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24/09/2010

Les Grenat entre Napoléon et Attila!

Prétendre qu’il nage dans l’optimisme béat est un doux euphémisme. En effet, pour Magic Pishyar, plus besoin de s’escrimer à polir son diamant, brillant désormais de mille feux. Décidément, j’avais oublié l’extraordinaire faculté des Servettiens à se faire mousser quoi qu’il arrive.
Et là, on atteint des sommets. Poussant les experts du ballon à remarquer que le ponte grenat voit loin. A tel point d’ailleurs qu’à mon avis, il ne distingue plus grand-chose.
En tout cas, il vient à nouveau de se fendre de déclarations pas piquées des hannetons, selon lesquelles ses hommes n’allaient pas seulement remonter en Super League cette année, mais remporter le championnat en 2014.
Il a de la suite dans les idées notez. Et se montre dans le fond moins tonitruant qu’en août 2009. Où il voulait faire de Servette le Manchester United helvétique avec un premier titre gagné «d’ici à trois ans». Sans compter que sa fabuleuse équipe devait déjà affronter les meilleurs cette saison.
Résultat, elle était loin du but. Du coup je ne vous dis pas si le derby de ce soir, même contre des Lausannois, n’est pas franchement dans la poche.
Le croquignolet, à Genève, c’est qu’un Servette en cache toujours un autre. Le Napoléon du crampon n’est ainsi pas le seul à bomber dangereusement le torse. Vous pensez bien que l’Attila de la crosse n’est pas en reste, en dépit de ses Aigles aux ailes plus plombées que des oiseaux mazoutés.
Je l’avais pourtant prévenu, McSornette, qu’engager une star pour tenter de motiver ses troupes se révèlerait totalement contre-productif.
Mais si le fameux trou de novembre s’est déjà creusé en septembre, Big Mac n’en a cure, tant il a confiance en ses capacités. Selon lui, peu importe le début pourvu que la fin soit royale. Une philosophie encore plus naze que les fanfaronnades du cocasse boss de la Praille.
A part ça, vous avez sans doute vu qu’après Sa Grâce, Wawrinka joue à son tour sa sucrée. Il a décidé de bouder Bâle, le directeur du tournoi ayant paraît-il refusé d’allonger le pactole pour ses beaux yeux.
Grosse différence pourtant avec le forfait de la légende en Coupe Davis, on s’en moque où évolue Wawrinka. A part Pascal Droz. Vous savez, l’exégète de la TSR qui n’a cessé de porter follement le Vaudois aux nues à l’US Open, tout en dédaignant commenter la finale reportée au lundi, et surtout sans Rodgeur. Pour venir ensuite bêtement raconter à l’antenne que le patriotisme était une notion complètement dépassée dans le monde du tennis…

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18/09/2010

La Suisse reléguée, de tout coeur, merci Rodgeur!

 

Il a récemment affirmé qu’il n’avait décidément plus rien à prouver. Faux, il a oublié la solidarité. Du coup, en son absence c'était fatal. Battue à plate couture au Kazakhstan, la Suisse est reléguée.

Cela n’avait pas empêché les fans, terrorisés à l’idée de commettre un crime de lèse-Federer, de s’incliner servilement  sur son site, applaudissant à la «sage» décision de la légende. Epuisé par sa tournée américaine (entamée après six semaines de vacances on se pince !) le désormais numéro trois mondial avait donc refusé d'aller prêter main forte à ses potes, enfin prétendus tels, lors de la rencontre de Coupe Davis à Astana. 

Un choix on ne peut plus logique de la part. Non seulement ça ne rapporte pas un kopeck, mais se traîner jusque là-bas histoire de disputer un vulgaire match de barrage, contre des seconds couteaux de surcroît, était très en-dessous de la dignité de Sa Grâce.

Je sais, ce genre de remarque offusque les aficionados, qui s'en étouffent d'indignation. Critiquer un tel champion, voire douter un instant de son patriotisme, quelle outrecuidance! Alors que cet homme d'exception, ce maître de la décennie, ne cesse de représenter son pays chaque mois que Dieu fait en s’alignant dans les Masters Series et les Grands Chelems…

C’est donc poussé par son amour immodéré de la patrie que Sa Seigneurerie a dédaigneusement laissé à son vassal Wawrinka réellement carbonisé, lui, par son parcours new-yorkais, l’honneur de se poser en Winkelried pour défendre l'Helvétie en péril. Résultat, le pauvre s’est fait trouer la peau par les balles d'un adversaire qu’il avait pourtant exécuté sommairement au premier tour de l’US Open.

