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30/11/2010

Federer, le Guillaume Tell du tamis

Entre les nouveaux soupçons de corruption à la Fifa et la candidature du Qatar à l’organisation du Mondial 2022, le foot n’a pas fini de nous faire rigoler. D’autant que les pontes du coin se sont payé Zidane, dans une pub où il nous assure qu’il faut croire en ses rêves et que le foot appartient à tout le monde…   

 

Remarquez, il s'en trouve pour douter très fort de l’impact de la chose. Mais dans la mesure où ce brave Zizou aurait touché plus d’un million d’euros pour raconter sa vie  en cinq minutes dans le spot, vous imaginez s’il s’en balance de la portée de ses sornettes. Bref, en attendant de savoir si les super stades climatisés avec douches incorporées pour rafraîchir les joueurs sur le terrain vont emporter le morceau le 2 décembre, je reviens un instant sur les performances de notre héros national.  

 

Comme prévu, je dois me livrer à ce que je redoutais, un mea culpa d’enfer, après avoir dit il y a une quinzaine de jours que je voyais le malheureux Federer obligé de reparti r tête basse étant donné les os durailles à ronger qu’on lui avait réservés.  Au lieu de cela Sa Grâce, en quasi disgrâce depuis le début de l’année ,à un Masters et deux crouilles tournois près, ne s’est finalement pas trop mal débrouillée à Londres.

 

Brisant les espoirs des fans de ses adversaires frappés en plein coeur, le Guillaume Tell du tamis a évidemment replongé dans l’extase ceux qui n’avaient cessé de le vilipender encore pire que moi, le poussant prématurément vers la sortie pour laisser enfin les Nadal , Murray  Djokovic, voire Berdych  s‘exprimer en vrais champions sur le court. Mais contre toute attente, la légende blessée par tant d'ingratitude s’est mêlée d’ajouter, au nez et à la barbe de ses détracteurs chagrins, un nouveau chapitre illustre à son histoire déjà glorieuse.

 

Du coup, je ne vous raconte pas le côté dithyrambique des papiers. A coups répétés de phénoménal, extraordinaire, fabuleux, formidable ou exceptionnel, les experts nous racontent en gros que Federer est redevenu le maître, nonobstant la fantastique année de Nadal  le cannibale. Ou, parodiant Naguy dans Tout le monde veut prendre sa place, clament de concert: «Le champion reste le champion».

 

Plus étonnant, Christian Despont dans le Matin, dont je ne connaissais pas le côté groupie fou. Sous sa plume Rodgeur n’est plus ni un phénix ou même un roi. C’est simplement Dieu. Au point que dans un article carrément mystique, il l'appelle «Lui». Oui, vous avez bien lu, avec un «L» majuscule. 

 

L’as des as ne fait malgré tout pas l’unanimité. Par exemple, un internaute le trouvant surcoté, ajoute qu’on peut comparer Federer à Zidane, dont il partage à son avis le charisme de l’huître. En revanche Nadal lui fait penser à Maradona, plus grand joueur de tous les temps… D’une rare cruauté, non ?

 

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26/11/2010

Federer menacé par l'express de Belgrade

C’est sûr que quand Djokovic n’a pas le nez bouché et surtout ses deux mirettes en bon état de marche, l’adversaire lui n’en voit pas une... Le Serbe s’est d'ailleurs qualifié vendredi soir pour les demi-finales en livrant le match le plus rapide de la semaine.

Il est vrai que la chose n’est pas franchement relevante, étant donné qu’elle s’est produite aux dépens d’un Roddick carrément au bout du rouleau et déjà atomisé en à peine quelques minutes de plus par Tomas Berdych l’avant-veille. Donc un seul œil eût presque suffi à l’express de Belgrade pour renverser sans coup férir l’omnibus d’Austin...  

Il n’empêche que Federer devra drôlement se méfier de Novak ce soir, même si, alors que je l’imaginais boucler ses valises illico presto dans cette Master Cup, le Bâlois s’est jusqu’ici montré impérial. Mieux, il a surclassé les huit joueurs en lice en remportant chacun de ses trois matches de poule en deux sets et les doigts dans le nez.

