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26/02/2011

Les Suisses continuent à se bourrer de chocolat!

Je croyais les skieurs nordiques plus soucieux de leur ligne que les alpins. Figurez-vous que non. Suivant le mauvais exemple de ses compatriotes à Garmisch, Simon Ammann tape à son tour dans le cacao à Holmenkollen. Et cela ne me surprendrait guère que Dario Cologna ait également du mal à distinguer les marches ces prochains jours.  

Bref, on a l’air malin avec les atouts maîtres dont on se gargarise. Et comme si cela ne suffisait pas à notre malheur, Federer se retrouve pareillement chocolat, à nouveau renversé par l’express de Belgrade en finale du tournoi de Dubai.

Ce qui en fait n’est pas étonnant si j’en juge par les prestations très moyennes du mythe un rien écorné au cours de la semaine. Mais vous pensez bien que cela ne l'a pas empêché de se montrer fort satisfait de son niveau avant d’affronter Djokovic! Ce dernier abonde d'ailleurs dans son sens, déclarant qu'il devait être au sommet de son art pour battre le Bâlois. Ben voyons! C'est juste pour donner un surcroît d'éclat à sa victoire. Parce que très franchement, n’importe qui eût pu venir à bout de ce Rodgeur-là sans trop forcer son talent. Richard Gasquet doit s’en mordre les doigts.   

Ce match est même devenu tellement vilain dans la deuxième manche à cause des errements coupables de la légende, qu’en désespoir de cause je me suis rabattue sur les dames à Doha. Mais il faut croire que les mieux classés des deux sexes s’étaient donné le mot, car dans la foulée de Sa Grâce, Caroline Wozniacki n’a pas non plus su tenir son rang.

La numéro un mondiale s’est en effet elle aussi inclinée en deux sets face à la troisième du classement la Russe Vera Zvonareva. J’admets toutefois que la Danoise a lutté avec plus de conviction et d’acharnement avant de lâcher prise, que le Suisse littéralement étrillé par Djokovic en à peine plus d’une heure. Carrément la honte.   

Enfin, heureusement que le maestro a joué pire qu’un pied, au point que certains imaginent une vague gêne physique, sinon il aurait sérieusement de quoi s’inquiéter pour la suite. A l’instar de Stanislas Wawrinka qui a plongé en quarts déjà à Acapulco, en l’absence pourtant de tous les cadors du circuit.

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Guy Forget fait de l'intox avant la Coupe Davis

Vu qu’il affrontait le numéro 2 mondial en demi-finale à Dubai, Gasquet allait pouvoir définitivement se situer, lisait-on sur le site d’Eurosport après la victoire du Biterrois sur son compatriote Gilles Simon en quarts.

Un rien radical comme analyse je trouve et qui risque de donner de faux espoirs au «surdoué» de la raquette hexagonale. D’autant qu’il a caressé l’espoir, l’espace d’un jeu, de pousser Sa Majesté Rodgeur à un troisième set.

Hélas pour Richard, Federer se reprenait pour finalement enlever le morceau un brin laborieusement. Comme dans les tours précédents. Car à l’exception de quelques coups fumants contre des troisièmes couteaux, le mythe n’a pas franchement peaufiné très glorieusement sa légende jusqu’ici dans l’émirat.

Au point qu’il devra véritablement hausser son niveau s’il veut venir à bout du Serbe Djokovic en finale. Parce que cela sent franchement l’exécution en deux petits sets si le Bâlois ne se remue pas un peu le popotin en finale.

Pour en revenir à Richard, sa défaite assez sèche en dépit des apparences doit déstabiliser encore plus Guy Forget. Le malheureux ne cesse de se lamenter sur les chances très hypothéquées de ses troupes à quelques jours du premier tour de la Coupe Davis à Vienne, avec les forfaits de Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils.

A se demander pourquoi il porte ces deux joueurs aux nues. Il devrait au contraire s’estimer heureux de ne pas avoir à compter sur ce tandem outrageusement surévalué, qui ne parvient pas à jouer trois tournois de suite sans se blesser.

Bref, le capitaine des Bleus fait de l’intox pour sublimer une future victoire. Gasquet et Simon, flanqués de Benneteau et Llodra devraient en effet largement suffire à battre des Autrichiens qui n’ont réellement que Jürgen Mezler pour les faire vibrer. Plutôt court, même si l'as du cru pointe à la dixième place du classement.

