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Les pieds dans le plat - Page 26

  • Wawrinka, deux p'tits tours et puis s'en va, tête en bas!

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    3298822[1].jpgBelle entrée en matière vraiment, surtout que ce n’est pas facile de débouler comme ça dans un tournoi, en altitude qui plus est, où les balles ont tendance à voler dans tous les sens. Alors chapeau Stan, c’est génial et surtout bon signe pour dimanche.

    On se pince. Car il fallait entendre les louanges à l’égard de Wawrinka que tout le monde à Gstaad sentait en pleine forme et en pleine confiance à l’issue de sa victoire fort "convaincante" sur l’Australien Peter Luczak. Brillantissime… 250e joueur mondial. Sans parler de l’intéressé, nageant dans l’autosatisfaction et se flattant lui aussi (il doit être passé juste avant chez Federer), d’avoir très bien joué.

    Bref, hyper motivée la deuxième tête de série. Et plus concentrée qu’une tomate. Hélas, le pauvre s’est retrouvé en panne de jus au tour suivant. Il n’est donc guère étonnant que l’Espagnol Marcel Granollers, pointant au 45e rang, l’ait aspiré d’une paille en quarts de finale, lui flanquant la pâtée en deux misérables sets de 70 petites minutes.

    Franchement la honte. Et pourtant il y a pire. A la hauteur de cette pitoyable prestation, la consternante télévision suisse évidemment, toutes chaînes confondues. Se trompant sur l'heure de la rencontre, elle n'a non seulement pas daigné la passer en direct, mais s’est escrimée à aggraver son cas en nous la diffusant trois heures plus tard, sans même préciser la chose.  

    Sinon à la fin de cet affrontement à sens unique où l’inénarrable Jean-Marc Rossier, se fichant du monde, a évoqué un "léger différé". Après s’être efforcé de chercher sottement des excuses au piteux Vaudois, "tétanisé" à l'idée de jouer devant son public, ses proches et sa famille qui attendent toujours tellement de lui…

    Décidément, nous sommes bien mal lotis ces jours, tandis que les commentateurs français, les cordes vocales à peine remises des exploits de Thomas Voeckler et Pierre Rolland dans la Grande Boucle, peuvent derechef se les péter à l’antenne avec leurs champions aquatiques qui encombrent littéralement l’Histoire.

    Certes la Genevoise Swan Oberson nous a permis une petite incursion dans le domaine, mais il faut bien reconnaître que les Suisses rament dur. Force est donc de regarder loin devant pour se faire mousser. A savoir vers les Jeux Olympiques de Londres l’an prochain. En caressant le rêve fou de voir Federer et Hingis dans le double mixte, réintroduit en tant qu’épreuve à part entière suite à une absence de 86 ans.

    La princesse de Trübbach et Sa Grâce Sérénissime réunis sur un court, une belle image, j’en conviens. Au-delà de l’éventuelle faisabilité de la chose cependant, ce qui m’étonne le plus, c’est la quasi certitude, pour les fans, que les deux ex-numéros un mondiaux rafleraient automatiquement la mise.

    Et cela simplement parce que le couple mythique avait aisément remporté une Hopman Cup, ne concédant que dix jeux en six sets. Formidable, sauf que ça date de 2001! Alors imaginer un autre succès les doigts dans le nez onze ans plus tard me paraît encore plus illusoire que de parier sur une qualification des footeux helvétiques à l’Euro 2012...

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  • Cet irrépressible besoin français de se croire au top

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    Je n’étais pas vraiment inquiète. Mais quand même, en entendant les commentateurs français noyer sous des tombereaux d’orchidées noires  leur compatriote Thomas Voeckler pour sa quatrième place, j’en avais des frissons dans le dos à imaginer la victoire du « géant de juillet » sur les Champs-Elysées.

    Remarquez, France 2 s’est consolée de la défaite annoncée de son super héros. L’antenne s’est en effet trouvé un autre fantastique champion: elle-même. Se vautrant sans vergogne dans l’autosatisfaction, elle n’a cessé de se voter des félicitations tout au long de cette Grande Boucle qu’elle estime avoir enlevé haut la main, atteignant un pic dans le panégyrique lors de la dernière étape. A vous contraindre de regarder TSR2, c’est dire l’agacement!

