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Les pieds dans le plat - Page 34

  • Dupuis-Wawrinka, même combat!

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    Absolument confondante. Je veux parler de la nouvelle performance à l’antenne de Pierre-Alain Dupuis, encore plus calamiteuse que celles de Wawrinka dans ce quart de finale de Coupe Davis à Logrono. Qu’il s’agisse de son double avec Allegro (certes le Valaisan est loin d’être un cadeau) et surtout de son deuxième simple. Où, non content de jouer comme un pied, il cassait stupidement sa raquette pour précipiter sa chute.

    Ce qui n’a pas empêché la Perruche  de nous bassiner pendant deux sets avec les réelles possibilités de Stanislas de venir à bout de Ferrer, adversaire à son avis nettement plus besogneux que talentueux. Un métronome sans armes offensives, lâchait-il avec mépris. S’offusquant par ailleurs des méchantes remarques de certains internautes à l’égard de son poulain, il allait jusqu’à déclarer que ce dernier  répondrait  à ses détracteurs iniques par ses coups, dont seuls les plus brillants naissaient de sa raquette magique…

    Ben voyons. Car  évidemment  le Vaudois, prétendument capable du meilleur, nous a offert le pire à son habitude. Et en le voyant se liquéfier piteusement sous les assauts furieux de l’Espagnol, PAD, s’interdisant toutefois un quelconque reproche à l’égard du malheureux, ne tardait pas à devoir déchanter. Forcé de se rétracter, il se vantait du coup de sa redoutable perspicacité des débuts des hostilités, quand, de conserve avec son consultant également assez folklorique dans ses analyses, il affirmait cultiver quelques doutes sur les chances des Helvètes de battre les Espagnols!

    Surtout sans Federer, se permettait-il audacieusement d’ajouter. Mais, terrorisé à l’idée d’avoir osé émettre un jugement vaguement défavorable à Sa Grâce,  il s’empressait de corriger cette vilaine impression. On ne va pas critiquer les choix de Rodgeur, le meilleur joueur de tous les temps avec une carrière personnelle à mener, se justifiait-il sottement. 

    Eh bien oui, justement, je les critique les choix du Bâlois. Vivement en plus. Et ne venez pas me causer de son infection pulmonaire. Même sans, il n’aurait pas daigné participer. Alors, je vous le demande, à quoi cela sert-il d’être une légende si on refuse aussi systématiquement qu’égoïstement de venir aider ses camarades à écrire une petite page d’histoire?

     

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  • Record de médailles d'or? Dire qu'il a fallu attendre 2010!

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    Six médailles d’or au moment où j’écris ces lignes. Et c’est du lourd, avec Didier Défago roi de la discipline reine, Simon
    Ammann caracolant désormais dans la légende aux côtés de Federer (Sa Grâce a d’ailleurs fait part de son émotion), ou Michael Schmid, pionnier en skicross. Sans oublier, cerises sur le gâteau, Carlo Janka et Dario Cologna.
    De prime abord, de quoi se taper sur le ventre en se congratulant follement. D’autant qu’il s’agit du record des records depuis l’aube de l’humanité. Je l’admets, ce n’est pas mal. Mais très franchement, pas non plus extraordinaire. Moi, ce qui m’épate vraiment dans l’affaire, ce n’est pas qu’on les ait décrochées ces breloques, mais le temps qu’on a mis pour y parvenir!
    En d’autres termes, c’est la moindre des choses. Et sans vouloir enfoncer le clou en m’étalant sur les grotesques pronostics de nos rigolos de l’antenne, il en manque un sacré paquet de ces précieuses décorations. Et je ne cause même pas, tant les carottes étaient cuites, des deux que devait rafler l’arrogant Didier Cuche, entré lui à reculons dans l’Histoire pour avoir lamentablement raté ses JO.
    Car il y a plus inquiétant. Outre un crouille bronze en combiné masculin, un autre en boardercross féminin, tintin chez ces dames en curling et en spatule alpine. La dèche également en relais, half-pipe, ski acrobatique, patinage ou bob à deux. Toutes disciplines qui allaient pourtant faire briller de mille feux le sel de la terre helvétique.
    Cela dit, je nous estime mieux lotis que les Français, donnant encore davantage dans le cocorico pathétique pour avoir gagné l’essentiel de leurs palmes dans le très militaire biathlon.
    Confirmant, s’il en était besoin, le chauvinisme exacerbé qui ronge planétairement les cerveaux selon l’origine de leurs propriétaires à chacune des grand-messes sportives.
    Ce dont ne semble pas être toutefois conscient Frédéric Scola, à qui j’attribuerais le «vancouver» du plus stupide commentaire de la quinzaine olympique.
    Suite au triomphe des hockeyeuses canadiennes face aux Américaines, il a déclaré en substance que cette victoire avait permis au pays de laisser éclater sa fierté nationale, dont les journaux s’étaient repus d’un bout à l’autre de l’Etat.
    Parce qu’ailleurs non, c’est bien connu.Quand on gagne des médailles, on les cache soigneusement sous le tapis pour que personne n’en parle. Surtout en Suisse et à la TSR, ai-je remarqué…

