Google Analytics

02/07/2010

Et si la légende n'était pas la seule à tomber?

Les Brésiliens prématurément sortis pour la deuxième fois consécutive, décidément ça vole bas pour les quintuples champions du monde. Remarquez, c’est moins grave qu’il y a quatre ans où ils avaient été humiliés par les Bleus!
En revanche, il y a un crack, qui tient superbement son rang jusqu’ici. Je veux évidemment parler du pitbull de Manacor, qui a retrouvé un sacré mordant.
Ce brave Nadal doit quand même savourer un début de revanche en atteignant la finale, lui qui fut outrageusement déclassé à Wimbledon au profit de Federer, sous le fallacieux prétexte que les organisateurs souhaitaient mieux refléter les résultats des joueurs sur gazon.
Du coup, ils ont eu l’air malins en portant au pinacle un numéro un d’opérette, piteusement relégué de surcroît à la troisième place du classement.
Mais je vous l’avais dit, j’avais eu un affreux pressentiment en voyant l’impuissance du Bâlois à tenir tête au laborieux Lleyton Hewitt sur la pelouse allemande de Halle.
Au point que j’imaginais le phénix tout juste capable de passer les huitièmes de finale à Londres. Un cap d’abord franchi dans la douleur d’ailleurs, avant qu’il n’affronte d’autres «nobodies» comme le Français Clément puis l’Autrichien Melzer, l’improbable demi-finaliste de Roland Garros.
Ce n’est pas le bon Federer, celui qu’on a l’habitude d’admirer, ne manquait pourtant pas de relever ingénument le commentateur de la TSR, après le traumatisant et mortifiant échec de Sa Grâce en quarts de finale dans son jardin préféré.
Si seulement! A l’image des perfides représentants de l’All England Club, Pascal Droz n’avait pas les yeux en face des trous. Car c’était justement l’homme que je ne cesse hélas d’observer en me rongeant les ongles et les sangs depuis l’Open d’Australie. Celui que n’importe qui parvient donc à battre à plate couture et en trois coups de cuillère à pot.
Certes, le maestro s’est plaint d’une petite gêne au dos et à la jambe. Des douleurs dont il avait cependant affirmé s’être enfin débarrassé. Et qui ne seraient certainement pas revenues en cas de victoire.
Mais j’y songe. Alors que les footeux helvétiques prient pour que l’Espagne rafle la Coupe en Afrique du Sud, Federer doit au contraire espérer que le redoutable Berdych remporte son premier Grand Chelem en terrassant l’Ibère dimanche.
Outre priver ce dernier de quelques points, cela mettrait peut-être du baume au cœur meurtri de la légende, en constatant qu’elle n’est pas la seule à s'effondrer...

20:57 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |

01/07/2010

Ces stars qui ne servent à rien

On a beaucoup glosé ces derniers jours sur la nullité crasse des arrogantes vedettes tricolores détruites par l’oseille. Mais il y en a d’autres que le fric n’arrange pas spécialement non plus dans ce Mondial. Et notamment trois cadors que les fans subjugués ne cessent  de porter aux nues  et qui devaient figurer parmi les nouveaux dieux de la compétition sud-africaine.

Je parle évidemment  de Cristiano Ronaldo, footeux le plus cher et fier de l’être, davantage  préoccupé de son gel capillaire que de faire trembler les filets adverses, de Wayne Rooney, la bête du championnat anglais, ainsi que de Lionel Messi, lutin magique le mieux payé de la planète. Les deux premiers, se contentant de hanter les pelouses  sud-africaines de leur fantomatique présence, ont largement contribué, par leur impuissance,  à la mortifiante défaite du Portugal et de l’Angleterre en quarts de finale. Tandis que le troisième, pas franchement mauvais mais pour le moins quelconque, a bien peu pesé jusqu’ici sur les victoires de l’Argentine.

Du coup je les estime tout juste dignes de s’exhiber chez les Bleus. Avec Federer en guest star! Et encore si on veut de lui, dans  la mesure où, prématurément terrassé sur le gazon de Wimbledon, il figurera  dès lundi prochain et pour la première fois, depuis le 10 novembre 2003, au troisième rang  derrière Nadal et Djokovich. La honte en somme.