    La chaîne hexagonale nous a ainsi bassinés grave en célébrant à l’envi célébrant la façon unique dont elle a su nous régaler avec les images sublimes, les reportages extraordinaires, les interviews géniales, les connaissances historiques prodigieuses, bref le travail incroyable de tous ses collaborateurs et consultants.  

    Décidément incorrigibles ces Tricolores avec leur besoin  irrépressif,  puéril et un rien pathétique de toujours se croire les meilleurs. Peu échappent à ce péché mignon en sport, plus particulièrement dans le domaine de la raquette, où les experts du cru ne peuvent s’empêcher de porter les leurs aux nues. Souvent hélas pour le malheur des intéressés.

    Je vous donne deux exemples. D’abord celui de Richard Gasquet, follement encensé à Roland Garros pour son talent exceptionnel et surtout son bras fantastique qui lui permet de balancer des revers hallucinants. Résultat le surdoué Biterrois s’était fait méchamment atomiser par Novak Djokovic en huitièmes de finale.

    Prenons ensuite Gäel  Monfils, qui a du souci à se faire avec son nouvel entraîneur, Patrick Chamagne. Pourtant présenté comme un monsieur très psychologue, avec la tête sur les épaules. Mais comme c’est Henri Leconte qui l’affirme, j’ai de fortes raisons d’en douter. La preuve, le coach a déclaré le plus sérieusement du monde que son poulain a un plus grand potentiel que… Nadal. L’idée étant de l’exploiter à fond.

    Du coup, ce qui devait arriver n’a pas tardé. A peine cette grosse sottise proférée, le pauvre Gaël chutait d’entrée à Stuttgart, lieu de sa première collaboration avec notre farfelu. Puis s’est laissé terrasser en quart de finale de Hambourg par son compatriote Simon, futur vainqueur du tournoi.

    Rien de plus logique. Non seulement Gilles est l’un de mes tennismen préférés mais, aussi curieux que cela paraisse, c’est le seul à qui les prétendus spécialistes fichent un peu la paix. Bien qu’il soit le plus titré des Bleus en activité. Alors de grâce, continuez à le laisser creuser son trou tranquillement. C’est sa seule chance de ne pas tomber dedans…

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  • Cet irrépressible besoin français de se croire au top

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    lire_aussi_sport24_492284_8313415_8_fre-FR[1].jpgJe n’étais pas vraiment inquiète. Mais quand même, en entendant les commentateurs français noyer sous des tombereaux d’orchidées noires leur compatriote Thomas Voeckler pour sa quatrième place, j’en avais des frissons dans le dos à imaginer la victoire du "géant de juillet" sur les Champs-Elysées. Au fait quel surnom doit-on, à votre avis, donner à Cadel Evans?

    Remarquez, France 2 s’est consolée de la défaite annoncée de son super héros. L’antenne s’est en effet trouvé un autre formidable champion: elle-même. Se vautrant sans vergogne dans l’autosatisfaction, elle n’a cessé de se voter des félicitations tout au long de cette Grande Boucle qu’elle estime avoir enlevé haut la main, atteignant un pic dans le panégyrique perso lors de la dernière étape.

    La chaîne hexagonale nous a ainsi bassinés grave, en célébrant à l'envi la façon fabuleuse dont elle a su nous régaler avec les images sublimes, les reportages extraordinaires, les interviews géniales, les connaissances historiques prodigieuses, bref le travail incroyable de tous ses collaborateurs et consultants.  

    Décidément incorrigibles ces Tricolores avec leur besoin irrépressible, puéril et un rien pathétique de toujours se croire les meilleurs. Peu échappent à ce péché mignon. Particulièrement en sport et notamment dans le domaine de la raquette, les experts du cru ne pouvant s’empêcher de porter les leurs aux nues. Souvent hélas pour le malheur des intéressés.

    Je vous donne deux exemples. D’abord celui de Richard Gasquet, follement encensé à Roland Garros pour son talent exceptionnel et surtout son bras fantastique qui lui permet de balancer des revers hallucinants. Résultat le surdoué Biterrois fut méchamment atomisé par Novak Djokovic en huitièmes de finale.

