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20/02/2009

Federer et la Coupe Davis? Rien à cirer!

Ce n’est pas demain la veille que le phénix va renaître de ses cendres avec sa stratégie à la gomme!
Je l’avoue, je me perdais en conjectures à propos de cette nouvelle blessure au dos. Mais je me forçais à imaginer que dans le fond cela pouvait expliquer son effondrement au service contre Nadal à Melbourne. Même après avoir usé de cette arme fatale pour réduire en bouillie Del Potro et Roddik. D’où ma compréhension de son absence à Dubaï, dans la mesure où il n’avait de surcroît pas grand-chose à perdre suite à son misérable parcours de l’an dernier.
J’allais jusqu’à éventuellement lui pardonner son pitoyable forfait en Coupe Davis. Plus maintenant, car le vilain a menti. Que des craques cette histoire d’échine en délicatesse. Son préparateur physique l’a dit sans ambages dans Blick, Rodgeur n’est pas blessé.
Unique conclusion à tirer — outre qu’il doit tourner une pub pour Kleenex, persiflait un perfide — c’est que ce brave Federer n’en a strictement rien à cirer de mouiller son maillot pour son pays, contrairement
à ses affirmations hypocrites sur son site.
Patriote à la noix en somme, comme j’avais déjà eu l’occasion de le prétendre. Cela dit, ce n’est pas bon du tout pour son image, ce comportement égoïste. Du coup, il souffre encore davantage de la comparaison avec Nadal. En effet, si le pitbull de Manacor a également renoncé à Dubaï c’est pour mieux se préparer à défendre vaillamment les couleurs de l’Espagne, lui.
A part ça, je ne sais pas si vous avez noté la façon ridicule dont les Français se rengorgent en évoquant l’Open 13 de Marseille, qui réunit selon eux la crème du gratin du gotha de la raquette depuis sa création il y a seize ans.
Sauf qu’en y regardant de plus près, je me suis aperçue qu’il n’y a que deux joueurs du top 10 et que quinze se classent largement au-delà de la 50e place. Sans causer de ceux qui végètent aux alentours de la 100e, de la 200e, de la 300e et de la 400e!
Bref, vous visionnez la quintessence de la chose. Il y a plus saugrenu, remarquez. Non contents de s’enorgueillir de la qualité bidon du tournoi, nos chers voisins se gargarisent follement à l’idée qu’il y aura au moins un des leurs en finale.
Le comble eût été que ce ne fut pas le cas. Les Tricolores n’étaient pas loin de se trouver seuls en lice et deux d’entre eux ont eu la rude tâche d’affronter le redoutable… Georges Bastl

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13/02/2009

Ottmar Hitzfeld se "köbikuhnise" déjà!

C’est loin d’être dans la poche, cette affaire. N’en déplaise à l’ingénu Pont, les Suisses ont bien d’autres lacunes à combler que de «petites imperfections à gommer», s’ils veulent avoir l’ombre du début d’une vague chance d’aller se royaumer en Afrique du Sud.
Remarquez, ce n’est pas étonnant de la part de ce brave Michel. Il a toujours l’espoir chevillé au corps, mais rarement les yeux en face des trous en ce qui concerne ses ouailles.
En revanche je suis extrêmement surprise par la réaction mollassonne d’Hitzfeld. Etant donné que les spécialistes du crampon ne cessent de porter l’impitoyable aux nues, j’imaginais le dragon cracher le feu, sinon menacer de repartir illico pour son Allemagne natale après cette misérable performance à La Praille.
Que nenni. Ottmar s’est déjà «köbikuhnisé». La preuve. «J’entends redynamiser le groupe, car la Suisse doit faire mieux contre la Moldavie»,
a-t-il déclaré en substance.
Vous parlez d’une analyse-choc et d’un changement radical de langage par rapport à avant!
Heureusement qu’il y a la latte pour nous titiller un peu la fibre nationaliste. Au moins six médailles, attention l’exploit! D’autant que nos champions pourraient quitter Val d’Isère en tête du classement des nations.
Mais pour ne rien vous
cacher, je trouve simplement dommage que les Helvètes choisissent de s’illustrer autant dans un sport, au moment où il n’intéresse quasiment plus personne. Car certains ont beau évoquer un événement «planétaire», se déroulant de surcroît dans l’Hexagone, il fait en tout
à peine une minute au 20 Heures de TF1...
Par ailleurs la TSR s’y connaît pour décourager les derniers fans du cru avec ses retransmissions à la noix, où la seule chose qui passionne Fabrice Jaton est de se demander, malgré l’absence de risque, si oui ou non William Besse se rasera enfin la moustache.
Et pourtant c’est un sacré fortiche comparé aux gugusses d’Etoiles des neiges, l’émission quotidienne qui a atteint des sommets lors d’un pathétique pastiche des B ronzés font du ski. Sauf que nos rigolos de l’antenne ne se rendent pas compte qu’ils n’ont nullement besoin de parodie pour camper des Jean-Claude Dusse plus vrais que nature depuis le début des Mondiaux!
P.-S. Ingratitude crasse, jean-foutre attitude? Toujours est-il que McSornette est prêt à
larguer ses Aigles au profit des pigeons lausannois. J’espère juste qu’il va le payer très cher, «W», de lâcher aussi négligemment la proie pour l’ombre!

