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19/01/2013

Tomic, le kangourou du tamis qui rêvait de se mettre Federer dans la poche...

fca2e942a51f87bd7800b2f12721ef40f9325737[1].jpgMais c’est qu’il m’aurait carrément fichu la trouille, ce provocateur de Bernard Tomic, en clamant haut et fort sa conviction de battre Federer les doigts dans le nez. Les médias australiens, relayés par tous ceux de la planète, reprenant en choeur les déclarations tonitruantes du "phénomène", nous assurant que le king était bon à prendre comme jamais cette année, j’avais également tendance à imaginer que ça sentait drôlement le roussi.  

C’est dire si je rêvais de voir le grand Rodgeur lui flanquer la pâtée. Mais j’aurais dû me douter que ce ne serait pas trop difficile en découvrant les raisons qui avaient poussé le kangourou du tamis à supposer qu’il parviendrait à se mettre sans problème la légende dans la poche. 

En effet Bernard n'a cessé de se répandre partout, racontant à l’envi qu’il avait montré à Perth sa faculté à terrasser de très bons joueurs. La preuve, il s’était notamment payé le scalp de Djokovic. La belle affaire! A son âge, bien qu’il soit très jeune, Tomic devrait savoir qu’un match exhibition a quelque chose de virtuel face à un véritable affrontement dans un Grand Chelem.

Il se vantait également d’avoir gagné à Sydney, comme si ce tournoi de campagne était autre chose qu’un petit trot d’essai avant les hostilités sérieuses. Mais le matamore, pétri d’une inébranlable confiance en lui n’en avait cure. Au point d’avoir concocté un plan d’enfer pour se défaire du king. Gagner le premier set et ensuite… vogue la galère. Sauf que c’est bien entendu lui qui s’est retrouvé à ramer tel un forçat de César pour des prunes, après quelques jeux.

Comme souvent dans le tennis, le fiston est victime des fanfaronnades du papa. Ce brave garçon aurait donc intérêt à se boucher les yeux et les oreilles quand son géniteur blablate des sornettes à son propos: "Je ne vois pas qui, dans sa génération, est meilleur que lui", a-t-il affirmé dans l’Equipe, Ajoutant que son rejeton serait "numéro un mondial d’ici trois ans". Beaucoup d’appelés peu d’élus, connais pas, le paternel.
 
Enfin heureusement que le maestro a mis un terme vite fait à ces rodomontades, en renvoyant impitoyablement le prétentieux élève à ses études. Melbourne a été en effet suffisamment perturbé samedi par la victoire surprise du Français Jérémy Chardy sur le malheureux Juan Del Potro, sixième mondial. Un succès propre a déclencher les ululements des commentateurs d’Eurosport au cours de la rencontre, fourguée en boucle à la télé. Ainsi que dans l’émission "Avantage Leconte".

Riton le trouve tellement exceptionnel, hallucinant, extraordinaire ce Chardy qu’il n’a pas hésité, dans un de ses coutumiers élans de modestie qui laissent parfois Patrick Mouratoglou (un comble!) aussi gêné que pantois: "Il me fait penser à moi. Je faisais aussi les points et les fautes..." Heureusement que le ridicule ne tue pas, avouez.

Reste qu’un coup de balais devant la porte helvétique s’impose. Car figurez-vous que le Nanard aussie a déteint sur Stanislas Wawrinka. Qui n’est pas loin de penser pouvoir se débarrasser du vampire de Belgrade en trois coups de cuillère à pot. Etant donné la forme olympique de Dracula, je ne saurais trop conseiller au Vaudois de se munir de sa gousse d’ail, de son crucifix et de son eau bénite…

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06/01/2013

Le tournoi de Doha prend du galon grâce à la victoire de Gasquet!

rg[1].jpgVu comme c’est parti, on n’est pas sorti de l’auberge. Je veux parler du regard extasié que portent les commentateurs français sur leurs champions. Je m’y étais un peu habituée avec le ski où, depuis le début de la saison, c’est du délire à chaque apparition tricolore sur le petit écran. 

