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Les pieds dans le plat - Page 25

  • US Open: l'insoutenable légèreté de Federer

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    756538-8937456-317-238[1].jpgComme je le craignais, rien n’est plus dangereux qu’un vampire en manque de sang! Mais ce n’était pas une raison pour Federer de faire une transfusion au saigneur des courts, en lui offrant sur un plateau cette demi-finale qui lui semblait pourtant promise dès son entame.

    Insoutenable légèreté de l'être. Car il a fallu qu’il craque encore Rodgeur. Et que maso en diable, il s’inflige l’un des plus cruels et  cuisants échecs de sa carrière. N’en revenant pas lui-même, Dracula lui a effet refait le coup de l’an dernier en sauvant deux balles de match au cinquième set. Pire d’ailleurs car cette fois c’était sur le service du Bâlois. Qui en plus s’était payé le luxe de dominer largement les débats en menant deux manches à zéro.

    Vraiment à pleurer. Le mythe n’en était d’ailleurs pas très loin en quittant les lieux. Pas d’embrassade chaleureuse, juste une froide poignée de main à son bourreau. Quand je pense qu’il se réjouissait follement de le rencontrer, clamant haut et fort que c’est pour ce genre de duel exaltant qu’il adore tant le tennis.

    Pourtant on ne peut pas prétendre que le maestro en mal de baguette exsudait la joie de vivre sur le terrain. A mi-rencontre, ballotté tel un vulgaire fêtu de paille, la tête carrément au niveau des genoux, il donnait plutôt l’impression de porter le monde sur ses épaules. Avant de se reprendre ensuite superbement pour des prunes!

    Une chose est certaine, on va regloser à l’envi sur son déclin. Bien que que tout le monde n’ait cessé d’évoquer le retour de la légende à Flushing Meadows en louant son extraordinaire parcours. La donnant même légèrement favorite face à Nole, surtout après sa facile victoire contre Jo-Wilfried Tsonga.

    Vous me rétorquerez que j’aurais dû me méfier, cette flatteuse appréciation émanant notamment d'Henri Leconte. Et bien que je ne l’aie pas lu, je ne serais pas franchement étonnée que Mats Wilander se soit livré à pareille analyse sur une chaîne de télé quelconque.

    Enfin, il ne reste plus à espérer que le pitbull Nadal, ayant logiquement et férocement renvoyé la belette Murray dans son terrier, refasse lui aussi, en remportant à nouveau le trophée, son coup de l’an dernier à Djokovic. Qui cette fois, tout boss suprême de la raquette qu’il soit devenu, usurpe un chouïa sa place en finale.      

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  • US Open: Tsonga succombe aux sulfureux charmes tennistiques de Sa Grâce

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    images[5].jpgJ’avoue que je n’y croyais pas. Après avoir vu Tsonga retourner la situation en sa faveur en deux temps trois mouvements, abandonnant ce pauvre Mardy Fish pourtant labellisé joueur de l’été à la consternation populaire, je ne donnais pas cher de la légende au match suivant.

    J’allais jusqu’à supposer qu’on en serait dorénavant réduit à baver des ronds de chapeau en se réjouissant follement, au prochain Grand Chelem australien, que Rodgeur ait réussi l’exploit d’atteindre pour la 31e fois consécutive les… quarts de finale.

    Et pourtant Sa Grâce a continué à déployer ses sulfureux charmes tennistiques. Face à un Tsonga diminué il faut le reconnaître. Un peu sonné, Mohammed n’a pu, contrairement au thon (ou au saumon pour ne pas indisposer ceux qui, totalement dénués d’imagination et n’ont jamais écouté le célèbre cha-cha-cha de Jean-Noël Dupré, me couvrent d’opprobres), remonter cette fois le courant.

    Les nageoires en berne, il a encore plus misérablement coulé que le Luxembourgeois Gilles Muller face à Nadal, très énervé par des organisateurs indignes qui ne «travaillent que pour l’argent et pas pour les joueurs», en les envoyant quasiment au charbon sous la pluie… Quand je pense au pactole que le pitbull encaisse!

