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11/09/2009

Les Hitchcock de pacotille ça suffit!

Résultats minables, démêlés farfelus avec ses joueurs, polémiques ridicules, les experts du crampon continuent à nous bassiner avec cette sempiternelle question existentielle: faut-il virer Domenech?
Le pauvre Raymond, lui, fait la sourde oreille. J’en aurais presque pitié. Surtout parce que j’ai la nette impression qu’il ne se rend pas vraiment compte de la situation. J’en veux pour preuve son analyse surréaliste après la rencontre de ses ouailles à Belgrade.
Il y avait tout dans ce match énormissime d’une équipe de France héroïque, racontait-il en substance. Ce nul avait mentalement valeur de victoire, tant il y avait d’encouragement dans le potentiel et la manière de revenir de 0-1 dans l’enfer de Marakana… Un enfer pavé de bonnes intentions, les Serbes se mettant manifestement en quatre pour faciliter le travail des Bleus!
Triste d’être azimuté à ce point, non? Se gargariser de la sorte pour avoir arraché un misérable point accrédite en effet simplement la thèse selon laquelle une équipe moyenne, formée de joueurs ordinaires, ne peut que se satisfaire d’issues quelconques.
A l’image des Suisses qui s’en sont à nouveau pitoyablement sortis par les poils à Riga. Tellement d’ailleurs que je crains le pire au Luxembourg le 10 octobre. En tout cas, il faudra sacrément plus d’huile de coude pour espérer éventuellement éliminer la tache honteuse, en lavant l’affront de l’an dernier.
Et sans attendre des plombes! Parce que là franchement, ras le bol de leur suspense à la noix. Tenez, nos footeux me font furieusement penser à Federer. Et tant pis si ça le mortifie.
Car depuis le début de l’US Open, Sa Grâce nous joue elle aussi les Hitchcock de pacotille contre des adversaires d’opérette. Dernier en date, Soderling. Même la perruche n’en croyait pas ses yeux. «Les statistiques ne veulent plus rien dire, c’est la réalité qui compte ce soir», bramait-il complètement déboussolé par le déroulement grotesque de l’intrigue.
Enfin, si nonobstant la retraite humiliante dans son terrier de la belette écossaise le Maître perd ce tournoi, je n’aurai plus, pour me consoler, qu’à imiter Mauresmo.
Très déprimée suite à son élimination pourtant logique, Amélie déclarait: «Je donne beaucoup trop, je suis surprise de ce qui s’est passé. Je n’ai pas envie de grand-chose. A part d’une bonne bouteille.» En l’entendant parler d’une voix légèrement pâteuse, je me suis demandée si elle ne l’avait pas déjà vidée…

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05/09/2009

le coq français plus déplumé que jamais!

Sous le choc, la France. Pas une de ses représentantes en seizièmes de finale de l’US Open. Du jamais vu depuis vingt-trois ans. Traumatisés, les spécialistes tricolores balancent entre Trafalgar et Waterloo. Je me demande pourquoi, l’étonnant n’étant pas ce naufrage calamiteux, mais le fait que les experts hexagonaux aient songé une seconde qu’il eût pu en être autrement. Les pauvres n’ont décidément pas les yeux en face des trous dès qu’il s’agit de leurs compatriotes. A l’image d’un des duos de choc d’Eurosport qui n’hésitait pas à se gausser sans vergogne en évoquant le tennis balbutiant de Venus Williams ou le genre mémé de Petrova. Laquelle n’a évidemment pas tardé à en boucher un coin à leur Julie de service. Mais voilà. Pourtant bourrés de talent, les Frenchies n’ont paraît-il pas évolué à leur vrai niveau. Mon œil. C’est juste l'inverse dans la mesure où la plupart d’entre elles se sont simplement inclinées contre des filles mieux classées. Y compris Bartoli, qui faisait se pâmer le commentateur et la consultante de la chaîne en démarrant sur les chapeaux de roue contre Kim Clijsters. Une vraie pile électrique bavaient-ils de conserve, subjugués par le génie et l’énergie de Marion. A peine allumée, aussitôt éteinte, vous pensez bien. Bref, le coq ayant aussi perdu un maximum de plumes chez les garçons avec huit éliminés sur douze, il me semble fin prêt pour la casserole. Vous me rétorquerez que nous n’avons qu’à balayer devant notre porte. Je vous le concède volontiers. La seule différence, c’est que contrairement à nos deux rigolos, je ne cultivais pas la moindre illusion. Notamment en ce qui concerne le comportement lamentable de Patty Schnyder et surtout celui de Wawrinka, le plus mauvais des nôtres à New York, hommes et femme confondus. Franchement à lui souhaiter des quadruplés, histoire qu’il cartonne enfin quelque part ! Et je ne vous raconte pas Federer. La honte en le regardant se ridiculiser au troisième set face au 1364e du classement. Sans parler de son adversaire suivant. Ça «greulait» tellement de la part de l’Allemand que même Pierre-Alain Dupuis se la coinçait, subitement tétanisé par les errements pitoyables de Sa Légende. Pour tout arranger, j’ai la nette impression que ni les Bleus ni les Rouges ne vont rigoler question crampon, ce soir. J’entendais par exemple un ex-footeux célèbre clamer fièrement sur une radio que les équipes du monde entier rêvaient d’affronter les Français. Et pour cause, ils sont particulièrement bons à prendre... Quant à Suisse-Grèce, au secours ! Lorsque les Helvètes se déclarent dans les meilleures dispositions, ça me flanque déjà les jetons. Alors imaginez mon angoisse en découvrant que les automatismes péclotent vilain à quelques heures de la rencontre. Certes, ai-je lu, Alexandre Frei sait que lui et ses potes doivent battre les Hellènes. Formidable cette science, non ? Il n’empêche. Saint-Jacques priez pour nous!