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  • Cuche out, la Suisse poursuit sa descente!

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    A l’image de Bertarelli à Valence, c’était couru d’avance. Pirmin Zurbriggen a eu beau décréter, façon pub L’Oréal, «Didier Cuche parce qu’il le vaut bien», le guerrier au pouce cassé s’est à nouveau méchamment planté. Comme ses trois potes. La honte en somme. Du coup, Sa Logorrhée Jaton en était quasi coite.
    Bref côté médailles, la Suisse poursuit, elle, sa descente. Pas de quoi redonner des couleurs aux spécialistes de choc de la TSR de plus en plus pâlichons avec leurs pronostics ridicules. Le plus saugrenu étant quand même celui de Jean-François Rossé mardi dernier, hissant les hockeyeurs suisses en demi-finale après avoir prévu une victoire sur des Etats-Unis épuisés par leur championnat!
    Une vingtaine de breloques nous annonçaient donc nos comiques. Dont une quinzaine rien qu’en ski, hommes, femmes et disciplines confondues. Sans oublier les planches.
    Inutile de préciser qu’on sera très loin du compte, même si Cologna se défonce et qu’Ammann se transcende. D’autant que le bob à deux ne fera sans doute pas l’appoint vu les forfaits des meilleurs.
    A mon avis, les athlètes y arriveraient mieux si les commentateurs cessaient de se comporter en agents de leurs idoles. En groupies dénués d’objectivité. Et je ne vous parle pas uniquement de Pierre-Alain Dupuis, privé de son consultant et tentant de saisir le pourquoi du comment dans une partie de curling masculin hachée par des coupures d’images. En pleine nuit de surcroît…
    Au hasard, je prends le programme libre de Lambiel. Alors que le spectateur lamba avait compris que le Valaisan ne monterait pas sur le podium bien avant d’entendre son entraîneur lui dire qu’il avait été un peu lent, le duo Blattner/Monod patinait dans la semoule. S’échinant sottement à la jouer méthode Coué, en se persuadant que Stéphane n’avait commis aucune erreur et conservait des chances de médaille si les juges avaient les yeux en face des trous.
    On se pince! Après avoir volé l’argent aux championnats d’Europe, c’eût été le comble qu’il quittât Vancouver ne serait-ce qu’avec du bronze, pour une prestation qu’il a personnellement jugée quelconque.
    A ce propos, le mea culpa semble mode dans le domaine. Je ne sais pas si vous avez entendu Brian Joubert. Moi qui le trouvais tête à claques, il m’a bluffée en estimant normal d’être qualifié de «petit con».
    Un exemple à suivre pour la flèche des Bugnenets, n’hésitant pas à se traiter d’idiot, mais vouant aux gémonies ceux qui se permettent de l’écrire!

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  • La déculottée du golden boy des mers...

