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26/03/2014

Miami: Wawrinka recommence à montrer ses limites...

stanislas-wawrinka-a-ecarte-edouard-roger-vasselin_1852089_528x397[1].jpgEn étant optimiste, on aurait pu imaginer que la déconfiture de Wawrinka en huitièmes de finale à Indian Wells n’était qu’un accident de parcours sans importance.

Hélas, il ne s'agissait que du début du commencement de la chute du Vaudois, qui s’est poursuivie au même stade au Masters de Miami. Seule consolation, surtout pour son grand fan Serge, comme Stan ne jouait pas en Floride l’an dernier, il a tout de même engrangé quelques précieux points. 

Emprunté depuis le début du tournoi, il est à nouveau apparu aussi mal à l’aise que dans le désert californien lors de son match contre l’Ukrainien Dolgopolov, un joueur non seulement si fantasque qu’il peut en devenir très dangereux, mais de surcroît dans une forme olympique. Il n’a pas eu de peine à le prouver face à Ironstan, dont le moins qu’on puisse remarquer c’est qu’il a pour l’instant du mou dans les rivets! Un poil inquiétant en prévision de la Coupe Davis la semaine prochaine.

Pour résumer, le nouveau numéro un helvétique qui semble montrer à nouveau ses limites après une période d’euphorie qui ne lui a rien valu de bon, ne va pas tarder à redevenir numéro 2, si de son côté Federer continue à se révéler aussi impérial.

Particulièrement contre Gasquet que le Bâlois a facilement atomisé en 49 minutes. C’est d’autant plus surprenant que le Français était censé représenter le premier vrai défi du tournoi pour Sa Grâce, même si elle s’était fait un poil peur dans la seconde manche de son premier match contre le géant Karlovic.

1206896-25204153-640-360[1].jpgIl y a plus dérangeant pour nos chers voisins. Car si le malheureux Richard fut balloté tel un fétu par le maestro helvétique, Jo-Wilfried Tsonga n’a pas davantage existé face à Murray, qui paraît avoir drôlement repris du poil de la belette pour mettre ko le boxeur des courts.

Moralité, pas un seul des petits hommes bleus pourtant débarqués à onze n’est parvenu à atteindre les quarts de finale. Moche, quand je pense que les spécialistes tricolores ne cessent de nous vanter l’incroyable densité de la raquette hexagonale. Enfin, on se console comme on peut…

P.S.- A peine avais-je encensé Rodgeur sans la moindre ironie ou arrière-pensée, une fois n'est pas coutume, que le Bâlois a réussi à se planter misérablement face à Kei Nishikori au tour suivant. La vergogne après avoir mené un set à zéro et 4-3 service à suivre dans le second. Tout ça pour ne pas rencontrer Djokovic en demi-finale. Eh oui, à chacun son Wawrinka...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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13/03/2014

Indian Wells: Wawrinka à terre... pour ne pas rencontrer Federer

1199760-25067894-640-480[1].jpgOn l’a vu trop beau trop tôt. Et pas seulement côté hevétique. Les commentateurs de tennistv.com n’en pouvaient plus d’exalter les qualités extraordinaires de Wawrinka superstar, pour eux le meilleur joueur actuel du monde.

Et qui, tout auréolé de ses treize succès consécutifs, particulièrement celui, expéditif, contre le malheureux Italien Seppi, atomisé en 49 minutes et dix jeux, nous est arrivé en huitièmes de finale sous les applaudissements d’une maigre foule en délire. Au début en tout cas, les gradins tendant à se garnir un peu moins chichement au fil de la rencontre.

Mais hélas, il y a un monde entre le dire et le faire. Même si  les experts saxophones, ne voulant pas passer pour des incultes de la petite balle jaune avec leur enthousiasme forcené, ont obstinément caressé un instant l’espoir de voir la nouvelle idole des courts se reprendre. Peine perdue. J’avoue que je me suis un poil méfiée en regardant Stan The Man légèrement emprunté, se livrant d’entrée à une série d’exercices et d’assouplissements assez inhabituels à ce stade du match.

