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29/08/2009

Pourquoi Federer doit gagner l'US Open

En rouge et noir, ou vice-versa,  tenue complétée par une veste à ses initiales brodées sur la poitrine, Sa Grâce va drôlement en jeter sur le Central new-yorkais.

Mais à part pour Nike, là n’est pas franchement l’important en ce qui concerne la Jeanne Mas de la raquette. Si Rodgeur  n’égale pas la performance de l’Américain Bill Tilden, vainqueur six fois d’affilée à l’Us Open dans les années 20, il lui faudra cravacher sec pour maintenir son statut  de légende du tamis planétaire.

Car le roi doit y arriver les doigts dans le nez, quand on considère l’apathie de ses dauphins. A commencer par la belette écossaise. Epuisée après seulement neuf matches entre le Québec et l’Ohio, cette mauviette se prend en plus pour Lapalisse. « Si je joue bien je peux gagner ce tournoi », clame Murray. Je crois entendre un commentaire de Pierre-Alain Dupuis.

Quant à Nadal, il aimerait certes boucler la boucle histoire de s’illustrer enfin, à l’image du Maître, dans les quatre Grands Chelems. A mon avis pourtant, ça ne sera pas de la tarte pour le pitbull édenté de Manacor.

Sa seule certitude pour l’instant, c’est de se retrouver au deuxième tour, vu qu’il affronte le peu stupéfiant Gasquet au premier. Les carottes sont tellement cuites pour le Biterrois que même les experts tricolores n’arrivent pas à imaginer le contraire. Rassurez-vous, ils n’ont pas perdu l’entier de leurs illusions, puisqu’ils placent déjà Tsonga, Simon, Mathieu et Monfils en seizièmes de finale…

Bref. Pour en revenir aux pseudo-rivaux  du phénix, il y a encore Djokovic. Sauf que la simple charité chrétienne m’incite à me taire, tant est cruellement révélatrice sa conviction d’avoir livré un supermatch contre l’Ibère diminué en demi à Cincinnati.

Aussi chimérique que le président Pishyar, le Schtroumpf. Vous avez sans doute lu qu’après avoir comparé Servette à un diamant, le ponte veut en faire le Manchester United de la Suisse. A en juger par les derniers développements, ce n’est pas demain la veille.

Il me suffit de me référer à l’affaire Müller. Alors que le boss grenat s’est traîné à ses genoux pire que Merz à ceux de Kadhafi pour satisfaire ses exigences, le Genevois, tiraillé entre la paresse et la trouille préfère, figurez-vous, rester sur le banc à Monaco que fouler le terrain d'un futur club ultra-décoiffant! 

Du Müller pur porc, relève un connaisseur. On ne saurait mieux dire. Ce pauvre Patrick est une vraie saucisse !

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31/07/2009

Wawrinka, numéro un des empotés à Gstaad

Wawrinka, Youzhny, Kiefer, Mathieu,Kohlschreiber, un plateau de choix, nous annonçaient triomphalement les organisateurs de l’Open de Gstaad, qui n’en revenaient pas d’une telle pléiade de stars.  Eh bien, question nec plus ultra, il faudra repasser. C’est même la brochette la plus pitoyable qui nous ait été proposée dans l’Oberland bernois depuis belle lurette.  

Et pas seulement parce  que sur toutes ces extraodinaires lames de la raquette internationale, seul ce brave Kiefer a réussi à rallier péniblement les quarts de finale. Il suffit, pour s’en convaincre, de songer que la tête de série numéro un du tournoi pointait à la vingt-quatrième place du classement!

En l’occurrence Wawrinka. Grand favori de la chose malgré la pression. Laquelle, mystère. Il est vrai que ce commentaire venait de Pierre-Alain Dupuis, qui n’a pas manqué de s’illustrer une fois de plus, outre par de ridicules conseils d’arrosage aux préposés qui  à son avis flanquaient trop d’eau sur le court entre les sets,  par ses analyses hyperpointues de situations mégacomplexes. Du genre, «le suspense c’est toujours bon pour le spectacle… en tennis ». C’est vrai que dans les autres sports,  c’est juste nul, le suspense. Ou alors, «en tennis et les intéressés le savent bien, rien n’est jamais joué avant le dernier point… »

