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22/10/2011

Il y a suspense et suspense

1736245[1].jpgEtant donné les circonstances, avec la Suisse au fond du trou de la mine, Servette oscillant au bord de la fosse et les Neuchâtelois tout prêts d’imploser pour cause de pingrerie de Boulette Chagaev, heureusement qu’il y a le sulfureux feuilleton sédunois pour nous égayer l’univers du foot helvétique.

Le suspense est tel dans cet affrontement aussi inédit que titanesque entre un petit club valaisan et l’imposante UEFA, sans oublier la Swiss Football League et la justice civile qui se mêlent de souffler le chaud et le froid, qu’il en devient presque insoutenable.

Dernier rebondissement en date, les menaces de la Fifa. Elle a adressé une lettre à l'ASF qui a dix jours pour rejeter la demande d'intégration des recrues estivales du FC Sion. Faute de quoi les sanctions pourraient aller jusqu'à l'exclusion de l'équipe nationale des qualifications pour la Coupe du monde de 2014. Bonjour l'angoisse!

Maître du genre, Hitchcock serait vert de jalousie face à ce scénario époustouflant qui s’écrit de jour en jour et qui interpelle le pékin mort de curiosité. Eh oui, il veut savoir qui du bouillant Ben-Hur Constantin et du vilain Messala Platini va devoir descendre le premier du char. Une question fondamentale et porteuse d'éventuel bouleversement dans le crampon qui passionne bien au-delà des frontières.

Davantage en tout cas que la finale du Mondial de rugby entre les Bleus et les All Blacks en Nouvelle-Zélande, en dépit des efforts désespérés de la presse hexagonale pour tenter de maintenir la pression. Alors qu’en réalité elle n’imagine pas ses joueurs en mesure de conquérir l’Everest, elle ne sait plus qu'inventer pour convaincre le béotien que ses idoles conservent une vague chance de l’emporter.

Notamment à cause du «french flair», donc du «génie à la française», qualificatif flatteur inventé autrefois par des journalistes anglais plus que généreux dans leur appréciation du XV tricolore. On peut y croire ou non, ce qui fait dire à certains, sans rire, que la fameuse «touch» est au rugby ce que Dieu est à l’humanité.

Bref, «french flair» ou pas, au-delà des démêlés de l’entraîneur Marc Lièvremont avec ses hommes, qui tentent de part et d’autre de nous rejouer bêtement la version édulcorée du sitcom sud-africain façon Domenech, et des spectaculaires hakas des Kiwis, je me demande qui s'intéresse au ballon ovale, outre quelques Anglo-Saxons et une poignée de Français au sud de la ligne Lyon-Bordeaux.

Ailleurs franchement, on s’en balance. Particulièrement en Suisse. C’est sans doute pourquoi la TSR, toujours au top dans ses choix, a jugé bon de nous diffuser les demi-finales et la finale en direct. En soi notez, pourquoi pas? Ca ne mange pas plus de pain qu’une émission de cuisine ou de jardinage un dimanche matin où on s'ennuie.   

Mais quand je pense que la chaîne romande se laisse tirer l'oreille, nous passant au compte-gouttes des matches de Masters 1000 ou de Grands Chelems avec Federer dans le coup, voire Wawrinka, qui tout Vaudois qu’il est intéresse quand même un peu plus l’Helvète que les exploits d’un tireur frenchy ou néo-zéd au bout du monde, je me pince la moindre!

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17/10/2011

Federer éjecté du podium: dur pour la légende...

MurrayShanghai2010[1].jpgOte-toi de là que je m’y mette, c’est la nouvelle devise de Murray. Comme prévu, ce pauvre David Ferrer s'est montré totalement impuissant contre le boulimique Andy en finale de Shanghai. Du coup Federer s’est vu éjecté du podium pour la première fois depuis 2003. Honnêtement, ça la fiche mal pour la légende.

Ses cinq points de retard sur le boulimique Ecossais n’ont l’air de rien. Mais hélas ils risquent de faire des petits. De quoi laisser le Bâlois poireauter à cette infamante quatrième place plus longtemps qu’on ne l’imagine. Sinon pire.

