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Les pieds dans le plat - Page 35

  • Les Suisses au sommet, c'est la moindre des choses!

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    y a eu comme un bug dans les circuits lors du dernier lancement de la fusée Janka hier à Val-d’Isère.

    Au grand désespoir de Sa Logorrhée, qui en avait évidemment remis une louche à l’antenne sur le génie du Grison supersonique. En ce qui me concerne, j’ai accueilli avec un véritable soulagement ce revers du missile de la latte.
    Déjà que la reconquête helvétique des sommets s’explique largement par une concurrence drôlement relâchée depuis le début de la saison, la rivalité eût été franchement nulle en cas de victoire du phénomène d’Obersaxen. Surtout si l’on considère ses talents plus que quelconques en slalom! Rendons-nous donc à l’évidence. Les Autrichiens pédalent dangereusement dans le strudel, l’Américain Bode Miller se plante course après course, tandis que le géant norvégien Svindal, privé de muscles, tient à peine sur ses pattes de poulet.
    Et cela en dépit de l’admiration béate de Fabrice Jaton à l’égard des autres skieurs. Logique dans le fond. Porter l’adversaire aux nues, même avec un zeste de condescendance, contribue à auréoler le vainqueur d’un prestige encore plus extraordinaire.
    A propos de lustre, Cuche doit sacrément angoisser avec le décollage fulgurant de la nouvelle étoile des neiges. D’autant qu’elle est aux fraises depuis trois épreuves, la flèche des Bugnenets.
    Comparaison n’est pas raison, surtout dans son cas, mais ce brave Didier nous la joue un peu façon Federer ces derniers mois. Une baisse de régime qui n’a pas empêché L’Hebdo de nous tartiner six pages sur la perfection du héros national, alliage idéal entre le champion, la star et l’humain.
    Mêlant, dans ses performances 2009, son mariage et la naissance de ses jumelles. A croire que convoler et faire des mômes relevait d’un exploit également mythique pour le phénix du tamis.
    En attendant, les fans redoutaient que les frasques de ses potes Thierry Henry et Tiger Woods ternissent l’image de l’icône dans la pub Gilette. D’où le gag rassurant qui n’a échappé à personne, «Le bon, la brute et le truand».
    Pour quelques dollars de plus, vu les vertus dont on pare Sa Grâce et l’obligation faite au fils du Père de côtoyer la canaille, je suggérerai «Jésus entre deux brigands».
    A part ça, on se trompe de scandale avec le supercrack des Greens. Car si trahir sa femme n’est pas très convenable, gagner plus d’un milliard pour taper dans une balle de golf, c’est autrement indécent…
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  • Les Suisses au Mondial? Quasiment dans la poche!