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29/08/2009

Pourquoi Federer doit gagner l'US Open

En rouge et noir, ou vice-versa,  tenue complétée par une veste à ses initiales brodées sur la poitrine, Sa Grâce va drôlement en jeter sur le Central new-yorkais.

Mais à part pour Nike, là n’est pas franchement l’important en ce qui concerne la Jeanne Mas de la raquette. Si Rodgeur  n’égale pas la performance de l’Américain Bill Tilden, vainqueur six fois d’affilée à l’Us Open dans les années 20, il lui faudra cravacher sec pour maintenir son statut  de légende du tamis planétaire.

Car le roi doit y arriver les doigts dans le nez, quand on considère l’apathie de ses dauphins. A commencer par la belette écossaise. Epuisée après seulement neuf matches entre le Québec et l’Ohio, cette mauviette se prend en plus pour Lapalisse. « Si je joue bien je peux gagner ce tournoi », clame Murray. Je crois entendre un commentaire de Pierre-Alain Dupuis.

Quant à Nadal, il aimerait certes boucler la boucle histoire de s’illustrer enfin, à l’image du Maître, dans les quatre Grands Chelems. A mon avis pourtant, ça ne sera pas de la tarte pour le pitbull édenté de Manacor.

Sa seule certitude pour l’instant, c’est de se retrouver au deuxième tour, vu qu’il affronte le peu stupéfiant Gasquet au premier. Les carottes sont tellement cuites pour le Biterrois que même les experts tricolores n’arrivent pas à imaginer le contraire. Rassurez-vous, ils n’ont pas perdu l’entier de leurs illusions, puisqu’ils placent déjà Tsonga, Simon, Mathieu et Monfils en seizièmes de finale…

Bref. Pour en revenir aux pseudo-rivaux  du phénix, il y a encore Djokovic. Sauf que la simple charité chrétienne m’incite à me taire, tant est cruellement révélatrice sa conviction d’avoir livré un supermatch contre l’Ibère diminué en demi à Cincinnati.

Aussi chimérique que le président Pishyar, le Schtroumpf. Vous avez sans doute lu qu’après avoir comparé Servette à un diamant, le ponte veut en faire le Manchester United de la Suisse. A en juger par les derniers développements, ce n’est pas demain la veille.

Il me suffit de me référer à l’affaire Müller. Alors que le boss grenat s’est traîné à ses genoux pire que Merz à ceux de Kadhafi pour satisfaire ses exigences, le Genevois, tiraillé entre la paresse et la trouille préfère, figurez-vous, rester sur le banc à Monaco que fouler le terrain d'un futur club ultra-décoiffant! 

Du Müller pur porc, relève un connaisseur. On ne saurait mieux dire. Ce pauvre Patrick est une vraie saucisse !

