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04/06/2016

Roland Garros: Garbine Muguruza brise à son tour le rêve de Serena Williams. Grâce à un Français!

agarbine.jpgRoberta Vinci trop forte pour Serena en demie de l’US Open, Angélique Kerber trop forte pour Serena en finale de Melbourne et Garbine Muguruza toujours trop forte en finale de Roland Garros pour Serena, dont elle brise à son tour le rêve d’égaler en Grand Chelem le record de Steffi Graf. En deux petits sets de surcroît, contrairement à ses deux précédentes adversaires. Avouez que cela commence à faire beaucoup pour l’inamovible numéro un mondiale.

Mais c’est à l’image de ce que vit Federer, le pendant masculin de l’Américaine question records, et qui s’est lui aussi incliné deux fois en finale la saison dernière face à Djokovic. Une chose m’intrigue toutefois. Non seulement il y a des années que les experts, surtout français, glosent sur le déclin de la légende helvétique et n’ont aucun mal à décréter que Rodgeur a tout simplement l’âge de ses artères...

En revanche les mêmes ne cessent de parler de stress pour tenter de comprendre la raison des trois échecs successifs de Serena, qui ne compte qu’un mois de moins que le maestro. Quant à son coach tricolore Patrick Mouratoglou, qui ne s’est pourtant jamais gêné pour évoquer les années pesant sur le talent du phénix, il ne moufte pas sur celles, apparemment taboues de son élève, qu’il voit forcément rafler le mythique 22e Majeur. 

Et puisque j’en parle, de Mouratoglou, qui a naturellement plus que largement contribué à faire de Serena ce qu’elle est, du moins de l’avis des spécialistes hexagonaux, je vous signale que de l’autre côté du filet, il y avait l’entraîneur de Garbine Muguruza, Sam Sumyk, le second meilleur du monde dans le tennis féminin et donc … Français bien entendu. Du coup, quelle que soit la gagnante, c'était la victoire des Bleus, l'Espagnole ayant en l'occurrence surtout raflé la Coupe grâce à son excellent mentor!

Heureusement que l’intéressé, embarrassé par ces éloges en forme d'autosatisfecit puéril, a répété qu’il n’y avait pas de bon entraîneur sans de grandes joueuses. Sans doute la raison pour laquelle il ne travaille pas avec des Françaises, j’imagine... Ajoutant que s’il était heureux de la progression de Muguruza sous sa houlette, ses prédécesseurs avaient fait du très bon boulot.

amasarova.jpgPar ailleurs, nos chers voisins continuent à s’envoyer des fleurs car lle succès des Lopez (confirmant d'abord la vitalité du tennis ibère) sur les Bryan en double, place Nicolas Mahut au sommet de la hiérarchie mondiale dans le domaine.

Et ils auront peut-être encore deux raisons de se frotter le ventre dimanche si le tandem Garcia et Mladenovic s’impose, à l'instar chez les juniors de Geoffrey Blancaneaux, dont les Loth et autres Millard font déjà des tartines. Logique. Pour eux, ce serait un super Roland Garros, en dépit de l’incurie coupable de leurs "purs-sangs"

Et comme bien sûr les commentateurs n’ont pas jugé utile de le mentionner, dans la mesure où ils n'ont pas de représentantes chez les filles, je vous signale en toute modestie, au cas où vous l'auriez manqué, que la Suisse aurait pareillement la chance de fêter une jolie victoire avec la jeune Bâloise Rebeka Masarova (photo), qui s'est qualifiée pour la finale. Puisse-t-elle connaître le destin Belinda Bencic!

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03/06/2016

Roland Garros: Bacsinszky et Wawrinka, même absence de combat!

2658192.image_-590x260[1].jpgCette petite balle jaune, quel stress! A deux points de se faire éliminer au premier tour par Radek Stepanek (qui doit aujourd'hui se dire qu’il reste un sacré cador…) puis balbutiant son tennis contre un illustre inconnu tricolore (déclenchant l'hystérie chez ses compatriotes en extase), Andy Murray terrasse cruellement, au pas de charge et en quatre manches courtes dans le dernier carré, un Wawrinka au bout du rouleau.

