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27/03/2009

Dur, dur avec le trouillomètre à moins zéro!

Avant il était la bête noire en chef et maintenant il n’a que des bêtes noires. Du coup, je me ronge les sangs à la première balle. Au point que
je commence à moins
m’inquiéter en regardant jouer Wawrinka. Un comble, vous
en conviendrez.
Cela dit, j’ai une intime conviction. Si Sa Grâce n’avait pas poussé la fatuité jusqu’à bassiner le monde entier avec ses besoins irrépressibles de records galactiques au lieu de se contenter de gagner sans en faire un fromage, il n’aurait sans doute pas la planète accrochée à ses basques.
Epiant sa vie, épluchant son jeu depuis qu’il a paumé sa couronne tout en continuant à se croire sur le trône. C’était déjà le flot, le fleuve, le torrent à chaque défaite. Depuis une semaine, je ne vous raconte pas l’overdose de conjectures nazes sur le thème.
Joueurs, observateurs,
experts et j’en oublie, ils
tendent en effet de plus en plus à considérer le phénix telle l’ex-future légende du millénaire. Particulièrement d’ailleurs les Français, qui l’imaginent finir l’année en troisième position, avant de sombrer définitivement dans les profondeurs du classement.
Venant d’eux remarquez, je trouve paradoxalement assez rassurante cette analyse en forme de délectation morose concernant l’avenir du Bâlois. Pour m’en convaincre, il me suffit de constater l’état comateux, à ce jour, des Bleus pourtant portés aux nues à l’image du génial… Brian Joubert. Mais qui, dans la foulée du naufrage d’Indian Wells, n’ont par exemple pu compter que sur le vétéran Santoro pour sauver l’honneur au premier tour du Masters de Miami.
Bref, en attendant de voir si Rodgeur a l’ombre du début d’une chance d’éventuellement redevenir Federer, je ne vous cache pas que j’ai d’autres très gros soucis avec ces matches de qualification pour le
Mondial 2010.
Et là, me référant à ce
que j’ai lu et entendu, quelle ambiance dans les rangs! Traumatisés à mort par la cacade luxembourgeoise, c’est le trouillomètre à moins zéro que nos malheureux footeux abordent aujourd’hui leur rencontre contre les Moldaves. Car il n’y a plus de petites équipes, comme le clame à l’envi Michel Pont, histoire d’élever un peu le niveau.
C’est vrai qu’Ottmar et ses ouailles manifestent une certaine ambition. Figurez-vous qu’ils n’ont qu’une seule chose en tête à Chisinau: la victoire.
Sacrés Helvètes! C’est vraiment à se demander quelles idées tordues leur trottent dans le ciboulot d’habitude...

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20/03/2009

Gérard Castella, le joyau de la couronne

D’habitude j’aime me moquer un peu d’eux, je l’avoue. Là pourtant, j’aurais presque tendance à les plaindre, ces malheureux. Parce que pour la vague bleue, ce n’était pas franchement la marée montante à Indian Wells.
Ils nous ont même rejoué Le Cid à l’envers. Du genre: il y avait pléthore, mais faute de cadors, il n’y eut personne pour arriver au port.
Eh oui, dans les décors illico presto, les matamores. Qui devront encore bosser très fort pour espérer devenir des ténors. A commencer par les «Fantastic Four», qui se sont ratatinés sans gloire dans le désert californien.
Bref, plus un rat tricolore après trois misérables tours. Au point que je me demande si ce n’est pas le plus pitoyable naufrage de la raquette hexagonale dans un grand tournoi. D’ordinaire, je m’en étonne du reste, il y a au moins un représentant français capable de damer le pion aux vrais champions.
Qui, de leur côté, l’ont jouée plutôt profil bas. Je ne parle pas du pitbull, il s’agit d’un cas à part, mais de Djokovic. Et peu importe le résultat de son match de la nuit dernière . A la place de Novak, je m’inquiéterais surtout furieusement de m’être laissé autant menacer par… Wawrinka en huitièmes de finale.
Je vous l’accorde, le danger potentiel représenté par le Vaudois se révèle sans intérêt aujourd’hui, l’unique préoccupation des foules étant de chercher à savoir par quel miracle Sa Grâce pourrait résister aux morsures cruelles des petites dents pointues de la belette écossaise.
Remarquez, son heure est peut-être revenue à Rodgeur. Comme celle du Servette. Je vous en cause parce que j’ai lu un article dans le Matin, selon lequel le réveil a sonné pour les Grenat. A mon avis ils ne l’ont pas entendu, mais l’essentiel se situe ailleurs. Ce qui compte, c’est le superprogramme de Castella pour sortir de la mouise son équipe qui continue de s’y enfoncer.
Après avoir affirmé avec force que ses footeux doivent absolument se sentir concernés (d’enfer le plan d’action, non?) l’entraîneur nous balance une de ces questions philosophico-existentielles dont seuls les sportifs ont le secret.
A quoi, s’interroge ainsi le cher homme perplexe, servirait-il de préparer le futur alors que le présent empêche de construire l’avenir?
Pas de doute. Avec Gérard, le ponte Pishyar tient un diamant autrement plus précieux que le brut. Pour ne pas dire le joyau de la couronne!

