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22/01/2011

Open d'Australie: la misérable couverture de la TSR

Je vais me répéter, mais on ne sait jamais. Peut-être qu’à force de taper sur le clou, il va s’enfoncer dans le crâne des responsables de la TSR, libérant ainsi quelques neurones empathiques. Parce que décidément avec eux, mieux vaut ne pas être un fan de tennis.

 

J’aimerais en effet qu’ils m’expliquent  pourquoi, contrairement à la TSI et la DRS, l'antenne romande, après nous avoir promis monts et merveilles sur le sujet, nous gratifie au compte-gouttes de quelques misérables matches de l'Open d'Australie à partir de 9h du matin (les travailleurs vous disent merci), alors qu’il y en a plein avant l’aube.

 

Certes on a eu droit à Federer-Malisse en direct la nuit de jeudi à vendredi, mais c’était la première fois de la semaine. Cela paraît d’autant plus grotesque que transmettre en live ne changerait rien au travail de l’envoyé spécial qui commente de toute façon à chaud, et que pendant ce temps, il n’y a pas autre chose à se mettre sous la rétine que douze mille rediffusions de Couleurs locales et du  Téléjournal.  

 

Aussi pitoyable qu’Eurosport, saoulant avec sa promo d’enfer, se vantant d’une couverture hors du commun de l’événement avec les commentaires d’Amélie Mauresmo, Henri Leconte, Emilie Loit, Mats Wilander et j’en oublie. Au lieu de se ruiner à rétribuer tous ces gens, qui de surcroît n’ont pas inventé la poudre, les pontes feraient mieux d’acheter les droits pour nous offrir de passionnant duels, entre mâles par exemple sur la chaîne non payante.

 

Parce que celle-ci nous diffuse uniquement en direct, pour les répéter en boucle le reste de la journée, des matches de filles. De préférence françaises. Comme ceux de Caroline Garcia, la nouvelle muse du tennis hexagonal dont les experts, explosés par son génie, n’ont cessé de rebattre les oreilles.

 

Imaginez-vous qu’à pas dix-huit ans, la demoiselle a réussi à passer brillamment un tour à Melbourne! Et dire qu’en cherchant à la comparer aux anciens talents précoces, ils n’ont même pas songé à mentionner Martina Hingis, qui à l’âge de Caroline dominait insolemment le circuit féminin depuis plus d’un an.

 

Mais parlons plutôt du héros du jour, Stanislas Wawrinka. Contre toute attente, il continue à faire des étincelles après avoir quitté cavalièrement femme et enfant. C’est les doigts dans le nez qu’il a terrassé en trois sets un Gaël Monfils complètement à l’ouest, tels d'ailleurs tous les Bleus, dames et messieurs. Partis à vingt, il n'y en a plus un seul en huitièmes de finale, une première depuis 2005. Je ne m'étendrai toutefois pas sur cette déroute annoncée, en dépit des cocoricos ambiants.

 

 

Bref. Pour en revenir au Vaudois, il pourrait bien récidiver contre Roddick dimanche, ce qui lui permettrait de retrouver Rodgeur en quarts de finale. Pour autant évidemment que la légende arrive à bout de l’Espagnol Robredo. Mais ce n’est pas dans la poche au vu des errements coupables du maestro face à Xavier Malisse. Le brave Belge n’avait pourtant pas le début du commencement d’un atout à sortir de son sac… du même nom.

 

 

A l’image de Cuche dans le super-G de Kitzbuhel. Il y a en outre de fortes chances pour que le Neuchâtelois, que tout le monde, à commencer par lui, voit sur la haute marche du podium en descente, nous refasse le coup du Lauberhorn. Et pour cause, la flèche des Bugnenets nous ayant de nouveau joué les rois de l’entraînement.

 

 

PS.-Oui, bon, mea culpa. Didier vient de démentir ces propos légèrement sarcastiques en dominant outrageusement la Streif. Mais j'estime que c'est la moindre des choses, dans la mesure où il il fanfaronne depuis le début de la saison en nous promettant de gagner dans la discipline!  

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14/01/2011

La voie royale pour le cannibale à Melbourne

A deux doigts du premier Grand Chelem de l’année, les spécialistes n’en peuvent plus de se triturer les méninges, décortiquant à l’envi les atouts et faiblesses des deux rois de la raquette. La plupart d’entre eux ont pourtant tendance à miser sur Nadal pour s’imposer à Melbourne. En ce qui me concerne, le voyant jouer les Attila ces derniers temps, j’étais pour une fois prête à parier plutôt sur les chances de Federer.