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    Et voilà. Je vous l’avais dit, samedi dernier, que je n’y croyais pas à la victoire d’Alinghi avec Bertarelli à la barre. Même si je ne m’attendais pas à une déculottée pareille de notre golden boy des mers. Ce qui rendait plus grotesques les commentaires oiseux du duo comique de la TSR, l’espoir encore chevillé au corps à cinq mètres de l’arrivée pour Oracle!
    Ce revers humiliant ne change évidemment pas grand-chose, bien au contraire, à cette compétition rasoir, la plus barbante même de la planète après une course de Formule 1.
    A part s’extasier quelques minutes sur la beauté des images, suivre pendant des plombes les évolutions de ces hippopotames géants, plus effarouchés qu’une vierge à la moindre saute de vent ou de vagues, je ne vous raconte pas le puissant somnifère! Et non seulement on s’ennuie à cent sous l’heure, mais ce sont Ernesto et Larry qui touchent le pactole.
    Décidément, il ne faut pas manquer d’air pour oser appeler cette guignolerie la 33e Coupe de l’America! Car passer d’une bataille homérique de quatre mois avec douze bateaux à un ridicule combat de coqs de trois jours, voire moins, entre les papas superfriqués de mégatrimaran et de gigacatamaran, ça craint un max.
    C’est un peu comme si les deux représentants au sommet de chaque discipline décidaient de s’attribuer un titre de champion en disputant trois épreuves dans leur sport respectif, laissant dédaigneusement les nazes en découdre à l’occasion de rencontres mineures.
    Mais je ne sais pas pourquoi je m’énerve autant, dans la mesure où cet affrontement maritime au rabais n’intéresse personne, comparé à la folie qui avait gagné les Helvètes lors des précédentes éditions.
    A commencer par les fans de voile estimant que ce n’est pas du sport, juste du business. Et n’hésitant de surcroît pas à déclarer que le côté «honorable» de la Coupe s’est envolé. D’ici à parler d’indécence…
    Reste à souhaiter que cette défaite mortifiante d’Alinghi ne va pas peser sur les chances de médailles des Suisses à Vancouver. Parce que là aussi j’émettais des doutes quant au nombre d’icelles. Et je n’étais guère rassurée en entendant les pronostics carrément déments des rigolos du «Café des Sports», qui ne nous en annonçaient pas loin d’une vingtaine.
    Après Simon Ammann, réponse ce soir avec Didier Cuche, le guerrier au pouce cassé promis au titre d’éclair des Bugnenets. Au cas où, il n’y aurait franchement rien de très extraordinaire pour celui qui passe, depuis trois ans, pour le meilleur descendeur du monde.

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  • Melbourne côté garçons, un tournoi de filles!

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    Evidemment, on évoque l’année du Grand Chelem pour Federer après son nouveau triomphe à Melbourne. Lui affirme en revanche que ce n’est pas son but premier. Ni d’ailleurs de tenir au sommet de la hiérarchie plus longtemps que Pete Sampras. Du coup, s’il n’est plus accro aux records, je me demande ce qui l’empêche, à part son petit confort égoïste, de jouer la Coupe Davis. Là franchement je le trouve d’un décevant, le mythe!
    Bref. Pour en revenir à ses éventuelles futures victoires, elles ne seront pas toujours aussi faciles à décrocher que sur le Central australien. Car dans le fond, il avait tout du tournoi de filles côté garçons, cet Open chez les kangourous. Et encore est-ce carrément injurieux envers les dames, Serena Williams ayant éprouvé infiniment plus de peine à empocher son douzième titre que Sa Grâce le seizième.
    La preuve. Une vague alerte au premier tour contre Andreev, une autre un poil plus sérieuse en quarts face à Davydenko, avant que le métronome russe ne se dérègle fort opportunément. Si j’ajoute un top 5 décapité avec Nadal et Djokovic prématurément hors service, la conclusion s’impose: la légende n’a pas vraiment dû forcer son talent pour enlever le morceau.
    Particulièrement face à Andy Murray. Quand je pense que je m’en faisais une montagne, de l’Ecossais!
    Loin de l’Everest hélas, la belette, déjà victime du syndrome Roddick, a piteusement regagné son terrier, à l’issue d’une rencontre qui s’est en somme résumée à un tie-break. Haletant certes, mais cela reste bien court pour parler d’une finale de rêve. En entendant le maestro clamer tous azimuts, de concert avec des experts handicapés de la rétine, qu’il a produit le match de sa vie, c’est dire mes inquiétudes.
    Pas autant, je l’admets, qu’à l’égard des Helvètes aux JO de Vancouver. Même s’ils se déplacent en masse au Canada. Cent quarante-six. Il n’y en a jamais eu autant. Comme si la quantité remplaçait la qualité. Il suffit pourtant de se référer aux derniers résultats de certains de nos cadors des neiges, pour ne pas avoir l’espoir trop chevillé au corps!
    Les pontes de Swiss Ski n'en tablent pas moins sur une douzaine de médailles, sinon davantage. Mais j’y crois aussi peu qu’à la possibilité du Grand Chelem pour «Rodgeur», aux chances des Aigles de McSornette de gagner le championnat, voire à celles d’Alinghi de remporter son duel contre Oracle dès lundi à Valence, avec le bel Ernesto Bertarelli à la barre…