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31/07/2009

Wawrinka, numéro un des empotés à Gstaad

Wawrinka, Youzhny, Kiefer, Mathieu,Kohlschreiber, un plateau de choix, nous annonçaient triomphalement les organisateurs de l’Open de Gstaad, qui n’en revenaient pas d’une telle pléiade de stars.  Eh bien, question nec plus ultra, il faudra repasser. C’est même la brochette la plus pitoyable qui nous ait été proposée dans l’Oberland bernois depuis belle lurette.  

Et pas seulement parce  que sur toutes ces extraodinaires lames de la raquette internationale, seul ce brave Kiefer a réussi à rallier péniblement les quarts de finale. Il suffit, pour s’en convaincre, de songer que la tête de série numéro un du tournoi pointait à la vingt-quatrième place du classement!

En l’occurrence Wawrinka. Grand favori de la chose malgré la pression. Laquelle, mystère. Il est vrai que ce commentaire venait de Pierre-Alain Dupuis, qui n’a pas manqué de s’illustrer une fois de plus, outre par de ridicules conseils d’arrosage aux préposés qui  à son avis flanquaient trop d’eau sur le court entre les sets,  par ses analyses hyperpointues de situations mégacomplexes. Du genre, «le suspense c’est toujours bon pour le spectacle… en tennis ». C’est vrai que dans les autres sports,  c’est juste nul, le suspense. Ou alors, «en tennis et les intéressés le savent bien, rien n’est jamais joué avant le dernier point… »

Si au moins il en faisait son profit, de ses remarques. Mais je vous passe ses revirements habituels, car il y a mieux dans l’incongru. Par exemple, pour La Perruche, le malheureux Stanislas qui s’est lamentablement planté jeudi  en huitièmes face au 119e de l’ATP, après avoir failli honteusement perdre contre le 300e et des poussières la veille, n’était pas précisément mauvais. PAD le jugeait surtout négligent dans la préparation de ses coups et l’exploitation de son potentiel, l’estimant par ailleurs victime, outre de la fameuse pression,  des effets pervers de l’altitude…

Franchement je croyais rêver. En regard d’une opposition générale aussi poussive, le Vaudois devait non seulement arriver facilement en finale, mais remporter celle-ci les doigts dans le nez.  Au contraire, il pavoisait pathétiquement à chaque point laborieusement gagné.  A croire qu’il les engrangeait contre Federer et Nadal réunis pour lui mener la vie dure! Bref, à côté de notre empoté du tamis, les épisodes de «Plus belle la vie» ont carrément l’air écrits par Garcia Marquez!

 

 

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18/07/2009

Réduction de peine pour forçats d'opérette...

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Je veux bien entendu parler de Son Altesse Sérénissime, qui va nous faire drôlement poireauter avant de reposer ses augustes petons sur un court. En plus il n’y a pas un match à se mettre sous la rétine. Les fans de la raquette rongent misérablement leur frein en devant se contenter de lire les résultats des tournois de dernière catégorie indignes de la télé.

Unique vague lueur pour s’en mettre un chouia dans les mirettes, l’Open de Gstaad. Mais il faut bien admettre qu’avec Wawrinka en tête d’affiche et quelques seconds couteaux du genre pour garnir le plateau, ça ne devrait pas casser des briques. Remarquez, ce sera toujours mieux que le Tour de France qu’une pellée de chaînes nous retransmettent quotidiennement à l’envi.

Faute de grives, on mange du merle, prétend-on. Mais je ne vous raconte pas le côté indigeste de l’oiseau. Parce que c’est d’un bassinant, le cyclisme. Pour vous dire, les commentateurs eux-mêmes s’embêtent tellement qu’ils tentent de meubler le vide de la chose, en nous racontant des histoires d’un inintérêt encore plus abyssal que l’image. Quand ils ne s’autocongratulent pas à propos de leur couverture exceptionnelle de l’événement…

Et je ne parle pas que des spécialistes de la TSR. Sur France 2, c’est parfois pire. Par exemple lorsqu’il y a un Tricolore dans une échappée, ils passent une plombe à se demander si oui ou non il va aller au bout. En changeant d’avis à chaque coup de pédale de leur représentant. A croire que Pierre-Alain Dupuis, champion dans le domaine, leur a filé son virus.

