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20/01/2012

Melbourne: c'est loin d'être dans la poche pour la légende

waw.jpgJe l’avais prévu et ça me navre, même si personne ne me croit. Wawrinka n’a pas passé la semaine. Remarquez, du moment que je l’avais imaginé cuit au premier tour et qu’il s’est retrouvé au troisième, c’est moins la vergogne. D’autant que le malheureux Stan a dit ne pas avoir vraiment été en mesure de défendre ses chances en raison d’un dos douloureux. Sauf qu’avec lui, blessé ou non, c’est quasiment bonnet blanc blanc bonnet.

Je ne vais toutefois pas tirer davantage sur une ambulance qui descendra de surcroît en-dessous des vingt-cinq au classement. Et comme d’habitude un seul individu trimballe le tennis suisse sur ses épaules. Mais je vous avouerais que je ne suis pas d’une sérénité folle à cette idée. Sa Majesté Federer m’a quand même donné quelques sueurs froides dans sa rencontre face au géant croate.

Certes on tresse des couronnes à la légende pour sa gestion finalement parfaite de l’événement. Personellement je trouve qu’on devrait éviter de trop fanfaronner. Car le maestro s’est un peu compliqué la vie en ne saisissant pas toutes les chances offertes, notamment dans le premier set qu’un pot pas possible lui a permis de remporter par les poils.

Contre un Karlovic émoussé, ça n’a pas tiré à conséquence. Mais Rodgeur ferait bien de gommer ses erreurs lors de son affrontement de dimanche avec le jeune Australien Bernard Tomic. Certes l’idole de tout un peuple doit être à ramasser à la petite cuillère après ses deux épuisants matches en cinq manches. Mais porté par une armée de kangourous en délire, on ne sait jamais. Bref, c'est loin d'être dans la poche pour le King.  

Il faudrait pourtant qu'il se bouge car côté gloire nationale, on rame plutôt ces temps. Simon Amman n’est que l’ombre de lui-même et on va paumer en mars Didier Cuche, qui n’y arrive de toutes façons plus guère depuis sa victoire dans la descente de Bormio. Donc en attendant la confirmation de Beat Feuz, pas franchement de quoi se titiller la fibre.

Toiut cela ne serait pourtant que peccadille en regard de la nouvelle la plus importante de la semaine, l’élimination de Xamax de la Super League. D’où les autres se retrouvent à neuf. Une misère. Mais je ne sais pas pourquoi, je n’ai jamais réussi à me passionner pour les Neuchâtelois. La seule chose qui m’importe en somme dans cette histoire, c’est que les boulettes de Chagaev, qui vient de déposer plainte contre Bernasconi, l'ancien boss du club, profitent à Servette.

A Lausanne et à Sion aussi, c’est vrai. Mais on ne peut pas tout avoir…

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19/01/2012

Melbourne: Djokovic extraterrestre? Facile contre des hommes des cavernes!

dnovak.jpgJ’avoue que je suis confondue par le manque crasse de distance des commentateurs sportifs. Surtout à la télévision. Par exemple, depuis que Djokovic a mis un orteil sur le court à Melbourne, il fait saliver les pros de l’antenne qui, à l’image d’Henri Leconte, clament qu’il évolue sur une autre planète.

Ce qui n’est pas faux. Mais rien d’étonnant à cela. J’évoquais la voie royale octroyée à Federer. Elle ne l’est pas autant que je le croyais et surtout j’avais omis de me pencher sur celle, carrément impériale, réservée au vampire de Belgrade. Qui a donc naturellement aplati deux nazes les doigts dans le nez.

Et ce sera encore plus simple pour son troisième tour samedi, où il pourra même jouer de la main gauche avec la droite attachée dans le dos. Car il affrontera le Français Nicolas Mahut, qui a eu toutes les peines du monde à se débarrasser d’un Japonais incapable de mettre un coup droit dans le terrain. C’est dire si ce n’est pas un exploit pour Dracula de passer pour un extraterrestres en affrontant des hommes des cavernes!

Mais nos spécialistes de la raquette en ont d’autres dans leur sac à malices. Pour en revenir à ceux d’Eurosport, non seulement ils vous assènent des énormités selon lesquelles eux ne grillent pas leurs éventuels futurs champions à peine éclos, contrairement aux Australiens avec Tomic, mais en plus ils n’ont pas de mémoire.