Mais j’ai pas mal déchanté en consultant le tirage au sort. Car il est loin d’être favorable au maestro, qui de surcroît a la sale habitude de traînasser sur le court au début des tournois. Une manie qu’il ferait bien de perdre dans la mesure où il affronte d’entrée de jeu Lukas Lacko. Non seulement le Slovaque est joli garçon, mais il avait créé la surprise en raflant un set au pitbull ibère à Doha il y a une semaine. Seule chose vaguement rassurante, le cannibale était en principe miné par un virus.

En cas de victoire, le Suisse serait bien inspiré de continuer à se remuer les fesses, car il risque de trouver sur son chemin le Français Gilles Simon, qui l’a battu deux fois et vient de faire des étincelles à Sydney. Ensuite il y aurait Monfils, puis Roddick, bref l’angoisse jusqu’en quarts de finale.

En revanche,  même convalescent, son ennemi  intime sera assez tranquille jusque là, si j’en juge par la voie quasi royale qui s’offre à lui. Ivan Lendl, qui a procédé au tirage, a eu la main lourde. Et d'autant plus injuste que le brave Rodgeur s'est  héroïquement porté au secours des victimes des terribles inondations dans le Queensland.  

Battant le  rappel de ses potes, il a donc organisé une rencontre de charité dimanche, histoire de récolter des fonds. Comme quoi  il n’est pas aussi insensible, pingre et préoccupé de sa petite personne que les esprits chagrins le prétendent. On me rétorquera que c’est facile de se montrer généreux avec l’argent des autres. Mais quand même, Sa Grâce paie drôlement de sa personne depuis décembre.  

Je l’admets, c’est moins douloureux pour le porte-monnaie. En réalité, la vraie noblesse des millionnaires de la raquette eût été d’offrir aux sinistrés australiens leur chèque de la quinzaine. Mais il ne faut pas rêver. Brisbane sera cent pieds sous l’eau avant qu’un tel miracle se produise…

A propos de rêve, je doute que celui de Didier Cuche de s’imposer au Lauberhorn se réalise. J’en veux pour preuve le fait que la flèche des Bugnenets s’est montrée impériale à l’entraînement. Rien à voir, hélas, avec la course. De toutes façons, au cas où les choses tourneraient au cauchemar, le Neuchatelois ne serait pas seul en enfer. Il y croiserait les Aigles de McSornette, à nouveau tout ébouriffés en championnat après s’être lissé les plumes à la Coupe Spengler.

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09/01/2011

Petit pays, grands champions, l'Helvétie pavoise!

La fibre nationaliste frémissante, le Suisse n’était pas peu fier de ses athlètes ce week-end. Décollage enfin réussi de la fusée Gut qui s’est offert le missile Vonn, formidable victoire de Colognator le roi du fonds (rien que le regarder ça vous met sur les rotules), succès de Wawrinka en Inde (oui, bon, j’admets, ce n’est pas si mal) et évidemment triomphe de Federer à Doha.

Evénement d’autant plus remarquable que la légende a écrasé Davydenko, tombeur valeureux de Nadal. Certes en principe diminué par un méchant virus. Qui aurait toutefois beaucoup perdu de sa virulence ensuite, dans la mesure où il n’a pas empêché l’Espagnol de remporter le double contre une redoutable paire. Je sais cela n’a pas grand-chose à voir mais quand même.

Bref, on aura de nouveau droit à un wagon d’analyses pointues sur qui, du Bâlois ou du Majorquin, a les meilleures chances de s’imposer cette saison. Les spécialistes ne cessant toutefois de tourner leur veste, portant l’un aux nues à la moindre défaillance de l’autre et vice-versa, on n’est pas sorti de l’auberge.  

En revanche, ils s’accordent en général à estimer que l’hégémonie des deux cracks du tamis durera un certain temps. Une déduction à la portée de n’importe quel béotien de la raquette remarquez, si on considère l’énorme avance aux points du maestro et du cannibale sur le reste de la troupe. Cela n’a pas empêché McEnroe, damant le pion à Mats Wilander dans le domaine, de nous aligner sentencieusement quelques platitudes d'une évidence crasse. 