Chiudinelli ayant précédemment trébuché misérablement, il n’y avait évidemment pas besoin d’attendre le double pour avoir la douloureuse certitude que cela n’allait rien changer à cette triste affaire. Même si le Vaudois se sacrifiait à nouveau et repartait courageusement au charbon à la place de Lammer pour tenter de ramener le point de l’espoir. Mais hélas, que pouvait espérer le malheureux dans son état, surtout "épaulé" par l’inénarrable Yves Allegro? Qui dans le fond a toujours été au tennis ce qu'un tracteur est à une Ferrari. Et encore, un tracteur, au moins ça roule...

Bref, de tout coeur, merci Rodgeur!

 

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12/09/2010

En disgrâce, Sa Grâce s'écrase

Après avoir été privé de Venus, Flushing Meadows n’aura pas sa finale de rêve. Comme je le craignais, Wilander ayant pronostiqué son triomphe à l’US Open, le malheureux Federer s’est fait battre plus tôt que prévu par Djokovic, accessoirement vainqueur du mutant Gaël Monfils au tour précédent.  

L’échec se révèle nettement  plus cuisant pour la légende que celui de l’an dernier contre Del Potro. Alors que Novak s’y retrouvera pour la seconde fois, le Bâlois ne figurera pas en finale pour la première fois depuis sept ans. Je ne sais pas si vous imaginez la frustration de Sa Grâce en disgrâce au regard de cette situation tristement inédite .

Remarquez, cela donnera du grain à moudre à Mats la Science. Le Suédois, qui change plus souvent d’avis que de chemise pourra en effet à nouveau évoquer à l’envi le déclin du maestro. A l'instar d’ailleurs de plein d’esprits chagrins et mesquins, qui se lèchent les babines à l’idée exaltante que le phénix risque de ne plus renaître de ses cendres.  

Autre qualification encore plus prévisible, celle de Nadal, non seulement plus incisif que jamais, mais qui n’a pas eu un seul adversaire digne de ce nom à se mettre sous le tamis depuis le début du tournoi. Il fallait donc être fou pour imaginer une seule seconde que le redoutable Ibère allait courir le moindre danger en affrontant Mikhaïl Youzhny.

D’autant que ce dernier a éprouvé toutes les peines du monde à se débarrasser de Wawrinka, qui n’est pas précisément un foudre de guerre. N’en déplaise au commentateur de la TSR Pascal Droz, qui n’a cessé de porter le Vaudois aux nues en évoquant son fantastique parcours américain et pensait qu’il aurait posé davantage de problème au pitbull que le Russe. Ben voyons. Surtout avec ses cuisses en marmelade !

A part ça, c’est la tasse pour le Suisse qui, quel que soit le roi de New York ce soir, se retrouvera à ramer des années lumière derrière. Franchement c’est dur. Aussi, à tout prendre, préfèrerais-je  que l’Espagnol, déjà largement devant, rafle le trophée. Certes il s’inviterait à son tour au panthéon des happy few qui se sont imposés dans les quatre Grands Chelems. Mais au moins Rodgeur ne se laisserait-il pas trop distancer par le Serbe aux dents longues.

 

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10/09/2010

De Gottmar au "coachmar" avec Hitzfeld!

