Google Analytics

07/05/2010

La lave et les cendres du volcan...

Federer se rassure. C’est bon de gagner enfin. A croire qu’il a remporté son dix-septième Grand Chelem avec ses deux succès aussi étriqués que laborieux, particulièrement le second contre le Français Arnaud Clément, à l’Open d’Estoril.
Alors que s’il ne remporte pas ce minitournoi de campagne portugais les doigts dans le nez, c’est franchement à désespérer. Surtout que les trois autres «ténors» de l’épreuve ont déclaré forfait. Davydenko a le poignet en charpie, Ljubicic les abdos en bouillie et Monfils l’estomac en compote. Mais à part ça, Madame la Marquise…
Et je ne vous raconte pas les atouts décoiffants des chiots qui jappent derrière, le mieux classé pointant au-delà de la trentième place! Bref, de quoi continuer à me ronger les ongles jusqu'au sang pour la semaine madrilène, où «Rodgeur» doit défendre son titre.
Voilà cependant qui n’empêche pas les fans de mettre déjà Sa Grâce parmi les favoris de Roland Garros. Certes derrière Nadal, Verdasco et Ferrer, mais quand même, cela frôle l’inconscience, j’estime.
Remarquez, certains poussent l’aveuglement jusqu’à caser… Wawrinka également vainqueur dans la douleur à Belgrade, dans les dix principaux prétendants à un parcours de luxe. Il est vrai qu’en considérant les performances du Bâlois depuis Indian Wells, il ne serait pas si surprenant de voir le Vaudois fouler plus longuement la terre parisienne que son compatriote. Sauf que d’ici à rallier le bout du chemin, des clous!
De toute façon, n’importe qui peut faire une croix sur le sacre, avec le retour de l’ogre sur l’ocre. Suite au passage de Rafa la tornade à Monte-Carlo et à Rome, il me paraît quasi inutile de la jouer, cette finale.
Même si le jeune Gulbis trouve que l’ouragan souffle nettement moins fort côté coup droit. Une outrecuidance que se permet le petit prince de Riga après avoir été le premier à arracher un set au pitbull en neuf matches.
Raison pour laquelle on compare le réveil du fougueux Espagnol à celui de l’explosif volcan islandais. Une image que balaye tonton Toni d’un haussement d’épaules un rien méprisant. Comble de coquetterie, il trouve les exploits de son neveu d’une rare banalité.
Et pourtant, à l’image du méchant Eyjafjoll qui a obstrué le ciel européen pendant une semaine, l’Ibère au regard de braise risque bien de boucher celui de la légende au cours de la quinzaine Porte d’Auteuil.
Différemment posé, Nadal c’est pour l’instant la lave et Federer les cendres. D’où, grave question existentielle, le phénix en renaîtra-t-il? A Madrid d’abord, à Paris ensuite.

19:58 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

30/04/2010

Le maestro en rupture de baguette...