Cela continue d’ailleurs, les Bleus ne se révélant pas seulement les plus beaux du circuit course après course, mais ayant techniquement toutes les armes pour faire jeu égal avec leurs adversaires. Ceux-ci possédant de surcroît, de quelque nationalité fussent-ils, quelque chose en eux d’un as hexagonal…

Et les experts de la latte brandissent très haut cette intime conviction, alors qu’à part Alexis Pinturault, on attend encore ses compatriotes sur la plus haute marche du podium. Pour ne rien vous cacher, l’amour indéfectible que les experts français vouent aux leurs m’émeut. Et autant dire que je croyais en avoir entendu pas mal.

Erreur. Ce n’était rien en regard des commentaires enthousiastes générés par la présence hexagonale au tournoi de Doha. Et surtout évidemment par la victoire de Richard Gasquet. Du coup d’ailleurs, l’épreuve prenait du galon. Qualifiée de première compétition majeure de l’année, elle était encore rehaussé par cette  «grande» finale où s’imposait le Biterrois face au Russe Davydenko, qui avait lui-même terrassé l'Espagnol David Ferrer grâce à son jeu exceptionnel.

Certes, je suis très contente pour ce brave Richard. Mais sachons raison garder. En effet, c’est tout juste si on n’était pas en train d’assister à une finale du Grand Chelem croisée avec celle des Masters de Londres. Alors qu’en réalité, l’Exxon Mobile du Qatar, même très richement doté par la vertu pétrolière du coin, n’est qu’un banal ATP 250 de campagne, à l’image de Chennai ou de Brisbane.

Avec donc un plateau correspondant, nettement plus pain et fromage que caviar et champagne. C’est ainsi qu’il réunissait, à part Ferrer et Gasquet 5e et 10e mondiaux, des joueurs classés entre la vingtième et la 150e places. De plus, le moteur de la mobylette espagnole subissant un raté intempestif, il devenait quasi impossible au Français de ne pas empocher le trophée! Moralité, pas vraiment de quoi se pâmer! 

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09/12/2012

Ski: le mutant français et la locomotive suisse

Ski-alpin-Val-d-Isere-Geant-Pinturault-Tout-est-jouable_reference[1].jpgSamedi, lors du slalom spécial de Val d’Isère, les commentateurs d’Eurosport étaient saisis de folie furieuse. C’était même à craindre pour leur santé tant ils hurlaient à se péter les cordes vocales. La cause de ces débordements sonores tonitruants? Ils venaient d’assister au spectacle hallucinant offert par un monstrueux tueur des neiges. Epouvantant ses petits camarades de jeu en revenant de nulle part, pour rafler la victoire grâce à une deuxième manche de "mutant" ainsi que l’ont inlassablement répété les spécialistes de la chaîne, ivres de bonheur.

Ce yéti qui met ses compatriotes en transes, c’est Alexis Pinturault, le nouveau héros de la latte hexagonale qui déplace des montagnes au point de donner l'impression qu'il skie sur une autre piste! Quasiment sans entraînement de surcroît. Veni vidi vici, les doigts dans le nez. Du jamais vu.

Et l'extraterrestre de poursuivre son extraordinaire mutagénèse lors du premier tracé du géant de dimanche, provoquant de nouveaux transports exaltés de la part de la pléthore de journalistes et de consultants présents dans la station française pour témoigner de ce fabueux l'exploit. 

Certains que personne ne parviendrait à rivaliser, ils devaient pourtant rabattre un chouïa leur caquet, l’Autrichien Marcel Hirscher venant coiffer le martien au poteau. Mais de quelques misérables centièmes seulement. De quoi continuer à redouter le pire. Me préparant à une éventuelle énième explosion de glapissements assourdissants lors du second parcours, j’avais prévu des boules quiès.