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    Franchement, un tintouin pareil pour taper dans un ballon dans six mois, on se pince! Alors que la seule chose intéressante pour les 200 millions de téléspectateurs dans le monde était de découvrir qui allait jouer contre qui.
    Je vous récapitule: un an de préparation, 3600 heures de travail, 5000 de production, une scène de 4.800 mètres carrés, un gros paquet d’invités, des tas de célébrités du sport et du show-biz dont David Beckham ou Johnny Clegg, c’est juste insensé, non?
    Sans oublier un film en 3D sur Zakumi la mascotte et des vidéos à la pelle pour meubler un show de 90 minutes destiné à agrémenter le tirage au sort final du Mondial sud-africain, présenté par Charlize Theron. Et je ne vous raconte pas le budget faramineux de la chose.
    «J’espère que les gens resteront devant leur écran pendant toute la durée du spectacle», avait déclaré le secrétaire général de la FIFA. Un drôle de sadique celui-là. Le moyen de faire autrement, surtout pour les Suisses qui ont carrément dû attendre la fin de l’émission pour savoir par quels coqs ils allaient être bouffés lors de la phase de poules…
    Mais il paraît qu’à part l’Espagne, les Helvètes n’auraient rien à craindre des autres. Quasiment dans la poche, en somme. Voilà qui me rappelle furieusement l’optimisme béat d’avant l’Euro 2008. Mais ce qui m’ennuie le plus dans l’affaire, c’est à nouveau le pot pas possible des Bleus. Dire que virés des têtes de série, les Tricolores s’estimaient punis à cause de la main baladeuse d’Henry!
    Enfin, on a le temps de voir venir. Surtout moi qui en ai besoin pour me remettre des deux nouvelles claques magistrales que Sa Grâce a ramassées contre Del Potro et Davydenko au Masters de Londres, après celles reçues depuis la mi-septembre.
    Baffes qui ont conduit à une finale d’un inintérêt total entre le charismatique Poutine du circuit et la grande bringue à la triste figure. Difficile en effet de se passionner pour cet affrontement genre soupe aux légumes, qui opposait l’endive russe et l’asperge argentine! Cette dernière promettant en plus de ne pas s’arrêter en si bon chemin.
    Au point que je préférerais encore l’éclosion soudaine d’un champion français, plutôt que devoir me farcir l’échalas latino pendant des années.
    A propos d’ailleurs, j’ai été très surprise d’apprendre qu’Amélie Mauresmo avait raccroché sa raquette après avoir «tout gagné», comme l’ont remarqué sans rire les spécialistes du tamis. Je croyais, figurez-vous, que c’était fait depuis longtemps…

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  • Vers une nouvelle chute du mythe?

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    Sa Grâce a eu chaud. En ce qui me concerne, je ne vous raconte pas. A l’idée de devoir peut-être me contenter des prouesses de Cuche et Jaton à Lake Louise ce week-end, j’ai fait exploser le thermomètre. Tandis que Murray gelait sur pied, tétanisé par la terrible cruauté du sort.
     
    Ça me navre également, je l'avoue. Car même si je ne suis pas folle d’Andy, je l’aurais nettement préféré à Del Potro comme adversaire éventuel de Rodgeur en finale. Parce que si la légende rencontre La Poutre à ce stade, on aura vraisemblablement droit à une nouvelle douloureuse chute du mythe après l’US Open, Bâle et Bercy.
    Pour autant que Federer ne se soit pas effondré avant, ce qui est loin d’être exclu vu ses performances catastrophiques depuis le début de la finale londonienne.
    Elles nous valent hélas les dithyrambes de Pascal Droz sur les exploits du génie, histoire d’excuser ses récentes vilaines prestations. En rappelant à l’envi ses quinze Grands Chelems, ses quatre grosses victoires de la saison, la récupération fantastique de sa couronne mondiale et la conservation prodigieuse d’icelle.
    C’est déjà plombant d’entendre l’as des as nous répéter en boucle à quel point il se trouve génial! Encore qu’il ait implicitement reconnu ses limites, en évoquant celles, au contraire infinies, de Juan Martin.
    De la frime, prétendent les esprits chagrins. Depuis l’affaire des matches truqués, ils ne peuvent s’empêcher, à la lumière d’un tie-break un brin insolite, de soupçonner de petits arrangements pas catholiques entre amis pour plumer l’Ecossais.
    Ridicule. Et je ne dis pas ça parce que le phénix a jugé très dur pour la belette de rentrer au terrier sur un jeu. Il y a juste quelque chose d'extraordinairement e surréaliste à imaginer le tennis aussi corrompu que le foot!
    De surcroît. c’est oublier les difficultés récurrentes du Bâlois contreles Argentins. Rappelez-vous Nalbandian, longtemps sa bête noire en dépit d’une disgracieuse surcharge pondérale.
    Il me suffit de songer aux problèmes posés par ce garçon aussi large que haut et plus rond qu’un tonneau, pour évaluer les futurs déboires du Maître face à l’agilité diabolique et les coups d'assomoir de l’asperge hyperfit du circuit!
    A part ça, deux joueurs me font de la peine dans ce Masters. Nadal évidemment, triste pitbull anémique réduit à jouer les chihuahuas de salon. Sans oublier Davydenko le mal aimé, privé de raquette par son sponsor. Et je redoute le pire côté fringues. Surtout qu’avec ses bermudas trop courts et tout froissés, le Poutine du tamis a constamment l’air de sortir d’une machine à laver!