Mais on n’en est pas encore là. Pour l’instant place aux as de la spatule nordique, ces champions qui se défoncent du côté d’Oslo, pour ne pas dire qu’ils en bavent dans le vrai sens du terme. Il suffit, pour s’en convaincre, de les voir s’écrouler épuisés à l’arrivée, plus écumants qu’un pitbull salivant sur son nonos.

Et je ne vous raconte pas les sauteurs, qui ont intérêt à ne pas se louper dans les airs, sinon gare à la casse. Certes, chuter en dévalant une pente à plus de cent à l’heure ou s’emmêler les pinceaux dans des piquets, cela peut également se révéler douloureux. Mais au moins vous connaît-on, vous encense-t-on et vous plaint-on au cas où. Tandis que ces championnats de ski au pays des trolls et des elfes se déroulent dans l’indifférence quasi générale.  

Remarquez, c’est aussi bien qu’ils n’intéressent que les Norvégiens, dans la mesure où cela nous évite une éprouvante resucée  de la folklorique émission «Etoile des neiges» avec laquelle la TSR nous a bassinés tous les jours pendant les Mondiaux alpins. En dépit des performances catastrophiques de nos as d’opérette, dont six au moins devaient atteindre les sommets, selon les déclarations logorrhéiques des experts en la matière.

Avec Dario Cologna et Simon Ammann, on peut en revanche compter sur quelques médailes sans le crier sur les toits. Ce sera toujours ça de pris. Surtout pour les Genevois qui se sentiront très suisses pour l’occasion. Ils n’auront en effet pas grand-chose à espérer du côté des Aigles de Mc Sornette,  qui vont sans doute aller de faire essorer les plumes à Zoug, à grands coups de roulement de tambour…

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18/02/2011

Potage, choux et chocolat au menu des Suisses à Garmisch!

Caramba, encore raté pour les Helvètes dans le géant des Mondiaux de Garmisch, remporté haut la main par Ted Ligety. Ce qui n’a rien d’exceptionnel dans la mesure où l’Américain règne sur la discipline depuis le début de la saison.


Naturellement les Suisses avaient oublié ce fâcheux détail, eux qui étaient donc censés rentrer d’Allemagne cousus d’or, d’argent et de bronze. Au point qu’il n’y aurait pas assez de place sur le podium pour caser les Cuche, Janka, et autres Gut qui comptaient s’y bousculer.

 
Un optimisme partagé par les spécialistes. Certains de leur science en la matière, ils n’hésitaient pas à ramener leur fraise sans vergogne. A moins de six médailles, c’était franchement la honte. Eh bien, ils ne pensaient pas que pour une fois, ils seraient en-dessous de la réalité en en faisant un tel fromage.

 
Parce que c’est carrément un menu, avec entrée, plat, dessert à choix et boisson à volonté que nos skieurs nous ont offert jusqu’ici. Et ils devraient l’agrémenter ce week-end avec les slaloms féminin et masculin.


La preuve, à une exception près, notre bande de cornichons est à la fois dans le potage, dans les choux, pomme, chocolat et sous l’eau. Ce qui tendrait d’ailleurs à démontrer que contrairement à ce qu’on imagine, la latte n’est pas forcément notre tasse de thé.


Pour avoir une idée de la médiocrité des nôtres, les Français ont réussi infiniment mieux avec une médaille d’or (peut-être pas du 24 carats mais quand même), une d’argent et une de bronze. Et eux, contrairement à nos compatriotes à peine mieux lotis que le fameux Haïtien de 47ans, gonfleront leur magot samedi et dimanche.

 
Face à ce nouvel échec, j’aurais pensé que le duo infernal Jaton-Besse, se rendant à la triste évidence, en aurait profité pour mettre définitivement la pédale douce. Que nenni. Non seulement nos deux rigolos de la TSR ont bramé tout ce qu’ils savaient, voyant déjà le pullover à moitié tricoté à l’issue de la première manche, mais ce mortifiant revers ne douchait pas l’enthousiasme de ce brave William.


