Google Analytics

30/12/2010

Le roi Nadal veut rester sur le trône!

Meilleur athlète espagnol de la décennie, sportif européen de l’année, sacré champion des champions par l’Equipe douze mois après le véloce Usain Bolt, Rafaël Nadal n’a apparemment pas l’intention de se laisser coiffer en 2011. Le pitbull a en effet plaidé pour une diminution des tournois sur dur et une augmentation de ceux disputés sur terre battue.

Et figurez-vous que ce n’est pas pour lui que l’Ibère en appelle à la responsabilité des managers. Il s’inquiète avant tout pour la santé des joueurs, qui s’esquintent à force de jouer sur le ciment si agressif pour leurs artères. Quel grand cœur, ce Rafa! Non seulement un talent fou, mais des vertus à vous arracher des larmes. Sauf que l’ocre étant sa surface de prédilection et que l’ogre en la matière est un rien mou du genou, je peine à imaginer qu’il ne prêche pas d’abord pour sa paroisse.

C’est qu’il lui manque quelques bricoles, en dépit d’un palmarès très coquet pour son jeune âge. Il a donc intérêt à cravacher ferme, s’il tient à réduire la distance qui le sépare de la légende côté Grands Chelems. Et contrairement à ce que j’ai pu affirmer parfois, ce sera coton au cas fort probable où Rodgeur, après avoir traîné lamentablement la savate pendant des mois, poursuivrait sur son inattendue lancée de fin d’année.

Vous me rétorquerez que les prières du taureau de Manacor en vue de s’éviter des pépins articulaires préjudiciables à son maintien sur le trône, sont bien innocentes en regard des tentatives d’Anelka et Henry de grappiller quelques malheureux euros. Nos détestables footeux avaient donc remis le monde du crampon en émoi en refusant de renoncer à leurs primes pour le Mondial, contrairement à leurs potes après le fiasco sud-africain de l’EDF. Mais il fallait signer l’abandon de la chose, tâche dont Thierry la main leste et Nicolas la capuche rechignaient à s’acquitter.

Les trouvant du coup indignes jusqu’au bout, quelques mauvais esprits murmuraient aussi que ce n’était pas étonnant puisqu’ils ne savent pas écrire… Finalement, tout serait rentré dans l’ordre. Reste que cette délicate opération d’authentification semble leur avoir pris un certain temps. Deux jours après le début de cette nouvelle lamentable polémique, la ministre des Sports Chantal Jouanno assurait que les deux ex-Bleus n’avaient pas encore apposé leur paraphe, mais qu’ils «étaient en train de le faire…»

Pour en revenir au tennis, les Français comptent beaucoup sur Tsonga pour barrer la route au Suisse et à l’Espagnol. Et pour cause, il paraît que Jo-Wilfried entre dans une autre phase de sa carrière. Et que son véritable but, ce sont les titres, ce qui vous l’avouerez, est tout-à-fait original pour un sportif. Mais bref. Le Mohamed Ali des courts veut donc dans l’ordre gagner les Jeux Olympiques quelques Grands Chelems et enfin la Coupe Davis. Il y en a vraiment qui ne se mouchent pas du coude! D’autant que le pauvre s’est déjà fait sortir par Söderling à l’Abu Dhabi Challenge.

A la place de nos voisins je miserais plutôt, pour me titiller la fibre nationaliste, sur Tessa Worley. Certes, ils ont tendance à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué en la sacrant déjà reine du slalom géant suite à ses trois victoires. Mais il faut reconnaître que la jeune femme est un être absolument extraordinaire. Si j’en crois ce que j’ai lu sur le site d’Eurosport, la demoiselle cultive la faculté exceptionnelle d’être à la fois sur un petit nuageet d’avoir les pieds sur terre… Avec un tel don d’ubiquité je comprends que les spécialistes hexagonaux se demandent abasourdis qui pourra arrêter la skieuse du Grand-Bornand! 

Pendant ce temps les experts helvétiques, eux, se posent avec angoisse la lancinante question de la date du décollage de Lara Gut, alias la fusée de Comano. Comme quoi hélas, on n’a que des missiles à notre portée.Très faible, la portée.

19:27 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

18/12/2010

Et si nos stars décidaient d'aller voir ailleurs?

