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30/09/2012

Les mousquetaires de la raquette font léviter leurs compatriotes!

gasquetrichard[1].jpgAlors qu’ils marchaient sur l’eau en raison des incroyables et exceptionnelles performances de Marion Bartoli et Richard Gasquet, atteignant respectivement les quarts et les huitièmes de finale à l’Us Open… les spécialistes français de la raquette se sont carrément mis à léviter.
 
Et pour cause. Leurs compatriotes sont seuls au monde depuis huit jours. Bourreaux des courts, ils ont tout ravagé sur leur passage ou presque. Imaginez plutôt. Le dimanche 23 septembre, le valeureux Tsonga, tel Attila fondant sur l’Italie, aplatissait le malheureux transalpin Seppi à l’Open de Moselle en cinquante minutes, raflant dans la foulée son deuxième titre de la saison après Doha en janvier.  
 
Et pourtant, suite aux fanfaronnades du Manceau de Gingins certain de s’illustrer à Flushing Meadows où il avait finalement piteusement chuté au second tour, j’ai cru un instant qu’il ne succombe à nouveau au syndrome vaudois façon Wawrinka, face au Russe Davydenko dans le dernier carré. Eh bien j’en ai été pour mes frais. Sans compter que c’était loin d’en être terminé des mirifiques exploits tricolores.

En effet une semaine plus tard exactement, s'inspirant du glorieux exemple de leur leader, les autres intrépides mousquetaires Richard Gasquet et Gilles Simon survoltés par le climat asiatique, se retrouvaient à ferrailler l’un contre l’autre en finale du tournoi de Bangkok. assurant du coup une victoire bleue, en l'occurrence celle du Biterrois (photo). Tandis qu’un troisième, Julien Benneteau, défiait lui Juan Monaco au même niveau à Kuala Lumpur, après s’être débarrassé contre toute attente et en deux sets secs, de l’Espagnol David Ferrer. Waouh!

Certes le Bressan a malheureusement perdu, mais cela n’enlève rien au fait qu’un triplé tricolore à de tels sommets et de conserve, cela ne s’était pas vu depuis le 15 juillet 2007, Paul-Henri Mathieu s’imposant alors à Gstaad et Fabrice Santoro dominant Nicolas Mahut sur le gazon de Newport. 
 
Bon d’accord, vous me rétorquerez que rien n’a changé en cinq ans, vu qu’il s’agit de nouveau de petites épreuves de campagne à 250 points. Et qu’à part la mobylette de Valence au moteur défaillant pointant au 5e rang ATP, le mieux classé des deux tournois c’était le Serbe Janko Tipsarevic, 9e.
 
Mais pour tout vous dire, voir les experts hexagonaux rouler autant des mécaniques pour des plateaux aussi peu relevés ne me les rend que plus touchants…

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16/09/2012

Coupe Davis aux Pays-Bas: Wawrinka, connais pas!

276[1].jpgCela ne surprendra personne, les quelques coups de génie de Federer permettant d'assurer le maintien des Helvètes dans le groupe mondial de la Coupe Davis ont fourni l’occasion à Pierre-Alain Dupuis de s’extasier follement, nous gavant des "leçons de tennis données par le maître". En réalité la légende n'a non seulement fait que son boulot sans se défoncer outre mesure, mais a en plus failli perdre bêtement son service trois ou quatre fois.

Figurez-vous qu’il y a cependant pire à l’antenne que la perruche. Cela semble inimaginable, eh bien non. La chose, franchement surréaliste et on l’espère rarissime, s’est passée lors de la cinquième rencontre en deux sets gagnants et comptant pour beurre entre les Suisses déjà promus et les Néerlandais relégués.