    Prenons ensuite Gäel  Monfils, qui a du souci à se faire avec son nouvel entraîneur, Patrick Chamagne. Pourtant présenté comme un monsieur très psychologue, avec la tête sur les épaules. Mais dans la mesure où Henri Leconte l’affirme, j’ai de fortes raisons d’en douter. La preuve, le coach a déclaré le plus sérieusement du monde que son poulain a un plus grand potentiel que… Nadal. L’idée étant de l’exploiter à fond.

    Du coup, ce qui devait arriver n’a pas tardé. A peine cette grosse sottise proférée, le pauvre Gaël chutait d’entrée à Stuttgart, lieu de leur première collaboration. Puis s’est laissé terrasser en quart de finale de Hambourg par son compatriote Simon, futur vainqueur du tournoi.

    Rien de plus logique. Non seulement Gilles est l’un de mes tennismen préférés mais, aussi curieux que cela paraisse, c’est le seul à qui les prétendus spécialistes fichent un peu la paix. Bien qu’il soit le plus titré des Bleus en activité. Alors de grâce, continuez à le laisser creuser son trou tranquillement. C’est son unique chance de ne pas tomber dedans…

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  • Tour de France: le géant de juillet a paumé sa liquette...

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    Voeckler-a-qui-perd-gagne_actus[1].jpgMe voici de retour pour constater une évidence et découvrir une vraie curiosité. L’évidence c’est bien sûr la première défaite de Servette et Lausanne et la curiosité, c’est que grâce au vélo le sport a retrouvé ses vraies valeurs, galvaudées par certains gougnafiers.

    C’est du moins ce que j’ai lu un peu partout. Plus particulièrement dans la presse française. Et pour cause, l’enthousiasme délirant de nos chers voisins s’étant renforcé le jour où leur compatriote Thomas Voeckler a enfilé le maillot jaune. Le promenant pendant dix jours sur les chemins du Tour sous les regards hallucinés de ses compatriotes extatiques.

    Je précise renforcé, car l’exaltation tricolore date plus précisément de l’exploit des footeuses, françaises naturellement, au Mondial allemand. Après s’être brillamment qualifiées, elles ont redoré sur place un blason méchamment salopé par leurs prétendus illustres collègues masculins en Afrique du Sud il y a un an. Séduisant de plus en plus d’hommes et de femmes par leur extraordinaire combativité, leur absence de chichis et de simulation.

    Même terrassées en demi-finale par les Américaines, elles avaient permis aux Français, toujours traumatisés par le fiasco des mutins de Knysna, de relever enfin la tête. Mais si nos chers voisins avaient déjà trouvé un antidote à leurs blessures grâce aux filles et à leurs shoots d’enfer, avec Voeckler c’était carrément le vaccin, la pilule miracle, en un mot la panacée universelle.

    Toujours à l’affût de quelques voix supplémentaires, les prétendants à l’Elysée avaient  flairé l’aubaine. A l’image de François Hollande, se fendant d’une visite et rêvant d’une photo en compagnie du héros. Histoire de concurrencer Martine Aubry, qui paradait récemment avec les footballeurs de Lille, doubles vainqueurs historiques de la Coupe et du championnat. Sans oublier Jean-Louis Borloo fou de joie et répétant à l’envi, «j’adore ce mec!».

    En dégottant ce phénomène, l’Hexagone retrouvait donc «le goût du rêve et de la fierté». En plus il faut le voir le nouveau blaireau. Genre fils de Français moyens, c’est un peu la Sheila du vélo. Tout juste s’il ne pédale pas le béret sur la tête et la baguette sous le bras. Je lui conseillerais d’ailleurs la chose pour une éventuelle pub. A mon avis ça ferait un tabac!

    Cycliste modèle que tous imaginaient en vainqueur sur les Champs-Elysées, il se montre de surcroît vaillant, costaud et consciencieux Thomas, alias Ti-Blanc. Dont on dit aussi qu’il est «sain, rafraîchissant, sincère, sympathique et disponible». Besogneux, moins fort que les grands cracks mais réussissant, «usant de ruse et d’intelligence de course» à leur tenir la dragée haute. Mais où s’arrêtera-t-il, s’interrogeaient les commentateurs subjugués?