Manifestant une connaissance du tennis qui m’explose les neurones, l’ombrageux Newyorkais a d’abord expliqué à la télé hongkongaise, en marge d’une exhibition, que la rivalité entre l’Helvète et l’Ibère continuerait encore un an ou deux avant qu’une nouvelle tête ne se pointe sur les courts. Puis il a affirmé que si Djokovic et Murray espéraient pouvoir briser la domination de Sa Grâce et du pitbull, ils devraient s’améliorer et ajouter quelque chose à leur jeu. Bestiaux les scoops, non ?

Söderling, qui vient de terrasser Roddick à Brisbane, n’est pourtant absolument pas de cet avis. Pour le Suédois la distance est au contraire minime entre les deux grands et leurs poursuivants. Selon lui, ceux-ci sont entre dix et quinze capables de les battre les doigts dans le nez, et donc de gagner des Grands Chelems ou des Masters. Inutile de préciser que Robin s’imagine en tête de meute.  

C’est sans doute la raison pour laquelle le Suisse, sans doute vexé par les déclarations un poil irrespectueuses du vorace Viking, l’a consciencieusement oublié dans sa liste d'outsiders, dont Juan Del Potro et Davydenko, prêts à le faire trébucher.

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07/01/2011

Nadal terrassé par un microbe russe!

A croire que c’était le Russe qui avait inoculé à l’Espagnol, le virus apparemment responsable de ses piètres prestations à Doha. A moins qu'il ne jouât la comédie, j'admets qu’il n’avait pas l’air superbien, le pauvre Rafa. Cela pourrait notamment expliquer la calamiteuse roue de vélo que lui a infligée au second tour le Slovaque Lukas Lacko, très mignon mais quasiment inconnu au bataillon.

Toujours est-il que la poignée de main de Nadal à Davydenko, son bourreau de jour, fut sibérienne. Battu à plate couture par son adversaire au sommet de sa forme, le cannibale ahanant comme une rosse au bout du rouleau, ne ralliera donc pas la finale pour un énième duel  avec Federer, plus fringant qu’un poney face à Tsonga, qu’il a également balayé en trois coups de cuillère à pot. Nonobstant le commentateur d’Eurosport, qui nous a bassinés à longueur d’échanges avec la force herculéenne de l’impressionnant Jo-Wilfried.

Cela dit, je ne vous raconte pas si la légende devra drôlement se méfier du Poutine des courts. Tellement véloce qu’à côté de lui un guépard ferait penser à une tortue centenaire. D’autant que le Suisse a démarré au diesel frelaté. A l’instar de son meilleur ennemi, il a lamentablement peiné dans ses deux premiers matches pour se débarrasser de cinquièmes couteaux au-delà de la centième place, dont son pote bâlois Chiudinelli.

Mais le tennis cette semaine louchait plutôt côté people. Bien que l’info datât de quelques mois, la vie privée de Wawrinka a enflammé le web et les médias, lorsqu’on a appris qu’il avait déserté le domicile conjugal au retour de la pitoyable défaite des Suisses en Coupe Davis,  le 22 septembre dernier. Encore que le feu soit peu ou prou circonscrit à l’Helvétie. Je doute en effet qu’on s’intéresse des masses aux déboires conjugaux d’Ilham Vuilloud très au-delà de nos frontières. Il y a quand même loin de son mari à Tiger Woods…

En attendant, je crains fort que Stan ne se fasse de douces illusions. Ce n’est pas parce qu’il a brutalement  abandonné femme et enfant pour se consacrer entièrement, paraît-il, à sa carrière tennistique que la petite balle jaune va soudain s’offrir complaisamment à lui. Au contraire, il lui faudra cravacher dur. 

En effet, son parcours gagnant à l’Open indien de Chennai, chichement doté notamment en participants, ne change pas grand-chose au fait qu’à 25 ans, il ne compte que trois victoires dans ce genre de tournois de campagne et six participations à des finales aussi peu relevantes ou presque.

Voilà qui n’empêche pourtant pas la Banque Cantonale Vaudoise de continuer à miser imprudemment sur le poulain du cru et sa formidable capacité à tenir ses engagements jour après jour. L‘établissement, estimant par ailleurs qu’il est carrément un exemple à suivre (Ilham et Alexia lui disent merci…), trouve qu’il a pris une nouvelle dimension suite à sa décision d’engager l’entraîneur Peter Lundgren, l’ex- de Federer.