Damant ainsi le pion à son grand rival Nadal qui, de surcroît, ne m’a pas vraiment convaincue. Il s’est notamment révélé assez laborieux face à l’Américain et particulièrement chanceux contre Djokovic. Méchamment  handicapé par ses problèmes de lentilles, le pauvre Novak en a perdu le contact après cinq jeux.

Des malheurs qui ont considérablement énervé l’Ibère, plus ombrageux que jamais sur le court.  Du coup, montrant inutilement les crocs, il n’a guère honoré le prix du fair play décerné par ses pairs et qu'il venait de piquer à Sa Grâce. Il s’est aussi sérieusement agacé contre l’arbitre lors de son duel avec Berdych. Alors on a beau louer sa gentillesse légendaire, il est pareil aux autres, le taureau de Manacor. Hyper sympa certes, mais quand ça roule à sa façon.  

Cela posé, pour vivre ces menus événements en direct, il ne fallait évidemment pas compter sur la TSR. Comme d’habitude, la chaîne romande nous a fait de vaines promesses, nous laissant croire qu’elle allait diffuser l’ensemble des rencontres du tournoi londonien.

Des clous! Contrairement à la télé tessinoise, c’était la portion congrue délivrée au compte-gouttes. Et tout ça pour nous mettre à la place des vieilleries comme Tard pour Bar et Infrarouge. Ou nous bassiner avec la ixième resucée du derby Gottéron-Servette. Heureusement pour les Genevois fans de tennis qui rongeaient leur frein devant ces fichus coups de crosse, les Aigles déplumés de McSornette ont au moins réussi à pigeonner les Dragons par les poils à Saint-Léonard!

A part ça vous avez vu que le bel Ernesto Bertarelli a décidé de ne pas disputer la Coupe de l’America en 2013. Remarquez, ce n’est pas que le golden boy des lacs me donne des frissons, dans la mesure où je trouve la voile encore plus naze que la Formule 1. C'est juste pour dire que décidément, la trouille, ça ne se commande pas... 

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20/11/2010

Lle diamant servettien contre les noix de Saint-Jacques!

Eh bien ça alors, ce n’est pas banal. Les Aigles déplumés de McSornette qui sont allés battre les Dragons fribourgeois dans le purgatoire de Saint-Léonard. Et pas qu’un peu. Carrément du grand art. Il ne manquerait plus que Servette batte Bâle en Coupe ce soir à La Praille pour que Genève se prenne pour la grande République des sports.

Vous imaginez le délire. Les noix de Saint-Jacques qui viendraient se briser sur le diamant de Magic Pishyar. Mais franchement, je cultive quelques doutes avec Frei dans les rangs rhénans. Parce que vous avez vu qu’il est rentré en grâce de brave Alex. Lui qui concourait dans la même catégorie que Domenech en France pour conserver le titre envié de footeux le plus détesté de Suisse, est devenu en à peine deux heures la nouvelle coqueluche des médias au nirvana. De quoi abandonner sa décision de retraite qu’il n’a sans doute jamais pensé à prendre…

Mais n’épiloguons pas. Alors qu’il passait pour l’handicapé du crampon, les journalistes l’ont simplement trouvé magistral. A commencer par le Blick, qui le conspuait encore le matin de la rencontre! Faut pas avoir la honte. Et tout ça, pour avoir marqué deux buts contre l’Ukraine, toujours à La Praille, dans un crouille match amical. Qui en plus n’a servi à rien, vu que la Suisse n’a même pas réussi à l’emporter.