En effet Rodgeur en a une pêlée à défendre entre Bâle, Stockholm, les Masters londoniens, sans oublier Bercy où il était parvenu en demi-finale. Ce qui n’est pas le cas de la belette écossaise qui devrait, pour ne rien perdre, simplement se qualifier pour les quarts à Paris et les demies à Londres. Franchement à sa portée si on considère sa forme éblouissante,

D’ici à supposer que cela sent le début de la fin des haricots pour le maestro à la raquette en berne, il n’y a qu’un pas. Je pense par exemple à l’échec de Martina Hingis en finale d’Indian Wells en 2002 contre Daniela Hantuchova. Apparemment anodin, il s’était mué en inexorable dégringolade pour la princesse de Trübbach, alors tête de série numéro 2 dans le désert californien.

En d'autres termes, c’est un peu la Bérézina pour notre gloire nationale qui, en dépit de son sempiternel recours à la méthode Coué, se ronge obligatoirement les sangs. Il est vrai que tout le monde ne peut pas être aussi verni que les rugbymen français qualifiés par les poils après l’expulsion du capitaine gallois, pour la rencontre au sommet contre les All Blacks, bourreaux de l’Australie. 

Cela a flanqué en rogne la presse néo-zélandaise. A l’image de ses féroces guerriers, elle n’a pas digéré leurs défaites de 1999 et 2007 face aux Bleus. Depuis l'entame du Mondial, elle ne cesse de chercher des poux dans la tête des auteurs de ces épouvantables crimes de lèse-majesté. Allant jusqu’à décréter que leur victoire terriblement étriquée dans le dernier carré représente l'insulte suprême. 

Leur entraîneur Marc Lièvremont, qui est au ballon ovale ce que Raymond Domenech était au rond, n’a pas arrangé les choses, s’illustrant avec de provocatrices déclarations à l’emporte-pièce. «Je me fous complètement que les Gallois aient été plus forts que nous», a-t-il clamé en substance dans un formidable élan de sportivité. «On est en finale et c’est tout ce qui compte».

Il semblerait pourtant que les «sales gosses indisciplinés, désobéissants et égoïstes qui me les cassent depuis quatre ans», dixit le coach en personne, étaient vaguement gênés aux entournures par ce pâle succès immérité. En tout cas leur bus a emprunté un chemin dérobé pour rentrer à l’hôtel. Histoire d’aller se cacher au plus tôt.

Bien mal acquis ne profite jamais, prétend-on. Surtout lorsqu’il y a l’Everest à escalader. En même temps, il paraît que les Frenchies se révèlent particulièrement bons sous le feu de la critique. Et les média vont en cracher, des flammes, durant la semaine. Réponse le 23 octobre.

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15/10/2011

Ferrer pour sauver Federer? Un voeu pieux!

adavid.jpgIl a beau être le meilleur joueur de tous les temps avec ses seize Grand Chelems, la lente descente aux enfers de Federer se précise via le Masters de Shanghai. Où Murray s’est cruellement débarrassé de son malheureux adversaire japonais en deux coups de cuillère à pot. Pire, en cinquante-six minutes.  

Du coup on ne lui dit pas merci, à Kei Nishikori. Car désormais la belette n’est plus qu’à un match de souffler sa troisième place à la légende. Et autant préciser que c’est quasiment dans la poche. Même si je mets tous mes espoirs dans le courage et l'inlassable ténacité de David Ferrer, vainqueur du beau Lopez, j'ai du mal à imaginer le mille-pattes de Valence (photo) triompher du vorace Ecossais en finale.

Vous me rétorquerez que cinq minuscules points, ça se rattrape. Certes, mais étant donné la manière dont ce brave Andy nous joue les vampires en cette fin de saison, quasiment à la Djokovic, le mythe écorné devra cravacher ferme. Et on sait qu’il répugne un chouïa à se sortir les tripes dans la difficulté.