Les spécialistes du crampon m’étonneront toujours. Pendant des semaines ils nous ont seriné que les carottes étaient cuites contre l’Angleterre à Bâle. Cela ne les a pourtant pas empêchés, suite à leur défaite archilogique, de se lamenter sur la faiblesse insigne de ces Suisses dont ils n’ont cessé de relever la médiocrité crasse.
Quelle mesquinerie de tacler de la sorte ces malheureux, tout en s’attaquant si mollement à Hitzfeld. Alors que l’auréole du divin sélectionneur, drôlement de guingois après l’Afrique du Sud, pâlit de plus en plus. Pire, vu l’état de nos footeux déjà dos au mur pour les qualifications à l’Euro 2012, on est passé de Gottmar au «coachmar»!
Pendant ce temps, la France se rengorge et jubile pour avoir enfin réussi l’extraordinaire exploit de battre la modeste Bosnie chez elle. Des deux côtés, une seule rencontre aura ainsi suffi pour dégager l’essentiel.Tandis que l’Helvétie déprimée songe à des Rouges quasiment privés de Pologne et d’Ukraine, l’Hexagone au nirvana imagine ses Bleus y arriver les doigts dans le nez. Voire carrément s’y imposer!
Remarquez, s’ils jouent comme leurs compatriotes à l’US Open, il y aura du boulot. Rappelez-vous le tsunami tricolore qui devait s’abattre sur les courts new-yorkais. Résultat, la déferlante s’est réduite à une minivague sous forme de Gaël Monfils, unique rescapé de la «meute» française en quarts de finale. Où il s’est de surcroît laissé atomiser par Djokovic, en dépit «de sa vitesse hallucinante, sa précision diabolique
et ses coups de mutant».
Pensez dès lors au danger que va représenter le Serbe ce soir pour Rodgeur. Certes Federer,la gambette alerte, n’a rien de Wawrinka et ses cuisses en capilotade, mais je ne suis pas rassurée pour autant. En effet, Mats Wilander estime que la légende remportera le tournoi. Etant donné sa science très confuse du pronostic, j’aurais préféré que le Suédois nous propose un autre candidat au trophée. Nadal par exemple.
Pour en revenir à Monfils, il est vrai qu’il n’a pas eu de chance, Thierry Henry ayant inopinément débarqué à Flushing Meadows pour l’encourager. Décidément, ces stars recyclées censées motiver les troupes c’est d’un contre-productif.
Raison pour laquelle McSornette m’inquiète. Il a en effet récemment invité Brad McCrimmon, l’une des plus brillantes étoiles de la crosse canadienne, à booster ses Aigles. Au risque de leur donner un coup dans l’aile. Du moins si j’en juge par la déculottée de l’EDF contre la Biélorussie au Parc des Princes, après la visite de Zidane à Clairefontaine…

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03/09/2010

Le tsunami bleu sur les courts de l'US Open

La TSR et Eurosport clamaient qu’elles nous présenteraient Flushing Meadows par le menu. Moralité, juste des mots et trois images sur leur site. Côté émissions en direct, c’est la cata. Tandis que l’antenne française ne daigne montrer que les filles, les amateurs de tennis en général rongent leur frein devant Drôles de dames sur la chaîne romande.
Outre le  différé de 10 h 30 du matin (les forcenés du boulot leur disent merci…), les fans n’ont eu droit qu’à un seul match tronqué en diffusion instantanée, celui de Sa Grâce jeudi soir contre Andreas Beck.
Une rencontre sans véritable intérêt de surcroît. Face à ce second couteau allemand à peine moins ébréché que la lame argentine du premier tour, la légende helvétique n’a guère eu le loisir et le besoin d’étaler sa science.
En revanche, Rodgeur ne s’est pas privé d’afficher son égoïsme en racontant, avant le tournoi, qu’il joue pour lui «désormais». Un adverbe carrément déplacé. Je brûle en effet de savoir pour qui d’autre que sa petite personne notre patriote à la noix, comme le prouve son dédain de la Coupe Davis, a déjà évolué sur un court!
A tout prendre, je préfère les sornettes des experts tricolores. Les pauvres n’en peuvent plus du tsunami bleu qui s’est abattu sur l’US Open. Certes, ils vont devoir rapidement se calmer avec l’inévitable reflux de la vague. Mais ils auront du mal à se remettre de certaines victoires. A l’image de celles de Llodra sur Berdych et de Gasquet sur Davydenko.
Admirateurs fous de l’incomparable Biterrois, les commentateurs n’ont pas hésité à affirmer que s’il n’était pas malencontreusement tombé contre la génération des Federer, Nadal, Murray ou Djokovic, il aurait remporté plein de Grands Chelems!
Bref, heureusement que le marquis de La Palice n’a pas la télévision dans sa tombe, sinon il serait vert de jalousie. D’autant que des truismes, il ne cesse d’en pleuvoir dans la lucarne. Le pompon dans le genre revoent sans conteste au Suédois Mats Wilander. Faisant la pige à un Pierre-Alain Dupuis, le fleuron d’Eurosport vient de sortir, à propos de Caroline Wozniacki, une de ses fines analyses dont le pointu vaut son pesant de raquettes.
Un rien contraint et forcé dans la mesure où il doute beaucoup du talent de la Danoise, il a déclaré en substance d’un ton pénétré: «Il est vrai que si elle progresse et gagne match après match, elle pourrait bien inquiéter Williams ou Clijsters…»
Aussi audacieux que ravageur, le pronostic. Je me demande combien on le paie.

