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28/10/2012

Après Wawrinka, Federer fait aussi sa boulette à Bâle

473699_l-argentin-juan-martin-del-potro-apres-sa-victoire-contre-roger-federer-en-finale-du-tournoi-de-bale-le-28-octobre-2012-a-bale[1].jpgJe me demande si Federer, se déclarant excité comme une puce à l’idée de retrouver Del Potro en finale des Swiss Indoors, l’était autant après sa défaite… Reste que ça me mine un chouïa le moral, quand je pense que Djokovic n’avait qu’à attendre dans son fauteuil que Rodgeur se plante pour lui faciliter encore davantage l’accession à ce trône qu’il va impitoyablement piquer au phénix après Bercy, voire d’ailleurs officieusement pendant.

Cela dit, il faut bien reconnaître que la boulette du king à Bâle était aussi attendue que celle de Wawrinka. Toutes proportions gardées évidemment, Rodgeur étant quand même très au-dessus de Stan la lose.

En cause des performances rhénanes très moyennes. Je veux parler de son premier set contre Becker, de sa victoire in extremis en trois sets contre Bellucci et de celle, peu convaincante, contre Mathieu. Il était donc illusoire de nourrir de gros espoirs de voir Rodgeur ajouter un nouveau chapitre à sa légende. Surtout face à un Del Potro qui, lui, avait au contraire enclenché la surmultipliée dès son entrée dans le tournoi.  

Et cela n’a pas changé face au maestro dont il s’est emparé de la baguette tambour battant pour diriger sa propre partition. Il n’y avait que le folklorique tandem Dupuis-Rosset, toujours aussi diarrhéique dans l’analyse lancinante des prestations de chaque joueur, pour en douter. 

C’est ainsi que mettant une grosse pièce sur le Suisse au troisième set, le grand blond nous racontait à l’envi que si Del Potro voulait atteindre le niveau des Federer, Djokovic, Nadal ou Murray, il fallait qu’il améliore considérablement son jeu de défense, ses petits pas, ses déplacements vers l'avant, ses volées au filet et j’en oublie...

De son côté la perruche trépignait, ne cessant de nous répéter qu’il y avait un coup à jouer pour Sa Grâce à chaque point laborieusement grappillé sur le service de l’Argentin. Lequel ne s’obstinait pas moins à l’en empêcher, tissant sa toile avec autant de talent que de patience et de ténacité. D'où le résultat déprimant que l’on sait, la mouche helvétique se laissant inéluctablement prendre au piège.

Il y a néanmoins des remarques qui me font abonder dans le sens de nos commentateurs fous. Quand ils nous affirment par exemple que Federer et Del Potro sont de grands champions qui n’ont pas la grosse tête, alors que des seconds couteaux se la jouent super star. Dans leur domaine, ils savent de quoi ils causent nos rigolos…

L’autre point sur lequel je suis complètement d’accord avec l’ex-tennisman genevois, c’est quand il nous avoue ne pas trop entretenir sa condition physique. Il suffisait en effet de l’entendre souffler comme un phoque dans le micro lorsqu’il consentait à se taire pour s’en convaincre… 

PS.-Sans surprise, Serena  Williams a balayé Maria Sharapova en finale des Masters féminins d’Istanbul. Il faut dire qu’affronter une joueuse qui cumule tous les meilleurs coups de ses rivales les plus douées, sans oublier une impérieuse rage de vaincre, ce n’est pas de la tarte. De quoi en remontrer aux cadors masculins!

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23/10/2012

Wawrinka à Bâle: chronique d'une boulette annoncée

Des trois Helvètes en lice ces deux premiers jours aux Swiss Indoors de Bâle, le seul qui n’ait pas passé la rampe, c’est …  Wawrinka. Rien de surprenant tant c’était chronique d’une défaite annoncée contre Davydenko. L’ennui, c’est qu’il a fallu subir les commentaires du bassinant duo Dupuis-Rosset, plus infernal que jamais. 