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  • Menace de tsongamania écartée

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    Tant va le Cuche au piquet qu'à la fin il se casse un pouce, hélas. Très inquiétant pour Vancouver. Pendant ce temps, Janka pétouille et Défago merdouille. Très inquiétant pour Vancouver. Si ça continue, les Français vont finir par avoir raison. Alors que les Suisses trustaient les podiums au début de la saison, nos chers voisins de méchante humeur remarquaient que les Helvètes étaient prêts trop tôt. Eh oui, rien ne sert de courir…
    En revanche je me faisais du souci pour pas grand-chose en pensant que le Mohammed Ali des courts avait des chances de boxer le Maître, au point de le bouter hors du ring en demi-finale à Melbourne.
    Et que du coup, étant donné les dithyrambes logorrhéiques dans les médias hexagonaux après la victoire de leur idole contre Djokovic, je me retrouverais face à une poussée massive de tsongamania.
    Je l’avoue, je ne cesse d’imaginer le pire en ce qui concerne Sa Grâce. Histoire de conjurer le mauvais sort, je suis allée jusqu’à écrire mon angoisse de regarder tomber la couronne du roi.
    Remarquez, elle risque encore de vaciller sous les coups de Murray. Les morsures de la belette écossaise peuvent se révéler redoutables, et l’as des as nous a donné de bonnes raisons de douter de lui ces derniers mois.
    Rebelote d’ailleurs en Australie. Sans parler des frayeurs qu’il nous a causées au premier tour, je vous mets au défi de me dire que vous n’avez pas songé à l’issue fatale en regardant «Rodgeur» se laisser piteusement ballotter pendant une heure par Davydenko. Et vous aurez beau prétendre le contraire, je ne vous croirai pas.
    Bref. Pour en revenir à ce brave Jo-Wilfried, il était évident qu’il ne possédait pas les armes pour devenir la nouvelle bête noire du phénix. La preuve: il n’a réussi qu’à battre, en cinq sets laborieux qui plus est, un Serbe fortement diminué, victime de crampes et quasi prêt à restituer son petit déj’ en public.
    Des nausées qui ont provoqué les sarcasmes de Tsonga. Sous-entendant que Novak se portait non seulement très bien, mais avait l’habitude de jouer les malades imaginaires depuis des années. Franchement odieux, non?
    Enfin mieux vaut en rire. A cet égard, je suppose que vous êtes au courant de la dernière pantalonnade de Bode Miller. Ayant tâté de la raquette dans sa jeunesse et désireux d’oublier ses résultats calamiteux dans la spatule, il a donc l’intention de participer aux qualifications pour l’US Open.
    En lisant ça, il m’est venu une idée. Et si Wawrinka se mettait au ski?