C’est ainsi qu’ils s’en sont à nouveau pris à cette malheureuse Wozniacki, estimant logique qu’elle cède sa place de numéro un mondiale, vu qu’elle n’a pas gagné un seul Grand Chelem. L’élément masculin du tandem a même remis à sa place Emilie Loit. Elle venait de lui dire que Kim Clijsters estimait le rang de Caroline mérité, dans la mesure où il récompense sa  grande régularité.

Balivernes lui a répondu l’impénitent détracteur de la Danoise, qui ne cesse en revanche de lécher les bottes d’Amélie Mauresmo en louant son imposant palmarès. Or à l’image de la Danoise, La Française n’avait non plus remporté de Grand Chelem lorsqu’elle coiffa la couronne en septembre 2004.

Ce n’est qu’en janvier 2006 qu’elle s’imposa en Australie, grâce de surcroît aux abandons de Clijsters en demi-finale et d’Henin en finale, avant de rafler Wimbledon à la régulière. Comme quoi il serait bon de balayer de temps en temps devant sa porte.

Oui je sais, Wawrinka l’a laborieusement emporté au deuxième tour. Mais j’attends son match contre Almagro pour faire éventuellement mon mea culpa.

P.S.- Ainsi donc le jeune Feuz a tué le père, poussant Didier Cuche à raccrocher les skis en mars prochain. Mais que va donc faire Sa Logorrhée Jaton?   

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17/01/2012

Melbourne: quand l'hôpital se fout de la charité

aberntom.jpgIl y a des jours où je me demande si les commentateurs d’Eurosport sont bien conscients de ce qu’ils balancent à l’antenne. C’est ainsi que je n’en croyais pas mes oreilles en entendant, à réitérées reprises, l’un d’eux pousser un coup de gueule contre les Australiens qui mettent une pression terrible sur leurs joueurs.

Plus précisément sur le jeune Bernard Tomic (photo), 38e à l’ATP, récent finaliste de Brisbane, héros revenu de nulle part face à Verdasco, qui fait craquer de bonheur tout le pays et que les médias du cru voient quasiment gagner le tournoi. Henri Leconte et Patrick Mouratoglou s’étranglaient d’indignation devant tant d'inconséquence, à l’image d'Emilie Loit. Surenchérissant, la consultante déclarait en substance que les Français ne se comportent quand même pas comme ça. 

Mon oeil! Plus hôpital qui se fout de la charité c’est difficile quand on imagine à quel point les spécialistes hexagonaux, toutes disciplines confondues, se complaisent justement à brûler leurs "champions" à peine sortis du nid, en les encensant à outrance pour la moindre victoire!

A part ça, certains invoquent le crime de lèse-majesté concernant le malheureux Federer. Il ne disputera en effet pas son 53e match de suite sur la Rod Laver Arena, puisque cavalièrement exilé sur le deuxième court pour sa rencontre de mercredi. En fin d’après-midi de surcroît. Une première depuis son second tour en  2004. 

De quoi s’alarmer pour la cote de la légende qui paraît donc être traitée un brin par-dessus la jambe. Que nenni. Non seulement Rodgeur a connu les honneurs du Central pour son premier duel, contrairement à Nadal et Murray, mais il a eu droit à la session de nuit. De son côté Djokovic, certes également programmé sur le court principal, a dû batailler en plein midi. 

Encore que batailler soit très exagéré. Le soleil n'a pas porté ombrage à Dracula dans la mesure où, plus vampire que jamais, il a liquidé son adversaire en un seul coup de cuillère à pot. Au point que certains s’ébaubissent de ce 6-2 suivi de deux roues de vélo. Et pourtant il n’y a pas de quoi. C’est le contraire qui eût été inquiétant face à un étudiant de médecine italien trentenaire, qui s’est échiné pendant huit ans pour entrer une fois, sans aucun doute la dernière, dans le grand tableau!

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16/01/2012

Melbourne: relatives étincelles suisses...

Je ne le dirai jamais assez, la quantité ne fait pas la qualité. Et pourtant, à chaque fois, nos chers voisins s’étouffent littéralement de plaisir en considérant le nombre incroyable de leurs concitoyens dans les tournois majeurs. Ils n’ont pas failli à la règle concernant Melbourne, en nous annonçant fièrement la participation mahousse de seize garçons et de huit filles.