    Hélas, il a suffi qu’ils se le demandent pour que le «géant de juillet» paume sa liquette canari dans l’Alpe d’Huez. Normal pour l’intéressé, le seul à ne pas se bercer de folles illusions. Non seulement le modeste déclare apprécier modérément la pipolisation à outrance de sa personne, mais il n’a cessé d’affirmer qu’il n’y arriverait pas. Simplement parce qu’il n’a pas l’étoffe d’un champion. Le contraire en somme des prétentieux qui se la pètent sans vergogne alors qu’ils n’ont rien à montrer.

    Proprement stupéfiant ce Voeckler. A croire qu’il n’est pas Français. D’ailleurs s’il ne l’était pas j’aurais été tout près d’espérer qu’il finisse par la gagner cette Grande Boucle…

     

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  • Coupe Davis: Federer et Wawrinka entre tambouille et brouet

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    images[4].jpgAbsente jusqu’au 18 juillet prochain, je n’ai pas eu l’occasion de voir notre duo tennistique de choc à l’œuvre dans la BernArena face aux Portugais d’opérette, dont j’ai cru comprendre qu’on se moquait abondamment dans le pays.

    Apparemment bien m'en a pris, à en juger par les quelques lignes que j'ai pu lire ici ou là, évoquant la tambouille infâme mitonnée par Federer, encore plus indigeste que le brouet infect cuisiné quelques heures plus tôt par Wawrinka.

    Il paraît toutefois que nos marmitons ont un peu épicé leur soupe dans le double enlevé en trois coups de cuillère à pot. Encore que cela ne devait pas être du 19 au Gault et Millau dans la mesure où ils furent breakés d’entrée sur le service du Vaudois.

    Pour des ogres qui devaient bouffer tout cru les petits poucets lusitaniens, on est très loin, question pulvérisation totale, du tricycle proposé par Andy Murray à son adversaire luxembourgeois Laurent Bram! Du jamais vu à ma connaissance. Il est vrai que j’ignorais l’existence de ce joueur. A l’image de la belette écossaise sans doute.

    Reste que la performance de nos Helvètes n’augure rien de très bon pour la suite. Parce que si c’est pour s ’exhiber de la sorte dans le groupe mondial, mieux vaut s’abstenir. Quand bien même le ridicule ne tue pas. Enfin, figurez-vous que Sa Grâce est prête à perdre des points ATP  pour mieux s’investir en Coupe Davis et tenter de décrocher le saladier d’argent.  

    Vous me rétorquerez que mieux vaut tard que jamais, mais à mon humble avis, la légende va hélas juste reculer au classement et voir ce fichu saladier lui filer sous le nez. Franchement pas de bol en somme…  

    Remarquez, on a les ogres qu’on peut. Et à ce propos, j’avais oublié de vous parler de la phrase désopilante du nouveau directeur sportif de Servette, l’ineffable Costinha. Portugais lui aussi d’ailleurs. Je sens que je vais enfin m’amuser cette saison avec le crampon genevois.

    Ce brave Francisco Jose Rodrigues da Costa a ainsi décrété que l‘équipe est un géant qui se réveille. Ajoutant qu’à l’étranger c’est  «le» club que tout le monde connaît. Non mais on se pince. Parce que si les grenat sont des cannibales sur le point de sortir des plumes, je ne sais pas si vous réalisez l’état comateux du foot helvétique. Pour ne pas dire qu’il est encore carrément en hibernation en ce début d’été.

    P.S. Vu que nos tennismen devront se rendre en Australie pour le barrage et qu'apparemment les voyages fatiguent excessivement le mythe, ce n'est pas demain la veille qu'on va pouvoir décrocher l'ombre du début du commencement d'une vague poignée de la fameuse coupe...  

     

     

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  • Wimbledon: quelles chances pour Rodgeur?

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    Finalement les pontes du All England Tennis and Croquet Club, plus simplement Wimbledon, n’ont pas osé provoquer le scandale en suivant leurs propres règles. Ils n’ont donc pas désigné Federer deuxième tête de série comme cela se murmurait ces derniers jours au grand dam des fans de Djokovic, mais se sont sagement inspirés du classement mondial.

    C’est donc en tant que numéro 3 que notre icône nationale évoluera dans le plus vieux tournoi du monde, temple du tennis, lieu mythique et véritable monument historique vénéré par la famille royale et ses sujets. J’avoue que j’étais assez satisfaite de la chose dans la mesure où il y avait de grandes chances que le Bâlois affrontât Nadal plutôt que Novak en demi-finales. Pour autant évidemment que les trois as parviennent jusque là.