Je sais que c’est un vilain crime de lèse-majesté, mais je dois avouer que la  glorieuse ascension de Federer m’a
toujours un peu étonnée.
En revanche, je le verrais sans trop de surprise dégringoler les marches, s’il continue à se laisser humilier de la sorte par n’importe qui. Après ses éliminations précoces à Indian Wells et à Miami, ça la fiche franchement mal cette déculottée d’entrée à Rome, face au jeune Letton Gulbis.
Surtout qu’avant le tournoi, «Rodgeur» avait clamé se sentir grand favori pour la saison sur terre. Sans parler de ses certitudes concernant sa marche triomphale au Foro Italico. Certains joueurs ont déjà foulé l’ocre et risquent de se montrer dangereux, déclarait-il en substance. «Mais, du moment que je n’aurai pas à affronter de têtes de série au début, j’entrerai tranquillement dans le tournoi. Et après quelques victoires consécutives, je serai très difficile à battre»…
Affirmations présomptueuses, qui ont contribué à galvaniser le petit prince de Riga. Car tout fils à papa qu’il est, le blondinet Ernests a tapé mieux qu’un sourd, finissant par casser les oreilles du maestro en rupture de baguette.
Bref, je ne vous raconte pas la honte. Quand je pense à Wawrinka terrassant tour à tour Berdych et Söderling, dernières bêtes noires de la légende, j’en frissonne. Même Patty Schnyder a réussi à gagner deux matches à Fès!
Remarquez, le Bâlois s’est évité le pire. Supposez qu’il se soit retrouvé en demi-finale contre Nadal, il pouvait rentrer à bicyclette à l’hôtel. Après la raclée que lui a flanquée Gulbis, c’est sûr que le taureau de Manacor lui mettait deux roues de vélo les doigts dans le nez.
A son habitude pourtant, Sa Grâce en disgrâce minimise un max. Non, elle n’est pas inquiète, non ce n’est pas un problème technique. C’est juste un manque de rythme, de vitesse et de confiance.
Si seulement! A mon avis c’est beaucoup plus grave. En dépit de ses coups magiques qui font chavirer les foules, les adversaires du numéro un sont hélas toujours plus nombreux à savoir comment le battre. Et ça docteur, c’est autrement duraille à soigner.
Donc de mauvais augure pour Roland Garros, que le Suisse imagine pourtant accrocher à nouveau à son palmarès. C’est d’autant plus inquiétant qu’il l’avait également prétendu en 2008, pour finalement livrer sa plus calamiteuse performance parisienne.
Alors à moins qu’un besogneux du genre Viking nous musèle le pitbull en route, comme l’an passé…

20:55 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it! |

23/04/2010

Du danger de hurler avec les loups...

N’étant pas un politicien habitué à réfuter farouchement ce qu’il a vigoureusement affirmé la veille, je vais vous avouer l’inavouable. Je reste comme deux ronds de flan après avoir vu les Aigles royaux de McSornette fondre brutalement à deux reprises sur les blaireaux bernois, qui se donnaient de faux airs d’ours mal léchés.

Contrairement à ce que je vous racontais la semaine dernière, les Genevois ne seraient pas si vaccinés que cela contre le virus de la victoire. En même temps, c’est tellement surréaliste que je continue hélas à redouter l’inéluctable ce soir, dans l’enfer de la fosse.

Car ce n’est pas encore dans la poche, cette affaire. Et sans me livrer à d’oiseuses comparaisons, j’en suis à imaginer une sorte de syndrome du cru, suite au piteux naufrage des Lausannois à Bienne. Ridiculement rattrapés dans la série alors qu’ils frisaient le Graal.

Remarquez, je m’en voudrais beaucoup de leur porter la poisse à ces hockeyeurs lémaniques. Enfin, surtout aux Genevois. Parce que les Vaudois…

Bref. Parlons donc plutôt des footeux français, histoire de se changer les idées. D’autant qu’ils n’en ratent pas une ces temps. A l’image de l’inénarrable Franck Ribéry. Avec ses galipettes extraconjugales, il est du coup devenu au crampon international en général, et au tricolore en particulier, ce que le volcan islandais Eyjafjöll est au ciel, aux hommes et à l’économie: une redoutable nuisance.

Imaginez l’étonnante fragilité des choses. Il a suffi que l’un crache furieusement ses cendres et que l’autre succombe aux charmes tarifés d’une (trop) jeune blonde à forte poitrine pour que le monde en soit quasi retourné. Et que ça déchire un max sur la Toile.

Il ne manquait plus que Platini pour pimenter l’ensemble. Toujours à la pointe de l’actualité, l’ex-roi Michel a découvert qu’il y avait un os côté Domenech. Un problème de personnalité, pas de technicien a-t-il toutefois précisé.

Ce qui n’a pas empêché le président de l’UEFA de se gausser méchamment de ses compatriotes. Leur prédisant un parcours calamiteux en Afrique du Sud, loin derrière les Espagnols, les Anglais, les Brésiliens, les Allemands, les Italiens, les Argentins et j’en oublie.

Platini, décrétant par ailleurs soudainement que Raymond avait été nul en demandant son Estelle en mariage à la télé après un Euro cauchemardesque, a décidé en somme de hurler avec les loups. Imprudemment peut-être.