Ce qui donne à leur avis une belle idée du talent de leurs représentants. Mais ça n’a pas manqué, ils ont déjà déchanté avec la disparition d’une de leur pouliche, Aravane Rezai, et de quatre de leurs poulains. Dont Jérémy Chardy.
 
Et pourtant, le Palois entendait prendre 2012 à bras le corps suite à sa victoire pré-Open à Nouméa et  démontrer ses progrès au premier tour déjà contre le Russe Dimitrov. Comme si un succès dans un tournoi challenger était de nature à propulser du coup un joueur dans la lumière lors d’un Grand Chelem. Surtout en affrontant celui qu’on appelle le petit Federer… Vous me rétorquerez que l’espoir fait vivre.
 
En outre, comme prévu, le malheureux Benoît Paire blessé n’a pas tenu le choc face à Wawrinka, même s’il a mené la vie dure au Vaudois dans le troisième avec ses abdominaux en marmelade. Encore de plus mauvais augure que je l’imaginais pour le deuxième tour de Stan contre Marcos Baghdatis.

Certes le Chypriote avait joué les fanfarons après l'avoir emporté, il y a quelques jours à Sydney, contre l’asperge argentine Juan Del Potro. Clamant prétentieusement qu’il pouvait battre n’importe qui, pour s’écraser ensuite en demi-finale. Mais contrairement aux commentaires de Pascal Droz, il en faudrait davantage pour me rassurer pleinement. 
 
Par ailleurs, une fois n’est pas coutume, je ne suis pas loin de partager les inquiétudes des experts français concernant Sa Grâce. Ils l’ont jugée un brin statique et un rien fantasque dans son duel avec un nobody classé au 172e rang, le Russe Alexander Kudryatsev. En d’autres termes, ils cultivent quelques doutes sur son état physique en dépit des vigoureuses dénégations de la légende.

J’avoue n’avoir pas non plus trouvé le maestro étincelant. Mais vu la voie royale réservée au Suisse par les organisateurs, j’imagine que je peux dormir tranquille encore quelques jours…

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13/01/2012

Melbourne: avant le llâchercher des grands fauves les fauves piétinent

afederer.jpgA la veille de la première levée du Grand Chelem à Melbourne, les fauves piaffent et chacun y va de ses pronostics. Avec le favori du plus grand nombre, Djokovic, l’express de Belgrade, sinon Sa Sainteté serbe. N’oublions pas en effet qu’il est médaillé de l’Eglise orthodoxe du cru. 

Difficile donc de donner tort aux sépcialistes et aux fans. Encore que. McEnroe y étant allé de son grain de sel, à la place de Dracula je me méfierais. Le plus embêtant toutefois, c’est que Big Mac croit aussi dur comme fer en Federer. Il a de la chance. Personnellement je suis dans le bleu au sujet du mythe. J’avoue n’avoir pas trop cru à son histoire de dos en délicatesse, même s’il a eu un mal fou à venir à bout de l’Italien Seppi en quarts de finale à Doha.

A mon avis, la légende n’a juste pas eu envie de partir sur de mauvaises bases en se faisant éventuellement tanner à la régulière par la suite. Si j’en cause, c’est parce que j’ai vu Rodgeur s’entraîner à Melbourne, aussi bondissant qu’un kangourou fraîchement sorti de la poche maternelle. Enfin, loin de moi l’idée de ratiociner, d’autant que le King se retrouve dans la partie de tableau de Nadal.

L’énigme de ce début de saison comme disent les bookmakers, qui ne donnent franchement pas très cher de la peau du pitbull, abordant le tournoi aussi mou de l’épaule que du genou. Sans compter qu’il a fait le pari fou d’ajouter trois grammes à sa tête de raquette. L’audace du taurillon ibère me laisse pantoise. En ce qui concerne l’Ecossais Murray, reste à savoir si la belette a opéré le bon choix en engageant Ivan Lendl pour vaincre son sempiternel syndrome Grand Chelem.

Bref, c’est un peu la bouteille à encre. Sauf évidemment pour les Français qui voient gros comme une maison Tsonga rafler la mise. La preuve. Pour eux figurez-vous, Boxing Jo est le seul à ne pas craindre de regarder droit dans les yeux les Big Four et ces derniers le craignent tous comme la peste à cause de son coup droit. Indiscutablement le meilleur du circuit estiment ses concitoyens. Une confiance et un amour à vous arracher quelques larmes.