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  • Deux podiums, une médaille et...Wawrinka

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    J’aurais mauvaise grâce à chipoter sur ces deux podiums helvétiques en super-G. Particulièrement sur celui de Didier Cuche. Sauf qu’en considérant la globalité des choses, il était grand temps j’estime, pour la flèche des Bugnenets, de s’illustrer enfin après ses calamiteux ratages de janvier.
    En ce qui concerne les filles, je me permettrai un bémol supplémentaire. Sans même parler des pitoyables chutes des deux meilleures, il s’agissait, si je ne m’abuse, de l’unique top 3 de l’hiver pour Fabienne Suter. Qu’il faut en outre aller chercher à la… treizième place du classement général, ses congénères pointant encore bien plus loin.
    Pire, l’ensemble de ces dames, dont Marc Brugger ne cesse de vanter les multiples talents, sont à quelque mille points des Autrichiennes. Lesquelles, selon lui, se traînent assez misérablement depuis le début de la saison… Autrement posé, le commentateur le plus bavard après Sa Logorrhée Jaton a beau frétiller d’aise en évoquant les Suissesses, je ne les trouve pas franchement transcendantes.
    A l’image de Lambiel, dont le programme libre fait délirer les spécialistes, mais qui, à mon avis, doit d’abord sa médaille d’argent à l’extrême mansuétude des juges. Comme l’a d’ailleurs prouvé l’intense stupéfaction de l’intéressé à la découverte de ses excellentes notes. J’avoue ne pas être spécialement fan de cette tête à claques de Brian Joubert, mais je comprends qu’il l’ait eue drôlement mauvaise en agitant sa malheureuse breloque de bronze lors de la photo de famille!
    Vous me rétorquerez que les pirouettes de Stéphane sur la glace estonienne ont une autre allure que les évolutions laborieuses de Wawrinka sur les courts australiens.
    Je l’admets. En dépit de son succès dans le premier set, j’ai immédiatement constaté ses limites criantes face à Marin Cilic. Le seul à ne pas s’en rendre compte, c’était évidemment Pierre-Alain Dupuis. Aussi ridicule que son collègue d’Eurosport, nous assénant ses certitudes sur la victoire finale de Kim Clijsters à Melbourne avant qu’elle se laisse désintégrer par Nadia Petrova, la Perruche caquetait à tort et à travers à propos du Croate. Un client certes intéressant mais tout à fait à la portée de Stan, affirmait-il un rien dédaigneux.
    Alors que le Vaudois est décidément aux Grands Chelems ce que les Journées de Soleure sont au Festival de Cannes, et au tennis en général ce que le cinéma suisse est à Hollywood. Il manque singulièrement de moyens…

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  • Le mythe face à une attaque de mites!

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    Si ça continue comme ça, je n’aurai plus que McSornette et ses ouailles pour me remonter le moral. Parce qu’au niveau national, quel catastrophique début d’année pour nos « champions ».. Où qu’on se tourne. Bon d’accord, ces dames n’ont pas eu la latte trop triste ce week-end. En revanche, nos cadors de la spatule n’en voient quasiment plus une après les tombereaux d’orchidées sous lesquels les médias les ont noyés après leur démarrage canon.

    Et ce n’est pas Sa Logorrhée Jaton qui va y changer grand-chose avec sa sempiternelle méthode Coué. Non seulement il les voit constamment tout gagner, mais il n’a pas hésité à qualifier Zurbriggen de génie. A se demander où il a les yeux. D’autant qu’il a fallu l’annulation du géant d’Adelboden pour effacer la vingt-cinquième place en première manche de ce brave Sylvan. Qui a tout juste réussi à terminer dixième dans sa super spécialité le lendemain. Et je ne parle pas de la chute de ce malheureux Didier Cuche. Quant aux autres, il est préférable de tirer l'échelle. 

    Mais le plus grave, c’est indéniablement Rodgeur. Quand je songe que le Bâlois, matamore en diable, clamait l’autre jour qu’il allait remporter davantage de tournois qu’en 2009 ! A mon avis ce n’est pas demain la veille, étant donné la manière calamiteuse dont les choses se présentent. Il paraît en effet qu’il a une nouvelle bête noire en la personne de Davydenko.- Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites. Car hélas, depuis l’US Open, Sa Grâce n’a décidément plus que des bêtes noires.