Pourtant j’aurais voulu y croire à la victoire de Stan. Sauf que The Man, pour une raison qui m'échappe, n’était pas sur le terrain. La chose s’est hélas imposée dès le troisième jeu du premier set. Et je n’ai aucun mérite à l’avoir remarqué si tôt. J'étais déjà certaine avant le match que c’était cuit pour le malheureux en entendant Pascal Droz et Marc Rosset le donner vainqueur sans coup férir ou presque. J'exagère à peine.

abacs.jpgLa veille, j’aurais aussi aimé croire à la victoire de Bacsinszky, évidemment également donnée gagnante en trois coups de cuillère à pot par les comiques de la RTS. Mais, situation identique pour elle contre la Néerlandaise Kiki Bertens, issue en sus des profondeurs du classement. Autrement posé, à l'image de Wawrinka même absence de combat chez Timea. Sans doute le syndrome vaudois...

Enfin, inutile de se lamenter. En débarquant à trois, dont une Victorija Golubic au départ classée bien au-delà de la centième place, il eût été un rien présomptueux de la part des deux autres Suisses pas au top d'espérer beaucoup mieux qu'un quart et une demi-finale. Evitons en effet les cocoricos ridicules de nos chers voisins, qui n'ont pas les yeux en face des trous et imaginent leurs poulains aller au terme de l'épreuve à chaque succès grappillé sur le court.

ahinpa.jpgD'autant qu'une fois de plus, Martina Hingis a sauvé l’honneur helvétique. Certes, après avoir remporté un wagon de Grands Chelems en double dames et en mixte la saison dernière, le désormais quasi mythique «Santina» a raté le coche en s'inclinant au deuxième tour de Roland Garros. Mais Martina, en compagnie de son partenaire indien Leander Paes, a malgré tout réussi l’exploit de décrocher son 22e Majeur. 

En revanche, cela reste jusqu'ici la Bérézina pour le tennis français qui, sur ses vingt-six participants Porte d'Auteuil, a non seulement perdu sa dernière joueuse en huitièmes et son ultime joueur en quarts, mais paumé ses combattants en double messieurs et en mixte.

Alors, histoire de mettre du baume sur tous ces égos hexagonaux meurtris, vais-je souhaiter à Kristina Mladenovic et Caroline Garcia de remporter demain la victoire en double. De tout cœur de surcroît. Mais bien sûr qu’il m’arrive d’en avoir un!

 

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02/06/2016

Roland Garros: Andy Murray, cruel briseur du rêve français

amurrayand.jpgPendant deux sets, j’ai craint d’être contrainte à un second mea culpa. Après sa victoire sur Nishikori, à laquelle je ne m’attendais vraiment pas, Gasquet a failli nous refaire le coup en boulottant du rosbif dans "le duel du jour", selon ses compatriotes excités comme des puces à l'idée d'assister à cet extraordinaire événement. 

D’autant que la belette ėcossaise, contrairement au paresseux Nippon, a drôlement cravaché pendant plus de deux heures avant de dėtrouler, pour empêcher ce brave Richard de l’obliger à regagner son terrier. Tout en continuant à pratiquer un assez vilain tennis, si je me réfère aux déclarations de Marc Rosset, avec qui ses homologues tricolores ne sont évidemment pas d’accord. Pour eux, Murray, qui a cruellement brisé leur rêve, a été monstrueux.

En somme, tant mieux pour les commentateurs en transes qu’il ait perdu, Gasquet. Car je me demandais bien quels mots ils allaient pouvoir trouver pour célébrer un nouveau triomphe, suite aux tombereaux d’orchidées sous lesquels ils avaient noyé leur pur-sang, atteignant la quasi perfection par la grâce de cette première participation à un quart à Roland Garros!