C’est comme les Bleus, qui se tapent sur le ventre après leur mince victoire dans le temple de Wembley. D'accord, ils se montrent moins dithyrambiques que d’ordinaire. Ils font bien, les British ayant perdu exprès pour se débarrasser enfin de leur sélectionneur Fabio Capello, aussi haï que Raymond la Science. Qui, par ailleurs, continue à donner dans l’élevage. Après les coqs de France, il va entraîner tous les mercredis les poussins de Boulogne. Bénévolement certes. Il n’empêche. C’est de la folie de laisser sciemment Domenech gâcher la carrière de gamins de onze ans…

Mais hélas, j’ai d’autres soucis. Eh oui, ce sacré Federer qui ne cesse de me décevoir. Et les spéciaslistes qui le portaient aux nues dans les premiers jours du tournoi de Bercy, vantant son extraordinaire panache sans réaliser que la légende ne s’était imposée que face à des adversaires misérablement classés au-delà de la dixième, vingtième, voire quarantième place. Du coup, il n’y avait rien d’étonnant à ce revers cuisant contre Monfils, pourtant plus émoussé qu’un vieux couteau suisse.

Le maestro ne me paraît donc pas posséder les armes pour réécrire un chapitre à sa gloire lors de la Master Cup de Londres, avec deux os particulièrement durailles à ronger. Non seulement il devra affronter le viking Robin Söderling, redoutable tombeur des Français à Paris, mais également la belette Andy Murray, grand favori vu qu’il s’exhibe sur ses terres en dépit de ses origines écossaises.

De son côté Nadal a pris le temps de s’aiguiser les quenottes en vue de duels plutôt anodins. Le pitbull de Manacor n’aura qu’à se débarrasser du très inconstant Tomas Berdych, d’Andy Roddick définitivement sur les rotules et de Novak Djokovic, qui ne courra pas le risque de se griller avant de mettre le feu dans l’enfer de Belgrade pour la finale de la coupe Davis contre les mousquetaires de Guy Forget. Bref, je ne vous raconte pas si la messe est dite.

 

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14/11/2010

Robin le viking, tombeur de Bleus à Bercy

Djokovic, Murray, Davydenko, ils ont tous été emportés par l’ouragan Monfils et le typhon Llodra, qui ont semé la tempête à Bercy. Sans oublier évidemment Federer. Subissant le plus cinglant mais également le plus logique des revers, dans la mesure où, comme me le faisait justement remarquer un lecteur, la légende était arrivée dans un fauteuil en demi-finale. Triomphant sans gloire, après avoir vaincu sans péril des seconds couteaux au-delà de la dixième, de la vingtième, voire de la quarantième place, à l’image de Radek  Stepanek.

Pas étonnant donc que le phénix, ratant bêtement cinq balles de matches, se soit laissé terrasser tel un débutant par un Monfils émoussé mais en quasi lévitation dans un palais des sports en délire. Ecueil contourné en revanche de main de maître par Robin le viking qui, sauvant l’honneur des stars, s’est normalement débarrassé en trois coups de cuillère à pot d'un Gaël sur les genoux cette fois, après avoir dompté Llodra la veille.

Je n’irais pas jusqu’à prétendre que c’est une bénédiction. Encore que…  La victoire du Suédois nous évite pas mal de tintouin hexagonal. Mais surtout, mâter de la sorte et à la suite les deux Bleus même survoltés donne hélas une petite idée de la grosse contreperformance de ce pauvre Rodgeur. Dont tout le monde, moi comprise je le confesse, avait incongrument loué le panache facile. Je ne vous raconte pas dès lors si je m’inquiète sérieusement pour les performances de Sa Grâce à la Master Cup de Londres.

A part ça, hiver oblige, c’est reparti côté ski, avec deux slaloms féminin et masculin où les commentateurs semblaient s’être donné le mot pour damer le pion à Sa Logorrhée Jaton, curieusement sobre, sinon distrait pour ses débuts. Contrairement à ses collègues d’Eurosport, qui ont commencé par tresser bruyamment des couronnes à Sandrine Aubert, reine de toutes les pistes, de toutes les neiges dans toutes les stations. Mais qui s’est malheureusement plantée après quelques secondes de course. Ce fut d’ailleurs l'unique chute chez les filles pendant la retransmission télévisée.