On se pince quand même juste un peu. Au lieu de continuer à nous passer des images de la descente des filles en France avant de virer vers l’Italie pour celle des hommes, la TSR n’a rien trouvé de mieux que de nous bassiner pendant vingt minutes, avant la pub, avec des vues météo. Notamment agrémentées des vociférations de Jean-Marc Richard et de son kiosque à musique….

Enfin, pour revenir à la spatule, les dirigeants de Swiss Ski doivent se dire qu’ils se sont tiré bêtement une balle dans le pied. Mais peut-être qu’avec son troisième rang à Val d’Isère, vont-ils décider de lever la punition de Lara Gut, interdite de deux courses entre Noël et Nouvel-An. Pour avoir déclaré dans la presse que l’entraîneur Mauro Pini (auparavant le sien) n’avait pas le niveau. Et accessoirement pris quelques libertés avec ses tenues vestimentaires. A croire qu’elle se promène en bas résille et string dans les couloirs de l’hôtel!

L’affaire a bien entendu déclenché une petite tempête. Certains pensent que les dirigeants ont bien agi, l’arrogante Lara ayant jusqu’ici plus souvent montré son caractère de cochon que son talent sur les pistes. Ce qui n’est pas entièrement faux, l’étoile montante grimpant assez laborieusement les échelons de la gloire.

Cela n’empêche pas ses fans, nettement plus nombreux, d’estimer que les pontes sont de gros nazes. Et devraient se secouer sérieusement les neurones avant de jouer les ulcérés de service pour des vétilles. D’autant que les stars du cru ne se bousculent pas vraiment au portillon.

Les médias embouchent évidemment les trompettes dans ce sens, s’affolant de surcroît à l’idée que la belle Tessinoise pourrait facilement demander l'asile en Italie ou au Liechtenstein, en raison de ses connexions familiales. Ce qui serait naturellement fâcheux.

Mais infiniment moins grave que si Federer choisissait de lâcher son pays. Je vous en parle à cause des Sports Awards, émission de la télé alémanique particulièrement nulle où sont élus les meilleurs athlètes suisses de l’année. Vous me rétorquerez que le jury, composé à50 % par les téléspectateurs n’a pas si mal travaillé, puisqu’il a remis la palme à Simon Ammann.

Certes. Mais ensuite, ça s’est considérablement gâté, dans la mesure où Kilian Wenger, roi…de la lutte suisse s'est retrouvé second. Non seulement devant les trois médaillés d’or de Vancouver Janka (accessoirement vainqueur de la Coupe du monde), Défago et Cologna, éjectés ainsi du podium, mais surtout devant la légende du tamis planétaire.

Un camouflet qui n’a apparemment ému personne à part moi. Comme d’ailleurs en 2007, où le superhéros de la nation, alors au sommet de son art, s’était fait coiffer au poteau par Thomas Luthi, champion de babymoto. De quoi prouver qu’on n’est jamais mieux trahi que par les siens. Et raison pour laquelle je redoute que lassé par tant d’ingratitude, Sa Grâce se décide à demander la nationalité dubaïote!

Du coup, il ne me resterait que Didier Cuche pour vibrer. Je m’inquiète pour rien, notez. Célébrant déjà sa victoire à Val Gardena, la flèche des Bugnenets se laissait d’abord piquer la première place par Sylvan Zurbriggen, puis la deuxième par l’Autrichien Romed Baumann. Pas franchement des spécialistes de descente qui plus est.     

13:50 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | | Pin it! |

10/12/2010

Le grand Magic préfère les vrais diamants

Il veut l’exploitation du stade, sinon … Sinon quoi? On n’en sait trop rien. Certes, Magic Pishyar ne menace apparemment pas de se tirer des flûtes, si on ne lui remet pas les clés. Mais une chose est sûre, cela ne le branche pas des masses de présider un petit club qui coûte cher et ne rapporte pas trois francs six sous.

Parce qu’il est comme moi, le big boss. Il pense bien que ses Grenat, c’est pas du vingt-cinq carats. Alors en attendant, faute de pouvoir donner de l’éclat à son zircon qui s’obstine à ne pas vouloir briller en dépit d’un polissage intensif, le ponte de la Praille a préféré assurer en s’offrant, si j’ose dire, les bijoux de Gilbert Albert. Eh oui, les vrais diamants sont éternels...