D’où folle hypothèse. Si les Bleus, à force d’être enterrés, se piquaient de rejouer les phénix façon 1998? Mince alors. Tous aux abris!

19:28 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

16/04/2010

Cuvée 1981: trois arbres qui cachent la forêt

C’est assez mesquin, je l’avoue. Mais Murray m’ayant montré le chemin en quittant à nouveau précipitamment le bal à Monte-Carlo, ma principale préoccupation, sinon la seule, consistait à espérer une chute également précoce de Nadal, et surtout de Djokovic. Histoire évidemment de tenir les dauphins aussi éloignés que possible du souverain avant Roland Garros.
Inutile de préciser que mes illusions de voir le plus dangereux des deux plier prématurément, en huitièmes de finale par exemple, se sont vite envolées en constatant qu’incombait à Wawrinka la lourde tâche d’envoyer le Serbe au tapis.
En dépit de ses six victoires consécutives, dont la quatrième lui a permis d’enlever au passage le tournoi de Casablanca, je savais en effet que Stanislas, même dans cette superforme dont certains ne cessent de s’ébaubir, allait inéluctablement saboter sa mission.
A l’image des Aigles de McSornette. Les Genevois auront beau se repayer éventuellement la peau de l’Ours aux Vernets ce soir, il est déjà écrit qu’ils ne prendront pas l’ascenseur. Une désespérante fatalité qui ne tient malheureusement pas uniquement au fait que les redoutables plantigrades bernois ont l’avantage de la glace.
Bref, Wawrinka-Grenat, patatras. Et pour en revenir à la piteuse défaite du numéro un vaudois, elle devrait doucher les folles certitudes de ceux qui, par la grâce des exploits historico-légendaires de Federer, Amman et Cancellara, imaginent que l’Helvétie est désormais devenue une pépinière inépuisable de champions planétaires.
D’accord, pour un tel minipays, il y a du surnaturel dans ce trio exceptionnel, fantastique cuvée 1981 de surcroît si vous ne l’aviez pas remarqué. Mais l’excellence de chacun reflète surtout une cruelle évidence. Rois sans descendance dans le tennis, le vélo ou le saut à skis, ils ne sont en réalité que les arbres qui cachent la forêt.
L’homo helveticus de base peut ainsi dormir sur ses deux oreilles. Rien à craindre pour son système immunitaire, ses compatriotes étant loin de se laisser contaminer par le virus des succès à répétition tous azimuts. Et ce n’est pas parce que les Servettiens de Magic Pishyar viennent par hasard de nous en aligner une série, que ça va changer la donne.
Côté foot, vous connaissez probablement la dernière de Domenech. Au cas où les Bleus ne pigeraient pas que l’équipe l’emporte sur leur petite personne, le coach est donc prêt à abattre l’ego de ses joueurs à coups de fusil! Inénarrable Raymond. Je ne vous raconte pas la taille du bazooka pour parvenir à supprimer le sien…

19:40 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

09/04/2010

L'inquiétant exploit des footeux vaudois...

IL paraît donc que le Lausanne-Sport a réinventé l’art de la sublimation lors de sa victoire contre Saint-Gall, qui l’a propulsé en finale de la Coupe. A dix contre onze en outre.

Bref, selon les quotidiens du mardi, un lundi au paradis. Où l’équipe aurait pu rencontrer Dieu sous forme du bien nommé Messi, l’Albiceleste qui ne fait désormais qu’un avec le foot, suite à son carton mythique contre Arsenal.

