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Les pieds dans le plat - Page 13

  • Wawrinka, numéro un helvétique qui pourrait bien le rester...

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    topelement[1].jpgDepuis qu’il a quitté le trio de tête, Federer se plait à répéter qu’il se moque de son rang comme de sa première chemise. Possible, puisqu’on continue à le considérer tel un membre du Big Four.

    Mais il risque de ne plus avoir droit très longtemps à cette appellation aussi flatteuse qu’imméritée. Car si on regarde  le classement "live" de l’ATP, le Bâlois occupe actuellement la huitième place.

    Outre Nadal et Djokovic bien sûr, Ferrer, Murray, Berdych et Del Potro bien que précocement défait à Melbourne, lui dament en effet le pion. Pire, Wawrinka, son poursuivant immédiat avant le tournoi australien, est également devant lui après avoir gaillardement composté son billet pour les quarts de finale, en éliminant Robredo le guerrier.     .

    Résultat, le Vaudois est donc pour l’instant numéro un helvétique. Et le restera si Federer venait à s’incliner devant Tsonga. Dans le cas contraire, ce ne sera de loin pas gagné pour le Bâlois. Car même si Wawrinka perdait contre Djokovic, la légende serait impérativement contrainte de se débarrasser de Murray pour ne pas se laisser coiffer au poteau. Et au cas où Stanislas battait Djokovic, il faudrait que Rodgeur se retrouve en finale, sinon la gagne, dans l’hypothèse où le Lausannois ne lui lâcherait pas les baskets.

    Pour cela il devrait donc atomiser dans l’ordre, pour autant évidemment qu'ils ne s'égarent pas en route mais c'est malheureusement peu probable, Murray, Nadal et Djokovic. Mission impossible. Bref je ne vous raconte pas la pression pour le mythe. Car il a beau prétendre qu’il s'en balance d’être deuxième ou  dixième, je suis sûre que ça ne lui plairait pas des masses, au king, de jouer au dauphin de Stan The Man, Suisse de l'année de surcroît, après treize ans de règne sans partage sur ses terres...

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  • Open d'Australie: les deux rescapés du naufrage de l'armada tricolore...

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    Open-d-Australie-Stephane-Robert-affrontera-Andy-Murray-en-8es-de-finale_image_article_large[1].jpgJe sais qu’en reparlant du chauvinisme exacerbé des commentateurs et consultants d’Eurosport, je vais encore m’attirer l’ire de quelques lecteurs qui m’ont fait l’amitié de m’informer de leur profond agacement.

    L’un d’eux m’a notamment reproché, en gros, que c’était la quatre-centième fois que je me penchais sur le sujet et que ça commençait à suffire ce radotage.

    J’avoue en effet que j’ai un peu tendance à en rajouter. Mais comme en l’occurrence nous autres téléspectateurs avons dû subir à ce jour quelque douze mille sempiternelles envolées dithyrambiques, j’estime que je suis fort loin du compte côté rabâchages.

    Sans oublier qu’il m’est difficile de ne pas relever le triste état de ces troupes portées aux nues depuis le début du tournoi, vu que c’est pire que je le supposais. Vous vous souvenez sans doute que nos rigolos s’étaient copieusement moqués de la presse australienne vantant follement les chances de leur fantastique star Tomic contre Nadal. Dans un choc des titans qui s’est résumé à un piteux forfait après un set perdu par le kangourou contre le cannibale. 

    Mais que dire des espoirs déments, sinon des audacieuses certitudes des aficionados de Monfils, certains l’imaginant se payer les oreilles et la queue du taureau de Manacor en trois coups de cuillère à pot.   Résultat, une défaite cuisante du malheureux au troisième tour, à l’instar de sept petits camarades, dont la dernière fille en lice Alizée Cornet, que ses compatriotes voyaient également abattre la belle Maria Sharapova…

    Bref, avec seuls deux rescapés du naufrage en deuxième semaine dont un certain Stéphane Robert (photo), lucky loser de 34 ans inconnu jusqu’ici, et qui a eu de surcroît la chance incroyable de tomber sur un autre lucky loser pour se hisser en huitièmes de finale, il y aurait de quoi se cacher dans un trou de souris, au lieu de continuer à bomber sottement le torse.