Et les choses risquent de s’aggraver à l’US Open. Mais il paraît que Sa Grâce souffrait de la cuisse. Elle avait toutefois avoué lundi s’être enfin débarrassée de cette lancinante douleur. Et sans doute ne serait-elle pas revenue en cas de succès. Cela dit, sans excuser la piteuse performance de la légende, je dois avouer que je l’ai trouvée fort peu alerte face à Berdych, aussi mignon que redoutable.  

Pour en revenir au foot, nos voisins surfent toujours aussi maladroitement sur le psychodrame de ses joueurs pour se faire remarquer. Et là franchement j’hallucine  à l’idée que l’ex- chef Jean-Pierre Escalettes et l’ex-sélectionneur Raymond Domenech ont été priés de venir expliquer le fiasco sud-africain nuisible à la grandeur de la France, devant la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale. Pourquoi pas devant la Cour de justice, tant qu’on y est?

 Naturellement, les députés n’ont rien appris. Cela n’étonnera personne, vu l’inanité de l’affaire. Il s’agissait juste d’une guignolerie de plus pour énerver la FIFA, qui s’inquiète de l’ingérence des politiques français dans les histoires sportives. En dépit des dénégations répétées de Roselyne Bachelot, qui ne s’est pourtant pas gênée pour appeler le boss à la démission…

Décidément, il n’y a que les Français pour se ridiculiser de la sorte sans s’en rendre compte. Imaginez un instant qu’une commission du National demande à Peter Gilliéron, le pendant suisse d’Escalettes,  et à Ottmar Hitzfeld de les briefer sur les stupides échecs qui ont écorné l'image helvétique, après avoir réussi à battre l’Espagne. C’est vraiment du plus haut comique !

 

08:18 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (12) | |  Facebook | | | | Pin it! |

25/06/2010

Les Rouges virent au rose très pâle

Eh bien, c'est une chance que saint Ottmar, le meilleur des entraîneurs, savait ce qu’il devait faire. En clamant même que c’était un gros avantage. Sinon, je me demande ce qui serait arrivé à ces malheureux Rouges!
Soyons sérieux, cet échec attendu n’est ni retentissant ni cuisant. Depuis le début du Mondial, la plupart des spécialistes critiquent vertement une Suisse incapable de marquer des buts. Et soudainement on imaginait qu’elle allait en mettre deux au Honduras les doigts dans nez.
Vraiment folklorique. Remarquez, cela évitera au moins de noircir inutilement du papier, contrairement à ce qui se passe chez nos voisins. En effet, on maintient fermement la pression avec Henry chez Sarkozy, puis à Canal, ou encore Eric Abidal sur TF1, tous deux prétendument avides de s’épancher.
Question grand déballage cependant, les curieux peuvent repasser. Ils ont juste appris que ce brave Thierry en avait drôlement gros sur la patate.
Il s’est senti exclu d’une tribu qui ne lui manifestait plus le moindre respect, figurez-vous. «Limite c’est moi qui dois porter les sacs», remarquait-il plein de rancœur. Pauvre chéri, quelle humiliation douze ans après avoir emmené la France au sommet!
Je me moque, mais je dois à nouveau constater qu’aucune autre équipe n’est capable de provoquer un tel séisme en étant si nulle. Prenez par exemple l’Italie. Championne du monde en titre, elle a été à son tour virée comme une malpropre, terminant aussi dernière de son groupe.
De quoi enflammer les esprits en principe. Que nenni. Car la différence, c’est qu’en dehors de la Péninsule, personne n’en a cure de la piteuse sortie de la Squadra Azzurra. Le sélectionneur prend la responsabilité du naufrage, basta cosi!
Mais moi , il y a une chose qui m'éclate. Pendant que les médias hexagonaux s’accrochaient furieusement à leurs footeux clownesques, deux de leurs compatriotes accomplissaient un fantastique exploit.
Je veux évidemment parler de Nicolas Mahut qui, avec John Isner, marquera peut-être à jamais l’histoire du tennis. Pour la simple beauté du geste, de surcroît, tant il était évident que le vainqueur de ce match de folie, plus cuit qu’une carotte, n’allait pas franchement en profiter par la suite.
Sans oublier le 57e titre de championne de France de l’inoxydable Jeannie Longo à 51 ans. Performances anecdotiques toutefois en regard d’une débâcle certes honteuse, mais qui n’en est finalement que plus juteuse en faisant grimper les audiences. Dans le fond c’est la seule chose qui compte, non?