De quoi retomber illico presto sur terre pour nos Vaudois, étourdiment élevés au rang de «gladiateurs» par leur entraîneur. Non seulement ils n’auraient guère effrayé les lions du cruel Néron, mais plus on me vante leur exploit mirifique et plus la prouesse me semble hélas illustrer la faiblesse du championnat helvétique. A l’image de celle du tennis du cru, Wawrinka se révélant plus prompt à changer les couches d’Alexia qu’à se débarrasser d’un adversaire piteusement classé au-delà de la 200e place!
Pour en revenir au ballon, j’avais oublié de vous causer des souffrances au FC Sion. De ces joueurs qui vivent l’enfer sous la férule de leur boss. Le régime de plomb que leur impose le pharaon des Alpes est même tel qu’un intrépide journaliste du Matin avait osé, il y a quelques jours, cette insolente question: Christian Constantin est-il un tyran?
Et de tenter de nous en fournir la preuve par le biais du règlement. Sauf qu’à la lecture des exemples cités, indispensables gages de succès de surcroît (!), je me demande sérieusement qui, de l’intervieweur ou de l’interviewé, en ressort le moins ridicule.
En effet, quel terrible choc de découvrir le traitement inhumain réservé aux Sédunois! En gros, histoire d’éviter la défaite, l’amende, voire la
porte, ils doivent être propres sur eux, ne pas flanquer le souk dans les vestiaires, prendre soin de leurs maillots, se montrer sympas avec les sponsors et contribuer à la promotion du club.
Dur, non? D’autant qu’il y a pire. Interdiction de faire la nouba la veille d’un entraînement, de sortir juste avant un match, de fumer, de boire, de se droguer. Enfin, le redoutable Eddy Mitchell du crampon va jusqu’à bannir le Coca et le café avant les prières du soir…Un vrai calvaire, avouez. Très franchement, je ne sais pas comment les malheureux parviennent à supporter cette discipline de fer.
Remarquez, si je vous raconte ça, c’est surtout pour échapper à la vision cauchemardesque des Aigles de McSornette se laissant bouffer tout crus ce soir par les Ours, dans la fosse en folie des plantigrades bernois.

19:18 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

03/04/2010

Entre la crosse genevoise et la raquette bâloise, ça reste de la piquette

Il y a des titres qui tuent. C’est ainsi que je lisais récemment: «Avec les Aigles, le danger peut jaillir de partout». Surtout de chez eux serais-je tentée de penser, en considérant l’évolution calamiteuse de la situation!

Remarquez, c’était couru d’avance étant donné l’intense satisfaction avec laquelle les laborieux de McSornette se préparaient à affronter Zoug dans ces demi-finales de playoff. A nouveau convaincus au départ donc, de se les mettre encore plus facilement dans la poche que les Dragons fribourgeois... 

Je vous disais dans un billet précédent, qu'entre le patin et le tamis, ça manquait singulièrement de bulles. Eh bien ça ne s'arrange pas. Entre la crosse genevoise et la raquette bâloise, ça reste une drôle de piquette.

En effet, quelque part, les hockeyeurs genevois me rappellent Federer, «ce héros que le monde nous envie» mais qui vient de s’autovaincre bêtement à deux reprises entre la Californie et la Floride. Contre des seconds couteaux de surcroît. Même si le Chypriote Baghdatis et le Tchèque Berdych l'avaient en l'occurrence entre les dents. Ce dernier ne s'étant pas privé de jouer sauvagement de l'opinel pour parvenir en finale.  

Il est vrai que Sa Légende un rien chimérique ces jours, a consenti, une fois n’est pas  coutume, à reconnaître qu’elle se donnait une peine folle et en avait sacrément depuis quelque temps. D’où la hâte du phénix à retrouver la terre battue pour se changer les idées et éventuellement prouver son talent mythique. Une impatience que partage Tsonga, carrément sûr, lui, d'y produire du lourd.

A l’image d’ailleurs de nombreux spécialistes français, qui ont tendance à le porter aux nues. Il a par exemple suffi que JWT remporte ses trois premiers matches à Miami pour qu’ils le voient grimper définitivement les échelons. Confirmant du coup son immense potentiel universellement révélé en Australie... il y a deux ans.

Hélas, leur poulain se laissant pitoyablement atomiser au tour suivant par Nadal, côté ascenseur, c’était plutôt mélodie en sous-sol. N’imaginez cependant pas que le boxeur des courts, pourtant sonné, ait été impressionné par le niveau de jeu de l’Ibère, le seul en sus à essayer, certes finalement en vain, de sauver l’honneur de l’élite en péril.