Les choses ont commencé avec le fait qu’on ne savait pas très bien où en était le Russe, poussant notre avisé tandem à miser avec une quasi certitude sur une grosse fatigue dans la mesure où il avait jeté l’éponge dans ses derniers tournois.

Et ce n’est rien de dire qu’ils furent confortés dans leur savante analyse de la condition physique du Poutine des courts après les deux premiers jeux miraculeusement remportés par le Vaudois. Ce fut hélas l'unique moment propre à espérer un éventuel succès du pauvre Stanislas, non seulement rattrapé illico, mais allègrement dépassé pour être par la suite constamment à la remorque du fougueux Slave qui l’a impitoyablememt achevé en deux tie-breaks dévastateurs.

La paire dantesque en étant pour ses frais concernant une très aléatoire baisse de régime du redoutable Nikolay, dont elle ne manquait pas de moquer à l’occasion les piètres amorties ou autres volées laborieuses, elle s’est alors jetée sur son palmarès à chaque coup gagnant. Rappelant les 21 titres récoltés dont trois en Master Series par ce tennisman d’exception. Sans oublier sa victoire et son statut de finaliste en Coupe Davis.

Et c’est ainsi qu’après avoir abandonné définitivement leurs illusions de voir un autre visage de Wawrinka, ingénument qualifié de trop gourmand alors qu’il jouait simplement comme un pied, les comiques de la télé ravalaient courageusement leur chagrin en affirmant qu’il n’y avait en somme rien d’humiliant pour leur poulain à perdre contre celui qui fut quand même troisième mondial. En 2006, vous imaginez le danger…

Remarquez, je me demande encore pourquoi je m’étonne de telles sornettes, après avoir entendu la veille la perruche se pamer parce que Federer, mené 2-3 pour cause de break, s’est retrouvé tout soudain à 4-3 face à l’Allemand Becker. Fabuleuse remontée de la légende contre le 83e du classement, non ?

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08/10/2012

Qui a peur de Lindsey Vonn?

La-skieuse-Lindsey-Vonn-veut-se-mesurer-aux-hommes_mode_une[1].jpgLes media en ont évidemment fait des gorges chaudes. Lindsey Vonn, la championne olympique et du monde la plus glamour de la spatule, trouve difficilement une adversaire à sa hauteur. S’ennuyant ferme sur le circuit, désireuse de repousser ses limites et de se se payer un bon coup de pub, elle clame son envie dévorante de se mesurer aux hommes.

La célèbre skieuse a donc demandé à la Fédération internationale de lui accorder le droit de les défier le 24 novembre prochain à Lake Louise, au Canada. Arguant de la logique de la chose dans la mesure où elle détient le record féminin de points remportés en une seule saison, soit 20 de moins seulement que l’ogre autrichien des pistes, le fameux Herminator.

Voilà qui sème une certaine panique dans le landerneau et donne des cheveux blancs au directeur de la Coupe du monde féminine, le Norvégien Atle Skaardal. Non seulement, le jour de l’épreuve masculine, Lindsey doit courir avec ses consoeurs à Aspen dans le Colorado, mais le week-end suivant les dames s’affronteront justement à Lake Louise sur la même piste que les mâles, dans une descente et un super-G.

Or si l’Américaine s’aligne chez les hommes, elle aurait un énorme avantage quelques jours plus tard sur ses rivales. Moralité faut voir ce que dit le règlement et aucune décision ne sera prise avant novembre. Pourtant la solution semble simple. Si Lindsey veut lutter avec les mâles, soit elle renonce à combattre avec ses semblables une semaine après, soit pour le moins dispute pas d’entraînement.

M’est donc avis que ces tergiversations tiennent surtout au fait que ces messieurs ont bêtement les chocottes d'une déculottée. Il faut dire que chat échaudé… En 1973, la super tenniswoman Billie Jean King, avec notamment douze Grands Chelems à son actif, avait décidé de croiser sa raquette avec Bobby Riggs, numéro un mondial dans les années 40 et alors âgé de 55 ans.