Qu’à cela ne tienne. Selon nos spécialistes, c’était un bon indicateur et cela prouvait… que leur championne était dans le coup. En plus le slalom c’est comme ça, ça fait partie du truc. Et d’ajouter en substance: pour les Françaises, ça ne s’arrête pas là, elles sont huit bien en forme pour venger Sandrine. Résultat, deux seulement ont terminé l’épreuve dans les profondeurs du classement.

Côté suisse on relèvera cette phrase un rien absconse de Marco Brugger à propos de Denise Feierabend, qui s’était apparemment fâcheusement dispersée il y a quelque temps: Maintenant elle peut skier «avec la tête dans le bon sens». C'est dire si on n'a pas fini de rigoler…

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13/11/2010

Llodra et Monfils tombent les stars à Bercy

Avec Nicolas Sarkozy qui se royaume en bichant ferme à la tête du G20, les autres Français de la semaine sont incontestablement, du moins jusqu’ici, Llodra et Monfils. Qui pourraient, s’ils continuent de la sorte, se retrouver tous deux pour une finale historique à Bercy. Et dans ce cas, je ne vous raconte pas le déferlement médiatique. Il y a même des chances pour que cela dépasse le tintouin autour de la victoire de Noah à Roland Garros depuis 1983!

A Federer et Soderling de tenter de nous éviter un séisme logorrhéique. Ce qui ne sera pas facile, tant leurs futurs adversaires se défoncent match après match sous les applaudissements frénétiques d’un public survolté. A commencer par Llodra qui, pour la première fois, se retrouve dans le dernier carré d’un Masters 1000. Alors que son pote Gaël se payait le scalp de Murray, Michaël s’était déjà offert Davydenko les doigts dans le nez, après avoir battu à plate couture Djokovic, troisième joueur mondial et vainqueur l’an passé à Paris.

Ce qui dans le fond n’a rien de très étonnant. Supposant que tout irait comme sur des roulettes contre un second couteau, le plaisantin serbe a traité cette rencontre par-dessus la jambe, déboulant sur le court façon Halloween, avec perruque, moustaches et lunettes à la clé. De quoi se chambouler la concentration.

Cela n'empêche pas nos voisins de nager en plein nirvana depuis ce qu'ils considèrent comme un exploit phénoménal de leur compatriote. D’autant qu’il s’est produit trois semaines avant la finale de la Coupe Davis où les Bleus affronteront Novak et ses potes chez eux. Déjà qu’ils voient leur cher Mika entamer une deuxième carrière et pourquoi pas tutoyer bientôt les sommets, il ne manquerait plus que les mousquetaires de Forget emportent le morceau en Serbie pour qu’ils se considèrent à nouveau comme les maîtres absolus du tamis.

Mais évidemment rien n’est joué et l’Hexagone peut déjà se préparer à des lendemains qui déchantent drôlement, à en croire les inconditionnels fous de Nole. Selon eux, cet échec inversement proportionnel aux dons de clown de leur idole serait beaucoup moins cuisant qu’il n’apparaît. En réalité, il cacherait une redoutable stratégie. Djokovic s’est lamentablement effondré contre le trente-quatrième à l’ATP simplement pour mieux tromper l’ennemi. En l’occurrence forcer le capitaine français à sélectionner Llodra, histoire de mieux le terrasser ensuite dans l’enfer de Belgrade. A côté duquel celui de Bercy n’est qu’une aimable sauterie.

En attendant le choc, s’il y en a un autre qui se frotte le ventre et dit un grand merci à Mika, son meilleur ami pour l’instant, c’est Federer. Bien que sous la menace de Monfils, Sa Grâce est nettement mieux lotie que l’an passé où elle s’était également, d'entrée de jeu de surcroît, pitoyablement inclinée face au Tricolore Julien Benneteau (décidément il y a de l’Attila en eux chez eux!). En plus des points qu'elle marquera, la légende qui s'est baladée sur le court ces derniers jours avec un panache devenu inhabituel, va profiter du revers de son dangereux rival pour prendre un chouïa le large au classement.

On n’en dira pas autant du pauvre Stanislas Wawrinka. Le Vaudois serait bien inspiré de se tricoter un mental. Sinon il lui faudra se contenter du seul titre de champion à sa portée, celui de casseur de raquette. Franchement peu glorieux…

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06/11/2010

Les Bâlois, de vraies noix à Saint-Jacques!