    1167205-20384086-640-360[1].jpgRemarquez, peut-être ont-ils finalement raison de se taper sur le ventre les experts tricolores, dans la mesure où l’autre joueur sauvé des eaux n’est autre que Tsonga. Et je ne suis pas loin de penser que le redoutable boxeur des courts peut nous atomiser Rodgeur, son prochain adversaire.

    Cela en dépit de la forme olympique que le king se prête lors de déclarations fidèlement relayées par les commentateurs, helvétiques cette fois, qui exaltent ses formidables performances. Celles-ci consistant à se débarrasser avec une facilité déconcertante de trois nobodies respectivement…  133e, 99e et 79e  à l’ATP. Vous visualisez l’exploit, j’espère!

    A part ça, heureusement qu’il y a la télé helvétique pour en causer, de ce brave homme. Ainsi que les organisateurs qui lui ont rendu hommage avec un super clip, la pub Rolex… et Nadal. L’ogre a confié à Jim Courrier, à l’issue de sa victoire écrasante contre Gaël Monfils, que Federer était le joueur qu’il préférait regarder. Parce qu’il a quand même fallu attendre l’annonce de affrontement entre Sa Grâce et Jo-Wilfried pour que la bande à Leconte daigne enfin mentionner la présence du Bâlois à Melbourne.

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  • Open d'Australie: "Francosport" et les exploits exceptionnels de son "invincible armada"

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    images[4].jpgJe ne sais pas si vous regardez Melbourne sur Eurosport. Mais quand on aime le tennis, c’est parfois franchement pénible. Il y a même des moments où c’est impossible de ne pas supprimer le son, tant les commentateurs ou les consultants se montrent insupportables. 

    Surtout quand il s’agit des joueurs français, où il faut se farcir les gloussements et les glapissements de Marion Bartoli, les hurlements et les gags idiots d’Henri Leconte, ses "oui, Monsieur" agaçants à chaque fois qu’un Tricolore marque un point. Quand tous deux ne se moquent pas grossièrement de son adversaire malheureux.

    A cela s’ajoutent les quiz répétitifs du sentencieux mais "émérite" Frédéric Verdier, étalant sa science et nous bassinant avec ses sempiternelles questions: quels sont les joueurs qui ont balancé les services les plus rapides depuis les débuts de la petite balle jaune, quelle joueuse a marqué le point décisif le plus fabuleux en 1925, ou autres radotages exaspérants du genre. 

    Ce qui pousse évidemment ses petits camarades à plancher à haute voix, nous polluant du coup le déroulement du match. Et je ne vous parle pas d’Avantage Leconte, réservée exclusivement ou presque aux exploits extraordinaires sinon exceptionnels des Tricolores, tous dotés d’armes de destruction massive et donc capables de battre les meilleurs, selon nos rigolos infaillibles de l’émission.

    Curieusement pourtant, Grand Chelem après Grand Chelem, "l'invincible armada" française coule inexorablement à peine le tournoi entamé. La preuve, d’une vingtaine au départ messieurs et dames confondus, les Bleus devraient aborder le troisième tour avec un effectif réduit plus ou moins des deux tiers.

    Cela n’empêche malheureusement pas "Francoport" de nous passer les matches de leurs idoles en boucle toute la journée. Eh oui, si vous n’avez rien vu, vous pouvez vous brosser pour espérer un survol global en images.

    C’est ainsi que mercredi par exemple, on a eu droit à Gasquet-Davydenko, suivi de Chardy-Dolgopolov, suivi de Razzano-Bouchard, suivi de Mannarino-Ferrer, suivi de Davydenko-Gasquet, suivi de Dolgopolov-Chardy, suivi de Bouchard-Razzano, suivi de Ferrer-Mannarino... Mille mercis pour Wawrinka, Djokovic et les autres, qui n'avaient pas l'insigne honneur d'affronter des Hexagonaux!

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  • JO de Sotchi: ces médailles suisses qui s'éloignent déjà...