    Imaginez la meute : Del Potro à New York, Djokovic à Bâle, Davydenko au Masters de Londres, Soderling à Abu Dhabi et et re-Davydenko à Doha. Et très franchement, j’ai eu les pires craintes lors du match du maître contre le jeune Gulbis, où il s’est véritablement imposé par les poils et un chouïa avec l’aide de l’arbitre.

    Alors j’espérais quand même que la légende allait se remettre sérieusement en question. Ce qui m’aurait changée de son discours lancinant sur ses quinze Grands Chelems et sa satisfaction béate à nous raconter à quel point il s’est montré souverain en 2009. Oubliant que l’année compte douze mois et pas sept ou huit. Eh bien non. Le Suisse est content de lui. Tout baigne. Il faut que je diminue mes fautes directes, mais à part ça, j’ai bien bougé et je pense n’avoir pas trop mal joué. Je ne sais pas si vous visualisez ses chances en Australie avec cette perception flatteuse d’une performance pourtant indigne.

    A part ça, je pensais devoir faire un grand mea culpa à propos de Rafael Nadal que je voyais plus cuit qu'une carotte. Il me semblait que le pitbull avait retrouvé toutes ses dents et qu'il était allé jusqu'au détartrage d'enfer. Mais il est vrai qu'il n'est pas tombé sur des foudres de guerre, au contraire. Et j'avoue que le revers en finale de l'Ibère contre le désormais redoutable Poutine des courts me rend un peu moins amère la défaite de Federer...

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  • Le mythe face à une attaque de mites!

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     Si ça continue comme ça, je n’aurai plus que McSornette et ses ouailles pour me remonter le moral. Parce qu’au niveau national, quel catastrophique début d’année pour nos « champions ».. Où qu’on se tourne. Bon d’accord, ces dames n’ont pas eu la latte trop triste ce week-end. En revanche, nos cadors de la spatule n’en voient quasiment plus une après les tombereaux d’orchidées sous lesquels les médias les ont noyés après leur démarrage canon.

    Et ce n’est pas Sa Logorrhée Jaton qui va y changer grand-chose avec sa sempiternelle méthode Coué. Non seulement il les voit constamment tout gagner, mais il n’a pas hésité à qualifier Zurbriggen de génie. A se demander où il a les yeux. D’autant qu’il a fallu l’annulation du géant d’Adelboden pour effacer la vingt-cinquième place en première manche de ce brave Sylvan. Qui a tout juste réussi à terminer dixième dans sa super spécialité. Et je ne parle pas de la chute de ce malheureux Didier Cuche. Quant aux autres, il est préférable de tirer l'échelle. 

    Mais le plus grave, c’est indéniablement Rodgeur. Quand je songe que le Bâlois, matamore en diable, clamait l’autre jour qu’il allait remporter davantage de tournois qu’en 2009 ! A mon avis ce n’est pas demain la veille, étant donné la manière calamiteuse dont les choses se présentent. Il paraît en effet qu’il a une nouvelle bête noire en la personne de Davydenko.- Qu’en termes élégants ces choses-là sont dites. Car hélas, depuis l’US Open, Sa Grâce n’a décidément plus que des bêtes noires.

    Imaginez la meute : Del Potro à New York, Djokovic à Bâle, Davydenko au Masters de Londres, Soderling à Abu Dhabi et et re-Davydenko à Doha. Et très franchement, j’ai eu les pires craintes lors du match du maître contre le jeune Gulbis, où il s’est véritablement imposé par les poils et un chouïa avec l’aide de l’arbitre.

    Alors j’espérais quand même que la légende allait se remettre sérieusement en question. Ce qui m’aurait changée de son discours lancinant sur ses quinze Grands Chelems et sa satisfaction béate à nous raconter à quel point il s’est montré souverain en 2009. Oubliant que l’année compte douze mois et pas sept ou huit. Eh bien non. Le Suisse est content de lui. Tout baigne. Il faut que je diminue mes fautes directes, mais à part ça, j’ai bien bougé et je pense n’avoir pas trop mal joué. Je ne sais pas si vous visualisez ses chances en Australie avec cette perception flatteuse d’une performance pourtant indigne.