Se moquant aussi régulièrement que sottement du tennis féminin et prétendant qu’aucune joueuse en activité, même au top, ne pouvait l'emporter face à un retraité, surtout aussi illustre que lui, ce phallocrate avait validé ses propos en coulant Margaret Court en deux petits sets. En revanche, Billie Jean King l’avait par la suite ridiculisé devant 30.000 spectateurs et des millions de télespectateurs, lui flanquant une raclée en trois manches. Un match connu sous le nom de bataille des sexes. 

Alors, qui a peur de Lindsey Vonn? Car en l’occurrence il ne s’agit pas d’éventuellement rentrer dans le chou d'un quinqua, mais d'une floppée de contemporains. Bon d’accord, l’ego de la star des neiges risque une sacrée blessure en cas de piteuse défaite. Mais imaginez qu’elle se classe plus qu’honorablement. Pire, rêvons deux secondes, qu'elle s’impose! Une honte intégrale dont les plus machos ne seraient pas seuls à ne pouvoir se remettre pendant des âges...

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30/09/2012

Les mousquetaires de la raquette font léviter leurs compatriotes!

gasquetrichard[1].jpgAlors qu’ils marchaient sur l’eau en raison des incroyables et exceptionnelles performances de Marion Bartoli et Richard Gasquet, atteignant respectivement les quarts et les huitièmes de finale à l’Us Open… les spécialistes français de la raquette se sont carrément mis à léviter.
 
Et pour cause. Leurs compatriotes sont seuls au monde depuis huit jours. Bourreaux des courts, ils ont tout ravagé sur leur passage ou presque. Imaginez plutôt. Le dimanche 23 septembre, le valeureux Tsonga, tel Attila fondant sur l’Italie, aplatissait le malheureux transalpin Seppi à l’Open de Moselle en cinquante minutes, raflant dans la foulée son deuxième titre de la saison après Doha en janvier.  
 
Et pourtant, suite aux fanfaronnades du Manceau de Gingins certain de s’illustrer à Flushing Meadows où il avait finalement piteusement chuté au second tour, j’ai cru un instant qu’il ne succombe à nouveau au syndrome vaudois façon Wawrinka, face au Russe Davydenko dans le dernier carré. Eh bien j’en ai été pour mes frais. Sans compter que c’était loin d’en être terminé des mirifiques exploits tricolores.

En effet une semaine plus tard exactement, s'inspirant du glorieux exemple de leur leader, les autres intrépides mousquetaires Richard Gasquet et Gilles Simon survoltés par le climat asiatique, se retrouvaient à ferrailler l’un contre l’autre en finale du tournoi de Bangkok. assurant du coup une victoire bleue, en l'occurrence celle du Biterrois (photo). Tandis qu’un troisième, Julien Benneteau, défiait lui Juan Monaco au même niveau à Kuala Lumpur, après s’être débarrassé contre toute attente et en deux sets secs, de l’Espagnol David Ferrer. Waouh!

Certes le Bressan a malheureusement perdu, mais cela n’enlève rien au fait qu’un triplé tricolore à de tels sommets et de conserve, cela ne s’était pas vu depuis le 15 juillet 2007, Paul-Henri Mathieu s’imposant alors à Gstaad et Fabrice Santoro dominant Nicolas Mahut sur le gazon de Newport. 
 
Bon d’accord, vous me rétorquerez que rien n’a changé en cinq ans, vu qu’il s’agit de nouveau de petites épreuves de campagne à 250 points. Et qu’à part la mobylette de Valence au moteur défaillant pointant au 5e rang ATP, le mieux classé des deux tournois c’était le Serbe Janko Tipsarevic, 9e.
 