Cet événement farfelu en raconte long sur la célébrité du pauvre Wawrinka, qui a pourtant marqué un point précieux pour la Suisse vendredi aux Pays-Bas. Car Wawrinka, connais pas. Du moins à en juger par ce commentateur complètement ahuri parachuté sur le site de la Coupe Davis, qui a mis seize jeux à réaliser que ce n’était pas le Vaudois sur le court en train de perdre les deux dernières manches du week-end, mais… Chiudinelli (photo). Un inconnu encore plus illustre pour lui hélas!

Imperturbable, le spécialiste du tamis s’est donc obstiné à l'appeler "Wawrinka". Fustigeant sévèrement dans la foulée ses coupables maladresses, son incapacité crasse à maîtriser son adversaire, à convertir ses balles de break, avant de l’excuser magnanimement, trouvant somme toute logique son manque flagrant de motivation dans la mesure où son pays était qualifié…

Et cela en dépit de gros plans sur la bobine de Chiudinelli, sur celle du vrai Wawrinka resté dans les tribunes pour soutenir son pote, ou des frénétiques "let’s go Marco" lancés par les fans. Dans le même temps, notre expert déjanté couvrait d’éloges son rival hollandais Thiemo de Bakker, 159e à l’ATP, louant à l'envi l’immense talent de ce joueur qui s'offrait le luxe de se payer avec panache le scalp du 17e mondial. Relevant même, avec une certaine incrédulité vu l'état comateux du pseudo Stan, que ce dernier avait figuré dans le top 10! J'hallucinais.

Manifestement, on a signalé l'incident au malheureux juste avant la fin de cet ersatz de match. En effet on n’a soudain plus entendu parler de Wawrinka. De Chiuduinelli non plus d’ailleurs, devenu "The Swiss" ou simplement "Switzerland". A l’évidence, notre super connaisseur de la raquette mort de honte n’a pas souhaité rectifier son erreur grossière. Il n’empêche qu'il a dû vivre un grand moment de solitude... 

PS.- Funérailles, me voici à nouveau privée de Servette. Comment diable voulez-vous que je me remette à tirer sur une ambulance grenat déjà à ce point criblée de balles. C'est vraiment le cas de dire qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même... 

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15/09/2012

Coupe Davis: ridicules, les Fedrinka font tapisserie en double

1612e7a94f2fba969746ed480fab86da_230x110[1].jpg"Nous assistons à quelque chose d’assez étonnant", s’époumonait ingénument Pierre-Alain Dupuis qui, quelle que soit la situation, trouve toujours moyen de se montrer surpris par une contre-performance suisse. A l’instar de celle du double dans le match de barrage de Coupe Davis contre les Néerlandais à Amsterdam.

Déjà la veille, il se déclarait carrément confondu par l’impossibilité intermittente de Wawrinka de trouver (très fier de sa formule il n'a cessé de l'utiliser) une solution entre l’attente et l’attaque. "C’est drôle le tennis. Il avait une balle de double break et il perd six jeux de suite…"  s’estomaquait-il à l’antenne. On se pince à l'idée qu'il n'a pas remarqué, depuis le temps, que c’est juste du Vaudois pur sucre!

Bref, plus mauvais et grotesques que les Fedrinka, qui ont ridiculement fait tapisserie sur l’ocre de la Westergasfabriek, c’est difficile. Pas un pour racheter l’autre de surcroît, en dépit des efforts de la perruche éberluée par leur inconsistance crasse, pour nous laisser croire par ailleurs au miracle. Du coup voilà Sa Grâce légendaire contrainte d’étaler sa science dimanche, pour permettre à son pays de l’emporter en trois points et de rester ainsi dans le groupe mondial.

Ce que le maestro est donc censé réussir les doigts dans le nez. Quoique. Alors qu’avant d’être jouée la rencontre était dans la poche, celle-ci avait, comme souvent avec nos sportifs, un gros trou qui laissait les balles filer au travers. Autrement dit, vu la façon dont ils sont brouillés avec les formalités on peut légitimement craindre le pire
 
Surtout face à un Robin Haase survolté par la folle ambiance du cru et qui va se défoncer à mort pour tenir tête à un Federer peu rassurant après son pitoyable quart de finale contre Berdych à l’US Open. Où il nous a quand même refait sans vergogne le coup des JO face à Murray. Encore plus mou, apathique et amorphe si possible, sauf qu'il n'avait pas l’excuse du gars vidé pour cause de dramatique usure émotionnelle.