Mais notre besogneuse chrysalide a beau tenter d’imiter désespérément Sa Grâce,  ce n’est pas demain la veille qu’elle se muera en papillon aérien. Comme expliquerait embarrassé  un chirurgien esthétique à un boudin avide de ressembler à une bombe, c’est coton de transformer un buffet campagnard en commode Louis XV…

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30/12/2010

Le roi Nadal veut rester sur le trône!

Meilleur athlète espagnol de la décennie, sportif européen de l’année, sacré champion des champions par l’Equipe douze mois après le véloce Usain Bolt, Rafaël Nadal n’a apparemment pas l’intention de se laisser coiffer en 2011. Le pitbull a en effet plaidé pour une diminution des tournois sur dur et une augmentation de ceux disputés sur terre battue.

Et figurez-vous que ce n’est pas pour lui que l’Ibère en appelle à la responsabilité des managers. Il s’inquiète avant tout pour la santé des joueurs, qui s’esquintent à force de jouer sur le ciment si agressif pour leurs artères. Quel grand cœur, ce Rafa! Non seulement un talent fou, mais des vertus à vous arracher des larmes. Sauf que l’ocre étant sa surface de prédilection et que l’ogre en la matière est un rien mou du genou, je peine à imaginer qu’il ne prêche pas d’abord pour sa paroisse.

C’est qu’il lui manque quelques bricoles, en dépit d’un palmarès très coquet pour son jeune âge. Il a donc intérêt à cravacher ferme, s’il tient à réduire la distance qui le sépare de la légende côté Grands Chelems. Et contrairement à ce que j’ai pu affirmer parfois, ce sera coton au cas fort probable où Rodgeur, après avoir traîné lamentablement la savate pendant des mois, poursuivrait sur son inattendue lancée de fin d’année.

Vous me rétorquerez que les prières du taureau de Manacor en vue de s’éviter des pépins articulaires préjudiciables à son maintien sur le trône, sont bien innocentes en regard des tentatives d’Anelka et Henry de grappiller quelques malheureux euros. Nos détestables footeux avaient donc remis le monde du crampon en émoi en refusant de renoncer à leurs primes pour le Mondial, contrairement à leurs potes après le fiasco sud-africain de l’EDF. Mais il fallait signer l’abandon de la chose, tâche dont Thierry la main leste et Nicolas la capuche rechignaient à s’acquitter.

Les trouvant du coup indignes jusqu’au bout, quelques mauvais esprits murmuraient aussi que ce n’était pas étonnant puisqu’ils ne savent pas écrire… Finalement, tout serait rentré dans l’ordre. Reste que cette délicate opération d’authentification semble leur avoir pris un certain temps. Deux jours après le début de cette nouvelle lamentable polémique, la ministre des Sports Chantal Jouanno assurait que les deux ex-Bleus n’avaient pas encore apposé leur paraphe, mais qu’ils «étaient en train de le faire…»

Pour en revenir au tennis, les Français comptent beaucoup sur Tsonga pour barrer la route au Suisse et à l’Espagnol. Et pour cause, il paraît que Jo-Wilfried entre dans une autre phase de sa carrière. Et que son véritable but, ce sont les titres, ce qui vous l’avouerez, est tout-à-fait original pour un sportif. Mais bref. Le Mohamed Ali des courts veut donc dans l’ordre gagner les Jeux Olympiques quelques Grands Chelems et enfin la Coupe Davis. Il y en a vraiment qui ne se mouchent pas du coude! D’autant que le pauvre s’est déjà fait sortir par Söderling à l’Abu Dhabi Challenge.

A la place de nos voisins je miserais plutôt, pour me titiller la fibre nationaliste, sur Tessa Worley. Certes, ils ont tendance à vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué en la sacrant déjà reine du slalom géant suite à ses trois victoires. Mais il faut reconnaître que la jeune femme est un être absolument extraordinaire. Si j’en crois ce que j’ai lu sur le site d’Eurosport, la demoiselle cultive la faculté exceptionnelle d’être à la fois sur un petit nuageet d’avoir les pieds sur terre… Avec un tel don d’ubiquité je comprends que les spécialistes hexagonaux se demandent abasourdis qui pourra arrêter la skieuse du Grand-Bornand! 