Voici qui me fait irrésistiblement penser à nos footeux. Qui, après leur calamiteuse expulsion de l'Euro 2012 par les Gallois, ont évidemment remporté le match pour beurre (c’est tellement plus beau lorsque c’est inutile) contre le Monténégro. Peu enclin à se comporter en matamores en l’occurrence.

Contrairement à «Coachmar» Hitzfeld, tranquille comme Baptiste et qui hausse presque les épaules face à la non qualification de ses troupes pour les barrages. «Il faut savoir réagir après un échec, je reste optimiste», n’a-t-il pas hésité à clamer.

Remarquez, il aurait tort de se flageller dans la mesure où tout le monde persiste à affirmer qu’il possède les qualités nécessaires, sinon essentielles, pour mener son groupe renouvelé vers un avenir meilleur. Au Mondial brésilien de 2014 donc. La moindre des choses à mon humble avis, vu que son équipe a eu une veine de cocu lors du tirage au sort, qui lui a réservé une place de choix dans le groupe des nazes.

Avec en tête de ces six équipes bout-de-bois la Norvège, dont la dernière participation à une Coupe du monde remonte à 1998, tandis que trois des autres nations, Chypre, Islande et Albanie l’ont, comme vous et moi, toujours regardée à la télévision.

Bref, le moral n’est pas au beau fixe chez les aficionados helvétiques, que ce soit côté raquette ou côté crampon.  Et je ne vous raconte pas l’état d’esprit du fan genevois de la crosse. Avec les Aigles de McSornette non seulement au fond du trou de la mine, mais s’ingéniant encore à creuser pour tomber plus bas!

21:09 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (7) | |  Facebook | | | | Pin it! |

09/10/2011

Hitzfeld, ambassadeur du foot suisse à la noix!

ottmarhitzfeld[1].jpg«Les chances se sont considérablement accrues et nous avons à nouveau les cartes en main. Mais il nous reste deux adversaires redoutables à battre, notamment le Pays de Galles... Néanmoins, je suis persuadé que nous nous classerons deuxièmes du groupe et parviendrons aux matches de barrage… »

C’est donc ce que clamait sottement Hitzfeld suite à la victoire de la Suisse contre la Bulgarie, dans une interview par ailleurs intitulée «Tout joueur est remplaçable». Je ne vous raconte pas ce qu’il en est de l’entraîneur en l'occurrence! Et dire qu’il y a peu un journaliste sportif du Blick qualifiait sans rire ce «grand berger calme» de «meilleur ambassadeur dont pouvait rêver notre football! »

Alors que dans le genre diplomate à la noix on fait difficilement pire! Felix Bingesser, l’auteur de ces sornettes en forme de méga-cirage de bottes, doit se mordre aujourd’hui les doigts face aux errements coupables du sorcier bidon, faux prophète et mauvais stratège.

Bref, Gottmar s'est montré plus «coachmar» que jamais dans la gestion de ses troupes chez les Gallois. Quand je prétendais qu’il eût fallu le remplacer illico par Pierluigi Tami, le faiseur de miracles du côté des M21. Avec lui les joueurs étaient prêts. Physiquement et surtout mentalement.  

J’insiste sur ce terme, car selon Alexandre Comisetti, le consultant de la RTS, c’est parce qu’ils n’étaient pas bien dans leur tête que les Helvètes ont définitivement paumé leur qualification à l’Euro 2012. Une plantée qui m’a évidemment d’autant moins surprise que je n’ai cessé de l’annoncer depuis l’entame des hostilités.

Certes je conviens qu'enfler immodérément des chevilles, à l’image de Shaqiri, ne favorise pas la fabrication d’un moral d’acier. Il n’empêche qu’on nous ressert toujours les pitoyables explications à l’échec. En effet, Lors de leur déculottée dans leur première confrontation avec les Bulgares, les joueurs avaient déclaré… qu’ils n’étaient pas dans le match. Franchement pathétique quand on n’a que ça à faire !

andy-murray-a-fait-vivre-en-cauchemar-a-rafael-nadal[1].jpgMais on n’a pas fini de manger notre pain noir. Ca craint également drôlement dans la raquette helvétique avec Murray, qui se rapproche de plus en plus dangereusement de Federer après son succès à Tokyo contre Nadal. Triomphant dans la mesure où il a infligé au pitbull une mortifiante roue de vélo au troisième set.