Vous me rétorquerez que ça enthousiasme pourtant les foules, ce sport, vu le nombre de pékins qui se pressent au bord des routes pour applaudir frénétiquement les coureurs. Détrompez-vous. C’est juste qu’il n’y a strictement rien ces jours pour piquer la vedette aux roitelets de la petite reine. A mon avis, ceux que ça passionne véritablement sont les veinards qui se remplissent les poches lors des haltes de la gigantesque caravane dans leur bled. Et ce ne sont pas les restaurateurs, hôteliers, vendeurs de carburant ou d’abricots qui prétendront le contraire. En revanche, vous pensez s’ils s’en tamponnent de qui va rallier Verbier le premier!

Bref le vélo, c’est encore plus ennuyeux que l’auto. Et puisque j’en cause, les organisateurs de la Grande Boucle et autres épreuves pourraient s’inspirer de la nouvelle règle de la F1, selon laquelle c’est le nombre de ses victoires qui désignera dorénavant le champion.

Suivant cet exemple, je suggère donc qu’en l’occurrence, le vainqueur soit celui qui gagnera le plus d’étapes. En effet, j’hallucine quand j’imagine que le premier du classement général, à l’image de ses deux dauphins, se royaume depuis le début sans en avoir décroché une. Alors que Cavendish, relégué aux oubliettes, en a déjà aligné quatre.

Certes cela ne me poussera sans doute pas à soudainement adorer la chose, mais au moins cela obligerait-il ces paresseux à se remuer un peu les fesses au lieu de compter sur leurs potes pour continuer à squatter la tête. Parce que nos prétendus forçats de la route se décarcassent surtout pour obtenir des réductions de peine…

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03/07/2009

Il ne manque à Sa Gràce que le borsalino

Rodgeur1.doc

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26/06/2009

Wawrinka pourrait aider Sa Grâce à devenir une vraie légende

 

Certes le phénix s’est débarrassé relativement facilement de Kohlschreiber. Mais il reste sous la menace de la Belette aux dents de plus en plus pointues, au cas où les deux se  rencontreraient en finale.

Alors, aussi curieux que cela paraisse, le Bâlois va de nouveau devoir, comme à Pékin où le Vaudois a plus que largement contribué à leur victoire en double, compter sur  Wawrinka pour lui sauver la mise. En battant donc l’Ecossais lundi, ce qui permettrait à Rodgeur d’espérer reconquérir son trône et devenir du coup une vraie légende avec quinze Grands Chelems dans sa poche. Ou, au pire en cas de défaite, de conserver au moins son deuxième rang.  

Mais je vous avoue que je cultive quelques doutes. Ne serait que pour avoir entendu les commentateurs dithyrambiques nous placer carrément ce brave Stan à la droite de Sa Grâce, suite à sa « fabuleuse » prestation  contre Vassalo. Je ne nie certes pas que Wawrinka se soit montré à son avantage. Mais contre un joueur aussi nul que l’Argentin, le contraire eût été surprenant.  

Enfin, il est trop tôt pour me ronger les ongles. D’autant que les sujets d’énervement ne manquent pas A commencer par les caquetages de Pierre-Alain Dupuis, qui cette fois  atteint des sommets. N’a-t-il pas déclaré en voyant Federer s’illustrer en ouvrant les feux lundi dernier : « C’est toujours bien de gagner le premier match dans un tournoi » Avouez que ça craint pour un spécialiste…

Il a persisté énergiquement dans le genre lors du match entre Sharapova et Dulko. Un choix dont il a par ailleurs félicité à trois reprises la TSR, qui aurait pu commettre la bêtise de nous proposer la rencontre entre Djokovic et l’Allemand Greul. Un tel attachement à sa chaîne, moi, ça m’éclate!. 

Pour en revenir à notre duel féminin, La Perruche n’a évidemment pas cessé de changer d’avis à chaque point gagnant de l’une ou de l’autre. Lors du retour au galop de la belle Russe qu’il venait d’enterrer, il nous a balancé cette phrase unique qui nous en bouchait un coin sur l’étonnante science de Maria dans le domaine de la raquette: «Sharapova sait qu’un match n’est jamais terminé…Assorti d’un définitif : « gageons qu’elle a envie de défendre ses chances le plus longtemps possible… » A propos de l’Argentine qui a donc gagné la partie, c’était encore plus folklorique : «Dulko ne fait plus guère illusion».  

Non content d’aligner ces sottises, Dupuis nous livrait aussi ses impressions lors des changements de côté. «Qu’est-ce qui constitue dans le fond la différence entre deux joueuses talentueuses? demandait-il. Pour nous livrer la réponse d’un ton pénétré. «A l’issue d’un petit débat entre confrères, nous sommes tous tombés d’accord pour trouver trois raisons essentielles: le mental pour gérer les moments chauds, la capacité à se montrer solide et la faculté à varier les coups et la tactique». J’espère que vous avez capté la quintessence de cette analyse d’un inédit bouleversifiant!

Le plus extraordinaire, c’est qu’il n’hésite jamais à remettre la compresse. Notamment lors de l’affrontement du lendemain entre Kirilenko et Wozniacki. La première perdant 6-0 et 3-0, notre expert de choc a eu cette nouvelle phrase impérissable : « Si Kirilenko veut mettre un peu de doute chez son adversaire, il faut absolument qu’elle marque son jeu de service… »

Pitié, remettez-moi cet oiseau en cage. Sinon je n’aurai plus qu’à regarder le Tour de France. Et pourtant je déteste le cyclisme!

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19/06/2009

Mieux que le Roi-Soleil, Rodgeur XV...

Mieux que le Roi-Soleil, Rodgeur XV...
Voilà qu’on nous bassine avec un championnat du monde parallèle de F 1. Alors que celui qui existe ne casse déjà pas des briques. Je sais, on va me rétorquer que c’est l’un des sports les plus médiatiques du monde, puisqu’il draine 600 millions de télespectateurs dans 188 pays.
A y regarder de plus près, notez, ça ne fait jamais qu’une moyenne d’environ trois millions de groupies par nation. Pas vraiment de quoi s’ébaubir!
Sans compter que les pontes se mettent en quatre pour les draguer. En retardant certaines courses, comme à Melbourne ou à Sepang. Pas étonnant. Même les superfans européens n’ont pas la moindre envie de se lever au milieu de la nuit pour regarder leurs idoles tourniquer bêtement pendant une heure et demie. Alors vous imaginez les autres.
Et je ne vous raconte pas l’inintérêt total porté par les Turcs à ce spectacle d’un monotone achevé. Depuis cinq ans et malgré les efforts de Bernie Ecclestone, les pilotes ne cessent de s’échiner devant des tribunes quasi vides. Au dernier GP d’Istanbul, ils n’étaient que 32 000 pékins. Riches de surcroît, parce qu’à 400 francs la place!
Mais surtout, ces jours, une seule personne passionne véritablement les foules. ­Federer, qui est au sport en général et au tennis en particulier ce que Nespresso est au café. Who else en somme?
Car, comme disait l’affreux Massala à Ben Hur qui venait de le ratiboiser dans le grand cirque romain, la course n’est pas finie. Y compris pour celui que les spécialistes jetaient aux chiens l’an dernier à pareille époque, et qui se voit aujourd’hui couvert d’éloges par les mêmes. Nous expliquant en long, en large et en travers pourquoi le Bâlois, à l’instinct de tueur froid affamé de victoires et vouant une haine viscérale à la défaite, est le plus grand.
Le Roi-Soleil, l’appellent-ils. Certes. Sauf que Rodgeur XV, ce serait beaucoup mieux. Les records, il ne suffit pas de les égaler. Encore faut-il les battre pour devenir une vraie légende. Et contre des adversaires dignes de ce nom.
Fort regrettable donc que
Sa Grâce n’ait de nouveau pas l’occasion d’affronter Nadal chez les British. Remarquez, c’eût été trop facile du moment que le malheureux s’est laissé écraser par… Wawrinka.
A propos de l’Ibéroïde mou du genou, je me rappelle un titre enthousiaste suite à son triomphe de 2008 à Wimbledon. «Où s’arrêtera Nadal?» Eh bien tout bonnement
à la porte du jardin. Un rien pathétique.

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12/06/2009

142 millions, parce que je les vaux bien...

Certes, il sanglote éperdument à chaque Grand Chelem gagné ou perdu. Pourtant je ne m’étais jamais vraiment rendu compte à quel point le Maître est une petite créature sensible. Rien que d’y penser m’arrache également quelques larmes.
Et elle a duré, son émotion. Ce brave Rodgeur était tellement secoué par les choses extraordinaires qui se sont produites durant cette fabuleuse quinzaine de Roland Garros, qu’il n’a juste pas eu la force de s’aligner à Halle.
Une sacrée surprise pour tout le monde. A commencer par Djokovic. Ignorant cet abandon in extremis, le Schtroumpf clamait sa détermination féroce à mener la vie dure au Bâlois. Raison pour laquelle je m’interroge sur l’éventuel aspect bidon de cette crise soudaine de bouleversitude aiguë. Je serais en effet plutôt tentée de croire que le Phénix a décidé de se tirer des flûtes en apprenant le forfait de Nadal au Queen’s.
Pourquoi en somme aller se défoncer contre des nazes en Allemagne? Au risque en plus de perdre bêtement des plumes tandis que le pitbull se dore la pilule à Manacor.
Bref. Pour changer de sujet, vous avez évidemment suivi le barouf autour du transfert pharaonique du beau Ronaldo. Qui se la joue dès lors façon starlette sexy de l’Oréal: cent quarante-deux millions, parce que je les vaux bien!
Pas à une extravagance près, Cantona l’approuve. Remarquez, je préfère son attitude à celle des spécialistes du crampon qui se tortillent les neurones style vierges effarouchées, en se demandant si par hasard ce ne serait pas un chouïa chérot pour un seul homme.
A l’image de Platini, carrément «interpellé» par ce montant mirobolant. A se pincer jusqu’au sang, du moment que tout a été fait depuis des âges pour qu’on en arrive à cette indécence crasse.
Cela dit, deux choses me parlent dans cette affaire. Primo quand on me raconte que ce pactole représente trois fois les gains de Federer en tournoi depuis le début de sa carrière. Cela simplement pour que Cristiano puisse se royaumer sur un terrain quatre-vingt-dix minutes au mieux. Sans être un mythe de surcroît.
Alors que la désormais légende helvético-planétaire bosse souvent le double. Et ne venez pas me bassiner avec le côté sport extrême du ballon rond face à la raquette.
Secondo, en lisant que le transfert du Portugais correspond à vingt-quatre fois le budget du Servette, je trouve limite mesquin. Parce que six millions pour une équipe aussi bout de bois que les Grenat, franchement ça me troue…

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07/06/2009

Rodgeur, roi de Roland Garros, c'est le moment!

Même si, au milieu d’un concert de louanges,  le commentateur de France 2 a glissé cette petite vacherie "Quand Nadal n'est pas là, c'est Rodgeur qui gagne les grands chelems», il faut reconnaître que ce n’est pas banal d’avoir une légende parmi ses compatriotes. J'imagine du coup le déferlement, le raz de marée, le tsunami…

La victoire de Federer n’aura en effet d’égal que le chauvinisme helvétique échevelé qu’elle va déclencher.  De quoi  battre nos chers voisins à plate couture dans le domaine. D’ailleurs en France, Sa Grâce descendrait les Champs-Elysées en compagnie de Sarko.  Là, il devra se contenter de serrer la pince à Hans-Rudolph Merz. Le superpied géant !

Mais bon, on se calme.  D’accord, le Phénix a enfin touché au but suite à trois finales ratées.  Au risque de me répéter, voilà pourtant qui n’est pas spécialement étonnant. Pour ne pas dire tout bonnement logique. En réalité le Bâlois a simplement fait son boulot de Maître,  que lui a de surcroît grandement facilité un  Soderling très loin du foudre de guerre annoncé.  Je trouve même que sa faible résistance relativise pas mal les trois dernières performances du Viking.

Bref,  étant donné tous les superlatifs possibles et imaginables dont les spécialistes habillaient le Maître depuis deux jours, oubliant au passage qu’ils l’avaient vilipendé, voire carrément déclaré bon pour la casse ces derniers mois, c’était franchement le moment que l’As des as nous le gagne ce Roland Garros! Le contraire eût été insupportable, en redonnant du grain à moudre à ceux qui glosaient à l’envi sur son inéluctable déclin.  

Passons, car le Génie a au contraire des chances de reconquérir assez rapidement sa couronne, dans la mesure où le pitbull de Manacor serait incertain à Wimbledon pour cause de genou en marmelade. Juste retour des choses. L’Ibère n’avait-il pas profité de la mononucléose du Suisse pour s’asseoir sur son trône ?  

 

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