A part ça, je vous parlais il y a quelques jours des Français inconsolables suite à la cuisante défaite, infligée en finale de Coupe Davis par les Serbes aux mousquetaires pourtant phénoménaux. Eh bien figurez-vous que malgré cette déculottée monstre, l’abattement n’a pas duré. Du moins pour un expert du tamis, auteur d’un article proprement sidérant sur le site d’Eurosport. Heureusement que j’étais assise.

Alors que nombre de ses confrères n’ont cessé de comparer pendant des jours et des jours la quête du mythique Saladier d’argent à celle du Graal, ne voilà-t-il pas que ce monsieur nous raconte sans rire que cette épreuve c’est de la bibine, du pipi de chat, de la crotte de bique, de la roupie de sansonnet.

Bref, rien à voir avec un Grand Chelem. Au contraire, il s'agit d'un simple prétexte à une gloire de clocher. Un truc nul pour des nazes avides de reconnaissance tennistique. A l’image des Serbes. D’ailleurs notre spécialiste s’est copieusement moqué de Djokovic et de ses potes hurlant, la boule à zéro, leur joie ineffable d’être devenus les champions du monde.

Que nenni, rétorquait dédaigneusement l’éminent spécialiste. La Coupe Davis n’est pas la Coupe du monde. Ajoutant avec une mauvaise foi crasse que jamais les Bleus, l’eussent-ils raflée dans l’enfer de Belgrade, n’auraient imaginé déclarer une telle sottise. Tout juste eussent-ils modestement reconnu avoir remporté pour la ixième fois ce banal trophée. Il veut pour preuve de son inintérêt total, le mépris affiché par  la légende Federer pour la chose ainsi que celui, à peine moins marqué, de Nadal le cannibale.

Franchement je me pince jusqu’au sang à la lecture de ces sornettes. Plus mauvais perdant, ça craint. C’est un peu comme si les Anglais, après avoir vu le Mundial 2018 leur filer sous le nez, s’étaient follement réjouis que les braves Russes aient accepté d’organiser à leur place ce petit tournoi de campagne!

x

21:50 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

05/12/2010

Retour sur terre des Bleus galactiques...

Eh bien voilà, les statistiques sont faites pour être démenties. Contrairement  à ce qu’on prétend, le double n’est pas toujours décisif en Coupe Davis. C’est d'ailleurs la deuxième fois que ça rate du côté des Bleus pourtant "phénoménaux" dans l'exercice. Il n’empêche, je suis déçue de leur échec final dans l’enfer de Belgrade, qui a permis à la Serbie de rafler son premier Saladier d'argent. Parce que dans le fond c’est très amusant d’entendre nos chers voisins défaillir en portant frénétiquement leurs chéris aux nues.

Je me demande en réalité comment ces surdoués dans le genre ont réussi à se planter dans leurs deux derniers matches. A en juger par les sornettes des rigolos de la télé, ils faisaient tout juste même quand ils avaient tout faux. Hélas, Monfils a eu beau entrer sur le court avec l’œil du tigre, Amélie Mauresmo dixit, Djoko la panthère ne l’a pas moins bouffé tout cru.

A mon avis, Gaël a négligé de lire les conseils de Tsonga dans L’Equipe sur la manière infaillible à employer pour battre le numéro 3 mondial. A ce propos, il paraît que les Serbes étaient morts de trouille à l’idée que Jo-Wilfried eût pu se pointer dans l’arène dans le but de leur chercher des noises.

Pour le remplacer toutefois, le redoutable Llodra devait jouer les épouvantails avec sa formidable expérience et sa science exceptionnelle de ce genre d’empoignades. Le pauvre n’a pas davantage fait le poids, balayé encore plus cruellement par Viktor Troicki, pas franchement un foudre de guerre jusqu’ici.

A en croire Arnaud Boetsch et compagnie fort marris par la tournure des événements, non seulement la surface n’était pas assez rapide pour ce géant en la matière, mais ce n’était pas le vrai Llodra  qui guerroyait dans cette cinquième rencontre décisive. Evidemment, à force de trouver leur compatriote galactique après sa performance à Bercy, nos aficionados du tamis hexagonal n’avaient pas les yeux en face des trous. Alors que s’il était si bon que ça, le brave Mika ne serait pas classé derrière Wawrinka!