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27/08/2010

La nouvelle invincible armada du crampon!

Avant la rencontre, les superlatifs ne cessaient de pleuvoir. Alors vous imaginez le délire après la victoire des footeux lausannois qui, contre toute attente, s’en sont allés battre in extremis les Russes chez eux.
Immense, colossal, monumental. Bref, majuscule, comme diraient les commentateurs de la TSR, très fiers de l’invention de ce nouveau mot.
L’engouement dépasse en effet l’imagination. Selon un sondage, seuls 13% d’esprits chagrins boudent la performance. En revanche, 80% d’aficionados se déclarent convaincus que le club va renouer sans tarder avec son glorieux passé.
Ils sont tellement fabuleux, ces Vaudois, qu’ils en apparaissent presque effrayants. Preuve en est la question quasi existentielle des observateurs éberlués par leur prodigieux exploit, se demandant qui arrivera à stopper cette fantastique machine lancée à plein régime depuis des semaines.
En d’autres termes, il faudra un formidable adversaire pour parvenir à freiner l’avancée inéluctable de la nouvelle invincible armada du crampon helvétique.
A mon avis, ce pourrait simplement être le prochain. Bien que les spécialistes mégotent drôlement sur le sex-appeal du CSKA Moscou. Si proche de zéro qu’il sera inutile de squatter le Stade de Genève pour le recevoir. A croire que c’est donner de la confiture à des cochons que d’obliger le diamant lausannois à affronter ces vulgaires zircons moscovites...
Rien de comparable en somme avec leurs compatriotes du Lokomotiv, que les Vaudois ont réussi à faire dérailler l’autre soir. Gare au péché d’orgueil. Car non seulement le train en question marchait plus à la vapeur qu’à l’électricité, mais encore les hommes du cru manquaient singulièrement de charbon pour alimenter la chaudière.
Du coup, il n’est pas si étonnant que les Lausannois, déjà portés aux nues, se mêlent de jouer les coqs en Europa League. Je l’admets, cela n’a pas mal de gueule pour des seconds couteaux. Je nourris cependant des espoirs plus flamboyants qu’une modeste phase de poules, avec l’US Open qui se profile.
Je veux évidemment parler des fermes résolutions de Sa Grâce, piquée au vif par des allusions blessantes, de se comporter en big boss à Flushing Meadows.
Et j’avoue que ça me ferait particulièrement plaisir de voir la légende remporter son dix-septième Grand Chelem. Surtout à la barbe du pitbull ibérique, du Schtroumpf serbe et de la belette écossaise, assez certains de lui barrer la route.

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22/08/2010

Les cadors à la niche, Sa Grâce sauve l'honneur

 

Bon d’accord, Rodgeur a remporté son 17e Masters, ce qui va sans doute pousser les fans à crier au génie retrouvé. D’autant que le roi à la couronne en berne depuis Melbourne a égalé le record de Bjön Borg en décrochant son 63e titre.

Il n’y a pourtant pas de quoi en faire un fromage. C’était la moindre des choses pour le Bâlois que de triompher plus ou moins sans gloire après avoir vaincu carrément sans péril dans ses deux premiers matches à Cincinnati. Grâce  à la blessure bienvenue d’Istomin et au forfait providentiel de Kohlschreiber. Vingt-sept minutes sur un court pour rallier un troisième tour, voilà qui aussi peu banal que fatigant. 

Bref du tout cuit en principe. Mais ce fut au contraire tellement dur en finale face au courageux Mardy Fish que je voyais déjà la légende recommencer le coup de Toronto, Et perdre en deux sets contre le second couteau américain en jouant bêtement au Père Noël.

Vous me rétorquerez qu’il s’en est quand même heureusement mieux sorti que ses rivaux Nadal, Djokovich et Murray. A la niche la tête basse, les trois autres cadors du circuit, tous misérablement éjectés en quarts de finale. Et devant compter sur Federer pour sauver leur honneur perdu.

Pour autant, j’imagine assez mal le Suisse ajouter quatre Grand Chelems à son palmarès, ainsi qu’il l’a récemment claironné, très agacé par l’insolence des journalistes toujours prompts à évoquer son déclin à la plus petite faille.

Après l’avoir observé, plus cheval de labour que pur-sang, ahaner contre Berdych et Djokovich la semaine dernière et suer ferme face à Fish dimanche, j’avoue que le gain de l’US Open dans huit jours pour commencer à viser l’objectif, ne me paraît pas franchement acquis les doigts dans le nez. 