22:57 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! |

18/06/2010

Ce pot pas possible qui passe pour du génie

Et les médias continuent à glorifier outrageusement ceux qu’ils ont souvent vilainement vilipendés. Rassurez-vous, je ne nierai pas le côté objectivement historique de la victoire des modestes petits Suisses sur les prétentieux grands d’Espagne.
Ni leur mental d’acier, ni la stratégie béton de Hitzfeld, canonisé d’ailleurs par le Blick. Mais trop occupés à porter aux nues ces nouveaux génies du crampon, les experts du ballon oublient complaisamment de relever un pot pas possible, composante essentielle du triomphe helvétique.
Et ce ne sont pas les Serbes qui me contrediront, après avoir eux aussi vaincu par les poils l’ogre allemand, pareillement mégafavori de la compétition.
Cela dit, même si les miracles n’ont en général lieu qu’une fois, saint Ottmar serait à mon avis bien inspiré de ne rien changer et de laisser ses éclopés sur le banc. Surtout Alex Frei.
Non seulement ses potes ont démontré son inutilité, mais le matamore risque de gâcher la fête en voulant absolument s’illustrer par un but qu’il n’a pas les moyens de marquer.
En attendant, revenons au fiasco retentissant des Bleus. Tandis qu’il va sans doute hélas me priver de mes gugusses adorés, il doit en ravir certains. A commencer par l’Irlande qui se frotte… les mains. Un bonheur pourtant teinté d’amertume. Car elle pense peut-être qu’elle n’aurait fait qu’une bouchée d’adversaires somme toute peu redoutables.
La déroute hexagonale a en revanche évidemment provoqué la désolation chez nos voisins. Profondément traumatisés,
ils contemplent hébétés leur champ de ruines, comme l’écrit L’Equipe, à l’unisson des quotidiens qui dénoncent férocement la nullité rare de ces pathétiques fantômes, indignes de porter le maillot tricolore.
Tempête dans un verre d’eau cependant. Leur équipe bout de bois, flanquée de son entraîneur de pacotille, s’est en effet simplement ingéniée à prouver une incompétence crasse qui leur est reprochée depuis quatre ans. Je ne vois donc vraiment pas en quoi il est tellement humiliant, pour les Français, d’avoir plié face à plus forts qu’eux.
A part ça, je ne sais pas si vous avez noté le gros scandale de Wimbledon. Les British, qui n’en font toujours qu’à leur tête, se sont à nouveau illustrés en laissant Federer parader au sommet, alors que Nadal vient de lui piquer sa couronne. Sans compter que Sa Grâce est gâtée pourrie jusqu’à la moelle par le tirage au sort.
Bref, pour les uns la fourberie d’Albion n’a pas de limite. Pour les autres, la perfide se contente de s’incliner logiquement devant le talent de la légende…

19:10 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (11) | |  Facebook | | | | Pin it! |

13/06/2010

Le troupeau de bêtes noires ne cesse de grossir

Que dire après cette nouvelle chute mortifiante de la légende, à part que le troupeau de bêtes noires ne cesse de grossir dangereusement ? Et que si ça continue de cette façon, le pauvre Federer va se laisser piétiner par absolument tout le monde. Pas un joueur dont il ne devra pas se méfier.

Parce que c’était vraiment  du gâteau cet Open de Halle. Avec personne, en principe,  pour contredire le maître des lieux. Non seulement les meilleurs, dont le roi du moment, s’étaient  donné rendez-vous en Angleterre, Davydenko, deuxième tête de série  dans le tournoi allemand mais  de retour de blessure, s’est effondré sans trop attendre, mais surtout Lleyton Hewitt, qui a finalement terrassé le Bâlois, ne l’avait plus battu en quinze confrontations depuis 2003.