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  • Henry, roi de la paluche en folie!

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    La polémique enfle, les internautes se déchaînent, mais ce qu’on en retient est très clair. D’accord, c’est le match de la honte, tant pis on s’en balance, on va en Afrique du Sud. Merci Thierry! Même si, je l’admets, certains ouvraient le champagne après le but irlandais, rêvant que les Verts allaient les débarrasser de Domenech et de sa bande de bouffons.
    Ces illuminés devraient pourtant savoir qu’à quelques exceptions près, les Bleus ont le cul bordé de nouilles. Du moins quand il s’agit de se qualifier. Ensuite évidemment, il n’y a plus que les nouilles…
    Notez qu’ils seront bons à prendre. Ce ne serait donc pas
    une mauvaise chose, pour les Suisses, que de retomber contre eux comme en Allemagne. Rien que pour contempler la bouille excédée de Raymond qui nous déteste, je ne dirais pas non. Sauf que jouer contre ces fripouilles serait en dessous de la dignité des Helvètes. Eh oui, ils ont un rang à tenir depuis que leurs cadets sont champions du monde.
    A part ça, une chose est sûre. Eric Besson n’a plus besoin de se casser la tête avec son débat pourri sur l’identité nationale. Elle est désormais connue: le Français est un tricheur! Du coup, Brice Hortefeux se frotte paraît-il les mains, à l’idée exaltante d’une éventuelle diminution des candidats à l’immigration.
    Le plus drôle cependant, c’est d’entendre Sarko botter piteusement en touche, sous le fallacieux prétexte qu’il ne veut pas se substituer à l’arbitre ou aux instances du foot. Le pompon pour l’hypermaniaque de l’interventionnisme, avouez!
    En ce qui me concerne, je ne vous raconte pas mon soulagement en pensant à la présence des Tricolores au Mondial. Que deviendrais-je sans mes guignols préférés, surtout flanqués des irrésistibles spécialistes hexagonaux du crampon?
    Je reconnais toutefois que j’éprouve de la pitié pour ce malheureux Thierry. Dire qu’il aurait pu se retirer la tête haute et qu’il va dorénavant lui falloir vivre jusqu’à la fin de ses jours avec cette étiquette affreusement humiliante de roi de la paluche en folie!
    A chacun sa tache indélébile dans cette quête du Graal, me rétorquerez-vous. Mais à tout prendre, je crois qu’il vaut mieux se laisser ignominieusement battre par le Luxembourg, que de faire grossièrement main basse sur un ballon au vu et au su de la planète.
    Hormis l’arbitre. Et Domenech qui joue les imbéciles heureux. Imaginer une seconde qu’il regardait ailleurs à ce moment précis, équivaut carrément à plaider la folie passagère pour un tueur en série…

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  • Du paradis africain à l'enfer parisien...