En ce qui me concerne, une seule certitude, Wawrinka ne passera pas la première semaine. Je l'imaginais même plier l'échine dès l’entame face au Tricolore Benoît Paire et ses aces à répétition. Mais voilà que le malheureux Tricolore, courageusement arrivé en quarts de finale avec une déchirure aux abdominaux, sera peut-être contraint de déclarer forfait.

Ce qui permettrait au Vaudois de se retrouver au second tour avant une nouvelle et inévitable dégringolade au classement. Remarquez, Stan pourra toujours pleurnicher de conserve avec les stars de la spatule qui s’égarent ces temps façon Cuche, et surtout Lara Gut depuis qu’elle tire la langue aux gens en roulant pour Ragusa. Ou encore avec les calamiteux Aigles de McSornette, les ailes de plus en plus dégoulinantes de plomb!

 

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Melbourne: avant le lâcher des fauves

afederer.jpgA la veille de la première levée du Grand Chelem à Melbourne, les fauves piaffent et chacun y va évidemment de ses pronostics. Avec le grand favori de chacun, Djokovic, l’express de Belgrade, sinon Sa Sainteté serbe. N’oublions pas en effet qu’il est médaillé de l’Eglise orthodoxe du cru.

Du coup, difficile de ne pas se fier aux avis éclairés des spécialistes et des fans. Quoique. McEnroe ayant décidé de crier avec les loups, à la place de Dracula je me méfierais. Le plus embêtant cependant, c’est que l'ombrageux Américain croit également dur comme fer en Federer.

Il a de la chance. Personnellement je suis dans le bleu au sujet du mythe. J’avoue n’avoir pas trop avalé son histoire de dos en délicatesse, même s’il a eu un mal fou à venir à bout de l’Italien Seppi en quarts de finale à Doha. A mon avis, il n’a juste pas eu envie de partir sur de mauvaises bases en perdant éventuellement à la régulière par la suite.

Si j’en cause, c’est parce que j’ai regardé Rodgeur s’entraîner à Melbourne et que je l'ai trouvé soudain aussi bondissant qu’un kangourou fraîchement sorti de la poche maternelle. Enfin loin de moi l’idée de ratiociner, d’autant que le King figure dans la partie de tableau de Nadal. L’énigme de ce début de saison comme disent les bookmakers, qui ne donnent franchement pas très cher de sa peau.

Il est vrai que le pitbull ibère aborde l'Open d'Australie aussi mou de l’épaule que du genou. Sans compter qu’il a eu l’audace d’ajouter trois grammes à sa tête de raquette pour espérer faire le poids. Le pari insensé du taurillon de Manacor me laisse pantoise. En ce qui concerne l’Ecossais Murray, reste à savoir si la belette a opéré le bon choix en engageant Ivan Lendl pour vaincre son sempiternel syndrome Grand Chelem.

Bref, c’est un peu la bouteille à encre. Sauf évidemment pour les Français qui voient gros comme une maison Tsonga rafler la mise. La preuve. Pour eux figurez-vous, Boxing Jo est le seul à ne pas craindre de regarder droit dans les yeux les Big Four et ces derniers le craignent tous comme la peste à cause de son coup droit. Indiscutablement le meilleur du circuit estiment ses concitoyens. Une confiance et un amour à vous arracher quelques larmes.

En ce qui me concerne, une seule certitude, Wawrinka ne passera pas la première semaine. Je le voyais même plier dès l’entame du tournoi face au Tricolore Benoît Paire et ses aces à répétition. Mais voilà que le malheureux, courageusement arrivé en quarts de finale avec une déchirure aux abdominaux, sera peut-être contraint à l'abandon. 

Cela permettrait au Vaudois de se retrouver au second tour avant une nouvelle et inévitable dégringolade au classement. Remarquez, Il pourra toujours pleurnicher de conserve avec les stars de la spatule qui s’égarent façon Cuche, et surtout Lara Gut depuis qu’elle tire la langue aux gens en roulant pour Ragusa. Ou encore avec les calamiteux Aigles de McSornette, les ailes de plus en plus dégoulinantes de plomb!

 

 

 

 

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06/01/2012

Constantin, porte-drapeau de la révolte!

const.jpgA considérer la chose dans sa globalité crue, Goliath a terrassé David. Voir le FC Sion au fond du trou de la mine avec trente-six points de moins au classement met en joie la Fifa, qui s’est fendue d’un communiqué pour exprimer sa satisfaction. Après l’avoir menacée du pire, l’instance a donc finalement renoncé à couper la tête de l’ASF.