    Pour en revenir à Jo-Wilfried, il souhaite que son bourreau aille au bout de Flushing. Sympa. En plus, c'est toujours mieux d'être battu par le vainqueur. En attendant, il n’y a plus un seul Français au stade du dernier carré. Le contraire eût été surprenant. En dépit de cette armada de choc dont les commentateurs tricolores sont si fiers, il faut se reporter à 1999 pour trouver deux Bleus au cinquième tour d’un Grand Chelem, en l’occurrence Cédric Pioline et Nicolas Escudé.

    Dans le fond ce n’est pas si vieux, remarquaient nos inénarrables, jamais découragés par la brutale réalité des choses. C’est vrai ça, que sont douze ans face aux siècles qui nous contemplent? De toutes façons, même absents leurs poulains sont toujours présents. Par exemple les experts viennent de voir du Monfils en Murray et plus tôt dans le tournoi, du Gasquet en Federer.

    Pas trop de Richard chez Rodgeur j’espère, dans la mesure où il doit affronter Djokovic samedi. Je veux bien que le Serbe soit  dans un drôle d'état et qu’il ne cesse de s’en sortir grâce à la faiblesse insigne ou à l’abandon de ses adversaires. Mais qui sait comment peut réagir un vampire momentanément un rien acculé dans les cordes?

    Comme nos footeux sans doute. Il reste donc à souhaiter, pour Federer, que Dracula ne nous joue pas le Shaqiri des courts! A ce propos, il est possible que je doive me livrer à un mea maxima culpa après avoir vilainement taclé Ottmar Hitzfeld. Certes, on n’en est pas encore à jouer les barrages. Mais au cas où, ce sera avec un plaisir non dissimulé que j’irai à Canossa…

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  • US Open: Tsonga tel un thon remontant le courant...

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    awilfried.jpgA première vue, tout semble baigner pour la légende qui a étalé son talent comme aux plus beaux jours de sa carrière hors norme, en atomisant littéralement le pauvre Juan Monaco. Au point que l’Argentin pourtant 36e mondial, semblait avoir commencé à jouer au tennis la veille.

    Du coup, les fans tout revigorés par ce succès triomphal, crient déjà à sa victoire future contre Tsonga. Il est vrai que le quatrième tour du mythe a de quoi rassurer un peu sur sa forme. Mais j’avoue que je le serais pleinement si Jo-Wilfried  ne nous avait pas plus ou moins refait le coup de Wimbledon, où il était revenu d’outre nulle part face à Rodgeur,  réussissant dans la foulée un exploit historique.   

    En effet alors que Mardy Fish semblait s’acheminer vers une victoire sans histoire, le Français, tel un courageux thon remontant énergiquement le courant d’une rivière norvégienne, brisait en quelques secondes les espoirs de l’Américain de bien figurer pour la première fois dans un grand Chelem. Chez lui, de surcroît.

    En revanche hélas, comme prévu, Djokovic, en découdra en quarts avec son pote Tipsarevic. C’est bien, ça fera au moins un Serbe dans le dernier carré, a déclaré Dracula. Talent ou pas, j’ai du mal à imaginer que ce ne sera pas lui. Et je ne suis vraisemblablement pas la seule.

    Pendant ce temps, les footeux suisses se préparent à entamer leur ixième match de la peur en vue des qualifications pour l’Euro 2012. Et là, je ne vous raconte pas les doutes qui m’assaillent. A côté, j’irais jusqu’à me risquer à miser le paquet sur Federer.

    La faute à Hitzfeld et à ses fanfaronnades. Je me demande bien quelle mouche a piqué Ottmar, d’ordinaire plus taiseux qu’un paysan de montagne, à clamer sa certitude que ses joueurs décrocheraient leur billet pour les barrages. Enfin, dans le cas contraire, il pourra s’estimer heureux que le ridicule ne tue pas!

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  • US Open. Nadal et Djokovic, un pot pas possible

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    Malgré ses trois tours victorieux à l’US Open, Federer m’apparaît toujours comme un maillon faible du quatuor de tête. Je n’ai en effet pas été rassurée par sa prestation face à Marin Cilic, considérée comme un vrai test.