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13/03/2009

Pour en finir avec nos "géants" des cimes

Juste deux mots à propos de cette désastreuse Coupe Davis, au cours de laquelle Pierre-Alain Dupuis et Marie-Laure Viola ont atteint le sommet du ridicule. Se gaussant d’une presse écrite mécréante, ils croyaient au contraire fermement aux chances de Wawrinka de terrasser Roddick, après sa victoire sur un Blake pourtant moribond.
Simple affaire de physique et de mental glosaient sottement les deux experts, assurant que question talent le Vaudois pouvait s’offrir le scalp du Texan une main attachée dans le dos…
Me faisant ainsi irrésistiblement penser à leurs homologues français irrités par les Tchèques. Qui, selon eux, ont battu des joueurs indéniablement plus talentueux mais indiscutablement minés par une ambiance déstabilisante…
Un chauvinisme échevelé propre à l’inénarrable Jaton
et au pompant «on va dire» Brugger. Fabrice ne cesse d’estimer que nos mâles de choc se plantent uniquement quand
ils ne peuvent développer leur puissance et leur génie sur des pistes trop faciles.
De son côté Marc refuse d’admettre qu’Aline Bonjour s’appelle définitivement Aurevoir. Et vient ingénument de qualifier Denise Feierabend de «petit joyau». Si la malheureuse se révèle de la même eau que le «diamant brut» grenat du ponte Pishyar, elle n’est pas près non plus d’étinceler de la
facette!
Bref. Avant les finales en Suède, nos farfelus nous ont bassinés avec ces Helvètes qui allaient rafler au moins cinq Globes de cristal. Deux pour Cuche (général et géant), ceux du super-G pour Défago et Fabienne Suter, celui de la descente pour Dominique Gisin.
Sans oublier la montée sur quelques podiums de Lara Gut, histoire de confirmer la déjà légendaire vitesse à l’allumage de la fusée de Comano…
Macache bono! La flèche des Bugnenets a réussi in extremis, la moindre des choses, à dominer le géant après un intempestif lâcher de bâton au départ de la première manche. Tellement concentré le Didier, qu’il a failli achever sa saison dans la purée! Ces prétentions revues nettement à la baisse n’ont évidemment pas empêché nos commentateurs de se pâmer follement, à l’image de Sa Logorrhée surexcitée par l’exploit de son dieu.
En attendant, cette façon hypersuisse de se laisser coiffer quatre fois au poteau sans gloire ne promet rien de bon concernant les visées de Federer sur un nouveau Grand Chelem. Pas grave, remarquez. Ses
récents détracteurs lui pardonnent tous ses forfaits depuis l’annonce de sa future paternité. A croire que c’est lui qui le porte, son mouflet!

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06/03/2009

Toujours ce sacré syndrome helvétique!