    Mais le sort en a décidé autrement, puisque la légende helvétique évoluera dans la même partie que le vampire serbe,  comme à Roland Garros. Ce qui m’inquiète en cas de grimpette dans le dernier carré. Les incisives de Dracula me paraissent en effet plus acérées que jamais depuis son camouflet parisien, comparées aux canines un rien émoussées du pitbull ibère.

    Et cela en dépit de sa nouvelle campagne aussi curieuse que triomphale Porte d’Auteuil. Preuve en est son revers cuisant quelques jours plus tard au Queens. D’autant plus mortifiant qu’il lui a été infligé par le Français Jo-Wilfried Tsonga, si cuit la semaine d’après à Eastbourne qu’il a été atomisé par le Tchèque Stepanek, lui-même à tel point dans le coma au tour suivant qu’il a été écrabouillé par le Japonais Nishikori.  

    Reste que le brave Rodgeur, toujours plus adepte de la méthode Coué, n’a de son côté pas franchement marqué les esprits depuis sa victoire australienne de 1010. Raison pour laquelle, selon ses détracteurs, la question aujourd’hui n’est pas de savoir s’il a une chance de remporter les joutes londoniennnes une septième fois, mais à quel stade il s’en fera exclure. Un tel crime de lèse-majesté me laisse pantoise, je l’avoue.

    Les aficionados à tout crin, eux, gardent l’espoir chevillé au corps. Prétendant que si le maestro joue comme à Roland (à mon humble avis il a pourtant raté une franche occasion de s’imposer), il n’y a pas de doute quant à son chemin victorieux vers le sommet. Que le Dieu du tamis les entende!

    Tamis. Voilà un mot qui appelle un tout autre sujet. L’équipe suisse de foot. Je me demande sérieusement s’il ne faudrait pas virer Hitzfeld et le remplacer justement par Tami, l’entraîneur qui fait des miracles avec les M21. Vous me rétorquerez sans doute que c’est râpé. Mais comme on dit, mieux vaut tard que jamais. Et puis même perdante, la fédération serait gagnante. Je suis sûre que Pierluigi est beaucoup moins cher qu’Ottmar…

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  • Wimbledon: Federer côté Djokovic. La revanche de Dracula?

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    imagesCA3NUZVI.jpgFinalement les pontes du plus vieux tournoi du monde, The All England Tennis and Croquet Club, ou plus simplement Wimbledon, n’ont pas osé provoquer le scandale en suivant leurs propres règles.  Ils n’ont donc pas désigné Federer deuxième tête de série comme cela se murmurait ces derniers jours au grand dam des fans de Djokovic, mais se sont sagement inspirés du classement mondial.

    C’est donc en tant que numéro 3 que notre icône nationale évoluera dans le temple du tennis, lieu mythique et véritable monument historique vénéré par la famille royale et ses sujets. J’avoue que j’étais assez satisfaite de la chose dans la mesure où il y avait de grandes chances que le Bâlois affrontât Nadal plutôt que Novak en demi-finales. Pour autant évidemment que les trois as parviennent jusque là.

    Mais le sort en a décidé autrement, puisque la légende helvétique évoluera dans la partie que le vampire serbe, à l'instar de Roland Garros. Ce qui ’inquiète en cas de grimpette dans le dernier carré. Je redoute la revanche de Dracula. Ses incisives me paraissent en effet plus acérées que jamais suite à son camouflet parisien, comparées aux canines un rien émoussées du pitbull ibère.

    Et cela en dépit de sa récente campagne aussi curieuse que triomphale Porte d’Auteuil. Preuve en est son revers cuisant quelques jours plus tard au Queens. D’autant plus mortifiant qu’il lui a été infligé par le Français Jo-Wilfried Tsonga. Tellement carbonisé la semaine d’après à Eastbourne qu’il a été atomisé par le Tchèque Stepanek, lui-même à tel point dans le coma au tour suivant qu’il a été écrabouillé par le Japonais Nishikori.  

    Reste que le brave Rodgeur, toujours plus adepte de la méthode Coué,  n’a de son côté pas franchement marqué les esprits depuis sa victoire australienne de 1010. Raison pour laquelle, selon ses détracteurs, le mythe est toujours davantage bouffé aux mites. La question aujourd’hui, affirment-ils, n’est pas de savoir s’il a une chance de remporter les joutes londoniennnes une septième fois, mais à quel stade il s’en fera exclure. Un tel crime de lèse-majesté me laisse pantoise, je l’avoue.