Une tactique subtile pour nous convaincre subrepticement d’une forme peu olympique? Peut-être, bien qu’à l’issue du duel lamentablement perdu contre le Sud-Africain Anderson, le Vaudois ait fermement balayé tout recours à une quelconque excuse physique. Mon dos était tendu mais je n’ai aucune blessure, a-t-il déclaré. Punto et basta, donc.  

Un comportement digne d’éloges, me rétorquerez-vous. Sauf que je ne peux m’empêcher de penser qu’îl y a autre chose qu’un simple mauvais jour en l’occurrence. A mon avis, c'est surtout mental. L'histoire d'un échec annoncé. Eh oui, toujours ce complexe du compatriote, également nourri par les Espagnols face à Nadal ou par les Serbes face à Djokovic.

Pour ne rien vous cacher, à l’idée de se laisser encore terrasser par Rodgeur le maestro en quarts de finale, Stanimal a préféré, pour éviter un nouveau traumatisme, se faire sortir au tour précédent  par son adversaire du jour. Certes relativement convaincant, mais pas franchement transcendant. Décidément, la trouille ça ne se commande pas ! 

P.S.- Juste en passant, je ne sais pas si vous avez suivi les épreuves masculine et féminine du Super-G à Lenzerheide. Eh bien figurez-vous que pour les Bleus, Pinturault est un skieur de génie et pour les Rouges, Lara Gut une skieuse carrément galactique. Ils font vraiment tout dans la nuance, nos spécialistes respectifs de la spatule!  

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02/03/2014

Federer nous rejoue l'émir de Dubaï: un petit tournoi qui en dit long...

1193611-24947884-640-480[1].jpgDe Djokovic à Tsonga en passant par Del Potro, Berdych et Federer, Dubaï réunissait cinq des neuf meilleurs joueurs du monde. Reste que des internautes très agacés trouvent débile qu’on célèbre la victoire du Bâlois dans l’émirat comme s’il avait gagné un Masters. 

Ce n’est pas entièrement faux, je le concède, bien qu'un  petit tournoi puisse en dire long. En outre, je ne vous cache pas que ce sont en majorité des fans du vampire serbe qui prennent ombrage de la chose. 

Mais à les entendre hurler inlassablement Nole, Nole, Nole en agitant frénétiquement leurs drapeaux, je ne vous raconte pas si cette épreuve de campagne aurait bien valu un Grand Chelem pour eux, au cas où leur idole avait terrassé l’Helvète au lieu de l’inverse, pour atomiser ensuite le Tchèque en finale... 

Mauvais perdants, cela ne les empêche pourtant pas d’ironiser sur le succès banal du maestro porté aux nues. Par les mêmes, soit dit en passant, qui l’avaient jugé quasiment perdu pour la cause l’an dernier, en raison de son grand âge ne lui permettant plus désormais de damer le pion aux véritables cracks du circuit que sont Djokovic et Nadal. Voire quelques autres

En résumé, tous les grands spécialistes ou presque estimaient qu’il avait plus ou moins fait son temps et aurait bien du mal à ajouter un chapitre à sa légende. Et puis voilà que l’homme leur fait la nique, remontant en quelque sorte le temps depuis Melbourne. Et après avoir saigné Dracula, affole les statistiques en nous rejouant pour la sixième fois l’émir des sables. 

Du coup, plus la moindre allusion à l’âge des artères du king, rassis sur son trône par les connaisseurs sous le charme. La seule chose qui importe, c’est son indéniable et immuable talent... Remarquez, ce n’est pas gagné pour Rodgeur. Il lui suffirait de se rater contre un nobody à Indian Wells dans quelques jours, pour que nos inénarrables experts le reconduisent illico aux portes de l’EMS!