Evidemment, on parle du coup d'authentique exploit de l'Australien. Histoire de minimiser la défaite cinglante de Federer. Mais pour moi, Rodgeur n'a pas la moindre excuse. Car je ne sais si vous imaginez à quel point l'occasion était belle pour lui de retrouver des couleurs et de rassurer ses fans en raflant son premier titre depuis Melbourne. Dans son jardin, sur son gazon. Mais non, il s’est à nouveau efforcé de décevoir.  

Vous me rétorquerez  que le pitbull de Manacor s’est montré encore plus lamentable en s’inclinant en quarts de finale au Queen’s. Mais le malheureux devait être complètement cramé après son extraordinaire parcours sur terre battue , couronné d’une cinquième victoire à Roland Garros. Hélas, on ne peut en prétendre autant de Sa Grâce, étant donné ses absences ou ses passages éclairs sur les courts ces derniers temps.  

Franchement, c’est de très mauvais augure pour Wimbledon. Voire plus cuit qu'une carotte. De quoi en tout cas permettre à Nadal de conserver sa couronne même en cas de fessier en délicatesse. Et avec la déculottée que les  footeux helvétiques vont sans doute prendre mercredi prochain en Afrique du Sud, ce n’est pas demain la veille que les Ibères cesseront de nous tenir la dragée haute!

17:12 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

12/06/2010

Les bouffons, passez le premier tour s.v.p.!

Côté baraka, c’est la bérézina pour ce malheureux Frei, qui a réussi l'exploit de se blesser encore plus tôt qu'en 2008. Mais dans le fond, ce sera aussi bien s’il ne joue pas. Je partage l’avis du rappeur Stress, qui trouve Alex surestimé grave. Avec lui, c’est en effet souvent bonjour les dégâts !

Remarquez, j’ai le loisir d’y revenir jusqu’à mercredi prochain. En attendant, ce qui m’intéresse, ce sont évidemment les bouffons en chef  du Mondial. Je veux naturellement parler de mes footeux préférés, les Bleus, gugusses parentés sans lesquels la vie me serait carrément insupportable pendant ces quatre semaines.

Je ne m’arrêterai pas sur le vide sidéral du match des Tricolores vendredi soir contre les Uruguayens. Tout ce que je leur demande c’est d’atteindre les huitièmes de finale, histoire de m’illuminer le quotidien le plus longtemps possible par leur simple présence dans la compétition.

Je sais, après ce qu’on vient de voir, ils auront un sacré mérite. Cela friserait même le miracle, avec un entraîneur tel que Domenech, qui s’est à nouveau illustré récemment en coach privé pour le magazine «Femme Actuelle», expliquant notamment à ces dames la règle du hors-jeu.

Une performance ridiculement folklorique où le capricieux Raymond s’est montré à la fois sottement macho et totalement incompréhensible. Inutile donc de préciser que les carottes seront cuites s’il expose sa stratégie, déjà brouillonne à la base, d’une manière aussi saugrenue et fumeuse à ses ouailles.

Heureusement, on n’en est pas là. De surcroît, il n’y avait pas que les vedettes du crampon pour me faire vibrer ces jours. Les stars de la raquette s’y sont pareillement efforcées en se préparant sur gazon pour Wimbledon entre les tournois de Halle et du Queen’s, l’anglais se prétendant beaucoup plus relevé que l’allemand.

Sur le papier seulement. Car il n’y a plus personne au stade des demi-finales. Dans la foulée du soit-disant redoutable Djokovich, deuxième tête de série, d’Andy Roddick, suante et soufflante "terreur de l’herbe" et de Murray la belette tenant du titre, Sa Majesté Nadal, qui n’avait plus qu’à se royaumer jusqu’à la victoire comme à Roland Garros, a achevé de semer la consternation chez les organisateurs, en s’effondrant honteusement en quarts et en deux petits sets face à son compatriote Feliciano Lopez.

Un fessier douloureux serait en partie responsable de l’échec mortifiant du pitbull. La meilleure des nouvelles à mon avis. Si seulement cela pouvait lui enlever sa détestable et exaspérante manie de se le gratter furieusement à chaque service !