A moins que nos deux rigolos se soient en l’occurrence complètement fichus de ce double. Mais ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas ça qu’ils doivent en dégoûter les téléspectateurs!

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27/08/2012

Servette: le syndrome PSG!

Il y a longtemps que je ne vous avais pas parlé des Grenat. Et pour cause, je rechigne toujours à tirer sur les ambulances, comme vous le savez. Mais là, décidément, les choses s’imposent. Ne serait-ce, sait-on jamais, que pour tenter de sortir de la nasse ces malheureux Genevois englués jusqu’au cou. 

Ce n’était pourtant plus du tout prévu au programme, après un début des plus catastrophiques. Du moins si je me réfère à la phrase choc de leur entraîneur Joao Alves que la modestie n’étouffe pas. .. En effet, il y a deux semaines, je lisais dans les colonnes de mon quotidien préféré: "Dimanche, nous allons voir le vrai Servette. Il aura fallu attendre la sixième journée pour cela. Mais nous avons récupéré nos blessés et nous allons au-delà d’une très belle saison… "

Mais funérailles,  les pauvres restent aussi nuls qu’avant, sinon davantage.  Ce qui me pousse à dire que dans le fond ce brave coach, sans le savoir, ne s’est pas tellement trompé. Nous avons réellement vu le vrai Servette…

Toutes proportions gardées, cela  me fait penser au "galactique" PSG , que l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic, vraie star mondiale du foot, devait transformer en club de premier plan sur la scène européenne. Sans parler du Brésilien Tiago Silva, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs centraux de la planète.

Bref le club parisien avait désormais les moyens de ses ambitions et pouvait partir à la conquête  du monde. Alors qu’auparavant il était encore la cible de moqueries en France après ses échecs à attirer par exemple le sexy David Beckham.

Une crédibilité d’autant plus accrue que le géant suédois avait clamé haut et fort que Paris c’était l’avenir, l’équipe du futur. Et de ce futur il voulait en être. En d’autres termes, il était venu pour gagner, pas pour autre chose. Omettant de préciser, vu sa prestation pitoyable et celle de ses potes lors de leurs trois premiers matches, que c’était en effet bien pour gagner qu’il avait débarqué dans la ville lumière. Mais avant tout un paquet d’euros…

Comme quoi, il est toujours dangereusement  prématuré de vendre la peau de l’ours. Raison pour laquelle je suis un brin inquiète, et c’est un euphémisme, en entendant partout chanter les louanges de Federer. Tout près, selon les fans, d’avoir déjà gagné son sixième Flushing Meadow.

La légende elle-même ne semble pas en douter:  "Il va falloir que me adversaires fassent quelque chose de spécial pour me battre. L’an dernier je sentais parfois  que les matches n’étaient pas  toujours à portée de ma raquette. Mais en ce moment, si je joue bien, je peux décider du sort d’un match".

Encore un qui ne se mouche pas du coude. Et franchement ça me flanque la trouille!

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06/08/2012

Jeux Olympiques: c'était simplement l'heure du rosbif...

Plus agaçants que jamais, les commentateurs de la RTS ne cessaient de vendre la peau de l’ours. Ce qui me suffisait pour imaginer que la chose ne se ferait pas. Sans compter, je vous l'ai répété, que le revers menaçait la légende depuis le début du tournoi, avec son premier tour plus que laborieux face au pâle Colombien Falla. Lequel a failli renvoyer le Bâlois illico presto à ses études.

