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Les pieds dans le plat - Page 16

  • Madrid: Djokovic et Federer s'enfoncent tandis que Nadal se défonce

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    130507233420697_65_000_apx_470_[1].jpgOn a fait toute une histoire sur le rang que devait occuper Rafael Nadal à Roland Garros. Chacun y allant de son avis sur cette question cruciale. A commencer par Guy Forget trouvant logique de bouleverser la hiérarchie pour ne pas priver le tournoi parisien d’une potentielle finale de rêve entre le pitbull ibère, actuellement cinquième mondial, et le vampire de Belgrade, alias Djokovic.

    L’affaire allait loin puisqu’il ne s’agissait pas seulement de hisser le taureau de Manacor à la quatrième place, occupée par le brave Ferrer qui l’a gagnée dans la sueur et les larmes, mais de le classer symboliquement à la première. Les raisons? L’Espagnol sextuple champion le mérite, mais surtout il pourrait se retrouver prématurément, c’est-à-dire en quarts de finale, face à l’un des membres du Big Four. Ce qui ramènerait moins de pépètes, le nerf de la guerre ainsi que personne ne l’ignore.

    Et puis enfin parce que Wimbledon a déjà opéré ce genre de magouilles. Il est vrai que les perfides organisateurs britanniques avaient, en 2010, décidé d’octroyer au maestro du tamis la tête de série numéro un alors qu’il n’était que deuxième au classement. Belle mentalité Or non seulement c’est moche, mais cela n’avait pas porté bonheur à Rogeur, qui avait été balayé par Berdych au quatrième tour cette année-là.

    Finalement, l’ordre ne va pas être bousculé Porte d'Auteuil, ce qui ravit les partisans de l’équité sportive. D’ailleurs, au cas où certains craindraient une cuisante défaite de Nadal, il n'ont qu'à se référer au Masters de Madrid, où une chose semble assez évidente jusqu’ici: Nadal n’a nul besoin d’être protégé, il est tout à fait capable de s’en charger seul.

    Pour l’instant en tout cas l’ogre de l’ocre se défonce et ce sont plutôt les autres cadors du circuit qui peuvent avoir les chocottes à l’idée de le rencontrer trop tôt dans le Grand Chelem français. Plus précisément Sa Grace helvétique, qui ne résiste décidément plus à grand-monde et risque même une vertigineuse dégringolade au classement d'ici à Wimbledon. Mais Sa Saigneurie serbe n'ést pas en reste question revers cuisant. Bref les deux se sont misérablement laissé tondre comme des moutons par Grigor Dimitrov et Kei Nishikori.

     

    Du coup évidemment, on a parlé de la redoutable génération montante. Bien rapidement comme d’habitude. Car les fauves n'étaient pas au mieux de leur forme l'un côté cheville, l'autre côté dos. La peuve que les deux jeunes loups aux dents longues devront encore prendre un rien de bouteille, le Bulgare a été étrillé le lendemain en trois sets par le Suisse Wawrinka et le Japonais a subi le même sort le surlendemain contre l’Espagnol Andujar. Comme quoi le crime ne paie pas. Y compris celui de lèse-majesté…

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  • Monte-Carlo: ras-la-raquette du Wawrinka pur sucre!

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    70447-bORYhyZdFVFTyR2FDkbonA[1].jpgOn parle de la glorieuse incertitude du sport. Mais je en vous raconte pas sa cruelle injustice! Plus particulièrement dans le domaine du tamis où tous les spécialistes bavaient des ronds de chapeau devant le génie de Wawrinka, suite à son extraordinaire victoire sur Murray au Masters de Monte-Carlo. Prodigieuse tant qu'on y est. Mais elle a surtout eu pour résultat de botter la belette écossaise hors du second rang mondial et y remettre illico presto le grand Rodgeur.