    Les aficionados à tout crin, d’accord avec la plupart des pronostiqueurs qui le placent à égalité avec l’Espagnol, gardent pourtant l’espoir chevillé au corps. Prétendant que si le maestro joue comme à Roland (à mon humble avis il a quand même raté une franche occasion de s’imposer sinon de le tenter) il n’y a pas de doute en ce qui concerne son chemin victorieux vers le sommet. Que le Dieu du tamis les entende!

    Tamis. Voilà un mot qui appelle un tout autre sujet. L’équipe suisse de foot. Je me demande sérieusement s’il ne faudrait pas virer Hitzfeld et le remplacer par Tami, l’entraîneur qui fait des miracles avec les M21. Vous me rétorquerez sans doute que c’est râpé. Mais dans le fond, mieux vaut tard que jamais. Et puis même perdante, la fédération serait gagnante. Je suis sûre que Pierluigi est beaucoup moins cher qu’Ottmar…

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  • Roland Garros: Federer, le Wawrinka de Nadal...

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    Nadal-remporte-Rolland-Garros[1].jpgAprès la victoire de la légende contre Djokovic, tout le monde enquillait les superlatifs. Cela allait en gros de monstrueux à colossal en passant par pharamineux. Alors cette finale contre Nadal, il allait forcément la remporter, vu que l’Espagnol s’était montré un chouïa mou du genou dans ses premières confrontations, jouait hyper court, et s’était juste repris contre Murray. Mais pas de façon totalement convaincante, puisque la belette écossaise s’était bravement défendue en dépit d’une cheville en délicatesse.  

    Rodgeur en personne ne cachait pas qu’il caressait cet espoir fou. Assurant à Nelson Monfort, avant de pénétrer sur le court, qu’il ferait son maximum. Mais le maximum pour l’extraterrestre de vendredi a à peine représenté le minimun pour le galactique de dimanche. Bon d’accord j’exagère la moindre, dans la mesure où je n’aurais jamais cru qu’il remporterait le troisième set.  

    Mais problème, plus elles sont précises, plus les machines helvétiques se dérèglent pour une bricole. A l’image du Bâlois, sur le point de conclure confortablement la première manche à 5-2. Mais, plus maladroit que Jean-Claude Dusse dans son approche, il se plantait bêtement. Et c'en était hélas déjà terminé pour lui.

    Le pire, c’est que ce n’est pas étonnant. D’abord il apparaît assez clair que le malheureux souffre d’un complexe d’infériorité notable face au pitbull. Du moins sur terre, où il est incontestablement le Wawrinka de Nadal. Avec le trouillomètre à plus ou moins zéro.

    Le coup des Rouges chez la perfide Albion 

    En outre, il ne faut jamais négliger la puissance du syndrome helvétique. Car le mythe nous a carrément fait le coup de nos footeux en Angleterre, qui se sont laissé complaisamment remonter, histoire de gâcher définitivement leurs chances de qualification pour l’Euro 2012. Autant le premier que les seconds seraient bien inspirés de relire le lièvre et de la tortue!  

    Voilà évidemment qui n’empêche pas les commentateurs d’imaginer que cela demeure possible. Après nous avoir pourtant bassinés pendant des jours, en affirmant sur tous les tons avec la dernière des certitudes que si les Rouges ne d’imposaient pas chez les Rosbifs, mieux vaudrait tirer l'échelle.   

    Et puisque je vous en cause de nos brillants analystes, je ne vous raconte pas la valse hésitation incessante, comme d'habitude, du côté de ceux du tamis. Encensant follement le phénix pour son départ «tonitruant», l’enterrant vite fait au deuxième set, le redonnant possible vainqueur ou presque au troisième. 

    Mais le plus saugrenu dans le genre, je l'ai entendu à la TSR. Tandis que Federer venait de rater sottement l'inratable et se voyait coller cinq jeux d’affilée, le grand Marc Rosset se triturait les méninges en se demandant si par hasard le doute ne s’était pas insinué chez le maestro. Pour décider, alors qu’il paumait les deux suivants, qu’effectivement il semblait «douter un peu».