Genève-Servette ne méritait pas ce triste sort étant donné son extraordinaire remontée au score, blablataient les experts de la TSR. Ben voyons! A croire que les supernazes de la crosse genevoise pouvaient prétendre
à une victoire après leurs quatre pitoyables prestations.
Pour vous faire une idée précise de leur infamant niveau, souvenez-vous que les Aigles (je me pince!) ont misérablement triché histoire de choisir leur adversaire. Mieux, ils n’avaient plus McSornette dans les patins depuis deux matches!
Bien mal acquis ne profite jamais, donc. Une leçon que
Big Mac aurait intérêt à potasser en vacances. Tant qu’il y est, il devrait aussi méditer sur le fait que rien ne sert de courir, au lieu de se ridiculiser
bêtement à jouer les Federer d’opérette, en versant des
larmes de crocodile sur son retentissant échec annoncé.
Causer de Sa Grâce me force évidemment à évoquer son vil forfait en Coupe Davis. Et quand j’entends Roddick décrire sa fierté de jouer pour les
Etats-Unis, Tsonga ou Simon se déclarer pareillement honorés d’en découdre, sans parler de Nadal avide de décrocher le Saladier d’argent pour son pays, j’ai franchement honte des mensonges que nous a débités notre prétendu parfait gentleman pour couper à l’épreuve. Au point que je ne suis pas loin de lui préférer Yves Allegro.
Non seulement il chante, mais il a un humour décoiffant. Le joyeux drille ne pense-t-il pas sérieusement battre les frères Bryan les doigts dans le nez?
Remarquez que dans le genre, il n’arrive pas à la
cheville de l’inénarrable Fabrice Jaton. Cuche skie sur un nuage depuis quelque temps, clamait Sa Logorrhée aveuglée par son amour inconditionnel.
C’eût été plus intelligent et fructueux qu’il restât carrément sur la piste, me disais-je
in petto. Ça n’a pas loupé.
Tirant sur le frein à main comme l’an dernier, le Neuchâtelois grand perdant de la descente de Kvitfjell, est déjà quasiment cuit pour le globe. A l’image, c’est encore moins étonnant, de son pote Défago. Toujours ce sacré syndrome helvétique, en somme. A cet égard d’ailleurs,
le talent du siècle leur dame presque le pion, aux Didier.
On ne ne lui en voudra pas d’avoir raté une manche,
bavassait ainsi Marc Brugger.
J’hallucine. Depuis Val d’Isère,
il nous gonfle avec sa Lara Gut qui va bouffer du lion, alors qu’elle est reléguée plus souvent qu’à son tour derrière toutes ses compatriotes…
Bref, entre le missile des Bugnenets et la fusée de
Comano, ce n’est pas demain la veille qu’on va se retrouver sur orbite!
Edmée

19:32 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

27/02/2009

Servette, un diamant façon strass. Et encore!

Là, j’avoue que j’en suis comme deux ronds de flan. J’ai beau chercher, je n’avais jamais lu une chose pareille. Même aux heures les plus glorieuses du club. Au point que j’ai dû m’y reprendre à deux fois pour être certaine d’avoir effectivement vu ce titre carrément hallucinant.
«Servette est un diamant à tailler», a donc déclaré le plus sérieusement du monde le président Pishyar. Ajoutant qu’il s’attellerait à ciseler en personne cette fabuleuse gemme, car il tient à l’exhiber en Super League.
Mazette! A se demander si le ponte s’y connaît en pierres et ne confond pas son précieux solitaire avec un vulgaire brillant. Ce qui entre nous serait déjà Byzance. Ses footeux n’auraient en effet que la valeur d’un strass – et on est loin du compte – on hisserait le drapeau illico presto!
Remarquez, les patrons grenat ont une nette tendance à baigner dans l’euphorie ces jours. McSornette aussi prend ses désirs pour des réalités. Je vais secouer les puces à mes joueurs pour leur donner de l’énergie, clamait-il jeudi soir au TJ avant le match contre Kloten. Et quoique ses Aigles aient encore des poux dans les plumes, le boss des Vernets croit fermement qu’il peut s’offrir les Aviateurs en trois coups de cuillère à pot.
A l’évidence, Big Mac n’a rien du pronostiqueur de choc. Il suffit, pour s’en convaincre, de constater que Berne se royaume en tête du classement alors qu’il ne l’imaginait pas dans le top quatre…
«W» me fait un peu penser à Borg. Après avoir fielleusement mégoté sur le talent de Federer, le Suédois nous assurait début décembre que Sa Grâce allait redevenir numéro un les doigts dans le nez cette année. Et n’hésitait pas à placer
Richard Gasquet parmi les favoris à la victoire au dernier Open d’Australie.
Enfin, heureusement qu’il y a Andreas Küttel et Fabienne Suter pour relever le niveau. Même si le premier a chanceusement raflé son titre en une seule manche et la seconde gagné une descente bidon, de l’avis des bolides en colère. Faudrait d’ailleurs savoir. D’après Marc Brugger éberlué, lui, par l’exploit fumant de la Suissesse, il n’y avait… que de la pente sur cette piste de Bansko.
Le brave garçon faisait ainsi la pige à Jaton. L’autre week-end, Fabrice s’extasiait en se demandant comment diable Cuche parvenait à rester debout dans cet impitoyable géant de Sestrières «ne laissant absolument aucun répit aux skieurs». Un scandale. Dans une course de 90 secondes, ils auraient bien besoin qu’on leur ménage des aires de repos entre les piquets!