Je dois reconnaître que les sportifs suisses ont une sacrée chance. Ils ont beau être mauvais comme des cochons, ils peuvent toujours compter sur les reporters de la TSR pour les porter aux nues. A l’image des Bâlois l’autre soir qui, sous les yeux de Federer, son papa et sa maman, seules véritables attractions de la rencontre, nous ont joué un foot à la noix à Saint Jacques.

Mais peu importe, Les inénarrables du petit écran romand, Marie Laure Viola en tête, gloussaient de bonheur, tellement les Rhénans nous avaient proposé un beau match…en le perdant lamentablement! J’en suis d’ailleurs toujours à me demander pourquoi, dans la mesure où, à en croire nos rigolos de service, ils étaient seuls sur le terrain face à l’inexistance crasse de leurs adversaires romains.

Inutile de préciser qu’au bout du compte les fantômes italiens, qui ont inscrit un certain nombre de buts extraordinairement visibles, ont regagné les limbes en se frottant les mains. Voilà qui n’empêche pourtant pas Michel Pont de se déclarer très optimiste pour l’avenir du FC Bâle en ligue des champions. Etant donné qu’il ne cesse de répéter les mêmes sornettes en ce qui concerne la qualification de l’équipe suisse pour l’Euro 2012, je ne vous raconte pas si les chouchous de Rodgeur ont du souci à se faire pour rester dans le train de luxe européen!

A propos des footeux helvétiques, ce brave Frei a donc décidé de quitter ses potes. Ce qui en a réjoui plus d’un. Sauf quand ils se sont rendu compte que ce ne serait qu’en juin prochain. Car non seulement ce cher Alex risque de faire pas mal de dégâts jusque là, mais il est fort possible qu’il revienne sur sa décision. D’autant que son départ annoncé rend Gottmar Hitzfeld infiniment triste. D’où je me réfère au dicton: qui se ressemble s’assemble.

Toujours à propos de crampon, vous avez sans doute lu que Domenech continue à faire parler de lui. Après son licenciement pour faute grave par la Fédération française suite au fiasco des Bleus au Mondial sud-africain, l’ex-sélectionneur réclame la bagatelle de trois millions d’euros. L’équivalent de trois ans de salaire. Comme plaisante un internaute, voilà au moins un retraité qui n'aura pas trop de problèmes à boucler ses fins de mois.

La somme paraît aussi provocante qu’extravagante. Rien de plus normal toutefois selon l’avocat de l’homme le plus détesté de l’Hexagone. Le formidable tintouin médiatique et publicitaire autour de cette affaire a en effet été terriblement préjudiciable à la famille et à la réputation de son client. Ben voyons! Si on s’aventure sur le terrain du tort moral, imaginez une seconde ce que la France pourrait demander à Raymond la Science, histoire de laver son honneur perdu chez Nelson Mandela!

Un petit mot de tennis pour terminer et rappeler que le malheureux Stanislas Wawrinka s’est fait battre à plate couture à Valence. Par Monfils de surcroît, ce qui rend sa défaite encore plus cuisante. C’est dire si je comprends la décision du directeur du tournoi de Bâle, qui avait refusé d’allonger les pépètes pour la participation du Vaudois. Il savait bien que c’était les flanquer par la fenêtre…

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22/10/2010

Entre la légende de la raquette et l'Hercule du crampon

Après sa calamiteuse défaite contre l’Ecossais Murray en finale à Shanghaï dimanche dernier, je n’étais pas franchement tranquille concernant la forme de la légende. Au point d’ailleurs que je me demandais si elle allait réussir à faire le poids dans ce tournoi suédois de troisième zone. C’est d’ailleurs étonnant de ne pas y voir Nadal, l’Ibère s’étant récemment piqué de faire le tour des popotes entre laThaïlande et la Chine pour quelques dollars de plus.

