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02/05/2009

Le petit cadeau de Murray à Federer

Sa victoire à Barcelone l'a propulsé à des hauteurs encore plus stratosphériques. Le pitbull de Manacor se trouvant donc hors d'atteinte pour un sacré bout de temps, qu'il gagne ou qu'il perde ne change rien à l'histoire.

Ce n'est  évidemment pas le cas concernant  les deux fox-terriers furieusement lancés aux troussses de Sa Grâce. Un euphémisme dans la mesure où ils ne lui  lâchent  pas les baskets.

Du coup, inutile de vous raconter la joie (j'ai honte mais tant pis) que m'a procurée la défaite pitoyablle de Murray.  D'autant que les spécialistes du tamis ne tarissent pas d'éloges à propos de l'une des trois terreurs du circuit depuis le début de l'année.

Notez que je ne suis pas spécialement surprise. A force de se prendre pour Braveheart Wallace, le célèbre et indomptable rebelle écossais, il paraît logique que ce cher Andy soit allé jouer les cloches à Rome d'entrée. Car au lieu de s'entraîner à fond pour les Internationaux d'Italie, la belette a paressé dans sa tanière pendant deux joiurs et, excepté quelques séances de course à pied, s'est laissée tenter par du karting pour le fun.

J'aurais assez aimé que Djopkov se casse également les dents. Hélas, vu que le Stroumpf  est  tombé sur Del Potro, difficile vainqueur du... Vaudois Wawrinka la veille en huitièmes, c'était  vain de rêver. Je crains même le pire pour le phénix qui se retrouve aujourd'ui face au Serbe après s'être péniblement débarrassé d'un quatorzième couteau allemand.

A part ça, je m'inquiète sérieusement pour la raquette hexagonale, dont il m'est parfois arrivé de me moquer. Les Tricolores ne cessent en effet de prouver que la quantité fait décidément de moins en moins la qualité.

A commencer par les mousquetaires, qui en donnent un triste exemple, en se montrant insuffisants, inexistants, bref  incapables de passer les quarts de finale. C'est pourquoi, du moment que trois d'entre eux pointent malgré tout dans le top 10 cette semaine, cela me pousse à me poser des questions sur la valeur prétendument exceptiionnelle du tennis masculin par rapport au féminin!

Alors quand j'entends les phallocrates de service se gausser grossièrement de ces dames, notamment sous prétexte que leur reine n'a jamais remporté un Grand Chelem, je me dis que, comme d'habitude, les machos seraient bien inspirés de balayer devant leur porte.

Edmée

01:06 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

24/04/2009

Rodgeur, le Sarkozy du tamis côté sondages!

