes d’Europe ont fini de les persuader qu’ils venaient de la boire jusqu’à la lie…
    Bref. Laissons tomber ces tristes ersatz pour parler des vrais champions. Car je vous avoue ma folle inquiétude à propos de l’as des as. Son
    extrême circonspection suiteà l’US Open concernant son absence éventuelle jusqu’en 2009, c’est pas normal.
    J’espère qu’il ne nous cache pas un drôle de truc. Qu’il ne mitonne pas une annonce à
    la Justine Henin. Ou qu’il ne couve pas une autre mononucléose dévastatrice. D’accord, la récidive en la matière se révèle rarissime. Hélas,  Rodgeur aussi est exceptionnel. D’où le danger. Certes, la Serena Williams du tennis masculin (ben oui quoi, Nadal) a encore du mal à imposer sa récente suprématie chez les hyperfans du tamis. Mais je ne vous dis pas la quantité de points engrangés par l’Ibère en cas de forfait prolongé de Sa Grâce.
    Remarquez, à toute chose malheur étant bon, l’impasse du King sur le Masters serait la seule chance de Wawrinka d’y participer. Du moins après ce que j’ai lu dans Le Matin. La gazette vaudoise nous racontait déjà des trucs délirants sur les sportifs. Depuis
    la nouvelle formule, vous n’imaginez pas. J’ai ainsi appris que ce brave Stan faisait toujours sa valise seul. Dingue, non?
    Le plus inouï étant la raisonprofonde de ce redoutable exercice en solitaire. Eh bien il aime savoir ce qui ce qui se trouve à l’intérieur de son paquetage, figurez-vous. Faceà cette effarante dépense d’énergie, normal qu’il lui en reste à peine assez pour l’emporter une fois sur deux!
    A part ça vous n’ignorez sans doute pas que Mauresmo et son entraîneur Courteau se sont virés l’un l’autre. Du coup les candidats à la succession de ce cher Loïc déboussolé se bousculeraient au portillon.Parmi eux une prétendante, Navratilova. Sauf que L’Equipe
    a mal compris. Après sa énième cuisante humiliation à Tokyo, c’est en réalité Amélie qui a demandé à coacher Martina.
    La Française a d’ailleurs coiffé in extremis Patty Schnyder au poteau pour le poste…
    Edmée

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  • Un Servette en cache un autre

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    En les regardant patauger à vingt mille lieues sous les mers depuis des âges, je ne trouvais pas grand intérêt à en parler. Mais j’avais oublié l’extraordinaire faculté des Grenat à se faire mousser quoi qu’il arrive.
    Quand le club boîte, c’est tout le canton qui clopine, remarquait ainsi Yves Grange. Dommage que ce soit plutôt cuit pour sa pomme. On ne se serait pas ennuyé avec lui comme président.
    D’autant qu’il se prend carrément pour Kennedy, ce brave garçon. Ne vous demandez pas ce que Servette peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour Servette, déclarait-il en substance en lançant de vibrants appels à la générosité des puissants de la République. A fonds perdus qui plus est! Un vrai suicide. Déjà que les pontes du cru ont l’habitude de planquer leur portefeuille dans la poche arrière de leur pantalon à la fermeture coincée, vous imaginez leurs efforts pour la débloquer si de surcroît on leur promet qu’ils pourront se brosser pour récupérer le moindre centime!
    Autrement posé, ça leur est drôlement égal que les footeux – Francesco Vinas m’a arraché des larmes en le racontant mercredi soir à la télé – n’aient pas d’argent pour s’acheter des bananes ou soient obligés de se contenter de toilettes turques!
    C’est d’ailleurs pour ne pas les laisser dans le besoin, tout en espérant les voir s’extirper urgemment du fond du trou, que ce cher homme a livré avant de s’en aller, sur son argent de poche, un entraîneur prêt à l’emploi, alias Castella, alias «Le cadeau».
    On se pince! Et pourtant il s’en tape d’être la danseuse de Vinas, le bon Gérard. Le don de soi était un rêve. Preuve en est son refus d’une offre «émirobolante» de Dubaï, pour se consacrer corps et âme à sa nouvelle équipe. Il n’empêche. A sa place je ne serais pas trop emballée de jouer les vulgaires paquets surprise…
    A part ça, comme d’habitude, un Servette en cache un autre. Je lisais lundi dernier que la bande de Big Mac serait bientôt fixée sur sa valeur réelle. Eh bien c’est allé beaucoup plus vite que prévu. Il a suffi d’une nouvelle défaite contre Davos pour que le funeste trou de novembre se profile en octobre.
    Dire que McSornette a déclaré diriger «une meute de loups»! Sans blague. A peine des loulous de Poméranie. Il a suffi de constater l’état comateux de ses Aigles transformés en poulets incapables de se secouer les plumes pour s’en convaincre.
    Edmée