Ce serait quand même la moindre, étant donné que cette dernière, jouant les premières de classe dans sa soif de plaire au chef, a puni les malheureux Sédunois comme s’ils avaient tué père et mère. Le châtiment est en effet si sévère qu’il n’aurait, paraît-il, jamais frappé le club le plus tricheur de la planète.

A mon avis, la situation n'est pas claire pour autant, avec des responsables helvétiques se marchant copieusement sur les arpions. D’une part le boss de la Swiss Football League, accusé de vilenie par les Valaisans, assure ne pas avoir prétendu qu’ils avaient violé les règles du foot. D’où évidemment intense surprise des intéressés, se demandant pourquoi diable ils ont été sanctionnés.

De l’autre vous avez les pontes de l’ASF qui, après avoir balancé l’équipe par le fond, se montrent d’une rare magnanimité en déclarant que rien ne s’oppose désormais à ce que les recrues estivales, pommes initiales de la discorde, ne soient qualifiées pour le second tour… Ben voyons. Franchement, on se pince!

Pas étonnant en tout cas que le bouillant Christian Constantin, plus motivé qu’un candidat de téléréalité aux portes de la victoire, ne veuille pas lâcher le morceau, assurant par ailleurs être soutenu dans sa croisade contre les instances dirigeantes au-delà des frontières helvétiques. Au point que certains l’érigent en porte-drapeau d’un mouvement de révolte qui commence à gagner en Europe.

Eh oui, Ben-Hur l’indigné ferait recette. D’ici à ce qu’il se prenne pour le Stéphane Hessel du crampon, il n’y a qu’un pas. Tout le mal que je lui souhaite, c’est d’avoir autant de succès que l’infatigable défenseur des droits de l’homme, désigné à 94 ans personnalité de l’année par les internautes du Monde. Mais comme pour l’instant, le club réfléchit sur la voie à suivre, une fois n’est pas coutume, rien n'est perdu...

Ce qui ne me paraît pas trop le cas concernant notre gloire nationale. Après avoir regardé Federer survoler la fin de l’année tel l’aigle royal, se décomposer dans une exhibition face à Djokovic et Nafal, se recomposer vaguement en battant deux besogneux à Doha pour errer ensuite misérablement sur le court contre le tâcheron italien Andreas Seppi, je cultivais les plus grands doutes quant à la capacité du maestro de dominer Tsonga.

J’avais bien raison d’être inquiète pour Sa Grâce à quelques jours du premier tournoi de Grand Chelem que quelques insconscients l’imaginent remporter les doigts dans le nez. Sauf que le pauvre Rodgeur n’a pas été vaincu par le Tricolore, mais a dû déclarer forfait en raison d’un dos en capilotade. Du coup j'espérais que Nadal ferait le travail, d'abord face à Monfils.  

Hélas non. Alors je ne vous raconte pas la suite. Parce qu’un Français en finale c’était déjà la cata, mais deux, bonjour les dégâts… sur Eurosport.

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24/12/2011

La Chine, nouvel eldorado du foot...

anelka.jpgCe  n’est pas la joie pour le sport helvétique en cette fin d’année. Les skieurs sont au fond du trou, à commencer par Didier Cuche qui n’en voit décidément plus une depuis qu’il a été élu sportif suisse de l’année. Pareil pour les hockeyeurs genevois qui, après avoir sottement paumé une rencontre toute faite contre les Zurichois sont désormais condamnés aux matches de la peur. Ou pour Constantin, venant de subir un nouveau revers de la part de la commission de discipline et à qui on va peut-être bientôt devoir dire: arrête ton char Ben-Hur on goudronne!

Sans oublier Xamax, non seulement amputé de quatre points, mais dont l’éventuel repreneur s’appelle Walter…Gagg. Franchement ça ne s’invente pas un truc pareil. Comme si la plaisanterie n’avait pas assez duré avec Boulette Chagaev. Qui de son côté s’étrangle de rage à l’idée d’être contraint de laisser tomber l’équipe. Normal, d’ordinaire c’est lui qui vire…

Bref, je ne saurais pas trop conseiller aux malheureux Neuchâtelois de tenter leur chance en Chine, le nouvel eldorado financier du foot. Eh oui désormais c’est là-bas que ça se passe, après les pays du Golfe, les Etats-Unis et la Russie. En plus les Chinois ne sont pas trop regardants sur la marchandise, puisqu’un Argentin peu capé s’est vu recruté pour sept millions d’euros. Du coup, je ne vous raconte pas s’il faut sauter sur l’occasion.