Pendant ce temps les experts helvétiques, eux, se posent avec angoisse la lancinante question de la date du décollage de Lara Gut, alias la fusée de Comano. Comme quoi hélas, on n’a que des missiles à notre portée.Très faible, la portée.

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18/12/2010

Et si nos stars décidaient d'aller voir ailleurs?

On se pince quand même juste un peu. Au lieu de continuer à nous passer des images de la descente des filles en France avant de virer vers l’Italie pour celle des hommes, la TSR n’a rien trouvé de mieux que de nous bassiner pendant vingt minutes, avant la pub, avec des vues météo. Notamment agrémentées des vociférations de Jean-Marc Richard et de son kiosque à musique….

Enfin, pour revenir à la spatule, les dirigeants de Swiss Ski doivent se dire qu’ils se sont tiré bêtement une balle dans le pied. Mais peut-être qu’avec son troisième rang à Val d’Isère, vont-ils décider de lever la punition de Lara Gut, interdite de deux courses entre Noël et Nouvel-An. Pour avoir déclaré dans la presse que l’entraîneur Mauro Pini (auparavant le sien) n’avait pas le niveau. Et accessoirement pris quelques libertés avec ses tenues vestimentaires. A croire qu’elle se promène en bas résille et string dans les couloirs de l’hôtel!

L’affaire a bien entendu déclenché une petite tempête. Certains pensent que les dirigeants ont bien agi, l’arrogante Lara ayant jusqu’ici plus souvent montré son caractère de cochon que son talent sur les pistes. Ce qui n’est pas entièrement faux, l’étoile montante grimpant assez laborieusement les échelons de la gloire.

Cela n’empêche pas ses fans, nettement plus nombreux, d’estimer que les pontes sont de gros nazes. Et devraient se secouer sérieusement les neurones avant de jouer les ulcérés de service pour des vétilles. D’autant que les stars du cru ne se bousculent pas vraiment au portillon.

Les médias embouchent évidemment les trompettes dans ce sens, s’affolant de surcroît à l’idée que la belle Tessinoise pourrait facilement demander l'asile en Italie ou au Liechtenstein, en raison de ses connexions familiales. Ce qui serait naturellement fâcheux.

Mais infiniment moins grave que si Federer choisissait de lâcher son pays. Je vous en parle à cause des Sports Awards, émission de la télé alémanique particulièrement nulle où sont élus les meilleurs athlètes suisses de l’année. Vous me rétorquerez que le jury, composé à50 % par les téléspectateurs n’a pas si mal travaillé, puisqu’il a remis la palme à Simon Ammann.

Certes. Mais ensuite, ça s’est considérablement gâté, dans la mesure où Kilian Wenger, roi…de la lutte suisse s'est retrouvé second. Non seulement devant les trois médaillés d’or de Vancouver Janka (accessoirement vainqueur de la Coupe du monde), Défago et Cologna, éjectés ainsi du podium, mais surtout devant la légende du tamis planétaire.

Un camouflet qui n’a apparemment ému personne à part moi. Comme d’ailleurs en 2007, où le superhéros de la nation, alors au sommet de son art, s’était fait coiffer au poteau par Thomas Luthi, champion de babymoto. De quoi prouver qu’on n’est jamais mieux trahi que par les siens. Et raison pour laquelle je redoute que lassé par tant d’ingratitude, Sa Grâce se décide à demander la nationalité dubaïote!

Du coup, il ne me resterait que Didier Cuche pour vibrer. Je m’inquiète pour rien, notez. Célébrant déjà sa victoire à Val Gardena, la flèche des Bugnenets se laissait d’abord piquer la première place par Sylvan Zurbriggen, puis la deuxième par l’Autrichien Romed Baumann. Pas franchement des spécialistes de descente qui plus est.     

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10/12/2010

Le grand Magic préfère les vrais diamants

Il veut l’exploitation du stade, sinon … Sinon quoi? On n’en sait trop rien. Certes, Magic Pishyar ne menace apparemment pas de se tirer des flûtes, si on ne lui remet pas les clés. Mais une chose est sûre, cela ne le branche pas des masses de présider un petit club qui coûte cher et ne rapporte pas trois francs six sous.