Je ne vais pourtant pas me plaindre d’une situation qui profite à Federer. Egalement au bénéfice d’une voie royale, la légende n’a plus qu’à se remuer le popotin contre Lleyton Hewitt pour brandir son premier trophée depuis l’Open d’Australie. En grappillant au passage quelques minuscules points au taureau de Manacor. Plutôt mesquin, c’est vrai. Mais j’en suis sûre, tellement jouissif pour Sa Grâce suite à son pitoyable parcours parisien.

23:53 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Les bouffons, passez le premier tour s.v.p.!

Côté baraka, c’est la bérézina pour ce malheureux Frei, qui a réussi l'exploit de se blesser encore plus tôt qu'en 2008. Mais dans le fond, ce sera aussi bien s’il ne joue pas. Je partage l’avis du rappeur Stress, qui trouve Alex surestimé grave. Avec lui, c’est en effet souvent bonjour les dégâts !

Remarquez, j’ai le loisir d’y revenir jusqu’à mercredi prochain. En attendant, ce qui m’intéresse, ce sont évidemment les bouffons en chef  du Mondial. Je veux naturellement parler de mes footeux préférés, les Bleus, gugusses parentés sans lesquels la vie me serait carrément insupportable pendant ces quatre semaines.

Je ne m’arrêterai pas sur le vide sidéral du match des Tricolores vendredi soir contre les Uruguayens. Tout ce que je leur demande c’est d’atteindre les huitièmes de finale, histoire de m’illuminer le quotidien le plus longtemps possible par leur simple présence dans la compétition.

Je sais, après ce qu’on vient de voir, ils auront un sacré mérite. Cela friserait même le miracle, avec un entraîneur tel que Domenech, qui s’est à nouveau illustré récemment en coach privé pour le magazine «Femme Actuelle», expliquant notamment à ces dames la règle du hors-jeu.

Une performance ridiculement folklorique où le capricieux Raymond s’est montré à la fois sottement macho et totalement incompréhensible. Inutile donc de préciser que les carottes seront cuites s’il expose sa stratégie, déjà brouillonne à la base, d’une manière aussi saugrenue et fumeuse à ses ouailles.

Heureusement, on n’en est pas là. De surcroît, il n’y avait pas que les vedettes du crampon pour me faire vibrer ces jours. Les stars de la raquette s’y sont pareillement efforcées en se préparant sur gazon pour Wimbledon entre les tournois de Halle et du Queen’s, l’anglais se prétendant beaucoup plus relevé que l’allemand.

Sur le papier seulement. Car il n’y a plus personne au stade des demi-finales. Dans la foulée du soit-disant redoutable Djokovich, deuxième tête de série, d’Andy Roddick, suante et soufflante "terreur de l’herbe" et de Murray la belette tenant du titre, Sa Majesté Nadal, qui n’avait plus qu’à se royaumer jusqu’à la victoire comme à Roland Garros, a achevé de semer la consternation chez les organisateurs, en s’effondrant honteusement en quarts et en deux petits sets face à son compatriote Feliciano Lopez.

Un fessier douloureux serait en partie responsable de l’échec mortifiant du pitbull. La meilleure des nouvelles à mon avis. Si seulement cela pouvait lui enlever sa détestable et exaspérante manie de se le gratter furieusement à chaque service !

Je ne vais pourtant pas me plaindre d’une situation qui profite à Federer. Egalement au bénéfice d’une voie royale, la légende n’a plus qu’à se remuer le popotin contre Lleyton Hewitt pour brandir son premier trophée depuis l’Open d’Australie. En grappillant au passage quelques minuscules points au taureau de Manacor. Plutôt mesquin, c’est vrai. Mais j’en suis sûre, tellement jouissif pour Sa Grâce suite à son pitoyable parcours parisien.

17:58 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

04/06/2010

Rodgeur sauvé dimanche par son bourreau?