Eh bien, on ne prétendra pas que ça gaze pour certains
sportifs. Je ne vous raconte pas l’état de plus en plus glauque du diamant du ponte Pishyar, ou celui de nos filles de Fed Cup qui ont du gazon entre les incisives avant d’avoir tapé
une seule balle en Australie.
Pareil ou presque pour quelques rigolos du genre. Je songe notamment aux fameux mousquetaires français qui ne cessent de donner des coups d’épée dans l’eau. D’Artagnan et ses potes se retournent fiévreusement dans leur tombe, à l’idée de ces descendants d’opérette à la triste figure.
Raison pour laquelle j’hallucine en lisant que Tsonga revendique sa double personnalité de mec calme côté jardin et de gladiateur côté courts. Remarquez, il lui est permis de se rêver en guerrier. Mais question munitions, on est loin du boulet de canon!
Pour ne rien vous cacher, je ne juge pas non plus Djokovic aussi redoutable que ses fans l’assurent. En considérant le mal de chien qu’il a eu à battre Wawrinka, je me dis qu’il fallait vraiment être un inconditionnel du Serbe looké schtroumpf, pour imaginer une seconde qu’il avait l’ombre du début d’une chance de terrasser le morfale en finale.
Mais évidemment, le pire dans le domaine reste Sa Grâce, qui en est hélas toujours davantage privée. J’ai par ailleurs noté la tenue de quelques propos sibyllins. Le Bâlois a déclaré que sa défaite au troisième tour de Monte-Carlo était moins douloureuse puisqu’il avait perdu contre quelqu’un de bien. D’ici à penser qu’il trouve moches les autres qui lui ont flanqué la pâtée ces derniers temps…
Quoi qu’il en soit, le diagnostic des docteurs ès raquette continuant à se relayer sans relâche au chevet du Suisse,
se révèle terriblement pessimiste. Sans même évoquer la chute libre du phénix dans les sondages.
Rodgeur, le Sarkozy du tamis, là franchement ça me troue. Certes, à l’image du petit
Nicolas, Federer a tendance à estimer que la seule chose lui arrivant à la cheville c’est sa chaussette. Il n’empêche que je le sens très malheureux. Du coup, pour le consoler, voici une complainte de circonstance sur un air connu:
Y a mon jeu qui s’détraque
C’est fou j’ai plus la niaque
J’ai l’service qui dévisse
Le coup droit qui passe pas
L’amorti qui m’détruit
Mon revers c’est l’enfer
Mon retour au secours
Ma volée s’est barrée
Mon smash est sans panache
Ah mon Dieu je craque
Je casse plus la baraque
Ah mon Dieu c’est trop
affreux d’être numéro deux…

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17/04/2009

Normalement,il ne peut que remonter!

 

Question look, je trouve que la palme revient cette semaine à Novak Djokovic. Lui qui se fringuait toujours couleur caca d’oie côté maillot ou bermuda,  il est craquant dans son ensemble layette où il coordonne casquette, cuissettes et chaussettes blanches avec T-shirt  et baskets bleus. Sans oublier les poignets, assortis eux aussi.

Vous me rétorquerez que c’est d’un intérêt moyen. Mais que voulez-vous,  j’ai du mal à me remettre du choc. En effet, à voir Sa Grâce errer pathétiquement à la recherche d’un misérable point au troisième tour du Masters de Monte-Carlo, je ne suis pas absolument certaine que le numéro deux mondial  sur le papier mérite vraiment cette flatteuse quatrième position au classement que certains ont tendance à lui attribuer  généreusement.

Et pourtant, les spécialistes du tamis se sont montrés singulièrement indulgents à l’égard de l’ex-future légende.  Comme s’ils regrettaient d‘avoir quasiment étendu le phénomène pour le compte à l’issue de ses vilaines prestations à Indian Wells et Miami, Ils se sont trituré les méninges pour  trouver mille raisons futiles à sa nouvelle défaite miteuse.

Il avait la tête ailleurs à cause de sa future paternité et de son récent mariage. Et pui originellement, il n’avait pas prévu le déplacement monégasque. D’où son manque de préparation sur terre. Et je ne vous raconte pas le vent, l’humidité régnant sur le court. Enfin, il y a longtemps que le Suisse  boude ce genre de tournois et il n’y aurait plus que les Grands Chelems qui l’intéresseraient. Possible. Le problème c’est que ce cher Sampras va continuer longtemps  à dormir sur ses deux oreilles. Etant donné l’état comateux du génie, le record de quatorze victoires de Pete semble très loin d’être égalé.    

Il est vrai que les principaux adversaires de Rodgeur  (ça commence à faire du monde...) volent à son secours, prétendant encore croire en lui et en son immense talent.  Paroles, paroles.  A vaincre sans péril, ils triompheraient évidemment sans gloire.  Mais ils vont bientôt cesser de le défendre, dans la mesure où ils n’auront peut-être plus à l’affronter…

Ce qui n’empêche pas le Bâlois de persister dans ses certitudes de s’en sortir seul. Mieux il a déclaré savoir désormais dans quels domaines il devait travailler avant Rome. Bien utiliser son coup droit, retrouver son punch et son service. Révolutionnaire, non?