A l’image de Nicolas Anelka (photo), qui s’est précipité sur une offre encore plus juteuse du Shanghai Shenhua. Club modeste côté ballon mais bourré de pépètes, il a en effet engagé, pour 12 millions d'euros par an, l’ex-international désoeuvré qui s’est surtout rendu célèbre en traitant de noms d’oiseau l’inénarrable Domenech, lors de la cacade hexagonale au Mondial sud-africain.

Le Français gagne ainsi un million par mois, soit un quart de plus que son pote british Beckham, dont les 800.000 en principe allongés par le PSG ont provoqué la polémique. Ce salaire, sans compter les 17 millions de bonus  liés au merchandising et quelques autres bricoles, est jugé tellement indécent qu’on s’en est exaspéré jusque sur les bancs de l’Assemblée nationale et parmi les fans les plus convaincus.

Mais si on glose sur ce que le beau David va toucher à 37 ans, on papote également sur ce qu’il va rapporter au club, à la ville de Paris, aux commerçants, qui comptent sur la belle Victoria, insatiable shopping addict, pour mettre du beurre dans les épinards. Et surtout à l’Etat, se frottant les mains à la réjouissante perspective de la dizaine de millions qui tomberait dans ses caisses.

Rien de nouveau sous le soleil remarquez. Il y a un bail que le supersexy Spice Boy fonctionne davantage comme planche à billets et panneau publicitaire  que comme footballeur. Mais il faut bien reconnaître qu’avec lui sur le terrain, l’amour est dans le pré. N'est-ce pas les filles?

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16/12/2011

Sportif suisse de l'année? Reste à honorer le titre...

images[8].jpgIl n’est décidément pas facile d’être prophète en son pays. C’est ce qu’a dû se répéter le malheureux Federer, assistant en direct de Dubai à la soirée la plus ringarde de la TV alémanique, où fut élu le sportif suisse de l’année.

Car Rodgeur a beau avoir été désigné il y a quelques mois deuxième personnalité la plus respectée et admirée du monde derrière Nelson Mandela, ou élevé au rang d’exception par des spécialistes hexagonaux de la raquette, il a quand même été à nouveau relégué à la troisième place du classement par ses ingrats compatriotes.

Au moins n'a-t-il pas été devancé comme en 2010 par le roi de la lutte fédérale, me rétorquerez-vous! Maigre consolation cependant pour celui qui, intenable sur le court, a terrassé ses rivaux entre septembre et fin novembre. Leur montrant de surcroît pour la sixième fois à Londres qui demeure le maître des maîtres du tamis planétaire.  

C’est donc Didier Cuche qui a coiffé la couronne. Mais, c’était couru, à l’image de son prédécesseur Simon Ammann, le lauréat qui s'est régulièrement planté depuis son triomphe dans la première descente de la saison, aura bien du mal à honorer son titre.

Le Neuchâtelois n'a d'ailleurs pas tardé à le prouver dans le Super G de Val Gardena remporté par son compatriote Feuz. Se retrouvant pitoyablement dans les profondeurs, la flèche des Bugnenets qui clame sa soif de succès, a en outre été dépassée par Didier Defago, pourtant loin d’être le foudre de guerre que Sa Logorrée Jaton ne cesse de nous vendre.  

Du coup je me dis que ce trophée helvétique porte malheur et que finalement c’est une chance pour Sa Grâce qu’il lui soit passé sous le nez. D’autant que ce n’est pas le moment de mollir pour notre gloire nationale visant un dix-septième Grand Chelem à Melbourne.

imagesCAT9WCXK.jpgMusique d’avenir. En attendant le 16 janvier, deux mots sur le crampon helvétique qui continue à provoquer des remous hors des terrains. Qu’il s’agisse de ces pauvres Neuchâtelois amputés de quatre points pour payer les boulettes de Chagaev. Ou de Ben-Hur Constantin (photo), toujours aussi pugnace. Désavoué par le TAS, il continue la course en dépit des Messala de service déterminés à lui mettre des bâtons dans les roues. Mais cela devient périlleux en diable. La FIFA en ayant plus que ras-le-bol a en effet décidé de suspendre l'ASF au 13 janvier si la question n'est pas réglée d'ici là.