A l’image d'ailleurs du succès du pitbull de Manacor en trois coups de cuillère à pot. Et pas seulement parce qu’il me semble fâcheusement émoussé de la canine, notamment suite à son pitoyable échec contre Baghdatis. Mais surtout parce que McEnroe ne cesse de clamer que l’Ibère va s’imposer cette année à Flushing. Or il est comme Mats Wilander, le grand John. Il suffit que l’un et l’autre étalent leur science de la raquette pour que leurs certitudes volent en éclats. Avec évidemment retournement de veste à la clé.

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12/08/2010

Le retour du roi à la couronne en berne

Certes, la légende reste la légende avec ses seize grands Chelems. Mais que ce troisième rang me blesse la rétine, quand je le vois implacablement écrit noir sur blanc. Rappelant que le roi, à la couronne en berne depuis l’Open d’Australie, erre misérablement sur les courts à la  recherche de succès qui lui permettraient d’entamer un semblant de remontée vers les sommets.

Mais vu la quantité de points à défendre pour tenter, ne serait-ce que de se rapprocher de Nadal, ça va être coton. Même si Federer affirme que dans le fond, ce n’est qu’une question de temps. Il est vrai qu’il vient d’opérer un retour gagnant à Toronto salué bien bas par les fans et portant ainsi à 210 ses triomphes dans les Masters 1000. Un nouveau record pour le Bâlois, plutôt content de lui en l’occurrence.

A part ça, la tenue de l’Helvète aux bras pas trop noueux fait jaser sur la Toile et ailleurs. A cet égard, on parle beaucoup de «body language» pour tenter d’évaluer la motivation des joueurs. Eh bien, à mon avis, les fringues ça vous raconte également quelque chose.

Je m’explique. D’un côté vous avez Sa Grâce et son petit maillot rose layette sur un short brun-beige. De l’autre, le pitbull de Manacor, arborant lui aussi un T-shirt rose, mais fluo pétant sur un bermuda d’un blanc éblouissant, le tout en jetant un max. Du coup le Bâlois, imprudemment qualifié de prédateur par certains , (pourquoi pas de panthère tant qu’ils y sont!), a l’air délavé face à l’Ibère plus flamboyant que jamais. Même s’il a curieusement mis un temps fou à se débarrasser du Vaudois Wawrinka dans son premier set du tournoi canadien.

Bref, je me demande avec angoisse la durée de cette reprise pour Rodgeur après trois semaines. Qui a donné un deuxième début de rèponse un s'imposant également contre le Français Llodra. Rien d'étonnannt en somme. Mais dans la mesure où le maestro en délicatesse se laisse aujourd’hui terrasser par à peu près n’importe qui, c’était un peu la panique.

Et je ne sais pas si le succès des footeux suisses m’aurait apporté une grande consolation en cas de revers sévère de mon tennisman préféré au troisième tour. Il paraît pourtant que leur résultat étriqué contre les Autrichiens en match amical est de bon augure pour la campagne de l’Euro 2012. J'en doute, mais il est vrai que c’est toujours mieux que la France qui, comme je le pressentais dans ma précédente chronique a trouvé moyen d’aller perdre contre la Norvège à Oslo. Replongeant les supporters dans un désespoir qu’ils venaient à peine de surmonter après la débâcle sud-africaine.

Cela n’empêche pas d’optimistes spécialistes tricolores du crampon de voir du plus volontaire et du plus frais dans cet échec annoncé aux couleurs du drapeau national : le bleu des joueurs, le blanc de Laurent et le rouge de la honte. C’est ce brave Domenech qui doit prendre son pied !

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02/08/2010

Trop formidables pour être Français...