Eurosport a d’ailleurs profité du mauvais temps régnant sur la Porte d’Auteuil pour repasser en boucle son match contre Nishikori. Sans oublier de lui consacrer matin, midi et soir l’essentiel de Retour sur terre, Avantage Leconte et autre Double mixte. Et plus ils en parlaient, de Ritchie, meilleur il devenait.

En les écoutant d'ailleurs, je me suis tricoté un petit scénario catastrophe jusqu’au t-break de la deuxième manche. Admettons, me disais-je, que le Biterrois gagne et remporte ensuite sa demi-finale contre Wawrinka. Vu la folie ambiante, que se passera-t-il si non seulement il se retrouve en finale, mais surtout remporte la Coupe des Mousquetaires, 34 ans après Yannick Noah? Eh bien c’est simple, on en aurait pris pour perpète!

La preuve, la cuisante défaite de Richard, qui a de nouveau eu les honneurs de plus de la moitié de l’émission en raison de son immense talent, n’a pas un instant rabattu le caquet de la bande à Riton. A l’instar de ses potes, ce dernier l’a trouvé tellement hallucinant qu’il imaginait parfois voir Rodgeur sur le terrain…

Et pourtant, en dépit de cette dithyrambe, il s'est produit un tel miracle que je n’en croyais pas mes oreilles. Figurez-vous que pour Nicolas Escudé, le meilleur joueur du monde sur terre battue c’est… Wawrinka, qui s’est donc débarrassé de l’Espagnol Ramos les doigts dans le nez pour rallier le dernier carré.

Les autres, tout acquis au vampire de Belgrade avaient un peu de peine à suivre le Scud dans ses amours stanimaliennes. Et pour ne rien vous cacher, je ne suis pas certaine qu’il aurait asséné sa conviction avec autant de force si Gasquet avait terrassé Murray…

 

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29/05/2016

Roland Garros: côté français, on a les petits plaisirs qu'on peut...

arigasq.jpgMea culpa, je me suis trompée. Moi qui imaginais Gasquet balayé comme un fétu de paille par Kei Nishikori, c’est au contraire lui qui a joué au tsunami sur le court. Le Nippon en était réduit à essuyer les plâtres. Passant, quoi qu’en disent les commentateurs tricolores extatiques, complètement à côté de son sujet. En multipliant notamment les fautes directes.

Mais c’est bien connu, subjugués par leurs compatriotes, ils n’ont jamais vraiment les yeux complètement en face des trous lorsque l’un d’eux joue. Il ne faudrait donc pas exagérer la performance de Richard (le petit Mozart selon la bande à Riton...) parvenant enfin à décrocher un… quart de finale à Roland Garros. Une première après... quatorze participations.  

Magnifique, splendide, bluffant, étincelant, éblouissant, les superlatifs n'en pleuvent pas moins. Normal. Faute de grives on mange des merles. Bref, on a les plaisirs qu’on peut. A savourer pendant qu’on peut, de surcroît. Car, je vais à nouveau me mouiller, cela ne devrait pas durer dans la mesure où ce brave garçon va se frotter au prochain tour à Andy Murray. Pour lequel ce fut une autre paire de manches de les remporter face au bombardier Isner, qui lui a mené la vie dure. Surtout au premier set, raté d’un cheveu par l’Américain.

Je reconnais du coup que le Biterrois n’est pas verni. Moins, a priori, que Wawrinka. Après avoir sué sang et eau pour se débarrasser de Troïcki, bêtement vilipendé par quelques spécialistes ne lui voyant aucune qualité particulière pour inquiéter le Suisse, celui-ci sera opposé au relativement modeste Albert Ramos.

L’intéressé, démangé par une folle envie de poursuivre sa route, déclare savoir comment battre l’Espagnol. Probablement, puisqu’il vient de le faire à Genève. Ne pas oublier toutefois que Ramos a atomisé Raonic. Autre canonnier du circuit que les experts, toujours aussi observateurs, voyaient carrément dans le dernier carré.