Et ce brave Andy est déterminé à tout bouffer sur son passage au Master de Shangai, poursuivant son but de coiffer impitoyablement la légende à la fin de l’année. Forfait, Rodgeur doit se féliciter que la belette l’ait déchiré de ses petites dents pointues l’an dernier en finale. Ainsi l’Ecossais ne marquera-t-il pas de points s’il décroche à nouveau le trophée.

Au mieux, pour le Bâlois s’entend, pourrait-il en perdre. Sinon notre gloire nationale risquait bien de se retrouver quatrième à la fin de la semaine prochaine déjà. Un vrai supplice chinois pour ses fans!

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30/09/2011

Pourquoi Djokovic a-t-il autant la banane?

media_xl_4093001[1].jpgUn mot de foot d'abord, puisque le feuilleton continue, le tribunal civil de Martigny ayant ordonné la qualification des six recrues estivales du FC Sion. Donnant encore raison à son boss Christian Constantin. Plus fringant que jamais, notre Ben-Hur monté sur ses grands chevaux a donc gagné une bataille décisive sur le plan national et Messala Platini, le manitou de l’UEFA, a du souci à se faire.

La guerre n’est pourtant pas terminée. En effet après avoir dit qu’elle se plierait au verdict, puis le trouvant «choquant», la Swiss Football League, ne s’avouant pas vaincue, a décidé de faire appel du jugement. Les hommes du président sédunois sont donc qualifiés «pour le moment ». Rendez-vous le 3 octobre prochain pour de palpitantes nouvelles aventures. Ce n’est pas si fréquent dans le crampon helvétique!

En attendant, autre sujet qui fait aussi un rien polémique. Pourquoi Djokovic a-t-il autant la banane? Peut-être parce qu’il en mange dans le cadre de son nouveau régime sans gluten. Vous connaissez l’histoire. Outre utiliser un caisson hyperbare révolutionnaire en forme d’œuf pour s’oxygéner le sang un max, le vampire serbe attribue ses extraordinaires performances à ce qu’il boulotte.

Il faut reconnaître que c’est vertigineux, quelle que soit la façon dont il va terminer la saison. Soixante-quatre succès, onze titres dont trois en Grand Chelem avec seulement trois défaites, dont deux sur abandon. Très antisportif, soit dit entre parenthèses. Non seulement mauvais perdant, Novak prive sadiquement son adversaire des joies d’une véritable victoire.

Le grand sorcier Igor Cetojevic

Mais bref. Vous me rétorquerez qu’il y a plein de tennismen qui bouffent des bananes entre deux jeux, sans l’avoir pour autant. Et pour cause. Car il ne suffit pas de se nourrir sans gluten. Il faut surtout savoir s’y prendre. Du moins selon le nutritionniste Igor Cetojevic, qui a évolué pendant un an dans l’ombre de Dracula en s’occupant de son quotidien alimentaire.

Et il a commencé, si j’en crois les révélations du site d’Eurosport, par apprendre des choses élémentaires à Novak, obsédé par son immense désir de réussite. Par exemple, à éviter de téléphoner et de becqueter en même temps. C’est sûr que les hommes ne peuvent difficilement faire deux choses à la fois, à l’image du président Ford qui avait du mal à mâcher du chewing-gum en descendant les escaliers.

Quand même, ça paraît drôlement bidon cette affaire. Rassurez-vous il y a plus sérieux. Car Cetojevic, qui juste en passant pourrait s’associer à Nadal, est également un adepte de la médecine chinoise traditionnelle et de la thérapie magnétique. C’est ainsi qu’il a incité son poulain à bénir sa pitance avant chaque repas, réalisant ainsi un véritable lien spirituel avec elle. Déjà décoré de la plus haute distinction de l’Eglise orthodoxe de son pays, Nole va nous finir canonisé dans pas longtemps.