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    Quand je songe qu’il faut se rabattre sur des mômes de moins de dix-sept ans pour nous booster le quotidien! En tout cas une chose est sûre, les poules auront des dents avant que leurs aînés nous fassent vivre un truc pareil.
    Hitzfeld en personne n’a jamais autant vibré qu’en regardant évoluer les Rougets. A mon avis, il devrait carrément les emmener en Afrique du Sud. Avec eux, il aurait éventuellement l’ombre d’un vague espoir de passer le premier tour…
    Mais ne tuons pas les poussins dans l’œuf, d’autres s’en chargeant hélas déjà, en les élevant au rang de stars planétaires. Sans aller aussi loin, j’avoue qu’ils me consolent de la nouvelle mortifiante défaite de la légende à Bercy. Même si je m’y attendais depuis ses grossiers ratages à l’US Open et à Bâle.
    L’as des as pourra d’ailleurs dire adieu au Masters et à sa couronne mondiale, s’il continue à juger indigne de se défoncer à mort sur un court. Surtout contre des besogneux transcendés par l’enjeu.
    Certes Benneteau aurait pu éviter d’humilier Sa Grâce, juste histoire de se faire un souvenir inoubliable, pour s’écraser bêtement au tour suivant. Mais je préfère que l’outrage vienne de lui que de Monfils. Hormis quelques commentaires flatteurs, les spécialistes du cru étaient tellement surpris par l’exploit du brave Julien, qu’ils se sont montrés d’une rare sobriété. C’eût été Gaël, on n’avait pas fini de les entendre.
    Personne n’a pourtant de quoi se frotter le ventre. Car si Paris a son Parc des Princes, Bercy a son Open des pinces! Moi qui me gaussais du niveau abyssal du tennis féminin, ce n’est pas mieux chez les hommes.
    Federer, Murray, Davydenko à la trappe. Jusqu’à Nadal, qui manque singulièrement de mordant. Mais pour le malheur de Rodgeur, le pitbull aux canines émoussées s’en est sorti deux fois  par les poils. Seul Tsonga, le Wawrinka des Tricolores, ne lui a pas posé problème.
    Remarquez, j’ai l’impression que l’Hexagone s’en balance un peu, de la raquette, face à la rencontre capitale qui se joue
    ce soir en Irlande. Pas tant évidemment pour le sport que pour les pépettes. Sur ce plan, la Berezina c’était de la roupie de sansonnet à côté d’une élimination au Mondial. Rien qu’à TF1, elle coûterait la bagatelle de soixante millions d’euros.
    Je ne vous raconte donc pas la trouille générale de voir la France se planter. Même si, selon Deschamps, les Bleus sont très supérieurs aux Verts. L’inénarrable pense même qu’ils ont conscience de l’importance du rendez-vous… Imaginez que certains se plaignent de l’incompétence de Domenech!

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  • Quand le rêve tourne au cauchemar

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    Et voilà c’est la cata, la fiesta qui finit en eau de boudin, bref le rêve qui tourne au cauchemar. Pas grand-chose à dire d’autre suite à cette calamiteuse aventure bâloise. Sinon qu’il y a des moments où  je me demande bien comment Sa Grâce a réussi à devenir numéro un mondial et gagner quinze Grands Chelems.

    Surtout en la regardant patauger pareillement en finale d’un tournoi aussi mineur. Et se faire éliminer sans gloire en trois coups de cuillère à pots face à un joueur qui a non seulement été menacé en quarts de finale par… Wawrinka et en demi  par… Stepanek, mais qui semblait de surcroît souffrir du dos.

    Ce qui  m’étonne le plus pourtant , dans cette affaire, ce sont les commentateurs de la TSR, qui n’ont absolument rien vu venir, comme d'habitude. C’est quand même fou de la part de nos spécialistes du tamis, qui n’ont par ailleurs cessé de se pâmer à chaque coup de raquette de la légende.  En plus ils s’y sont mis à deux pour nous raconter plein de sornettes. Du genre : «Si Djokovic entend gagner ce match, il faut qu’il le fasse en deux manches. Parce que si Rodgeur l’entraîne dans un troisième set, ça va devenir dur pour lui… »

    Plus stupide encore de la part de nos prétendus experts,  s’étonnant d’un certain manque de vivacité du phénix .: «J’ai trouvé qu’il bougeait bien toute la semaine. Ah oui? Et contre qui? C’est sûr qu’affronter quatre nobodies classés au-delà de la cinquantième place, ne doit pas franchement affecter des masses votre liberté de mouvement!

    Il reste à imaginer, pour expliquer ce mortifiant revers,  que ses jumelles ont tenu l’as des as éveillé toute la nuit précédant le match. Sinon je ne vous raconte pas mes affres existentielles en ce qui concerne son parcours parisien. Parce que mon seul espoir pour l'instant, c’est de le voir éventuellement se retrouver en huitièmes de finale dans la mesure où, cette fois, c’est lui qui devrait avoir en principe ce cher Stanislas sur sa route…

     

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  • Bâle, une finale de rêve pour un plateau minceur!