Plus poire que jamais, il vantait les incomparables mérites de nos «cracks» de la spatule, trouvant en effet que c’était assez extraordinaire «où c’est qu’ils sont» dans le classement, avec Didier Cuche handicapé du pouce (l’intéressé niant pourtant avoir ressenti la moindre gêne ), Carlo Janka souffrant d’une arythmie (il paraît que ce n’est pas si grave) , Sandro Viletta atteint au dos (il n semble pas se plaindre), Marc Berthod convalescent (alors que tout le monde ne tarit pas d’éloges sur son étonnant retour) et Justin Murisier si jeune et pas encore fini.


Mais on ne va pas leur chercher des excuses, relevait finement l’inénarrable en guise de conclusion. A se demander ce que ça donne, quand ses idoles en ont vraiment…

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13/02/2011

L'embonpoint menace les Suisses à Garmisch!

Plus que de la malchance, c’est une vraie malédiction. Les Suisses subissent la damnation de Garmisch, on n’est pas loin du cauchemar de Bormio, se lamentent les fans écoeurés par cette injustice crasse qui colle impitoyablement aux lattes de nos champions, s’acharnant surtout sur la Kournikova du ski, la craquante Lara Gut.

Heureusement que Didier Cuche, d’abord soumis lui aussi au régime cacao, a réussi à rafler un peu d’argent pour éviter l’embonpoint qui menace dangereusement ses compatriotes. A commencer par ces dames.  

Parce que quatre plaques de chocolat en cinq courses, c’est très mauvais pour la ligne. Et à mon avis, les Helvètes ne sont pas près de la retrouver, en dépit des optimistes à tout crin qui veulent absolument croire à quelques médailles de plus en deuxième semaine.

Alors qu’une éventuelle deuxième breloque, plutôt en bronze qu’en or d’ailleurs, de la part de la flèche des Bugnenets serait quasiment inespérée. Chez les filles ça ne va en principe plus le faire. Et avec un Carlo Janka peinant à se remettre de son virus ou un Silvan Zubriggen plus ou moins patraque qui ne cesse de geindre depuis le début des Mondiaux, il ne faut pas rêver.

Car hélas, nos «grands» hommes sont loin de la trempe et du moral d’acier d’une Lindsey Vonn ou d’une Maria Riesch, qui même terriblement diminuées, parviennent encore à briller.   

Et à ce sujet, je ne peux que féliciter Laurent Chrétien, entraîneur de l’équipe féminine tricolore et responsable du groupe vitesse, pour son extraordinaire esprit d’analyse. Figurez-vous qu’il voyait le trio Jacquemod- Marchand-Arvier-Rolland jouer les TGV en descente. Pour la simple raison qu’à son avis la pauvre Lindsay Vonn était dans le brouillard et la malheureuse Maria Riesch plus cuite qu’un spaghetti dans un resto de Garmisch.  

Moralité, l’Américaine et l’Allemande se retrouvent sur le podium, tandis que toutes les Françaises échouent lamentablement au-delà de la dix-septième place. Ca, c’est du pronostic d’expert, non?

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05/02/2011

La pêche olympique de Sa Logorrhée

Les juniors ayant fait moisson de médailles aux Mondiaux de Crans-Montana, il était couru que leurs aînés ne monteraient pas sur le podium dans le super G de Hinterstoder. A l’image de Carlo Janka, qui s’est tellement reposé avant qu’il a failli s’endormir en route et se retrouve quatrième à plus d’une seconde du vainqueur. Sans parler de Didier Cuche, échouant  à une misérable dix-neuvième place.

Pas étonnant que la flèche des Bugnenets milite pour que les meilleurs aient le droit de choisir leur numéro de dossard, histoire de moins être tributaires des conditions météo et de la qualité de la neige. Tout en somme pour leur éviter les obstacles et leur faciliter le chemin vers la victoire, au détriment des autres. Franchement une sportivité hors du commun, le Neuchâtelois.

Mais si les Helvètes ont sombré, il en est un qui avait une pêche quasiment olympique. Il s’agit naturellement du grand, de l’immense, de Monsieur Jaton, le roi du commentaire. Et il a commencé tôt à se surpasser dans l’analyse pointue de l’épreuve. Dès le deuxième concurrent, en l’occurrence le Suisse Feuz, «l’homme en forme du moment». Mais qui n’a pas terminé la course… De même pour Peter Fill, «qui nous présente du très bon ski ». Mais s’est drôlement emmêlé les pinceaux.