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23/02/2014

JO de Sotchi: entre nationalisme exacerbé et autosatisfaction béate

president-russe-vladimir-poutine-visite-site-saut-a-ski-installe-pres-sotchi-3-janvier-2014-1469849-616x380[1].jpgVoilà, c’est fini.Tout baigne. Les cérémonies étaient formidables et les critiques précédant les JO passées à l’as. Démesure, droits de l’homme bafoués, atteintes à l’environnement, on oublie. Les conditions étaient exceptionnelles, l’organisation impeccable, dixit le président du CIO. Ajoutant que la Russie, efficace, amicale, a non seulement tenu ses promesses, mais montré un nouveau visage. Patriote mais ouverte sur le monde. Merci Vladimir, super héros des Jeux…

De leur côté les vainqueurs sont contents, à commencer par les Russes de Poutine, en tête des médailles, 33 dont 13 en or). Tandis que les responsables et commentateurs des différentes chaines, horrifiés par les violences en Ukraine, soulagés de n’avoir dû faire face à aucune redoutable attaque terroriste, mais attristés par le manque d’ambiance, de ferveur et de fiesta, nous ont aussi offert quelques beaux morceaux d’autosatisfaction béate. Se distribuant des dix en direct pour leurs remarquables prestations.

Sans oublier de saluer encore follement les exploits de leurs compatriotes. Eh oui, nonobstant  l’esprit olympique, chacun voit midi à sa porte, l’essentiel n’étant plus depuis longtemps de participer, mais de gagner pour titiller les différentes fibres patriotiques.

5603713[1].jpgC’est ainsi que je ne vous raconte pas certains crève-cœur. Les trois centimètres qui ont empêché Martin Fourcade déjà double breloqué, de devenir carrément le tsar de Sotchi en décrochant une troisième médaille d’or. Sans parler de Dario Cologna, qui n’a finalement pu en collectionner que deux, marqué une nouvelle fois d’une scoumoune d’enfer lors du 50 kilomètres, dont il était l’un des favoris.

Une course qui se refuse à lui telle une vilaine petite allumeuse. Non seulement il est tombé comme à Vancouver, mais il a été victime d’un maladroit qui n’a rien trouvé de mieux que de lui casser un ski. Le contraignant, après une semaine fastueuse qui avait vu les valeureux athlètes helvétiques rafler cinq médailles d’or, une d'argent et une de bronze, à couler à pic.

A l’image d’autres champions suisses en deuxième semaine, espérés tels autant de messies. Comme Simon Ammann, les curleurs filles et garçons, ou les spécialistes du slopestyle, snowboard et autres disciplines fun qui ont eu du mal à nous arracher des sourires. Seuls Patrizia Kummer et Nevin Galmarini répondaient à l’appel en géant parallèle. Imités plus ou moins contre toute attente par Beat Hefti en bob, et surtout par nos très improbables hockeyeuses.

Tirant la langue au début, les Français même s’ils pointent en dixième position derrière la Suisse, ce qui doit considérablement les agacer, le Belarus et l’Autriche ont eu davantage de raisons de s’enflammer dans cette seconde moitié des JO. Notamment avec le triplé historique en skicross, lors duquel les experts hexagonaux de l'antenne et des ondes ont frisé l'infarctus.  

L'exploit a toutefois provoqué la grogne chez les Canadiens et les Slovènes accusant les Tricolores d’avoir triché en changeant la forme de la partie basse des pantalons des skieurs, créant ainsi un effet aérodynamique contraire aux règles.

Plainte illico rejetée, à l’intense soulagement de nos voisins qui peuvent continuer à se taper sur le ventre. Sauf que la performance est finalement banale vu que des des triplés, il y en a eu plein d’autres. Huit, dont quatre uniquement chez les Hollandais, les rois du patinage de vitesse.

topelement[1].jpgOn peut donc se congratuler tant qu’on veut des deux côtés de la frontière, les véritables cracks de Sotchi sont ailleurs. A commencer par le spécialiste du short-track Victor An, ex-Coréen devenu Russe qui a décroché trois fois l’or et une fois le bronze.

Mais les dames font la pige aux mâles puisque trois d’entre elles sont triples championnes olympiques, la biathlonienne bélarusse Darya Domracheva, la fondeuse norvégienne Marit Bjoergen et la patineuse de vitesse sud-coréenne Park Seung-hi.

Parmi les autres records il y a celui de l’Autrichien Mario Matt, plus vieux chasseur d’or en ski alpin toutes disciplines confondues et celui de la plus jeune l’Américaine Michaela Schiffrin. Sans oublier celui du Norvégien Ole Einar Bjoerndalen, qui est venu cueillir à Sotchi ses douzième et treizième lauriers. De quoi péter d’orgueil chez leurs compatriotes respectifs. 