    A mon avis il l’a très moyennement passé, dans la mesure  où il ne s’est pas comporté tellement différemment que dans ses deux précédents duels, frisant dangereusement le code à plusieurs reprises avec des erreurs qui ne pardonneront donc pas en deuxième semaine.

    Il n’est certes pas exclu que Sa Grâce vienne à bout de Juan Monaco en huitièmes. En revanche j’ai de gros doutes quant à sa capacité à battre le vainqueur du duel Fish- Tsonga. Surtout si en sort vivant le Tricolore, pour qui ce sera le premier gros os franchement duraille à ronger.  

    Et non pas Verdasco qu’il affrontait au match précédent, en dépit de ce que prétendaient les commentateurs français. L’Espagnol ne tenant plus la route depuis pas mal de temps, la rencontre s’apparentait franchement à une promenade de santé pour Jo-Wilfried.

    Evidemment moins peinarde que celle de Djokovic contre Davydenko, dont on disait pourtant monts et merveilles. Suite à quelques coups fumants, le Russe, toujours aussi mal fringué, s’est éparpillé tellement vite que même Wawrinka n’aurait pu faire autrement que de s’en débarrasser une main attachée dans le dos.

    Et comme le Serbe doit se mesurer ensuite au très fantasque Ukrainien Dolgopolov, souvent capable du pire, autant préciser que Dracula est déjà en demi-finale. Surtout s’il tombe en quarts sur Tipsarevic, qui va de nouveau nous faire le complexe du compatriote face au boss.

    C’est dire si Nole peut remercier son pote Rafa de lui avoir tracé une voie aussi royale lors du tirage au sort. Remarquez, le pitbull, qui a eu la main extrêmement lourde en ce qui concerne Rodgeur, ne s’est pas trop mal servi non plus.

    Après le modeste débutant Kazakh Golubev, le taurillon est tombé contre le Français Mahut déjà pas terrible quand il est en pleine forme, mais contraint là à l’abandon sur blessure, puis sur l’Argentin Nalbandian, l’ombre de lui-même, avant d’affronter mardi… le Luxembourgeois Muller.  Un pot pareil pour le roi et son dauphin, ça vous flanque le blues!  

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  • US Open: de la difficulté à battre Wawrinka!

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    wawrinka_8[1].jpgTandis que les Français gardent quelques couleurs après les victoires de Gilles Simon et Julien Benneteau, nous autres Suisses faisons grise mine. En tout cas, une chose est sûre, ceux qui n’aiment pas perdre au petit jeu des pronostics ne risquent pas grand-chose à miser sur une défaite de Wawrinka.

    Sans surprise, le malheureux Vaudois s’est en effet de nouveau livré à son sport favori qui consiste à se battre lui-même en venant s’empaler sur un second couteau. Cette fois c’était  l’Américain Donald Young,  84e à l’ATP.

    Le plus drôle dans l’affaire c’est que le brave Stan avait déclaré, après son premier match remporté contre le très modeste Argentin Maximo Gonzalez, que son niveau était là et qu’il était excité de se retrouver à Flushing Meadows, un an après y avoir  disputé son premier quart de finale  majeur.

    Certes il admettait que Young était capable de tout, mais ajoutait avec une certaine condescendance qu’il connaissait beaucoup de hauts et de bas. Pour conclure fier comme Artaban que s’il s’attendait à une rencontre duraille, lui aussi était quelqu’un de difficile à vaincre. Le pauvre, il n'y a vraiment que lui pour y croire.

    Il ne manquerait plus que Federer, se prétendant également dans une forme olympique, se fasse cueillir par son prochain adversaire Marin Cilic, pour plonger les fans de la raquette helvétique dans un profond désespoir.  

    Le pire, c’est que cela n’a rien d’impossible. Car si le Bâlois s’est logiquement et aisément défait de l’insignifiant Israélien Dudi Sela, le Croate a carrément découpé en tranches l'assez consistant Australien Bernard Tomic, ne lui laissant quasiment que les yeux pour pleurer. 