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    Bâle aura donc dimanche sa finale de rêve. Alors vous pensez bien que les organisateurs  se tapent follement sur le ventre en ululant de bonheur à cette réjouissante perspective. Il paraît même que la chose n’aura jamais été aussi relevée.

    Je suis évidemment contente pour eux. Sauf que c’est juste la moindre  des choses, étant donné le plateau minceur proposé.  Le simple fait que trois Suisses se soient retrouvés en quarts de finale en révèle long sur la qualité des participants qui,  à part les deux têtes de série,  pointaient tous au-delà de la dixième place. Avec une majorité au-delà de la vingtième, voire de la trentième. Et je m'arrêterai là par charité chrétienne. Il eût été dès lors carrément bizarroïde que Djokovic c et Federer ne parviennent pas à aller  jusqu’au bout.

    A commencer d’ailleurs par Sa Grâce qui n’a pas franchement eu à se défoncer. Imaginez le boulevard pour  la légende du tamis, qui n’a trouvé sur sa route que des troisièmes couteaux, pour ne pas dire davantage, entre Olivier Rochus,  Andreas Seppi, Evgeny Korolev, issu des qualifications de surcroît, et son pote Marco Chiudinelli. Mignon comme tout, mais pas du vingt-quatre carats dans le domaine... 

    Certes l’autre Bâlois a eu le grand mérite de se défaire de Philip Kohlschreiber, beaucoup mieux classé que lui. Ensuite, c'était du beurre. Notamment  face au malheureux Richard Gasquet. Avec coke ce n’est déjà pas terrible pour le Biterrois. Sans coke, c’est carrément l’enfer.

    Côté Djokovic qui a eu, je l'admets, un poil chaud contre Radek Stepanek, ce fut  encore plus facile. Outre Andreas Beck et Jan Hernych, le schtroumpf a déniché le supercadeau bonus. En l’occurrence Wawrinka, qui nous joue décidément de plus en plus la Patty Schnyder du circuit masculin, avec ses errements coupables sur le court. J'ai de ces fulgurances visionnaires, lorsque je regarde évoluer le Vaudois, c'est terrifiant! La preuve. Il a suffi que ce pauvre Stanislas se fasse remonter au huitième jeu du deuxième set pour que sa défaite m’apparaisse inéluctable. Quand je pense que certains le prétendaient rassuré sur son état parce qu’il avait réussi l’insigne exploit de se débarrasser d’Ivan Ljubicic au premier tour!

    Enfin, heureusement  qu’il y a Ernesto Bertarelli et ses appels folkloriques au patriotisme, et surtout Mc Sornette pour me mettre en joie. Vous avez peut-être lu que le manager des Vernets et Gérard Scheidegger, directeur général du Lausanne HC , qui avait accusé Big Mac de lui avoir flanqué une rouste, n’ont pas pu se mettre d’accord. Et iront donc au tribunal. Ce qui a fait dire à «W» qu’il ignorait ce que serait la prochaine étape. « Mais  ceux qui me connaissent savent que je n’ai jamais peur de l’étape suivante». Décidément impayable, le boss genevois. En revanche ça peut lui coûter. L’une des dernières fois où il a raconté ça, il a dû verser plus d’un demi-million de francs à Gian-Marco Crameri, subitement devenu indésirable et trop cher…

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  • L'époustouflant décor de Sport dimanche