Par la suite, à l'exception de son match contre Benneteau blessé, le malheureux Rodgeur n'a cessé de friser le code. Et à force, a logiquement fini par se faire amender. Bref, je ne suis pas spécialement surprise par sa défaite contre l’Ecossais Murray. Je pensais même qu’elle se produirait sur ce même court central de Wimbledon en juillet dernier. Aussi, pour ne rien vous cacher, trouvè-je la septième victoire du king et son dix-septième Grand Chelem de loin plus importants qu’une médaille d’or.

En résumé, c’était simplement l’heure du rosbif! Et puis il faut se rendre à l’évidence, Federer n’est qu’un homme. Constamment rattrapé par ses émotions de surcroît. Comme il l’a relevé, il avait déjà les larmes aux yeux après son match contre Isner et elles ont carrément coulé après son marathon contre Del Potro. Le laissant du coup nerveusement vidé.

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaserena.jpgRien à voir, côté raquette aux JO,  avec les nerfs d'acier de la panthère Serena Williams, chassant elle aussi sa première médaille d’or en simple. Et qui, après l’avoir remportée les doigts dans le nez en atomisant la belle Maria Sharapova, s'est encore défoncée pour glaner une troisième fois celle du double avec Vénus. Le cas de dire qu'elle se pose un peu là, la cadette des soeurettes.   

Petite consolation, le médaillé d'argent reste numéro un mondial, tandis que Djokovic perd quelques plumes au clasement. Et surtout, le vampire de Belgrade se retrouve chocolat. C’est déjà ça...

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03/08/2012

JO: Federer, Suisse mais heureusement pas trop!

Tennis-JO-2012-Federer-en-demi-finale_reference[1].jpgEnfin une médaille helvétique avec la légende en finale. Une lutte homérique de 4h 26, le match le plus long de lère open en deux sets gagnants, contre l'asperge argentine Del Potro. Du coup, je vous avoue mes grandes craintes à l'idée que ce brave Rodgeur refuse désormais d'être Suisse, pour ne pas être assimilé aux performances si misérables de ses concitoyens à Londres!

Mais nonobstant son immense talent, ses dix-sept grands chelems, sa couronne retrouvée et, dans la foulée, son record de semaines à la première place assuré depuis sa septième victoire à Wimbledon en juillet dernier, Federer demeure bien helvétique. Pas trop quand même heureusement, mais à me demander une ixième fois comment diable il a pu arriver à son niveau extraordinaire avec un tel handicap. 

Alors qu’il avait tout pour se retrouver face à Djokovic ou Murray grâce au service pris à Del Potro à 9-10 dans la dernière manche, le phénix a en effet failli bêtement foirer l'affaire, réussissant l'exploit de nous offrir un jeu catastrophique, prouesse dont seuls lui et ses compatriotes sont capables dans des circonstances aussi favorables.

Le danger miraculeusement écarté en dépit d'une avalanche de fautes directes, il n’y a plus maintenant qu’à prier pour que le king s’impose face à la belette écossaise ou au vampire de Belgrade, nous évitant ainsi d’horripilantes manifestations de nationalisme british. Ou serbe, ce qui serait nettement pire, dans la mesure où Dracula ne raflerait pas seulement l'or olympique, mais devrait également retrouver sa place de numéro un mondial. J’en ai des frissons rien que d’y penser.

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01/08/2012

Jeux Olympiques les Suisses se concentrent sur... Rio!

Les fanfaronnades des commentateurs depuis lundi soir sur la RTS, je ne vous raconte pas. Follement excités à l’idée d’une triomphale journée nationale, offrant autant de possibilités de médailles que de compétitions dans lesquelles vingt-deux de nos compatriotes étaient engagés ce mardi 1er août, ils avaient la tête qui tournait. Une journée incroyable, folle, où nos forçats de l’antenne n’étaient pas certains de pouvoir nous montrer l'entier des exploits helvétiques, tant ils devraient sauter d’un sport à l’autre. 

