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25/07/2013

Encore une humiliation pour Federer à Gstaad. Ou plutôt son fantôme!

6acf6f869ec0ba199e1e8bd1fcaa8137_640x306[1].jpgOn n’ose pas imaginer une nouvelle défaite de Federer, déclarait terriblement inquiet le commentateur de la RTS, après avoir commencé par chanter les louanges du Suisse, qui foulait pour la première fois la terre de Gstaad depuis neuf ans.

Mais funérailles. Ainsi que je vous le racontais dans ma précédente chronique, je craignais le pire pour la légende dans l’Oberland bernois.  Et il ne m’a pas fallu attendre bien longtemps l’échec de ce malheureux Rodgeur, complètement dépassé après quatre jeux seulement face au grand Allemand Daniel Brands qui lui avait déjà posé des problèmes à Hambourg.

Ce revers était en effet couru dès l’instant où le Bâlois, qui décidément ne peut plus se le permettre, a perdu son service dans la première manche et du coup évidemment le set, car il ne parvient toujours pas à prendre celui de son adversaire. Ce qui est d’autant plus ennuyeux qu’il s’est en l’occurrence procuré de nombreuses balle de break.

Dès lors sous pression extrême, le Bâlois a paumé sans surprise a mise en jeu d’entrée dans la seconde manche. C’est que l’Allemand se montre coriace, relevait l’expert de l’antenne romande complètement démoralisé. Même si en face il a Federer…

Des clous! Dans la mesure où il s'agissait de son fantôme, il n’y avait vraiment pas de quoi paniquer en ce qui concerne Brands. Il n’a de surcroît pas eu à se défoncer, à l'instar de n’importe quel second couteau d'ailleurs. Bref, le maestro s’est donc vu logiquement humilié pour la troisième fois depuis Wimbledon. En à peine plus d'une heure et deux misérables sets cette fois.

Certes il aurait mal au dos, mais quand même, c'est moche. Surtout pour les organisateurs, qui doivent être aux cent coups, eux qui comptaient sur une finale entre lui et Wawrinka dimanche, après avoir concocté en outre une super cérémonie avec cadeau d’une vache, joueurs de cors des Alpes et lanceurs de drapeaux, pour rendre hommage au king de la raquette.

Cela dit, elle était fâcheusement emmenée par… une bande de cloches. Prémonitoire, hélas!

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20/07/2013

Federer humilié en deux sets par un qualifié à Hambourg!

537248-l-argentin-federico-delbonis-au-tournoi-d-hambourg-le-19-juillet-2013[1].jpgJe ne pensais certes pas assister à une démonstration de tennis, dans la mesure où le maestro nous en prive depuis le début de l’année. Mais je croyais naïvement voir une petite victoire à Hambourg, où sa Grâce tentait, avec sa nouvelle raquette censée lui offrir davantage de puissance, de glaner quelques précieux points dans le but de participer aux Masters de Londres.

Eh bien non, ce qui prouve que son éviction au second tour de Wimbledon n’était pas un malheureux hasard… Après s’être laborieusement appliqué à battre trois seconds couteaux, dont deux en frisant sérieusement le code, Federer s’est laissé honteusement dégommer en deux misérables sets dans le dernier carré par Federico Delbonis (photo), un Argentin de 22 ans, 114e mondial et donc issu des qualifications.

Qui, s’offrant non seulement la légende mais le premier top ten de sa carrière, n’en pouvait plus de bonheur, à l’image de Stakhovsky sur les courts de Sa Majesté. Et pourtant, alors qu'on évoque une "énorme sensation", cela devient très banal n’importe qui pouvant désormais se payer le scalp du king. Et pour cause. Ce pauvre Rodgeur a un très gros problème. Il est devenu si  médiocre à la relance qu’il ne peut plus se permettre de perdre son service.

Sur lequel il était de surcroît fréquemment en danger, ramant ferme pour effacer des balles de break, tandis que son adversaire bouclait souvent le sien sur un jeu blanc. Du coup logiquement poussé deux fois au tie-break et constamment sous pression, il les perdait les deux tout aussi logiquement.