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    J’espère que vous avez apprécié le nouveau décor époustouflant de Sport dimanche à la TSR! Qu’est-ce qu’ils nous ont bassinés avec cette affaire, lui donnant des proportions quasi planétaires. A croire qu’on allait découvrir un espace plus géant que le dernier bateau de croisière maousse, avec ses piscines, sa patinoire, sa chapelle, ses lofts et ses boutiques de luxe.
    «Much Ado About Nothing», disait Shakespeare. Et d’un provincial, je ne vous raconte pas. D’autant que pour le coup, on a eu droit à des oreillettes dérangeantes, des ennuis avec le son et des interlocuteurs à la dérive à l’autre bout du fil.
    Le seul élément remarquable de la soirée c’était Federer, plus gendre idéal que jamais avec son cachemire gris perle et son allure ripolinée d’Apollon sortant de l’onde. Une grâce à vous flanquer des frissons.
    En revanche, ce qui n’a pas changé, c’est la muflerie avec laquelle Pierre-Alain Dupuis, trop occupé à lécher les bottes de «Rodge», surnom propre à dévoiler son intimité avec le champion, a expédié la première victoire importante de la pauvre Timea Bacsinszky.
    A part ça, vous savez sans doute que les fans se désespèrent à l’idée qu’Agassi avait porté une perruque péroxydée et d'était shooté. J’avoue que je ne suis pas spécialement surprise. Je lui ai toujours trouvé un petit côté halluciné à Dédé, avec ses yeux ronds. Surtout au cinquième set. On me dirait qu’il a bu plusieurs fois dans le verre de son assistant que je le croirais.
    Bref, le monde de la raquette est aux cent coups. Non pas tant parce que le Kid de Vegas a pris du crystal meth tandis que l’ATP, prétendument dupée, regardait ailleurs. Mais du fait que cet ahuri s’est senti obligé d’aller le crier sur les toits, jetant ainsi la suspicion sur ses ex-potes. Tout ça pour mieux vendre son bouquin sous prétexte de soulager sa conscience. J’avoue que c’est effectivement plutôt moche.
    En tout cas, une chose est sûre, les Servettiens, eux, ne se droguent pas. Ou alors il faudrait vérifier d’urgence la composition du produit. Mais je plaisante alors que l’angoisse domine, certains se demandant si les Grenat n’ont pas visé trop haut cette année…
    Cela ne semble pourtant pas être l’avis de l’entraîneur Alves, qui a décelé les prémisses d’un progrès à l’entraînement après la défaite. Drôlement encourageant, même si on s’éloigne considérablement de ses rodomontades d’il y a huit jours, où il nous racontait sans rire qu’il avait pour mission d’amener Servette en Super League.
    C’est un peu comme si Radio Cité avouait viser l’audience d’Europe-1. Encore que ce soit presque moins loufoque!

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  • Et si Cuche pensait à utiliser sa tête...

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    Toutes affaires cessantes, il faut que je vous entretienne d’un sujet absolument capital. J’avoue avoir parfois reproché aux Français leur chauvinisme effréné. Je sais, nous autres Helvètes n’avons qu’à balayer devant notre porte. Là n’est pourtant pas la question.
    Tandis que nous campons sur notre nationalisme crasse, nos chers voisins, eux, seraient en réalité d’incurables romantiques! Raison principale pour laquelle ils n’acceptent pas les échecs de leurs champions et supportent difficilement de ne pas posséder un représentant, au moins, dans un sport roi.En l’occurrence la Formule 1.
    Littéralement renversant! Rassurez-vous cependant, j’attends de voir dans la mesure où j’ai découvert la chose lors d’une émission d’après-course, animée par l’insupportable et prétentieux Denis Brogniart, champion planétaire du caquet jamais rabattu. C’est au point qu’à côté de lui, Fabrice Jaton frise carrément l’aphasie.
    Je plaisante. Ce serait un drame, avec le lancement de la saison de ski à Sölden. D’autant qu’à en juger par une interview au Télétexte, cela semble bien parti pour la flèche des Bugnenets, qui vise donc l’or à Vancouver. De quoi booster follement le débit de Sa Logorrhée.
    Evidemment, comme le Neuchâtelois le dit lui-même, ce n’est pas dans la poche. Faudra cravacher dur, et encore rien n’est sûr. J’approuve. Non pas parce qu’il s’agit d’un grand modeste qui a appris à se contenter de peu malgré des efforts constamment renouvelés. Le contraire en somme de l’insatiable et concupiscent Rodgeur, plus furieusement accroché à ses records qu’un chien à son os, ou Nadal à son string!
    Pour preuve, une seule petite médaille d’or en quatre participations aux Jeux olympiques suffirait amplement au bonheur de notre as de la latte.
    Le problème, c’est sa bizarre stratégie pour y parvenir. Jugez plutôt: «Toutes les courses que je peux aller chercher, je dois les avoir en main, sinon je ne peux pas les gagner»… Etonnant de la part d’un skieur, non? Mais figurez-vous que ça paraît aussi assez compliqué pour lui question nougats. «Ce général, je l’avais tellement dans les pieds que j’ai trop poussé.» Mince alors! Et il y a plus rageant: «A Sölden j’ai souvent eu l’impression que je l’avais sous les pieds.»
    D’où je vous laisse imaginer le palmarès, si d’aventure ce brave Didier avait songé à utiliser sa tête. Il est encore temps.
    A part ça, j’ai de sacrés soucis. Kim Clijsters battue à plate couture par Patty Schnyder après avoir gagné l’US Open, voilà qui vous donne une
    terrifiante idée du déclin
    abyssal du tennis féminin…