Il ne m’épate adsolument pas, a dédaigneusement déclaré Jo-Wilfried. Selon lui l'ombrageux Rafa est juste un mec sans surprise, qui court partout en remettant tout ce qu’il peut. Assez doué, il l’admet. Mais, estimant s’être parfois montré plus solide, il juge d’une évidence crasse sa capacité à faire mal à l'Espagnol. 

Notamment sur l’ocre, histoire de clouer le bec aux  mauvaises langues. A mon avis, il aurait eu intérêt à tourner la sienne sept fois dans sa bouche avant d’afficher un tel mépris... 

23:55 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

26/03/2010

Du patin à la raquette, ça manque singulièrement de bulles

Plus piquette que champagne le sport, ces jours. A commencer par la qualification laborieuse  des Aigles de McSornette, qui  ont enfin daigné s’imposer après avoir frôlé l’élimination contre Fribourg. Tant mieux, sauf que je ne pavoiserai pas outre mesure.

Et pour cause. Non seulement il n’y avait pas âme qui vive à des milliers de kilomètres à la ronde pour imaginer une seule seconde que les Servettiens perdraient ces quarts de finale, mais, selon la majorité de nos éminents spécialistes, ils allaient y arriver les doigts dans le nez en cinq matches maximum. Macache bono! Les Grenat ont au contraire dû drôlement batailler pour terrasser les Dragons in extremis. Juste en passant, c’est parfois lourd à porter ces noms de bêtes féroces quand on se plante. Genre les Lions de Zurich, c’est d’un kitsch!

Pour en revenir aux laborieux de Big Mac, il n’est pas exclu qu’ils aient également à s’employer un max pour vaincre les Zougois, malgré un premier succès facile. Ce qui ne militerait guère en faveur de la qualité de la crosse helvétique.

Pas aussi quelconque, j’en conviens, que celle du patin masculin aux Mondiaux de Turin après la deuxième place du Québécois Chan et la troisième du Français Joubert, conquises malgré de lourdes chutes. Logique pour une compétition décapitée par les forfaits de Plushenko, Lysacek et Lambiel. Et de quoi relativiser les performances. Normalement, les médaillés n’auraient même pas terminé au pied du podium. Mais les absents ayant toujours tort, nos voisins n’ont pas manqué de plonger dans l’ivresse, suite au rebond inattendu de leur Brian chéri repenti, après ses JO cauchemardesques.

J’admets que la présence des cadors n’est pas toujours un gage de succès. J’en veux pour preuve la faillite totale de l’élite du tamis dans le désert californien la semaine dernière. Dont le revers mortifiant de Sa Grâce, défaite par le Chypriote Marcos Baghdatis. Et pourtant, une fois n’est pas coutume, je suis moins inquiète pour Sa Légende que pour Nadal en ce qui concerne le tournoi de Miami.

En effet, alors que le Bâlois s’est contenté de hausser les épaules en déclarant qu’il ne fallait pas compter sur  lui pour se flageller ou paniquer, le pitbull espagnol, qui me semblait avoir retrouvé une grosse partie de son mordant à Indian Wells, a lui considéré que son échec cuisant dans le dernier carré contre le papy croate Ivan Ljubicic constituait un "accident majeur". Pire, il a avoué avoir puisé de la consolation dans sa victoire en double. Etant donné que son partenaire n’était connu que de sa famille, vous imaginez la force de leurs adversaires! Il est vrai que le taureau de Manacor s’échine en vain depuis onze mois sur les courts. Décidé de surcroît à ne pas modifier sa façon de jouer, bien que le physique ne suive pas. Moralité, à force de courir comme un dératé, il finit par en avoir…

Peu importe en l'occurrence. Le seul intérêt dans l’affaire, c’est que ça tourne rond en Floride chez Rodgeur jusqu’au bout. Et cela n’a rien à voir avec du chauvinisme exacerbé. Contrairement à celui de la SSR, pimenté d’une pingrerie crasse. La présence d’un Suisse en finale du Masters est en effet la condition sine qua non pour qu’elle diffuse le match. Sous prétexte que ça coûte une fortune et qu’elle refuse de risquer ses pépètes pour des prunes. Belle mentalité!