Dans ces conditions, inutile de préciser qu’une victoire dans un Masters 1000 au plateau nettement mieux garni qu’en Allemagne s’annonce totalement inimaginable. Sans parler d’un dix-huitième  succès en Grand Chelem que certains ahuris, l’espoir chevillé au corps, lui prédisent encore. J’avoue même  craindre le pire pour son parcours à Gstaad, où on lui prépare une cérémonie de derrière les fagots!

Par ailleurs, j’imagine les rires sous cape de Djokovic, Nadal ou Murray, qui n’ont sans doute jamais dû subir pareille humiliation depuis leur débarquement dans le trio de tête…

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27/06/2013

Wimbledon, gazon maudit pour Rodgeur, Rafa, Victoria, Maria et quelques autres

ay112996447switzerlands-rog[1].jpgEncore un tremblement de terre puissant à Wimbledon déjà sous le choc depuis la veille. Se croyant obligé d’imiter Nadal exécuté d’entrée par le second couteau belge Darcis, Federer enregistre l’échec le plus cuisant dans son jardin, en subissant prématurément à son tour la loi impitoyable d’un autre nobody, l’Ukrainien Stakhovsky.

Chronique d’un déclin annoncé pour notre gloire nationale. Dont les experts vont évidemment faire des gorges chaudes alors que beaucoup d’entre eux, à l’instar de Pascal Droz sur la RTS, n’étaient pas loin de voir la légende rafler un huitième trophée sur sa pelouse favorite.

Cette humiliante et honteuse nouvelle sortie dans la foulée de Roland Garros ne fait hélas que confirmer les résultats misérables du malheureux Rodgeur depuis le début de la saison. Le laissant dégringoler à la cinquième place du classement pour la première fois depuis dix ans.

Juste en passant, il est intéressant de relever une situation inverse côté en faveur de Sa Grâce, qui a récemment vu son revenu bondir à 66 millions de francs. Il n’est devancé que par le golfeur Tiger Woods, alors qu'il pointait au... cinquième rang en 2012.

Mais bref. Revenons-en plutôt à Wimbledon, où le gazon n’est pas maudit que pour le maestro ou le pitbull ibère. Abandons et revers ont plu en cette journée fatale. Aussi bien chez les garçons, de Tsonga à Stepanek en passant par Isner ou Cilic que chez les filles avec le forfait de Victoria Azarenka et la cruelle défaite de la belle Maria Sharapova.

Du coup Richard Lewis, le PDG du tournoi désespéré, s’est fendu d’une déclaration solennelle selon laquelle cette funeste tournure des événements ne tient absolument pas à la qualité des courts, préparés comme d’habitude aux petits oignons.

On ne demande qu’à le croire. Cela dit, si les choses devaient continuer de la sorte, il ne lui restera plus qu’à organiser une finale entre Serena Williams et Novak Djokovic!

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16/06/2013

Federer face à l'impossible exploit: ajouter un chapitre à sa légende!

174450824_zoom945[1].jpgAprès l’humiliation subie contre Jo-Wilfried Tsonga à Roland Garros, je me demandais comment Federer allait se comporter à Wimbledon. Eh bien je ne peux pas prétendre avoir une réponse des plus nettes suite au tournoi de Halle. Malgré sa victoire sur Youzhny et bien que les spécialistes affirment qu’il a parfaitement entamé sa saison sur gazon en glanant son premier titre de l’année.   

Je trouve par exemple qu'il a commencé mollement, en faisant plein de fautes. Vous me rétorquerez que j'exagère, dans la mesure où il a offert gracieusement deux roues de vélos à son adversaire en quarts.

La performance a en effet soulevé l’enthousiasme et l'admiration des aficionados. Mais franchement, qu’attendre de moins d’une légende contre le 146 mondial sur herbe! Sa surface favorite de surcroît. Dans le fond, c'était juste un petit exploit pour le fun, fort peu révélateur.