    Au cas où, la légende n’aurait alors qu’à demander à Novak Djokovic, qui nous joue le Michael Jasckson des courts, de lui prêter son supercaisson hyperbare, histoire de se doper à la fois le physique et le moral… Après tout, pourquoi seul le vampire de Belgrade aurait-il droit à des résultats stupéfiants?  

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  • US Open: les Français sont meilleurs quand on ne les attend pas...

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    754911-8921189-317-238[1].jpgCertes, on en a pris l’habitude, mais là ça atteint des sommets. Les Bleus, débarqués à vint-et-un hommes et femmes confondus à Flushing Meadows, ne sont plus que quatre à défendre leurs couleurs alors que le second tour n’est pas terminé. Que des garçons, toutes les filles ayant été balayées. A l’image de Marion Bartoli, atomisée par une lame peu affûtée pointant au soixante-sixième rang, la jeune Américaine Christina McHale,

    Et ce chiffre risque de se réduire de moitié dans pas longtemps. Pourtant nombre de ces mousquetaires étaient promis, à l’image de la Corse d’ailleurs, à une certaine gloire new-yorkaise. Voire à un éventuel triomphe selon les experts tricolores sous le charme de leur tennis génialissime,

    Les choses tournant à la cacade, l’un de ces éminents spécialistes, dont je tairai le nom par charité chrétienne, a sorti cette énormité le plus sérieusement du monde : les Français sont meilleurs lorsqu’on ne les attend pas. Problème cependant, leurs compatriotes ne cessent de les attendre…

    D’où le fait qu’ils se montrent rarement très bons. La preuve, tandis que tous spéculaient sur les réelles chances de leurs fringants poulains toujours en lice, deux se retrouvaient misérablement au tapis. Avant que Gasquet se casse les dents sur le géant Karlovic, Monfils, le mieux classé de la bande, se brisait sur le redoutable écueil Ferrero,

    Et à cet égard, ceux qui n’ont pas suivi le match sur Eurosport ont raté un morceau d'anthologie dans le commentaire notamment assuré par Amélie Mauresmo. Pour résumer, aux  yeux du journaliste et de sa consultante, l’Espagnol naviguait entre le papy exténué, le joueur expérimenté et l’ex-numéro un mondial remarquable, au gré des points gagnés ou perdus par un Gaël trahi par son irrépressible besoin de jouer les showmen.

    Mais le plus drôle, c’était quand même la certitude de notre duo de choc que Juan Carlos, étant donné son âge canonique, ne tiendrait pas le coup physiquement si le duel allait en cinq sets. Ce que le courageux Ibère a naturellement démenti en surclassant aussi Monfils dans ce domaine.

    Merci Berlocq

    A part ça, je ne suis pas trop mécontente que Novak Djokovic ait échoué dans son ambition de mettre trois roues de vélo au pauvre Berlocq, un autre touriste que le sort lui avait scandaleusement réservé après l’irlandais Niland. L’inélégant Serbe ne s’étant de surcroît pas privé d’humilier inutilement l’Argentin, il est assez réconfortant de constater qu’il n’ait pas réussi à ajouter un record bidon à son palmarès.

    Manquant ainsi heureusement d’égaler les McEnroe, Edberg et Bruguera, qui ont eux offert dans le passé un tricycle à leur adversaire respectif pour rentrer au vestiaire. Il n’empêche que je frémis à l’idée de l’hystérie collective qui se serait emparée des fans si leur idole y était également parvenue.

    Eh bien ça, c’est de la télé!

    Un mot encore. Bravissimo à la TSR pour sa couverture de l’événement. Dimanche soir dernier, Massimo Lorenzi nous l’annonçait quasi somptueuse, se vantant de l’achat mirifique d’un match quotidien. Sans toutefois préciser son heure de passage.

    Résultat, outre les retransmissions en différé de 10h30, on aura eu droit à deux rencontres en direct en... cinq jours. Byzance en somme. Et dire qu’un envoyé spécial a été dépêché pour se royaumer à New York avec nos sous!