Si au moins il en faisait son profit, de ses remarques. Mais je vous passe ses revirements habituels, car il y a mieux dans l’incongru. Par exemple, pour La Perruche, le malheureux Stanislas qui s’est lamentablement planté jeudi  en huitièmes face au 119e de l’ATP, après avoir failli honteusement perdre contre le 300e et des poussières la veille, n’était pas précisément mauvais. PAD le jugeait surtout négligent dans la préparation de ses coups et l’exploitation de son potentiel, l’estimant par ailleurs victime, outre de la fameuse pression,  des effets pervers de l’altitude…

Franchement je croyais rêver. En regard d’une opposition générale aussi poussive, le Vaudois devait non seulement arriver facilement en finale, mais remporter celle-ci les doigts dans le nez.  Au contraire, il pavoisait pathétiquement à chaque point laborieusement gagné.  A croire qu’il les engrangeait contre Federer et Nadal réunis pour lui mener la vie dure! Bref, à côté de notre empoté du tamis, les épisodes de «Plus belle la vie» ont carrément l’air écrits par Garcia Marquez!

 

 

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18/07/2009

Réduction de peine pour forçats d'opérette...

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. Je veux bien entendu parler de Son Altesse Sérénissime, qui va nous faire drôlement poireauter avant de reposer ses augustes petons sur un court. En plus il n’y a pas un match à se mettre sous la rétine. Les fans de la raquette rongent misérablement leur frein en devant se contenter de lire les résultats des tournois de dernière catégorie indignes de la télé.

Unique vague lueur pour s’en mettre un chouia dans les mirettes, l’Open de Gstaad. Mais il faut bien admettre qu’avec Wawrinka en tête d’affiche et quelques seconds couteaux du genre pour garnir le plateau, ça ne devrait pas casser des briques. Remarquez, ce sera toujours mieux que le Tour de France qu’une pellée de chaînes nous retransmettent quotidiennement à l’envi.

Faute de grives, on mange du merle, prétend-on. Mais je ne vous raconte pas le côté indigeste de l’oiseau. Parce que c’est d’un bassinant, le cyclisme. Pour vous dire, les commentateurs eux-mêmes s’embêtent tellement qu’ils tentent de meubler le vide de la chose, en nous racontant des histoires d’un inintérêt encore plus abyssal que l’image. Quand ils ne s’autocongratulent pas à propos de leur couverture exceptionnelle de l’événement…

Et je ne parle pas que des spécialistes de la TSR. Sur France 2, c’est parfois pire. Par exemple lorsqu’il y a un Tricolore dans une échappée, ils passent une plombe à se demander si oui ou non il va aller au bout. En changeant d’avis à chaque coup de pédale de leur représentant. A croire que Pierre-Alain Dupuis, champion dans le domaine, leur a filé son virus.

Vous me rétorquerez que ça enthousiasme pourtant les foules, ce sport, vu le nombre de pékins qui se pressent au bord des routes pour applaudir frénétiquement les coureurs. Détrompez-vous. C’est juste qu’il n’y a strictement rien ces jours pour piquer la vedette aux roitelets de la petite reine. A mon avis, ceux que ça passionne véritablement sont les veinards qui se remplissent les poches lors des haltes de la gigantesque caravane dans leur bled. Et ce ne sont pas les restaurateurs, hôteliers, vendeurs de carburant ou d’abricots qui prétendront le contraire. En revanche, vous pensez s’ils s’en tamponnent de qui va rallier Verbier le premier!

Bref le vélo, c’est encore plus ennuyeux que l’auto. Et puisque j’en cause, les organisateurs de la Grande Boucle et autres épreuves pourraient s’inspirer de la nouvelle règle de la F1, selon laquelle c’est le nombre de ses victoires qui désignera dorénavant le champion.

Suivant cet exemple, je suggère donc qu’en l’occurrence, le vainqueur soit celui qui gagnera le plus d’étapes. En effet, j’hallucine quand j’imagine que le premier du classement général, à l’image de ses deux dauphins, se royaume depuis le début sans en avoir décroché une. Alors que Cavendish, relégué aux oubliettes, en a déjà aligné quatre.