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  • De la bibine. Même sans pression!

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    Evidemment, on se congratule éperdument. Non seulement la Suisse remonte dans le groupe mondial en Coupe Davis mais, cerise sur le gâteau, il ne lui a fallu que trois matches pour y parvenir.

    Sauf que c'est tout sauf un exploit.  Car si les deux simples ont déjà singulièrement manqué de bulles, particulièrement le premier arraché au forceps par Wawrinka, ce fut quasiment la même bibine dans le double. Avec encore moins de pression si possible.

    Je résume. D'abord le Vaudois a eu affaire à un Steve Darcis en mal à la fois de compétition, de centimètres et de revers. Sérieux désavantages relevés par un Marc Rosset "pas si bête que ça", comme il l'a personellement affirmé en jouant les capitaine à l'antenne. Entre nous d'ailleurs, je le verrais bien remplacer Severin Lüthi, qui demeure aussi charismatique qu'une huître.

    Ensuite, pour faciliter davantage leur victoire, Rodgeur et son pote sont tombés sur Olivier Rochus, également handicapé par sa taille, souffrant de surcroît d'une blessure à l'lépaule fatale à son service. Pourtant, il a tenu la dragée haute à "Fedrinka, d'où j'en conclus qu'il n'était pas toujours le plus petit sur le court.

    Je trouve donc carrément indécent de se congratuler de la sorte côté helvétique. Et du coup, je ne vous raconte pas la distance galactique séparant nos médaillés d'or chinois des vrais pékins pouvant raisonnablement prétendre au Saladier d'argent.

    A part ça, ils se sont montrés peu princiers sur un autre plan, nos seigneurs des anneaux. Après avoir été couvert d'éloges, j'espère que le public s'est finalement rendu compte de la démagogie crasse de ses idoles. Qui l'ont peut-être jugé merveilleux, mais pas franchement digne de respect. 

    La preuve, les deux cadors ont "laissé" (stupéfiante magnanimité!) les seconds couteaux s'exhiber pour beurre dimanche. Alors d'accord, ça passe en ce qui concerne Stéphane Bohli. Mais Yves Allegro, qui n'a eu d'autre ressource que de singer laborieusement Noah pour masquer sa consternante incompétence, au secours!

    Ses pitreries ont toutefois follement amusé La Perruche, qui avait auparavant estimé assez saumâtre de devoir mettre son immense talent au service de piètres combattants. Pas étonnant, remarquez. Qui se ressemble, s'assemble...

    Edmée 

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  • Plus piquette que champagne

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    Ainsi donc le dauphin (je m'y fais difficilement tant ça me tue de devoir admettre que le pitbull de Manacor lui a piqué sa couronne) a-t-il condescendu à interpréter les pompiers de luxe pour sauver la patrie dans l'enfer de Malley.

    Logique me rétorquerez-vous dans la mesure où il a lui-même déclaré que se battre pour son pays représentait quelque chose de spécial. Outre que je m'étonne de cet accès de patriotisme échevelé, sans doute est-ce pour rendre l'événement encore plus particulier qu'il ne daigne venir soutenir ses potes qu'une fois sur deux en Coupe Davis...