    Car le Vaudois, bon prince, n’a en réalité oeuvré que pour son compatriote. Non seulement la légende récupère sa place les doigts de pied en éventail sans avoir tapé la balle dans la principauté, mais en dépit de cette nouvelle performance contre un top 5, le malheureux Stan ne devrait en principe pas bouger d’un pouce au classement. Dans la mesure où il était parvenu au même stade l’an dernier, il conserverait ce matricule 17 qui lui colle à la peau depuis des semaines. Voici qui frise l’inique, non ?

    Remarquez, l’homme de Saint-Barthélémy a bien contribué à la chose. Il ne tenait en effet qu’à lui de marquer quelques points faciles. Mais comme à Casablanca où il avait réussi un premier set d’anthologie contre l’Espagnol Robredo pour s’effondrer lamentablement dans les deux suivants, il a remis la compresse face à Jo-Wilfried Tsonga. Empochant la manche initiale en trois coups de cuillère à pot, il a pitoyablement galvaudé dix balles de break dans la deuxième, laissant le Manceau filer à toute allure vers le dernier carré.

    N’avait-il pas pourtant pas clamé qu’il se sentait plus fort et que mentalement triompher de Murray  lui avait drôlement fait du bien! En d’autres termes, du Wawrinka pur sucre que l’échec après l’exploit. C’est dire si je ne serais franchement pas contre un chouïa de mélange dans le label!

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  • Miami: Ferrer pour sauver Federer, le miracle de Pâques aura-t-il lieu?

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    ferrer_nishikori_aus_300[1].jpgJe ne pensais franchement pas avoir à ce point tout faux, en imaginant Djokoviv se pointer comme une fleur en finale, tant il s’engageait, ainsi que je vous le racontais dans un précédent billet, sur un parcours outrageusement balisé. Eh bien non. En dépit de l’extraordinaire nouvelle mansuétude du sort, le saigneur des courts, après sa défaite dans le dernier carré à Indian Wells, trouvait encore son maître à Miami .

    En huitièmes de surcroît et battu en deux sets secs par le revenant Haas, le joueur le plus âgé du top 50. Mais je ne vous raconte pas si le papy du tamis a fait de la résistance face au vampire serbe un rien exsangue. Qui, tout en félicitant son exceptionnel vainqueur, n’a pas moins rendu en partie responsables de son cuisant échec, le vent et le froid.

    Fringantissime, Haas se débarrassait ensuite encore plus rapidement du Français Gilles Simon qui, sonné par les coups répétés d’un rival au sommet de son art, ne savait plus  où donner de la raquette.  Avouant avoir eu l’impression d’avoir dû affronter à la fois Federer à l’attaque et Murray en défense!

    Hélas pour le joli Tommy, sa folle aventure prenait fin en demi. La faute à un David Ferrer plus conquérant que jamais. Redépassant cavalièrement Nadal, il va donc défier demain Andy Murray en finale. D’où une question cruciale. Après avoir réduit en miettes le rêve de l’Allemand, la mobylette de Valence va-t-elle aussi briser celui de la belette écossaise ?

    Je ne serais pas contre, à ‘image de quelques autres. Un euphémisme évidemment, car une chose est sûre, l’Espagnol n’aura jamais autant de fans que lors de cette rencontre. Les siens évidemment, mais surtout les millions de supporters de la légende helvétique qui vont se ronger les ongles jusqu'au sang. Car en cas de victoire de Murray, le king de la raquette se retrouvera troisième au classement. Une descente dangereuse, dans la mesure où elle risque fort de ne pas s’arrêter là. 

    Puisque nous serons le dimanche de Pâques, j’aimerais croire au miracle. Sauf que ma foi n’est pas trop au rendez-vous. Certes Ferrer n'est pas du genre à renoncer et il abordera ce match le couteau entre les dents. Mais il est un peu comme le président Hollande face au chômage, ce brave David. Après avoir vu le yéti rosbif découper Richard Gasquet en tranches dans les deux dernières manches de sa demi-finale, je crains que notre Ibère n’ait pas, dans sa boîte à outils, une lame suffisamment affûtée pour gagner le deuxième Masters de sa carrière...