Certes cela ne me poussera sans doute pas à soudainement adorer la chose, mais au moins cela obligerait-il ces paresseux à se remuer un peu les fesses au lieu de compter sur leurs potes pour continuer à squatter la tête. Parce que nos prétendus forçats de la route se décarcassent surtout pour obtenir des réductions de peine…

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03/07/2009

Il ne manque à Sa Gràce que le borsalino

Rodgeur1.doc

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26/06/2009

Wawrinka pourrait aider Sa Grâce à devenir une vraie légende

 

Certes le phénix s’est débarrassé relativement facilement de Kohlschreiber. Mais il reste sous la menace de la Belette aux dents de plus en plus pointues, au cas où les deux se  rencontreraient en finale.

Alors, aussi curieux que cela paraisse, le Bâlois va de nouveau devoir, comme à Pékin où le Vaudois a plus que largement contribué à leur victoire en double, compter sur  Wawrinka pour lui sauver la mise. En battant donc l’Ecossais lundi, ce qui permettrait à Rodgeur d’espérer reconquérir son trône et devenir du coup une vraie légende avec quinze Grands Chelems dans sa poche. Ou, au pire en cas de défaite, de conserver au moins son deuxième rang.  

Mais je vous avoue que je cultive quelques doutes. Ne serait que pour avoir entendu les commentateurs dithyrambiques nous placer carrément ce brave Stan à la droite de Sa Grâce, suite à sa « fabuleuse » prestation  contre Vassalo. Je ne nie certes pas que Wawrinka se soit montré à son avantage. Mais contre un joueur aussi nul que l’Argentin, le contraire eût été surprenant.  

Enfin, il est trop tôt pour me ronger les ongles. D’autant que les sujets d’énervement ne manquent pas A commencer par les caquetages de Pierre-Alain Dupuis, qui cette fois  atteint des sommets. N’a-t-il pas déclaré en voyant Federer s’illustrer en ouvrant les feux lundi dernier : « C’est toujours bien de gagner le premier match dans un tournoi » Avouez que ça craint pour un spécialiste…

Il a persisté énergiquement dans le genre lors du match entre Sharapova et Dulko. Un choix dont il a par ailleurs félicité à trois reprises la TSR, qui aurait pu commettre la bêtise de nous proposer la rencontre entre Djokovic et l’Allemand Greul. Un tel attachement à sa chaîne, moi, ça m’éclate!. 

Pour en revenir à notre duel féminin, La Perruche n’a évidemment pas cessé de changer d’avis à chaque point gagnant de l’une ou de l’autre. Lors du retour au galop de la belle Russe qu’il venait d’enterrer, il nous a balancé cette phrase unique qui nous en bouchait un coin sur l’étonnante science de Maria dans le domaine de la raquette: «Sharapova sait qu’un match n’est jamais terminé…Assorti d’un définitif : « gageons qu’elle a envie de défendre ses chances le plus longtemps possible… » A propos de l’Argentine qui a donc gagné la partie, c’était encore plus folklorique : «Dulko ne fait plus guère illusion».  

Non content d’aligner ces sottises, Dupuis nous livrait aussi ses impressions lors des changements de côté. «Qu’est-ce qui constitue dans le fond la différence entre deux joueuses talentueuses? demandait-il. Pour nous livrer la réponse d’un ton pénétré. «A l’issue d’un petit débat entre confrères, nous sommes tous tombés d’accord pour trouver trois raisons essentielles: le mental pour gérer les moments chauds, la capacité à se montrer solide et la faculté à varier les coups et la tactique». J’espère que vous avez capté la quintessence de cette analyse d’un inédit bouleversifiant!

Le plus extraordinaire, c’est qu’il n’hésite jamais à remettre la compresse. Notamment lors de l’affrontement du lendemain entre Kirilenko et Wozniacki. La première perdant 6-0 et 3-0, notre expert de choc a eu cette nouvelle phrase impérissable : « Si Kirilenko veut mettre un peu de doute chez son adversaire, il faut absolument qu’elle marque son jeu de service… »

Pitié, remettez-moi cet oiseau en cage. Sinon je n’aurai plus qu’à regarder le Tour de France. Et pourtant je déteste le cyclisme!

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19/06/2009

Mieux que le Roi-Soleil, Rodgeur XV...