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  • US Open: Mouratoglou et Wilander, les rois du pronostic foireux

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    anadal.jpgJ’avais raison de me faire du souci pour Nadal. Je ne sais pas si vous avez eu le courage de vous lever au milieu de la nuit pour suivre sa triste prestation. Il m'a franchement fait de la peine, ballotté qu’il était par le jeune Andrey Golubev.

     

    Ses errements sur le court ont naturellement poussé l’ineffable Patrick Mouratoglou à vilainement vilipender l’Ibère tout au long de ce match au déroulement improbable. Mais comme le pitbull, plus têtu qu’une mule, a fini par gagner in extremis, il n’a pas fallu deux secondes à l'expert en chef de l’Hexagone, ou du moins se considérant comme tel, pour retourner complaisamment sa veste.

     

    Affirmant que finalement, dans le fond et tout bien considéré, le taurillon de Manacor n’était pas si mauvais et pouvait légitimement prétendre à un deuxième titre newyorkais d’affilée. Et cela parce qu’il avait agi pareillement à Roland Garros. Sauf que Rafa avait été breaké une seule fois par l’Américain John Isner dans le premier tour. Et non pas à six reprises, par un concurrent en outre nettement moins coté.

     

    C'est dire si à la place de l'Espagnol, je ne tiendrais aucun compte de ces sornettes. D’ailleurs sa manière de rugir et de brandir le poing comme s’il avait emporté la finale m'a paru révélatrice de son état. Il se retrouve en somme dans la position de  Federer. S’il continue à jouer de cette manière, lui non plus ne fera pas le poids contre Djokovic. Un rival qu’il n’aura, à l’image de sa Grâce helvétique, même pas à affronter dans la mesure où quelques outsiders, galvanisés par la performance du Kazakh made in Russia, ne vont pas se gêner pour tenter le crime de lèse-majesté. 

     

    Et puisqu’on parle de Dracula, la manière dont il enchaîne les victoires et s’en vante devient choquante.Sinon carrément indécente. Non seulement il tombe d’entrée de jeu à Flushing sur un certain Conor Niland, un nobody irlandais de 30 ans, qui déclare de surcroît forfait à cause d'une intoxication alimentaire.

     

    Excuse bidon à mon avis. Le malheureux n’a simplement pas eu le courage de rester sur le court pour se taper honteusement une seconde roue de vélo dans le troisième set, qui lui aurait autrement pesé sur l’estomac qu’un hamburger avarié!

     

    Cela dit, Djokovic devrait se préparer à une fin de règne plus rapide qu’il l’imagine. Eh oui, c’est de nouveau rapport aux déclarations de Mats Wilander, le genre Mouratoglou en plus présomptueux. Le Suédois a en effet décrété que l’express de Belgrade resterait numéro un mondial pendant au moins trois ou quatre ans, notamment sous prétexte qu’il a changé sa façon de vivre et de manger.

     

    Pour ne rien vous cacher, les pronostics du Viking sont en général tellement foireux que j’aimerais l’entendre rayer Rodgeur de sa liste de favoris pour la victoire. Mais évidemment, le mieux serait encore qu'il se taise sur le sujet...

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  • US Open: la légende et le pitbull m'inquiètent

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    753509-8907169-317-238[1].jpgAlors que le foot suisse navigue entre le flou et le folklore avec Christian Constantin, le matamore de Sion qui défie dédaigneusement les hautes instances du crampon et Bulat Chagaev, le potentat de Xamax qui licencie comme il respire quand il ne tape pas sur les gens, les fines lames du tamis ont commencé à en découdre à New York. En principe entre gentlemen...

    Djokovic, Nadal, Federer, sans oublier Murray suite à sa victoire de Cincinnati, font évidemment jaser un max. Mais je laisserai momentanément de côté Dracula actuellement sur une autre planète, ainsi que la belette écossaise, pour me concentrer sur la légende helvético-universelle et le pitbull espagnol.