Mais ils ont été les seuls à suer dans ce redoutable gymkhana télévisé. Côté sportif, ils n’ont pas dû trop se fatiguer nos athlètes, de plus en plus destinés à quitter ces Jeux Olympiques sans la moindre médaille à se mettre sous la dent. Même en chocolat.

Car funérailles, ce fut la déroute. Une avalanche de défaites. Je parle évidemment de celle, pitoyable, de Federer et de Wawrinka en double,  de celles, plus qu’attendues, du malheureux Cancellara et de nos footeux foireux qui ont clos ces heures horribilis. Mais aussi de toutes les autres. A commencer par l’escrime, où une breloque était quasiment acquise avec  le numéro 2 mondial, le tueur (de mouches???) Fabian Kauter. Pour continuer avec le judo, où Juliane Robra qui devait nous servir de fil rouge au cours de l’après-midi, avec le kayak où Mike Kurt, promis à une gloire certaine, trouvait moyen de casser sa pagaie.

Et c’était loin d’être terminé puisqu’en aviron, il a fallu patienter des plombes pour apercevoir le bateau helvétique rallier la fin du parcours. Pendant ce temps, le meilleur archer du pays, le Valaisan Alex Mueller se laissait transpercer par un Coréen du Sud. Logique. Ce dernier ne devait pas avoir les Suisses à la bonne après le tweet raciste et imbécile de Morganella.

Du coup, baissant le ton et les yeux, un des inénarrables de la télé lâchait cette phrase: ça n’a pas très bien commencé on va être sincère avec vous… Finalement on a eu un champion. Celui de l’euphémisme. Mais en l’occurrence, ce devait  être de l’humour anglais. A l’image des spécialistes affirmant que maintenant il allait falloir analyser tout ça, avant de repartir de l’avant en espérant que ça passe à… Rio ! 

A se demander ce qu’il y a à analyser, à part la tragique impuissance de nos malheureux représentants contraints à la figuration. Très franchement, contrairement au baron de Coubertin, je trouve qu’il y a vraiment des jours où il vaudrait mieux ne pas participer.

Jusqu’à Roger Federer qui outre sa lamentable prestaion aux côtés du Vaudois, n’a pas franchement rassuré en simple depuis l’entame du tournoi. Y compris face au Français Benneteau, n’en déplaise à nos experts. Parce qu’il n’y a pas de quoi se gargariser de cette victoire contre un paralytique… A jouer de la sorte, je vois mal la légende tenir tête à Djokovic en finale. Pour autant qu’il arrive jusque là!

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29/07/2012

Les JO: une soupe suisse à la grimace

Après les gags d’une drôlerie presque aussi irrésistibles que ceux de Mister Bean dont nous ont gratifiés les désopilants Massimo Lorenzi et Pascal Droz gais comme des pinsons lors la cérémonie d’ouverture des Jeux, cette pauvre Helvétie fait drôlement la grimace.

C’est qu’elle est plutôt mal partie pour espérer glaner le minimum des six médailles prévues. Même si les commentateurs de la RTS, l’espoir chevillé au corps, ne cessent de nous promettre le miracle à chaque compétition. Hélas, leur prestation se termine généralement par un triste et inévitable "c’est vraiment dommage" face aux bourdes de nos plus grands porteurs d’espoir.

A l’image de Fabian Cancellara à terre, de la gymnaste Giulia Steingruber sur les fesses, du judoka Chammartin au tatami de la badmingtonnienne Sabrina Jaquet à côté de son volant ou des tireurs, indignes fils de Tell, s'obstinant à manquer la cible.

Sans parler du nageur Dominik Meichtry et de Stanislas Wawrinka, qui n’a donc pas pu créer la surprise face à Andy Murray, comme le relevait ingénument Pascal Droz. Quand je pense que lui et ses collègues, dont évidemment la perruche Pierre-Alain Dupuis, nous serinaient depuis le tirage au sort qu’il valait mieux pour le Vaudois rencontrer la belette écossaise au début qu’en cours de tournoi!