19:14 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

19/03/2010

Et revoilà ce brave Tromignon à Genève!

Un bravo très particulier aux éminents experts de la crosse, réunis dans les vestiaires du Genève-Servette pour un Spécial play-off sur Léman Bleu. Une émission destinée à étaler leur science et à livrer leurs savants pronostics avant les séries finales et notamment les rencontres entre Genevois et Fribourgeois.
S’illustrant magistralement dans la méconnaissance de leur sujet, ils n’ont pas hésité
à porter les besogneux de Big Mac aux nues et donc à la victoire. En cinq matches, dont quatre remportés les doigts dans le nez de surcroît.
Bref, les Aigles devaient fondre tels des charognards sur ces malheureux Dragons en panne de feu et vulgairement réduits à jouer les utilités dans l’affaire.
Mais je pouvais compter sur la radinerie de McSornette pour nous mitonner une stratégie à la retirette. En pensant à ce pauvre Reto Suri obligé d’aller se faire voir à Saint-Gall sous prétexte qu’il coûte trop cher, je me dis qu’à côté du pringrissime «W», les Ecossais sont de sacrés rigolos.
Du coup nos Saint-Georges d’opérette aux patins en berne, censés terrasser l’hydre en deux temps trois mouvements, se retrouvent près de périr ridiculement ce soir dans les flammes de l’enfer dzodzet!Nous privant de profiter plus longtemps de l’ivresse des sommets, dans laquelle venaient de nous plonger les étoiles des neiges Janka, Ammann et Cologna.
J’admets que nos comiques du puck ne sont pas les seuls à nous avoir dégrisés. Le tsar de tous les tamis y a mis sérieusement du sien en descendant piteusement de l’Olympe à Indian Wells. Submergé par le tâcheron Baghdatis, le plus Français des Chypriotes, ainsi que n’ont pas manqué de le relever les spécialistes de la raquette hexagonale, en cruelle carence de champions. Avant de renvoyer Marcos dans son île lors de son échec hélas programmé au tour suivant.
Enfin, heureusement qu’il y a ce brave Tromignon, avide de venir s’exhiber à la Praille, pour pimenter un peu cette grisaille. Dans le fond, l’ex-ponte des Charmilles ne s’est jamais véritablement consolé d’avoir quitté la République. Et comme il se flatte d’une ambition sans limite, d’ici à ce qu’il nous mitonne le «Thonon-Evian-Gaillard-Servette»…
Pas de quoi, j’en conviens, ranimer l’illustre passé des Grenat. En attendant, Magic Pishyar serait bien inspiré de polir soigneusement son zircon en vue du rendez-vous avec Bienne. Histoire de ne pas cochonner la fête des 120 ans du "club de légende"!