Il paraît que le Canadien souffrait de la hanche, ce qui expliquerait la victoire inattendue de l’Ibère. De toute façon, sous-estimer son opposant risque de se révéler dangereux. Amère constatation sans doute d’Hingis et Mirza, terrassées par deux gamines de 20 ans en huitièmes de finale.

Une erreur que ne commettra certainement pas Timea Bacsinszky, qui affronte Venus Williams pour une place en quarts. En voyant l'agile vétérane galoper dans son troisième set des seizièmes pour mettre une roue de vélo à son adversaire, il faut admettre qu’elle en a encore drôlement sous la pédale. Certes, il ne s’agissait que d’Alizé Cornet. Mais quand même…

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28/05/2016

Roland Garros: l'armada française torpillée, Gasquet seul survivant

agasquet.jpgAprès les forfaits, pour cause de physique en délicatesse, de Federer, Monfils, puis Nadal, voilà que Tsonga, pleurant toutes les larmes d’un corps également défaillant, a dû à son tour tirer sa révérence. Inutile de préciser que le ciel est tombé sur la tête de nos chers voisins. Mais the show must go on, ont-ils courageusement décrété.

Cela posé, ils sont décidément impayables. Comme d’ordinaire, les Tricolores avaient débarqué en masse porte d’Auteuil. Seize hommes et dix femmes. Soit la plus forte représentation tennistique de la planète, devant les Espagnols, comptant eux quinze hommes et deux femmes.

A la fin du premier tour, miracle, dix-huit des vingt-six prétendants tricolores à la Coupe des mousquetaires étaient présents à l’appel du second, le couteau entre les dents. Un chiffre aux allures de record qui faisait ululer de plaisir et de bonheur les commentateurs. On eût dit que leurs idoles avaient réussi la performance du siècle, sinon du millénaire. Une prouesse qui laissait espérer des lendemains qui chantent. Je ne sais pas si vous voyez le pathétique de la chose! 

Alors que les experts français se tapaient follement sur le ventre à l’idée de la vitalité extraordinaire de leur tennis, les Espagnols demeuraient, eux, douze en lice. En toute discrétion. Et sans tambour ni trompette, même privés de leur chef de file, ils alignent six joueurs en huitièmes de finale, quatrre garçons et deux filles.

Pendant ce temps, l’armada française attaquée de toutes parts n’a évidemment pas tardé à perdre tous ses combattants, à l’exception d’un seul, Richard Gasquet, qui risque d’achever le naufrage vu qu’il doit en découdre contre le Japonais Kei Nishikori. Vu la situation, les commentateurs ont déjà commencé à trouver que le double est dans le fond drôlement important…

Bref preuve en est, au risque de me répéter, que la quantité est loin de faire la qualité dans la petite balle jaune hexagonale. Contrairement à ce qui se passe chez les Helvètes qui, partis à trois, se retrouvent à deux dans le quatrième tour. Mais je ne vais pas pavoiser, parce qu’il n’y a rien de plus normal étant donné le talent de Wawrinka et Bacsinszky.

A part ça, Djokovic doit se pourlécher les babines, en se disant que cette fois il tient son os. Certes il n'a pas franchement besoin que sa route soit dégagée, surtout par Tsonga... Il n'empêche. A vaincre sans péril on triomphe sans gloire.

 

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24/05/2016

Roland Garros: Nadal mène aux points devant les grands favoris

anad.jpgAprès un premier tour sur l’ocre parisien, les principaux favoris sont au rendez-vous du deuxième, ce qui en soi n’est pas spécialement étonnant. Sauf qu'ils n'y sont pas tous parvenus avec la même aisance.

Et dans la bande des quatre, c’est ainsi Nadal qui mène aux points. Disons-le, le malheureux Australien Groth, marquant trois misérables jeux, n‘a simplement pas vu passer la balle de l'ogre, qui n’a pourtant pas exagérément forcé son talent.