Pour ne rien vous cacher, j’avais vraiment l’impression de regarder évoluer les Helvètes face à Novak et ses potes. Sans Federer évidemment. C’est dire si en dépit des gloussements parfois extatiques des comiques de France 2, changeant d’avis à chaque coup de raquette (il n’y a décidément pas un commentateur pour racheter l’autre quelle que soit la chaîne), on était loin du bouleversifiant. Un peu comme le show assez misérable que nous ont offert les skieurs suisses sur les pentes américaines ce week-end, après nous avoir entrouvert les portes du paradis la semaine d’avant.

20:26 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Gare au déferlement médiatique!

Déjà que les Français ont battu les Suisses à plate couture en curling, voilà qu’ils ont aussi gagné le double en finale de la Coupe Davis. Après avoir remonté deux sets de surcroît. Complètement surréaliste, le pot des Bleus dans cette compétition, qu’ils pourraient bien remporter pour la neuvième fois depuis 1927. Le déferlement médiatique risque de frôler le cauchemar, si j’en juge par ce qu’on a déjà entendu sur la suprématie démente des Tricolores lors de la retransmission télé.

Et dans l’enfer de Belgrade, avec de vilains hooligans sifflant méchamment Llodra et Clément au service. Sans compter qu’à mon avis l’œil de faucon, un comble, leur a volé la deuxième manche. Bien sûr, Monfils doit encore affronter Djokovic dimanche. Mais il est clair qu’à l’image de ses compatriotes, Novak  a dû en prendre un coup au moral, dans la mesure où le double est capital pour le triomphe ultime. 

Mais en attendant le verdict, parlons un peu foot. Rassurez-vous, ni de Servette, ni de Lausanne, ni même de Sion. Visons plus haut et plus loin. Les Coupes du monde 2018 et 2022. Vous avez donc constaté que contrairement aux prévisions des experts,  l’Angleterre, faisant désormais figure d’arroseur arrosé suite aux nouvelles accusations de corruption au sein de la Fifa par les médias, ainsi que les Etats-Unis, se sont vu coiffés au poteau par  la Russie et le Qatar pour la mise sur pied  des deux grand-messes planétaires. .

En d'autres termes, la victoire des gros sous. Reste qu’il s’agit d’une sacrée surprise et d'un drôle de camouflet pour les deux super favoris, Surtout pour les Anglais, qui nous prédisaient déjà le show le plus spectaculaire depuis l’aube de l’humanité et qui ont été honteusement éliminés dès le premier tour avec deux voix seulement. Et pourtant, ils avaient rameuté l’artillerie lourde pour achever de terrasser leurs adversaires. Côté people on était servi entre le prince William, le premier ministre Cameron et le beau Beckham. Pareil chez les Américains, avec l'ex-président Bill Clinton en personne qui était venu se fendre d’un petit speech, tandis que Morgan Freeman frottait le dos du frétillant Sepp Blatter, aux anges de parader parmi les puissants..

Les membres de l’organisation ont pourtant été nettement plus sensibles aux mirifiques promesses de Vladimir Poutine. Non seulement décidé à contrer les Britanniques mais qui, à l’inverse de son collègue, s’était payé le luxe de ne pas se rendre à Zurich avant la lin de la journée. Toujours aussi perspicaces, nos spécialistes en avaient immédiatement déduit que les chances de son pays étaient considérablement réduites…

De son côté le Qatar, aussi néophyte que plein aux as, a séduit en laissant miroiter ses super stades futuristes climatisés, avec gel douche incorporé pour rafraîchir les joueurs sur la pelouse. Sans oublier la vibrante caution de Zidane qui, par esprit de cœur et d’ouverture, mourait paraît-il d’envie d’offrir sa première Coupe au monde arabe. Contre un coquet paquet d’oseille, naturellement, n’exagérons rien. Mais vous imaginez si le cheikh Hamad Ibn Khalifa Al Thani, accessoirement créateur d’Al Jazeera, se frotte les mains d'avoir lâché le pactole. Surtout qu’on parle d’un montant qui, pour l’émir du coin, ne représente guère que son argent de poche pour deux jours.