Cela dit, l’importance de la bouffe est loin d’être nouvelle dans le sport, les exploits dépendant en principe de sa qualité et de sa quantité. Si Ivan Lendl faisait plein de cachotteries à ce sujet, d’autres  célébrités comme Martina Navratilova ou Edwin Moses ne juraient que par le végétarien. On connaît le palmarès impressionnant de la première, notamment gagnante de 18 Grands Chelems, tandis que le second alignait les médailles dans le 400 mètres haies.

Presque plus stupéfiant, on a Federer. Et à mon avis, s’il veut vraiment devenir le plus grand champion de tous les temps, l’express de Belgrade devrait plutôt se renseigner sur le contenu de l’assiette de la légende. Et qui sait, le rösti pourrait, dans la foulée, décrocher son label AOC 

 

 

 

 

 

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24/09/2011

Mondial de rugby: une farce bleue en forme de pitoyable gag!

763385-9005909-317-238[1].jpgEt voici les choses rentrées dans l’ordre chez les Grenat. Que ce soit dans la crosse ou le crampon, ils se sont remis à cheminer main dans la main sur le sentier de la défaite. Vous me rétorquerez que le mal est quand même plus profond chez les hockeyeurs. Je vous l’accorde. Car si les footeux ne font que stagner, les malheureux Aigles déplumés battent pitoyablement de l’aile en queue de classement.

Cela n’avait pas empêché l’incorrigible «W», plus McSornette que jamais, de sonner triomphalement du clairon le 6 septembre dernier dans les colonnes de la Tribune, avant le premier duel contre Langnau. Tandis que les mauvais esprits doutaient fortement des performances futures de son team,  il affirmait sans rire qu’il  était sensiblement meilleur qu’il y a douze mois. «Plus technique, plus rapide. Et mes joueurs ont bien appris le système. Ils doivent juste encore l’assimiler parfaitement… »

Les yeux plus gros que le ventre, les hommes de Big Mac ont apparemment de graves problèmes de digestion depuis le début du championnat. Ils me font penser aux rugbymen français, qui viennent de se prendre une monstre déculottée au Mondial néo-zélandais, s’inclinant  17-37 à l’Eden Park d’Auckland contre les terreurs All Blacks.

Je ne sais pas si vous avez suivi la chose dans la mesure où le ballon ovale ne branche pas les foules ici, mais comme d’habitude, nos chers voisins se sont retrouvés au centre d’une polémique. Cette rencontre faisait en effet des vagues depuis quelques jours dans le pays et ailleurs dans le monde.

La presse kiwi en colère traitait les Tricolores de menteurs et de calculateurs en raison de la composition de leur équipe, qualifiée de «farce». Et  les accusait de chercher à perdre exprès contre les stars du coin, une défaite leur permettant en principe de s’ouvrir un chemin plus facile vers une éventuelle finale.

A mon avis c'était leur faire beaucoup d'honneur. Toujours est-il que le capitaine Thierry Dusautoir s'est insurgé, clamant vouloir au contraire bouffer du black. Que par ailleurs ses potes étaient capables de tout et que leurs adversaires du jour avaient du souci à se faire. Bref loin d’énerver le XV hexagonal, ces insultes l’avaient non seulement amusé mais surmotivé.

Vu le résultat, un gag pitoyable, je me demande ce qu’il fût advenu de lui si d’aventure il ne l’avait pas été! En tout cas une chose est sûre, les Bleus laminés peuvent remercier les journaux du cru. Car finalement, au lieu de les tacler ils ont au contraire offert un moyen de sauver un peu la face à l’équipe de ce pauvre coach Marc Lièvremont. Qui aura bien du mal à raccommoder sa défense, plus trouée qu’une motte d’Emmental.  