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06/02/2009

Larme à l'oeil, le nouvel atout de Federer!

C’était couru. Ils sont déjà tous ou presque à radoter que les carottes sont archicuites, voire carrément carbonisées pour le phénix. A commencer naturellement par Mats
Wilander. Se rengorgeant façon Madame Soleil, le Suédois se complaît à exalter follement le talent de l’Ibère et à chipoter misérablement sur celui de l’Helvète.
Au-delà des mesquineries du Viking, je dois hélas avouer que Sa Grâce m’a beaucoup déçue. Par cette finale pathétiquement ratée et pourtant à sa portée bien sûr, mais surtout par ses larmes qui ont fait le tour de
la planète. Chipant du coup la vedette à Nadal et lui volant sa première victoire sur dur dans la foulée. Plaçant le pauvre Rafa dans le rôle du cadet affreusement gêné aux entournures, craignant de trop exulter, hésitant à brandir trop haut sa coupe. Obligé d’assurer au grand frère qu’il restait le meilleur pour le consoler et l’empêcher de se remettre à lui pleurer dans le gilet. Franchement un tel cirque, ça la fichait mal pour celui qui prétend devenir le maître incontesté de l’histoire du tamis.
Vous me rétorquerez que Melbourne c’est loin et que depuis mercredi dernier on a un champion d’une autre trempe à célébrer. Un as à côté duquel – si j’en juge par ce que j’ai lu ou entendu en général et de la part des inénarrables de la TSR en particulier – quiconque a accompli un exploit quelconque dans quel domaine que ce soit depuis l’aube de l’humanité est un mickey.
Mais non, rassurez-vous. Loin de moi la pensée saugrenue de mégoter sur le succès
de Cuche en super-G, vous me connaissez. Je trouve juste limite désobligeant à son égard de s’extasier pareillement à l’idée extravagante qu’il ait enfin réussi à rafler de l’or après quinze ans de compétition!
Ou de marteler à l’envi qu’il l’a drôlement méritée, cette médaille, sous prétexte qu’il a quasiment bossé jour et nuit pour l’obtenir. A croire qu’il est insensé pour le Neuchâtelois d’aller au turbin comme tout le monde. Ou que ses potes se la sont coulée douce en dehors des Mondiaux.
Peu importe dans le fond. Car à mon avis, la véritable héroïne de Val d’Isère jusqu’ici, c’est baby Gut. Malgré la conquête d’une breloque un peu moins prestigieuse.
Remarquez, je n’ai aucune illusion. Avec le mépris lancinant des phallocrates de service envers le sport féminin, il est évident que même une victoire de la fusée de Comano n’égalera jamais celle de la flèche des Bugnenets.

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23/01/2009

Et Droz voyait Wawrinka défier Federer!