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20/02/2009

Federer et la Coupe Davis? Rien à cirer!

Ce n’est pas demain la veille que le phénix va renaître de ses cendres avec sa stratégie à la gomme!
Je l’avoue, je me perdais en conjectures à propos de cette nouvelle blessure au dos. Mais je me forçais à imaginer que dans le fond cela pouvait expliquer son effondrement au service contre Nadal à Melbourne. Même après avoir usé de cette arme fatale pour réduire en bouillie Del Potro et Roddik. D’où ma compréhension de son absence à Dubaï, dans la mesure où il n’avait de surcroît pas grand-chose à perdre suite à son misérable parcours de l’an dernier.
J’allais jusqu’à éventuellement lui pardonner son pitoyable forfait en Coupe Davis. Plus maintenant, car le vilain a menti. Que des craques cette histoire d’échine en délicatesse. Son préparateur physique l’a dit sans ambages dans Blick, Rodgeur n’est pas blessé.
Unique conclusion à tirer — outre qu’il doit tourner une pub pour Kleenex, persiflait un perfide — c’est que ce brave Federer n’en a strictement rien à cirer de mouiller son maillot pour son pays, contrairement
à ses affirmations hypocrites sur son site.
Patriote à la noix en somme, comme j’avais déjà eu l’occasion de le prétendre. Cela dit, ce n’est pas bon du tout pour son image, ce comportement égoïste. Du coup, il souffre encore davantage de la comparaison avec Nadal. En effet, si le pitbull de Manacor a également renoncé à Dubaï c’est pour mieux se préparer à défendre vaillamment les couleurs de l’Espagne, lui.
A part ça, je ne sais pas si vous avez noté la façon ridicule dont les Français se rengorgent en évoquant l’Open 13 de Marseille, qui réunit selon eux la crème du gratin du gotha de la raquette depuis sa création il y a seize ans.
Sauf qu’en y regardant de plus près, je me suis aperçue qu’il n’y a que deux joueurs du top 10 et que quinze se classent largement au-delà de la 50e place. Sans causer de ceux qui végètent aux alentours de la 100e, de la 200e, de la 300e et de la 400e!
Bref, vous visionnez la quintessence de la chose. Il y a plus saugrenu, remarquez. Non contents de s’enorgueillir de la qualité bidon du tournoi, nos chers voisins se gargarisent follement à l’idée qu’il y aura au moins un des leurs en finale.
Le comble eût été que ce ne fut pas le cas. Les Tricolores n’étaient pas loin de se trouver seuls en lice et deux d’entre eux ont eu la rude tâche d’affronter le redoutable… Georges Bastl

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13/02/2009

Ottmar Hitzfeld se "köbikuhnise" déjà!

C’est loin d’être dans la poche, cette affaire. N’en déplaise à l’ingénu Pont, les Suisses ont bien d’autres lacunes à combler que de «petites imperfections à gommer», s’ils veulent avoir l’ombre du début d’une vague chance d’aller se royaumer en Afrique du Sud.
Remarquez, ce n’est pas étonnant de la part de ce brave Michel. Il a toujours l’espoir chevillé au corps, mais rarement les yeux en face des trous en ce qui concerne ses ouailles.
En revanche je suis extrêmement surprise par la réaction mollassonne d’Hitzfeld. Etant donné que les spécialistes du crampon ne cessent de porter l’impitoyable aux nues, j’imaginais le dragon cracher le feu, sinon menacer de repartir illico pour son Allemagne natale après cette misérable performance à La Praille.
Que nenni. Ottmar s’est déjà «köbikuhnisé». La preuve. «J’entends redynamiser le groupe, car la Suisse doit faire mieux contre la Moldavie»,
a-t-il déclaré en substance.
Vous parlez d’une analyse-choc et d’un changement radical de langage par rapport à avant!
Heureusement qu’il y a la latte pour nous titiller un peu la fibre nationaliste. Au moins six médailles, attention l’exploit! D’autant que nos champions pourraient quitter Val d’Isère en tête du classement des nations.
Mais pour ne rien vous
cacher, je trouve simplement dommage que les Helvètes choisissent de s’illustrer autant dans un sport, au moment où il n’intéresse quasiment plus personne. Car certains ont beau évoquer un événement «planétaire», se déroulant de surcroît dans l’Hexagone, il fait en tout
à peine une minute au 20 Heures de TF1...
Par ailleurs la TSR s’y connaît pour décourager les derniers fans du cru avec ses retransmissions à la noix, où la seule chose qui passionne Fabrice Jaton est de se demander, malgré l’absence de risque, si oui ou non William Besse se rasera enfin la moustache.
Et pourtant c’est un sacré fortiche comparé aux gugusses d’Etoiles des neiges, l’émission quotidienne qui a atteint des sommets lors d’un pathétique pastiche des B ronzés font du ski. Sauf que nos rigolos de l’antenne ne se rendent pas compte qu’ils n’ont nullement besoin de parodie pour camper des Jean-Claude Dusse plus vrais que nature depuis le début des Mondiaux!
P.-S. Ingratitude crasse, jean-foutre attitude? Toujours est-il que McSornette est prêt à
larguer ses Aigles au profit des pigeons lausannois. J’espère juste qu’il va le payer très cher, «W», de lâcher aussi négligemment la proie pour l’ombre!