Mais cela qui n’a pas découragé les commentateurs. Ils n’ont vu que des points positifs à tirer de cette raclée. Il y a de la place, vociféraient-ils alors que leurs compatriotes étaient menés 19-3. Pour leurs «rivaux» surtout, qui leur plaquaient vite fait un quatrième essai sous le nez à l’entame de la deuxième mi-temps…

Il en fallait davantage pour doucher le fol enthousiasme de nos spécialistes de choc. Répétant à l’envi que leurs idoles travaillaient surtout pour les quarts. Sans oublier une analyse pointue en forme de pompon: «ces Blacks qui se réveillent tous les matins depuis 2007en se disant qu’on les a battus, n’ont dans le fond marqué que sur nos erreurs… »

Le héros est fatigué

A part ça, très lourde à porter, la considération planétaire vous met sur les genoux. Depuis que Federer passe, selon une étude, pour la deuxième personne la plus respectée de l'univers derrière Nelson Mandela, il a décidé de se reposer. Du coup, la légende a déclaré forfait pour le Masters de Shanghai. Murray la belette doit se frotter les pattes... 

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19/09/2011

Avec Wawrinka, bonjour les dégâts... pour les Australiens

ae9e1a9_0[1].jpgDepuis la nuit des temps, il est connu que ce qui amuse beaucoup les uns agace prodigieusement les autres. N’en déplaise à certains esprits chagrins, réagissant à la lettre parce qu’ils n’ont, hélas pour eux, aucun sens du second degré, je vais continuer à mettre les pieds dans le plat. La moindre des choses pour une chronique qui porte ce titre…

Par ailleurs, pour faire plaisir à ceux qui l’ont compris en l'occurrence, je suis effectivement ravie que Wawrinka, renversant mes pronostics, ait remis la Suisse orbite, en réussissant enfin à gagner quelque chose d’important. Parce que trois victoires dans des tournois de campagne, ce n’était quand même pas très valorisant pour le numéro deux helvétique.

En revanche, je ne suis pas franchement disposée à lui présenter des excuses. Car ainsi que le faisait remarquer un autre lecteur du billet le concernant, bonjour l’intox! En l’entendant pleurnicher au micro de la TSR depuis le début des rencontres chez les Australiens, il semblait prêt à se laisser embarquer vers l’hôpital le plus proche sur un brancard, tant il se disait carrément à l'agonie. 

Et ce n’était pas mieux du côté de Federer. Je ne suis pas bien, j’ai des douleurs partout, pour Stan c’est encore pire, je ne sais pas si nous pourrons jouer demain se lamentait Sa Grâce à l’issue du double. Du coup l’Helvétie consternée craignait le pire. A l’image peut-être des kangourous qui, se frottant eux les mains, espéraient se mettre les Suisses dans la poche.

Quoi qu’il en soit, je me demande bien comment, quelques heures après s’être amèrement plaints de leur état comateux, les deux compères se sont retrouvés sur le court plus frais qu’au premier jour. A commencer par le Vaudois. En tout cas je recommande aux sportifs de pointe de lui demander sa recette miracle pour guérir aussi spectaculairement d’une redoutable et douloureuse contracture à la cuisse…

Il n'y avait évidemment que Pierre-Alain Dupuis, qui s’est à son habitude surpassé dans le passage de brosse à reluire, pour croire à ces maux imaginaires. Et prier sottement avec ferveur au long de son commentaire pour que le Vaudois, ayant honoré chaque convocation en Coupe Davis, soit récompensé de cette extraordinaire fidélité au drapeau.  

Comme s’il suffisait d’être un dévoué serviteur du tamis et de son pays pour avoir le droit de l’emporter.

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17/09/2011

Avec Wawrinka, bonjour les dégâts!

h-4-1023825[1].jpgLe pharaon des Alpes doit jubiler. Je veux bien sûr parler du pétulant boss sédunois Christian Constantin, en guerre contre l’arrogant Michel Platini, président de l’UEFA, qui lui fait des misères pour de sombres histoires de joueurs prétendument «illégaux».

Le tribunal cantonal vaudois a en effet encore appuyé le FC Sion, indiquant qu’il ne validerait pas les résultats du groupe I tant que les Valaisans ne seraient pas réintégrés  en Europa League. Du coup les hommes de Tourbillon ne boiront peut-être pas la Coupe jusqu’à la lie.