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  • Les Suisses? Les Servettiens du Mondial!

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    Et dire que cette qualification pitoyable fait rêver le pays ! J’avoue que j’avais du mal à en croire mes yeux en découvrant qu’après avoir réussi le nul le plus nul de chez nul, la Suisse a, depuis mercredi dernier, le format mondial. Sans compter que pour m’achever, certains n’ont pas hésité  à la placer en finale. A l’image du duo de choc Kuhn-Pont, clamant bêtement tous azimuts en 2008 qu’elle allait gagner l’Euro.

    D’accord, il vaut mieux lire ça qu’être aveugle, mais quelque part ça flanque la honte. A se réjouir vivement que Sa Logorrhée Jaton reprenne du service sur le front de neige, histoire de se mettre enfin du vrai sport sous la rétine.

    Bon, je l’admets, un ou deux spécialistes s’interrogent sur la valeur des Rouges, allant jusqu’à évoquer, audace insigne, un cheminement relativement inquiétant dans l’ensemble.

    Cela ne les empêche cependant pas de les imaginer grandir encore. Sauf qu’étant donné leur taille actuelle, il leur faudra drôlement en boulotter, de la soupe, pour espérer y arriver dans les temps! Et je ne vous raconte pas les doses maousses de potion magique que le sorcier Hitzfeld sera contraint d’y ajouter pour que ses nains poussent subitement tels des champignons après la pluie.

    En tout cas, je suis sûre d’une chose. Si je n’arrive toujours pas à comprendre comment les besogneux d’Ottmar ont décroché leur billet pour l’Afrique du Sud, je n’ai en revanche aucun doute sur la durée fort limitée de leur futur séjour. Du coup inutile de préciser que s’ils veulent avoir la chance de rencontrer des lions, ils seront forcés d’organiser un safari !

    Rien de plus normal me rétorquerez-vous, nos malheureux footeux étant à la hiérarchie du crampon planétaire ce qu’un tracteur est à une Ferrari, Wawrinka à la raquette internationale, voire Servette au ballon helvétique.

    Quoique ce soit limite insultant, dans la mesure où notre Manchester United vient de dénicher son Alex Ferguson en la personne du Portugais Joao Alves. Lequel affirme avec force avoir une seule direction, la victoire. Dément, non ? D’ici à ce que les purs-sangs du ponte Pishyar rejoignent la Super League et nous remportent le championnat les doigts dans le nez, il n’y a décidément qu’un pas.

    A part ça, vous savez certainement que Maradona, en manque de sexe pour avoir arrêté la coke, a lancé un vibrant appel à la fellation aux journalistes argentins qui l’ont traîné dans la boue, suite au parcours calamiteux de son équipe. A mon avis pourtant, les candidats ne vont pas se bousculer au portillon. La pauvre Diego devra donc se contenter de la main de Dieu…

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