Vivement lundi, qu’on ait d’autres bobines à se mettre sous la rétine. C’est vrai, ça. Elle pousse la première chaîne d’Eurosport. Parce que si vous n’avez pas les moyens de vous payer la 2, bonjour la misère des retransmissions de l’Open d’Australie. En dépit du tintouin pour nous convaincre du contraire.
C’est pire qu’à Roland Garros, où on vous exile des joueurs sur des courts étriqués ou sans télévision à Perpète-les-Oies, sous prétexte que les malheureux n’ont pas le sang bleu.
Donc on n’a eu droit qu’à des matches de filles toutes les nuits de la semaine. Et de surcroît uniquement ceux où il y avait… des Françaises. Avec resucées en boucle la journée. Sauf quand on vous passait, entre dix-huit et vingt heures, des résumés de rencontres masculines où évoluaient de préférence… des Français.
Mais le comble, c’est d’arrêter le direct en deuxième partie de soirée. Et de nous priver, par exemple, de l’entreprise de démolition de la belette écossaise, histoire de nous montrer une ixième fois les efforts titanesques d’Amélie Mauresmo pour dompter une redoutable qualifiée britannique!
Sans parler des barrissements d’admiration des experts hexagonaux face aux extraordinaires prouesses de leur armada à Melbourne, sous la houlette des «Fantastic Four». A la place de Gasquet ou Monfils d’ailleurs, je serais vexée d’une telle extase à chaque coup gagnant. Etant donné le talent que les spécialistes tricolores du tamis prêtent à leurs idoles, la moindre des choses serait d’estimer juste normal d’en retrouver la plupart en deuxième semaine!
Cela dit, ils ne valent quand même pas Droz. Dès son premier jeu, ce brave garçon voyait Schnyder passer le troisième tour les doigts dans le nez. En allant jusqu’à rêver mieux.
Inutile de préciser que la pathétique Patty s’est effondrée dans le deuxième. Guère surprenant après son mal de chien à se débarrasser de la… 999e du classement. On a les exploits qu’on peut, remarquez.
Et je ne vous raconte pas la façon pascalienne de nous bassiner à propos du fabuleux événement qu’auraient constitué les retrouvailles entre Wawrinka et Federer dimanche! Nous assurant notamment un Helvète en quarts.
Non seulement notre comique supposait sottement que le Vaudois, en l’occurrence plus mou qu’une limace apathique, parviendrait à franchir l’écueil Berdych. Mais surtout je ne saisis pas l’intérêt de voir nos deux seuls Suisses en course se tirer bêtement la bourre. A moins que ce soit en finale. Pas demain la veille!
Edmée

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09/01/2009

Monfils et Mauresmo entre Brutus et Obama

 Non seulement il a du Belzébuth en lui, mais il a tendance à s'économiser le perfide Murray. Normal pour un Ecossais, me rétorquerez-vous. Sauf  que c'est drôlement humilaint poour le phénix. Décidément, il a un mal de chien à renaître.  A le regarder évoluer depuis quelque temps, ce malheureux Federer semble en effet n’avoir désormais que des bêtes noires. Autrement posé, je suis consciente du terrible chemin de croix qui attend Sa Grâce. 
Contrairement aux spécialistes français de la raquette qui, voyant l’un de leurs compatriotes terrasser le leader mondial et l’autre la tête de série No 1 de Brisbane (qu’eut-ce été si elle aussi s’était offert la reine du circuit…) nous ont mitonné des papiers dépassant mes espérances. En installant carrément leurs deux«champions» sur le trône.
D’abord en nous rejouant l’assassinat de César par Brutus dans L’Equipe, avec en lettres géantes ce titre loufoque «Toi aussi Monfils!». Accompagné d’une photo tellement maousse qu’elle a rendu verts les Bleus du Mondial 98.
Et je ne vous raconte pas cette question sidérante, s’appliquant à une simple victoire en quart de finale du petit tournoi qatari: «Après cet extraordinaire succès, peut-on dire que Gaël Monfils a définitivement changé?»
Plus fort encore en page de gauche, je trouve. On y «obamaïsait» sans complexe Mauresmo, avec un «Yes she can» où il fallait s’accrocher ferme pour dénicher le second degré. Tout ça pour voir cette pauvre Amélie forcée de jeter l’éponge et, du coup, se révéler incertaine pour l’Open d’Australie. Remarquez, comme c’était au profit de Marion Bartoli, cela n’a pas encouragé les experts tricolores à rabattre leur caquet!
D’autant que suite à leurs ridicules dithyrambes, ils ont dû mettre la pédale douce concernant ce brave Gaël, malmené par un Roddick pourtant pas au sommet de sa forme. Ce qui n’a rien d’étonnant, la panthère hexagonale ayant auparavant battu un peu redoutable taureau ibère, quoique prétendent ses fans. Pas de doute, le pitbull de Manacor a du mou dans la quenotte.
Et pour cause. Au risque de me répéter, je maintiens que Nadal ne se ressemble plus depuis qu’il a abandonné ses fringues sexy pour se saper façon gendre idéal. Il me paraît également avoir abusé du gras pendant les fêtes. La preuve. Au niveau de la cambrure et de la fesse, il commence à concurrencer furieusement Serena Williams…

20:13 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

02/01/2009

A bout de souffle à Abu Dhabi!