Preuve en furent ses deux succès laborieusement acquis en demi et en finale. A commencer par celui contre un Tommy Haas sans doute un peu fatigué par ses prouesses à Roland Garros et qui a surtout dû se coltiner des adversairees autrement coriaces que ceux de Federer. Dont un Monfils champagne mais, heureusement pour l’Allemand, toujours aussi clown et peu concentré son job.
 
Quant à la réussite de Rodgeur contre le Moscovite, qu’elle fut crispante et longue à venir. Alors que pour tout le monde, le match était dans la poche du Bâlois avant qu’il n’ait commencé, sous prétexte qu’il avait battu Youzhny quatorze fois. Et pourtant, la messe a failli être dite au premier jeu du premier set, lorsque le roi du tamis s’est montré incapable de convertir quatre balles de break.

Continuant d’ailleurs à manifester de la fébrilité au long de la manche, il en paumait une cinquième et achevait de se rater dans le jeu décisif. Alors d’accord, ce n’était pas exactement le Russe dont on avait l’habitude. Se montrant plus conquérant et agressif, il s’était d'ailleurs payé le luxe de balayer son adversaire précédent en deux mini-sets balancés en à peine une heure.

Ce n’était pourtant que Gasquet, d’ordinaire déjà pas un super foudre de guerre, comme il l’a prouvé sur l’ocre parisien en s’inclinant devant Stanislas Wawrinka. Bien que les commentateurs français, concevant quelque humeur de ce cuisant échec pour l’un de leurs Tricolores préférés, évoquaient un "tout petit Richard".

Peut-être. Il n'empêche que notre gloire nationale aura d'autres gros matous à fouetter que Youzhny sur les terres de Sa Majesté britannique. D’où mon trouble profond. En d’autres termes je continue, en dépit de mes espoirs fous, à ne pas vraiment voir le king ajouter un chapitre à sa légende en remportant un dix-huitième Grand Chelem…

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07/06/2013

Roland Garros: Ferrer-Tsonga, ou David contre Goliath. Encore une victoire biblique!

David-Ferrer-and-Jo-Wilfried-Tsonga-through-to-quarters-French-Open-2013-216186[1].jpgJe ne vous le cache pas j’en rêvais, histoire d’éviter un tsunami médiatique hexagonal. Mon favori, celui dont personne ne parle, que tout le monde sous-estime, le vilain petit canard espagnol a donc rempli une partie du contrat. Pour la première fois de sa carrière Ferrer se hisse en finale d'un Grand Chelem en mettant k.-o. Tsonga, le boxeur des courts. Simplement, sans coup férir, en trois sets secs, comme depuis le début du tournoi. 

David contre Goliath. Une victoire biblique. Désormais, Il ne lui reste plus qu’à vaincre Nadal, saigneur auparavant du seigneur circuit en cinq manches d’un suspense insoutenable. Certes ce sera le plus difficile. Mais alors que je ne suis pas mécontente de voir Djokovic out suite à Federer, j’avoue que ça me ferait joliment plaisir si la mobylette de Valence avec métronome incorporé damait le pion à l’ogre de l’ocre, le privant ainsi d’un huitième sacre énervant à Roland Garros.

Cela contribuerait peut-être à donner un peu de jus à Rodgeur pour tenter à son tour le record absolu à Wimbledon. Mais je dois reconnaître avoir un mal fou à visualiser la chose après les deux dernières médiocres prestations de la légende sur la terre parisienne. 

En attendant nos chers voisins font grise mine. Ils étaient si sûrs de l’incroyable talent et de la formidable sérénité de leur poulain. Des atouts le conduisant droit au sommet. Ils allaient jusqu’à souhaiter, sinon pronostiquer une victoire du vampire de Belgrade, plus facile à battre à leur avis que le taurillon de Manacor.  

Dans son émission sur Eurosport Henri Leconte, dernier Tricolore finaliste porte d’Auteuil en 1988, s’est à nouveau pathétiquement illustré en clamant que Jo-Wilfried écraserait son adversaire dans ce dernier carré de tous les espoirs pour tout un peuple. "J'y crois, j'y crois, il va lui marcher dessus", hurlait-il en frisant l'hystérie. 

Mais hélas, le transparent numéro six n’égalera pas Riton vingt-cinq ans après. Quant à une éventuelle victoire trente ans après celle de Noah, les Tricolores devront encore davantage ronger leur frein. Pourtant Tsonga ne manquait pas d’une sacrée confiance en lui. Pour ne pas dire que la modestie ne l’étouffait pas.

Dans une interview à France Info où on lui demandait s’il s’entraînait particulièrement pour l’affrontement contre Ferrer, il balayait cette question triviale. De son ton à la Zidane, il susurrait qu’il ne s’était pas spécialement préparé pour l’événement. "Ce n’est pas ma première demi-finale. Ni même ma première finale. Je suis très content de mon tennis et je sais exactement ce que je dois faire". 

Apparemment non, étant donné la façon dont l’Ibère lui a sauté à la gorge pour ne plus le lâcher. Et de surcroît sans jouer le tennis de sa vie, Amélie Mauresmo elle-même dixit. Avouez que ça la fiche plutôt mal…

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05/06/2013

Roland Garros: après Federer, tous les outsiders vraiment out

images[1].jpgEtant donné que les bonnes âmes ne cessent de me le reprocher, je m’étais promis de ne plus critiquer les commentateurs. Du moins aujourd’hui. Mais ce n’est pas ma faute s’ils font exprès de raconter des bêtises plus grosses qu’eux juste pour me provoquer.

Rassurez-vous, je ne vais pas m’étaler. Simplement me contenter de relever ce qui risque d'être LA phrase du tournoi parisien. Prononcée par Marc Rosset, qui a réussi à se surpasser au cours de la rencontre exhibition livrée en quarts par Nadal contre Wawrinka. Même sur la photo, le court a l'air trop grand pour le Vaudois...

"A 2-6, 3-6, 0-4, Stanislas est assez lucide pour savoir qu’il a perdu ce match..." analysait ainsi le plus sérieusement du monde le Genevois. Avouez quand même que question lapalissade, il se pose un peu là le grand blond. 

Pour en revenir au jeu circulez, il n’y a rien de spécial à voir. Tous les outsiders sont vraiment out au stade des demi-finales, de Wawrinka  à Haas en passant par Robredo chez les garçons, tandis que les deux principaux cadors et leurs dauphins de la quinzaine se royaument dans le dernier carré.

Murray aux abonnés absents, Federer, que certains illuminés voyaient rallier le sommet les doigts dans le nez en compagnie de Nadal ou de Djokovic, est le seul à ne pas avoir tenu son rang, saoulé par les coups  d’assommoir de son remplaçant en demi, Jo Wilfried Tsonga. Le septième mondial n’a jamais autant mérité jusqu’ici son surnom de boxeur des courts, lui qui a mis au tapis chacun de ses adversaires en trois sets secs.

Pareil chez ces dames avec un parallèle intéressant. A l’image de Sa Grâce helvétique, Agnieszka Radwanska est également l'unique du big four féminin à avoir galvaudé son duel au profit de l’Italienne Sara Errani qui la talonne au classement.

Sharapova a bien essayé de nous concocter du Rodgeur dans la première manche de son affrontement face à Jelena Jankovic, misérablement perdue 0-6. Mais contrairement à la légende du circuit, on a pu compter sur la belle Maria pour se reprendre et s’inspirer plutôt des meilleurs de ce cru 2013.

Restent deux inconnues avant un Wimbledon de tous les dangers pour qui vous savez,  Qui de l’Espagnol ou du Serbe fera plier Tsonga en finale et qui, de Sharapova ou d’Azarenka, s’inclinera face à Serena Williams au bout du bout? Voilà qui nous promet heureusement un petit suspense…

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04/06/2013

Roland Garros: Tsonga humilie l'ombre de Federer

tsonga_12[1].jpgJe vous l’avais dit que la légende allait boucler ses valises prématurément. Après le tennis misérable, du moins pendant plus d’un set proposé contre Gilles Simon  en huitièmes de finale, il était clair que Rodgeur, absolument incapable d’élever son niveau de jeu, allait précipiter sa chute. Nettement amorcée après s’être fait débreaker au premier set. 

L’humiliation fut totale, car en plus Tsonga n’a vraiment pas eu besoin de forcer son talent ni même de se sortir les pouces  pour avaler tout cru le roi de la raquette, dont il faut bien le reconnaître, seule l’ombre arpentait laborieusement le court. Un non match dans toute son horreur, le plus pitoyable dans un quart de finale de Grand Chelem. Ce serait donc faire injure au Tricolore de parler d'un exploit. 

Juste en passant, cette défaite mortifiante donnera du grain à moudre aux exégètes du tamis, qui après avoir vu Sa Grâce au top depuis le début du tournoi, vont à nouveau se livrer à de pointues et savantes analyses pour évoquer son ixième inévitable déclin. Remarquez, ils vont bien finir par avoir raison!

Et dans la mesure où il n’y a évidemment pas le début du commencement d'un espoir de voir le brave Wawrinka inquiéterun tant soi peu Nadal, le pitbull de Manacor s'étant payé un sérieux détartrage de gencives contre le Japonais Nishikori en huitièmes, c’en est hélas terminé des chances helvétiques de briller sur l’ocre parisien.

En revanche, celles de nos chers voisins demeurent intactes. Et Jo-Wilfried peut rêver, de conserve avec tout un peuple de rééditer le coup de Noah trente ans après. D’autant qu'il devrait se  débarrasser sans trop de problème de David Ferrer, son prochain adversaire, avec ses services de plomb et ses coups droits meurtriers.

Et cela bien que la mobylette de Valence ait atomisé son compatriote Robredo. Logiquement, celui-ci étant complètement cuit après son affrontement homérique contre un autre Ibère, en l’occurrence  Nicolas Almagro. En principe donc, le boxeur des courts n'aurait plus sur sa route vers la gloire que le vainqueur de la demi-finale annoncée entre Nadal et Djokovic.

Mais comme en tennis tout est toujours possible, avouez que ce serait le gag du siècle si d’aventure le vampire de Belgrade se faisait à son tour saigner en quarts par Tommy Haas qui, à 35 ans, affiche la forme de sa vie. Vivement mercredi !

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03/06/2013

Roland Garros: le combat épique de Wawrinka et Gasquet, une histoire de cuisses!

b_06-02-Montage_Gasquet_Wawrinka[1].jpgC’était l’affiche du jour. Suisses et Français se pourléchaient les babines à l’idée de cet affrontement titanesque entre les deux meilleurs revers du circuit. Ils n'ont pas été déçus par le spectacle.

L’émerveiilement a toutefois failli tourner court. Du moins pour les Helvètes catastrophés après la perte du premier set où, en dépit de coups sublimes, Stanislas n'a pu s'empêcher de nous faire du Wawrinka en loupant une déprimante avalanche de balles de break.

Côté hexagonal c’était évidemment le contraire, Gasquet ayant rejoint Gaël Monfils dans la stratosphère. Le dépassant même au second set, au début duquel Rosset n’avait pas fini de nous vanter le physique supérieur du Vaudois que celui-ci, délivrant une série de jeux désespérants, fléchissait sérieusement pour cause de cuisse en marmelade.

Enfin en marmelade, je me pose la question. Après avoir appelé le physio, Stan se remettait miraculeusement à trotter mieux qu’un pur-sang. Mais personne ne l’ignore, rien ne sert de courir… Hélas pour lui, il paumait une nouvelle manche tricotée par un Richard flamboyant. 

Facile d’imaginer que le Biterrois allait nous finir le pull en deux temps trois mouvements. D’autant qu’il avait revêtu sa chemisette fétiche d’un rouge on ne peut plus helvétique. Ce qui fit apparemment sur Stanislas l’effet de la cape sur le taureau, lui permettant d’enlever victorieusement le troisième  morceau.

Et cela en dépit d’un débat houleux avec l‘arbitre et le superviseur à propos d’une faute annoncée tardivement. Mais sortez-moi ce juge de ligne incompétent, tempêtait le Lausannois furax, nous révélant un côté teigneux que je ne lui connaissais pas. Il a dû patienter avant le départ du coupable...

L'affaire était cependant très loin d’être dans la poche, le Tricolore maintenant drôlement la pression, aidé par un public entièrement et logiquement acquis à sa cause, nous chantant la Marseillaise avant l’heure. Tandis que Wawrinka continuait à égarer les balles de break. Mais voilà que Gasquet se mettait lui aussi à souffrir douloureusement du haut de la gambette, mais plus gravement et au mauvais moment. A son tour, il commençait à jouer sur un pied.  

Du coup, son rival perclus de crampes et presque à terre dans l’arène, Stan en profitait insolemment pour rafler les oreilles et la queue après un combat épique de plus de quatre heures. Et tout ça dans le fond pour une histoire de cuisses...

P.S.- J'oubliais de préciser que la belle épopée de nos deux champions risque bien de s'arrêter là. Nadal va hériter d'un Wawrinka au bout du rouleau. Et si Federer nous offre l'ersatz de tennis qu'il a livré contre Simon, une chose est sûre: Tsonga va le boulotter plus vite qu'un Kinder Bueno!

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01/06/2013

Roland Garros: dur retour sur terre pour Gaël Monfils, le génie astral...

tommy-robredo-2010-1-7-2-42-37[1].jpgDeux petits tours étaient passés à Roland Garos et tout était déjà joué. Mais qui va donc arrêter le prodigieux, le surnaturel Gaël Monfils, s’effaraient les commentateurs hébétés, sous le choc de la nouvelle victoire d’anthologie contre le Letton Ernests Gulbis, après son triomphe contre Berdych.

Pourtant des surhommes limite plus redoutables que l’idole. C’est d’ailleurs le péché mignon des Français de maximiser le talent de leurs poulains en portant aux nues celui de leurs adversaires. Donc  je ne vous raconte pas celui de Tommy Robredo (photo), à côté duquel l’ogre Nadal avait en quelque sorte paumé ses bottes de sept lieues. La preuve, ses deux sets malencontreusement égarés sur l’ocre parisien.

Mais  évidemment ils ne le pensaient pas vraiment et voyaient leur pur-sang préféré, leur showman au tennis champagne se remettre à courir comme un lapin vers le prochain tour.  D’autant qu’après avoir fièrement tricoté les deux premières manches et  malgré une maille filée dans la troisième, il ne s’offrait pas moins de quatre balles de matches dans la quatrième. Dont deux sur son service. 

Du délire dans les rangs. On vous l’avait bien dit. Ce Gaël-là est monstrueux. Un mutant, un Martien qui fait trembler la terre avec son génie intergalactique. Logique, il avait préparé le séisme lors de son récent brillant parcours, une fantastique victoire Bordeaux, puis une extraordinaire route jusqu’en finale à Nice. Des tournois de campagne, mais peu importait alors.

Et puis funérailles, la bérézina, le champagne éventé avec le ressort cassé de l‘extraterrestre terrassé. Assez logiquement déclaraient du coup ses fans de l’antenne désespérés. Eh oui, que voulez-vous? La coqueluche, la lumière de la porte d’Auteuil  était quand même arrivé un peu fatigué porte d’Auteuil suite à... sa fantastique victoire à Bordeaux et sa sublime finale à Nice.

Mais l’inconstance crasse des fins analystes de la  télé n’est plus à démontrer. Perruche aux allures de perroquet, Pierre-Alain Dupuis s’égosillait à damer le pion à ses confrères hexagonaux. Pour lui, quand Robredo marquait un point c’était l’expérience qui parlait et quand il en perdait un, c’était l’âge qui coinçait! 

En cas de défaite de l’Espagnol vous auriez sans doute entendu en gros ceci : Tommy s’est montré héroïque, mais à 31 ans, il ne pouvait faire des miracles. Et naturellement l’inverse dans la situation  contraire…

Quant à Jean-Marc Rossier, qui connaît le tennis mieux que sa poche, il avait fait du Tricolore son outsider numéro un pour soulever la Coupe des mousquetaires. Il ne reste plus à espérer qu’il ne va  pas commettre pareille sottise en causant de Stanislas Wawrinka. A l’image de certains autres hurluberlus qui ont désigné le Vaudois comme vainqueur potentiel.

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28/05/2013

Roland Garros: la France a d'incroyables talents!

5951450754_yannick-noah[1].jpgA chaque Roland Garros, c’est pareil. Mais cette année, nos amis français s’excitent davantage que d’ordinaire, vu que la chose a date de 30 ans. Oui, vous avez compris, les voici repartis sur le sentier de la gloire avec la victoire de Noah le 5 juin... 1983. Son seul et unique succès en Grand Chelem.

Cela n’empêche pas une grande interview de l’icône sur Eurosport, pour revivre une nouvelle fois l’extraordinaire événement qui a fait entrer le tennisman, reconverti dans la chanson depuis 1991, dans le cœur de ses compatriotes. Pour ne plus en resssortir. Et que, la pluie aidant, la chaine risque de nous retransmettre à l'envi...

On y voit l’idole de tout un peuple un rien lassée de faire le buzz après tout ce temps. Encore que. Jouant les modestes, Yannick n'assure pas moins fièrement qu’au filet on ne le passait pas. A se demander pourquoi il n'a réussi à remporter que 23 tournois en simple, pas tous prestigieux de surcroît, avec un tel atout dans sa raquette.

D’accord, il a mené la France en finale de Coupe Davis en tant que joueur et à deux reprises au sommet en tant que capitaine. Ce n’est pas rien, je vous le concède. Mais quand même assez pathétique de voir nos chers voisins aussi béats en pensant à son incomparable génie. Imaginez leur état (et du coup le nôtre) s’ils avaient un champion de la trempe de Federer, Nadal, ou Djokovic à se mettre sous la rétine.

Remarquez, tout en traitant Sa Grâce un poil par-dessous la jambe, eu égard à ses capacités "moyennes" sur l'ocre parisien, ils ne se privent pas de s’extaxier sur l’incroyable talent des hypothétiques successeurs de Noah au triomphe Porte d’Auteuil. Car à entendre les commentateurs, de Tsonga à Gasquet en passant par Simon, Paire ou Roger-Vasselin, ils ont tous les armes pour aller très loin cette année.

RG_20130527_Monfils[1].jpgEt je ne vous raconte pas la folie suscitée par Monfils qui a disposé de Berdych en quelque quatre heures. Ce qui a valu au Tricolore d’être qualifié de mutant monstrueux et hallucinant, les trois mots que connaisse en général la consultante Emilie Loit, d’extraterrestre, d’homme venu de nulle part selon l’inénarrable Henri Leconte, après avoir livré un non seulement match non seulement exceptionnel, mais anthologique.

Bref à les entendre, Roland Garros c’est terminé côté grandeur et émotion  suite à cette rencontre du… premier tour. On a déjà vu la finale et le reste des concurrents,  qui ne feront à l’évidence pas le poids face à un tel exploit. peuvent aller se rhabiller.

Sans aller jusqu’à partager cet engouement dément, je vous avoue que je suis assez contente de l’issue de ce duel. Car si c’était formidable pour Monfils, ça l’est surtout pour Rodgeur, qui a la sale habitude d’échouer misérablement contre le Berdych depuis quelque temps. Et comme le Tchèque figurait dans sa partie de tableau...

Enfin on n’en est pas là. Le Guillaume Tell de la raquette, à qui certains écervelés ont prédit une voie royale jusqu'au bout, a d'autres chats à fouetter. Dont Julien Benneteau, un gros minet en forme de bête noire au troisième tour!

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