Parce qu’il est comme moi, le big boss. Il pense bien que ses Grenat, c’est pas du vingt-cinq carats. Alors en attendant, faute de pouvoir donner de l’éclat à son zircon qui s’obstine à ne pas vouloir briller en dépit d’un polissage intensif, le ponte de la Praille a préféré assurer en s’offrant, si j’ose dire, les bijoux de Gilbert Albert. Eh oui, les vrais diamants sont éternels...

A part ça, je vous parlais il y a quelques jours des Français inconsolables suite à la cuisante défaite, infligée en finale de Coupe Davis par les Serbes aux mousquetaires pourtant phénoménaux. Eh bien figurez-vous que malgré cette déculottée monstre, l’abattement n’a pas duré. Du moins pour un expert du tamis, auteur d’un article proprement sidérant sur le site d’Eurosport. Heureusement que j’étais assise.

Alors que nombre de ses confrères n’ont cessé de comparer pendant des jours et des jours la quête du mythique Saladier d’argent à celle du Graal, ne voilà-t-il pas que ce monsieur nous raconte sans rire que cette épreuve c’est de la bibine, du pipi de chat, de la crotte de bique, de la roupie de sansonnet.

Bref, rien à voir avec un Grand Chelem. Au contraire, il s'agit d'un simple prétexte à une gloire de clocher. Un truc nul pour des nazes avides de reconnaissance tennistique. A l’image des Serbes. D’ailleurs notre spécialiste s’est copieusement moqué de Djokovic et de ses potes hurlant, la boule à zéro, leur joie ineffable d’être devenus les champions du monde.

Que nenni, rétorquait dédaigneusement l’éminent spécialiste. La Coupe Davis n’est pas la Coupe du monde. Ajoutant avec une mauvaise foi crasse que jamais les Bleus, l’eussent-ils raflée dans l’enfer de Belgrade, n’auraient imaginé déclarer une telle sottise. Tout juste eussent-ils modestement reconnu avoir remporté pour la ixième fois ce banal trophée. Il veut pour preuve de son inintérêt total, le mépris affiché par  la légende Federer pour la chose ainsi que celui, à peine moins marqué, de Nadal le cannibale.

Franchement je me pince jusqu’au sang à la lecture de ces sornettes. Plus mauvais perdant, ça craint. C’est un peu comme si les Anglais, après avoir vu le Mundial 2018 leur filer sous le nez, s’étaient follement réjouis que les braves Russes aient accepté d’organiser à leur place ce petit tournoi de campagne!

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05/12/2010

Retour sur terre des Bleus galactiques...

Eh bien voilà, les statistiques sont faites pour être démenties. Contrairement  à ce qu’on prétend, le double n’est pas toujours décisif en Coupe Davis. C’est d'ailleurs la deuxième fois que ça rate du côté des Bleus pourtant "phénoménaux" dans l'exercice. Il n’empêche, je suis déçue de leur échec final dans l’enfer de Belgrade, qui a permis à la Serbie de rafler son premier Saladier d'argent. Parce que dans le fond c’est très amusant d’entendre nos chers voisins défaillir en portant frénétiquement leurs chéris aux nues.

Je me demande en réalité comment ces surdoués dans le genre ont réussi à se planter dans leurs deux derniers matches. A en juger par les sornettes des rigolos de la télé, ils faisaient tout juste même quand ils avaient tout faux. Hélas, Monfils a eu beau entrer sur le court avec l’œil du tigre, Amélie Mauresmo dixit, Djoko la panthère ne l’a pas moins bouffé tout cru.

A mon avis, Gaël a négligé de lire les conseils de Tsonga dans L’Equipe sur la manière infaillible à employer pour battre le numéro 3 mondial. A ce propos, il paraît que les Serbes étaient morts de trouille à l’idée que Jo-Wilfried eût pu se pointer dans l’arène dans le but de leur chercher des noises.

Pour le remplacer toutefois, le redoutable Llodra devait jouer les épouvantails avec sa formidable expérience et sa science exceptionnelle de ce genre d’empoignades. Le pauvre n’a pas davantage fait le poids, balayé encore plus cruellement par Viktor Troicki, pas franchement un foudre de guerre jusqu’ici.