    P.S.- Comme je m'en doutais, Ferrer n'a finalement pas réussi à s'imposer face à Murray. Voici donc, faute de miracle pascal, Rodgeur retombé au troisième rang. C'est d'autant plus frustrant pour lui et surtout pour le malheureux finaliste que ce dernier a non seulement eu une balle de match mais a marqué un jeu de plus que le vainqueur. La cruelle injustice du tennis...

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  • Federer et Nadal forfaits à Miami? On s'en tape selon Djokovic!

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    novak_djokovic_white_red_blue_sergio_tacchini_winner_of_sony_ericsson_open_miami_masters_2011[1].pngPas follement sympathique envers ses principaux rivaux, Djokovic. Ou pour le moins fort peu admiratif de leur talent respectif. Alors que Federer et Nadal ont déclaré forfait pour le Masters de Miami, le premier depuis longtemps, le second pour ménager son genou après sa victoire à Indian Wells, étonnamment d’ailleurs qualifiée de surprenante par les spécialistes (que cache donc cette curieuse analyse?), le vampire de Belgrade a clamé haut et fort que cela ne changeait rien.

    En d’autres termes, que la légende helvétique et le pitbull ibère brillent par leur absence, il s’en tape Nole. Ce n’est en tout cas pas cela qui enlèvera de la beauté au tournoi, a-t-il même cavalièrement ajouté. Il n’eût plus manqué qu’il déclarât que cela rajoutait du glamour à la chose!

    Il est vrai que leur renoncement lui promettant une victoire encore plus facile, le Serbe s’efforce de trouver de bonnes raisons pour ne pas le reconnaître. Sauf que c'est maintenant du gâteau, Del Potro qui lui avait flanqué une rouste en demi-finale dans le désert californien s’étant incliné, contre toute attente, face au modeste Allemand Kamke. Dès son entrée en lice de surcroît.

    Une véritable aubaine, l’asperge argentine constituant de surcroît le seul danger dans sa partie de tableau. En effet, comme un bonheur ne vient jamais seul pour le saigneur des courts depuis pas mal de temps, ceux qui pourraient lui tenir tête figurent dans l’autre. A savoir Murray, Berdych, Tsonga, voire Raonic, Isner et Gasquet. 

    Moralité ils vont logiquement dégager le terrain en se bouffant entre eux, tandis que ce brave Novak va d'abord se diriger le plus paisiblement du monde vers le dernier carré, pour se retrouver quasiment sans coup férir en finale, probablement contre la belette. Pour autant que l’Ecossais ne paume pas à nouveau son tennis en route. 

    Bref, pas franchement de quoi se taper sur le ventre. Car on le sait, à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Et le nier décevrait carrément de la part d’un champion de la trempe de Djokovic.

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  • Andy Murray bientôt dauphin à la place du dauphin

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    2012-andy-murray_422_98433[1].jpgJe trouve que Sa Grâce n’a pas trop l’air d’une légende depuis le début de l’année. D’accord le joyau du tamis n'a pas eu une chance folle au tirage au sort lors du premier Grand Chelem. Il a dû batailler comme un fou en Australie, alors que ses deux principaux rivaux se la coulaient drôlement douce. Pour Djokovic jusqu’en finale puisqu’il n’a eu que David Ferrer à se mettre sous la raquette dans le dernier carré. Et pour Murray jusqu’en demi-finale, où il débarquait un Federer incapable de lui tenir tête jusqu'au bout, après son parcours de chien.

    En revanche rien n'empêchait ce dernier de réussri à Rotterdam. Hélas, il abdiquait lamentablement en deux petits sets en quarts de finale contre Julien Benneteau, un Bleu qui la lui rejouait façon bête noire. Il pliait encore plus sottement à Dubaï face au Tchèque Tomas Berdych, lui offrant sur un plateau un match qui se donnait pourtant à lui.