    A part ça, je pensais devoir faire un grand mea culpa à propos de Rafael Nadal que je voyais plus cuit qu'une carotte. Il me semblait que le pitbull avait retrouvé toutes ses dents et qu'il était allé jusqu'au détartrage d'enfer. Mais il est vrai qu'il n'est pas tombé sur des foudres de guerre, au contraire. Et j'avoue que le revers en finale de l'Ibère contre le désormais redoutable Poutine des courts me rend un peu moins amère la défaite de Federer...

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  • Cuche au nez et à la barbe de l'icône. Dur!

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    Le monde du golf est dévasté par un cataclysme apocalyptique. C'est Le jour d'après 2012, un titre à retenir pour le prochain film de Roland Emmerich...

    L'Amérique entière vit donc désormais au rythme des infos concernant le malheureux Tiger Woods, forcé de se retirer temporairement des voitures, pour éviter les méchants coups de canne de Madame et surtout réparer les pots cassés avec des sponsors terrorisés par ses écarts de conduite. Et qui brûlent d'envie de le mettre à l’index. Autrement posé, renoncer à la luxure pour continuer à se vautrer dans le luxe.

    Il paraît que ça buzze davantage sur le Net que pour la mort de Michael Jackson, son histoire de galipettes extraconjugales. Mieux, il ne se passe pas une heure dans le pays sans que la télévision ne fasse ses choux gras avec de nouvelles révélations ou des photos inédites de la star des greens planétairement déchue. En outre, un fil rouge quotidien sur ses fredaines passe en continu sur la plupart des chaînes.

    L'infidèle casse même tellement la baraque depuis dix jours que le président Obama en concevrait quelque ombrage. Quant à Bill Clinton et Monica Lewinsky ils peuvent, si j’ose dire, aller se rhabiller. Figurez-vous qu'on n’avait pas vu une telle effervescence médiatique depuis la scabreuse affaire du cigare à la Maison-Blanche. Du coup vous imaginez le triste sort de l’Américain moyen, obligé de se rabattre sur les frasques d’un ex-mythe milliardaire en chaleur pour ajouter du piment à sa morne existence.

    Au fait, je me demande ce que pense de ce tintouin le gendre idéal. Je veux bien entendu parler de Federer, le pote du Tigre, que ses menottes démangent au moins autant que celle de Thierry Henry. Peut-être le Bâlois sera-t-il dorénavant contraint par Gilette de se raser seul pour ne pas nuire à l’image de la marque!

    A part ça, la légende a également avalé sa couleuvre, coiffé au poteau qu'il fut samedi dernier par Didier Cuche pour le titre de sportif suisse de l’année.

    Je n’ai rien contre le Neuchâtelois en dépit de ce que certains supposent. Mais franchement, il ne faut pas avoir les yeux en face des trous pour préférer, au tsar de tous les tamis, la flèche des Bugnenets. D'autant qu'elle vient de poursuivre sa dégringolade des sommets à Val Gardena. Ratant d’abord une porte dans le super-G, puis se laissant logiquement dominer en descente. Malgré les pathétiques efforts de Sa Logorrhée Jaton d’expliquer cette inexplicable contre-performance par de mauvaises conditions de course lors de son passage et celui d'autres favoris. Alors que dans les mêmes, quelques seconds couteaux tiraient leur épingle du jeu.

    De quoi nourrir des regrets supplémentaires du côté de «Rodgeur», victime d’un crime de lèse-majesté. Comme il ne se lasse pas de le répéter, il s’est non seulement hissé en finale des quatre Grands Chelems, mais a gagné pour la première fois Roland Garros, récupéré son titre à Wimbledon et, dans la foulée, sa couronne mondiale. Sans compter les dithyrambes sur la perfection mentale et physique de cet athlète d’exception, digne de figurer au panthéon des dieux du stade de la Grèce antique.

    Suite à ce camouflet d’un peuple pourtant fasciné, je ne vous raconte pas à quel point le maestro de la raquette aura intérêt à se surpasser lors de l’Open d’Australie. Car à moins d’un exploit, Sa Grâce aura du mal à jouer le Tintin des courts, en plongeant dans extase ses compatriotes de 7 à 77 ans…

     

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