    Rassurez-vous, Pascal Droz lui tenait la dragée haute. Avec un deuxième break dans les dents, on n’est pas sûr que Federer puisse revenir…, déclarait-il en substance. Il était donc mené à cet instant 4-1 dans la quatrième manche par le taureau de Manacor, qui avait de surcroît enclenché le turbo.

    Reste que cette ixième cuisante défaite du phénix contre l’Ibère me réjouit malgré tout. Non seulement Djokovic, dont l’invincibilité était en somme très surfaite n’a même pas égalé le record de McEnroe, mais Dracula devra attendre avant de s’asseoir sur le trône. Qu’il aurait conquis sans vergogne dans un fauteuil, en ne jouant pas les quarts de finale et en pliant devant Sa Grâce dans le dernier carré.

     

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  • Djokovic, le sauveur de Federer?

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    Evidemment les Français trépignent. Après une vertigineuse chute au classement et deux ans cauchemardesques pour remonter la pente suite à un contrôle positif à la cocaïne, Richard Gasquet a réussi à éliminer Federer en huitièmes de finale à Rome. Pour les spécialistes tricolores, un insigne exploit, dont ils sont particulièrement fiers,   

     

    Et alors qu’ils ne parlaient plus de ce brave Rodgeur, sinon pour le plaindre de végéter misérablement dans l’ombre du Dracula serbe et du pitbull espagnol, voici le Bâlois soudain remonté au sommet. Ils en veulent pour preuve la raclée flanquée la veille à Jo-Wilfried Tsonga. Comme si c’était étonnant.

     

    Mais vu ainsi, cela contribue évidemment à magnifier la victoire du Biterrois, qui a donc sorti le jeu du siècle selon ses compatriotes experts, pour venir à bout de Sa Grâce. Mais très franchement, je me demande s’il y a lieu de pavoiser de la sorte, le phénix déplumé  me paraissant pour l'heure une bien pauvre référence dans la raquette mondiale.

     

    L’ennui c’est qu’il est le seul à ne pas en avoir conscience. A son habitude, il a estimé qu’il n’y avait vraiment rien de grave, docteur. Au contraire c’est de pire en pire, à en juger par ses explications folkloriques après ce nouvel échec calamiteux.

     

    Je n’aurais pas dû perdre ce match et si je l’avais gagné 6-4 6-3, tout le monde aurait été relax, a-t-il clamé en substance. Il n’y a donc pas de quoi paniquer. Je vais m’entraîner ferme pour Roland Garros et vous allez voir ce que vous allez voir. Voilà décidément qui frise le surréalisme le plus déjanté.

     

    Pour moi, la seule chose positive dans l’éprouvante situation actuelle pour mes nerfs en pelote à chaque apparition du numéro 3 sur le court, ce sont les triomphes insolents de Novak Djokovic, qui se révèle toujours plus imbattable tournoi après tournoi.

     

    Certes le redoutable express de Belgrade m’agace un peu avec ses incessantes victoires. D’autant plus faciles contre des adversaires genre Stanislas Wawrinka, que le sort lui réserve dans les premiers tours depuis quelque temps. Sans compter ceux qui ne trouvent rien de mieux à faire que de  déclarer forfait, à l’image de son pote Tipsarevic, pour lui assurer un récent triomphe sans gloire dans un fauteuil.  

     

    En même temps, je dois avouer que je voue à ce cher Nole une profonde gratitude. Et j’espère qu’il continuera dans son entreprise de démolition. Notamment de son principal rival. Donc non seulement j’aimerais qu’il remporte les Internationaux d’Italie, mais ceux de France dans la foulée.

     

    Ên effet, priver Nadal de succès en les collectionnant à sa place représente le seul moyen de sauver le Suisse, en délicatesse avec son tamis.Il pourra ainsi conserver encore longtemps son statut de légende et de plus grand joueur de l’histoire. Car avant que l’Espagnol et le Serbe arrivent à seize Grands Chelems, pas mal d’eau va couler sous les ponts.

     

    P.S.- Au fait, caché dans son tipi pendant quelques jours, Laurent Blanc sort enfin de sa réserve un rien meurtri, mais plein de courage. Après avoir été effleuré par l'idée, il ne démissionnera donc pas. Il est même décidé à aller jusqu'au bout de sa mission d'entraîneur des Bleus. En voilà une nouvelle à laquelle personne ne s'attendait!!!