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06/02/2009

Larme à l'oeil, le nouvel atout de Federer!

C’était couru. Ils sont déjà tous ou presque à radoter que les carottes sont archicuites, voire carrément carbonisées pour le phénix. A commencer naturellement par Mats
Wilander. Se rengorgeant façon Madame Soleil, le Suédois se complaît à exalter follement le talent de l’Ibère et à chipoter misérablement sur celui de l’Helvète.
Au-delà des mesquineries du Viking, je dois hélas avouer que Sa Grâce m’a beaucoup déçue. Par cette finale pathétiquement ratée et pourtant à sa portée bien sûr, mais surtout par ses larmes qui ont fait le tour de
la planète. Chipant du coup la vedette à Nadal et lui volant sa première victoire sur dur dans la foulée. Plaçant le pauvre Rafa dans le rôle du cadet affreusement gêné aux entournures, craignant de trop exulter, hésitant à brandir trop haut sa coupe. Obligé d’assurer au grand frère qu’il restait le meilleur pour le consoler et l’empêcher de se remettre à lui pleurer dans le gilet. Franchement un tel cirque, ça la fichait mal pour celui qui prétend devenir le maître incontesté de l’histoire du tamis.
Vous me rétorquerez que Melbourne c’est loin et que depuis mercredi dernier on a un champion d’une autre trempe à célébrer. Un as à côté duquel – si j’en juge par ce que j’ai lu ou entendu en général et de la part des inénarrables de la TSR en particulier – quiconque a accompli un exploit quelconque dans quel domaine que ce soit depuis l’aube de l’humanité est un mickey.
Mais non, rassurez-vous. Loin de moi la pensée saugrenue de mégoter sur le succès
de Cuche en super-G, vous me connaissez. Je trouve juste limite désobligeant à son égard de s’extasier pareillement à l’idée extravagante qu’il ait enfin réussi à rafler de l’or après quinze ans de compétition!
Ou de marteler à l’envi qu’il l’a drôlement méritée, cette médaille, sous prétexte qu’il a quasiment bossé jour et nuit pour l’obtenir. A croire qu’il est insensé pour le Neuchâtelois d’aller au turbin comme tout le monde. Ou que ses potes se la sont coulée douce en dehors des Mondiaux.
Peu importe dans le fond. Car à mon avis, la véritable héroïne de Val d’Isère jusqu’ici, c’est baby Gut. Malgré la conquête d’une breloque un peu moins prestigieuse.
Remarquez, je n’ai aucune illusion. Avec le mépris lancinant des phallocrates de service envers le sport féminin, il est évident que même une victoire de la fusée de Comano n’égalera jamais celle de la flèche des Bugnenets.

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23/01/2009

Et Droz voyait Wawrinka défier Federer!

Vivement lundi, qu’on ait d’autres bobines à se mettre sous la rétine. C’est vrai, ça. Elle pousse la première chaîne d’Eurosport. Parce que si vous n’avez pas les moyens de vous payer la 2, bonjour la misère des retransmissions de l’Open d’Australie. En dépit du tintouin pour nous convaincre du contraire.
C’est pire qu’à Roland Garros, où on vous exile des joueurs sur des courts étriqués ou sans télévision à Perpète-les-Oies, sous prétexte que les malheureux n’ont pas le sang bleu.
Donc on n’a eu droit qu’à des matches de filles toutes les nuits de la semaine. Et de surcroît uniquement ceux où il y avait… des Françaises. Avec resucées en boucle la journée. Sauf quand on vous passait, entre dix-huit et vingt heures, des résumés de rencontres masculines où évoluaient de préférence… des Français.
Mais le comble, c’est d’arrêter le direct en deuxième partie de soirée. Et de nous priver, par exemple, de l’entreprise de démolition de la belette écossaise, histoire de nous montrer une ixième fois les efforts titanesques d’Amélie Mauresmo pour dompter une redoutable qualifiée britannique!
Sans parler des barrissements d’admiration des experts hexagonaux face aux extraordinaires prouesses de leur armada à Melbourne, sous la houlette des «Fantastic Four». A la place de Gasquet ou Monfils d’ailleurs, je serais vexée d’une telle extase à chaque coup gagnant. Etant donné le talent que les spécialistes tricolores du tamis prêtent à leurs idoles, la moindre des choses serait d’estimer juste normal d’en retrouver la plupart en deuxième semaine!
Cela dit, ils ne valent quand même pas Droz. Dès son premier jeu, ce brave garçon voyait Schnyder passer le troisième tour les doigts dans le nez. En allant jusqu’à rêver mieux.
Inutile de préciser que la pathétique Patty s’est effondrée dans le deuxième. Guère surprenant après son mal de chien à se débarrasser de la… 999e du classement. On a les exploits qu’on peut, remarquez.
Et je ne vous raconte pas la façon pascalienne de nous bassiner à propos du fabuleux événement qu’auraient constitué les retrouvailles entre Wawrinka et Federer dimanche! Nous assurant notamment un Helvète en quarts.
Non seulement notre comique supposait sottement que le Vaudois, en l’occurrence plus mou qu’une limace apathique, parviendrait à franchir l’écueil Berdych. Mais surtout je ne saisis pas l’intérêt de voir nos deux seuls Suisses en course se tirer bêtement la bourre. A moins que ce soit en finale. Pas demain la veille!
Edmée

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09/01/2009

Monfils et Mauresmo entre Brutus et Obama

 Non seulement il a du Belzébuth en lui, mais il a tendance à s'économiser le perfide Murray. Normal pour un Ecossais, me rétorquerez-vous. Sauf  que c'est drôlement humilaint poour le phénix. Décidément, il a un mal de chien à renaître.  A le regarder évoluer depuis quelque temps, ce malheureux Federer semble en effet n’avoir désormais que des bêtes noires. Autrement posé, je suis consciente du terrible chemin de croix qui attend Sa Grâce. 
Contrairement aux spécialistes français de la raquette qui, voyant l’un de leurs compatriotes terrasser le leader mondial et l’autre la tête de série No 1 de Brisbane (qu’eut-ce été si elle aussi s’était offert la reine du circuit…) nous ont mitonné des papiers dépassant mes espérances. En installant carrément leurs deux«champions» sur le trône.
D’abord en nous rejouant l’assassinat de César par Brutus dans L’Equipe, avec en lettres géantes ce titre loufoque «Toi aussi Monfils!». Accompagné d’une photo tellement maousse qu’elle a rendu verts les Bleus du Mondial 98.
Et je ne vous raconte pas cette question sidérante, s’appliquant à une simple victoire en quart de finale du petit tournoi qatari: «Après cet extraordinaire succès, peut-on dire que Gaël Monfils a définitivement changé?»
Plus fort encore en page de gauche, je trouve. On y «obamaïsait» sans complexe Mauresmo, avec un «Yes she can» où il fallait s’accrocher ferme pour dénicher le second degré. Tout ça pour voir cette pauvre Amélie forcée de jeter l’éponge et, du coup, se révéler incertaine pour l’Open d’Australie. Remarquez, comme c’était au profit de Marion Bartoli, cela n’a pas encouragé les experts tricolores à rabattre leur caquet!
D’autant que suite à leurs ridicules dithyrambes, ils ont dû mettre la pédale douce concernant ce brave Gaël, malmené par un Roddick pourtant pas au sommet de sa forme. Ce qui n’a rien d’étonnant, la panthère hexagonale ayant auparavant battu un peu redoutable taureau ibère, quoique prétendent ses fans. Pas de doute, le pitbull de Manacor a du mou dans la quenotte.
Et pour cause. Au risque de me répéter, je maintiens que Nadal ne se ressemble plus depuis qu’il a abandonné ses fringues sexy pour se saper façon gendre idéal. Il me paraît également avoir abusé du gras pendant les fêtes. La preuve. Au niveau de la cambrure et de la fesse, il commence à concurrencer furieusement Serena Williams…

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