En revanche Bode Miller, «l’ombre de lui-même depuis le début de la saison»,  termine troisième. De son côté Benjamin Raich, «qui n’aime pas la vitesse», finit second. Quant à Hannes Reichelt, dont Sa Logorrhée ne croyait pas au fantastique chrono à mi-parcours, «il faut se méfier, il y a plusieurs moyens de couper la cellule», il a conservé son avance pour l’emporter les doigts dans le nez. De surcroît, parti dixième, il a tué la course, n’empêchant pas le glapissant Fabrice d’en douter  jusqu’au passage du trentième skieur.

Remarquez, c’était aussi assez croquignolet chez ses collègues d’Eurosport. Et notamment au moment où s’élançaient leurs compatriotes, qui ont donc la technique, le physique, bref tout ce qu’il faut pour atteindre les sommets.  A l’image du Tricolore De Tessières. « Attention à Gauthier… excellent… à ce rythme, il peut largement viser le top 10…», bramaient nos spécialistes en extase. Funérailles, au final, le malheureux ne se classe que vingt-huitième. C’est bête, car il n’a fait qu’une petite faute, remarquaient en substance nos inconsolables cadors de la chaîne.

Et puisque je vous parle des Français, la séparation des pouvoirs, ils ne connaissent pas trop. Vous avez sans doute constaté que le sélectionneur des Tricolores, le doigt sur la couture du pantalon, s’est empressé d’obéir aux injonctions de la ministre des Sports. Chantal Jouanno ne voulait ni de Franck Ribéry ni de Patrice Evra en Equipe de France, étant donné qu’ils avaient sali l’Hexagone en Afrique du Sud. Courageux mais pas téméraire, Laurent Blanc n’a pris aucun des deux Bleus pour affronter le Brésil en match amical le 9 janvier prochain.

Si la blessure au genou de Ribéry lui a facilité le courbage d’échine, ce n’était pas pareil en ce qui concerne Evra, revenu à un bon niveau à Manchester United. Mais bien entendu, le sélectionneur s’en est tiré avec de pirouettes diplomatiques, clamant que seuls des critères sportifs avaient dicté son choix. On le croit sur parole…

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30/01/2011

Le déclic pour Djokovic. Mais y aura-t-il plusieurs photos?

La symétrie hommes-femmes dont je vous parlais précédemment s’est poursuivie à Melbourne avec le sacre des deux numéros 3. A noter toutefois que Clijsters grimpe un échelon, tandis que Djokovic reste à sa place. Mais àdeux doigts de la légende, qui a intérêt à cravacher ferme pour éviter de se faire coiffer.

Par ailleurs, l’histoire se répète pour Murray. En pire, le malheureux ayant eu encore plus de mal à exister face au Serbe que contre Rodgeur l’an passé, où il avait au moins forcé le Suisse à disputer un tie-break dans la troisième et dernière manche.

Le plus grave, c’est que Novak n’a même pas eu à étaler toute sa science pour venir à bout de son adversaire, plus démuni que jamais. Si le Bâlois avait grandement facilité les choses à son dangereux rival en balançant quantité de revers dans le public, Andy, lui, s’est consciencieusement efforcé de mettre un paquet de balles dans le filet.

Je me demande ce que Mats Wilander, que j’adore décidément entendre disséquer la substantifique moelle du tamis, va nous sortir sur l'Ecossais. Juste avant la rencontre des dauphins, il clamait qu’on aurait un Murray de choc. Comme on ne l’avait jamais vu... Remarquez, ce dernier lui a quelque part donné raison!

Bref, à le regarder balbutier son tennis, je me dis qu’on est assez loin de cette nouvelle ère que les spécialistes ne cessent d'évoquer, avec une future rivalité à haut niveau entre les finalistes de Melbourne, style Borg-McEnroe, Sampras-Agassi  ou Nadal-Federer.