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    images[1].jpgDécidément plus rien ne marche chez nos skieurs à 26 jours des Jeux Olympiques. Enfin plutôt chez nos skieuses, parce que côté mâle, à une ou deux exceptions, ça n’est jamais allé depuis le début de la saison. Il suffit de consulter le classement général pour se convaincre que c’est carrément la cata.

    En revanche chez les filles, c’était le contraire. Surtout grâce à Lara Gut qui ne cessait de surprendre et d’enchanter son monde avec ses victoires à répétition. Du coup le fan helvétique, déjà quasiment au nirvana, s’est surpris à rêver follement d’une nouvelle reine mondiale de la spatule.

    Mais à l’image de son peuple, la fusée de Comano s’est vue trop belle trop vite. Depuis quelques semaines, un sacré retard à l’allumage la contraint en effet à stagner sous le podium, en dépit des vociférations de Marc Brugger qui, à chaque départ, imagine la Tessinoise sur la boîte. Pire, elle est le plus souvent devancée par une compatriote.

    Moralité, en dépit des huit dames qualifiées pour Sotchi, ce qui fait saliver les experts de la latte, je regarde ces médailles qui s'éloignent d'elles, inexorablement. J'ai même un mal fou à en imaginer une seule. En tout cas une chose est sûre, elle ne sera pas en or.

    Je ne vous raconte pas si l’avenir apparaît encore plus sombre chez ces messieurs. Et ce n’est pas la visite de Défago aux actualités sportives qui va me persuader qu’il est capable de regagner une descente. Malgré les explications enthousiastes du fort sympathique Bernhard Russi, architecte de l’épreuve et près de croire dans les chances de ce brave Didier de défendre son trophée chez Poutine.

    C’est un peu comme de penser sérieusement que Sa Majesté Federer va remporter un dix-huitième Grand Chelem. Rodgeur commence d’ailleurs personnellement à en douter fortement, si j’en juge par ses déclarations plus que prudentes à la RTS à la veille d’entamer son premier match à Melbourne. 

    Vous me rétorquerez qu’il nous reste Wawrinka couvert d’éloges pour son "extraordinaire parcours 2013". Alors certes le Vaudois est formidable vu de Lausanne, sinon de Romandie. Reste que je l’estime loin de pouvoir régater avec les cadors du circuit.

    J’ai donc malheureusement l’impression qu’il faudra nous contenter de son titre inattendu de personnalité suisse de l’année. Qui entre nous a dû faire grincer quelques dents. Je songe notamment à celles de Patrick Aebisher, Joël Dicker et Bastian Baker…

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  • De Brisbane à Chennai: faute de Bâlois, on se rabat sur le Vaudois!

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    8a168[1].jpgUne chose est sûre, ce n’est pas de cette manière que ce cher Rodgeur va pouvoir revenir au plus haut niveau, contrairement à ce qu’il ne cesse de clamer urbi et orbi.

    Je ne vous raconte pas le souci que je me fais pour l’Australie. Car à moins d’avoir dû "babysitter" toute la nuit, sa vilaine performance plombée grave par un affreux premier set en finale du tournoi de Brisbane, me paraît plus qu'inquiétante.

    En dépit d'un semblant de révolte dans la seconde manche, il a été littéralement balayé par un Lleyton Hewitt déchaîné, certes à la maison et toujours dingue de la petite balle jaune, mais quand même 60e mondial à l'heure de l'affrontement. 

    Je crois qu’en-dehors de cette cauchemardesque finale à Roland Garros face à l’inévitable ogre de l'ocre où il n’avait marqué que cinq jeux, je ne n’ai jamais vu Sa Grâce jouer aussi mal. Et le local de l’épreuve a eu beau raconter avec une rare élégance, lors de la remise de son trophée, que la foule s'était surtout précipitée au tournoi grâce à la présence du Bâlois, ce dernier serait drôlement bien inspiré de se remuer le popotin s’il veut que l'engouement perdure.

    Le malheureux s’est montré encore plus inconstant que Monfils, pareillement atomisé par Nadal à Doha, en dépit là aussi d’une vague rébellion dans le second set. Ses compatriotes experts pensaient pourtant le plus grand bien de leur Gaël chéri. Et notamment qu’il pouvait venir aisément à bout du pitbull, à la fois parce qu’il y avait déjà réussi deux fois dans l'émirat et surtout en raison de ses extraordinaires exploits jusqu’en finale.

    Mais c’était une chose de briller face à des seconds couteaux émoussés, comme il l’a prouvé contre les deux Allemands Brands et Mayer plus cuits que des spaghettis à Berlin. Et une autre de faire des étincelles en se mesurant à la plus fine lame actuelle du circuit. Survitaminé le pitbull depuis qu’il a tout raccourci pour s’éviter du poids inutile. Comme les cheveux ou les shorts qui, révélant audacieusement de solides cuissots, lui donnent un air de dangereux petit garçon monté en graine. Son tricolore adversaire en a fait la cruelle expérience.

    Wawrinka_w484[1].jpgAvec Jérémy Chardy vaincu à Brisbane (de surcroît par un Federer médiocre) il y a de quoi donner quelques sueurs froides à Jean-Paul Loth, qui annonçait fièrement  sur Eurosport prévoir du très bon pour la légion française à Melbourne. Sans compter qu'Edouard Roger-Vasselin a été par la suite plus ou moins écrasé à Chennai par Wawrinka.

    Un miracle. Décidément, heureusement qu'on l'a, le Vaudois! Le cas de dire que faute de grive on mange du merle... Mieux, on peut très éventuellement espérer quelque chose de sa part de l'autre côté du globe. "Stan The Man" a en effet quasiment opté pour la même longueur de bermuda que Rafa. C'est déjà ça!

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  • De l'inconvénient, pour Federer, d'être une légende...

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    1117967-17665086-640-360[1].jpgDans sa rétrospective consacrée au sport, le télétexte évoquait la saison de Federer et Wawrinka, nos deux champions de la raquette. En commençant par celle, catastrophique, du malheureux Rodgeur, prétexte à remettre sur le tapis la question cruciale de son déclin désormais  inéluctable.

    Et de rappeler pour le prouver sa seule victoire dans le tournoi mineur de Halle et ses balbutiements en Grand Chelem. Où, contrairement à son habitude il n’a rallié que le dernier carré à Mebourne, se contentant d’un quart de finale à Roland Garros, butant piteusement en huitièmes face à l’Espagnol Robredo et s’inclinant surtout honteusement contre le très modeste Ukrainien Stakhovsy au  second tour de Wimbledon, dont il était encore l’an passé le jardinier en chef.

    Du coup, le mythe bouffé aux mites reculait à la sixième place du classement ATP. Une position on ne peut plus indigne il est vrai. Dans le même temps, l’auteur de cette analyse pointue portait aux nues le valeureux Wawrinka pour ses extraordinaires prouesses qui l‘ont propulsé au huitième rang mondial, à quelques points de son auguste aîné.

    Et là je me dis qu’il y a quelque chose de pourri au royaume du tamis. Car à y regarder de plus près, ce cher Stanislas a réussi quasiment le même parcours que son compatriote. Un unique tournoi de campagne gagné à Estoril, un huitième de finale à Melbourne, certes anthologique contre Djokovic mais un huitième quand même, un demi à Roland Garros, un quart à l’US Open et une cinglante défaite au… premier tour chez Sa Majesté britannique.

    topelement[2].jpgBref, de l’inconvénient d’être une légende pour le Bâlois et de la douloureuse obligation, pour le Vaudois, de mesurer le gouffre qui l’en sépare étant donné les réactions radicalement opposées à des performances très semblables.

    Juste en passant et bien que cela n'ait pas une importance capitale, Stan a perdu son match d’entrée à Abu Dhabi face à David Ferrer, au lieu d’en profiter pour confirmer tout le talent qu’on lui prête. Et de récidiver hélas face à Andy Murray, pour terminer bon dernier ses exhibitions tristounettes.  

    Cela posé, on n’a pas fini d’être déçu côté helvétique. Outre les piteux résultats à ski de nos mâles, à de rares exceptions, j'avoue en effet avoir les plus grands doutes quant à la faculté de ce brave Vladimir Petkovic à conduire les footeux suisses à l’Euro 2016.

    Finalement, second choix pour second choix, Michel Pont, notre Poulidor du crampon viré come un malpropre après des lustres de bons et loyaux services, aurait aussi bien fait l’affaire. Et coûté moins cher!

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  • La France au Brésil, un exploit historique... sans la main! Et des points pour Hollande?

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    images[2].jpgToute la journée, les médias ont fait monter la pression. Le pays s’y est mis également, plus particulièrement les politiques qui ont insisté sur l’importance de la victoire, priant avec ferveur pour qu’elle arrive. Histoire de mettre un peu de baume sur les blessures de cette pauvre France en crise.     

    Surtout le président Hollande, qui voyait éventuellement là un moyen de freiner sa vertigineuse dégringolade dans les sondages, sinon de gagner quelques points. En tout cas, il ne s'est pas fait prier pour jouer au commentateur sportif avisé à la fin du match. Car voyez-vous, il y a des moments où le foot, c'est plus que le foot. 

    Bref, les incantations nationales ont payé. Les Bleus "une grande équipe, bien davantage qu’une sélection" ont composté, sans la main de surcroît... leur billet pour le Brésil et l’Hexagone est sur un nuage. A croire que ses joueurs ont remporté la finale du côté de Rio…

    Autrement posé, impossible n’est donc décidément pas français. Surtout en affrontant des footeux non seulement mauvais comme des cochons, mais réduits à dix au début de la seconde mi-temps suite à un  geste suspect contre Ribéry, qui y a mis du sien pour faire expulser le coupable. Pas un prix de beauté ce Franck, ni un super crack (dire qu'il figure parmi les favoris au Ballon d'or!), mais un excellent comédien. Pas rancuniers, les Ukrainiens sont allés jusqu'à l'auto-goal pour envoyer définitivement leurs adversaires chez les Cariocas. 

    Ne vous y trompez pas toutefois, je suis absolument ravie de l’issue de cet affrontement sous tension. Un Mondial sans l’EDF eût singulièrement manqué de jus. Pas uniquement pour leur talent, vous imaginez bien. On est d'ailleurs déjà en plein délire. Et pour cause. Figurez-vous que les Français sont les seuls Européens à être parvenus à se qualifier pour une phase finale de Coupe du monde, alors qu’ils étaient menés aux barrages.

    Face à cet exploit historique, c'est sûr qu'on va en prendre pour cent ans côté cocoricos! Vous me rétorquerez que cela nous nous changera de la condamnation à perpète suite à la victoire de Noah à Roland Garros il y a 30 ans!  

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  • Londres: à son tour, Wawrinka saigné à blanc par le vampire serbe

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    Il n’y avait que les Suisses pour imaginer Wawrinka prêt en vue d’une sensation contre Djokovic. Toute personne normalement constituée pouvait se douter que le Vaudois ne parviendrait pas à venger son pote Federer en affrontant l’autre saigneur des courts.

    Même si, à en croire l’ami Rosset, la nervosité de Djokovic était aussi palpable, à l'entame de la rencontre, que la fragilité de Nadal. Il voit quand même des choses bizarres, le consultant de la RTS.

    En plus le Serbe ne faisait que profiter des erreurs de ce pauvre Stanislas sans mettre quasiment un coup gagnant dans le premier set. Cavalier, certes. Mais pourquoi diable se donner du mal quand on n’arrête pas de vous offrir cadeau sur cadeau? En d’autres termes, à l’image du pitbull ibère contre Rodgeur, Nole aurait pu avoir tous les défauts du monde, ça ne l’aurait pas empêché de gagner en trois coups de cuillère à pot. Et comme il s'est montré simplement souverain, deux ont suffi...

    Pour résumer et avant d'en finir demain avec ce cru 2013 complètement dominé par les deux super cracks actuels du circuit, deux Suisses en demi-finales du Masters londonien, c’était plutôt une belle surprise. Mais avec la saison calamiteuse de Rodgeur et les débuts de Stan The Man dans le prestigieux tournoi il était illusoire, sinon fort prétentieux, d’en espérer davantage.

     

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  • Londres: Federer dévoré tout cru par l'ogre Nadal!

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    564054-l-espagnol-rafael-nadal-apres-sa-victoire-sur-tomas-berdych-au-masters-le-8-novembre-2013-a-londres[1].jpgAinsi donc Nadal était prenable selon l’inénarrable Rosset. Possible, mais une chose est sûre, pas par n’importe qui. En tout cas Rafa a fait plus que défendre sa vertu contre un Federer bien peu audacieux et entreprenant pour l’effaroucher. Je l’ai même trouvé cramé physiquement suite aux efforts titanesques fournis la veille pour venir à bout de Del Potro.

    En regardant le match laborieux livré par son adversaire contre l’ogre espagnol, qui n’a même pas eu besoin de chausser ses bottes de sept lieues pour terrasser ce malheureux Rodgeur, la sympathique asperge argentine doit avoir quelques regrets de ne pas s’être montré un rien plus coq dans son troisième match de poule.
     
    Dans le fond, dévoré tout cru, le phénix est à moitié rené de ses cendres en cette fin d’année, si j’en juge par cette demi-finale terriblement décevante, constituant à l’évidence le match de trop et représentant en somme plus qu'une simple défaite. Raison pour laquelle, en dépit de la majorité des spécialistes qui imaginent la légende du tamis accomplir des merveilles la saison prochaine, je cultive hélas de sérieux doutes à ce sujet.

    Certes, rien ne saurait me faire plus plaisir que de voir la légende remporter un dix-huitième Grand Chelem en Australie. Mais à considérer l’appétit de plus en plus aiguisé du pitbull ibère et du vampire serbe, qui vont tous les deux constamment se retrouver sur la route du Bâlois, je me demande comment il pourrait s’y prendre... pour les surprendre. Et nous avec.

     


     

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  • Londres: Federer piqué au vif rejoint Wawrinka par les poils dans le dernier carré

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    dbb599ae09ddcf6ad38ec494065be2fd488d19f4[1].jpgCela va sans doute en surprendre plus d’un(e), mais je dois reconnaître que je suis plutôt bluffée par Sa Grâce. Car très franchement, même en lui prédisant l’enfer en espérant évidemment le voir au paradis en compagnie de Wawrinka, je ne croyais vraiment pas du tout à sa victoire du maestro face à Juan Martin Del Potro.

    Il faut dire que Rodgeur s’est ingénié à nous couper le souffle dans le mauvais sens du terme, avec le scénario calamiteux qu’il nous a proposé tout au long du match. Perdant son service d’entrée pour récidiver avec une rare constance, il oscillait misérablement au bord du précipice à 1-5. Marquant trois jeux d’affilée, il nous laissait un peu respirer, mais échouait hélas dans sa folle remontée.

    Nous étouffant à nouveau au début du second set, il desserrait miraculeusement l’étau en s’imposant au tie-break. Rebelote lancinante dans le genre au troisième pour finalement emporter le morceau. Au point qu’on avait un peu pitié de ce malheureux Argentin, qui s’est souvent et logiquement vu dans le dernier carré. Sans avoir parfois à forcer son talent, tant le Bâlois se démenait pour lui offrir une avalanche de  points sur un plateau. 

    Mais bon, c’est le tennis, comme dirait ce cher Rosset qui a dû perdre quelques grammes au cours de son périlleux exercice de consultant. Il a même exprimé un intense soulagement à l’idée de ne pas être obligé de commenter le match entre Djokovic et Gasquet. Eh oui il s'est déclaré "cuit". Comme quoi c'est drôlement épuisant de se défoncer inlassablement le caquet derrière à l'antenne!

    Reste à trouver une explication à l’issue démente de cette rencontre qui ne le fut pas moins. Le talent de Federer et ses qualités physiques retrouvées y sont bien sûr pour quelque chose. J’y ajouterais pourtant un élément essentiel: la crainte de se voir éventuellement relégué au rang de numéro 2 helvétique. Derrière Wawrinka, vous imaginez.

    La chose est à mon avis inconcevable pour le plus grand joueur de tous les temps, du moins jusqu’ici. D’où l'extraordinaire force de l’aiguillon qui l’a poussé à se remuer le popotin comme jamais depuis un an!

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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