A en croire Arnaud Boetsch et compagnie fort marris par la tournure des événements, non seulement la surface n’était pas assez rapide pour ce géant en la matière, mais ce n’était pas le vrai Llodra  qui guerroyait dans cette cinquième rencontre décisive. Evidemment, à force de trouver leur compatriote galactique après sa performance à Bercy, nos aficionados du tamis hexagonal n’avaient pas les yeux en face des trous. Alors que s’il était si bon que ça, le brave Mika ne serait pas classé derrière Wawrinka!

Pour ne rien vous cacher, j’avais vraiment l’impression de regarder évoluer les Helvètes face à Novak et ses potes. Sans Federer évidemment. C’est dire si en dépit des gloussements parfois extatiques des comiques de France 2, changeant d’avis à chaque coup de raquette (il n’y a décidément pas un commentateur pour racheter l’autre quelle que soit la chaîne), on était loin du bouleversifiant. Un peu comme le show assez misérable que nous ont offert les skieurs suisses sur les pentes américaines ce week-end, après nous avoir entrouvert les portes du paradis la semaine d’avant.

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Gare au déferlement médiatique!

Déjà que les Français ont battu les Suisses à plate couture en curling, voilà qu’ils ont aussi gagné le double en finale de la Coupe Davis. Après avoir remonté deux sets de surcroît. Complètement surréaliste, le pot des Bleus dans cette compétition, qu’ils pourraient bien remporter pour la neuvième fois depuis 1927. Le déferlement médiatique risque de frôler le cauchemar, si j’en juge par ce qu’on a déjà entendu sur la suprématie démente des Tricolores lors de la retransmission télé.

Et dans l’enfer de Belgrade, avec de vilains hooligans sifflant méchamment Llodra et Clément au service. Sans compter qu’à mon avis l’œil de faucon, un comble, leur a volé la deuxième manche. Bien sûr, Monfils doit encore affronter Djokovic dimanche. Mais il est clair qu’à l’image de ses compatriotes, Novak  a dû en prendre un coup au moral, dans la mesure où le double est capital pour le triomphe ultime. 

Mais en attendant le verdict, parlons un peu foot. Rassurez-vous, ni de Servette, ni de Lausanne, ni même de Sion. Visons plus haut et plus loin. Les Coupes du monde 2018 et 2022. Vous avez donc constaté que contrairement aux prévisions des experts,  l’Angleterre, faisant désormais figure d’arroseur arrosé suite aux nouvelles accusations de corruption au sein de la Fifa par les médias, ainsi que les Etats-Unis, se sont vu coiffés au poteau par  la Russie et le Qatar pour la mise sur pied  des deux grand-messes planétaires. .

En d'autres termes, la victoire des gros sous. Reste qu’il s’agit d’une sacrée surprise et d'un drôle de camouflet pour les deux super favoris, Surtout pour les Anglais, qui nous prédisaient déjà le show le plus spectaculaire depuis l’aube de l’humanité et qui ont été honteusement éliminés dès le premier tour avec deux voix seulement. Et pourtant, ils avaient rameuté l’artillerie lourde pour achever de terrasser leurs adversaires. Côté people on était servi entre le prince William, le premier ministre Cameron et le beau Beckham. Pareil chez les Américains, avec l'ex-président Bill Clinton en personne qui était venu se fendre d’un petit speech, tandis que Morgan Freeman frottait le dos du frétillant Sepp Blatter, aux anges de parader parmi les puissants..

Les membres de l’organisation ont pourtant été nettement plus sensibles aux mirifiques promesses de Vladimir Poutine. Non seulement décidé à contrer les Britanniques mais qui, à l’inverse de son collègue, s’était payé le luxe de ne pas se rendre à Zurich avant la lin de la journée. Toujours aussi perspicaces, nos spécialistes en avaient immédiatement déduit que les chances de son pays étaient considérablement réduites…

De son côté le Qatar, aussi néophyte que plein aux as, a séduit en laissant miroiter ses super stades futuristes climatisés, avec gel douche incorporé pour rafraîchir les joueurs sur la pelouse. Sans oublier la vibrante caution de Zidane qui, par esprit de cœur et d’ouverture, mourait paraît-il d’envie d’offrir sa première Coupe au monde arabe. Contre un coquet paquet d’oseille, naturellement, n’exagérons rien. Mais vous imaginez si le cheikh Hamad Ibn Khalifa Al Thani, accessoirement créateur d’Al Jazeera, se frotte les mains d'avoir lâché le pactole. Surtout qu’on parle d’un montant qui, pour l’émir du coin, ne représente guère que son argent de poche pour deux jours.