Mais pour tout vous dire, voir les experts hexagonaux rouler autant des mécaniques pour des plateaux aussi peu relevés ne me les rend que plus touchants…

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16/09/2012

Coupe Davis aux Pays-Bas: Wawrinka, connais pas!

276[1].jpgCela ne surprendra personne, les quelques coups de génie de Federer permettant d'assurer le maintien des Helvètes dans le groupe mondial de la Coupe Davis ont fourni l’occasion à Pierre-Alain Dupuis de s’extasier follement, nous gavant des "leçons de tennis données par le maître". En réalité la légende n'a non seulement fait que son boulot sans se défoncer outre mesure, mais a en plus failli perdre bêtement son service trois ou quatre fois.

Figurez-vous qu’il y a cependant pire à l’antenne que la perruche. Cela semble inimaginable, eh bien non. La chose, franchement surréaliste et on l’espère rarissime, s’est passée lors de la cinquième rencontre en deux sets gagnants et comptant pour beurre entre les Suisses déjà promus et les Néerlandais relégués.

Cet événement farfelu en raconte long sur la célébrité du pauvre Wawrinka, qui a pourtant marqué un point précieux pour la Suisse vendredi aux Pays-Bas. Car Wawrinka, connais pas. Du moins à en juger par ce commentateur complètement ahuri parachuté sur le site de la Coupe Davis, qui a mis seize jeux à réaliser que ce n’était pas le Vaudois sur le court en train de perdre les deux dernières manches du week-end, mais… Chiudinelli (photo). Un inconnu encore plus illustre pour lui hélas!

Imperturbable, le spécialiste du tamis s’est donc obstiné à l'appeler "Wawrinka". Fustigeant sévèrement dans la foulée ses coupables maladresses, son incapacité crasse à maîtriser son adversaire, à convertir ses balles de break, avant de l’excuser magnanimement, trouvant somme toute logique son manque flagrant de motivation dans la mesure où son pays était qualifié…

Et cela en dépit de gros plans sur la bobine de Chiudinelli, sur celle du vrai Wawrinka resté dans les tribunes pour soutenir son pote, ou des frénétiques "let’s go Marco" lancés par les fans. Dans le même temps, notre expert déjanté couvrait d’éloges son rival hollandais Thiemo de Bakker, 159e à l’ATP, louant à l'envi l’immense talent de ce joueur qui s'offrait le luxe de se payer avec panache le scalp du 17e mondial. Relevant même, avec une certaine incrédulité vu l'état comateux du pseudo Stan, que ce dernier avait figuré dans le top 10! J'hallucinais.

Manifestement, on a signalé l'incident au malheureux juste avant la fin de cet ersatz de match. En effet on n’a soudain plus entendu parler de Wawrinka. De Chiuduinelli non plus d’ailleurs, devenu "The Swiss" ou simplement "Switzerland". A l’évidence, notre super connaisseur de la raquette mort de honte n’a pas souhaité rectifier son erreur grossière. Il n’empêche qu'il a dû vivre un grand moment de solitude... 

PS.- Funérailles, me voici à nouveau privée de Servette. Comment diable voulez-vous que je me remette à tirer sur une ambulance grenat déjà à ce point criblée de balles. C'est vraiment le cas de dire qu'on n'est jamais mieux servi que par soi-même... 

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15/09/2012

Coupe Davis: ridicules, les Fedrinka font tapisserie en double

1612e7a94f2fba969746ed480fab86da_230x110[1].jpg"Nous assistons à quelque chose d’assez étonnant", s’époumonait ingénument Pierre-Alain Dupuis qui, quelle que soit la situation, trouve toujours moyen de se montrer surpris par une contre-performance suisse. A l’instar de celle du double dans le match de barrage de Coupe Davis contre les Néerlandais à Amsterdam.