Sans oublier Servette. Jaloux de l’attention portée à Xamax et au FC Sion, Magic Pishyar a décidé de se faire lui aussi remarquer. Par exemple en ne se pressant pas de rémunérer ses footeux, arguant du fait que s’il allonge les pépètes, ce n’est pas juste pour qu’ils alignent les défaites. Et le ponte grenat de jouer les Calimero pour se justifier. Je suis tout seul, personne ne m’aime, sniff, sniff.

Atteignant des sommets dans la pingrerie, il peine à s'acquitter des factures d’eau et d’électricité. Déjà qu’il n’y a pas que des lumières sur la pelouse, imaginez leur état si d’aventure elles devaient en plus manquer de jus…

 

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09/12/2011

Les grands miracles du foot

images[7].jpgEstomaqués, abasourdis, secoués, en un mot subjugués. Je veux parler des médias se gargarisant follement de "l’exploit majeur, exceptionnel, fantastique, incommensurable, historique des formidables Bâlois" contre les condescendants British de Manchester United.

Résumant l’intense sentiment de fierté nationale, l’Alémanique 20 Minuten n’a pas hésité à titrer sur "Le miracle de Bâle", faisant allusion au Miracle de Berne, un film sorti en 2003 et qui racontait la fabuleuse victoire des Allemands en finale de la Coupe du monde de 1954 en Suisse, contre la redoutable Hongrie de l'époque.

Audacieux parallèle car en dépit de leur incontestable, flatteuse et inespérée réussite, les Rhénans n’ont en somme que battu un club certes prestigieux mais pas au mieux de sa forme ce soir-là, pour gagner leur qualification en… huitièmes de la Ligue des champions.

Mais à entendre les glapissements des commentateurs ou des spécialistes en délire dont Michel Pont et à lire la prose des journalistes extatiques, on eût pu croire que les braves avaient pour le moins décroché la lune, le soleil et les étoiles.

Preuve en sont la Basler Zeitung criant à l’équipe "pour l’éternité" et le Nouvelliste hurlant au "plus inouï succès du football helvétique qui sera à jamais gravé dans les mémoires". Des propos aussi limitatifs que peu exaltants en somme et qui nous font d'autant mieux comprendre pourquoi la malheureuse Nati devra se contenter de regarder l’Euro 2012 à la télévision!

J’avais quasiment l’impression de parcourir les journaux hexagonaux, suite à une prouesse de Tsonga au troisième tour d’un Grand Chelem. Remarquez, les Tricolores n’étaient pas en reste de prodige vu le score fleuve 7-1 des Lyonnais contre le Dinamo Zagreb. Un triomphe tellement hors norme qu’il y a immédiatement eu soupçon de truquage.

Particulièrement de la part de la presse espagnole qui, mettant fortement en doute ce résultat pharamineux a demandé, comme les Hollandais frustrés, l’ouverture d’une enquête à l’UEFA. L'instance a opposé une fin de non recevoir, aucune irrégularité n’ayant à son avis été détectée sur le terrain ou les paris.

Inutile de préciser que cela n’a pas plu aux Ibères pour qui les miracles n’existent pas forcément, surtout en ce qui concerne les performances phénoménales des Français. Un prêté pour un rendu, histoire de se venger des stupides allégations de Noah sur le prétendu dopage des sportifs espagnols dont l’insolente gagne l’insupporte.

Pereira_Joao_Carlos[1].jpgPour en terminer avec les miracles du foot, s’il y en a un qui se laissera sacrément désirer, c’est celui de Genève. En dépit ou plutôt à cause des déclarations du nouvel entraîneur Pereira (photo). Affirmant que les Genevois doivent retrouver la place due à leur rang (encore faudrait-il savoir lequel), il évoque un "grand club qui dormait et qui se réveille".

Voilà déjà un cruel manque d’imagination pour celui qui se pique de psychologie, de philosophie et de neurolinguistique. Car si je ne m’abuse, c’est exactement ce que disait Costinha, le dictateur sportif à la Lamborghini jaune en… juin dernier. Avouez que dans le genre marmottes, ils se posent un peu là, les Grenat!    

 

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