Pour l’instant hélas, la belette de Dunblane ne talonne que Söderling, alors que l’express de Belgrade, auteur de son meilleur tennis dans cet Open, tient la dragée haute au duo de tête. Il le dit lui-même, il s’est produit un déclic. Reste à espérer que Nole ne sera pas l’homme d’une seule photo, comme en 2008 et les trois saisons suivantes…

Pour en finir avec cette édition australienne 2011, je réitère mes félicitations à la TSR, qui a aussi mal terminé sa couverture australienne qu’elle l’avait commencée. La chaîne a en effet interrompu cavalièrement le match, le reprenant non seulement en différé, mais en l’amputant d’une moitié de set.

Et cela pour privilégier la descente en live d’un supercombiné sans intérêt, qui aurait fort bien supporté un petit résumé juste avant le slalom. D’autant que l’épreuve comptait en tout trois vainqueurs potentiels, dont Silvan Zurbriggen qui a réussi à échouer à un misérable cinquième rang.

Heureusement qu’il y avait la TSI. Qui a aussi transmis le ski, mais sans nous priver d’un seul coup de raquette. Merci  les Tessinois. Ça c’est  du sport!

 

 

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29/01/2011

Federer voit son avenir en rose pétant!

C’est fou la vitesse à laquelle les choses changent, en sport en général et en tennis en particulier. Au terme de la première semaine de l’Open d’Australie, le Suédois Mats Wilander tressait des couronnes à Federer, louant son incroyable capacité à s’en sortir en résolvant les doigts dans le nez tous les problèmes se posant à lui. Ce qui en fait le meilleur joueur de tous les temps, ajoutait le viking béat d’admiration.

Funérailles, deux jours plus tard Amélie Mauresmo vilipendait notre gloire nationale, en insistant sur son manque total d’options face au Serbe… Scotchée, bluffée,  bref bouleversifiée par l’extraordinaire talent d’un Novak transcendé par une triomphale Coupe Davis, elle pense qu’il représente aujourd’hui  le top du top de la crème de l’élite. Et subséquemment donc, que les traditionnelles finales Nadal-Federer c’est quasiment fini. Tandis que l’Espagnol continuera à tenir le haut de l’affiche en compagnie de Djokovic, voire  de Murray,  le malheureux Rodgeur devra à son avis se contenter de jouer les guest stars.

Remarquez, comme elle nous raconte également que les Français filles et garçons, sont pratiquement tous capables de briller en Grand Chelem, ses analyses sont un chouia sujettes à caution. D’ailleurs Djokovic et Federer ne partagent pas celle qui les concerne. Le jeune Nole pense qu’il a encore du pain sur la planche avant de rattraper le Bâlois, tandis que Sa Grâce, espérant  boucler 2011 aussi bien que 210, voit son avenir en rose pétant.

Mais on le sait, la principale qualité du maestro, franchement en délicatesse à  Melbourne où il a failli se faire sortir par Gilles Simon au deuxième tour, n’est pas de se remettre en question. Certes, bien obligé, il a reconnu la nette supériorité de l’express de Belgrade en l’occurrence. En revanche, il n’a pu s’empêcher d’incriminer dans la foulée une surface un peu lente. Par ailleurs, piteusement battu en trois petits sets et auteur d’un nombre incalculable de fautes directes, notamment en revers, il estimait qu’il n’avait pas si mal joué. Décidément indécrottable, le Bâlois.

Reste évidemment à  découvrir si le nouvel amour d’Amélie confirme dimanche en finale face à Murray. Possible dans la mesure où la belette écossaise s’est défaite dans la douleur de la sangsue David Ferrer, accroché à ses basques pire qu’une moule à son rocher.

En attendant, j’ai d’autres soucis. Les hockeyeurs genevois. Pourtant, avant  leur misérable capitulation face à Bienne aux Vernets, j’imaginais  qu’ils avaient une bonne chance de conforter largement leur sixième place, McSornette ayant eu la bonne idée d'engager… Simek.  Ben oui, quoi. Autant de mecs d’un coup, ça devait leur donner des ailes, aux Aigles!

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27/01/2011

Sans son rival historique, Federer aux fraises!

Quelle symétrie chez ces messieurs-dames à l’Open d’Australie! Les deux numéros un au tapis et les numéros deux battus chacun par les numéros trois. Ce qui propulse en outre une Asiatique, en l’occurrence la Chinoise Na Li, pour la première fois de l’histoire en finale d’un Grand Chelem.

 

Maigre consolation face au pincement de voir tomber la légende. Encore que la chute de Federer en demi était plus ou moins annoncée, tant il a fait preuve de dilettantisme coupable dans les quatre premiers tours.