Déjà la veille, il se déclarait carrément confondu par l’impossibilité intermittente de Wawrinka de trouver (très fier de sa formule il n'a cessé de l'utiliser) une solution entre l’attente et l’attaque. "C’est drôle le tennis. Il avait une balle de double break et il perd six jeux de suite…"  s’estomaquait-il à l’antenne. On se pince à l'idée qu'il n'a pas remarqué, depuis le temps, que c’est juste du Vaudois pur sucre!

Bref, plus mauvais et grotesques que les Fedrinka, qui ont ridiculement fait tapisserie sur l’ocre de la Westergasfabriek, c’est difficile. Pas un pour racheter l’autre de surcroît, en dépit des efforts de la perruche éberluée par leur inconsistance crasse, pour nous laisser croire par ailleurs au miracle. Du coup voilà Sa Grâce légendaire contrainte d’étaler sa science dimanche, pour permettre à son pays de l’emporter en trois points et de rester ainsi dans le groupe mondial.

Ce que le maestro est donc censé réussir les doigts dans le nez. Quoique. Alors qu’avant d’être jouée la rencontre était dans la poche, celle-ci avait, comme souvent avec nos sportifs, un gros trou qui laissait les balles filer au travers. Autrement dit, vu la façon dont ils sont brouillés avec les formalités on peut légitimement craindre le pire
 
Surtout face à un Robin Haase survolté par la folle ambiance du cru et qui va se défoncer à mort pour tenir tête à un Federer peu rassurant après son pitoyable quart de finale contre Berdych à l’US Open. Où il nous a quand même refait sans vergogne le coup des JO face à Murray. Encore plus mou, apathique et amorphe si possible, sauf qu'il n'avait pas l’excuse du gars vidé pour cause de dramatique usure émotionnelle.

A moins que nos deux rigolos se soient en l’occurrence complètement fichus de ce double. Mais ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas ça qu’ils doivent en dégoûter les téléspectateurs!

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27/08/2012

Servette: le syndrome PSG!

Il y a longtemps que je ne vous avais pas parlé des Grenat. Et pour cause, je rechigne toujours à tirer sur les ambulances, comme vous le savez. Mais là, décidément, les choses s’imposent. Ne serait-ce, sait-on jamais, que pour tenter de sortir de la nasse ces malheureux Genevois englués jusqu’au cou. 

Ce n’était pourtant plus du tout prévu au programme, après un début des plus catastrophiques. Du moins si je me réfère à la phrase choc de leur entraîneur Joao Alves que la modestie n’étouffe pas. .. En effet, il y a deux semaines, je lisais dans les colonnes de mon quotidien préféré: "Dimanche, nous allons voir le vrai Servette. Il aura fallu attendre la sixième journée pour cela. Mais nous avons récupéré nos blessés et nous allons au-delà d’une très belle saison… "

Mais funérailles,  les pauvres restent aussi nuls qu’avant, sinon davantage.  Ce qui me pousse à dire que dans le fond ce brave coach, sans le savoir, ne s’est pas tellement trompé. Nous avons réellement vu le vrai Servette…

Toutes proportions gardées, cela  me fait penser au "galactique" PSG , que l’arrivée de Zlatan Ibrahimovic, vraie star mondiale du foot, devait transformer en club de premier plan sur la scène européenne. Sans parler du Brésilien Tiago Silva, considéré comme l’un des meilleurs défenseurs centraux de la planète.

Bref le club parisien avait désormais les moyens de ses ambitions et pouvait partir à la conquête  du monde. Alors qu’auparavant il était encore la cible de moqueries en France après ses échecs à attirer par exemple le sexy David Beckham.