 Au-delà de ces curieuses affectations, le plus incroyable demeure ce qu’on a raconté sur le foot ces derniers jours. Imaginez ses innombrables vertus magiques: messager de paix, transcendeur de nations, tombeur de barrières sociales, rassembleur des peuples, pourvoyeur de fonds illimités et j'en oublie. Quand je pense qu’il se trouve encore des esprits chagrins pour mégoter sur la valeur miraculeuse de ce sport exceptionnel! A n’y rien comprendre.

Et je ne vous dis pas les immenses mérites que se sont découvert les candidats. Se succédant au micro, leurs représentants extatiques à la simple idée d’évoquer le mot, se disputaient âprement le droit et la volonté de donner, par la grâce du crampon, un avenir meilleur aux enfants du monde entier. Car le foot c'’est la force, l‘union, bref la vie et qu’il permet de transformer radicalement celle de millions de gens. Je dirais plutôt qu’il rapporte des tas de millions à fort peu de gens dans le monde!

01:44 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |

30/11/2010

Federer, le Guillaume Tell du tamis

Entre les nouveaux soupçons de corruption à la Fifa et la candidature du Qatar à l’organisation du Mondial 2022, le foot n’a pas fini de nous faire rigoler. D’autant que les pontes du coin se sont payé Zidane, dans une pub où il nous assure qu’il faut croire en ses rêves et que le foot appartient à tout le monde…   

 

Remarquez, il s'en trouve pour douter très fort de l’impact de la chose. Mais dans la mesure où ce brave Zizou aurait touché plus d’un million d’euros pour raconter sa vie  en cinq minutes dans le spot, vous imaginez s’il s’en balance de la portée de ses sornettes. Bref, en attendant de savoir si les super stades climatisés avec douches incorporées pour rafraîchir les joueurs sur le terrain vont emporter le morceau le 2 décembre, je reviens un instant sur les performances de notre héros national.  

 

Comme prévu, je dois me livrer à ce que je redoutais, un mea culpa d’enfer, après avoir dit il y a une quinzaine de jours que je voyais le malheureux Federer obligé de reparti r tête basse étant donné les os durailles à ronger qu’on lui avait réservés.  Au lieu de cela Sa Grâce, en quasi disgrâce depuis le début de l’année ,à un Masters et deux crouilles tournois près, ne s’est finalement pas trop mal débrouillée à Londres.

 

Brisant les espoirs des fans de ses adversaires frappés en plein coeur, le Guillaume Tell du tamis a évidemment replongé dans l’extase ceux qui n’avaient cessé de le vilipender encore pire que moi, le poussant prématurément vers la sortie pour laisser enfin les Nadal , Murray  Djokovic, voire Berdych  s‘exprimer en vrais champions sur le court. Mais contre toute attente, la légende blessée par tant d'ingratitude s’est mêlée d’ajouter, au nez et à la barbe de ses détracteurs chagrins, un nouveau chapitre illustre à son histoire déjà glorieuse.

 

Du coup, je ne vous raconte pas le côté dithyrambique des papiers. A coups répétés de phénoménal, extraordinaire, fabuleux, formidable ou exceptionnel, les experts nous racontent en gros que Federer est redevenu le maître, nonobstant la fantastique année de Nadal  le cannibale. Ou, parodiant Naguy dans Tout le monde veut prendre sa place, clament de concert: «Le champion reste le champion».

 

Plus étonnant, Christian Despont dans le Matin, dont je ne connaissais pas le côté groupie fou. Sous sa plume Rodgeur n’est plus ni un phénix ou même un roi. C’est simplement Dieu. Au point que dans un article carrément mystique, il l'appelle «Lui». Oui, vous avez bien lu, avec un «L» majuscule. 

 

L’as des as ne fait malgré tout pas l’unanimité. Par exemple, un internaute le trouvant surcoté, ajoute qu’on peut comparer Federer à Zidane, dont il partage à son avis le charisme de l’huître. En revanche Nadal lui fait penser à Maradona, plus grand joueur de tous les temps… D’une rare cruauté, non ?

 

18:54 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | | Pin it! |

26/11/2010

Federer menacé par l'express de Belgrade

C’est sûr que quand Djokovic n’a pas le nez bouché et surtout ses deux mirettes en bon état de marche, l’adversaire lui n’en voit pas une... Le Serbe s’est d'ailleurs qualifié vendredi soir pour les demi-finales en livrant le match le plus rapide de la semaine.