En deuxième position Novak Djokovic, qui en a accordé le double à son adversaire taïwanais, dont quatre dans un premier set plutôt disputé. Mais c’était pour mieux croquer le petit Lu. En effet Dracula a terminé son tricot illico presto, ne laissant filer qu’une maille dans chacune des deux manches suivantes. Reste qu’en voyant le saigneur des courts se déplacer à la vitesse de l’éclair, le taureau de Manacor peut se faire du souci pour son éventuelle demi-finale face au Serbe.

Derrière il y a Wawrinka. Le tenant du titre, qui nous flanque la trouille, a alterné le pire et le meilleur à son habitude, après avoir eu du mal à faire chauffer le moteur. Il est vrai que le Suisse affrontait Lukas Rosol, de loin le plus dangereux des adversaires du quatuor et a été assez logiquement obligé d’en découdre jusqu’au bout du bout face au redoutable Tchèque.

Pareil en pire pour Andy Murray, en retard de deux manches et qui lui aussi a dû batailler comme un fou pour remporter la partie. Se retrouvant deux fois à deux points de la perdre. Un peu la vergogne pour la belette donnée gagnante quasiment à égalité avec le vampire et le pitbull, dans la mesure où elle devait lutter contre un autre Tchéque, Radek Stepanek, le papy du circuit avec ses 37 ans.

J'espère qu'il va se secouer les puces, l'Ecossais. Parce que si Stanimal ne parvient pas à garder sa couronne, j'aimerais bien que ce brave Andy empêche l'Espagnol et le Serbe de continuer à se rapprocher dangereusement de Federer... 

 

 

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22/04/2016

Barcelone: pitbull retrouvé, Nadal continue à montrer les crocs!


anadal.jpgLa planète tennis est un nid de phénix. Après Federer, qui nous a fait le coup à plusieurs reprises ces dernières années, c’est Nadal aussi prématurément jeté aux orties que l’illustre Rodgeur par les experts de la petite balle blanche vu son tas de plumes égarée dans ses sept premiers tournois de l’année, qui semble à son tour complètement rené de ses cendres.

La résurrection a eu lieu à Monte-Carlo où le matador ibère a profité d'un Djoko le vampire exsangue pour décrocher la timbale au nez et à la barbe du taurillon Monfils, vacillant dangereusement sur ses cannes au troisième set.

De plus en plus à l’aise sur son ocre, l’ogre poursuit sa redoutable moisson et pourrait bien encore s’adjuger les oreilles et la queue à Barcelone. Toutefois, sans vouloir chipoter sur sa résolue marche en avant, je me permettrai un petit bémol sur la voracité retrouvée du cannibale qui donne à nouveau des vapeurs aux spécialistes.

Il n’est en effet pas spécialement étonnant de le voir rallier le dernier carré dans un tournoi où, à part la deuxième tête de série Kei Nishikori, rencontrable seulement en finale, son adversaire le plus proche, le Français Benoît Paire, ne figure même pas dans les vingt premiers de classement. Donc attendons quand même les Masters de Madrid et Rome pour parier sur les chances du pitbull de passer devant la meute et pour tenter de caresser d’un peu plus près les mollets du Serbe de ses crocs acérés. 

A part ça, si Nadal refait le bonheur de l’oncle Toni, à qui il a été bien inspiré de rester fidèle en dépit de ceux qui lui conseillaient de se chercher un mentor davantage à la coule, il y en a un qui doit plonger son coach dans le désespoir. Fabio Fognini. Parce que voir son poulain balancer de tels coups d'anthologie pour se retrouver bêtement à terre en deux sets a de quoi vous filer un sacré blues!

 

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16/04/2016

Monte-Carlo: Federer ou l'éternel jeu du contentement

afed.jpgFederer de retour et pas à moitié pouvait-on lire sur le site en extase de la RTS après son premier duel. En réalité bien moins que ça, puisque notre gloire nationale a été battue en... quarts de finale à Monte-Carlo par Tsonga, l’une de ses principales bêtes noires.