En revanche, il y en a un qui s’y emploie malheureusement très consciencieusement à l’autre bout de la planète. Plus précisément à Sydney, où nos tennismen livrent eux aussi bataille pour leur réintégration dans l’élite de la Coupe Davis. Sauf que la justice sera impuissante à les tirer  d’affaire…

On évoque parfois la glorieuse incertitude du sport, selon laquelle le joueur théoriquement le plus fort ne l’emporte pas forcément. C’est dire si en l’occurrence les Australiens sont vernis. Avec Wawrinka, la chose ne se transforme en conviction absolue, sinon en redoutable inéluctabilité.

C’est ainsi que le Vaudois, pointant au 19e rang suite à sa déprimante campagne américaine piteusement conclue au deuxième jeu de l’US Open, a immédiatement donné un gros coup d’assommoir à son équipe. En perdant d’entrée de jeu contre le jeune espoir Bernard Tomic, 59 à l’ATP. Heureusement pour lui en l’occurrence!

Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que Stan vienne considérablement gêner en double le valeureux Federer qui, après avoir lui rempli son contrat, s’était logiquement vu confier la lourde tâche d’assurer les deux points suivants.  

Seul face aux kangourous de service, Rodgeur y serait sans doute parvenu. Mais avec un tel boulet! Bref les carottes sont cuites, ce pauvre Wawrinka n’ayant en principe pas la moindre chance, surtout qu’il occupe la 199e place, de battre le revenant Lleyton Hewitt. Le bourreau aussie (photo) qui mettra définitivement fin aux illusions helvétiques de remporter un jour la fameuse Coupe Davis.

Des clous donc et bye bye Federer. Notre gloire nationale pourra désormais se consacrer exclusivement à sa petite personne et à ses grandes ambitions, en écrivant quelques nouveaux chapitres fous pour mieux peaufiner sa légende.

Le maestro a non seulement assuré, sur les ondes de la Première, avoir totalement digéré ses deux  horrifiques balles de match gâchées contre sa Sainteté Djokovic, actuel pope de tous les tamis. Dans la foulée, il a affirmé être en mesure de récupérer l’an prochain son trône et sa couronne aux dépens du vampire de Belgrade. Le plus sérieusement du monde.

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Avec Wawrinka, bonjour les dégâts!

h-4-1023825[1].jpgLe pharaon des Alpes doit jubiler. Je veux bien sûr parler du pétulant boss sédunois Christian Constantin, en guerre contre l’arrogant Michel Platini, président de l’UEFA, qui lui fait des misères pour de sombres histoires de joueurs prétendument «illégaux».

Le tribunal cantonal vaudois a en effet encore appuyé le FC Sion, indiquant qu’il ne validerait pas les résultats du groupe I tant que les Valaisans ne seraient pas réintégrés  en Europa League. Du coup les hommes de Tourbillon ne boiront peut-être pas la Coupe jusqu’à la lie.

En revanche, il y en a un qui s’y emploie malheureusement très consciencieusement à l’autre bout de la planète. Plus précisément à Sydney, où nos tennismen livrent eux aussi bataille pour leur réintégration dans l’élite de la Coupe Davis. Sauf que la justice sera impuissante à les tirer  d’affaire…

On évoque parfois la glorieuse incertitude du sport, selon laquelle le joueur théoriquement le plus fort ne l’emporte pas forcément. C’est dire si en l’occurrence les Australiens sont vernis. Avec Wawrinka la chose se transforme en conviction absolue, sinon en redoutable inéluctabilité.

C’est ainsi que le Vaudois, pointant au 19e rang suite à sa déprimante campagne américaine piteusement conclue au deuxième jeu de l’US Open, a immédiatement donné un gros coup d’assommoir à son équipe. En perdant d’entrée de jeu contre le jeune espoir Bernard Tomic, 59 à l’ATP. Heureusement pour lui en l’occurrence!

Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que Stan vienne considérablement gêner en double le valeureux Federer qui, après avoir lui rempli son contrat, s’était logiquement vu confier la lourde tâche d’assurer les deux points suivants.  