Federer, Djokovic, Murray, les sœurs Williams, Justine Henin, Caroline Wozniacki, toutes ces stars de la raquette ont piteusement passé à la trappe avant les demi-finales.Les vedettes des deux sexes eussent-elles été dominées par de jeunes loups ou louves aux dents longues, c’eût été excitant. Que nenni! On se retrouve juste avec une finale folklorique chez les dames, notamment squattée par Schiavone, une  trentenaire italienne qui a réussi l’exploit de gagner trois tournois mineurs en douze ans!

C'était presque plus pathétique dans la demi-finale des hommes avec Jürgen Mezler, un gaucher autrichien quasi inconnu de 29 ans, encore moins bien loti que la Transalpine en simple et en Grand Chelem, où il n’avait jamais dépassé le troisième tour. Enfin, heureusement qu’on a pu compter sur la générosité de Nadal pour rallier le bout du chemin. Même si, contrairement aux éminents experts prétendant le contraire, le parcours de l'ombrageux Ibère s'est révélé des plus pépères.

Cela n’empêchera peut-être pas le pitbull de plier demain devant Robin Soderling. Du coup, le bourreau de Sa Grâce deviendrait son sauveur, en lui permettant de garder sa couronne et de battre le record de 286 semaines au sommet du tamis, détenu par Pete Sampras. Mais si je remercie chaleureusement le Viking au cas où, je n‘en relèverai pas moins la médiocrité de ce tournoi. Avec cette brochette de riches coincés et frileux qui ont rechigné à s’investir, je parlerai carrément de l’Open parisien du pauvre. Il le fut d’ailleurs à quelque reprises dans le passé.

Pour en revenir à Sa Grâce, cette nouvelle et mortifiante défaite prématurée a donné du grain à moudre à l’insupportable Patrick Mouratoglou, coach français porté aux nues, qui tacle «Rodgeur» chaque fois qu’il en a l’occasion. Moi aussi, je le reconnais, mais c’est juste pour conjurer le mauvais sort. Rien à voir avec les élucubrations de ce triste sire. Après avoir déclaré que la légende faisait du mal au tennis en perdant exprès les Masters Series, l’affreux Patrick se permet de trouver lamentable, depuis huit mois, la stratégie du roi au trône chancelant.Tout ça parce qu’il a Marcos Baghdatis et Aravane Rezai dans son écurie. On se pince!

A part ça, le Costa Rica vous a fait rire? Attendez l’Italie ce soir au Stade de Genève! Eh oui, j’ai de gros soucis avec nos laborieux footeux helvétiques, au bout du rouleau avant même de rallier l’Afrique du Sud. Etant donné leur état comateux, je ne vois qu’une solution pour les booster au Mondial: un petit moteur dans les crampons, histoire d’en avoir enfin sous la semelle!

19:40 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | | Pin it! |

31/05/2010

Et Federer risque de tout perdre contre Söderling

 

A Roland Garros, ça va se jouer entre Nadal, la terre et moi, avait déclaré en substance Federer avant le début des hostilités sur l’ocre parisien. Un rien présomptueux, je trouve, même si jusqu’ici  Sa Grâce n’a pas tremblé, se qualifiant même très gracieusement pour les quarts. Notamment dimanche contre Wawrinka. Mais force est de reconnaître qu’avant Stanislas, porté aux nues par certains ingénus, le phénix n’avait pas d’adversaire et que ce fut rebelote face au Vaudois qui s’est surtout montré performant dans le fracassage de sa raquette en galvaudant le deuxième set.  

D’où mon inquiétude grandissante à quelques heures de la rencontre du tsar de tous les tamis avec Söderling.  Certes le Bâlois, qui a remporté haut la main leurs douze confrontations, se réjouit follement de la treizième. Mais, os dans le caviar, Robin me paraît autrement plus dangereux que lors de la finale de 2009, où il s’était lamentablement  écrasé, après avoir  largement contribué au succès annoncé de Rodgeur, en écartant opportunément  Nadal  de son chemin.  

Du coup, il n’est pas exclu que le Suédois, prompt à atomiser brutalement ses opposants un à un Porte d’Auteuil, parvienne également à surclasser le roi. Qui dès lors risque de tout paumer.  Le match, sa couronne et, subséquemment,  sa possibilité de battre le record de  Sampras avec ses 286 semaines au sommet de la raquette mondiale.  L’horreur absolue quand on sait à quel point le maestro aime ça.

