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25/02/2012

De Cuche aux footeux bâlois, c'est l'extase!

dicuche.jpgEh bien, il était temps que la flèche des Bugnenets se remette au boulot après le panégyrique dont elle fut l'objet! Cuche s’est même montré tellement phénoménal dans ce super-G de Crans-Montana que les commentateurs français, encore plus dithyrambiques que Sa Logorrhée helvétique, étaient prêts à l'adopter. Et pourtant notre inénarrable de la TSR avait de quoi s’extasier follement sur la redoutable fin de parcours du Neuchâtelois!

D’ailleurs à cet égard, je ne sais pas si vous avez remarqué, mais Fabrice Jaton a trouvé une nouvelle manière de raconter des sornettes. Il dit qu’on va dire ce qu’il va dire et il le dit. Du coup, il répète trois fois la chose en croyant se livrer à une autodérision démente. 

A part ça, si la France cultive l’exception culturelle, la Suisse ce serait plutôt l’exception sportive. D’autant plus exceptionnelle que si on enlève Didier Cuche, elle est presque exclusivement bâloise. Il doit y avoir un truc dans cette ville. Probablement des composés chimiques qui agissent sur le physique et le mental de certaines personnes.

Le plus réceptif à cet assemblage ionique, c’est naturellement le planétaire Federer, qui dame quasiment le pion à Nelson Mandela sur le plan de la personnalité la plus admirée et respectée dans le monde.

Mais il n’est pas le seul à profiter des bienfaits du lieu. Alors que le football romand est dans une mouise noire, avec Neuchâtel Xamax rayé de la carte, Servette qui risque de ne plus y figurer très longtemps, Sion qui se gèle les arpions à moins quatre points et Lausanne qui tente de se maintenir péniblement hors de l’eau, le FC-Bâle fait presque autant chavirer les fans que le tsar de la raquette.

En effet, l’équipe du cru force l’admiration même hors des frontières depuis qu’elle tombe, si je puis m’exprimer de la sorte dans la mesure où il s'agit de footeux, les grosses têtes du ballon. Se payant non seulement, dans ce qui est désormais devenu l’enfer de Saint-Jacques, le prétentieux Manchester United, mais également le Bayern de Munich, géant européen du crampon.

Certes rien n’est joué puisque que les Rhénans doivent encore aller guerroyer victorieusement chez les Allemands dans trois semaines s’ils veulent continuer à se faire mousser en Ligue des champions. Il n’empêche que personne ne croyait véritablement à la réussite de la première partie de l’exercice.

En revanche tout le monde imaginait, à commencer par les super experts de la crosse, que les Aigles de McSornette gagneraient haut la main à Kloten, tandis que Bienne se laisserait étriller par Ambri. C’est évidemment le contraire qui s’est produit. D’où j'en déduis que plus dangereux que les spécialistes, ce sont les "grands" spécialistes.

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18/02/2012

Le tennis entre guignols et mouche tsé-tsé!

anadal.jpgIls ont beau n’être que des guignols, ils n’en sèment pas moins la zizanie en Espagne. Je veux évidemment parler des Guignols de l’info de Canal + qui se sont attirés l’ire des Ibériques en suggérant un dopage généralisé des sportifs de la péninsule. 

La suspension de deux ans du coureur cycliste Alberto Contador leur en offrant l’occasion, Ils s’engouffraient ainsi avec délices dans la brèche ouverte il y a quelque temps par Yannick Noah, un autre guignol dans son genre, qui s’était sarcastiquement extasié sur l’effet extraordinaire d’une potion magique, propulsant les Hispaniques vers les sommets dans à peu près toutes les disciplines.

Et voilà qu’en pleine polémique Rafael Nadal, personnellement visé par un sketch le montrant urinant dans le réservoir pour faire démarrer une voiture sur les chapeaux de roue,  était réveillé pour un contrôle antidopage  à 8h 30 du matin samedi dernier. Non seulement le numéro deux mondial ne s’est pas fâché, mais il était content qu’il en soit ainsi, comme il l’a expliqué sur son compte Twitter.

Avant de se rendormir tranquille, vu qu’il subit un examen de ce genre presque tous les jours et que le résultat s’est toujours révélé négatif. Il n’en a pas moins fustigé le harcèlement de ses voisins. A cet égard l’oncle Tony, son entraîneur, ne s’est pas privé de se moquer à son tour des Hexagonaux frustrés. "Les Français peuvent attendre toute leur vie un contrôle positif de Rafael Nadal", a-t-il persiflé.

Autrement dit, la jalousie est un vilain défaut. En d’autres termes, au lieu d’aller chercher des poux dans la tête des champions espagnols, les Tricolores feraient mieux d’essayer d’en produire chez eux. Il est vrai que pour l’instant, à part leurs sempiternels handballeurs,  un judoka et un champion de rallye, la récolte est maigre…

Remarquez, ça vaut mieux que la terrifiante disette helvétique en Coupe Davis. Et à cet égard, j’ai envie de revenir sur l’autre événement qui a également fait tache dans le domaine de la petite balle jaune: le pétage de plomb de Federer. Eh oui, je n’en reviens pas de la minable attitude de Sa Grâce.

En faisant endosser son pitoyable échec en simple et en double par le malheureux Wawrinka, le prince du savoir-vivre, le roi du fair play, l’empereur de l’élégance, le chantre de la correction, le gendre idéal et j’en passe, est brutalement descendu de son piédestal.

Il n’y a qu’une seule chose qu’on ne pouvait lui reprocher en l’occurrence. A en juger par la façon erratique de la légende de se déplacer sur le court, personne n’aurait en effet eu l’idée de l’accuser de dopage. Ou alors il s’agissait d’une surdose de venin de mouche tsé tsé...

Il reste à espérer que l’insecte ne s’avisera pas de récidiver. A force, sa piqûre pourrait se révéler fatale! 

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11/02/2012

Coupe Davis: le baron rouge atomisé par les roturiers américains!

aaméricains.jpgFranchement, cela ne faisait pas un pli. On devait avoir pour le moins l’espoir chevillé au corps pour imaginer une seule seconde que les Helvètes parviendraient à venir à bout des Américains en double. Surtout avec l'un des deux meilleurs du monde en lice. Mais voilà qui n’empêchait pas les inénarrables de la TSR de tirer des plans sur la comète. 

Cela peut tourner, il faut y croire, il faut gagner ce double, on verra après, psalmodiait pathétiquement Pierre-Alain Dupuis. Alors qu’il suffisait de regarder nos deux balourds évoluer poussivement sur le court pour se rendre compte qu’il n’y avait justement rien à voir!

Ce n’était évidemment pas l’avis du consultant Rosset. Qui ne cessait de maudire cette misérable terre battue indigne d’un champion comme Rodgeur. Le baron rouge, clamait-il la veille, hyper fier de lui avoir trouvé le surnom du siècle. Avant que l’aristo de la raquette, dépourvu de la moindre noblesse si j'en juge par sa manière pitoyable de se défausser ensuite de ses échecs cuisants en critiquant le jeu de son partenaire, ne se répande sur le court sous les coups de boutoir du roturier Isner.

En outre le grand Marc n’a pas hésité à nous raconter qu’en double c’est comme ça. Vous dominez, mais vous perdez le jeu, sinon le match… Or j’aimerais  bien savoir où le Genevois est allé chercher une quelconque domination helvétique. A part chanceusement dans le premier set, Mardy Fish ayant eu un peu de mal à entrer dans la partie.

Pour le reste les deux yankees survoltés ont juste joué avec la paire valdo-bâloise comme deux chats cruels avec deux petites souris prises au piège. A commencer par la légende dont on reparle déjà du déclin, son dernier simple perdu en Coupe Davis remontant en… 2003. Un commentateur d’Eurosport n’y a en tout cas pas manqué. Voilà qui donne une idée du niveau actuel de Federer, a-t-il assez dédaigneusement laissé tomber. Une façon de dire que pour lui, c’est carrément le début de la fin.

De quoi se tourner vers le ski pour se remonter le moral. Parce que là au moins, un Cuche au tapis peut vous mettre un Feuz sur orbite!

P.S.- Histoire de ne pas boire la Coupe jusqu'à la lie, Federer et Wawrinka ont laissé les sous-fifres jouer les victimes expiatoires. Crucifiés vite fait, Lammer et Chiudinelli leur disent merci... 

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10/02/2012

Le tandem de choc Dupuis-Rosset atteint des sommets!

aaaisner.jpgEh bien, si même le super pompier de service ne parvient pas à éteindre l’incendie, il n’y a plus qu’à tirer l’échelle! Avec sa raquette magique en berne à Forum Fribourg, le King faisait peine à voir, impuissant à contrer les missiles que lui balançait le géant Isner (photo). Qu’il s’agisse de ses services canons ou de ses coups droits meurtriers. 

Quand la légende balbutie ainsi son tennis, j’avoue avoir du mal à croire à ses seize Grands Chelems. Et encore davantage au fait qu’il puisse en remporter un dix-septième.

Mais bref. Il n’y avait vraiment que le tandem télévisé de choc Dupuis-Rosset pour imaginer, au départ, que l’Américain monté en graine n’était qu’un empoté. A qui il manquait la science du déplacement pour arriver à la hauteur d’un Federer, surtout grand favori en l'ocurrrence. De plus, je crois avoir entendu l'inénarrable Marc prétendre qu’il bougeait mieux à l’époque sur un court que le natif de Caroline du Nord, alors qu’il ne mesure que quatre centimètres de moins…

Ces sornettes avaient commencé avec le match de Wawrinka contre Fish, pour eux dans la poche en deux coups de cuillère à pot après le troisième set. Et paf, voilà que la machine se mettait à dérailler sérieusement au quatrième pour le Vaudois. Se grippant définitivement au cinquième.

Résultat, nos deux comiques ne sachant plus à quel saint se vouer, n’avaient d’autre solution que de changer d’avis à chaque point gagné ou perdu par l’un des deux protagonistes. Avec un sommet dans le genre de la part de Rosset, qui nous a sorti cette analyse d’un pointu affolant à un cheveu du match pour Mardy: ça peut basculer dans un sens ou dans l’autre…

Heureusement que le ridicule ne tue pas. D’autant qu’en sus, ils nous ont bassinés dès l’entame des hostilités, en noyant sous les critiques une équipe yankee vieillissante (l’hôpital qui se fout de la charité si on considère la nôtre!) formée d’un Fish trentenaire, d’un Isner un rien décati avec ses bientôt 27 ans, un Roddick fantôme et pas un rat pour suivre. Nonobstant par exemple Donald Young. Ou Ryan Harrison qui va sans doute se rappeler à leur bon souvenir dans le double de samedi….

Enfin, puisque les Suisses vont honteusement perdre ce premier tour de Coupe Davis, la TSR décidera peut-être de nous passer une troisième fois le résumé, dont elle est si fière, de la fantastique épopée d’il y a... 20 ans, où Hlasek et Rosset s’en étaient allés guerroyer jusqu’en finale. Pour affronter, à Fort Worth Texas, l'équipe la plus performante du moment. Vous parlez d'un lot de consolation!

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03/02/2012

Didier Cuche aurait pu faire un petit effort!

dicuche.jpgJe ne sais pas pourquoi mais je suis un peu déçue, comme dirait Guillaume Tell en plantant sa flèche un poil à gauche du centre de la pomme posée sur la tête de son fiston. Parce que Didier Cuche troisième à quatre centièmes dans la première descente de Chamonix, alors qu’il était encore en tête au dernier temps intermédiaire, ça me troue…

C’est vrai ça. Manquer de précision à ce point! Il  aurait pu faire un petit effort, lui qui est un si redoutable finisseur comme le clame son ineffable Logorrhée Fabrice Jaton à chaque course de la flèche des Bugnenets.  Et qui n’a bien entendu pas pu s’empêcher de ramener encore une fois sa fraise sur le sujet. Enfin attendons dimanche. Peut-être que le Neuchâtelois aura à cœur de fignoler les détails!

Vous me rétorquerez qu’il est malgré tout  drôlement mieux que Stanislas Wawrinka, qui s’est planté vilain à l’US Open , dégringolant au 27e rang ATP. Eh bien il n'a pas moins eu l'honneur de signer pour les cinq prochaines éditions de l’Open de Gstaad

D’accord, ce n’est pas un tournoi majeur. Mais je trouve gonflé de la part des organisateurs d’imaginer non seulement que le Vaudois durera aussi longtemps, mais surtout qu’il restera à un niveau suffisant même pour eux. Sans compter qu’ils sont au courant. Son meilleur résultat dans la station de l’Oberland, c’est une finale perdue il y a sept ans. 

Je l’admets, il m'inquiète moins que les footeux romands. Quand je pense qu’on n’en pouvait plus à l’idée d’avoir quatre équipes en Super League. Belle réussite! Après les déboires du FC Sion relégué en queue de classement, Neuchâtel rayé de la carte et son président Chagaev derrière les barreaux pour cause de grosses boulettes, voilà que Servette donne des sueurs froides à ce qui lui reste de fans.

L’avocat de Cleantonic, qui s’occupe de nettoyer le stade voulait en effet requérir lundi la faillite du club sans poursuites préalables. Mais finalement la société ne va pas tout putzer tout de suite, vu que Magic Pishyar lui a filé 30.000 francs sur les 90.000 qu’il lui doit. Certains dirigeants sportifs sont décidément pires que les hommes politiques. Ce n’est que poussés dans leurs derniers retranchements qu’ils daignent faire ce qu’il faut.

A part ça, j’en ai appris une bien bonne concernant les Genevois lors de la dernière émission d’Infrarouge. Alors que le président Marc Roger pataugeait dans les ennuis, il avait demandé son aide à…  Bulat Chagaev. C’est dire si les malheureux Grenat n’avaient vraiment aucune chance de s’en sortir en 2005!

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29/01/2012

Au bout du suspense, Djokovic reste le roi de Melbourne. Federer lui dit merci!

adjoko.jpgDécidément il n’y arrive plus, le malheureux Espagnol. Au bout d'un suspense hallucinant dans un match de près de six heures, le plus long d'une finale de Grand Chelem, Djokovic est sans doute définitivement devenu pour Nadal ce que Nadal est à Federer: sa bête noire. Certes, ça me coûte un peu étant donné les simagrées dont nous a gratifiés le Serbe sur le court dans ses précédentes rencontres, mais je lui dis quand même bravo. Et surtout un immense merci.
 
J’imagine que le maestro helvétique, devant prier pour ce genre d’issue, est lui aussi extrêmement reconnaissant au vampire de Belgrade. Car il a drôlement bien travaillé pour lui, protégeant ses intérêts en battant une septième fois l’Ibère dans un duel au sommet. 
 
D’abord, il a évité au Suisse de perdre sa troisième place en se débarrassant in extremis d’Andy Murray, la belette écossaise perdant de surcroît quelques plumes dans l’aventure, dans la mesure où elle était allée jusqu’en finale l’an dernier.
 
Ensuite, il a empêché le pitbull de se rapprocher du record des seize Grands Chelems de la légende. Et Rafa la tornade devra s’employer sec pour en regagner un autre, vu que Dracula a dû lui flanquer un gros coup sur la cafetière en ce début de saison. Surtout après ses efforts dantesques pour revenir au score.  

A part ça, je m’étais demandée si j’allais me convertir au tennis féminin. Mais franchement non. Peut-être que Victoria Azarenka, la nouvelle reine du circuit a accompli un bel exploit et redonné un peu d’éclat à la chose en s’installant sur le trône abandonné par Caroline Wozniacki, après une domination de 67 semaines sans glaner un seul Grand Chelem.
 
Il n’empêche que contrairement à celle des hommes, cette finale fut très decevante. Et c'est un euphémisme. 82 petites minutes pour empocher l’équivalent d'un million et demi de francs suisses ce n’est pas presque indécent comme le relevait frileusement Pascal Droz, c’est carrément scandaleux. Encore davantage en ce qui concerne la belle Maria Sharapova, qui en rafle la moitié après avoir marqué trois misérables jeux!

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27/01/2012

Melbourne: Federer, comme dans un film de Wenders

Comme à l’US Open nous revoici à Melbourne avec une finale entre le vampire de Belgrade et le pitbull de Manacor. Avec la sempiternelle question que tout le monde se pose, beaucoup d’ailleurs dans l’espoir de ramasser quelques pépettes au passage, mais qui donc va gagner?

Si on se réfère à son ascendant psychologique sur un Nadal qu’il a battu lors de leurs six dernières confrontations, Djokovic devrait logiquement l’emporter plus ou moins facilement. Sauf que les experts bernés par le simulateur en chef depuis trois matches, continuent à évoquer ses petits soucis physiques. 

Alors que la tornade ibère aura pu se mettre les doigts de pied en éventail un jour de plus, quel sera, se demandent-ils, l’état de fraîcheur de Dracula, qui est à nouveau allé au bout de lui-même? Sinon au-delà dans son match en cinq sets et quasiment autant d’heures contre le pauvre Andy Murray.

En principe c’est simple. Nole va boulotter sa ration de gluten, s’hyperbariser un max et on le reverra sur le terrain frais comme un gardon. Sans oublier de jouer de temps à autre le Sioux à l’extrême bord du précipice, histoire de voir si ça déboussole un chouïa l’adversaire.  

Et puisque je vous parle de cinéma, c’est l’occasion de revenir sur la défaite cinglante de Federer en demi-finale. En effet je trouve que ses matches contre les super-pointures ressemblent de plus en plus au film de Wim Wenders, Si loin si proche ou vice-versa. Toujours sur le point de l’emporter mais caramba encore raté.

Et je crains fort que cela ne s’arrête pas là concernant les Grands Chelems. D’autant que Patrick Mouratoglou assure, dans une analyse pointue de l'événement, que malgré ce dix-huitième échec contre l’Ibère, Federer n’a pas à avoir de regrets. Il a fait ce qu’il fallait, et est allé dans la bonne direction. A lui de continuer. Où ça, dans le mur?

Autant vous dire que dans ces conditions je suis prête à me convertir momentanément au tennis féminin. Disons pour la finale Sharapova-Azarenka. Ce n’est quand même pas tous les jours qu’on a une numéro un mondiale potentielle des deux côtés du court. Et en coupant le son, ce devrait être relativement supportable.

Un mot encore sur les hockeyeurs servettiens, qui affrontent ce soir les Emmentalois de Langnau dans un énième match de la peur. Espérons que les Aigles de McSornette ne se mueront pas en pigeons effarouchés et que les Tigers n’en n’auront pas mis un dans leur moteur!

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26/01/2012

Melbourne: Nadal plus pitbull que jamais

nadal.jpgEt voilà. Federer ne gagnera pas son dix-septième Grand Chelem. Je le sentais. Quelle plaie ce fichu complexe du Suisse face à l’Espagnol, redevenu plus pitbull que jamais! Certes bon prince, Nadal a déclaré que c'était toujours un honneur de jouer contre Rodgeur, qui restait indiscutablement meilleur que lui. Ben voyons. Mais c'est ce qu’a dû penser la légende qui n’a pas hésité à se déboutonner dans Avantage Leconte sur Eurosport.

Eh bien, pour une fois qu’il ne pratiquait pas la langue de bois, il aurait peut-être mieux fait de se taire. Tout joyeux, Federer se déclarait vraiment confiant pour sa demi-finale contre l’Ibère. Non seulement en raison de ses matches remportés à la fin de l’année dernière, mais aussi parce qu’il s’était tellement entraîné avant cet Open d’Australie.

Bref il se sentait en superforme. "J’ai trop bien joué depuis le début de ce tournoi ". Poussé par le Français qui l’encensait à propos de son revers qu’il prenait encore plus tôt, il a même dit qu’il n’avait jamais eu peur de Nadal... sauf une fois à Roland Garros. Eh bien maintenant ce sera toutes les fois. A commencer par la prochaine.

Il ne doit pas être bien le maestro, car où qu’il se tourne, c’est plutôt moche. Si le taureau de Manacor l’emporte, il commencera à se rapprocher dangereusement de son record en Grand Chelem. Surtout avec le tournoi parisien qui s’annonce. Si c’est Murray, la belette va lui repiquer sa troisième place. Enfin si c’est Djokovic, on encensera tellement le simulateur que le malheureux Bâlois va se retrouver aux oubliettes.

Cornélien tout ça. Il n’empêche qu’une victoire de Dracula est pour lui la solution la moins grave s’il ne veut pas se laisser trop décramponner par les deux autres.

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25/01/2012

Djokovic, le grand simulateur

Novak-Djokovic[1].jpgA la fin du match entre Djokovic et Ferrer, le tandem de choc d’Eurosport piaffait d’impatience, attendant l’interview de Nole par Jim Courrier. Ils voulaient une explication sur ce qui était arrivé au vampire serbe, beaucoup moins saignant que d’ordinaire dans les deux premiers sets de son quart de finale.

Il s’était en effet tenu la cuisse en grimaçant de douleur, signe d’autant plus inquiétant qu’il était également apparu diminué physiquement la veille face au guerrier kangourou Hewitt. Sinon au bord de l’abandon. Pour évidemment se remettre à courir comme un lapin la minute d’après.

Eh bien nos experts tricolores en sont restés pour leurs frais, comme nous tous, Dracula ayant botté en touche sur la nature de ses ennuis. Et pour cause, ils sont imaginaires. Encore une fois le Serbe, paraissant porter le monde sur ses épaules, s’est amusé à nous refaire le coup de l’épuisement passager.

Une façon comme une autre, la moins glorieuse, de déstabiliser l’adversaire qui se met soudain à patauger. Il n’y a rien de plus coton que d’affronter un joueur blessé ou prétendu tel. En même temps, cela permet à Djokovic de cultiver son statut d'invincible. Du genre, même au fond du trou je suis capable de battre tout le monde. De quoi provoquer encore davantage l'admiration des spécialistes qui bavent déjà des ronds de chapeau devant un tel talent, et stimuler la frénésie des fans extatiques. 

Pas de doute, le 26 février prochain c’est à lui qu’on devrait remettre l’Oscar du meilleur acteur. Et non à Jean Dujardin et ou Georges Clooney. Enfin, je peux toujours espérer qu’à force de crier au loup pour des prunes, le grand simulateur se fasse manger. Et pour une fois rien ne me ferait plus plaisir que de voir Andy Murray dans le rôle du prédateur.   

Mais au cas où la belette écossaise se casserait les dents sur l'obstacle, la tâche reviendrait à Nadal ou Federer, qui s’affrontent pour la vingt-septième fois. Légende ou pitbull en finale? That is the big question. Si je me réfère à la stupéfiante facilité avec laquelle Rodgeur s’est offert Tomic et Del Potro, que j’imaginais pourtant capables de le gêner un poil aux entournures, la balle semble plutôt dans le camp du Suisse.
 
En même temps, je crains fort que le fichu complexe d’infériorité de Sa Grâce à l’égard du taureau de Manacor ne lui joue à nouveau un très vilain tour.

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23/01/2012

Melbourne: la pathétique inconsistance de l'armada bleue

amonfils.jpgQuand je vous répétais que la quantité ne faisait pas la qualité, je ne me doutais pas à quel point. C’est nettement pire que j'imaginais. Carrément l’hécatombe. Vingt-cinq joueurs français hommes et femmes confondus engagés à Melbourne et plus un rat au stade des quarts de finale. Peut-être bien du jamais vu.

Mais croyez-vous que les spécialistes tricolores de la raquette en conçoivent la moindre vergogne? En tout cas pas à l’antenne d’Eurosport. Frédéric Verdier ou Bertrand Millard peu importe c’est du pareil au même, continuait à se vanter sottement de cette France nantie du plus grand nombre de représentants à Melbourne.

Sous-entendant par là naturellement la vigueur extraordinaire du tamis hexagonal. Et pourtant je ne vous raconte pas l’amateurisme crasse de l’armada bleue dans cet Open d’Australie 2012. Particulièrement illustré par la pathétique inconsistance de Gaël Monfils. Ou par la redoutable inexistence de Richard Gasquet dont on exaltait pathétiquement "le tennis fabuleux et le revers merveîlleux" avant son match face à l’Ibère David Ferrer, la mobylette de Valence. 

Et que penser des propos d’Amélie Mauresmo à propos de Tsonga, tanné par le modeste Japonais Kei Nishikori, 26e à l’ATP? Je reste persuadée que Jo-Wilfried avait les armes pour l’emporter aujourd''hui affirmait-elle. Mais lesquelles? Un lance-pierres peut-être! Boxing Jo n’a pas encore l’étoffe d’un champion, analysait justement le Suédois Mats Wilander, évitant pour une fois de proférer une de ses grosses bêtises habituelles.

En revanche, bien que cela me coûte, je vais me fendre d’un petit mea culpa. Alors que je me plaignais de manquer de gloires nationales pour m'éclairer le quotidien, ce fut un feu d’artifice ce week-end. Non seulement la Suisse conserve son triple A, mais j’ai eu mon KKK. Pour Kings, pas pour Ku Klux Klan…

Entre Cuchebuehl le nouveau tsar de la Streif, Cologna, vainqueur impérial et plus favori que jamais pour remporter la Coupe du monde de ski de fond, ce n'est rien de dire que j'ai été comblée. Sans oublier Federer, qui a plongé les kangourous dans le désespoir en anesthésiant en souplesse Bernard Tomic, leur nouvelle idole. Pourvu que ça dure jusqu’en finale! Mais j’avoue ne pas pouvoir m’empêcher d’en douter. 

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