Il est vrai que la chose n’est pas franchement relevante, étant donné qu’elle s’est produite aux dépens d’un Roddick carrément au bout du rouleau et déjà atomisé en à peine quelques minutes de plus par Tomas Berdych l’avant-veille. Donc un seul œil eût presque suffi à l’express de Belgrade pour renverser sans coup férir l’omnibus d’Austin...  

Il n’empêche que Federer devra drôlement se méfier de Novak ce soir, même si, alors que je l’imaginais boucler ses valises illico presto dans cette Master Cup, le Bâlois s’est jusqu’ici montré impérial. Mieux, il a surclassé les huit joueurs en lice en remportant chacun de ses trois matches de poule en deux sets et les doigts dans le nez.

Damant ainsi le pion à son grand rival Nadal qui, de surcroît, ne m’a pas vraiment convaincue. Il s’est notamment révélé assez laborieux face à l’Américain et particulièrement chanceux contre Djokovic. Méchamment  handicapé par ses problèmes de lentilles, le pauvre Novak en a perdu le contact après cinq jeux.

Des malheurs qui ont considérablement énervé l’Ibère, plus ombrageux que jamais sur le court.  Du coup, montrant inutilement les crocs, il n’a guère honoré le prix du fair play décerné par ses pairs et qu'il venait de piquer à Sa Grâce. Il s’est aussi sérieusement agacé contre l’arbitre lors de son duel avec Berdych. Alors on a beau louer sa gentillesse légendaire, il est pareil aux autres, le taureau de Manacor. Hyper sympa certes, mais quand ça roule à sa façon.  

Cela posé, pour vivre ces menus événements en direct, il ne fallait évidemment pas compter sur la TSR. Comme d’habitude, la chaîne romande nous a fait de vaines promesses, nous laissant croire qu’elle allait diffuser l’ensemble des rencontres du tournoi londonien.

Des clous! Contrairement à la télé tessinoise, c’était la portion congrue délivrée au compte-gouttes. Et tout ça pour nous mettre à la place des vieilleries comme Tard pour Bar et Infrarouge. Ou nous bassiner avec la ixième resucée du derby Gottéron-Servette. Heureusement pour les Genevois fans de tennis qui rongeaient leur frein devant ces fichus coups de crosse, les Aigles déplumés de McSornette ont au moins réussi à pigeonner les Dragons par les poils à Saint-Léonard!

A part ça vous avez vu que le bel Ernesto Bertarelli a décidé de ne pas disputer la Coupe de l’America en 2013. Remarquez, ce n’est pas que le golden boy des lacs me donne des frissons, dans la mesure où je trouve la voile encore plus naze que la Formule 1. C'est juste pour dire que décidément, la trouille, ça ne se commande pas... 

23:31 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

20/11/2010

Lle diamant servettien contre les noix de Saint-Jacques!

Eh bien ça alors, ce n’est pas banal. Les Aigles déplumés de McSornette qui sont allés battre les Dragons fribourgeois dans le purgatoire de Saint-Léonard. Et pas qu’un peu. Carrément du grand art. Il ne manquerait plus que Servette batte Bâle en Coupe ce soir à La Praille pour que Genève se prenne pour la grande République des sports.

Vous imaginez le délire. Les noix de Saint-Jacques qui viendraient se briser sur le diamant de Magic Pishyar. Mais franchement, je cultive quelques doutes avec Frei dans les rangs rhénans. Parce que vous avez vu qu’il est rentré en grâce de brave Alex. Lui qui concourait dans la même catégorie que Domenech en France pour conserver le titre envié de footeux le plus détesté de Suisse, est devenu en à peine deux heures la nouvelle coqueluche des médias au nirvana. De quoi abandonner sa décision de retraite qu’il n’a sans doute jamais pensé à prendre…

Mais n’épiloguons pas. Alors qu’il passait pour l’handicapé du crampon, les journalistes l’ont simplement trouvé magistral. A commencer par le Blick, qui le conspuait encore le matin de la rencontre! Faut pas avoir la honte. Et tout ça, pour avoir marqué deux buts contre l’Ukraine, toujours à La Praille, dans un crouille match amical. Qui en plus n’a servi à rien, vu que la Suisse n’a même pas réussi à l’emporter.