Objectif dix médailles, résultat dix-huit dont huit en or. Dont évidemment les plus décoiffantes, celles de la nouvelle coqueluche hexagonale Christophe Lemaitre, illico presto labellisé l’Usain Bolt du cru.
Ne se contentant pas d’être le seul Blanc descendu en-dessous des dix secondes au 100 mètres, l'éclair d’Aix-les-Bains s’est donc payé le luxe de rafler l’épreuve à Barcelone, empochant dans la foulée le 200 et le 4x100. Devenant ainsi également le premier sprinter doré de la sorte dans des championnats d’Europe d’athlétisme.
Sans oublier les filles, à commencer par la phénoménale Myriam Soumaré dans les mêmes disciplines, ou encore  le sauteur en hauteur Renaud Lavillenie, bien mal nommé pour faire de si belles choses. En plus pas âpre au gain comme les autres cadors. Tandis que ces rapiats font monter la barre d’un centimètre pour gagner des sous, ça ne lui traverse pas l’esprit à «Terminator». Il veut juste marquer les nôtres…
Bref, la France  ivre de bonheur a non seulement les yeux de Chimène pour ses champions, mais se sent carrément sur le toit du Vieux- Continent avec toutes ces palmes. Et face à ce retentissant triomphe historique, les médias ne peuvent évidemment s’empêcher de songer à un récent fiasco, encore plus  retentissant. Par exemple, à l’image du Figaro.fr, ils demandent aux internautes si  la moisson  de médailles en Espagne leur fait oublier la déroute des Bleus au Mondial sud-africain.
Alors que quelques-uns haussent les épaules en estimant que poser la question c’est déjà y répondre, certains  se montrent beaucoup plus sceptiques. Voire inflexibles. Comme ce chat très échaudé pour qui rien ne peut effacer la honte et que pour retrouver un sentiment de fierté dans le foot, il faudrait d’abord que Laurent Blanc qualifie son équipe. Puis gagne l’Euro 2012. Ce dont il doute fortement, le sélectionneur ayant annoncé qu’il ne se priverait pas forcément de footeux par qui le scandale est pourtant arrivé.
Pour d’autres, le ballon n’a strictement rien à voir avec l’athlétisme et ils jugent l’interrogation stupide. Je dois reconnaître que je suis assez d’accord avec eux.J’irais jusqu’à dire qu’ils sont tellement formidables ces athlètes tricolores, que j’ai  du mal à concevoir qu’ils sont Français!
Cela me rappelle d'ailleurs Federer. Jusqu’au dernier Open d’Australie, je peinais dur à imaginer qu’il fût Suisse entre ses seize Grands Chelems et sa pêlée de victoires en Masters Series. Hélas, j’avoue qu’il ne cesse de se rapprocher dangereusement de l'homo helveticus depuis. Et bien que Sa Grâce ait enfin daigné faire preuve d’humilité en s’adjoignant momentanément un coach pour tenter de briser le signe indien, histoire de réduire le nombre croissant de bêtes noires qui lui piétinent les baskets, je me prends à douter sérieusement de ses possibilités à regagner un tournoi majeur. Tout en espérant follement le contraire.

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30/07/2010

Avec Christophe, la France s'est trouvé un nouveau maître...

Il est magique, c’est une pépite, un joyau, un diamant, un prodige. Je veux bien entendu parler de Christophe Lemaitre, l’éclair d’Aix-les-Bains, sprinter au nom prédestiné, seul Blanc à être descendu en-dessous des 10 secondes au 100 mètres et tout frais médaillé d’or aux Championnats d’Europe d’athlétisme de Barcelone.

Vous imaginez donc si nos voisins n’en peuvent plus et en ont plein la bouche de leur Christophe, vingt ans à peine et un cheveu sur la langue. C’est déjà pour eux une  légende, un mythe qui a réussi une course historique. «Enormissime». Comme il n’y en a jamais eu, vous vous en doutez évidemment, depuis l’avènement de la discipline.

D’autant que la merveille hexagonale est restée un rien scotchée dans les starting-blocks, pour remonter ensuite royalement ses rivaux. Et coiffer au poteau quelques célébrités qui, un rien fatiguées à l'image du «vieux» Britannique Dwain Chambers, traînassaient sur la piste.

Mais bref. Le fantastique exploit du Bleu permet à ses compatriotes ulcérés d’oublier le fiasco humiliant des Tricolores au Mondial sud-africain. Un moyen de s'offrir une parcelle de gloire en surfant sur celle du phénomène. Comme Nicolas Sarkozy, qui s'est fendu d'un gros compliment  à l’égard du champion. Tellement qu’il est formidable et qu’il fait honneur à la patrie.

De leur côté, les experts du cru pris de vertige se demandent jusqu’où ce môme génial au potentiel hors du commun va aller. Du coup, étant donné l’extase, ça me tarabuste un chouia. Je m’explique. Vingt-sept ans  après, les journalistes ne se sont pas véritablement remis de la victoire de Yannick Noah à Roland Garros. Alors je ne vous raconte pas si on risque d’en prendre pour perpète au cas où la perle blonde s’avisait de remettre la compresse en finale du 200 mètres. Réponse ce soir...

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