Une crédibilité d’autant plus accrue que le géant suédois avait clamé haut et fort que Paris c’était l’avenir, l’équipe du futur. Et de ce futur il voulait en être. En d’autres termes, il était venu pour gagner, pas pour autre chose. Omettant de préciser, vu sa prestation pitoyable et celle de ses potes lors de leurs trois premiers matches, que c’était en effet bien pour gagner qu’il avait débarqué dans la ville lumière. Mais avant tout un paquet d’euros…

Comme quoi, il est toujours dangereusement  prématuré de vendre la peau de l’ours. Raison pour laquelle je suis un brin inquiète, et c’est un euphémisme, en entendant partout chanter les louanges de Federer. Tout près, selon les fans, d’avoir déjà gagné son sixième Flushing Meadow.

La légende elle-même ne semble pas en douter:  "Il va falloir que me adversaires fassent quelque chose de spécial pour me battre. L’an dernier je sentais parfois  que les matches n’étaient pas  toujours à portée de ma raquette. Mais en ce moment, si je joue bien, je peux décider du sort d’un match".

Encore un qui ne se mouche pas du coude. Et franchement ça me flanque la trouille!

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06/08/2012

Jeux Olympiques: c'était simplement l'heure du rosbif...

Plus agaçants que jamais, les commentateurs de la RTS ne cessaient de vendre la peau de l’ours. Ce qui me suffisait pour imaginer que la chose ne se ferait pas. Sans compter, je vous l'ai répété, que le revers menaçait la légende depuis le début du tournoi, avec son premier tour plus que laborieux face au pâle Colombien Falla. Lequel a failli renvoyer le Bâlois illico presto à ses études.

Par la suite, à l'exception de son match contre Benneteau blessé, le malheureux Rodgeur n'a cessé de friser le code. Et à force, a logiquement fini par se faire amender. Bref, je ne suis pas spécialement surprise par sa défaite contre l’Ecossais Murray. Je pensais même qu’elle se produirait sur ce même court central de Wimbledon en juillet dernier. Aussi, pour ne rien vous cacher, trouvè-je la septième victoire du king et son dix-septième Grand Chelem de loin plus importants qu’une médaille d’or.

En résumé, c’était simplement l’heure du rosbif! Et puis il faut se rendre à l’évidence, Federer n’est qu’un homme. Constamment rattrapé par ses émotions de surcroît. Comme il l’a relevé, il avait déjà les larmes aux yeux après son match contre Isner et elles ont carrément coulé après son marathon contre Del Potro. Le laissant du coup nerveusement vidé.

aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaserena.jpgRien à voir, côté raquette aux JO,  avec les nerfs d'acier de la panthère Serena Williams, chassant elle aussi sa première médaille d’or en simple. Et qui, après l’avoir remportée les doigts dans le nez en atomisant la belle Maria Sharapova, s'est encore défoncée pour glaner une troisième fois celle du double avec Vénus. Le cas de dire qu'elle se pose un peu là, la cadette des soeurettes.   

Petite consolation, le médaillé d'argent reste numéro un mondial, tandis que Djokovic perd quelques plumes au clasement. Et surtout, le vampire de Belgrade se retrouve chocolat. C’est déjà ça...

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03/08/2012

JO: Federer, Suisse mais heureusement pas trop!

Tennis-JO-2012-Federer-en-demi-finale_reference[1].jpgEnfin une médaille helvétique avec la légende en finale. Une lutte homérique de 4h 26, le match le plus long de lère open en deux sets gagnants, contre l'asperge argentine Del Potro. Du coup, je vous avoue mes grandes craintes à l'idée que ce brave Rodgeur refuse désormais d'être Suisse, pour ne pas être assimilé aux performances si misérables de ses concitoyens à Londres!

Mais nonobstant son immense talent, ses dix-sept grands chelems, sa couronne retrouvée et, dans la foulée, son record de semaines à la première place assuré depuis sa septième victoire à Wimbledon en juillet dernier, Federer demeure bien helvétique. Pas trop quand même heureusement, mais à me demander une ixième fois comment diable il a pu arriver à son niveau extraordinaire avec un tel handicap. 

Alors qu’il avait tout pour se retrouver face à Djokovic ou Murray grâce au service pris à Del Potro à 9-10 dans la dernière manche, le phénix a en effet failli bêtement foirer l'affaire, réussissant l'exploit de nous offrir un jeu catastrophique, prouesse dont seuls lui et ses compatriotes sont capables dans des circonstances aussi favorables.

Le danger miraculeusement écarté en dépit d'une avalanche de fautes directes, il n’y a plus maintenant qu’à prier pour que le king s’impose face à la belette écossaise ou au vampire de Belgrade, nous évitant ainsi d’horripilantes manifestations de nationalisme british. Ou serbe, ce qui serait nettement pire, dans la mesure où Dracula ne raflerait pas seulement l'or olympique, mais devrait également retrouver sa place de numéro un mondial. J’en ai des frissons rien que d’y penser.

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01/08/2012

Jeux Olympiques les Suisses se concentrent sur... Rio!

Les fanfaronnades des commentateurs depuis lundi soir sur la RTS, je ne vous raconte pas. Follement excités à l’idée d’une triomphale journée nationale, offrant autant de possibilités de médailles que de compétitions dans lesquelles vingt-deux de nos compatriotes étaient engagés ce mardi 1er août, ils avaient la tête qui tournait. Une journée incroyable, folle, où nos forçats de l’antenne n’étaient pas certains de pouvoir nous montrer l'entier des exploits helvétiques, tant ils devraient sauter d’un sport à l’autre. 

Mais ils ont été les seuls à suer dans ce redoutable gymkhana télévisé. Côté sportif, ils n’ont pas dû trop se fatiguer nos athlètes, de plus en plus destinés à quitter ces Jeux Olympiques sans la moindre médaille à se mettre sous la dent. Même en chocolat.

Car funérailles, ce fut la déroute. Une avalanche de défaites. Je parle évidemment de celle, pitoyable, de Federer et de Wawrinka en double,  de celles, plus qu’attendues, du malheureux Cancellara et de nos footeux foireux qui ont clos ces heures horribilis. Mais aussi de toutes les autres. A commencer par l’escrime, où une breloque était quasiment acquise avec  le numéro 2 mondial, le tueur (de mouches???) Fabian Kauter. Pour continuer avec le judo, où Juliane Robra qui devait nous servir de fil rouge au cours de l’après-midi, avec le kayak où Mike Kurt, promis à une gloire certaine, trouvait moyen de casser sa pagaie.

Et c’était loin d’être terminé puisqu’en aviron, il a fallu patienter des plombes pour apercevoir le bateau helvétique rallier la fin du parcours. Pendant ce temps, le meilleur archer du pays, le Valaisan Alex Mueller se laissait transpercer par un Coréen du Sud. Logique. Ce dernier ne devait pas avoir les Suisses à la bonne après le tweet raciste et imbécile de Morganella.

Du coup, baissant le ton et les yeux, un des inénarrables de la télé lâchait cette phrase: ça n’a pas très bien commencé on va être sincère avec vous… Finalement on a eu un champion. Celui de l’euphémisme. Mais en l’occurrence, ce devait  être de l’humour anglais. A l’image des spécialistes affirmant que maintenant il allait falloir analyser tout ça, avant de repartir de l’avant en espérant que ça passe à… Rio ! 

A se demander ce qu’il y a à analyser, à part la tragique impuissance de nos malheureux représentants contraints à la figuration. Très franchement, contrairement au baron de Coubertin, je trouve qu’il y a vraiment des jours où il vaudrait mieux ne pas participer.

Jusqu’à Roger Federer qui outre sa lamentable prestaion aux côtés du Vaudois, n’a pas franchement rassuré en simple depuis l’entame du tournoi. Y compris face au Français Benneteau, n’en déplaise à nos experts. Parce qu’il n’y a pas de quoi se gargariser de cette victoire contre un paralytique… A jouer de la sorte, je vois mal la légende tenir tête à Djokovic en finale. Pour autant qu’il arrive jusque là!

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