La victoire éclair de Rodgeur contre Taylor Dent m’a un peu rassurée. Cinquante minutes et bonsoir la compagnie, quel fantastique exploit ! Comment ça, j’exagère. D’accord, il aurait pu liquider l’affaire encore plus rapidement face au bonhomme Michelin qui se traînait sur le court. Un bienfait pour l’Américain qui aurait éliminé une partie de ses kilos superflus en repartant sur un vélo à deux roues…

Bref, tous les espoirs étaient permis, d’autant que Rodgeur, dans la mesure où il n'y a quasiment personne dans cet Open, avait l’insigne chance de rencontrer Wawrinka en quarts de finale Mais il a fallu que Sa Grâce m’angoisse pendant une heure en perdant lamentablement le premier set et en tardant à breaker dans le deuxième. Certes, on n’a jamais vu un buffet campagnard se transformer d’un coup en commode Louis XVI, mais quand même, il m’a flanqué une trouille bleue le Vaudois.

En d'autres termes, si le maestro ne s’impose pas à Stockholm les doigts dans le nez et une main attachée dans le dos, il lui faudra drôlement cravacher pour que ses filles, actuellement trop jeunettes, puissent le regarder jouer à son meilleur niveau. En cas d’échec chez les vikings, j’envisage en effet assez mal la façon dont il s’y prendrait pour ajouter ne serait-ce qu’un seul Grand Chelem à son palmarès. Alors quatre, ainsi qu’il aime à le répéter !

Cela dit, Federer n’est pas le seul à viser très haut en étant certain d’en avoir les moyens. C’est pareil avec Magic Pishyar et ses projets pharaoniques pour le stade de La Praille. Car il ne se mouche pas du coude l’Hercule du crampon en ce qui concerne ses grands travaux. Il veut rien de moins qu’une crèche, un musée, des mégaévénements, une discothèque, des loges, des séminaires, des conférences, des douches, une cuisine, une piscine...

Mais je m'emballe. L'unique chose qu’il a oublié de mentionner ce sont des joueurs pour briller de tous leurs feux dans cet écrin. Remarquez, c’est aussi bien. Comme beaucoup d’eau va couler sous les ponts avant que les Servettiens deviennent champions suisses, contrairement à ce que clame le boss grenat tous azimuts, c’est sûr que les clients préfèreront aller boire des verres, danser et s'éclater en musique, que de s’ennuyer comme des rats morts dans les tribunes, en contemplant une équipe bout-de-bois s’agiter sur le terrain.

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17/10/2010

Ruquier et compagnie, occupez-vous d'Amélie!

Et voilà, comme je vous l’avais dit, c’était hélas couru. Même si la sanction finale s’est fait attendre l’espace d’un match, Federer et Schnyder, aussi apathiques l’un que l’autre se sont laissé carrément écrabouiller à Shanghaï et à Linz. 

Mais si la défaite calamiteuse de Patty ne m’a évidemment pas surprise, j’avoue avoir quand même été un brin étonnée par l’incroyable ampleur du revers que Murray a infligé à Federer. En voyant la légende aussi inexistante face à la belette écossaise, il y avait de quoi se poser des questions. Surtout après la victoire en demi-finales du maestro contre Djokovic, qui en plus a plutôt bien joué.

Pourtant, aussi mauvais qu’il ait pu se montrer lors de cette rencontre, Rodgeur ne s’en est pas moins hissé à la deuxième place. Comme quoi, il n’y a pas que les filles à grimper au classement sans véritablement le mériter. Je veux bien sûr parler de Caroline Wozniacki, qui vient de coiffer la couronne sans avoir remporté le moindre tournoi de Grand Chelem.

Ce dont les Français ne cessent de se moquer abondamment. Dernier en date à se gausser bêtement de la Danoise, Laurent Ruquier à «On n’et pas couché». Oubliant de préciser qu'elle est la cinquième de ces dames à s’asseoir de pareille manière sur le trône du tennis féminin. Avant elle il y eu Dinara Safina, Jelena Jankovic,Kim Clijsters, la première d’ailleurs à y parvenir en 2003 sans Grand Chelem à son actif et surtout… Amélie Mauresmo en septembre de l’année suivante. Mieux, jusqu’au Jour J, elle avait pour principal titre de gloire dans le domaine une seule et unique place de finaliste dans l’Open d’Australie en 1999, où elle avait été battue par Martina Hingis.