 

Du coup, on a hâtivement conclu à un tennis de rêve après sa rencontre express en quarts avec Wawrinka, qu’on prétendait capable de renverser des montagnes. A condition qu’elles soient à vaches! Il y a en effet un monde entre atomiser le Vaudois et affronter un redoutable Djokovic en superforme et sur un nuage depuis le début du tournoi. Rebelote exacte d'ailleurs de 2008.

 

L’ennui, c’est qu’avec ce revers mortifiant, la légende perdra un paquet de points au classement, diminuant dangereusement la distance qui le sépare du Serbe et creusant dramatiquement l'écart avec Nadal. C'est l'Espagnol qui doit jubiler. C'est de surcroît sa faute si le pauvre Rodgeur s’est montré aussi impuissant sur le court. Eh oui, laminé par son compatriote Ferrer suite à une malencontreuse blessure, le pitbull avait capitulé la veille. Privant ainsi Sa Grâce de son surplus d’adrénaline à l’idée de le battre.

 

Contrairement à ce que prétendait l’envoyé spécial de la TSR, qui l’imaginait libéré par l’absence de son rival historique. La séparation des «couples» en sport peut se révèler parfois fatale à celui qui reste en course.  En ski, par exemple, vous enlevez Lindsey Vonn à Maria Riesch et l’Allemande risque de se mélanger les spatules. Il y a quelques années, la Suédoise  Anja Paerson avait sombré dans la poudreuse après la retraite de sa meilleure ennemie, la Croate Janica Kostelic. Pareil en Suisse avec Marc Berthod, inexistant depuis le terrible accident de son «jumeau» Daniel Albrecht.

 

Cela n’empêche pas les spécialistes, après avoir ululé au génie retrouvé du Bâlois contre le malheureux Stanislas, de recommencer à nous abreuver d’analyses sur son déclin. Ils parlent déjà de passage de témoin, pire de la fin d’une époque, se basant sur le fait que le roi du tamis ne détient plus aucun titre majeur depuis 2003. Ce qui a considérablement énervé le phénix, dont la ferme intention est évidemment de renaître de ses cendres à Roland Garros.  

 

Pour en revenir au héros du jour, c’est désormais lui qui passe pour le maître. A l’image de Guy Forget, les experts impressionnés jugent extraordinaire le fait que Djokovic pointe en finale après avoir gagné la Coupe Davis. Un brin exagéré, j’estime, dans la mesure où cela se déroulait il y a sept semaines. En tout cas, si c’est un exploit surhumain, pour un garçon du niveau du jeune Novak, d’envisager enfin remporter son deuxième Grand Chelem en huit ans, après s’être tourné les pouces pendant près de deux mois, il n'a plus qu'à tirer l'échelle. Et oublier ses prétentions à régner sans partage sur le petit monde de la raquette.

 

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26/01/2011

Nadal, le Wawrinka de Ferrer à Melbourne...

Les duels entre compatriotes se suivent mais ne se ressemblent pas. Je n’entends pas moins d’ici le chœur des fans outragés par le titre de cet article. Oser comparer le grand d’Espagne au petit d’Helvétie, un vrai crime de lèse-pitbull. Parce que si le cannibale s’est incliné en quarts de finale, c’est évidemment parce qu’il était à nouveau trahi par son corps.

Cela ne souffre effectivement a priori pas de discussion, son adversaire Ferrer étant le premier à le reconnaître. Voilà cependant qui n’empêche pas les mauvais esprits de cultiver quelques doutes et de chipoter sur le sujet. Il est vrai que le bandage caché de Rafa ne semblait pas toujours l’empêcher de se démener ferme, pour tenter de freiner les remarquables ardeurs de son rival. Espoir des plus vains tant David était déterminé à écraser Goliath.

Quand même, terrassé par un virus à Doha, victime d’une blessure à Melbourne, ça commence à faire pour Nadal, près à nous offrir une variation sur une célèbre chanson, du genre :

J’ai les g’noux un peu mous
Et les cuiss’ qui déviss
Des faibless' dans l'biceps
Les tibias franch’ment las
Des bobos dans le dos
Du plomb dans les tendons
Peur pour mes adducteurs
Ah mon Dieu qu’c’est embêtant ces trucs aux ischio-jambiers
Ah mon Dieu qu’c’est embêtant de jouer comme un pied.