Sa Grâce serait-elle déjà en disgrâce? En tout cas, si Federer avait voulu nous convaincre que le tennis n'était pas trop son truc en ce début 2009, il ne s'y serait pas pris autrement. A bout de souffle à Abu Dhabi le pauvre chéri... Car jouer pareillement comme un pied la plupart du temps dans son match contre Murray, je crois bien que ça ne lui était jamais arrivé. Et il n'y a pas d'excuse exhibitionniste qui tienne!

A moins que le Suisse n'ait rusé pour éviter de se laisser taper d'entrée par le pitbull de Manacor. Qui a lui atomisé son adversaires en deux coups de cuillère à pot. Mais peut-être ne fut-ce finalement pas un si bon calcul de la part de Rodgeur, l'Ibère n'ayant en somme que battu un Davydenko toujours aussi inexistant. Quoique prétende le commentateur d'Europort, acharné à nous persuader du contraire, histoire de mieux valoriser l'Espagnol.

A propos, vous avez sans doute noté qu'il ressemble à tout le monde, ce cher Rafa, pour avoir troqué son marcel sexy moulant contre une sage chemisette à manches et son pamntacourt ultracollant contre un banal bermuda. Remarquez, ce n'est pas pour autant qu'il ne cesse de se décoincer frénétiquement le string, le numéro un mondial. Ah la la, je ne vous raconte pas à quel point ce terme est duraille à avaler depuis qu'il ne s'adresse plus au phénix bâlois!

Edmée 

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31/12/2008

L'incroyable audace de Jaton

Eh bien, le Vaudruzien le plus célèbre de Suisse a terminé l'année en confirmant , avec son cinquième rang en descente, qu'il était loin de pouvoir prétendre attteindre des sommets dans la hiérarchie mondiale cette saison. Même si d'après lui, beaucoup ont trouvé très malin sa stratégie, c'est-à-dire ne pas finir le deuxième entraînement à Bormio, tant il connaissait toutes les trajectoires.

C'est donc de sa rare intelligence qu'il est venu parler au micro de Jaton, qui lui en revanche s'est surpassé. D'abord en bavant des ronds de chapeau à l'idée extravagante de discuter le bout de gras en direct avec Buechel, Defago et Cuche. Ce n'est pas facile d'avoir de si grands champions à l'antenne, clamait Sa Logorrhée, plus excitée qu'une puce. Grands champions, voire, étant donné leurs résultats. Ensuite, je me demande bien ce qu'ils ont d'autre de si urgent à fabriquer, une fois arrivés en bas!

Quant à la conversation avec le Liechtensteinois, je ne vous raconte pas. Ne voilà-t-il pas que ce brave Fabrice lui confie, à croire qu'il s'agit d'un exploit, aimer traîner dans les hôtels à la recherche d'infos. Et a ainsi appris cette chose effarante selon laquelle Marco avait... des ennuis de combinaison. "Alors mon cher qu'en est-il exactement de cette histoire?". On se pince...

Enfin l'audacieux, à mon avis pour la première fois, a osé l'invraisemblable. Manifester un brin de mauvaise humeur concernant l'affaire Miller. Cela ne vous a sans doute pas échappé, celui-ci a dû partir en quarante-sixièmee position pour avoir dédaigné se montrer au tirage au sort. Alors évidemment tout le monde atend des plombes que Monsieur s'élance. Dont Jaton. En s'excusant toutefois auprès des télespectateurs de l'effronterie de l'Américain qui joue sa star et squatte le parking avec ses trois camions. Sans convaincre les foules pour autant.