Seul face aux kangourous de service, Rodgeur y serait sans doute parvenu. Mais avec un tel boulet! Bref les carottes sont cuites, ce pauvre Wawrinka n’ayant en principe pas la moindre chance, surtout qu’il occupe la 199e place, de battre le revenant Lleyton Hewitt. Le bourreau aussie (photo) qui mettra définitivement fin aux illusions helvétiques de remporter un jour la fameuse Coupe Davis.

Des clous donc et bye bye Federer. Notre gloire nationale pourra désormais se consacrer exclusivement à sa petite personne et à ses grandes ambitions, en écrivant quelques nouveaux chapitres fous pour mieux peaufiner sa légende.

Le maestro a non seulement assuré, sur les ondes de la Première, avoir totalement digéré ses deux  horrifiques balles de match gâchées contre sa Sainteté Djokovic, actuel pope de tous les tamis. Dans la foulée, il a affirmé être en mesure de récupérer l’an prochain son trône et sa couronne aux dépens du vampire de Belgrade. Le plus sérieusement du monde.

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13/09/2011

US Open: le nouveau pape a dit la messe

Novak-Djokovic[1].jpgJe ne sais pas trop que ressentir au terme de cet US Open. De la tristesse pour Nadal, dont l’orgueil a été si cruellement bafoué pour la sixième fois par Djokovic qu'il va sans doute en garder quelques séquelles. Mais dans le fond pas franchement hyper mécontente que le pitbull en soit resté à six Grands Chelems de Federer.

En même temps je suis un rien agacée par le nouveau triomphe de Djokovic, tant le Serbe, même s’il l'a mérité en se montrant impérial dans cette finale qui a souvent atteint des sommets, a été aidé par la chance pour y parvenir. En tout cas, ça ne va pas lui arranger l'arrogance. Ni surtout celle de son clan.

Une autre chose est sûre. Rodgeur, tout aussi marqué par sa défaite que l’Espagnol, a encore plus de regrets à nourrir. Et nous avec. En ce qui me concerne,  je n’en peux plus de repenser à ces deux balles de match lamentablement ratées contre le Serbe au cinquième set. Pour ne rien vous cacher, j’ai toujours un mal fou à m’y faire.

Certes le taureau de Mancor a offert une résistance héroïque à l’express de Belgrade, mais il n’est pas impossible que la légende eût pu se payer un dix-septième Grand Chelem face à l'Ibère en sortant ses propres atouts.  

Et cela d’autant plus que les deux adversaires ont commencé par nous jouer les laborieux bûcherons des courts en tapant comme des mules sans discernement, commettant dans la foulée un paquet de fautes directes. Bref, ça manquait un poil de classe. 

C’est ainsi qu’à part deux échanges extraordinaires en début de rencontre, il a fallu attendre quasiment les deux tiers de la seconde manche pour avoir droit à une savante amortie ou à un diabolique revers slicé par-ci par-là.

D’accord, ça s’est drôlement amélioré par la suite, les as persistant à se balancer torgnole sur torgnole, mais en nous gratifiant heurerusement de coups fabuleusement monstrueux ou prodigieusement énormes. La moindre des choses pourtant je trouve, dans la mesure où on nous bassine un max avec le talent phénoménal des protagonistes, particulièrement celui du nouveau pape de la raquette mondiale.

images[6].jpgCôté filles en revanche, c’est plus clair que de l’eau de roche question feeling. Alors que Caroline Wozniacki a démontré une fois de plus son pathétique statut de reine sans couronne en délivrant un tennis d’une rare pauvreté en demi-finale, la victoire de l’Australienne Sam Stosur m’a particulièrement réjouie.

De quoi donner une petite leçon de modestie à Serena Williams qui n’a cessé de se prendre  pour la déesse du tamis même en reculant au classement, et imaginait pouvoir gagner chez elle les doigts dans le nez. Avant d’entreprendre tout aussi facilement la reconquête de son trône. Eh bien non ma belle, il va falloir continuer à cravacher dur.    

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