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  • La grande semaine des masos en tout genre

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    Pourquoi faut-il toujours qu’ils en rajoutent? A croire qu’ils ont envie de se faire vilipender. Et les masos sont légion cette semaine. A commencer par les hockeyeurs suisses, qui nous avaient promis la lune, mais dérapent fâcheusement sur la glace au Mondial de Kosice. D’accord ce n’est pas une surprise, à en juger par leur minable prestation initiale contre une France pourtant complètement déboussolée suite à une erreur d’atterrissage…

    Nos voisins sont d’ailleurs spécialistes du genre tête en l’air. A l’instar de Monfils, terrassé par une allergie au fromage qui l’a bouté hors du court à Madrid, parce qu’il avait oublié d’emporter ses médicaments. Comme s’il n’avait pas suffisamment d'autres raisons de perdre un match…

    Dans le camp des adeptes forcenés du camouflet, il y a bien entendu Wawrinka. Le Vaudois s’est misérablement ramassé pour la troisième fois de la saison au premier tour d’un tournoi, alors qu’il vise, je vous le rappelle, les Masters à la fin de l’année. Et je ne vous parle pas de Federer, qui a frôlé l’élimination d’entrée de jeu contre Lopez.

    Même s'il s'est relativement facilement repris face à Malisse, franchement pas un exploit, il a dû lutter ferme pour se débarrasser de Soderling. C’est dire si je crains le pire pour sa 24e confrontation avec Nadal. D’autant que le pitbull n’a pas dû s’employer beaucoup, c’est un euphémisme, pour rallier le dernier carré. Del Potro, le seul qui eût pu lui poser problème sur la voie royale qui lui avait été tracée, a été contraint de déclarer forfait pour cause de blessure à une hanche. Du coup, l’ogre a retrouvé Llodra. Un cadeau pareil, c’est  Noël en mai!

    Mais si Sa Grâce plie logiquement devant le taureau ibère, je peux compter sur lui pour nous servir son sempiternel refrain autosatisfait. Domaine où il a d’ailleurs déniché un maître inattendu. C’est Tsonga. A l’image de Wawrinka, le Tricolore se plante régulièrement dans les premiers affrontements et, tout comme Rodgeur, ne voit que du positif à ses échecs successifs. «Mon adversaire était juste un cran au-dessus, mais ce n’est que partie remise… », déclare-t-il invariablement depuis quelque temps.

    Car Jo-Wilfried se montre ambitieux. Ce qui l’intéresse, ce n’est pas de végéter dans les dix en parvenant régulièrement en quarts ou en demi. Mais de gagner des Masters ou des grands Chelems. Sauf que pour y arriver, il faudrait peut-être qu’il envisage de se bouger les fesses jusqu’au bout!

    Côté foot français, ce n’est pas mal non plus. Moi qui imaginais ingénument que l’interminable feuilleton EDF, démarré en trombe par la main de Thierry Henry, tendait à s’essouffler. Eh bien non. Il y a quelques jours Mediapart, le célèbre journal d'info en ligne, secouait le crampon hexagonal en lâchant une bombe qui attendait d’exploser depuis le 8 novembre dernier. Date à laquelle les pontes de la Fédération française auraient affirmé qu’il y avait trop de Noirs et d’Arabes et pas assez de Blancs sur les terrains du cru.

    Du coup, ils émettaient l’idée de limiter à 30% les footeux binationaux, donc forcément d’origine maghrébine et africaine lors des épreuves de sélection. Passant qui plus est sous silence ces vilains quotas que le sélectionneur Laurent Blanc aurait approuvés. Et l’image immaculée de l’homme jusqu’ici en état de grâce pour avoir permis à son équipe en crise de se réconcilier avec son public, de prendre soudain un coup de sale avec cette sombre affaire

    Mais le pourfendu nie toute discrimination, rejetant catégoriquement dans la foulée une quelconque accusation de racisme. Aux dernières nouvelles une double enquête est en cours et le malheureux Lolo penserait à rendre son tablier. J’en connais un qui boit du petit lait. Eh oui, Raymond la Science. Autrement posé, Domenech vous avait fait rire? Il fallait attendre Laurent Blanc…    

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