Et, comble du comble, l'ineffable apprend par Cuche, toujours très au courant que Bode risque de ne pas se présenter au portillon. Fausse nouvelle évidemment. L'as des ondes ne s'en offusque pas moins. Non mais pour qui se prend cette vedette au rabais, s'agace-t-il presque. Pour aussitôt se reprendre, de crainte que Miller nous fasse une course d'enfer. Ce qui ne fut pas le cas. Mais l'inénarrable n'a pas moufté. Parce que le Yankee a eu beau rater son coup, cela ne l'a pas empêché de brûler la politesse au Neuchâtelois si méritant...

Allez Joyeuses Fêtes quand même!

Edmée 

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19/12/2008

Superchampion, mais indigne d'images!

Si vous persistez à regarder le sport sur la TSR, vous avez sans doute entendu, en ouverture de l’émission de dimanche dernier, Marie-Laure Viola causer avec des sanglots dans la voix de l’extraterrestre Simon Ammann. S’extasiant follement sur les mérites rares de ce champion d’exception, survolant tel un aigle impérial la Coupe du monde de saut à skis.
Et de nous passer six secondes d’un exploit du phénomène vaguement visible en arrière-plan, en dévidant la suite de son sommaire.
Génial! C’est en effet tout ce que les fans de la discipline ont eu à se mettre sous la rétine. Pour admirer plus longuement leur idole en action et en direct, ils ont dû se rabattre sur Europort. En revanche, il n’y a pas assez d’images sur la chaîne romande pour nous vanter les vertus des experts helvétiques de la latte alpine.
Et je ne vous raconte pas les déluges d’enthousiasme avec les deux podiums glanés lors des épreuves d’hier. Il suffit pourtant de se référer à l’immense talent que les inénarrables de l’antenne leur prêtent pour juger simplement normal que les intéressés se remuent les fesses, histoire de se hisser sur une marche. D’autant que ce n’est pas la première.
Et que ça cache la lenteur lancinante des deux plus grands «virtuoses» du circuit, côté garçons et côté filles. La flèche des Bugnenets n’est peut-être pas passée inaperçue à Val Gardena auprès des chasseurs d’autographes. En revanche complètement incognito sur la piste où le Neuchâtelois continue à se laisser déborder outrageusement par ses pairs.
Pareil pour la fusée de Comano, alias le talent du siècle, qui a furieusement tendance à se comporter façon bombe à retardement.
Bref, pour l’instant, le crack Didier Cuche et le prodige Lara Gut sont surtout bons à jouer bêtement de la cloche dans la pub Swisscom et Cie!
A ce propos d’ailleurs, vous avez probablement découvert qu’en dépit de son annus plutôt horribilis, ce cher Federer a réussi à décrocher un titre aussi majeur que l’US Open. Aux côtés de Tiger Woods et Thierry Henry, il est devenu le héros de la pire publicité 2008, en l’occurrence celle de Gilette. C’est du moins l’avis de la rédactrice en chef de l’hebdomadaire britannique Campaign, spécialiste du secteur.
Voilà qui risque de ne pas trop galvaniser les sponsors, déjà un poil réticents, paraît-il, à l’égard de Rodgeur. Autant dire que Sa Grâce a intérêt à cravacher sec de la raquette l’an prochain s’il veut maintenir son train de vie!
Edmée

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12/12/2008

A peine chasseur déjà gibier, le cador...