    L’exact contraire en somme du vampire de Belgrade. Dracula hait tellement la défaite qu’elle se débine, épouvantée par la rage du Serbe. A l'inverse le Bâlois semble aimer l’échec au point de ne pouvoir s'empêcher de lui ouvrir complaisamment les bras!

    Je ne vous raconte donc pas mon désespoir en découvrant le tableau d’Indian Wells, où le king a son troisième titre de suite à défendre. Parce que ce plateau vous a un air de déjà vu qui fait carrément mal aux yeux. Le maestro à la recherche de sa baguette magique n’en a cependant cure. Non seulement il répète à son habitude qu'il a en gros bien joué depuis janvier, mais se déclare plus excité qu'une puce à l’idée de s’exhiber dans le désert californien, et surtout absolument ravi du retour de Rafaël Nadal.

    Dont il pourrait croiser la route pour un quart de finale de tous les dangers, le taureau de Manacor me paraissant avoir retrouvé sa formidable pugnacité après l’avoir vu se défoncer sur la terre battue d’Amérique du Sud. Humiliant notamment son compatriote Ferrer, en le réduisant en poudre à Acapulco. Inutile de préciser qu'il va foncer toutes cornes dehors sur notre gloire nationale.

    Et il y aura le nec plus ultra pour soutenir à fond l'Ibère et se réjouir follement de le voir empêcher Guillaume Tell de viser juste. Andy Murray. On sait qu'un revers du Suisse à ce stade permettrait à l'Ecossais de lui piquer son deuxième rang mondial, s’il parvient en finale. Chose évidemment possible.

    A mon avis d'ailleurs, ce brave Andy n’aura même pas besoin de se ronger les ongles jusque là. Car avant d'avoir l'occasion de s’attaquer au pitbull, Rodgeur devra éventuellement se débarrasser en huitièmes de John Isner ou, ne riez pas bien que les statistiques lui soient particulièrement défavorables, de Stanislas Wawrinka.

    Sans compter que notre Helvète de choc risque déjà de s’effondrer au tour d’avant face à… Julien Benneteau, dont on connaît désormais l’effet dévastateur. Autrement dit, de quoi faciliter davantage la tâche de la belette pour devenir dauphin à la place du dauphin. A juger sur pièces tout soudain.

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  • Federer parachève à Rotterdam la cacade helvétique de Schladming!

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    topelement[1].jpgLoin de moi l’idée de chipoter sur les exploits des skieurs français aux championnats du monde de Schladming, vu qu’ils se royaument pour l’instant juste derrière les Etats-Unis et leur redoutable yéti Ted Ligety, avec quatre médailles dont deux en or.

    Ce qui est un poil agaçant toutefois c’est que chacune de leurs breloques, quel que soit son métal, vaut davantage que celles des représentants des autres nations. Par exemple l’extraordinaire, dans le cas de Tessa Worley qui a raflé l’or en géant, c’est qu’elle a en plus réussi la fabuleuse prouesse de gagner les deux manches.

    A en croire les rigolos d’Eurosport, il s’agit évidemment, cette blague, d’un fait extrêmement rare. Et je ne vous raconte pas les mérites absolument hors du commun de la surnaturelle Marion Rolland oscarisée en descente, de l'eceptionnel David Poisson bronzé dans la même discipline et du prodigieux Gauthier de Tessières, cousu d’argent en Super G.  

    Mais il est vrai qu'on aurait entendu pire de la part des comiques de la RTS si d’aventure les nôtres avaient fait pareil. Ce qui ne risquait pas de se produire, bien qu'à chaque début de course Sa Logorrhée Jaton rêve sottement d’un miracle et que l’inénarrable William Besse nous affirme dans son langage châtié qu’on n’est pas à l’abri d’une surprise…

    Bref. Nos tâcherons de la spatule ne suffisant pas à notre malheur, Federer s’est ingénié à parachever la cacade helvétique des neiges au tournoi de Rotterdam. Remarquez c’était couru, nonobstant les déclarations des spécialistes effarés, parlant d’une énorme surprise.

    C’est en effet tout le contraire. Notre gloire nationale, qui avait plus ou moins joué comme un pied dans ses deux matchs précédents en ne cessant de galvauder ses premières balles, s’est logiquement  fait sortir en quarts en deux misérables sets par Benneteau. Sa véritable bête noire sur le circuit en dépit de son modeste 39e rang, n’en déplaise aux prétendus connaisseurs du tamis.

    Le gênant, dans l'histoire, c’est qu’il ne s’agit pas d’un jeune loup aux dents longues, mais d’un contemporain pépère! Toujours est-il qu'en le voyant cavalièrement balader le maestro complètement impuissant dans tous les coins du court, je me demande pourquoi ce brave Julien est si mal classé.

    En tout cas une chose est certaine, Sa Grâce helvétique aurait des leçons à prendre chez Serena Williams qui, après avoir également perdu la première manche, les a elle vigoureusement retroussées pour enlever magistralement les deux suivantes et remonter sur le trône. Redevenant ainsi numéro un mondiale et accessoirement la plus âgée de l’histoire avec ses 31 ans et quatre mois. Pas de doute, ça, c’est une championne!

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  • Wawrinka le Terminator: planquez-vous les cadors, j'arrive!

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    images[1].jpgQuand on n’a pas de grive… vous connaissez la suite. C’est un peu ce qui se passe dans le domaine du sport helvétique où on ronge drôlement son frein. Notamment dans le ski.  En dépit des glapissements des commentateurs de la RTS, nous bassinant  à chaque épreuve avec la surprise qui peut toujours de produire, nos "spécialistes"  de la latte s’obstinent, depuis le début de la saison, à entrer dans l’histoire à reculons en ratant systématiquement leurs rendez-vous. Ce qui n’est pas arrivé depuis des lustres.

    A commencer par les garçons, en-dessous de tout. Alors que dans les glorieuses années on mentionnait à peine un Helvète qui avait le malheur de pointer au pied du podium, on en vient à se gargariser follement aujourd’hui d’une rarissime apparition dans les dix ou quinze premiers. C’est une telle bérézina qu’on nous passe des images des Championnats du monde de Crans–Montana en... 1987, où les Suisses avaient donc presque tout raflé, pour nous remonterle moral.

    Mais le plus significatif reste cette exaltation inouïe autour de l’affrontement "dantesque" entre Wawrinka et Djokovic, "the" rencontre de Melbourne où le "monstrueux" Vaudois, à quelques coups de raquette près, a failli terrasser le numéro un mondial en huitièmes de finale du Grand Chelem australien.

    Du coup l'héroïque Stan a gagné 17.000 abonnés sur Twitter et apparaît désormais comme un véritable épouvantail. Le Terminator propre à terroriser les cadors du circuit en somme. L’intéressé est d’ailleurs convaincu qu’il flanque la trouille aux meilleurs. Il l’a en tout cas déclaré récemment à la télé romande, ajoutant que cela ne datait pas d’hier étant donné la qualité extraordinaire de son jeu. Petit bémol, ils ne sont pas très nombreux à s’en être aperçus jusqu’ici...

    Il n’empêche, figurez-vous qu’il est entré dans une autre  dimension. Et tout ça pour avoir malgré tout perdu ce fameux  match contre le vampire de Belgrade. Imaginez un peu le barnum si d’aventure il l’avait gagné. Là franchement ils sont enfoncés les Français. Côté cocoricos, ils peuvent aller se rhabiller. Il est vrai qu’ils n’avaient pas de quoi s’ébaubir, leur super star Jo-Wilfried Tsonga n’ayant même pas réussi à battre Federer…

    Cela dit, quelle drôle d’idée de la part de Wawrinka de se flanquer une telle pression avant la rencontre de Coupe Davis contre les redoutables Tchèques, qui se déroule dès vendredi à  Palexpo, en se prenant pour le David Duchovny du tamis. Pour retomber éventuellement vite fait sur le plancher des vaches après une incursion éclair dans le cosmos, voilà qui n’est pas très malin. Il reste à espérer que je me trompe.

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  • Open d'Australie: Federer-Wawrinka, même combat!

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    _63995534_155708639[1].jpgIl aurait vraiment fallu un séisme pour que Djokovic ne parvienne pas en finale, en considérant son tableau. Une vraie voie royale s’était ouverte devant le Serbe dès le premier tour de l’Open australien, ses deux seuls éventuels réels adversaires étant Tomas Berdych, dont on connaît l’inconstance et David Ferrer, qui n’a jamais eu le tennis pour venir à bout des cadors du circuit. Sans oublier que son pote Almagro avait déjà failli le crucifier en quarts de finale. 

    image[3].jpgPresque pareil pour Murray. Il avait lui aussi touché le gros lot dans sa partie de tableau jusqu’à son affrontement avec Sa Grâce. Un combat à l'issue malheureusement prévisible. Non seulement en raison des progrès réalisés par ce cher Andy, mais aussi à cause des redoutables et nombreux obstacles que le sort avait sadiquement placés sur la route du Suisse.

    Ne parlons pas des ses deux premiers tours, avec en face le Bleu Benoît Paire puis le Russe Nikolay Davydenko, dont les spécialistes, je ne sais trop pourquoi, avaient fait des épouvantails. En revanche, se coltiner tour à tour les bombardiers de service comme l’Australien Tomic, le Canadien Raonic, le Français Tsonga et, cerise sur le gâteau la belette écossaise, voilà qui n’était pas franchement de la tarte!

    Au bout du compte, Federer-Wawrinka même combat. Ce qui n’est en plus pas à l’honneur du king. A l’image de Stan contre le vampire de Belgrade, se montrant certes accrocheur mais moins conquérant que le Vaudois, le Bâlois s'est ingénié à se flageller. S’épuisant par exemple à survivre dans une quatrième manche qu’il dominait pourtant avant de se faire débreaker. D'accord, il a fini par la gagner, mais à quel prix physique. Un effort démentiel qu’il a logiquement fini par payer cash.

    A part ça, je me réjouis de voir les retournements de veste à propos de la légende. On pouvait en effet lire, jusqu’à sa victoire sur Tsonga, que ce brave Rodgeur n’avait pas fini de nous surprendre. Du haut de ses 31 ans et de ses quinze années passées sur le circuit pro, ajoutait en substance notre expert, le Suisse, imperturbable, est toujours animé de la même passion… Et après cette quinzaine australienne, on dirait même qu’il est entrain de faire renaître de ses cendres cette chimère, bête fabuleuse qui est toujours en lui…

    Mais je doute qu'après l'échec du maestro cette admiration sans borne demeure. Et comme chimère signifie aussi rêve, fantasme, utopie, il reste à espérer que l’avenir ne sera pas celui des illusions perdues pour le mythe helvétique.

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  • Choc à Melbourne: une gamine envoie un monstre du tamis au tapis!

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    515217_l-americaine-sloane-stephens-apres-sa-victoire-face-a-sa-compatriote-serena-williams-le-23-janvier-2013-a-l-open-d-australie-a-melbourne[1].jpgElle traquait son seizième Grand Chelem. Mais funérailles, Serena a vu son rêve s’arrêter en quarts de finale à Melbourne. Plutôt moche pour celle qui faisait figure d’archi-favorite et de future numéro un mondiale. En effet, contre toute attente, elle s’est laissé tabasser par sa jeune compatriote Sloane Stephens, (photo) classée au vingt-neuvième rang.

    Même si la chance sourit aux audacieux, personne n’aurait misé sur cette gamine de 19 ans. Les fans vont peut-être imputer ce cuisant échec aux spasmes dorsaux dont semblait souffrir la cadette des Williams. Ce qui n’empêchera pas Sloane, auteur de l’exploit le plus formidable de la quinzaine jusqu’ici, hommes et femmes réunis, de décoller les photos  de son idole dans sa chambre pour tapisser ses murs de ses propres posters. 

    L'échec cuisant de Serena me force d'ailleurs à dire que nous autres Helvètes avons senti le vent du boulet lors de la rencontre de Federer contre Tsonga, la légende ayant failli succomber aux assauts furieux du boxeur des courts, plus Mohamed Ali que jamais. Ce qui n’aurait rien eu de spécialement étonnant. Si Sloane Stephens est la nouvelle perle noire du circuit féminin, Jo-Wilfried semblait se profiler une fois de plus comme… la bête noire du Suisse. Pas dans son meilleur jour en plus.

    art_217997[1].jpgQuand il nous imite le lion de la MGM (photo), c'est que que ça coince. Je ne suis donc pas mécontente que le Guillaume Tell du tamis ait réussi à planter sa dernière flèche au centre de la pomme. Ca nous évite un déferlement médiatique hystérique du côté de l’Hexagone. Les experts tricolores en faisant déjà des tonnes avec Chardy, définitivement consacré as des as pour avoir éliminé l’Argentin Del Potro et surtout… l’Italien Seppi au tour suivant, imaginez un peu le tsunami en cas de victoire de leur Jo adoré. 

    Mais fair play et ravalant courageusement sa déception, Jean-Paul Loth a remarqué que la suite allait être belle même si les Français étaient désormais aux abonnés absents… On espère que ce sera le cas pour le king. Sauf que n’ayant pas la capacité stupéfiante de Djokovic de survivre aux éléments déchaînés, doublée par une haine si viscérale de la défaite que celle-ci finit par se débiner, rien n’est fait pour Sa Grâce.

    Son prochain adversaire, la belette écossaise Andy Murray toutes dents dehors, a bien l’intention de les lui planter férocement dans le lard. En même temps, je me demande ce qui peut bien arriver à notre gloire nationale, qui pousse le détail jusqu’à mettre sous son T-shirt, pour lui tenir chaud, un marcel blanc le jour et noir le soir…

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  • Open d'Australie: Wawrinka a oublié l'eau bénite!

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    teaserbreit[1].jpgComme prévu, personne n’imaginant sérieusement que  Wawrinka puisse venir à bout de Djokovic, le Serbe a signé sa onzième victoire sur le Suisse. Qui a quitté le court en pleurant à chaudes larmes. 

    Normal. On pourra toujours lui répéter, pour le consoler, qu’il a livré un match de mutant ou qu'on apprend parfois davantage de ses échecs que de ses succès, ça lui fait une belle jambe à la malheureuse victime du saigneur des courts, suite à un combat aussi héroïque qu'homérique.   

    Car pas une âme n’imaginait sérieusement non plus qu’il faudrait cinq heures, cinq manches et soixante-quatre jeux (à cet égard on remarquera qu’ils en ont gagné trente-deux chacun) au redoutable Novak, pour se payer le scalp du Vaudois.

    Force est toutefois de constater que le brave Stan s’est hélas offert à quelques reprises en sacrifice, notamment, nous plongeant dans l'angoisse, en se montrant beaucoup trop timoré alors qu’il caracolait au second set après avoir remporté haut la main le premier. Roulant carrément le numéro un mondial dans la farine.

    Evidemment, s'il avait alors mené deux manches à rien, ce qui était donc largement à sa portée, il n'était pas certain qu'il n’aurait pas dû batailler tel un dément dans les éventuels trois suivants pour emporter le morceau. Mais quand même. La perspective d’un possible exploit eût été singulièrement différente.

    Raison pour laquelle, ainsi que je le lui conseillais dans mon précédent billet, il était indispensable de se munir, outre de ses propres armes, de celles propices à épouvanter le vampire de Belgrade. Mais s’il a pensé à la gousse d’ail et au crucifix, il a oublié l’eau bénite. Du coup, c’est Dracula qui a fini par lui ficher un pieu en plein cœur!

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