Cela n’avait pas empêché ses compatriotes de se prosterner devant la nouvelle reine. Certes, elle raflait enfin un trophée à Melbourne dans la foulée. Sauf qu’elle a bénéficié de trois abandons dont celui, absolument détestable je l’admets, de Justine Henin en finale.

Alors Ruquier et compagnie, mettez la pédale douce en ce qui concerne Wozniacki. Non seulement elle a déjà fait aussi bien que votre idole à l’époque, mais avec cinq ans de moins. En résumé, même si on est loin de l’exploit d’Hingis, devenue à seize ans et demi la plus jeune numéro un de l’histoire de la raquette, occupez-vous donc d’Amélie!

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16/10/2010

Gottmar, le faux prophète

Les footeux suisses qui battent les Gallois, les Aigles de McSornette qui s’imposent le même soir, Federer qui atomise Söderling pour se retrouver en demi-finale à Shangaï et, cerise sur le gâteau, Schnyder qui terrasse Hantuchova pour atteindre elle aussi le dernier carré à Linz. Quasiment du jamais vu en quatre jours. De quoi se poser des questions sur la nature profonde de l’homo helveticus. Parce que ce n’est pas normal cette série de succès. Ce n’est pas dans nos gènes.

Hélas, c’était couru, les hockeyeurs genevois n’ont pas tardé à remettre les choses à leur place en s’inclinant devant les Ours de Berne. Et pour ne rien vous cacher, je ne serais pas surprise que Patty subisse un sort identique dans quelques heures.

Ce n’est pas dans la poche non plus pour Federer, qui doit affronter le redoutable Djokovic après s’être défait d’un viking de pacotille. Et qui risque d'être un chouïa perturbé par cette sombre histoire de paris sportifs interdits dans laquelle il serait impliqué avec son agent Theodore Fotsman. Selon un éditeur américain, ce dernier aurait misé sur la défaite du phénix dans la finale de Roland Garros en 2006.

La légende a évidemment déclaré n'avoir rien à cacher et ces vilaines allégations ont été balayées par le porte-parole de l’agent. J'avoue que si d’aventure la chose s’avérait, j’aurais franchement de la peine à y croire. Et pour cause, triompher sur l’ocre parisien s’étant toujours apparenté à la quête du Graal pour le Bâlois. Autrement posé, que Sa Grâce se damne pour gagner le trophée Porte d’Auteuil je veux bien, mais qu’elle soit damnée en le perdant volontairement, j’envisage mal.

Il est vrai qu’il arrive au maestro de montrer une curieuse incohérence. Par exemple, il clame tous azimuts qu’il rêve de remporter la Coupe Davis, en refusant systématiquement ou presque de s’y aligner...

Bref, revenons plutôt aux besogneux de la Nati qui, boostés par Simon Ammann le sorcier volant, ont donc réussi un joli carton à Bâle. Pour des prunes malheureusement. Non seulement on est très loin de sortir de l’auberge, mais on a carrément paumé la clef. Ce qui rend la victoire d’autant plus cruelle. Une simple rémission en somme, qui n'empêchera pas la maladie de continuer à ramper sournoisement.

Certes, le voyage en Pologne reste mathématiquement possible. Et personne n'ignore que l’espoir fait vivre tout en rendant les fous joyeux. C'est pourtant nager en pleine démence d'imaginer une seule seconde que la Suisse va désormais rafler le pactole, tandis que le Monténégro et l’Angleterre se laisseront danser sur le ventre sans réagir.

Tout ça pour vous dire qu’on serait infiniment plus tranquille si nos Rouges avaient eu la bonne idée de poursuivre dans leur dialectique de l’échec. Assez honteux je l'admets, mais au moins serait-on débarrassé d’Hitzfeld. Le faux prophète aurait ainsi été prié d’aller prôner autre part sa stratégie à la noix. Encore que je me demande qui voudrait du calamiteux tacticien après son passage chez les Rouges.