Bien m'en a pris. Se remettant à survoler outrageusement son sujet, Alexis reprovoquait un indescriptible délire. Mais soudain, funérailles! Le malheureux se mélangeait les pinceaux à trois portes de l’arrivée, pour terminer dans les profondeurs du classement. Je ne vous raconte pas l’intense frustration de la smala tricolore face à cet affreux coup du sort.

Pour ne rien vous cacher on aurait dit un Suisse. Presque une insulte je l’admets, les pauvres Helvètes devant se contenter de la locomotive Didier Défago. A vapeur la locomotive, inutile de préciser. Mais ce n’est pas grave, on l’attend  sur les grosses courses, a déclaré l’inénarrable Fabrice Jaton pour expliquer les gros ratés du véhicule ahanant péniblement sur les pistes.

En plus il y aura Didier Cuche pour booster les troupes. A entendre pourtant le Morginois ironiser sur le fait qu’avec lui ils allaient tout gagner, sûr qu’il n’a pas du tout envie d’avoir la flèche des Bugnenets dans les spatules. Et il n’a pas l’air d’être le seul...

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26/11/2012

Ski: match au couteau entre la RTS et Eurosport...

topelement[1].jpgC’est toujours avec un plaisir sans mélange que je retrouve le ski à la télé. Bien que ces malheureux Helvètes fassent franchement pitié pour l'heure. Tir groupé en queue de classement dans les deux premières courses de vitesse, à l'image d'un Didier Défago (photo) portant non seulement tous les espoirs de la nation, mais n'ayant jamais attaqué la saison dans d'aussi bonnes conditions...

Au secours! Pour ne rien vous cacher, je n imaginais pas que j’allais ressentir aussi cruellement l’absence de ce brave Didier Cuche.

De quoi se dire que décidément, partout où on se tourne on se rend compte que l'Helvétie n’a que des arbres qui cachent les forêts. A commencer évidemment par le tennis où, lorsque la légende fera ses valises, on n’aura plus que les yeux pour pleurer.

Rien de tel en revanche et heureusement chez les commentateurs, qui ont débarqué plutôt en forme sur les ondes. Bien que Fabrice Jaton orphelin de la flèche des Bugnenets me semble un chouïa déboussolé, et du coup un poil au-dessous de ses meilleures performances. Mais nul doute qu’il va peaufiner la chose au fil des épreuves.

Et il a intérêt, car Eurosport paraît prêt à livrer un match au couteau avec la RTS dans le domaine. Certes l’inénarrable William Besse, qui continue à faire se retourner Molière dans sa tombe, a pris une belle option sur la victoire. Dans son style inimitable, il nous déclarait par exemple dimanche lors du super-G de Lake Louise: "La piste n’est pas difficile, mais elle est difficile à être vite… Surtout quand tu dois recréer un ski…"

Admettez que face à un tel talent, il n’est pas simple de régater côté français. On ne s’est pas moins donné du mal pour y arriver. Consultante pour la chaîne, Christelle Pascal se livrait elle aussi à une étude extraordinairement pointue du comportement des skieuses tricolores, qui avaient tendance à "mettre la charrue devant les bœufs"  défaut rédhibitoire leur interdisant de "claquer une bonne manche". Complétant son analyse d’un ton péremptoire, en n'hésitant pas à affirmer que dans le ski "beaucoup de choses se jouent par les pieds… "

Dément, le scoop. Et on n’en est qu’au tout début des hostilités. Avouez que ça promet!

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13/11/2012

Masters: Federer, l'art de s'autodétruire...

910836-15165861-640-360[1].jpgSi Federer misait sur une éventuelle fatigue de Djokovic en lui balançant Del Potro dans les pattes en demi-finales, il s’est lourdement trompé. Pas exsangue pour un sou, le vampire de Belgrade, bien au contraire! Il n’y avait que l’inénarrable Marc Rosset pour  trouver le nouveau patron du circuit un peu court physiquement et frileusement retranché en défense!

Imaginez un peu la pâtée que le Serbe eût pu flanquer à ce pauvre Federer si d’aventure il eût été en pleine forme… Mais je n’en attendais pas moins du grand blond, qui n’a quand même pas cessé de nous bassiner avec ses théories fumeuses tout au long de cette semaine des Masters. 

Malheureusement, je ne suis pas non plus hyper surprise par la défaite de la légende qui se plaît à nous interpréter à l’envi sa sempiternelle partition. A savoir se laisser battre sur son service alors qu’il possède deux balles de set ou de match, le pire cauchemar tennistique dans le genre pour ses fans demeurant la demi-finale ratée de l’US Open 2011.

Sans oublier celle de Roland Garros de mai denier avec un break ou même un double break d’avance dans chaque manche. Là Djokovic dominé, quasiment dans les cordes, fut même à cinq reprises à deux doigts de perdre la première manche. Mais c’est connu, il n’y a rien de plus dangereux qu’un fauve blessé… 

Alors certes la plupart des spécialistes de la raquette ne tarit pas d’éloges sur cette rencontre superbe, fantastique, splendide, admirable, où les deux adversaires se sont mutuellement poussés dans leurs derniers retranchements et qui s’est finalement conclue en deux sets avec un tout petit point de plus pour Dracula.

J’avoue pourtant qu’au-delà d’un duel au sommet qui a vu ce brave Nole conforter sur le court sa place de numéro un conquise devant sa télé lors du tournoi de Bâle, j’ai surtout constaté la tendance de plus en plus fâcheuse de Sa Grâce à pratiquer en maitre l’art de l’autodestruction. En plus c’est ce que le phénix, attendant de renaître à Melbourne, a appelé jouer son meilleur tennis…

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11/11/2012

Masters: le calcul de Federer va-t-il payer en finale?

908403-15136674-128-96[1].jpgMême en regardant Federer rallier le dernier carré en quatre sets, j’étais assez loin de croire à sa victoire sur Murray, en principe porté par tout un peuple. Un peu à l'image de Djokovic, déclarant que désormais les finales des gros tournois se dérouleraient entre lui et l'Ecossais!

Et il faut bien admettre qu’avant son match contre la belette, le king ne s’était pas montré spécialement royal face à des adversaires qui, de surcroît, n’étaient pas franchement à la hauteur de l’événement.

S’il s’est logiquement plutôt bien débrouillé face à un Tipsarevic déjà au bout du rouleau avant l’entame des hostilités, le grand Rodgeur a en effet eu du mal à éliminer le petit Ferrer. Il confirmait une forme apparemment aléatoire lors de son dernier match de poule contre Juan del Potro, où il s’inclinait en trois sets.

D'où la nervosité de Marc Rosset au micro de la RTS, qui manifestait son extrême inquiétude quant au potentiel fort diminué de la légende. Ce qui ne l’a évidemment pas empêché, le lendemain, de nous affirmer sans vergogne qu’il n’avait jamais douté des exceptionnelles qualités du meilleur joueur indoors. Et qu’on se rassure, il aura encore bien des occasions de jouer les girouettes aux côtés de Pascal Droz lors de la finale…

Alors que dans le fond, le phénix a probablement et tranquillement concocté son scénario. Comme il ne lui manquait pratiquemnent qu’un set pour terminer en tête de son groupe, contrat rempli en gagnant la seconde manche, il n’est en effet pas exclu de supposer, après l’avoir vu soudainement et curieusement balbutier son tennis dans la troisième, qu’il ait simplement laissé l’asperge argentine remporter la rencontre. 

Cela lui évitait dans un premier temps, imaginant avec raison Murray plus friable, de se mesurer au vampire de Belgrade en demie. Par ailleurs, del Potro semblait mieux à même de pousser le Serbe dans ses derniers retranchements que l’infatigable Ibère, même monté sur roulement à billes.

Pas trop mauvais, le script. Certes, après avoir raflé assez facilement le set initial, la Tour de Tandil s’effondrait misérablement dès la moitié du second, minée sur ses bases par les coups imparables de Dracula. Mais on a pu constater quelques failles du côté du nouveau numéro un mondial, et il est envisageable qu'il soit un poil plus fatigué que s’il avait dû affronter la mobylette de Valence. Le calcul de Sa Grâce va-t-il payer? Réponse lundi sur le coup de 21 heures.

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28/10/2012

Après Wawrinka, Federer fait aussi sa boulette à Bâle

473699_l-argentin-juan-martin-del-potro-apres-sa-victoire-contre-roger-federer-en-finale-du-tournoi-de-bale-le-28-octobre-2012-a-bale[1].jpgJe me demande si Federer, se déclarant excité comme une puce à l’idée de retrouver Del Potro en finale des Swiss Indoors, l’était autant après sa défaite… Reste que ça me mine un chouïa le moral, quand je pense que Djokovic n’avait qu’à attendre dans son fauteuil que Rodgeur se plante pour lui faciliter encore davantage l’accession à ce trône qu’il va impitoyablement piquer au phénix après Bercy, voire d’ailleurs officieusement pendant.

Cela dit, il faut bien reconnaître que la boulette du king à Bâle était aussi attendue que celle de Wawrinka. Toutes proportions gardées évidemment, Rodgeur étant quand même très au-dessus de Stan la lose.

En cause des performances rhénanes très moyennes. Je veux parler de son premier set contre Becker, de sa victoire in extremis en trois sets contre Bellucci et de celle, peu convaincante, contre Mathieu. Il était donc illusoire de nourrir de gros espoirs de voir Rodgeur ajouter un nouveau chapitre à sa légende. Surtout face à un Del Potro qui, lui, avait au contraire enclenché la surmultipliée dès son entrée dans le tournoi.  

Et cela n’a pas changé face au maestro dont il s’est emparé de la baguette tambour battant pour diriger sa propre partition. Il n’y avait que le folklorique tandem Dupuis-Rosset, toujours aussi diarrhéique dans l’analyse lancinante des prestations de chaque joueur, pour en douter. 

C’est ainsi que mettant une grosse pièce sur le Suisse au troisième set, le grand blond nous racontait à l’envi que si Del Potro voulait atteindre le niveau des Federer, Djokovic, Nadal ou Murray, il fallait qu’il améliore considérablement son jeu de défense, ses petits pas, ses déplacements vers l'avant, ses volées au filet et j’en oublie...

De son côté la perruche trépignait, ne cessant de nous répéter qu’il y avait un coup à jouer pour Sa Grâce à chaque point laborieusement grappillé sur le service de l’Argentin. Lequel ne s’obstinait pas moins à l’en empêcher, tissant sa toile avec autant de talent que de patience et de ténacité. D'où le résultat déprimant que l’on sait, la mouche helvétique se laissant inéluctablement prendre au piège.

Il y a néanmoins des remarques qui me font abonder dans le sens de nos commentateurs fous. Quand ils nous affirment par exemple que Federer et Del Potro sont de grands champions qui n’ont pas la grosse tête, alors que des seconds couteaux se la jouent super star. Dans leur domaine, ils savent de quoi ils causent nos rigolos…

L’autre point sur lequel je suis complètement d’accord avec l’ex-tennisman genevois, c’est quand il nous avoue ne pas trop entretenir sa condition physique. Il suffisait en effet de l’entendre souffler comme un phoque dans le micro lorsqu’il consentait à se taire pour s’en convaincre… 

PS.-Sans surprise, Serena  Williams a balayé Maria Sharapova en finale des Masters féminins d’Istanbul. Il faut dire qu’affronter une joueuse qui cumule tous les meilleurs coups de ses rivales les plus douées, sans oublier une impérieuse rage de vaincre, ce n’est pas de la tarte. De quoi en remontrer aux cadors masculins!

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23/10/2012

Wawrinka à Bâle: chronique d'une boulette annoncée

Des trois Helvètes en lice ces deux premiers jours aux Swiss Indoors de Bâle, le seul qui n’ait pas passé la rampe, c’est …  Wawrinka. Rien de surprenant tant c’était chronique d’une défaite annoncée contre Davydenko. L’ennui, c’est qu’il a fallu subir les commentaires du bassinant duo Dupuis-Rosset, plus infernal que jamais. 

Les choses ont commencé avec le fait qu’on ne savait pas très bien où en était le Russe, poussant notre avisé tandem à miser avec une quasi certitude sur une grosse fatigue dans la mesure où il avait jeté l’éponge dans ses derniers tournois.

Et ce n’est rien de dire qu’ils furent confortés dans leur savante analyse de la condition physique du Poutine des courts après les deux premiers jeux miraculeusement remportés par le Vaudois. Ce fut hélas l'unique moment propre à espérer un éventuel succès du pauvre Stanislas, non seulement rattrapé illico, mais allègrement dépassé pour être par la suite constamment à la remorque du fougueux Slave qui l’a impitoyablememt achevé en deux tie-breaks dévastateurs.

La paire dantesque en étant pour ses frais concernant une très aléatoire baisse de régime du redoutable Nikolay, dont elle ne manquait pas de moquer à l’occasion les piètres amorties ou autres volées laborieuses, elle s’est alors jetée sur son palmarès à chaque coup gagnant. Rappelant les 21 titres récoltés dont trois en Master Series par ce tennisman d’exception. Sans oublier sa victoire et son statut de finaliste en Coupe Davis.

Et c’est ainsi qu’après avoir abandonné définitivement leurs illusions de voir un autre visage de Wawrinka, ingénument qualifié de trop gourmand alors qu’il jouait simplement comme un pied, les comiques de la télé ravalaient courageusement leur chagrin en affirmant qu’il n’y avait en somme rien d’humiliant pour leur poulain à perdre contre celui qui fut quand même troisième mondial. En 2006, vous imaginez le danger…

Remarquez, je me demande encore pourquoi je m’étonne de telles sornettes, après avoir entendu la veille la perruche se pamer parce que Federer, mené 2-3 pour cause de break, s’est retrouvé tout soudain à 4-3 face à l’Allemand Becker. Fabuleuse remontée de la légende contre le 83e du classement, non ?

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08/10/2012

Qui a peur de Lindsey Vonn?

La-skieuse-Lindsey-Vonn-veut-se-mesurer-aux-hommes_mode_une[1].jpgLes media en ont évidemment fait des gorges chaudes. Lindsey Vonn, la championne olympique et du monde la plus glamour de la spatule, trouve difficilement une adversaire à sa hauteur. S’ennuyant ferme sur le circuit, désireuse de repousser ses limites et de se se payer un bon coup de pub, elle clame son envie dévorante de se mesurer aux hommes.

La célèbre skieuse a donc demandé à la Fédération internationale de lui accorder le droit de les défier le 24 novembre prochain à Lake Louise, au Canada. Arguant de la logique de la chose dans la mesure où elle détient le record féminin de points remportés en une seule saison, soit 20 de moins seulement que l’ogre autrichien des pistes, le fameux Herminator.

Voilà qui sème une certaine panique dans le landerneau et donne des cheveux blancs au directeur de la Coupe du monde féminine, le Norvégien Atle Skaardal. Non seulement, le jour de l’épreuve masculine, Lindsey doit courir avec ses consoeurs à Aspen dans le Colorado, mais le week-end suivant les dames s’affronteront justement à Lake Louise sur la même piste que les mâles, dans une descente et un super-G.

Or si l’Américaine s’aligne chez les hommes, elle aurait un énorme avantage quelques jours plus tard sur ses rivales. Moralité faut voir ce que dit le règlement et aucune décision ne sera prise avant novembre. Pourtant la solution semble simple. Si Lindsey veut lutter avec les mâles, soit elle renonce à combattre avec ses semblables une semaine après, soit pour le moins dispute pas d’entraînement.

M’est donc avis que ces tergiversations tiennent surtout au fait que ces messieurs ont bêtement les chocottes d'une déculottée. Il faut dire que chat échaudé… En 1973, la super tenniswoman Billie Jean King, avec notamment douze Grands Chelems à son actif, avait décidé de croiser sa raquette avec Bobby Riggs, numéro un mondial dans les années 40 et alors âgé de 55 ans.

Se moquant aussi régulièrement que sottement du tennis féminin et prétendant qu’aucune joueuse en activité, même au top, ne pouvait l'emporter face à un retraité, surtout aussi illustre que lui, ce phallocrate avait validé ses propos en coulant Margaret Court en deux petits sets. En revanche, Billie Jean King l’avait par la suite ridiculisé devant 30.000 spectateurs et des millions de télespectateurs, lui flanquant une raclée en trois manches. Un match connu sous le nom de bataille des sexes. 

Alors, qui a peur de Lindsey Vonn? Car en l’occurrence il ne s’agit pas d’éventuellement rentrer dans le chou d'un quinqua, mais d'une floppée de contemporains. Bon d’accord, l’ego de la star des neiges risque une sacrée blessure en cas de piteuse défaite. Mais imaginez qu’elle se classe plus qu’honorablement. Pire, rêvons deux secondes, qu'elle s’impose! Une honte intégrale dont les plus machos ne seraient pas seuls à ne pouvoir se remettre pendant des âges...

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30/09/2012

Les mousquetaires de la raquette font léviter leurs compatriotes!

gasquetrichard[1].jpgAlors qu’ils marchaient sur l’eau en raison des incroyables et exceptionnelles performances de Marion Bartoli et Richard Gasquet, atteignant respectivement les quarts et les huitièmes de finale à l’Us Open… les spécialistes français de la raquette se sont carrément mis à léviter.
 
Et pour cause. Leurs compatriotes sont seuls au monde depuis huit jours. Bourreaux des courts, ils ont tout ravagé sur leur passage ou presque. Imaginez plutôt. Le dimanche 23 septembre, le valeureux Tsonga, tel Attila fondant sur l’Italie, aplatissait le malheureux transalpin Seppi à l’Open de Moselle en cinquante minutes, raflant dans la foulée son deuxième titre de la saison après Doha en janvier.  
 
Et pourtant, suite aux fanfaronnades du Manceau de Gingins certain de s’illustrer à Flushing Meadows où il avait finalement piteusement chuté au second tour, j’ai cru un instant qu’il ne succombe à nouveau au syndrome vaudois façon Wawrinka, face au Russe Davydenko dans le dernier carré. Eh bien j’en ai été pour mes frais. Sans compter que c’était loin d’en être terminé des mirifiques exploits tricolores.

En effet une semaine plus tard exactement, s'inspirant du glorieux exemple de leur leader, les autres intrépides mousquetaires Richard Gasquet et Gilles Simon survoltés par le climat asiatique, se retrouvaient à ferrailler l’un contre l’autre en finale du tournoi de Bangkok. assurant du coup une victoire bleue, en l'occurrence celle du Biterrois (photo). Tandis qu’un troisième, Julien Benneteau, défiait lui Juan Monaco au même niveau à Kuala Lumpur, après s’être débarrassé contre toute attente et en deux sets secs, de l’Espagnol David Ferrer. Waouh!

Certes le Bressan a malheureusement perdu, mais cela n’enlève rien au fait qu’un triplé tricolore à de tels sommets et de conserve, cela ne s’était pas vu depuis le 15 juillet 2007, Paul-Henri Mathieu s’imposant alors à Gstaad et Fabrice Santoro dominant Nicolas Mahut sur le gazon de Newport. 
 
Bon d’accord, vous me rétorquerez que rien n’a changé en cinq ans, vu qu’il s’agit de nouveau de petites épreuves de campagne à 250 points. Et qu’à part la mobylette de Valence au moteur défaillant pointant au 5e rang ATP, le mieux classé des deux tournois c’était le Serbe Janko Tipsarevic, 9e.
 
Mais pour tout vous dire, voir les experts hexagonaux rouler autant des mécaniques pour des plateaux aussi peu relevés ne me les rend que plus touchants…

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