A se demander si le taureau de Manacor, stupidement encensé pour ses victoires contre des nobodies ou presque, n'est pas carrément out. La question ne semble pourtant pas perturber les spécialistes pour l'instant. Ce qui est d’ailleurs curieux. Selon eux, seul un traumatisme physique peut expliquer un revers naturellement passager de l’Espagnol. En revanche, ils évoquent immédiatement le déclin inévitable de Federer quand il égare quelques sets en raison d'une mononucléose ou d'un dos en compote.

Pour l’heure le maestro, qui se porte comme un charme, a donc rallié le dernier carré. Normal, il a écouté mes conseils. Abandonnant, pour un  galop fringant, son pas traînant adopté depuis le début du tournoi. La preuve il a livré son meilleur tennis pour abattre Wawrinka, dans un non match tournant à la correction. Le livre de la jungle. Mowgli hypnotisé par Kaa.

Bref une victoire étincelante, qui outre avoir complètement déboussolé le pauvre Stanislas, en dit long sur l’état comateux de Monfils et Roddick précédemment atomisés par le Vaudois. Sa Grâce va pourtant devoir se surpasser pour venir à bout de Djokovic en demi-finale, si j’en crois les experts de la raquette, aussi éblouis qu’impressionnés par l’extraordinaire  talent du Serbe.

A commencer par Guy Forget. Ce qui me rassure vaguement. Il est en effet logique, pour le capitaine de Coupe Davis, d’imaginer plus qu’un génie dans le bourreau des Bleus... Et d’espérer le voir tomber la légende du tamis pour mieux accepter le naufrage de ses "Fantastic Four", le mois passé à Belgrade.  

   

 

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23/01/2011

Federer devra se remuer le popotin pour battre Wawrinka!

Cela ne vaut certes pas les quatre heures quarante-quatre du match, dont une dernière manche d'anthologie, entre l'héroïne incontestée du jour Francesca Schiavone et son adversaire malheureuse Svetlana Kuznetsova. Il n'empêche, je n’ose imaginer le tintouin médiatique helvétique suite au triomphe de Didier Cuche sur la Streif, la troisième place de Lara Gut en super-G, la deuxième de Zurbriggen en combiné et bien sûr le succès quasiment inespéré de Wawrinka en quarts de finale à l’Open d’Australie. Un Stanislas décidément transformé et qui cartonne un max depuis qu’il a quitté le foyer conjugal pour filer le parfait amour, tennistique bien sûr, avec Peter Lundgren.

Du coup, sa quatrième victoire à Melbourne, contre Roddick cette fois, nous vaudra une confrontation historique entre Helvètes au prochain tour, puisque Federer s’est lui (vraiment pas de quoi en faire un fromage en revanche) débarrassé de l’Espagnol Robredo.

Pas jouée d’avance cette rencontre entre les Suisses. Surtout après avoir regardé Stanislas atomiser tous ses adversaires, dont L'Américain, en trois petits sets. Peut-être un rien diminué d'ailleurs, le Texan. En tout cas, je l’ai rarement vu aussi suant et soufflant. Entre le boeuf et et la locomotive à vapeur en somme.  

Quoi qu’il en soit, Federer a clairement du souci à se faire pour rallier le dernier carré. Surtout s’il rechigne toujours autant à se remuer le popotin que dans ses matches un rien misérables contre de gentils garçons comme Malisse et Robredo, aussi dangereux pour la légende que son grand-père. Sinon sa grand-mère…

A part ça j’ai lu que Jo-Wilfried Tsonga, pourtant tout feu tout flammes et décidé à gagner des Grands Chelems et des Masters à la pelle avant sa campagne australienne ratée, a déclaré qu’il voulait retourner dans l’ombre. En est-il toutefois jamais sorti?

Il y croisera en tout cas le reste de l’armada hexagonale qui a piteusement coulé corps et biens chez les kangourous. Heureusement que les skieurs français Jean-Baptiste Grange et Adrien Théaux se sont illustrés à Kitzbühel. Une victoire en slalom et un troisième rang en descente, de quoi soigner les gros bleus à l’âme des Tricolores côté raquette.

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