Monfils en étant une autre (il faut hélas reconnaître que le maestro les collectionne), il n’aurait de toutes façons pas passé le dernier carré, vu que ce brave Gaël a flanqué une véritable tripotée à Jo-Wilfried, déjà sonné pour le compte au bout du premier set.

Cela donne une idée plutôt alarmante de la faiblesse de Rodgeur. D'accord, le phénix avait réussi à tricoter assez aisément la première manche face au boxeur des courts. Mais, dès l’entame de la deuxième, on a bien vu qu'il ne finirait pas le pull, même s’il s’est retrouvé à deux points de la victoire. Toutefois Rodgeur, qui avait prévenu de son possible échec après deux ou trois rencontres, histoire de désamorcer les critiques, s’est déclaré très satisfait de sa semaine. Revers, coup droit, service, tout fonctionne à merveille a-t-il dit en gros. Cherchez l’erreur!

Mais voilà qui n’étonnera personne. Ce n’est pas demain la veille que le king cessera de jouer au jeu du contentement dans la foulée d'une défaite. Il aura d’ailleurs d’autres occasions de s’auto-congratuler suite à un futur nouvel échec. A Rome par exemple où comme sur le Rocher, il n’a jamais réussi à s’imposer. Et je dois avouer que je ne vois pas comment il y arriverait cette année.

anad.jpgCar l’ogre de l‘ocre revient, lui, en force au début de cette saison sur terre. Après avoir avalé tout rond le malheureux Wawrinka, il s’est cavalièrement débarrassé de Murray, même si la belette écossaise a fait illusion pendant le premier set. Donc à moins d’un gros coup de mou face à Monfils, Nadal semble avoir toutes les chances de gagner dans la Principauté.

Zukunft Musik, me rétorquerez-vous. Certes, mais concoctons un petit scénario. Le redoutable regain de forme du pitbull devrait par exemple drôlement inquiéter Djokovic. En raflant la coupe à Monaco, l’Ibère reviendrait à égalité dans les Masters et pourrait même le dépasser entre Rome et Madrid. Et surtout, s’il reste dans les mêmes dispositions, réussir la fameuse passe de dix à Roland Garros, privant ainsi une nouvelle fois Dracula de la possibilité de décrocher les quatre Grands Chelems de l’année.

Et je ne vous raconte pas les sueurs froides du Suisse à l’idée d’imaginer l’Espagnol menacer encore davantage sa suprématie avec un quinzième titre dans le domaine. Personnellement j’en ai déjà de grands frissons dans le dos.…

 

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13/04/2016

Monte-Carlo: l'insubmersible Djokovic joue Titanic face à l'iceberg Vesely!

avesely.jpgIl y avait lui devant et les autres derrière sur la planète tennis. Alors évidemment tout le monde y va de son coup de tonnerre, de son énorme surprise, de sa sensation majuscule sur le Rocher qui en tremble d’émotion.

Et pour cause, l’insubmersible Djokovic nous a joué Titanic en se faisant atomiser dès son entrée en lice au Master de Monte-Carlo. Et, ce qui la fiche quand même un peu mal, par le second couteau Jiri Vesely, 55e mondial (photo). Une chose est sûre, il ne pensait pas franchement avoir le profil iceberg, le Tchèque!

Certes on nous bassine déjà avec le fait que Dracula était assez loin de son niveau habituel en multipliant les fautes sur son coup droit. Sauf qu’il lui est arrivé de nous gratifier de «winning ugly» ces derniers temps, en foirant un set dans les premiers tours.

Quoiqu’il en soit, on aura beau lui trouver toutes les excuses du monde le fait est là, implacable: personne n’est imbattable. Cela pousse d'ailleurs certains à gloser sur cette façon pas trop convaincante de marcher sur Roland Garros. Encore que le Grand Chelem parisien soit encore loin et que le «saigneur» des courts, en dépit de cet échec cuisant, a le temps de se refaire à Madrid et à Rome.