    Le Bâlois d’abord. A son habitude il se sent physiquement et mentalement au top, s’est bien entraîné, ne ressent aucun bobo et a tout sous contrôle, y compris ses trente ans récemment fêtés qui ne lui font ni chaud ni froid. Comme il l’affirme en haussant les épaules alors que les experts lui serinent à l’envi que cela constitue un sacré cap, ce n’est qu’un chiffre qui a changé. Et qu’est-ce qu’un vulgaire chiffre en effet dans la vie ?

    D’aucuns prétendront qu’il l’a brillamment démontré lors de son match initial contre Santiago Giraldo, égalant du coup le record d’Agassi en remportant sa 224e victoire en Grand Chelem. J’ai lu qu’il avait même aisément battu son adversaire. Le contraire eût été surprenant, vu que non seulement le Colombien figure au 54e rang ATP, mais joue à la Leconte, ce dont se sont gargarisés les commentateurs d’Eurosport, ne se rendant pas compte qu’il s’agissait là davantage d’un handicap que d’un atout...

    Et pourtant, en dépit de cette gêne, l’homme de Bogota n’a pas moins réussi à prendre trois fois le service de Rodgeur les doigts dans le nez. Moi qui m’étais vivement inquiétée en regardant le Français Romain Jouan pâlissime matricule 230 se payer le luxe, contrairement au mythe dans l’Ohio, de breaker Tomas Berdych, je ne vous raconte pas si je me ronge les ongles en songeant à la suite des  événements.

    Car le maestro a beau affirmer qu’il n’y a pas besoin d’être élégant dans un premier tour, s’il continue à égarer de la sorte des jeux en route, inutile de préciser qu’il n’aura pas l’ombre du début du commencement d’une vague chance de damer le pion au Serbe. Ce sera même un vrai miracle de le voir arriver en deuxième semaine. Et de se débarrasser de Tsonga dans la foulée.

    Je me fais aussi beaucoup de souci pour ce brave Nadal que je ne saurais trop inciter à ignorer les conseils qu’on lui donne. Comme par exemple de jouer son coup droit plus à plat ou de monter davantage au filet. D’autant que cela vient de l’inénarrable Mats Wilander. Imaginez-vous par ailleurs que selon le péremptoire Suédois, le taureau de Manacor aurait intérêt à… retrouver son grand service de l’US Open 2010 et à... s’améliorer pour atteindre le niveau de l’express de Belgrade.

    Entendre enfoncer autant de portes ouvertes, cela doit drôlement vous plomber le moral. Déjà que la rafale l’a en fond de cale!

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  • Ses bêtes noires en délicatesse, une ultime chance pour Federer?

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    andry-murray-remporte-masters-series-cincinnati[1].jpgCela faisait quelques rencontres que les rivets menaçaient dangereusement de sauter chez l’indéboulonnable. Mais c’est en le voyant frôler la défaite contre…  Gaël Monfils, un comble quand j’y pense, que j’ai véritablement entrevu un vague espoir pour Andy Murray (photo) de terminer le travail en finale de Cincinnati. 

    Ce qui s’est donc produit après un peu plus d’une heure de jeu. Du coup, c’est mine de rien la troisième fois que Djokovic, qu'on ne cesse de porter follement aux nues, s’incline dans l’Ohio. A deux reprises contre la belette écossaise et en 2009 face à la légende.

    Et je ne prétendrai pas être spécialement marrie pour ce brave Novak. Je l'aime bien, il est drôle, doué, mais Il commençait sérieusement à me fatiguer avec ses insupportables rugissements de lion en rut croisé avec un gorille à chaque point crucial marqué. Notamment contre le Français.

    De quoi rabattre aussi un chouïa le caquet de son entourage, particulièrement celui de son entraîneur Marian Vajda. Puérilement fringué de surcroît comme son poulain lors de chaque duel, bermudas compris, histoire de laisser rejaillir sur lui un peu de la gloire de la nouvelle superstar.  

    Certes c’est toujours assez moche, pour le gagnant, de devoir sa victoire au forfait de l’adversaire sur blessure. Mais il y a une justice. Car le vampire n’a pas lui non plus acquis ses cinquante-sept succès depuis le début de l’année en allant toujours au bout de ses matches. Il a notamment pu compter sur les abandons, parfois surprenants, de ses compatriotes. Troïcki et  Tipsarevic. Sans oublier ceux de quelques joueurs nettement moins motivés à se débiner.