Et on n’a pas fini de manger notre pain noir dans le domaine. Je veux parler de ce brave Federer. En voyant le grandissime favori balbutier  laborieusement son tennis contre le second couteau colombien Alejandro Falla, je vous avoue que j’ai un mal fou à l’imaginer remporter le tournoi.

J’ai plutôt la désagréable impression que la légende va se planter méchamment au deuxième tour contre sa bête noire Julien Benneteau,  D’autant que contre le Français toujours prêt à lui sauter à la gorge, le Bâlois a la détestable habitude de commencer en mode diesel. Il faudra que Séverin Lüthi lui rappelle qu’aux JO, à part la finale,  les matches se jouent en deux sets gagnants……

Enfin vous m direz qu’il nous reste nos as du volley-ball, notre spécialiste de canoë-kayajk Mike Kurt, ou le quatre poids léger en aviron pour éventuellement nous consoler. De quoi se dire que pour les Suisses, il vaut mieux pratiquer des sports de plage pour éviter de se noyer

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22/07/2012

Wawrinka, le Jean-Claude Dusse du circuit!

images[1].jpgAprès m’être absentée quelques jours, me voici de retour pour constater que rien ne change hélas du côté de Stanislas Wawrinka. Sinon en pire à en juger par le tournoi de Gstaad. Les organisateurs doivent se mordre furieusement les doigts d’avoir eu l’imprudence de signer avec lui un contrat qui court jusqu’en 2016.

Quatre éditions encore à manger du pain noir en voyant le malheureux Vaudois se laisser bouffer par tout le monde. Le pauvre passe de plus en plus pour le Jean-Claude Dusse du circuit. A l'image du héros des Bronzés, le Vaudois a des ouvertures… mais n’arrive décidément pas à conclure.

Il l’a logiquement prouvé en se laissant piteusement éliminer dès son apparition sur l’ocre de l’Oberland bernois. Alors que quelques ahuris en avaient fait le favori. Tel le commentateur de choc de la RTS, Jean-Marc Rossier. Ce qui n’a rien d’étonnant dans la mesure où il annonce régulièrement le contraire de ce qui va se passer!

Bref, je me dis qu’on va avoir du mal à survivre sportivement lorsque la légende aura raccroché sa raquette. Impossible donc de ne pas revenir, même tardivement, sur le fabuleux septième sacre de ce brave Rodgeur à Wimbledon.

D’autant que depuis lundi dernier, la légende aux désormais 17 Grands Chelems se révèle un peu plus légendaire après avoir ajouté un record à son impressionnant palmarès. Battant donc celui de Sampras en ayant passé sa 287e semaine sur le trône. Et devenant accessoirement, à 31 ans, le numéro un le plus âgé de l’histoire derrière André Agassi

De quoi en baver des ronds de chapeau, à commencer par moi qui ai irrévérencieusement osé traiter notre gloire nationale de mythe un poil mité. Mais tandis que je resongeais à cette prouesse hors du commun, je regardais la retransmission de la seizième étape du Tour de France. Où le Français Thomas Voeckler s'est imposé une seconde fois dans cette édition 2012. Jetant du coup à genoux ses compatriotes submergés d’un bonheur ineffable.

Constatant l’extase inouïe dans laquelle cette performance dans le fond relativement banale mettait le commentateur et son consultant, un flash, fulgurant, m’a traversé le cerveau. J’ai imaginé une seconde le cauchemar permanent dans lequel la planète entière serait plongée depuis une dizaine d’années si Federer avait vu le jour dans l’Hexagone. 

Surtout en pensant à la prétention démente dont aurait en l’occurrence fait preuve l’as des as, à en juger par celle de champions tricolores d’opérette du côté du ballon rond. Cela posé, j’admets que la modestie excessive du King s’avère un brin agaçante. "Moi, je voulais juste me faire plaisir", a-t-il notamment déclaré, allant jusqu’à refuser de se considérer comme le meilleur de tous les temps. Un joueur parmi d’autres en quelque sorte.