Il y a toujours un Suisse qui se viande dans une épreuve quelle qu’elle soit. Et de surcroît il s’y colle souvent le premier. Rebelote au super-combiné de Val d’Isère. Du coup ce n’était pas franchement utile que le cador du circuit ait deux mille piquets dans les jambes, pour qu’un seul le fasse se planter lamentablement!
Il s’agit évidemment de la flèche des Bugnenets, qui a de plus en plus de mal à atteindre la cible. A peine chasseur le voici déjà gibier, le malheureux. Pas de doute, il devra bientôt la jouer façon Sylviane Berthod, qui défaillait de plaisir à la simple idée de distinguer les pieds du podium avec des jumelles! Dire que le Vaudruzien ne supporte pas que j’ose relativiser un chouïa ses performances. Il suffit pourtant de constater qu’il se classe derrière Didier Défago au général pour mesurer l’ampleur du désastre.
Ce qui était hautement prévisible, du moins pour les non-spécialistes de la latte. Il n’y a en effet que des experts à la noix pour se gourer autant que leurs idoles. A l’image de l’ineffable Jaton, dont on finira par le savoir qu’il skie avec les champions et s’assied à côté d’eux dans l’avion!
Remarquez, pour une fois, j’ai trouvé Sa Logorrhée d’une rare sobriété en commentant le départ de Cuche. Il est vrai que ce brave Fabrice était forcé d’y mettre une sourdine. Clamer que son dieu allait trop vite alors qu’il parvenait péniblement à se classer trente-deuxième de la descente de Beaver Creek, ça contribue forcément à vous scotcher la menteuse…
Mais l’incorrigible n’a pu s’empêcher de sortir quelques âneries de son cru hier, déclarant sans rire que si les autres étaient arrivés en bas, c’était grâce au Neuchâtelois…
Bref, il ne manque plus que le talent du siècle, alias Lara Gut, se mélange à son tour les spatules pour précipiter la sinistrose helvétique sur le front de neige.
A part ça, vous avez vu que McSornette a refait des siennes. Je veux parler de l’histoire des maillots. Chaque fois que les Aigles se piquent d’excentricité vestimentaire, ai-je lu, ils se laissent pigeonner. Certes, rien ne prouve que fringués en grenat ordinaire ils les auraient gagnées, ces rencontres. Mais peu importe.
Récidive donc, mardi dernier. Au point que je plaignais le pauvre Big Mac. L’imaginant obligé de suivre un concept naze du marketing qui lui rapportait trois sous. Pas du tout. Ces camisoles folkloriques sortent de son imagination fertile. Vu le résultat, «W» aurait intérêt à se dénicher une vraie raison de se surmener les méninges. Et fissa!

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05/12/2008

Devine qui vient coacher cet après-midi!

Je ne sais pas si vous avez lu cette incroyable nouvelle nous concernant. Coiffant contre toute attente les Japonais au poteau – 127 kilomètres séparent en effet les deux nations – les Suisses ont réussi à décrocher le titre enviable de champions du monde… du train.
Pas de doute. En partisans de la loi du moindre effort, les Helvètes se révèlent imbattables dès qu’il s’agit de poser leurs fesses quelque part en attendant que ça se passe.
Vous me rétorquerez pourtant que certains font de louables efforts. Je veux parler des footeux servettiens dont j’ai appris, à ma grande
surprise, qu’ils avaient un potentiel infiniment supérieur à leur classement. Comme le démontre la déculottée infligée à Thoune et qui les a propulsés à l’antépénultième rang…
Bref, figurez-vous que les Grenat tentent, pour espérer battre le diabolique Gossau, de se forger un mental d’acier en faisant du karaté. A l’image de leurs homologues de la crosse. C’est du moins ce qu’a promis McSornette en papotant avec Castella. Omettant toutefois de dévoiler l’essentiel à Calimero. Car si ses Aigles s’ingénient à se concocter un moral en béton armé, ce n’est pas tant pour avoir la superpêche que pour parvenir à supporter les redoutables lubies de leur triple boss.
Car il n’est décidément pas du genre à tirer la moindre leçon des événements, ce brave garçon. Vous vous souvenez sans doute que samedi dernier il devenait la risée du pays pour ne pas avoir réussi à rallier Lugano par les airs, laissant ses malheureux
Aigles voler à l’échec sous la houlette de… Matte, l’entraîneur-assistant.
J’avais alors osé déduire du comportement douteux de «W» qu’il s’en tamponnait de son équipe, ce qui l’avait considérablement agacé, paraît-il. Eh bien, je ne peux prétendre qu’il fasse le maximum pour me prouver qu’il en a vraiment quelque chose à battre. Au contraire, puisque c’est rebelote. Les joueurs devant encore se déplacer au Tessin, Sa Seigneurie les envoie en car dès cette nuit dans la région de Berne et les rejoindra dimanche à Ambri. Certes par la route cette fois. Mais cela reste quand même
drôlement hasardeux, le match débutant à 15h45 et les conditions météorologiquesne cessant de s’aggraver.
C’est dire si l’inénarrable Big Mac, plus amateur de navet que jamais, risque de se retrouver dans la peau du héros d’un nouveau remake intitulé en l'occurrence «Devine qui vient coacher cet après-midi!»
Edmée

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