Il n’empêche. Cela doit faire un vieux bien à Federer, carrément mis au rancart face aux extraordinaires performances de l‘extraterrestre et qui, après plus de deux mois sans jouer, a lui parfaitement réussi son entame de tournoi. Contre un adversaire espagnol spécialiste de la terre, mieux classé de surcroît que le bourreau du vampire de Belgrade.  

Je ne vous raconte pas en outre les sourires en coin de  Murray, Wawrinka ou Nadal, également gagnants sur l'ocre monégasque et pareillement ravalés au rang de figurants insignifiants par les experts de la petite balle jaune. La seule chose qui m'embête un peu, c'est que l'immense exploit de Vesely devrait faciliter la tâche de Monfils, dans la mesure où un joueur relativement mal classé ne réussit en général pas la même prouesse deux fois de suite. Cela n'empêchera toutefois pas les compatriotes de Gaël de le porter follement aux nues, s'il parvient à mater le dompteur du Serbe...

 

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28/01/2016

Melbourne: Federer encore KO. Il devra mettre de l'ail dans sa raquette pour vaincre Djoko le vampire!

4855412_6_14c1_novak-djokovic-of-serbia-celebrates-after_482ac6ee83f397d383c60a818f8bdc0b[1].jpgCaramba encore raté, avec la déception à la hauteur de l’attente. Sinon plus haut! Pour ne pas changer, les fans étaient tout feu tout flamme et les experts nous promettaient le choc des titans à Melbourne.

Mais encore une fois, la défaite ne faisait pas un pli. Car comme d’habitude Rodgeur avait marché sur ses adversaires depuis le début de l'épreuve australienne, et comme d’habitude il se retrouvait tel un second couteau, si impuissant face à sa bête noire que j'en avais carrément mal pour lui.

Je me disais que peut-être en demi-finale… Mais dernier carré ou finale, c’est du pareil au même, l’impitoyable loup de Belgrade ayant de nouveau miraculeusement réussi à hausser son niveau pour dominer outrageusement le Suisse, petit agneau tremblant s'offrant en victime expiatoire. 

C’eût d’ailleurs pu être une véritable exécution dans l'hypothèse d'un troisième set à l'image des deux affreux premiers où le malheureux Bâlois, errant pitoyablement sur le court façon fantôme, n’avait réussi à marquer que trois jeux. A l’instar de Nadal dans sa dernière confrontation avec Djokovic.

Certes, il y eut le sursaut de la troisième manche, bien tricotée par la légende, mais qui a tristement laissé filer les mailles dans la quatrième. Je ne vais donc pas me mentir, c'est juste l’horreur cette ixième défaite. Quand je pense que Gilles Simon avait malmené le Serbe jusqu’à le pousser au cinquième set, cela ne sent pas franchement bon pour le maestro en vue des éventuels duels du genre. Et donne évidemment du grain à moudre aux commentateurs français, pas peu fiers de l’exploit de leur compatriote.

Il n’empêche que le mystère plane. D’accord, Dracula  est actuellement l’incontestable super No 1. Reste que je ne sais pas quel venin il inocule à distance au pauvre Rodgeur, tant celui-ci semble tétanisé à l’entame de ses matches contre à ce monstrueux rival qu’il n’arrive décidément plus à battre dans les grandes occasions. 

Pour le toujours meilleur joueur de la planète dans l’absolu, une victoire dans un 500, une dans un mille et une autre dans un round robin, ne pèsent en effet pas lourd en regard de cuisants revers dans deux Grands Chelems et un tournoi des Maîtres. A mon avis il n’y a plus qu’une solution pour la légende. Accrocher des bouquets d’ail à sa raquette et verser subrepticement de l’eau bénite dans les bouteilles du vampire pour avoir enfin une chance de gagner tranquille… 

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