    Le second cuisant revers de Dracula va également sans doute mettre du baume au cœur de Federer, qui non seulement traîne considérablement la patte depuis des mois, mais a en sus par deux fois servi sur un plateau à son plus redoutable rival, des adversaires singulièrement diminués après s’être durement employés à le battre.

    Il y eut d’abord Jo Wilfried Tsonga à Wimbledon, complètement cuit suite à son triomphe historique sur le Bâlois qui se plantait donc pour la première fois en Grand Chelem en ayant gagné les deux manches initiales. Et il y a trois jours, le Suisse livrait au Serbe un Tomas Berdych avec une épaule en marmelade, forcé de se retirer au terme d’un petit set contre l’express de Belgrade.

    A me demander d’ailleurs si Sa Grâce n’aurait pas un bon coup à jouer dans une semaine à l’US Open. L'un des derniers sinon l'ultime à mon avis. Car s’il joue pire qu’un pied ces temps, le maestro a l’air au top côté forme. En revanche, de Djokovic à Berdych en passant par Nadal et Tsonga, les autres cadors du circuit ne semblent pas en mesure d’aborder le tournoi newyorkais à cent pour cent de leurs moyens physiques. Autrement posé, toutes ses bêtes noires!   

     

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  • Nadal-Federer, même galère

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    atsonga.jpgDémantelé le gang des quatre. Après Murray et Nadal, au tour de Federer de subir un cuisant échec. Ne reste plus pour l’instant en quarts que le boss Djokovic. Mais vu la manière cauchemardesque dont Sa Grâce a commencé son tournoi à Montréal contre l’inconnu canadien Vasek Pospisil, rien d’étonnant à ce qu'il se fut à nouveau laissé lamentablement piétiner par Tsonga la bomba en huitièmes de finale.

     

    Ce qui n’a pas empêché le Suisse de minimiser le désastre, à son habitude. «Je savais qu’il pouvait me battre. Il joue bien en ce moment. J’aurais dû gagner la première manche car j’ai eu des occasions que je n’ai pas su concrétiser, a-t-il déclaré, reprenant en quelque sorte le texte qu’il avait passé à Nadal la veille.

     

    Le pitbull, victime d’entrée de jeu par l’insignifiant Croate Dodig qu’il avait pourtant ridiculisé en début de rencontre, avait lui aussi surfé sur la méthode Coué en nous servant du Federer tout craché. Du genre je n’ai pas le sentiment d’avoir mal joué, ce n’est pas la première fois que je perds en menant. Je dois accepter les défaites comme les victoires, blablabla… 

     

    Le pire n'est cependant pas le énième revers de Federer, mais le fait que plus personne, à commencer évidemment par les Français, ne considère le succès de Jo-Wilfried comme un exploit. La preuve, ils ne parlent plus du déclin du mythe. C’est dire si pour eux, il est désormais acquis!

     

    Le phénix, qui a de plus en plus de mal à renaître, ne veut pas moins rassurer son monde. J’ai du temps d’ici à l’US Open, je me sens bien physiquement et mentalement a-t-il ajouté. Autrement posé, il croit fermement en ses chances de remporter son dix-septième Grand Chelem  à New York.

     

    Une chose est sûre, le Bâlois ne tranquillise que lui-même. Parce que là, il me paraît encore plus  ridicule que nos footeux, qui imaginent toujours se qualifier pour l’Euro 2012. Même après avoir si laborieusement réussi à terrasser … le Liechtenstein en match amical. 

     

    Bref, sale temps pour les fans. Et ce n’est pas avec Wawrinka  qu’on risque de se titiller la fibre nationaliste. Pas banal en effet de perdre sept fois d’affilée sa mise en jeu. Mais au moins le Vaudois ne pratique-t-il pas la langue de bois. Mon service s’est avéré très mauvais, point barre. C’est déjà ça!

     

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