Mon œil! Plutôt paradoxal en effet de la part de ce redoutable chasseur de primes qui, à l’interview, se mue parfois en Delon du tamis, parlant quasiment de lui à la troisième personne et n’en revenant pas de son jeu "absolument incroyable" lors de chaque victoire ou presque. Alors faudrait quand même pas trop pousser…

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24/06/2012

Eurofoot: et la montagne française accoucha d'une souris

O rage, ô désespoir, ô équipe ennemie,
N’avons-nous tant vibré que pour cette infamie?
Mais pourquoi donc nous entraîner dans ce merdier
Pour voir en un seul match flétrir tant de lauriers?
Ces Bleus qu’avec respect toute l’Espagne admirait
Ces Bleus que jusqu’ici l’armada redoutait
Par des conflits internes se sont laissé miner
Leur ego l’emportant sur l’envie de gagner
O cruel souvenir de notre gloire passée
Œuvre de tant de jours en un soir effacée...

J’exagère à peine. Pendant une bonne heure vendredi sur M6, on a ainsi eu droit au Cid revisité, après la pitoyable performance des Français contre les Espagnols, par tous ces experts déçus voire carrément prostrés face à la montagne ayant accouché d’une souris. Tant ils avaient encore, jusqu’au coup d’envoi, les yeux de Chimène pour leurs compatriotes qu'ils sentaient, en dépit du contexte explosif, capables d’aller plus loin.   

Mais je vous avais avertis, les Tricolores sont passés maîtres dans l’art de nous procurer des sensations inédites. Toujours capables d’un exploit, ils ont donc réussi, avec l’aide complaisante d’Ibères loin d'être ombrageux, à livrer le match le plus soporifique, stérile, inefficace, improductif, en résumé le plus nul et surtout le plus moche du championnat jusqu’ici. 

Sans oublier, ajoutant la bêtise à l'incompétence, de se  vautrer dans l’autosatisfaction. On a bien joué, on est content, on a fait un bel Euro, on a tout donné sur le terrain, il ne nous manquait pas grand-chose, on était meilleur qu’eux… Certes on aurait pu prendre davantage de risques, nous montrer plus percutants. En même temps, on est tombé sur la plus forte équipe du monde et on n’a rien à se reprocher.
 
Bref, nos zozos partent en vacances avec le sentiment du devoir accompli et du contrat rempli. Des propos qui laissaient les spécialistes tellement babas qu’ils s’en étranglaient de fureur et de frustration, rappelant que les Français n’avaient marqué que quatre points en quatre matches. Impensable avec notamment une star comme Karim Benzéma. Le cas dire qu’on a les vedettes qu’on peut…

Le plus curieux pourtant dans cette histoire, c’est le crédit quasi illimité dont bénéficie Laurent Blanc, qui ressort immaculé du minable parcours de ses footeux qui s’en foutent. A l'image du petit Nasri, qui s'est à nouveau illustré dans l'insulte. Comme l’animateur tentait vainement de le rappeler, qu’est-ce que le malheureux Domenech avait pris en raison de l’attitude finalement pas tellement différente de ses ouailles au Mondial sud-africain!

Parce que dans le fond, on n’est pas très loin de la mutinerie de Knysna. Sauf qu’en l’occurrence, les Bleus de Blanc ont décidé de quitter le quart...

PS.- Il me reste à espérer que Federer ne jouera pas au Frenchie de base à Wimbledon. Je nourris en effet les pires inquiétudes avec tous ces connaisseurs qui bâtissent des plans sur la comète, nous racontant que la légende va redevenir numéro un mondial. Impossible à imaginer après l'avoir regardé se liquéfier à Halle contre le très modeste Tommy Haas.

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