C’est comme les Bleus, qui se tapent sur le ventre après leur mince victoire dans le temple de Wembley. D'accord, ils se montrent moins dithyrambiques que d’ordinaire. Ils font bien, les British ayant perdu exprès pour se débarrasser enfin de leur sélectionneur Fabio Capello, aussi haï que Raymond la Science. Qui, par ailleurs, continue à donner dans l’élevage. Après les coqs de France, il va entraîner tous les mercredis les poussins de Boulogne. Bénévolement certes. Il n’empêche. C’est de la folie de laisser sciemment Domenech gâcher la carrière de gamins de onze ans…

Mais hélas, j’ai d’autres soucis. Eh oui, ce sacré Federer qui ne cesse de me décevoir. Et les spéciaslistes qui le portaient aux nues dans les premiers jours du tournoi de Bercy, vantant son extraordinaire panache sans réaliser que la légende ne s’était imposée que face à des adversaires misérablement classés au-delà de la dixième, vingtième, voire quarantième place. Du coup, il n’y avait rien d’étonnant à ce revers cuisant contre Monfils, pourtant plus émoussé qu’un vieux couteau suisse.

Le maestro ne me paraît donc pas posséder les armes pour réécrire un chapitre à sa gloire lors de la Master Cup de Londres, avec deux os particulièrement durailles à ronger. Non seulement il devra affronter le viking Robin Söderling, redoutable tombeur des Français à Paris, mais également la belette Andy Murray, grand favori vu qu’il s’exhibe sur ses terres en dépit de ses origines écossaises.

De son côté Nadal a pris le temps de s’aiguiser les quenottes en vue de duels plutôt anodins. Le pitbull de Manacor n’aura qu’à se débarrasser du très inconstant Tomas Berdych, d’Andy Roddick définitivement sur les rotules et de Novak Djokovic, qui ne courra pas le risque de se griller avant de mettre le feu dans l’enfer de Belgrade pour la finale de la coupe Davis contre les mousquetaires de Guy Forget. Bref, je ne vous raconte pas si la messe est dite.

 

10:27 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

14/11/2010

Robin le viking, tombeur de Bleus à Bercy

Djokovic, Murray, Davydenko, ils ont tous été emportés par l’ouragan Monfils et le typhon Llodra, qui ont semé la tempête à Bercy. Sans oublier évidemment Federer. Subissant le plus cinglant mais également le plus logique des revers, dans la mesure où, comme me le faisait justement remarquer un lecteur, la légende était arrivée dans un fauteuil en demi-finale. Triomphant sans gloire, après avoir vaincu sans péril des seconds couteaux au-delà de la dixième, de la vingtième, voire de la quarantième place, à l’image de Radek  Stepanek.

Pas étonnant donc que le phénix, ratant bêtement cinq balles de matches, se soit laissé terrasser tel un débutant par un Monfils émoussé mais en quasi lévitation dans un palais des sports en délire. Ecueil contourné en revanche de main de maître par Robin le viking qui, sauvant l’honneur des stars, s’est normalement débarrassé en trois coups de cuillère à pot d'un Gaël sur les genoux cette fois, après avoir dompté Llodra la veille.

Je n’irais pas jusqu’à prétendre que c’est une bénédiction. Encore que…  La victoire du Suédois nous évite pas mal de tintouin hexagonal. Mais surtout, mâter de la sorte et à la suite les deux Bleus même survoltés donne hélas une petite idée de la grosse contreperformance de ce pauvre Rodgeur. Dont tout le monde, moi comprise je le confesse, avait incongrument loué le panache facile. Je ne vous raconte pas dès lors si je m’inquiète sérieusement pour les performances de Sa Grâce à la Master Cup de Londres.

A part ça, hiver oblige, c’est reparti côté ski, avec deux slaloms féminin et masculin où les commentateurs semblaient s’être donné le mot pour damer le pion à Sa Logorrhée Jaton, curieusement sobre, sinon distrait pour ses débuts. Contrairement à ses collègues d’Eurosport, qui ont commencé par tresser bruyamment des couronnes à Sandrine Aubert, reine de toutes les pistes, de toutes les neiges dans toutes les stations. Mais qui s’est malheureusement plantée après quelques secondes de course. Ce fut d’ailleurs l'unique chute chez les filles pendant la retransmission télévisée.