Vous me rétorquerez que le taureau de Manacor doit encore gagner le tournoi pour qu’on assiste à ce sinistre scénario. Mais (et là je persiste en signe en dépit des commentaires peu flatteurs que m’a valu cette prise de position vulgairement commune), l’Ibère ayant eu la voie encore plus royale que celle de l’Helvète jusqu’en quarts, c’est quasiment dans la poche.

 En effet, où sont ses compatriotes qui, selon les fines analyses des experts, devaient lui barrer la route le couteau entre les dents ? Un seul finalement se dresse devant lui et pas le plus redoutable puisqu’il s’agit d’Almagro. La victoire du pitbull me paraît donc tellement inéluctable qu’à la limite je me demande quel est l’intérêt de faire jouer le match!

Un petit mot pour terminer sur les malheureux Français. Déjà qu’ils ne sont pas bien doués, si en plus ils se blessent. A l’instar de Jo-Wilfried Tsonga, que ses compatriotes voyaient atteindre le dernier carré les doigts dans le nez. Ainsi qu'Aravane Rezai chez les filles suite à son triomphe madrilène. En réalité, plus acharnés que jamais à exhiber leurs lacunes, les Bleus nous ont rejoué le Cid à leur manière. Ce qui nous donne ceci:

Ils partirent plus de trente mais manquant de ressort,
ils plongèrent hélas tous  à mi-chemin du port
Mais il faut dire que face à tant de cafouillage,
Ce n'est guère étonnant qu'il y ait eu naufrage...

21:20 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |

22/05/2010

Federer à l'assaut de l'ogre de l'ocre

Cette incapacité à faire rêver les fans, c’est fou, non? Sans compter que pour une fois, j’eus aimé qu’ils justifient la réputation des Suisses âpres au gain. Des clous ! Nos laborieux hockeyeurs, qui n’avaient même pas à se baisser pour rafler le pactole se sont pitoyablement cassé les dents contre des outsiders allemands qui, du coup, se sont rempli les poches les doigts dans le nez.

Nuls ces Helvètes aux Mondiaux de la crosse. Genre Federer à Rome et  à Estoril, où le roi s’est  acharné à paumer bêtement quelques joyaux de sa couronne. Certes, il a réussi ensuite l’exploit de parvenir en finale à Madrid. Sauf qu’il a encore perdu une sacrée gemme, en se laissant balader en deux misérables sets par l’Attila de Manacor, plus dévastateur que jamais depuis son record de dix-huit Masters 1000, dont trois d’affilée sur terre battue.

Une défaite qui n’avait pas moins pleinement rassuré les fans, les experts  et l’intéressé à une semaine de Roland Garros. A part moi. Et inutile de préciser que mon stress a empiré en découvrant la partie de tableau de la légende. De quoi en faire toute une histoire. Car je ne vous raconte pas le chemin de croix, et on sait à quel point le maestro rechigne à la porter, pour rallier le dernier carré au tournoi parisien. Le gage de conservation de son diadème, même si Nadal enlève le morceau. Un futur succès largement facilité par le parcours de sénateur qu’un tirage au sort scandaleusement clément a réservé à l’ocre de l’ogre.

Autre paire de manche côté phénix, susceptible de tomber  en huitièmes déjà contre Wawrinka qui vante sa forme et son jeu décoiffants, ou Gaël Monfils.  Imaginer qu’un Vaudois ou un Français contribuent à la chute mortifiante de Sa Grâce me file des frissons. Et si j’admets l’impossibilité de la chose, le génie trouvera sur son chemin trois bêtes noires potentielles pour tenter de l’empêcher de conserver son trône. Dont  Ernests Gulbis, le redoutable petit prince de Riga.

Mais si je me ronge les sangs en pensant à Sa Grâce, que dire des pauvres Suissesses. Retomber à deux contre les sœurs Williams, bonjour la baraka! A commencer par Patty Schnyder, qui doit à nouveau se farcir Venus.  Avec cette onzième chronique d’un échec annoncé, c’est franchement à désespérer de son karma.

06:51 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (6) | |  Facebook | | | | Pin it! |