    Cela dit, il n'a pas contribué à rehausser de façon spectaculaire le niveau d'un tennis helvétique qui s'est dans le fond révélé plus piquette que champagne. Même si Sa Grace, un rien capricieuse, dictant ses volonté sur le court et...dans l'équipe a bouclé, c'est la moindre, son match en trois sets contre Vliegen.

    Certes, le principal reponsable de ce côté frelaté, c'est Wawrinka. En plus on peut compter sur lui pour qu'il y mette le temps. Décidément ces Vaudois ne se refont pas. Je n'en croyais pas mes yeux en considérant le mal de chien de ce garçon à se débarrasser du modeste Darcis. Non seulement le malheureux navigue dans les profonderus du classement mais il a été de surcroît vilipendé par un public odieux, dont le chauvinisme échevelé rendrait vert de jalousie le Français le plus nationaliste.

    Franchement, ce n'est pas parce que le Belge avait un peu de main que le Suisse devait s'efforcer de jouer comme un pied! Opinion toute personnelle que ne partage évidemment pas l'intéressé. Il s'estime plutôt bon, trouvant même son adversaire nonchalant. Une chance. Vous imaginez la navrance, si d'aventure ce cher Steve s'était montré pugnace.

    Remarquez, certains s'étant plu à relever finement que la Belgique n'était pas loin du Luxembourg, Wawrinka passe malgré tout pour un pur-sang, comparé à une rosse fourbue du genre Alex Frei.

    Maigre consolation. Aussi n'est-ce pas pour critiquer, mais à en juger par cette prestation laborieuse, fallait-il que les jumeaux Bryan fussent à la ramasse et Federer toujours à la recherche de son moi mental quoiqu'on en pense, pour que ce brave Stan soit sacré vrai roi du double à Pékin!

    Edmée

     

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  • A côté d'Hitzfeld, Hercule se les roulait!

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    Quand je pense qu’on a parlé de JO dans l’enfer chinois! Alors que ça baigne à Pékin. Notamment pour les bêtes. Bolt la panthère et Phelps le dauphin, dont les exploits font pourtant tousser les esprits chagrins. Surtout ceux du second. Dire qu’on lui cherche bêtement des poux dans la tête sous prétexte qu’il sale drôlement ses sandwiches-mayo!
    On devrait au contraire le plaindre. Imaginez l’existence sordide de ce malheureux garçon: nager, dormir et se gaver le reste du temps d’immondes cochonneries graisseuses, sous peine de s’éteindre comme un dinosaure!
    A part ça, nous autres Helvètes sommes évidemment moyennement concernés par ces joutes d’extraterrestres. Heureusement que nous avons le fabuleux succès de nos footeux pour nous réjouir après la cacade de l’Euro…
    Rassurez-vous, je plaisante. Il m’a suffi de voir contre qui et comment pour déchanter aussi sec. Remarquez, cela n’a pas empêché la jubilation de nos inénarrables de la TSR. Pour eux, le bémol se résume à un léger manque de communication. Un euphémisme! A regarder évoluer les Suisses, il y avait une sacrée friture sur la ligne…
    Plus fâcheux, je les sens victimes du syndrome Federer, qui n’admet pas errer sur les courts depuis des mois et s’écroule pathétiquement de bonheur en décrochant une médaille d’or… en double. Du genre, je vise l’Everest, mais le Salève par la face sud, c’est l’extase. Pareil chez les Rouges, délirant à l’idée de s’être payé des Chypriotes dont même Servette serait venu à bout les doigts dans le nez.
    Aussi me demandé-je si ce cher Hitzfeld mesure bien l’ampleur de sa tâche. A côté du boulot qui l’attend pour espérer la victoire de ses troupes en Israël, Hercule c’est simple, il se les roulait!
    Edmée

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  • Faute de grive...

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    A l'issue de la demi-finale remportée par la paire Federer-Wawrinka dans l'enfer de Pékin, Pascal Droz, n'en pouvant plus d'un tel exploit, remarquait avec humeur que les méchants journalistes vilipendeurs de Rodgeur après son quart pitoyable face à Blake, allaient sans doute s'en mordre les doigts. A croire que cette rencontre "exceptionnelle" contre les jumeaux Bryan effaçait d'un coup les errements coupables du Suisse sur les courts depuis des mois.

    Quelle blague! Certes, je suis contente que l'ex-numéro un mondial ait enfin réussi à rafler de l'or olympique en gagnant le tounoi avec son pote. Mais c'est vraiment le cas de dire que faute de grive on mange du merle. D'autant que c'est surtout grâce au tennis dévastateur du Vaudois, je sais une fois n'est pas coutume mais quand même, que le Bâlois a pu vaincre le sommet. Une montagne à vaches entre nous. A part aux JO et en Coupe Davis où on ne peut pas faire sans, je ne me souviens pas que le double ait été sérieusement pris en considération ailleurs. La preuve, la télé ne retransmet pratiquement jamais les matches. 

    Aussi attendrais-je l'US Open pour cultiver l'espoir de voir mon tennisman favori revenir aux affaires. Un espoir extrêmement mince, je ne vous le cache pas. Car en constatant la facilité déconcertante avec laquelle Nadal le cannibale a joué les Midas en simple en terrassant le malheureux Gonzalez,  notre roi déchu n'est pas franchement près de remonter sur son trône...

     

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  • Drôle de tournant dans la raquette

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    On n'a pas fini de l'entendre, les tournois de Toronto et Cincinnati ont donc marqué un tournant dans l'histoire de la raquette actuelle. Eh bien, je trouve que ce n'est pas franchement pour le mieux quoiqu'on en dise. Chez les garçons d'abord, où, à peine assuré de sa place de numéro un mondial, Nadalator, en dépit des dithyrambes dont il est l'objet,  se laisse pitoyablement balayer par Djokovic. Le malheureux Federer doit en être malade. D'autant qu'il a sans doute dû voir à quel point Murray s'est facilement débarrassé de Karlovic, celui-là même qui a ignominieusement précipité sa chute en huitièmes de finale...

    Et c'est encore moins engageant chez les filles, Jankovic allant devenir la reine des courts non seulement après avoir lamentablement perdu contre une seconde lame, mais sans avoir gagné le moindre tournoi du Grand Chelem. Remarquez, il y a plus saugrenu dans le genre. C'est la façon dont les commentateurs français ont tendance à se gausser de la jeune Serbe en rappelant la chose. Oubliant qu'il y a quatre ans, ils portaient follement aux nues... Amelie Mauresmo, qui n'avait pourtant pas procédé autrement pour s'asseoir sur le trône du tennis féminin!

    Edmée     

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  • La TSR lui préfère la Schlager...

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    Juste en passant, il devrait profiter de son prochain statut de roi pour s’acheter un caleçon. Parce que décidément, il me tue à décoincer son string de plus en plus frénétiquement. Mais bref. Puisque je vous en cause, la couronne de l’Ibère va elle aussi vaciller dès qu’il se la posera sur la cafetière, à en croire les analyses pointues de certains experts.
    Qualifiant Rafa de phénomène galactique, ils mentionnent dans la foulée et d’un ton un poil emprunté ses biscotos dantesques. Ça ne tiendra pas. Ou alors… Et c’est là que semble se dessiner un gros point d’interrogation sous les crânes, à l’évocation du physique stupéfiant de Monsieur Muscle.
    Maigre consolation. C’était quand même très dur d’assister en direct à la chute inexorable de l’icône. Enfin, tant qu’on se débrouille par ses propres moyens en se délestant d’une poignée de dollars. Car les pontes de la TSR, fondus de Schlager-Parade allemande, ont évidemment jugé inutile de se procurer quelques images de Toronto ou Cincinnati, pour nous laisser partager de visu l’agonie du plus grand héros helvétique depuis Guillaume Tell. Nous permettant accessoirement de vivre un tournant historique dans la raquette.
    Encore que Federer mérite moyennement que je me mette au lit pour le plaindre. A son habitude, il s’est montré d’une désespérante platitude saupoudrée d’une exaspérante fatuité dans ses explications, à la suite de ce nouvel échec honteux. Reconnaissance furtive du talent de l’adversaire et, comme toujours, pas l’ombre du début d’un soupçon d’une vague tentative de remettre un tant soit peu son jeu en question. Alors qu’en le regardant évoluer, j’en suis à craindre le pire contre absolument n’importe qui, de Gasquet à Wawrinka, à la perte d’un seul service! En outre, quand on lui demande s’il souhaite la défaite de Nadalator dans l’Ohio, Rodgeur prend un air méprisant pour répondre qu’il s’en fout, dans la mesure où il ne s’agit que d’un minable Masters Series.
    Le comble pourtant, c’est qu’en dépit de ses onze défaites, le futur ex-king du tamis juge que sa saison, plutôt satisfaisante au demeurant, se révélerait carrément explosive s‘il venait à gagner l’US Open. Et avant à Beijing.
    Drôle de pékin! Etant donné l’état actuel comateux de Sa Grâce, je ne l’imagine pas une seconde nous ramener une quelconque médaille de l’enfer chinois. Et vu qu’il constitue l’un de nos meilleurs atouts, sinon le seul, je ne vous raconte pas à quel point je les sens mal ces JO. Du coup, compte tenu de la situation générale, nous ferions tous mieux d’aller à la plage en août… Edmée

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  • Bouge-toi les fesses, Rodgeur!

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    Un fromage pareil pour fêter la victoire de Noah à Roland Garros il y a… vingt-cinq ans, c’est dément!
    Décidément, nos chers voisins ne parviennent pas à se remettre de l’unique succès d’un compatriote sur l’ocre parisien depuis 1983. Non seulement leur dieu reconverti en chanteur à succès a été invité à en «découdre» sur une péniche avec Mats Wilander, son adversaire malheureux d’alors, mais il a une Allée à son nom porte d’Auteuil, dont il a baptisé la plaque devant une nuée de micros et de caméras.
    A part ça, j’ai entendu dire que ce cher Yannick, bien qu’il se prétende Federer à 100%, reproche au Suisse de cacher ses émotions et sa joie, de ne pas partager ses superpoints avec le public. De la jouer en somme trop Sampras et pas assez Noah. Je comprends le Bâlois, remarquez. Pour aller loin c’est sûr qu’il vaut mieux avoir l’Américain que le Français comme modèle!
    En même temps, elle n’a pas complètement tort, l’idole des foules hexagonales. En voyant l’autre jour Rodgeur évoluer contre l’Espagnol Montanes, besogneux troisième couteau, je comprenais encore mieux pourquoi il a autant de peine à se payer l’explosif Nadalator.
    Tandis que sa Seigneurie helvétique se traînasse en bougonnant, daignant distiller ici et là un coup de rêve pour déstabiliser l’adversaire ébloui, l’Ibère, halogène sur pattes plus excité qu’une puce, ne cesse de frapper chaque balle comme si sa vie en dépendait.
    C’est dire que le roi du tamis devra autrement se bouger les fesses pour se payer le scalp du terrien en chef. Il peut en effet courir, s’il compte sur les erreurs du taurillon de Manacor pour lui faciliter la tâche. A cet égard d’ailleurs, félicitations au commentateur inspiré de la TSR. Federer a retrouvé son tennis, clamait-il incongrûment dans le troisième jeu du quatrième set. Fastoche pour le king. C’était pile au moment où Montanes s’offrait sur un plateau en commettant trois doubles fautes…
    Bref, je n’ai pas fini de me ronger les ongles. Et de m’énerver contre la condescendance des organisateurs à l’égard de ceux qui n’ont pas le sang bleu.
    Il faut en effet affronter des Tricolores pour avoir droit à un terrain décent à Roland Garros. A l’image de Patty Schnyder, tombeuse (certes laborieuse mais tant pis) d’Emilie Loit hier sur le court No 1. Sinon il y a fort à parier que la dixième tête de série eut été à nouveau, comme Wawrinka jeudi, exilée sans ménagement à la campagne…

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