Mieux que le Roi-Soleil, Rodgeur XV...
Voilà qu’on nous bassine avec un championnat du monde parallèle de F 1. Alors que celui qui existe ne casse déjà pas des briques. Je sais, on va me rétorquer que c’est l’un des sports les plus médiatiques du monde, puisqu’il draine 600 millions de télespectateurs dans 188 pays.
A y regarder de plus près, notez, ça ne fait jamais qu’une moyenne d’environ trois millions de groupies par nation. Pas vraiment de quoi s’ébaubir!
Sans compter que les pontes se mettent en quatre pour les draguer. En retardant certaines courses, comme à Melbourne ou à Sepang. Pas étonnant. Même les superfans européens n’ont pas la moindre envie de se lever au milieu de la nuit pour regarder leurs idoles tourniquer bêtement pendant une heure et demie. Alors vous imaginez les autres.
Et je ne vous raconte pas l’inintérêt total porté par les Turcs à ce spectacle d’un monotone achevé. Depuis cinq ans et malgré les efforts de Bernie Ecclestone, les pilotes ne cessent de s’échiner devant des tribunes quasi vides. Au dernier GP d’Istanbul, ils n’étaient que 32 000 pékins. Riches de surcroît, parce qu’à 400 francs la place!
Mais surtout, ces jours, une seule personne passionne véritablement les foules. ­Federer, qui est au sport en général et au tennis en particulier ce que Nespresso est au café. Who else en somme?
Car, comme disait l’affreux Massala à Ben Hur qui venait de le ratiboiser dans le grand cirque romain, la course n’est pas finie. Y compris pour celui que les spécialistes jetaient aux chiens l’an dernier à pareille époque, et qui se voit aujourd’hui couvert d’éloges par les mêmes. Nous expliquant en long, en large et en travers pourquoi le Bâlois, à l’instinct de tueur froid affamé de victoires et vouant une haine viscérale à la défaite, est le plus grand.
Le Roi-Soleil, l’appellent-ils. Certes. Sauf que Rodgeur XV, ce serait beaucoup mieux. Les records, il ne suffit pas de les égaler. Encore faut-il les battre pour devenir une vraie légende. Et contre des adversaires dignes de ce nom.
Fort regrettable donc que
Sa Grâce n’ait de nouveau pas l’occasion d’affronter Nadal chez les British. Remarquez, c’eût été trop facile du moment que le malheureux s’est laissé écraser par… Wawrinka.
A propos de l’Ibéroïde mou du genou, je me rappelle un titre enthousiaste suite à son triomphe de 2008 à Wimbledon. «Où s’arrêtera Nadal?» Eh bien tout bonnement
à la porte du jardin. Un rien pathétique.

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12/06/2009

142 millions, parce que je les vaux bien...

Certes, il sanglote éperdument à chaque Grand Chelem gagné ou perdu. Pourtant je ne m’étais jamais vraiment rendu compte à quel point le Maître est une petite créature sensible. Rien que d’y penser m’arrache également quelques larmes.
Et elle a duré, son émotion. Ce brave Rodgeur était tellement secoué par les choses extraordinaires qui se sont produites durant cette fabuleuse quinzaine de Roland Garros, qu’il n’a juste pas eu la force de s’aligner à Halle.
Une sacrée surprise pour tout le monde. A commencer par Djokovic. Ignorant cet abandon in extremis, le Schtroumpf clamait sa détermination féroce à mener la vie dure au Bâlois. Raison pour laquelle je m’interroge sur l’éventuel aspect bidon de cette crise soudaine de bouleversitude aiguë. Je serais en effet plutôt tentée de croire que le Phénix a décidé de se tirer des flûtes en apprenant le forfait de Nadal au Queen’s.
Pourquoi en somme aller se défoncer contre des nazes en Allemagne? Au risque en plus de perdre bêtement des plumes tandis que le pitbull se dore la pilule à Manacor.
Bref. Pour changer de sujet, vous avez évidemment suivi le barouf autour du transfert pharaonique du beau Ronaldo. Qui se la joue dès lors façon starlette sexy de l’Oréal: cent quarante-deux millions, parce que je les vaux bien!
Pas à une extravagance près, Cantona l’approuve. Remarquez, je préfère son attitude à celle des spécialistes du crampon qui se tortillent les neurones style vierges effarouchées, en se demandant si par hasard ce ne serait pas un chouïa chérot pour un seul homme.
A l’image de Platini, carrément «interpellé» par ce montant mirobolant. A se pincer jusqu’au sang, du moment que tout a été fait depuis des âges pour qu’on en arrive à cette indécence crasse.
Cela dit, deux choses me parlent dans cette affaire. Primo quand on me raconte que ce pactole représente trois fois les gains de Federer en tournoi depuis le début de sa carrière. Cela simplement pour que Cristiano puisse se royaumer sur un terrain quatre-vingt-dix minutes au mieux. Sans être un mythe de surcroît.
Alors que la désormais légende helvético-planétaire bosse souvent le double. Et ne venez pas me bassiner avec le côté sport extrême du ballon rond face à la raquette.
Secondo, en lisant que le transfert du Portugais correspond à vingt-quatre fois le budget du Servette, je trouve limite mesquin. Parce que six millions pour une équipe aussi bout de bois que les Grenat, franchement ça me troue…