Remarquez, on peut éventuellement compter sur un revers dans le match amical contre l’Ukraine le 17 novembre prochain pour le reconduire à la frontière plus tôt que prévu. Histoire de passer l’hiver sans le spectre d’une lente agonie à partir du 25 mars 2011…

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09/10/2010

Blanc encore plus folklo que Domenech!

Il m’a suffi d’entendre Michel Pont dire que les Suisses allaient mettre tous leurs atouts de leur côté, pour me conforter dans l’idée qu’ils étaient plus cuits que des carottes en vue d’une qualification pour cet Euro 2012. Et pourtant, alors qu’on n’a cessé de clamer que c’était la victoire au Monténégro ou rien, ils persistent pathétiquement à croire que cela reste possible. A commencer par Hitzfeld, décidément moins Gottmar que jamais.

 

Gagnons nos trois matches à domicile, allons chercher  le succès à Cardiff et Sofia, et ce sera dans la poche, décrète-t-il le plus sérieusement du monde. Ben voyons. Etant donné ce que les Helvètes ont produit jusqu’à présent, c’est sûr que les autres vont se laisser manger la laine sur le dos sans réagir!  

 

Ces pauvres Rouges exsangues ressemblent aux Aigles déplumés de McSornette, qui se bercent d’illusions quant à leurs réelles possibilités de conquérir le sommet de la crosse. Et je ne vous parle pas de Magic Pishyar, également persuadé que l’éclat de son diamant grenat va aveugler Lugano et Lausanne au point de les égarer sur le chemin des filets.

 

Du coup, je continue à préférer les Bleus. Ce ne devait pas être le cas avec le limogeage de Raymond la Science, personnage absolument désopilant que j’étais dans le fond la seule à regretter. Je n’imaginais pas, et de loin, qu’il puisse être remplacé de sitôt.

 

Erreur. Je sens au contraire que je ne risque vraiment pas de m’ennuyer avec son successeur, qui me paraît encore nettement plus folklorique. Cela n’empêche pas les experts français de le porter follement aux nues. Ceux de "L’Equipe", par exemple, affirmant que suite à la perte de son premier match face à la Norvège, cet homme providentiel a tranquillement posé sa patte.

 

Et quelle griffe! Dans la foulée, figurez-vous qu’il a également bêtement paumé le second contre la Biélorussie… Mais peu importe. Selon les spécialistes ce brave Laurent Blanc s’est subtilement engouffré dans les failles de Domenech pour marquer sa différence.

 

Il a ainsi déjà assisté à dix-huit conférences de presse, où il a prononcé des phrases mégachoc du genre: à part le gardien lyonnais, aucun joueur n’est indiscutable. Ou: je démissionne si on se loupe pour l’Euro. Une attitude qui subjugue les médias.

 

Bref, l’intello à lunettes du foot hexagonal est carrément obsédé par la rupture. De quoi davantage angoisser nos voisins que les rassurer, à mon avis. L’exemple venant d’en haut, j'espère qu'il aura plus de réussite que Sarko…

 

Ce qui n’est pas absolument certain, dans la mesure où Laurent Blanc ne craint pas le ridicule. Après avoir distribué à ses ouailles les paroles de la Marseillaise en les pressant vivement de les apprendre, voilà qu’il a engagé un «profiler». Non pour traquer les tueurs de ballon sur la pelouse, mais histoire de permettre aux joueurs de tout donner, façon téléréalité, après avoir confié au nouveau gourou les horribles souffrances qui jalonnent leur sordide existence.

 

Remarquez, ils ont une vague chance de l’emporter ce soir contre la Roumanie au Stade de France, Just Fontaine ayant décliné l’invitation à venir regonfler le moral des troupes. Pour raisons de santé. A en juger par le récent calamiteux ratage de Zidane dans le domaine, nul doute que les Tricolores ne s’en porteront que mieux!

10:23 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |