Google Analytics

21/04/2012

Décidément, ça vaut bien la peine d'être une légende!

federer.jpgJe viens de découvrir que Djokovic figure dans la liste des 100 personnalités les plus influentes du monde, dressée chaque année depuis neuf ans par le magazine Time. Mais où donc est passé Federer? Décidément cela vaut bien la peine d'être une légende!

Remarquez, ce n'est pas la seule raison pour laquelle il m’inquiète le gendre idéal. Non seulement il peine à tenir son rang, mais certains commencent à le prendre en grippe. A commencer par Nadal, qui ne cesse de le  tacler chaque fois qu’il en a l’occasion. Alors qu’il avait plutôt tendance à vanter ses mérites et son talent.

Et voilà que les sans-grade s’ysont mis à leur tour. Jouant les indignés de la raquette et se déclarant irrités par la répartition inégale des richesses générées par les tournois du Grand Chelem, ils réclament leur part du gâteau.

Menaçant sinon de boycotter l’édition 2012 de Roland Garros. Un ultimatum auquel personne ne croit vraiment. Reste que la fronde est menée par trois seconds couteaux, un Ukraininen et deux Russes et qu’ils en ont profité, figurez-vous, pour chercher noise au Bâlois, qui se trouve être le président du Conseil des joueurs.

Carrément un crime de lèse-majesté. Car ils ne sont pas tendres. En gros ils le trouvent bien gentil et propre sur lui. Mais contrairement à l’engagement dont il peut faire preuve sur un court, d’une mollesse crasse quand il s’agit de défendre ses petits camarades.

A les entendre, notre gloire nationale se contente de trôner du haut de sa grandeur, se gardant bien d’intervenir pour ne pas ternir son image de gentleman. Normal. Il ne va tout de même pas se battre comme un chiffonnier, le mythe!

En plus, il faut savoir que les prétendus oubliés du tennis sont infiniment mieux lotis que les laissés pour compte de la société, étant donné qu'un éliminé du premier tour d’un Grand Chelem touche la coquette somme de quelque 20.000 francs. Pour une prestation qui frise le plus souvent la désolation.  

Mais là n'est pas la question. Je vois surtout mal notre gloire nationale cracher dans la soupe, dans la mesure où fort de son imposant statut, il profite grassement de l’état de fait. Quand il n'en demande pas davantage, âpre au gain comme on le connaît.

Il n’est pas le seul, notez. Si les responsables de Roland Garros ont versé l'an dernier une enveloppe de 17,5 millions d’euros de dotations pour dégager un bénéfice net de plus de 47 millions, écart colossal qui exaspère donc les besogneux du circuit, les big four, en l’occurrence Federer, Nadal, Djokovic et Murray ont tranquillement raflé les 30% de la somme versée. Comme à Melbourne, Wimbledon et New York.

A une petite différence près. Tandis que Rodgeur se gaverait sans moufter, il paraît que le Serbe et l’Espagnol seraient montés au créneau pour plaider la cause des besogneux du circuit. Sans succès vu la réticence du Suisse à se mouiller. Mais cela n’est pas allé jusqu’à inciter Dracula et le pitbull à verser une partie de leurs mirobolants cachets aux pauvres du tamis!

18:27 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

13/04/2012

Le plan d'enfer de Riton pour mener les Bleus au sommet!

aaaaaaaaalconte.jpgDepuis que David a abattu Goliath et lui a coupé la tête avant de devenir roi, la répétition en live du récit biblique met toujours les gens en joie. Surtout en sport où tout le monde adore voir le petit mâter le gros.

Non je ne parle pas de Lucerne qui a fait plier Sion, privant ainsi les Valaisans de la possibilité de remporter une treizième Coupe de Suisse. Logiquement d’ailleurs, étant donné l’incapacité crasse, sinon pathétique, des ouailles de Christian Constantin à se remuer un tant soit peu les fesses. Sur leur propre pelouse de surcroît.

Je pense plutôt aux footeux normands amateurs de Quevilly, qui se sont offert le luxe de terrasser les Bretons du grand Rennes, évoluant en Ligue 1. Un exploit d’autant plus remarquable qu’il ne s’est produit que quinze fois en 80 ans.

Avec des rikikis venus à bout d’une équipe dix fois plus riche qu’eux, on y voit même une sorte de conte moral. C'est vrai ça. A quoi cela sert-il de rémunérer grassement des joueurs alors qu’ils y arrivent en étant payé des clopinettes ?

Du coup, les indomptables et incroyables Quévillais, qui affronteront en finale les Lyonnais au Stade de France dans deux semaines, ont été follement portés aux nues partout dans les médias pour l’écriture de cette glorieuse page de la Coupe de France. Avec reportages télévisés à la clé dans les rues et les bars euphoriques de cette commune de Seine-Maritime, forte de quelque 25.000 habitants.

Le tour de force inouï de Quevilly, c'est un peu comme si Henri Leconte (photo) devenait le prochain capitaine de Coupe Davis. Car il est candidat, Riton, comme il l’a annoncé dans son blog sur le site d’Eurosport.

La passion brûlant en lui depuis son succès dans l'épreuve en 1991, il pense avoir des chances d’emporter le morceau. Imaginant sérieusement être l’un de ceux qui porterait au mieux les valeurs si chères à l’équipe de France.

La preuve, il a un projet d’enfer pour mener les Bleus au sommet s’il était choisi. Visionnez un peu la chose: il veut ni plus ni moins rassembler les meilleurs joueurs et les préparer mentalement et physiquement à disputer quatre rencontres de mars à décembre…

Mais où donc va-t-il chercher des idées aussi originales et révolutionnaires ce brave  Henri? En tout cas une chose est sûre. Voilà un plan qui permettra aux futurs adversaires des Tricolores de dormir sur leurs deux oreilles...

23:52 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Le plan d'enfer de Riton pour mener les Bleus de la raquette au sommet!

aaaaaaaaalconte.jpgDepuis que David a abattu Goliath et lui a coupé la tête avant de devenir roi, la répétition en live du récit biblique met toujours les gens en joie. Surtout en sport où tout le monde adore voir le petit mâter le gros.

Non je ne parle pas de Lucerne qui a fait plier Sion, privant ainsi les Valaisans de la possibilité de remporter une treizième Coupe de Suisse. Logiquement d’ailleurs, étant donné l’incapacité crasse, sinon pathétique, des ouailles de Christian Constantin à se remuer un tant soit peu les fesses. Sur leur propre pelouse de surcroît.

Je pense plutôt aux footeux normands amateurs de Quevilly, qui se sont offert le luxe de terrasser les Bretons du grand Rennes, évoluant en Ligue 1. Un exploit d’autant plus remarquable qu’il ne s’est produit que quinze fois en 80 ans.

Avec des rikikis venus à bout d’une équipe dix fois plus riche qu’eux, on y voit même une sorte de conte moral. C'est vrai ça. A quoi cela sert-il de rémunérer grassement des joueurs alors qu’ils y arrivent en étant payé des clopinettes ?

Du coup les indomptables et incroyables Quévillais, qui affronteront en finale les Lyonnais au Stade de France dans deux semaines, ont été follement portés aux nues partout dans les médias pour l’écriture de cette glorieuse page de la Coupe de France. Avec reportages télévisés à la clé dans les rues et les bars euphoriques de cette commune de Seine-Maritime, forte de quelque 25.000 habitants.

Le tour de force inouï de Quevilly, c'est un peu comme si Henri Leconte (photo) devenait le prochain capitaine de Coupe Davis. Car il est candidat, Riton, comme il l’a annoncé dans son blog sur le site d’Eurosport.

La passion brûlant en lui depuis son succès dans l'épreuve en 1991, il pense avoir des chances d’emporter le morceau. Imaginant sérieusement être l’un de ceux qui porterait au mieux les valeurs si chères à l’équipe de France.

La preuve, il a un projet d’enfer pour mener les Bleus au sommet s’il était choisi. Visionnez un peu la chose: il veut ni plus ni moins rassembler les meilleurs joueurs et les préparer mentalement et physiquement à disputer quatre rencontres de mars à décembre!

Mais où donc va-t-il chercher des idées aussi originales et révolutionnaires ce brave Henri? En tout cas une chose est sûre. Voilà un plan qui permettra aux futurs adversaires des Tricolores de dormir sur leurs deux oreilles...

19:59 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

08/04/2012

John Isner, too big to play...

aaaaaaaisner.jpgAprès celle des Rouges, le géant Isner a précipité comme prévu la chute des Bleus en quarts de finale de la Coupe Davis sur le Rocher. Avec une fin en eau de boudin pour le malheureux Guy Forget, qui ne pensait pas livrer des adieux aussi misérables après quatorze ans plutôt fringants au service de l’équipe. 

Jeudi dernier pourtant, les spécialistes français de la raquette y croyaient vaguement encore, espérant voir Tsonga et Simon faire mieux face au colosse américain que Federer au tour précédent à Fribourg. Je ne parle à dessein pas de Wawrinka, dont un nain serait venu à bout en l’occurrence.

Bref. De Rodgeur, les experts tricolores s’étaient gaussés pour avoir cédé à la girafe yankee en quatre petits sets après avoir gagné le premier. Mais tout en étant à moitié rassurés concernant leurs poulains, ils n’en jouaient pas moins les matamores. Expliquant qu'ils avaient l’avantage de la terre et que si Big John s’était offert le maestro en février dernier, il s’était souvent trouvé en difficulté les années précédentes.

Décidément, les déductions de nos chers voisins m’époustoufleront toujours. Comme si le fait que l’escogriffe de Greensboro se soit planté dans un passé récent avait quelque chose à voir avec sa redoutable puissance de feu actuelle. Comme a pu s’en rendre compte le grognon Jo-Wilfried. Sonné quasiment d’entrée, le boxeur des courts

C’est dire si l’échalas du tamis, dont la légende helvétique un rien condescendante parlait comme d’un joueur au potentiel d’un Top 10 après Indian Wells, commence carrément à faire figure d’épouvantail. Surtout sur terre battue. De quoi flanquer les chocottes à Rafael Nadal, tenant du titre, une semaine avant le Masters 1000 de Monte-Carlo. Et avec son genou en délicatesse, je ne vous raconte pas la trouille du pitbull pour Roland Garros…

A part ça, je le trouve franchement trop grand, Isner. A mon avis ne devraient être autorisés à s’exhiber, raquette à la main, que les tennismen mesurant moins de deux mètres. D’autant qu’il y a plein de disciplines pour ceux qui atteignent ou dépassent cette stature. Le  basket, le volley, le saut en hauteur, la natation et j’en oublie.

Contrairement à ce que certains penseraient, je ne dis pas ça pour discriminer les asperges du tamis. Pour moi, il s’agit d’une simple question d’harmonie.  Sinon de justice. Car parfois les rencontres frisent le ridicule. C’en devient par exemple gênant, lors de la poignée de mains finale entre la perche Isner, 2 mètres 06, et le petit Belge Rochus qui lui arrive à peine à la taille avec ses 167 centimètres. Comment voulez-vous qu’il régate le pauvre? Là franchement, ce n’est plus du jeu. 

17:53 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it! |

30/03/2012

Le curling féminin pour oublier Federer

Et voilà, je vous le disais qu’il fallait attendre Miami. La flamme nouvellement déclarée par les spécialistes de la raquette à ce cher Rodaaaaaacurling.jpggeur n’a pas fait long feu. Pire, pour ceux qui le voyaient marcher sur l’eau après sa facile victoire à Indian Wells, c’était soudain devenu banalement chronique d’une noyade annoncée!

La défaite de la légende face à Andy Roddick en Floride fut pourtant aussi surprenante que vexante et frustrante. Non seulement le Suisse n’a jamais laissé que des miettes au Texan depuis des âges, mais ce dernier, lessivé avant de pénétrer sur le court après les intenses efforts fournis pour se payer le maestro, s’est misérablement répandu face au modeste Argentin Juan Monaco au tour suivant.

Bref, le désespoir total. Dont seuls pouvaient nous tirer, imaginais-je le moral brutalement descendu sous zéro, des sports chers à notre petite nation. Où ses ressortissants sont rois vu qu’ils sont les seuls à les pratiquer, comme le hornuss ou le lancer de la pierre d’Unspunnen.

Voire la lutte à la culotte dont va nous régaler la bourgade d’Estavayer-le-Lac en 2016. Mais l'dée de ces joutes pastorales lointaines, qui devraient attirer quelque 250.000 personnes avides d’admirer de solides campagnards se rouler dans la sciure, ne suffisait pas franchement à mettre du baume sur mon cœur meurtri par l’échec mortifiant du mythe du tamis.

Lorsque soudain jaillit miraculeusement l’éclair dans la brume. Le curling. Féminin de surcroît. Qui voyait notre quatuor de choc emmené par Mirjam Ott, cheffe de bande quadra déchaînée (photo), rafler la médaille d’or aux Mondiaux du Canada. Au nez et à la barbe de redoutables Vikings.

Extraordinaire exploit. Car il faut savoir que cette discipline dépasse de très loin le putzage acharné sur glace, n’en déplaise aux esprits moqueurs, depuis sa création par les Ecossais il y a cinq cents ans. Et elle est pratiquée par des sportifs pétris de  bonnes intentions, contrairement à certains voyous qui hantent les aires de jeux diverses et variées.  

La preuve. Un vrai curler ou une vraie curleuse va jusqu’à préférer une défaite à une victoire déloyale! Tous deux ne cherchent jamais à distraire leurs rivaux ou à les empêcher de donner le meilleur d’eux-mêmes. Aucun d’entre eux n'enfreint intentionnellement une règle, écrite ou non.

Mais surtout, au-delà d’une attitude morale irréprochable, d’un fair play à toute épreuve et d’un esprit de camaraderie béton, le curling fait également appel à la finesse, l’adresse, la concentration, le sens de la stratégie et l’intelligence. 

C’est vous dire si j’étais à cent lieues de penser qu’on pouvait trouver autant de qualités chez les Helvètes. Même chez les femmes. Raison pour laquelle je crains une grosse déception avec leurs collègues masculins, du coup très attendus dès samedi à Bâle…

20:22 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |

24/03/2012

Nadal le pitbull aime-t-il vraiment le tennis?

aaaaanadal.jpgJe vous le disais, suite à son ixième défaite contre Djokovic à Melbourne, Nadal me semblait s’être payé un sérieux détartrage des canines en redéboulant comme un pitbull à Indian Wells. Je le voyais même gagner le tournoi les doigts dans le nez tant il se montrait invincible. 

Jusqu’au passage de Federer, qui se prenait soudain pour l’Attila des courts, en se débarrassant du molosse en deux coups de cuillère à pot. Alors certes, l’Ibère vient d’écrabouiller le Colombien Giraldo au deuxième tour de Miami. mais Il n’empêche que je me pose des questions à son sujet. Je me demande même s’il aime vraiment le tennis.

La raison de ce doute, une interview révélatrice à Eurosport.fr, où le taureau de Manacor se montre non seulement blessé par un soupçon de fraude fiscale, mais surtout très irrité par les insinuations de dopage des Guignols de l’info. Ma potion magique, c’est du travail et des efforts, enrage-t-il. Et de lâcher tout à trac dans un élan de commisération peu commun envers sa petite personne: "Depuis que j’ai 7 ans, j’ai bossé des milliers d’heures chaque putain de jour!"

Chaque putain de jour depuis près de vingt ans. Et moi qui croyais ingénument que c’était une joie pour l’Espagnol de se lever tous les matins pour aller taquiner le tamis. Avouez que cela en dit long sur son calvaire quotidien. Pas étonnant que ce pauvre garçon soit à ce point obsessionnel et bourré de tics nerveux!

La guéguerre Hitzfeld–Constantin

A part ça, vous avez sans doute lu qu’Hitzfeld et Christian Constantin nous jouaient la guéguerre du crampon façon cour d’école par Matin interposé. Le premier accusant le second de déloyauté et le second taclant le premier, dénonçant le bilan calamiteux d’un coach  qui coûte horriblement cher et ne rapporte rien.

Ajoutant que les responsables du foot helvétique avaient fait une grossière erreur de casting en le maintenant à son poste après le Mondial sud-africain de 2010. En lui filant, ajouterais-je si je ne m’abuse, une rallonge côté pépettes, ce qui fait aujourd’hui de lui l’entraîneur national le mieux payé de la planète.

Franchement à se mordre jusqu’au sang. Raison pour laquelle, en dépit des innombrables défauts du bouillant boss valaisan, contre qui juste en passant la Swiss Football League vient d’ouvrir une procédure pour comportement insultant envers ses responsables, je ne peux m’empêcher de partager son point de vue sur le sélectionneur des Suisses.  

D’autant plus que je n’ai cessé, quasiment depuis son engagement, de m’insurger contre Gottmar le mollasson qui croit  impressionner le peuple avec ses faux airs de dragon prêt à cracher le feu. Alors qu’il n’a effectivement jamais proposé qu’un catastrophique rapport qualité-prix.

10:35 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Federer, ce phénix qui ne cesse de renaître...

federer.jpgAlors qu’après l’US Open il était à jeter aux oubliettes pour être pitoyablement passé à côté de tous les tournois du Grand Chelem pendant deux ans, ne voilà-t-il pas que ce bon vieux Federer donne à nouveau le tournis aux spécialistes, qui ne savent plus à quel saint se vouer avec son côté phénix renaissant sans cesse de ses cendres.

Du coup certains le voient se réinstaller sur le trône dans six mois. Notez que le principal intéressé n’en revient pas lui-même, se causant quasiment à la troisième personne pour se voter des félicitations.

A l’exception de deux couacs agaçants d’abord en Australie en janvier dernier, puis en Coupe Davis quelques semaines plus tard à Fribourg, il faut bien reconnaître que le génie a évolué sur un nuage ces six derniers mois. Mieux sur une autre planète. Celle de Djokovic, qui n’en est actuellement plus le roi. Même s’il reste le patron du circuit suite à sa marche triomphale de la saison dernière, le vampire de Belgrade éprouve en effet pour l’heure quelque peine à saigner impitoyablement ses victimes jusqu'au bout.    
 
Au contraire, notre gloire nationale qui fut malmenée par Dracula comme tout le monde, lévite sur le court. A 30 ans. Carrément une indécence à en croire les experts subjugués par son fantastique talent, et qui n’en peuvent plus  à l’idée qu’il a battu à plate couture la girafe américaine John Isner à Indian Wells, dans le désert californien.

Surtout que l’homme, 2m06 au garrot et que l’on dit en pleine croissance (non, pitié!), venait de s’offrir, l’air de rien avec son côté môme monté en graine, sa bouille de bébé et ses interminables gambettes maigrelettes, le scalp du numéro un mondial.

De quoi le prendre pour un bleu tout juste sorti de l’adolescence. Erreur, ce poupon géant va bientôt fêter ses 27 printemps. Juste en passant, à peine quatre de moins que Federer. Je comprends que cela agace prodigieusement le Suisse qu’on fasse une fixette pareille sur son âge canonique.

Mais chassez le naturel…  Cette flamme nouvellement déclarée au Guillaume Tell de la raquette ne va pas empêcher l’insoutenable inconstance des commentateurs sportifs, tous médias confondus. D’autant que Sa Grâce Rodgeur est passé maître dans l’art de provoquer chez eux de spectaculaires retournements de veste. Les éreintant à force de les obliger à jouer les girouettes à chaque tournoi, chaque match, chaque set, chaque jeu sinon chaque point. A vérifier dès ce soir à Miami.  

09:05 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | | Pin it! |

17/03/2012

Cuche et Feuz: rien ne sert de partir à point...


aaaaaahirscher.jpgLe foot n’étant donc pas notre truc, évidence douloureusement renforcée par la déculottée flanquée aux malheureux Bâlois par les impitoyables footeux du Bayern de Munich, carrément une mise en bière, je vous suggérais de plutôt regarder le ski et le tennis pour éviter le blues du téléspectateur.

Mais là encore il a fallu drôlement déchanter. Nos champions n’ont en effet rien trouvé de mieux que de revisiter La Fontaine en réinterprétant le célèbre fabuliste à l’envers. Cela donne quelque chose du genre: rien ne sert de partir à point, il faut continuer de courir.

A commencer bien sûr par Cuche. Démarré en trombe, il devait tout rafler avant de tirer sa révérence. Malheureusement, il a à nouveau tout perdu pour quelques misérables points.

Cela n’avait pas empêché les grands experts des neiges de nous rebattre les oreilles en nous racontant que l’homme avait l’occasion de devenir un mythe en remportant un cinquième globe de cristal en descente lors des finales de Schladming. Ce qui lui aurait permis d’égaler le record de la légende Franz Klammer.

Mais il a fallu que le Neuchâtelois tire sur le frein à main lors de ses deux ultimes apparitions dans les épreuves de vitesse. Terminant non seulement à une mortifiante dix-septième place en descente, mais se retrouvant relégué en troisième position dans la discipline, alors qu’il visait la tête.

Incurables, les commentateurs remettaient sottement la compresse, pariant à nouveau sur ce brave Didier pour l’obtention, cette fois, d’un globe de cristal dans le super-G. C’est ce nos hitchcockiens d'opérette appellent maintenir le suspense.

Caramba, encore raté. Sans surprise, du moins en ce qui me concerne. Reste à Didier Cuche l’honneur d’avoir été élu sportif, puis Suisse de l’année. Mais il paraît qu’il n’y a que les Alémaniques pour en baver des ronds de chapeau.

La flèche des Bugnenets hors du coup, seul le jeune Beat Feuz pouvait sauver la mise de la spatule helvétique, calamiteusement dépassée de surcroît par l'Italie au classement des nations. Mais patatras, à la seconde exacte où Sa Logorrhée Jaton, toujours à la pointe de l’actualité, clamait que le prodige n’avait pas dit son dernier mot, c'était la chute! Avec l'immédiate et pénible certitude de se voir coiffé au poteau par l’as des as autrichien en slalom, Marcel Hirscher (photo).

Ce qui fut fait là encore, sans que l’intéreressé laisse planer le moindre doute  dès le premier piquet de la première manche. Sauf évidemment chez nos inénarrables de la RTS, qui avouaient être passés par tous les états d’âme en cette journée décisive.

Comme d’habitude, il faudra compter sur le king du tamis pour les émotions fortes. Mais je ne vous cache pas mon inquiétude, même si Federer, à mon intense étonnement, a terrassé Del Potro en deux coups de cuillère à pot, s’offrant le plaisir de rencontrer Nadal en demi-finale. Une rencontre de tous les dangers. A en juger par son parcours, certes un rien perturbé par son match serré contre Nalbandian, il me semble que le pitbull s’est payé un sérieux détartrage des incisives!

14:32 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (9) | |  Facebook | | | | Pin it! |

10/03/2012

Une ambulance peut en cacher une autre!

aaahugh.jpgEh bien pour ne rien vous cacher, j’ai eu drôlement chaud pendant une semaine. Comme ce n’est pas mon genre de tirer sur des corbillards, j’en voyais un se rapprocher dangereusement, rempli de malheureux Servettiens condamnés à l’enfer par la sanction d'une juge impitoyable. 

Et puis le miracle se produisait, sous forme  d’un repreneur surprise. Apparemment certains n’avaient jamais douté du prodige.  Je lis par exemple que les grands clubs ne meurent jamais. Facile à dire après le sauvetage, certes momentané mais quand même, opéré par Hugh Quennec (photo) le ponte de la crosse du cru. 

Parce qu’entre Dominique Warluzel se délectant de jouer au fossoyeur du foot romand sinon hevétique et les erremengts de l’ex-boss Pishyar, c’était coton pour les Genevois de tenter de surnager. Un vrai cas d'ailleurs ce brave Magic, curieusement encensé par certains sur le plateau de  l’émission Infrarouge consacrée au crampon sous perfusion. Et dont tout le monde estime la gestion tellement excellente qu’il deviendra pas moins que président d’honneur des footeux si l’équipe est encore là dans un mois.

Franchement je me pince en rêvant sans y croire. Après tout ce que j’ai appris côté transfert foireux et autres joyeusetés genre Boulette neuchâteloise, on raconte maintenant  qu’il avait opposé une fin de non recevoir au géant Nike qui l’avait approché pour fringuer les Servettiens, et qu’il avait aussi écarté des partenaires pour apposer leur griffe sur les maillots.

Bref, d’ici à imaginer qu’il ourdissait un plan mystérieux et qu’il n’avait racheté le club que pour mieux le couler, il n’y avait qu’un pas! Certes on me rétorquera qu’il avait amené les Grenat en Super League. Mais comme personne ne l’ignore, la vengeance est un plat qui se mange froid...

Enfin bref. Une ambulance pouvant en cacher une autre, il a fallu que les Aigles de Mc Sornette, les ailes plus que jamais dégoulinantes de plomb se plantent misérablement en play out. Et finissent véritablement par devoir livrer la rencontre de la dernière chance. Mais comme toutes mes prédictions funestes se sont hélas réalisées jusqu’ici, je vais courageusement prétendre qu’ils vont finir par s’imposer dans la série. Sait-on jamais, ça risque demarcher. 

Deux mots encore sur Sa Grâce qui m’inquiète un brin dans ses visées de victoire à Indian Wells, premier Masters 1000 de l’année.  Parce que se faire battre juste avant par Roddick, même en match exhibition, ça craint. A part ça, à en juger par l’extraordinaire point remporté en imitant Nadal, je me dis que si  l’Américain avait singé  le pitbull plus souvent dans les matches qui comptent, il ne végèterait peut-être pas actuellement à la 31e place du classement!

13:26 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |

02/03/2012

Le foot, ce n'est décidément pas notre truc!

aaaafeuz.jpgPas de doute, on devrait se contenter du ski et du tennis. Là au moins on peut espérer légitimement avoir de quoi se réjouir l’âme. D’abord avec nos as de la spatule, dont le bouillant Beat Feuz qui vient, même si ça ne dure pas, de prendre la tête du classement général de la Coupe du monde.

Et ensuite avec notre Guillaume Tell de la raquette, qui nous a donné quelques aperçus de la précision apparemment retrouvée de ses tirs il y a deux semaines à Rotterdam, et il y a quelques heures en atteignant la finale à Dubai. Où, juste en passant, Djokovic s’est lamentablement écrasé face à Murray dans le dernier carré. Après seulement dix victoires en 2012, ce qui laisse vaguement augurer d’une baisse de régime assez réconfortante chez le Dracula serbe.

Il reste à espérer que la belette écossaise a laissé quelques poils dans l’aventure. Dans le cas contraire, on se satisfera de la performance relative de la légende. Ce sera toujours moins frustrant que le foot, décidément pas notre truc. 

Et pas seulement parce que les choses continuent à grenouiller fâcheusement dans le crampon romand, avec ces malheureux Servettiens au bord du précipice et risquant à chaque instant de rejoindre les Neuchâtelois au fond du trou.

Non je songe à cette équipe suisse dont on n’a pas à rougir, à en croire quelques spécialistes atteints de myopie aiguë. Car si certains nourrissaient quelques vagues regrets de ne pas voir nos footeux à l’Euro polono-ukrainien, leur prestation contre l’Argentine mercredi soir à Berne a dû balayer les derniers. Et pourtant leurs adversaires sont loin de d’être sorti les tripes pour les terrasser. Ils n’ont eu qu’à balancer leur lutin en forme de missile pour que tout explose.

Ce qui n’a rien d’étonnant lorsqu'en face, il n’y a que des pétards mouillés. Une simple preuve. Quand on a un Rodrigues, eux, ils ont un... Maxi Rodrigues. Sans parler de Shaqiri, qui est notre petit Messi. Déjà que ce cher Lionel n’est pas très grand, vous voyez un peu la taille du nôtre!

Sans aller jusqu’à ces douloureuses comparaisons, il suffisait d’entendre Michel Pont lors du dernier Sport dimanche à la télé pour avoir une idée très exacte de la façon dont les choses allaient se dérouler. Nous n’avons pas de numéro dix, pas d’attaquant et pas de tactique anti-Messi, déclarait-il accablé. Autrement posé, la messe était dite.

Certes, luttant courageusement contre le désespoir qui l’habitait, l’adjoint d’Ottmar Hitzfeld ajoutait, je résume: la tête tenant un rôle énorme dans le football, nous allons jouer pour gagner du meilleur pied possible... Pour conclure en substance, l’avenir est devant nous et nous allons tout tenter pour être au top en septembre.

Le problème, quand  les Suisses sont au sommet, c’est d’une montagne à vaches, pas franchement de l’Everest. Et à mon humble avis, cela risque d'être ric-rac, même pour affronter ce qui se fait de moins bien dans le genre sur la planète, histoire d’arracher une qualification en vue du Mondial brésilien de 2014.

Il faut s’inspirer du FC Bâle, observait encore Michel  Pont. Mais c’est toute l’équipe rhénane qu’il eût fallu mettre sur le terrain. Entraîneur compris. Car pour ce qui est d’aiguillonner ses ouailles, ce brave Gottmar se montre à peu près aussi dynamique que Severin Luthi, notre capitaine d’opérette de Coupe Davis!

19:56 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (19) | |  Facebook | | | | Pin it! |