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07/06/2009

Rodgeur, roi de Roland Garros, c'est le moment!

Même si, au milieu d’un concert de louanges,  le commentateur de France 2 a glissé cette petite vacherie "Quand Nadal n'est pas là, c'est Rodgeur qui gagne les grands chelems», il faut reconnaître que ce n’est pas banal d’avoir une légende parmi ses compatriotes. J'imagine du coup le déferlement, le raz de marée, le tsunami…

La victoire de Federer n’aura en effet d’égal que le chauvinisme helvétique échevelé qu’elle va déclencher.  De quoi  battre nos chers voisins à plate couture dans le domaine. D’ailleurs en France, Sa Grâce descendrait les Champs-Elysées en compagnie de Sarko.  Là, il devra se contenter de serrer la pince à Hans-Rudolph Merz. Le superpied géant !

Mais bon, on se calme.  D’accord, le Phénix a enfin touché au but suite à trois finales ratées.  Au risque de me répéter, voilà pourtant qui n’est pas spécialement étonnant. Pour ne pas dire tout bonnement logique. En réalité le Bâlois a simplement fait son boulot de Maître,  que lui a de surcroît grandement facilité un  Soderling très loin du foudre de guerre annoncé.  Je trouve même que sa faible résistance relativise pas mal les trois dernières performances du Viking.

Bref,  étant donné tous les superlatifs possibles et imaginables dont les spécialistes habillaient le Maître depuis deux jours, oubliant au passage qu’ils l’avaient vilipendé, voire carrément déclaré bon pour la casse ces derniers mois, c’était franchement le moment que l’As des as nous le gagne ce Roland Garros! Le contraire eût été insupportable, en redonnant du grain à moudre à ceux qui glosaient à l’envi sur son inéluctable déclin.  

Passons, car le Génie a au contraire des chances de reconquérir assez rapidement sa couronne, dans la mesure où le pitbull de Manacor serait incertain à Wimbledon pour cause de genou en marmelade. Juste retour des choses. L’Ibère n’avait-il pas profité de la mononucléose du Suisse pour s’asseoir sur son trône ?  

 

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06/06/2009

Federator bien plus fort que Potrolator

Une chose est claire, je ne vais pas pavoiser parce que Federator, favoritissime candidat à la finale de Roland Garros, s'y est hissé aux dépens de Potrolator. Du moment que ses principaux rivaux, un bien grand mot cette année d'ailleurs, se sont laissé atomiser par des outsiders improbables, ce serait faire injure au Bâlois que d'avoir osé douter une seule seconde de cette banale ascension.

En réalité, ce qui m'a mise en joie jusqu'ici, c'est la bonne idée de Sa Grâce de se débarrasser de Monfils. Et pas uniquement parce que ce garçon m'agace prodigieusement avec sa manie de rugir bêtement, ou de se frapper simiesquement la poitrine à la Djokovic lors de chaque coup gagnant. Je suis simplement soulagée que le phénix m'ait évité un redoutable séisme médiatique, étant donné ce que j'ai eu l'occasion de lire et d'entendre avant le match. A savoir l'avalanche de bonnes raisons que ce brave Gaël avait de battre le Maître les doigts dans le nez.

En gros, si Soderling avait réussi  à se défaire de Nadal et Kohlschreiber du Schtroumpf, vous pensez si Monfils, autrement référencé que ces deux nazes sur l'ocre parisien, avait des chances d'éliminer Rodgeur une main attachée dans le dos. Tellement que Gaël a le jeu pour gêner le génie, tellement qu'il est un extraterrestre élastique, tellement qu'il est un athlète absolument exceptionnel. Bref, les fans nous la jouaient façon Sarko portant sa Carla aux nues.