Qu’à cela ne tienne. Selon nos spécialistes, c’était un bon indicateur et cela prouvait… que leur championne était dans le coup. En plus le slalom c’est comme ça, ça fait partie du truc. Et d’ajouter en substance: pour les Françaises, ça ne s’arrête pas là, elles sont huit bien en forme pour venger Sandrine. Résultat, deux seulement ont terminé l’épreuve dans les profondeurs du classement.

Côté suisse on relèvera cette phrase un rien absconse de Marco Brugger à propos de Denise Feierabend, qui s’était apparemment fâcheusement dispersée il y a quelque temps: Maintenant elle peut skier «avec la tête dans le bon sens». C'est dire si on n'a pas fini de rigoler…

19:01 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |

13/11/2010

Llodra et Monfils tombent les stars à Bercy

Avec Nicolas Sarkozy qui se royaume en bichant ferme à la tête du G20, les autres Français de la semaine sont incontestablement, du moins jusqu’ici, Llodra et Monfils. Qui pourraient, s’ils continuent de la sorte, se retrouver tous deux pour une finale historique à Bercy. Et dans ce cas, je ne vous raconte pas le déferlement médiatique. Il y a même des chances pour que cela dépasse le tintouin autour de la victoire de Noah à Roland Garros depuis 1983!

A Federer et Soderling de tenter de nous éviter un séisme logorrhéique. Ce qui ne sera pas facile, tant leurs futurs adversaires se défoncent match après match sous les applaudissements frénétiques d’un public survolté. A commencer par Llodra qui, pour la première fois, se retrouve dans le dernier carré d’un Masters 1000. Alors que son pote Gaël se payait le scalp de Murray, Michaël s’était déjà offert Davydenko les doigts dans le nez, après avoir battu à plate couture Djokovic, troisième joueur mondial et vainqueur l’an passé à Paris.

Ce qui dans le fond n’a rien de très étonnant. Supposant que tout irait comme sur des roulettes contre un second couteau, le plaisantin serbe a traité cette rencontre par-dessus la jambe, déboulant sur le court façon Halloween, avec perruque, moustaches et lunettes à la clé. De quoi se chambouler la concentration.

Cela n'empêche pas nos voisins de nager en plein nirvana depuis ce qu'ils considèrent comme un exploit phénoménal de leur compatriote. D’autant qu’il s’est produit trois semaines avant la finale de la Coupe Davis où les Bleus affronteront Novak et ses potes chez eux. Déjà qu’ils voient leur cher Mika entamer une deuxième carrière et pourquoi pas tutoyer bientôt les sommets, il ne manquerait plus que les mousquetaires de Forget emportent le morceau en Serbie pour qu’ils se considèrent à nouveau comme les maîtres absolus du tamis.

Mais évidemment rien n’est joué et l’Hexagone peut déjà se préparer à des lendemains qui déchantent drôlement, à en croire les inconditionnels fous de Nole. Selon eux, cet échec inversement proportionnel aux dons de clown de leur idole serait beaucoup moins cuisant qu’il n’apparaît. En réalité, il cacherait une redoutable stratégie. Djokovic s’est lamentablement effondré contre le trente-quatrième à l’ATP simplement pour mieux tromper l’ennemi. En l’occurrence forcer le capitaine français à sélectionner Llodra, histoire de mieux le terrasser ensuite dans l’enfer de Belgrade. A côté duquel celui de Bercy n’est qu’une aimable sauterie.

En attendant le choc, s’il y en a un autre qui se frotte le ventre et dit un grand merci à Mika, son meilleur ami pour l’instant, c’est Federer. Bien que sous la menace de Monfils, Sa Grâce est nettement mieux lotie que l’an passé où elle s’était également, d'entrée de jeu de surcroît, pitoyablement inclinée face au Tricolore Julien Benneteau (décidément il y a de l’Attila en eux chez eux!). En plus des points qu'elle marquera, la légende qui s'est baladée sur le court ces derniers jours avec un panache devenu inhabituel, va profiter du revers de son dangereux rival pour prendre un chouïa le large au classement.

On n’en dira pas autant du pauvre Stanislas Wawrinka. Le Vaudois serait bien inspiré de se tricoter un mental. Sinon il lui faudra se contenter du seul titre de champion à sa portée, celui de casseur de raquette. Franchement peu glorieux…

00:09 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (3) | |  Facebook | | | | Pin it! |