 Au-delà de ces curieuses affectations, le plus incroyable demeure ce qu’on a raconté sur le foot ces derniers jours. Imaginez ses innombrables vertus magiques: messager de paix, transcendeur de nations, tombeur de barrières sociales, rassembleur des peuples, pourvoyeur de fonds illimités et j'en oublie. Quand je pense qu’il se trouve encore des esprits chagrins pour mégoter sur la valeur miraculeuse de ce sport exceptionnel! A n’y rien comprendre.

Et je ne vous dis pas les immenses mérites que se sont découvert les candidats. Se succédant au micro, leurs représentants extatiques à la simple idée d’évoquer le mot, se disputaient âprement le droit et la volonté de donner, par la grâce du crampon, un avenir meilleur aux enfants du monde entier. Car le foot c'’est la force, l‘union, bref la vie et qu’il permet de transformer radicalement celle de millions de gens. Je dirais plutôt qu’il rapporte des tas de millions à fort peu de gens dans le monde!

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30/11/2010

Federer, le Guillaume Tell du tamis

Entre les nouveaux soupçons de corruption à la Fifa et la candidature du Qatar à l’organisation du Mondial 2022, le foot n’a pas fini de nous faire rigoler. D’autant que les pontes du coin se sont payé Zidane, dans une pub où il nous assure qu’il faut croire en ses rêves et que le foot appartient à tout le monde…   

 

Remarquez, il s'en trouve pour douter très fort de l’impact de la chose. Mais dans la mesure où ce brave Zizou aurait touché plus d’un million d’euros pour raconter sa vie  en cinq minutes dans le spot, vous imaginez s’il s’en balance de la portée de ses sornettes. Bref, en attendant de savoir si les super stades climatisés avec douches incorporées pour rafraîchir les joueurs sur le terrain vont emporter le morceau le 2 décembre, je reviens un instant sur les performances de notre héros national.  

 

Comme prévu, je dois me livrer à ce que je redoutais, un mea culpa d’enfer, après avoir dit il y a une quinzaine de jours que je voyais le malheureux Federer obligé de reparti r tête basse étant donné les os durailles à ronger qu’on lui avait réservés.  Au lieu de cela Sa Grâce, en quasi disgrâce depuis le début de l’année ,à un Masters et deux crouilles tournois près, ne s’est finalement pas trop mal débrouillée à Londres.

 

Brisant les espoirs des fans de ses adversaires frappés en plein coeur, le Guillaume Tell du tamis a évidemment replongé dans l’extase ceux qui n’avaient cessé de le vilipender encore pire que moi, le poussant prématurément vers la sortie pour laisser enfin les Nadal , Murray  Djokovic, voire Berdych  s‘exprimer en vrais champions sur le court. Mais contre toute attente, la légende blessée par tant d'ingratitude s’est mêlée d’ajouter, au nez et à la barbe de ses détracteurs chagrins, un nouveau chapitre illustre à son histoire déjà glorieuse.

 

Du coup, je ne vous raconte pas le côté dithyrambique des papiers. A coups répétés de phénoménal, extraordinaire, fabuleux, formidable ou exceptionnel, les experts nous racontent en gros que Federer est redevenu le maître, nonobstant la fantastique année de Nadal  le cannibale. Ou, parodiant Naguy dans Tout le monde veut prendre sa place, clament de concert: «Le champion reste le champion».

 

Plus étonnant, Christian Despont dans le Matin, dont je ne connaissais pas le côté groupie fou. Sous sa plume Rodgeur n’est plus ni un phénix ou même un roi. C’est simplement Dieu. Au point que dans un article carrément mystique, il l'appelle «Lui». Oui, vous avez bien lu, avec un «L» majuscule. 

 

L’as des as ne fait malgré tout pas l’unanimité. Par exemple, un internaute le trouvant surcoté, ajoute qu’on peut comparer Federer à Zidane, dont il partage à son avis le charisme de l’huître. En revanche Nadal lui fait penser à Maradona, plus grand joueur de tous les temps… D’une rare cruauté, non ?

 

18:54 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (10) | |  Facebook | | | | Pin it! |