Et j'omettais de relever que le Français  a, selon eux, la meilleure défense du monde sur terre! Juste en passant, ce style de glorification à la noix, c'est le gros truc des experts hexagonaux, ne cessant de trouver que chacun de leurs tennismen se révèle hyperperformant dans son genre.

Au point que les cracks du circuit ont tous en eux quelque chose d'un Tricolore: le revers de Gasquet, la volée de Llodra, le coup droit  de Chardy, la combativité de Tsonga, l'intelligence de Simon, le jeu de jambes de Ouanna, la décontraction de Mathieu et j'en oublie. A se demander comment font ces gens pour ne pas squatter les premières places du classement.

Donc, pour en revenir à Monfils, un succès contre l'as des as nous condamnait illico à une nouvelle peine de vingt-cinq ans. A laquelle on pouvait ajouter les vingt-six déjà purgés depuis le triomphe de Noah en 1983. Et, supposons le pire, rien qu'avec la perspective d'un Roland en poche, on en aurait pris pour perpète. Voire jusqu'à la consommation des siècles... 

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31/05/2009

Quand Nadal nous joue la panthère rose...

Contrairement à ce que je pensais, l’épisode Hewitt n’était pas du tout révélateur de l’état des dents du pitbull.  Je me suis simplement laissée berner par son succès, pourtant  aussi logique que facile, sur un troisième couteau que n’importe quel  joueur un tant soit bien classé aurait battu les doigts dans le nez. C’est donc ce qu'il m’avait semblé au début du tournoi,  le morfale a momentanément du mou dans la quenotte. Pour ne rien vous cacher, quand il s’est pointé avec son petit maillot framboise, je n’ai pu m’empêcher de supposer qu’il allait nous jouer la panthère… rose. J’avais eu ce pareil sentiment  bizarroïde de revers imminent lorsque Djokovic s’était ramené avec son look bleu schtroumpf.      

Suite à son échec mortifiant, inutile de préciser que  le malheureux Nadalator va subir la commisération des médias qui, après l’avoir plébiscité pour un cinquième sacre évident, rappellent déjà une défaite à Madrid qu’ils avaient alors jugée d’un inintérêt crasse.  Et y vont de leurs commentaires attendus du genre roi déchu et extraterrestre de retour chez les humains. A la limite, il suffira à Nadal de se planter à Wimbledon pour être plus ou moins bon pour la casse. En gros ce que doit supporter Rodgeur depuis août dernier. De ma part également,  vous trouvez ? Faux. Je conjure simplement le mauvais sort. Comme avant son affrontement avec Paul-Henri Mathieu. Je lui prédis en somme l’enfer pour qu’il ait des chances de se retrouver au paradis.

Par exemple je me méfie du beau Tommy Haas, bien que Sa Grâce soit désormais de tous les pronostics pour la victoire finale. D’aucuns pensent d’ailleurs que le Bâlois se frotte les mains à l’idée d’être débarrassé de son éternel rival.  Je n’en suis pas sûre.  Non seulement l’ombrageux Espagnol  aurait été prenable vu son état, mais sans lui le Suisse est vraiment condamné à gagner pour s’éviter des critiques acerbes…

Bref. Tandis que l’Espagne fait la gueule, une triste mine que n’a pas arrangée Verdasco humilié par Davydenko, la France pavoise. Car les experts du cru, clamant  que l’élimination prématurée de l’Ibère est bonne pour le phénix,  estiment qu’elle est encore drôlement plus profitable à leurs deux rescapés bleus, pour qui désormais tout est possible. Déjà qu’ils portaient frénétiquement  Monfils  et Tsonga aux nues pour avoir passé le troisième tour! Surtout Jo-Wilfried, qui a selon eux livré  un match plein, formidable de maîtrise et de volonté. Un vrai guerrier. Lui qui s'est juste imposé face à…  Christophe Rochus, le joueur le plus insignifiant et le moins doué demeurant  à ce stade de la compétition. Le plus étonnant c’est que le Belge  a quand même réussi à piquer six jeux au Français. Alors que Safina, sinon Sharapova, n’en auraient fait qu’une bouchée!

Les choses risquent de rentrer dans l’ordre lundi, étant donné les redoutables adversaires des Tricolores. Dans le cas contraire, il faudra endurer le pire jusqu’aux quarts. Au-delà, je ne veux même pas l’imaginer…       

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