Les miracles ça existe, notez.  Sans même aller jusque là, je ne risque pas grand-chose à imaginer qu’il ne peut que remonter  après avoir touché le fond suite à son lamentable échec face à Wawrinka.  Fou, mais logique.  A la façon dont il joue actuellement chaque match la peur au ventre, le phénix se ferait battre par Patty Schnyder, la main gauche attachée dans le dos !

Edmée

 

 

 

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10/04/2009

Ils veulent tous sauver le soldat Rodgeur

Le joyau de la couronne grenat était du toc, a décrété le ponte Pishyar qui a viré le brave Calimero comme un malpropre. Tout ça pour le remplacer par Niederhauser, un coach d’opérette d’une prétention aussi folle que ridicule. «Le pacte est conclu, c’est marche ou crève», a donc déclaré le nouvel entraîneur en forme «de pile électrique», selon sa propre définition.
La batterie m’a hélas l’air déjà à plat. En tout cas, étant donné le résultat de jeudi soir contre Wil, les Servettiens sont de plus en plus près de remplir la seconde partie du contrat. Pas de doute, il faudra drôlement recharger les accus, mon cher William. Et vite!
A part ça, vous avez constaté que Federer tâtera finalement de l’ocre à Monte-Carlo. Une décision évidemment cousue de fil blanc, démontrant la nullité encore plus évidente du Suisse en communication que sur le court ces derniers temps.
D'accord, la trouille ne se commande pas. Il n’empêche que je l’imaginais mal devant sa télé, regarder Nadal rafler le pactole. Ou plus grave, risquer de se retrouver à deux doigts d’une humiliante relégation en quatrième position.
Reste que cette annonce tardive a provoqué une pluie d’articles. Oubliant le pitbull et les deux fox-terriers, les spécialistes du tamis se reperdent en conjectures frénétiques sur l’état de l’éventuelle légende. Tandis que d’ex-fines raquettes de la planète, avides de travailler avec le roi déchu, y vont de leurs conseils à la noix pour espérer le remettre sur le trône.
En effet, je ne vous raconte pas l’indigence imaginative des suggestions pour sauver le soldat Rodgeur. Il doit monter plus souvent au filet, progresser sur son retour en revers. Il a également besoin d’un autre œil, d’un nouveau cerveau. Et de battre Nadal… Ben voyons.
Quand Lendl, McEnroe, ou Borg alignent ces platitudes ça passe, remarquez. En revanche, lorsqu’il s’agit de Wilander, au secours! Non seulement Mats la Science est loin du compte question palmarès. Mais en considérant la manière dont il s’est planté avec Paul-Henri Mathieu, je ne saurais trop conseiller au phénix de continuer à jouer les sourds.
De toute façon, rien n’y fera tant que le Bâlois en pleine régression, se comportant pire qu’un môme en pleurnichant et en cassant ses jouets, refusera de reconnaître un vague déclin. Même passager.
Certes, il lui arrive de relever que le taurillon de Manacor est le meilleur joueur du monde «actuellement». Cette petite restriction adverbiale suffit à prouver à quel point Sa Grâce ne croit pas in petto à la véritable supériorité de l’Ibéroïde.

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27/03/2009

Dur, dur avec le trouillomètre à moins zéro!

Avant il était la bête noire en chef et maintenant il n’a que des bêtes noires. Du coup, je me ronge les sangs à la première balle. Au point que
je commence à moins
m’inquiéter en regardant jouer Wawrinka. Un comble, vous
en conviendrez.
Cela dit, j’ai une intime conviction. Si Sa Grâce n’avait pas poussé la fatuité jusqu’à bassiner le monde entier avec ses besoins irrépressibles de records galactiques au lieu de se contenter de gagner sans en faire un fromage, il n’aurait sans doute pas la planète accrochée à ses basques.
Epiant sa vie, épluchant son jeu depuis qu’il a paumé sa couronne tout en continuant à se croire sur le trône. C’était déjà le flot, le fleuve, le torrent à chaque défaite. Depuis une semaine, je ne vous raconte pas l’overdose de conjectures nazes sur le thème.
Joueurs, observateurs,
experts et j’en oublie, ils
tendent en effet de plus en plus à considérer le phénix telle l’ex-future légende du millénaire. Particulièrement d’ailleurs les Français, qui l’imaginent finir l’année en troisième position, avant de sombrer définitivement dans les profondeurs du classement.
Venant d’eux remarquez, je trouve paradoxalement assez rassurante cette analyse en forme de délectation morose concernant l’avenir du Bâlois. Pour m’en convaincre, il me suffit de constater l’état comateux, à ce jour, des Bleus pourtant portés aux nues à l’image du génial… Brian Joubert. Mais qui, dans la foulée du naufrage d’Indian Wells, n’ont par exemple pu compter que sur le vétéran Santoro pour sauver l’honneur au premier tour du Masters de Miami.
Bref, en attendant de voir si Rodgeur a l’ombre du début d’une chance d’éventuellement redevenir Federer, je ne vous cache pas que j’ai d’autres très gros soucis avec ces matches de qualification pour le
Mondial 2010.
Et là, me référant à ce
que j’ai lu et entendu, quelle ambiance dans les rangs! Traumatisés à mort par la cacade luxembourgeoise, c’est le trouillomètre à moins zéro que nos malheureux footeux abordent aujourd’hui leur rencontre contre les Moldaves. Car il n’y a plus de petites équipes, comme le clame à l’envi Michel Pont, histoire d’élever un peu le niveau.
C’est vrai qu’Ottmar et ses ouailles manifestent une certaine ambition. Figurez-vous qu’ils n’ont qu’une seule chose en tête à Chisinau: la victoire.
Sacrés Helvètes! C’est vraiment à se demander quelles idées tordues leur trottent dans le ciboulot d’habitude...

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20/03/2009

Gérard Castella, le joyau de la couronne

D’habitude j’aime me moquer un peu d’eux, je l’avoue. Là pourtant, j’aurais presque tendance à les plaindre, ces malheureux. Parce que pour la vague bleue, ce n’était pas franchement la marée montante à Indian Wells.
Ils nous ont même rejoué Le Cid à l’envers. Du genre: il y avait pléthore, mais faute de cadors, il n’y eut personne pour arriver au port.
Eh oui, dans les décors illico presto, les matamores. Qui devront encore bosser très fort pour espérer devenir des ténors. A commencer par les «Fantastic Four», qui se sont ratatinés sans gloire dans le désert californien.
Bref, plus un rat tricolore après trois misérables tours. Au point que je me demande si ce n’est pas le plus pitoyable naufrage de la raquette hexagonale dans un grand tournoi. D’ordinaire, je m’en étonne du reste, il y a au moins un représentant français capable de damer le pion aux vrais champions.
Qui, de leur côté, l’ont jouée plutôt profil bas. Je ne parle pas du pitbull, il s’agit d’un cas à part, mais de Djokovic. Et peu importe le résultat de son match de la nuit dernière . A la place de Novak, je m’inquiéterais surtout furieusement de m’être laissé autant menacer par… Wawrinka en huitièmes de finale.
Je vous l’accorde, le danger potentiel représenté par le Vaudois se révèle sans intérêt aujourd’hui, l’unique préoccupation des foules étant de chercher à savoir par quel miracle Sa Grâce pourrait résister aux morsures cruelles des petites dents pointues de la belette écossaise.
Remarquez, son heure est peut-être revenue à Rodgeur. Comme celle du Servette. Je vous en cause parce que j’ai lu un article dans le Matin, selon lequel le réveil a sonné pour les Grenat. A mon avis ils ne l’ont pas entendu, mais l’essentiel se situe ailleurs. Ce qui compte, c’est le superprogramme de Castella pour sortir de la mouise son équipe qui continue de s’y enfoncer.
Après avoir affirmé avec force que ses footeux doivent absolument se sentir concernés (d’enfer le plan d’action, non?) l’entraîneur nous balance une de ces questions philosophico-existentielles dont seuls les sportifs ont le secret.
A quoi, s’interroge ainsi le cher homme perplexe, servirait-il de préparer le futur alors que le présent empêche de construire l’avenir?
Pas de doute. Avec Gérard, le ponte Pishyar tient un diamant autrement plus précieux que le brut. Pour ne pas dire le joyau de la couronne!

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13/03/2009

Pour en finir avec nos "géants" des cimes

Juste deux mots à propos de cette désastreuse Coupe Davis, au cours de laquelle Pierre-Alain Dupuis et Marie-Laure Viola ont atteint le sommet du ridicule. Se gaussant d’une presse écrite mécréante, ils croyaient au contraire fermement aux chances de Wawrinka de terrasser Roddick, après sa victoire sur un Blake pourtant moribond.
Simple affaire de physique et de mental glosaient sottement les deux experts, assurant que question talent le Vaudois pouvait s’offrir le scalp du Texan une main attachée dans le dos…
Me faisant ainsi irrésistiblement penser à leurs homologues français irrités par les Tchèques. Qui, selon eux, ont battu des joueurs indéniablement plus talentueux mais indiscutablement minés par une ambiance déstabilisante…
Un chauvinisme échevelé propre à l’inénarrable Jaton
et au pompant «on va dire» Brugger. Fabrice ne cesse d’estimer que nos mâles de choc se plantent uniquement quand
ils ne peuvent développer leur puissance et leur génie sur des pistes trop faciles.
De son côté Marc refuse d’admettre qu’Aline Bonjour s’appelle définitivement Aurevoir. Et vient ingénument de qualifier Denise Feierabend de «petit joyau». Si la malheureuse se révèle de la même eau que le «diamant brut» grenat du ponte Pishyar, elle n’est pas près non plus d’étinceler de la
facette!
Bref. Avant les finales en Suède, nos farfelus nous ont bassinés avec ces Helvètes qui allaient rafler au moins cinq Globes de cristal. Deux pour Cuche (général et géant), ceux du super-G pour Défago et Fabienne Suter, celui de la descente pour Dominique Gisin.
Sans oublier la montée sur quelques podiums de Lara Gut, histoire de confirmer la déjà légendaire vitesse à l’allumage de la fusée de Comano…
Macache bono! La flèche des Bugnenets a réussi in extremis, la moindre des choses, à dominer le géant après un intempestif lâcher de bâton au départ de la première manche. Tellement concentré le Didier, qu’il a failli achever sa saison dans la purée! Ces prétentions revues nettement à la baisse n’ont évidemment pas empêché nos commentateurs de se pâmer follement, à l’image de Sa Logorrhée surexcitée par l’exploit de son dieu.
En attendant, cette façon hypersuisse de se laisser coiffer quatre fois au poteau sans gloire ne promet rien de bon concernant les visées de Federer sur un nouveau Grand Chelem. Pas grave, remarquez. Ses
récents détracteurs lui pardonnent tous ses forfaits depuis l’annonce de sa future paternité. A croire que c’est lui qui le porte, son mouflet!

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06/03/2009

Toujours ce sacré syndrome helvétique!

Genève-Servette ne méritait pas ce triste sort étant donné son extraordinaire remontée au score, blablataient les experts de la TSR. Ben voyons! A croire que les supernazes de la crosse genevoise pouvaient prétendre
à une victoire après leurs quatre pitoyables prestations.
Pour vous faire une idée précise de leur infamant niveau, souvenez-vous que les Aigles (je me pince!) ont misérablement triché histoire de choisir leur adversaire. Mieux, ils n’avaient plus McSornette dans les patins depuis deux matches!
Bien mal acquis ne profite jamais, donc. Une leçon que
Big Mac aurait intérêt à potasser en vacances. Tant qu’il y est, il devrait aussi méditer sur le fait que rien ne sert de courir, au lieu de se ridiculiser
bêtement à jouer les Federer d’opérette, en versant des
larmes de crocodile sur son retentissant échec annoncé.
Causer de Sa Grâce me force évidemment à évoquer son vil forfait en Coupe Davis. Et quand j’entends Roddick décrire sa fierté de jouer pour les
Etats-Unis, Tsonga ou Simon se déclarer pareillement honorés d’en découdre, sans parler de Nadal avide de décrocher le Saladier d’argent pour son pays, j’ai franchement honte des mensonges que nous a débités notre prétendu parfait gentleman pour couper à l’épreuve. Au point que je ne suis pas loin de lui préférer Yves Allegro.
Non seulement il chante, mais il a un humour décoiffant. Le joyeux drille ne pense-t-il pas sérieusement battre les frères Bryan les doigts dans le nez?
Remarquez que dans le genre, il n’arrive pas à la
cheville de l’inénarrable Fabrice Jaton. Cuche skie sur un nuage depuis quelque temps, clamait Sa Logorrhée aveuglée par son amour inconditionnel.
C’eût été plus intelligent et fructueux qu’il restât carrément sur la piste, me disais-je
in petto. Ça n’a pas loupé.
Tirant sur le frein à main comme l’an dernier, le Neuchâtelois grand perdant de la descente de Kvitfjell, est déjà quasiment cuit pour le globe. A l’image, c’est encore moins étonnant, de son pote Défago. Toujours ce sacré syndrome helvétique, en somme. A cet égard d’ailleurs,
le talent du siècle leur dame presque le pion, aux Didier.
On ne ne lui en voudra pas d’avoir raté une manche,
bavassait ainsi Marc Brugger.
J’hallucine. Depuis Val d’Isère,
il nous gonfle avec sa Lara Gut qui va bouffer du lion, alors qu’elle est reléguée plus souvent qu’à son tour derrière toutes ses compatriotes…
Bref, entre le missile des Bugnenets et la fusée de
Comano, ce n’est pas demain la veille qu’on va se retrouver sur orbite!
Edmée

19:32 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

27/02/2009

Servette, un diamant façon strass. Et encore!

Là, j’avoue que j’en suis comme deux ronds de flan. J’ai beau chercher, je n’avais jamais lu une chose pareille. Même aux heures les plus glorieuses du club. Au point que j’ai dû m’y reprendre à deux fois pour être certaine d’avoir effectivement vu ce titre carrément hallucinant.
«Servette est un diamant à tailler», a donc déclaré le plus sérieusement du monde le président Pishyar. Ajoutant qu’il s’attellerait à ciseler en personne cette fabuleuse gemme, car il tient à l’exhiber en Super League.
Mazette! A se demander si le ponte s’y connaît en pierres et ne confond pas son précieux solitaire avec un vulgaire brillant. Ce qui entre nous serait déjà Byzance. Ses footeux n’auraient en effet que la valeur d’un strass – et on est loin du compte – on hisserait le drapeau illico presto!
Remarquez, les patrons grenat ont une nette tendance à baigner dans l’euphorie ces jours. McSornette aussi prend ses désirs pour des réalités. Je vais secouer les puces à mes joueurs pour leur donner de l’énergie, clamait-il jeudi soir au TJ avant le match contre Kloten. Et quoique ses Aigles aient encore des poux dans les plumes, le boss des Vernets croit fermement qu’il peut s’offrir les Aviateurs en trois coups de cuillère à pot.
A l’évidence, Big Mac n’a rien du pronostiqueur de choc. Il suffit, pour s’en convaincre, de constater que Berne se royaume en tête du classement alors qu’il ne l’imaginait pas dans le top quatre…
«W» me fait un peu penser à Borg. Après avoir fielleusement mégoté sur le talent de Federer, le Suédois nous assurait début décembre que Sa Grâce allait redevenir numéro un les doigts dans le nez cette année. Et n’hésitait pas à placer
Richard Gasquet parmi les favoris à la victoire au dernier Open d’Australie.
Enfin, heureusement qu’il y a Andreas Küttel et Fabienne Suter pour relever le niveau. Même si le premier a chanceusement raflé son titre en une seule manche et la seconde gagné une descente bidon, de l’avis des bolides en colère. Faudrait d’ailleurs savoir. D’après Marc Brugger éberlué, lui, par l’exploit fumant de la Suissesse, il n’y avait… que de la pente sur cette piste de Bansko.
Le brave garçon faisait ainsi la pige à Jaton. L’autre week-end, Fabrice s’extasiait en se demandant comment diable Cuche parvenait à rester debout dans cet impitoyable géant de Sestrières «ne laissant absolument aucun répit aux skieurs». Un scandale. Dans une course de 90 secondes, ils auraient bien besoin qu’on leur ménage des aires de repos entre les piquets!

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20/02/2009

Federer et la Coupe Davis? Rien à cirer!

Ce n’est pas demain la veille que le phénix va renaître de ses cendres avec sa stratégie à la gomme!
Je l’avoue, je me perdais en conjectures à propos de cette nouvelle blessure au dos. Mais je me forçais à imaginer que dans le fond cela pouvait expliquer son effondrement au service contre Nadal à Melbourne. Même après avoir usé de cette arme fatale pour réduire en bouillie Del Potro et Roddik. D’où ma compréhension de son absence à Dubaï, dans la mesure où il n’avait de surcroît pas grand-chose à perdre suite à son misérable parcours de l’an dernier.
J’allais jusqu’à éventuellement lui pardonner son pitoyable forfait en Coupe Davis. Plus maintenant, car le vilain a menti. Que des craques cette histoire d’échine en délicatesse. Son préparateur physique l’a dit sans ambages dans Blick, Rodgeur n’est pas blessé.
Unique conclusion à tirer — outre qu’il doit tourner une pub pour Kleenex, persiflait un perfide — c’est que ce brave Federer n’en a strictement rien à cirer de mouiller son maillot pour son pays, contrairement
à ses affirmations hypocrites sur son site.
Patriote à la noix en somme, comme j’avais déjà eu l’occasion de le prétendre. Cela dit, ce n’est pas bon du tout pour son image, ce comportement égoïste. Du coup, il souffre encore davantage de la comparaison avec Nadal. En effet, si le pitbull de Manacor a également renoncé à Dubaï c’est pour mieux se préparer à défendre vaillamment les couleurs de l’Espagne, lui.
A part ça, je ne sais pas si vous avez noté la façon ridicule dont les Français se rengorgent en évoquant l’Open 13 de Marseille, qui réunit selon eux la crème du gratin du gotha de la raquette depuis sa création il y a seize ans.
Sauf qu’en y regardant de plus près, je me suis aperçue qu’il n’y a que deux joueurs du top 10 et que quinze se classent largement au-delà de la 50e place. Sans causer de ceux qui végètent aux alentours de la 100e, de la 200e, de la 300e et de la 400e!
Bref, vous visionnez la quintessence de la chose. Il y a plus saugrenu, remarquez. Non contents de s’enorgueillir de la qualité bidon du tournoi, nos chers voisins se gargarisent follement à l’idée qu’il y aura au moins un des leurs en finale.
Le comble eût été que ce ne fut pas le cas. Les Tricolores n’étaient pas loin de se trouver seuls en lice et deux d’entre eux ont eu la rude tâche d’affronter le redoutable… Georges Bastl

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