19:17 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

12/03/2010

Suisses d'enfer, le cauchemar des Autrichiens

Le feu d’artifice, l’éblouissement, l’apothéose. Du formidable exploit à la performance surréaliste. Je n’en reviens encore pas.
Ah non, détrompez-vous, je ne parle pas de la victoire des Aigles de McSornette, qui ont certes drôlement pigeonné les Dragons fribourgeois jeudi soir. J’attends la suite des hostilités, pour m’extasier éventuellement sur la stratégie renversante de Big Mac superstar.
Là, je vous cause de ces Helvètes qui ont joué les épouvantails de la latte, flanquant un cafard d’enfer aux Autrichiens. D’autant qu’ils n’ont que la spatule dans la vie. Le cauchemar a commencé avec Cuche qui, contre toute attente, a réussi à décrocher la palme de la descente. Dans un état comateux, les malheureux ont également regardé le prodigieux Simon Ammann devenir le premier Suisse à remporter la Coupe du monde de saut. 
Et surtout, quelques heures auparavant, ils assistaient impuissants à la défaite de Benjamin Raich, leur dernier espoir, coiffé in extremis par Carlo Janka, le fantastique, extraordinaire, fabuleux... je m’arrête là, car le dictionnaire manque de superlatifs pour décrire la prouesse d’Iceman, sacré roi du ski. Il s’est même décongelé un chouïa, histoire de se laisser aller trois secondes à l’euphorie du moment.
De quoi menacer d’étranglement Sa Logorrhée Jaton et de l’inédit total depuis Accola. C’est d'ailleurs ce qui m’épate le moins, car je l’avais oublié, ce brave Paul. Pas étonnant. Il n’en n’a pas vu une après avoir décroché le grand globe. Aussi traumatisé par le cristal que Didier Défago par sa médaille d’or aux JO.
Du coup, j’y pense, Sa Grâce légendaire Federer va devoir se rappeler illico presto à notre bon souvenir. Obligé désormais de partager les sommets, le dieu du tamis n’a plus qu’à gagner Indian Wells pour éviter d’être submergé par la gloire éclatante des étoiles des neiges.
Une splendeur qui affole carrément Mauro Pini, le boss de l’équipe masculine. On a en effet plutôt l’habitude que nos champions tirent frénétiquement sur le frein à main dans les occasions exceptionnelles. Mais que le ponte se rassure. On peut toujours compter sur les rigolos de service pour nous gâcher l’extase et nous ramener les pieds sur terre.
A commencer par les footeux servettiens, loin d’avoir fini de donner du boulot à Magic Pishyar dans son harassant ciselage de diamant.
Autre valeur sûre dans le domaine, l’ineffable Stanislas Wawrinka, qui n’a pas manqué de le démontrer lors de ses matches calamiteux contre les Espagnols, le week-end dernier en Coupe Davis.

20:24 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

07/03/2010

Dupuis-Wawrinka, même combat!

Absolument confondante. Je veux parler de la nouvelle performance à l’antenne de Pierre-Alain Dupuis, encore plus calamiteuse que celles de Wawrinka dans ce quart de finale de Coupe Davis à Logrono. Qu’il s’agisse de son double avec Allegro (certes le Valaisan n’est pas un cadeau mais quand même) ­et surtout de son deuxième simple. Où, non content de jouer comme un pied, il cassait stupidement sa raquette pour précipiter sa chute.

Ce qui n’a pas empêché la Perruche  de nous bassiner pendant deux sets avec les réelles possibilités de Stanislas de venir à bout de Ferrer, adversaire à son avis nettement plus besogneux que talentueux. Un métronome sans armes offensives, lâchait-il avec dédain. S’offusquant par ailleurs des méchantes remarques de certains internautes à l’égard de son poulain, notre comique allait jusqu’à déclarer que ce dernier  répondrait à ses détracteurs iniques par les brillants coups sortis tout droit de sa raquette magique…

Ben voyons. Car  évidemment le Vaudois, prétendument capable du meilleur, nous a offert le pire, à son habitude. Et en le voyant se liquéfier sous les assauts furieux de l’Espagnol, PAD, s’interdisant toutefois un quelconque reproche à l’égard du malheureux,  ne tardait pas à déchanter. Forcé de se rétracter, il se vantait alors de sa redoutable perspicacité des débuts des hostilités, quand, de conserve avec son consultant, il affirmait cultiver quelques doutes sur les chances des Helvètes de battre les Espagnols!

Surtout sans Federer, se permettait-il audacieusement d’ajouter. Mais, terrorisé à l’idée d’avoir pu émettre un jugement vaguement défavorable à Sa Grâce,  il s’empressait de corriger cette vilaine impression. On ne va pas critiquer les choix de Rodgeur, le meilleur joueur de tous les temps, se justifiait-il sottement.  

Eh bien oui, justement, on les critique les choix du Bâlois. Et vivement en plus. Parce que ça vaut bien la peine d’être une légende si on refuse aussi systématiquement qu’égoïstement de venir aider ses camarades à écrire une petite page d’histoire.  

 

23:50 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |