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08/11/2013

Londres: Wawrinka en demi-finale grâce à Nadal, son idole du jour. Merci Rafa!

topelement[2].jpgComme prévu, il fut plus facile pour Wawrinka de l’emporter face à un Ferrer déjà à terre que cela ne le sera pour Federer de se payer demain le scalp d’un del Potro toujours dans la course.

Le Vaudois a donc rempli son contrat, non sans laisser ses fans passer par tous les états d’âme dans la première manche. Des frustrations qu’a évidemment contribué à alimenter le duo de choc Droz-Rosset. 

A leur habitude, nos deux compères n’ont pu s’empêcher de commencer par survendre le talent de Stanislas. En substance, dès l’entame jusqu’à quasiment la fin du set initial, il n’y avait pas photo,  Wawrinka était au sommet de son art, inébranlable avec ses amorties extraordinaires et ses fabuleux coups de fusil. Bref, il n'accordait aucune chance à ce pauvre Ferrer qui, ballotté au fond du court, ne faisait vraiment pas le poids.

La preuve, l’autre génie helvétique menait 5-2. Pour une fois, j’étais tout près de reconnaître la vista du tandem et de lui rendre hommage. Et puis caramba, la bérézina pour le pauvre Vaudois, écrasé par la mobylette espagnole repartie à toute vibure.

Du coup, pour résumer le commentaire du tandem, on apprenait que ce n’est jamais facile de conclure un set surtout quand on est au Masters pour la première fois, et contre un adversaire aussi doué, aussi solide, aussi explosif au retour et qui n’est quand même pas numéro 3 mondial et au Masters pour rien…

On se pince! Et le grand blond d’ajouter sans vergogne qu’il s’était quand même senti un peu inquiet pour le Suisse au début du match, tant il redoutait les incontestables qualités du mille-pattes ibère. Mais bon, on ne le changera pas. Dans le genre retournement de veste, il en remontrerait au politicien le plus girouette, le brave Marc. Quand je pense qu’il n’hésitait pas à prétendre que les deux joueurs étaient sur courant alternatif.

Cela dit, je devrai peut-être me livrer à un mea culpa, car il y a toutes les chances que Wawrinka se retrouve dans le dernier carré avec l’aide de Nadal, son idole du jour! Certes on peut imaginer que le pitbull, déjà qualifié, ne donnera pas tout ce qu’il a contre Berdych pour ne pas trop se cramer en vue de la suite. Mais ce n’est pas son genre. Ou alors c’est qu’il aura voulu punir Stan après les méchantes critiques que ce dernier a adressées à son oncle Toni… Réponse dans quelques heures.

P.-S. Eh bien voilà c'est fait, Nadal a qualifié Wawrinka pour une demi-finale historique. Comme quoi on peut toujours compter sur la main d'œuvre étrangère pour permettre aux Suisses de briller. Donc en fait pas de mea culpa. Juste merci Rafa.  

 

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07/11/2013

Londres: Wawrinka et Federer entre Wim Wenders et Jean-Claude Dusse

Très franchement, après les matches qu’ils ont livrés, je vois mal un de nos Suisses, à moins d’un miracle, rallier le dernier carré de ce tournoi des Maîtres à Londres. Certes ils ont tous les deux remporté une rencontre. Mais en ce qui concerne l’autre, ce fut la frustration totale, même si quelques fans avaient des étoiles dans les yeux, particulièrement en ce qui concerne Wawrinka.

Et pourtant quel gâchis! Que ce soit contre Nadal pour le Vaudois, revenant de nulle part à deux reprises pour finir par s’incliner d’un poil en deux sets, nous faisant du Wim Wenders dans un lancinant "si loin si proche" face au pitbull ibère. Ou pour Federer opposé à Djokovic, où il n’avait de cesse de nous donner une ixième version des Bronzés, en multipliant les ouvertures à la Jean-Claude Dusse contre le vampire serbe, sans arriver à conclure.

A cet égard, le nombre de breaks d’avance gâchés par le maestro depuis des mois donne le vertige. Alors qu’il aurait à maintes reprises pu ajouter tranquillement quelques lignes à un nouveau chapitre de sa légende, le voilà qui n’a cessé de s’effondrer après avoir brillé.

Et il a récidivé dans le genre en affrontant un Gasquet timoré et bien peu performant en dépit de quelques coups de génie. Lâchant comme d’habitude un service dans la première manche après avoir pris celui de son adversaire, gagnant laborieusement la majorité d’entre eux dans le second set, Sa Grâce a eu en outre besoin de six balles de match pour boucler l’affaire.

Tout ça pour vous dire que je suis très loin d’être sereine en vue de la prochaine confrontation du Bâlois avec Juan Martin Del Potro, autrement armé que ce brave Richard pour dompter le phénix encore une fois rené de ses cendres.

En principe cela devrait être plus facile pour Stan The Man, vu que Ferrer est déjà hors course. Il n’empêche que je ne vous raconte pas l’état de mes ongles! 

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01/11/2013

Bercy: quand Wawrinka fait...du Wawrinka

djo[1].jpgWawrinka qualifié, notamment grâce Berdych qui l'a  débarrassé de Raonic, pour les Masters de Londres, certains Helvètes nourrissaient ingénument le fol espoir de voir le Vaudois remporter le tournoi de Bercy.

A l’image du commentateur de la RTS Jean-Marc Rossier. Hélas il a à peine eu le temps de nous dire tout le bien qu’il pensait de Stanislas que celui-ci perdait le premier set en moins d’une demi-heure sur le score calamiteux de 1-6!

Eh oui, c’est une chose de jouer les maîtres contre des seconds couteaux comme Anderson ou Almagro, une autre que de dépasser un quart de finale contre Djokovic, le saigneur des courts se montrant de surcroît plus avide d’hémoglobine que jamais.

Juste en passant, si jamais il y avait encore quelqu’un pour ignorer que les deux hommes avaient livré les deux rencontres les plus explosives de la saison en Australie et à Flushing Meadows, ce n’est aujourd’hui plus possible, notre expert se chargeant de le rappeler maintes et maintes fois en tortillant d’aise micro. Du moins l’imaginè-je.

Je ne résiste d’ailleurs pas au plaisir de relever une ou deux envolées lyriques du monsieur. "Wawrinka ne se pose pas la moindre question". Peut-être aurait-il dû, mais bref. "Il n'y a aucun souci à se faire sur sa fraîcheur physique", ajoutait-il. Ou encore, "il a une telle sécurité côté revers qu’il peut les varier à l’infini". Je ne vous raconte pas le nombre de ceux qui ont fini dans le filet et à quinze kilomètres des lignes.

De l'avis de notre expert, il y a même eu deux matches dans le set initial. Très dommage, déclarait-il, car Stan a fait jeu égal avec le Serbe au début. Apparemment, il était le seul à voir double, le Suisse perdant illico presto trois à zéro dans la première moitié et ne réussissant à marquer qu’un jeu dans la seconde. A mon avis, cela ne représentait donc qu’une seule rencontre entièrement dominée par Dracula dans la première manche... i

De quoi lui suffire largement, tandis que Wawrinka continuait à faire du Wawrinka, pour gagner le reste de la partie les doigts dans le nez. Sinon une main attachée dans le dos!

P.S.- Si Wawrinka était mûr pour remporter Bercy selon quelques farfelus spécialistes suisses, les
Français eux, à commencer par Guy Forget, pariaient tout aussi incongrument sur leur poulain Gasquet. Malheureusement, face à l'ogre Nadal, ce brave Richard leur a juste concocté du Stanislas contre Djoko le vampire. Avec pile le même score, mais à l'envers...

 

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Bercy: quand Federer refait enfin... du Federer

1117967-17665086-640-360[1].jpgJ'avoue que j’ai redouté le pire. Chat échaudé ne craignant pas l’eau froide en l’occurrence, le redoutable Jean-Marc Rossier, qui a largement contribué à la défaite de Wawrinka à Bercy en le portant sottement aux nues, repartait en effet dans ses folles dithyrambes, concernant cette fois Federer.

Et de fait la légende remportait haut la main le premier set, roulant carrément le pauvre Del Potro dans la farine. Sauf que le maestro, incapable de profiter de quelques cadeaux de son adversaire dans le second, retombait dans ses travers jusqu'à un 5-4  de tous les dangers au profit de Juan Martin. 

Et les spectateurs angoissés de retenir leur souffle face à l'insoutenable légèreté de Rodgeur. A l’exception de notre commentateur télé, tellement certain de la prompte et facile victoire du héros retrouvé qu’il en aurait mis sa tête à couper. "Il n’a pas concédé la moindre balle de break jusqu’ici, tous les voyants sont au vert et on s’en réjouit", claironnait-il. Et paf, ce fut évidemment juste le moment choisi par la légende pour offrir la manche sur un plateau à l’Argentin.

Du coup, je ne vous dis pas à quel point je supposais l’histoire de la troisième écrite de main de maître par la tour de Tandil survoltée. Mais contre toute attente, Sa Grâce pourtant malmenée a cette fois cravaché ferme pour emporter le morceau, évitant de décevoir son monde comme si souvent cette année. En d’autres termes, Federer a enfin décidé de refaire…du Federer.

Il n’empêche que je redoute terriblement sa trentième rencontre avec Djokovic en demi-finale. Surtout qu’on aura de nouveau le trublion Rossier à l’antenne pour nous stresser à mort. Nul doute qu’il commencera impitoyablement par nous raconter que notre gloire nationale va gagner le tournoi. De quoi zapper sur la TSI pour moins souffrir!

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27/10/2013

Bâle: nouvelle boulette de Federer, sonné par Delpo le bombardier

1114030-17617842-640-360[1].jpgC’était inévitable au vu du mal qu’il a eu à venir au bout d’adversaires bien peu prestigieux jusqu’en finale. C’est donc logiquement que Federer a plié à Bâle face, comme l’an dernier, à la redoutable asperge Juan Martin Del Potro.

La légende a même à peine fait mieux que le Français Edouard Roger-Vasselin, 65e à l'ATP, qui a également tenu tête pendant un set à la tour de Tandil.

Le géant au sourire si doux a avoué, en recevant son trophée, qu’il était très content de jouer contre le maestro. Et pour cause, il n’arrête plus de le battre…

A part ça, je ne vous cacherais pas que je reste très inquiète quant à la participation de Rodgeur aux Masters de Londres. Certes il faudrait un hyper malheureux concours de circonstance pour qu'il n'en soit pas, mais avec la calamiteuse saison de notre gloire nationale, le contraire ne me surprendrait pas vraiment.

Aussi peu en tout cas que les élucubrations du duo infernal Dupuis-Rosset. Il a frappé encore plus fort que d’habitude me semble-t-il. Je ne vous raconte pas par exemple les vociférations du tandem fou, portant aux nues le roi Federer qui rencontrait pour la première fois, en quarts de finale, son double, le Bulgare Dimitrov. A la fin de la rencontre, j'avais juste l’impression que le Bâlois avait remporté son dix-huitième Grand Chelem, avec de surcroît la paire Nadal-Djokovic unie pour le terrasser de l'autre côté du filet!

Sans compter que dès lors, nos deux comiques voyaient l’idole helvétique avec son sixième titre rhénan en poche. Las, à peine avaient-ils installé le phénix sur le trône qu’il a failli s'en faire chasser par le modeste Canadien Vasek Pospisil. Et en fut donc rudement finalement écarté, sonné par les coups de canon du  bombardier argentin.

En passant, le jeune Grigor en a ras la raquette d’être réduit à servir de miroir à son illustre aîné. "Bien sûr, nous avons quelques similarités dans le jeu. Je suis flatté qu’on me compare à lui et en fait je trouvais ça sympa au début. Mais avec le temps, j’ai réalisé qui j’étais. J’essaie donc de construire mon propre style. Quand je suis sur le court, je frappe mes propres coups. J’espère que c’est ce que tout le monde retiendra." Oui. Malheureusement, il eût mieux fallu en l’occurrence pour Baby Fed d’avoir ceux de Daddy Federer!

Pour en revenir à la perruche et son consultant Rosset, on peut dire qu’ils ont de la suite dans les idées. Surtout le grand Marc, martelant en gros et à l’envi que le Guillaume Tell du tamis devait absolument marquer ses jeux de service pour avoir une meilleure chance de s’en sortir. Une telle science dans le domaine, ça vous laisse carrément baba. 

Sans oublier de répéter cent fois que Del Potro n’avait que trois raquettes à disposition, ce qui est tout bonnement incroyable pour un cinquième joueur mondial, plus ou moins 200 fois qu’il fallait s’en méfier en dépit de ses airs parfois nonchalants, près de 300 fois que Federer n’avait quand même pas perdu son tennis en six mois et pas loin de 400 fois qu’un match risquait de tourner à chaque instant... Je vous assure que j’exagère à peine.

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12/10/2013

Wawrinka et les footeux suisses: que de plans sur la comète!

wawrinka-federer[1].jpgPour ne rien vous cacher, je vous avouerai que je suis un rien perplexe. Vous avez probablement regardé comme moi le quart de finale entre Wawrinka et Nadal à Shanghai. Et vous avez entendu Pascal Droz évoquer sérieusement  la possibilité pour ce cher Stan de se retrouver dans le dernier carré, étant donné la façon magistrale dont il s’était débarrassé du Canadien Milos Raonic. Il est vrai que j’en suis personnellement quasiment restée comme deux ronds de flanc.

Ce qui ne m’empêchait pas de conserver de gros doutes quant à la suite des opérations. Contrairement à notre commentateur frisant l’extase. Pour lui la victoire du Vaudois était tout près de devenir une certitude vu la façon il tenait courageusement tête à au pitbull ibère. Il avait même une balle de set. Qu’il galvaudait à son habitude, ratant pareillement celles qu’il se procurait dans le T-break. Pour ensuite d’effondrer misérablement 1-6, le moral soudainement sous zéro. Pour un champion, ça craint...

Rien ne pouvait cependant effacer cette exceptionnelle première manche, où Wawrinka avait joué à armes égales avec l'extraordinaire Nadal. Il n’est pas seulement à la hauteur d’un top 10, mais d’un top 5, clamait Pascal Droz débordant d’enthousiasme et vantant sans réserve le prodigieux talent de notre nouveau roi helvétique du tennis.

Opinion qui fut abondamment relayée par sa collègue des  Sports au téléjournal. Juste en passant, le si redoutable ogre espagnol s’est laissé copieusement humilier le lendemain en deux sets secs en demi. Et par un Juan Martin Del Potro à son affaire, sans plus. Mais à la décharge des fans de Stan, ils ne le savaient pas encore.

Reste que ce Stanisl-as qui les a mis en transes n’a pas fait mieux contre le taureau de Manacor que le compatriote de la tour de Tandil, l’Argentin Carlos Berlocq. Dont absolument personne ne parle, pour autant même qu’on le connaisse et qui a réussi exactement le même résultat que Wawrinka face à l'Espagnol, mais à l’envers. Autrement dit 1-6  6-7. Vous imaginez à quoi tient le génie!

293743_heroa[1].jpgC’est comme en foot, où nos valeureux Helvètes bénéficiant d’un pot pas possible, ont réussi par les poils à se qualifier directement en Albanie pour le Mondial brésilien, avant même la dernière rencontre à Berne. Ce qui à défaut d’être transcendant, vu le côté bout de bois du groupe bien qu’on cherche subrepticement à nous convaincre du contraire, est en effet historique.

Du coup, les experts du ballon, à l’image de Pascal Droz, ne peuvent s’empêcher de concocter bêtement des plans sur la comète. J’entendais ce matin à la radio romande que les Rouges devaient viser les quarts de finale. Car pour l’expert qui causait de la chose, il est évident que le brillantissime Shaqiri et ses fabuleux potes vont tout simplement passer le premier tour les doigts dans le nez. 

Ben voyons! A mon humble avis, c’est aussi aléatoire que la participation de Federer à la finale des Masters à Londres. Autrement dit, dans les deux cas, il faudrait un miracle…

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10/10/2013

Wawrinka coiffe Federer à la race. Le calice jusqu'à la lie pour la légende...

stanislas-wawrinka5[1].jpgSi Federer connaît la pire année de sa carrière, cette journée du 10 octobre en fut le triste reflet. Non seulement il a perdu en simple et en double en huitièmes de finale, mais il a bu le calice jusqu’à la lie en se laissant coiffer à la Race par Wawrinka.

Celui-ci retentait la chose après avoir raté une nouvelle fois le coche la semaine dernière à Pékin, en s’inclinant bêtement devant l’Américain Sam Querrey. A croire qu’il renâclait à passer devant son illustre aîné.

Mais foin des sentiments et des scrupules à Shanghai, où le Vaudois s’est gaillardement défait de Milos Raonic aux interminables gambettes. Certes il ne s’agit que d’une maigre avance de cinq points et Stanislas devant affronter l’ogre Nadal en quarts, il devrait en rester là pour l'instant. Un poil prématuré donc de véritablement crier victoire. Mais étant donné la difficulté qu’a désormais le Bâlois à en marquer, une chose est sûre, ils tous sont bons à prendre.

Par ailleurs avec cette victoire et en dépit de ce mini-crime de lèse-majesté, Wawrinka apparaît  paradoxalement comme le sauveur momentané de Rodgeur. Qui peut le remercier de maintenir le Canadien, l’un des épouvantails de service dans la course aux Masters de Londres, un peu plus à distance.

Et s’il est vraiment un pote, j’espère qu’il s’arrangera pour recommencer l’exercice, sans oublier de terrasser également Jo-Wilfried Tsonga et Richard Gasquet au cas où il les aurait dans sa partie de tableau à Bâle ou à Bercy! Parce que désormais, il semble totalement illusoire de compter sur Federer pour s’en sortir tout seul…

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Shanghai: Federer presque sous l'eau!

120268a0924d07939c2c52ec30ccdd8c[1].jpgMonfils enfonce Federer, sensation à Shanghai pouvait-on lire sur le site d’Eurosport suite à l’élimination du malheureux Helvète en huitièmes de finale déjà. Il n’y a vraiment plus que les Français pour considérer qu’une victoire sur ce pauvre Rodgeur constitue encore une sensation!

En voyant Berdych revenir sur Almagro, un commentateur relevait que seuls les grands joueurs parviennent à se transcender dans les moments importants, comme Nadal et Djokovic. Ou avant…Federer.  Eh oui on est bien obligé de dire avant, ajoutait-il navré.

En l’occurrence il s’est lourdement trompé concernant le Tchèque vu que c’est l’Espagnol qui a fini par l’emporter. Mais peu importe. Pour en revenir à ce brave Gaël, il ne représente qu’un joueur de plus à se payer le scalp de la légende du tamis qui ne fait peur à personne plus ou moins depuis son dix-septième sacre à Wimbledon en juillet 2012, un millénaire, qui l’avait vu de surcroît récupérer sa place de numéro un mondial.

Preuve en est la pire année de sa carrière qui a culminé cette année à ce même tournoi londonien, après son éjection précoce au second tour par le  116è, l’Ukrainien Stakhovsky. Du coup tout le monde se pose  la question qui eût encore paru surréaliste il y a peu:  Federer va-t-il réussir à se qualifier pour les finales du Masters, épreuve qu’il a disputée chaque année depuis 2002.

La réponse est claire: non évidemment s’il joue aussi mal à Bâle et à Paris (il a de précieux points à gagner à Bercy dans la mesure où il ne s’était pas aligné l’an dernier) qu’à Shanghai, où certains ont faussement relevé qu’il avait connu un succès facile sur Seppi. A le voir aussi emprunté face à l’Italien même s’il l’a emporte en deux sets, il n’y avait pas besoin d’être Madame Soleil pour imaginer que sa rencontre face à Monfils était chronique d’un échec annoncé. Et dire qu’avant le tournoi il avait claironné s’inspirer de l’incroyable retour de Nadal pour réussir le sien !!!

Comme si ce pitoyable revers ne suffisait pas, le malheureux Bâlois a  connu la même journée et au même stade une éviction rapide en double. Manque de pot, il avait déclaré avec un rien d’arrogance, vouloir donner un coup de main au tennis chinois en s’associant à Zhang, son meilleur représentant. Qui eût nettement mieux fait de se choisir un autre partenaire pour espérer briller dans la discipline….

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14/09/2013

Coupe Davis: les insupportables cocoricos du duo Dupuis-Rosset!

1466243_pic_970x641[1].jpgDans une patinoire neuchâteloise à moitié vide, les Suisses ont logiquement fini par remporter les trois points en barrage et demeurent ainsi dans l’élite mondiale de la Coupe Davis. Mais après avoir dû batailler pendant près de quatre heures et cinq sets pour gagner in extremis un double qu’ils ont failli paumer lamentablement. Et cela contre des Equatoriens enfouis dans les abysses du classement.

Rien à ajouter en ce qui concerne les Helvètes qui n’ont fait que remplir une mission plus que largement à leur portée. En revanche, que dire des commentateurs sur la chaîne romande? Je me suis pas mal gaussée des cocoricos déments de ceux d’Eurosport et de France 2, portant aux nues leurs «fabuleux» joueurs lors de l’US Open. Mais je dois reconnaître qu'à côté du duo Dupuis-Rosset, ce sont des enfants de chœur.

Il fallait les entendre sonner follement du clairon Notamment en raison de la présence sur le court de Stanislas Wawrinka, promu au rang de star galactique suite à sa … défaite contre Djokovic en janvier dernier en Australie dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles. Un statut encore renforcé grâce à son parcours jusqu’en demi-finale à New York et sa nouvelle …défaite face au même Dracula serbe, pourtant moins saignant que d’ordinaire.

Epoustouflant, étincelant, prodigieux, héros, super héros, rien ne nous fut épargné dans les médias  pour célébrer la naissance de «Magislas», stupéfiante étoile illuminant de mille feux  la terre confédérale. .

Talonnant désormais la légende Federer à la race pour espérer participer aux Masters de Londres, notre nouveau Dieu du tamis remportait donc sans surprise son premier match, suivi de son pote Chiudinelli. Et se retrouvait avec Michael Lammer en double pour boucler en principe l’affaire en trois petites manches.

Une simple formalité. Ce qui n’a pas empêché nos deux rigolos de nous bassiner avec le talent exceptionnel de «Stan The Man» (on se pince!) pendant les deux premiers sets enlevés plus ou moins les doigts dans le nez. Excusant toutes ses fautes, ululant d’admiration à chaque point gagné. Oubliant du coup assez cavalièrement son partenaire.

Hélas, les choses se gâtant sérieusement, la perruche et le grand Marc se montraient nettement moins fringants. Du coup Dupuis blablatait à l’envi sur le côté tellement imprévisible du tennis, tandis que Rosset nous gavait avec la fatigue physique et mentale du Vaudois accumulée depuis Flushing Meadows, le voyage de retour, j’en oublie et des meilleures. Imaginez un peu l'état de Nadal en ce cas...

Mais bref. Dans les cordes à l'image de leurs idoles, les deux rigolos de service explosaient de bonheur en pétant de fierté à la balle de match enfin balancée au cinquième set par Lammer, pas loin d’être le sauveur de l'èpreuve. Mais surtout, c’était à croire que la paire suisse avait eu là affronter es frères Bryan au lieu de ces illustres inconnus équatoriens, dont l’un pointe à 340e place et  la et l’autre à la 703e.  Mais je ne le répèterai  jamais assez. Heureusement que le ridicule ne tue pas.  Notre tandem de choc en eût été foudroyé !

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01/09/2013

US Open: côté français, c'est l'hôpital qui se fout de la charité!

7763980818_gael-monfils-au-tournoi-de-winston-salem-aux-etats-unis[1].jpgIl y a décidément des moments où je me demande si nos experts français ont les yeux en face des trous, tant ils ont ceux de Chimène pour leurs compatriotes sportifs. Je ne suis d’ailleurs pas certaine que ceux-ci soient conscients de l’admiration éperdue et de l’amour inconditionnel qu’ils provoquent, notamment chez les commentateurs et consultants de tout poil sur les ondes. Principalement sur celles d’Eurosport, où on trouve un bataillon vouant une adoration aussi paiënne que sotte à leurs dieux. 

Certes ce n’est pas nouveau, mais cela m’est apparu encore plus évident depuis le début de l’US Open, dernier Grand Chelem de la saison. Leurs poulains étaient venus à quinze, dix garçons, cinq filles. Alors que le second tour n’était pas terminé et que plus de la moitié était déjà passée à la trappe, nos spécialistes en folie noyaient leurs "étoiles" encore debout sous des tombereaux d’orchidées. Dont Gaël Monfils, Jérémy Chardy, Edouard Roger-Vasselin, Paul-Henri Mathieu, Caroline Garcia, Kristina Mladenoivic, tous disparus corps et biens à peine les louanges dispensés.

Un rien marris, mais toujours l’espoir chevillé au corps, ils continuaient à déclarer leur flamme à leurs idoles présentes au troisième tour, dont Julien Benneteau et Alizé Cornet. Las elles tombaient également, sans gloire pour le malheureux Julien, sous les coups furieux de leur adversaire.

Désormais, de l'armada hexagonale qui avait déferlé la fleur au fusil sur les courts de Flusing Meadows, ne reste qu'un seul et unique survivant: le super héros Richard Gasquet. Mais qui risque bien de se retrouver lui aussi sur le sable, dans la mesure où il doit se mesurer à Milos Raonic, le redoutable Canadien aux jambes qui lui montent jusqu’au cou.

Vous me rétorquerez qu’après tout nos chers voiisins ont bien le droit de vivre une passion torride par "vedettes" interposées. Sauf qu’ils ne se contentent pas de sombrer dans le ridicule. Ils jugent. Côté journalistes du site du moins. C’est ainsi que je lisais, à l’issue de la correction infligée par Philip Kohlschreiber à John Isner, un article sévère consacré au "fiasco" du tennis yankee.

Je résume. Tout d'abord l'auteur ironise sur le fait qu'il ne demeure plus qu'un joueur en lice dans le tableau masculin, un certain Tim Smyczek, au bénéfice d'une wild card. Et qui à mon humble avis va se faire rétamer par Novak Djokovic. Un constat sans appel donc, poursuit le pourfendeur, aggravé par l'attitude de la Fédération américaine organisatrice du tournoi, qui a entériné elle-même le déclassement de son tamis, ignorant son numéro un (Isner) et ne programmant que le jeune Ryan Harrison sur le Central.

Uniquement de surcroît parce qu'il affrontait Rafaël Nadal. Et d'en déduire que vu les circonstances, le tennis masculin du cru n'est pas prêt de relever la tête. Enfonçant le clou en commentant une déclaration du pauvre John, selon laquelle il en avait fini avec la raquette pour un moment, avec cette phrase: "N'en serait-il finalement pas de même pour la majorité des Américains"?

Brillante analyse! Mais que ne l'applique-il pas aux Français qui se trouvent dans une situation de loin plus délicate. Car s'il ne demeure qu'un homme dans les deux équipes, pareillement déboulées à quinze tous sexes confondus, les Américains disposaient encore de trois dames au stade des huitièmes de finale. Dont par exemple la reine du circuit Serena Williams.

Pas de doute, c'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité!

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