Tout ça pour vous dire, au risque de me répéter, que les JO d’hiver c’est pareil aux JO d’été, ça fait du bien quand ça s’arrête…

20:36 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! |

14/02/2014

Sotchi: Cologna et Fourcade lancent un méga concours de cocoricos!

images[3].jpgHier le grand spécialiste du biathlon Martin Fourcade raflait sa deuxième médaille d’or dans la discipline, envoyant ses compatriotes au septième ciel. Un nirvana se concrétisant par des ululements frénétiques, à côté desquels des concerts de sirènes ressemblent aux vagissements d’un nouveau-né.

Du coup, les Jeux s’étaient quasiment arrêtés pour les commentateurs de France Télévisions. Côté images on pouvait se brosser pour voir autre chose dans la foulée de cette extraordinaire performance. Mieux, à dix jours de la fin des joutes de Sotchi, le natif des Pyrénées-Orientales en devenait déjà le roi.

Seul Tricolore à réaliser cet exploit depuis Jean-Claude, triple breloqué au sommet à Grenoble en 1968, il se voyait comparé au mythique skieur, dont on nous a du coup bassinés non seulement avec ses prouesses passées, mais avec sa carrière de business man. Je ne sais pas si vous voyez l’intérêt en l’occurrence.

Bref, on a eu chaud. Mais heureusement Super Dario (photo) est passé par là illico presto, profitant du 15 km pour rivaliser avec Fourcade et doubler lui aussi la mise. Un bémol, dans la mesure où ses principaux rivaux n’étaient pas là. Mais on le sait, les absents ont toujours tort. En tout cas, cela n’a pas empêché des glapissements d’enfer à la RTS. Côté cocoricos, c’était à qui l’emporterait entre les Hexagonaux et les Helvètes. 

1727302540_B972018752Z.1_20140214151501_000_GT11US19O.2-0[1].jpgAvantage aux Helvètes. D’autant que Cologna, désormais triple champion olympique, servait de hors-d’œuvre de luxe. Les commentateurs ont en effet eu une nouvelle occasion de se péter les cordes vocales avec la deuxième médaille d’or de la journée, décrochée par l’autre Grison Sandro Viletta en super-combiné.

Une performance inattendue qui a semé la désolation chez nos chers voisins, sûrs depuis le début de la matinée qu’elle allait revenir, de droit d’ailleurs selon eux, au très méritant Alexis Pinturault.

Il fallait les entendre avant l'épreuve. Rien ne pouvait arrêter leur poulain. Son important retard de 2’’44 à l’issue de la descente ne parvenait pas à ébranler leurs certitudes. L’intéressé lui-même clamait avec arrogance qu’il avait remonté pire que ça. En d’autres termes, c'était dans la poche. Hélas, notre fanfaron ne terminait pas sa manche de slalom… Le ski alpin français est maudit! se lamentait Gérard Holtz.

Bon, ne vendons pas pour autant la peau de l’ours. Martin Fourcade conserve trois chances de prétendre au trône de Russie. A Dario, qui n’a pas dit son dernier mot non plus dans son domaine, de l'en empêcher. Ainsi qu'à quelques autres évidemment. On est aux JO, pas dans un championnat franco-suisse! Comme disait Messala tombé de son char à Ben-Hur: la course n’est pas finie.

P.S.- Pour achever de faire chavirer nos experts de bonheur, ne voilà-t-il pas que la biathlonienne Selina Gasparin, encore une Grisonne, se mêlait contre toute attente ou presque de de grappiller de l'argent au 15 km individuel. A concevoir quelque mauvaise humeur face à la défaite de nos hockeyeurs contre les Suédois. Et je ne vous parle pas de la piteuse élimination des curleurs! 
 
 


 

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09/02/2014

JO de Sotchi: les Suisses à la conquête de l'or. Dur, dur...

5597052[1].jpgAinsi donc, destination lointaine, Sotchi pouvait prendre des allures de petite Suisse dimanche soir à la tombée de la nuit. Défago, Cologna et Amman, les champions de Vancouver se lançaient en effet à nouveau à la conquête de l’or.

Et avec eux plein d’autres athlètes suisses, tous sports confondus. Bref, un premier jour du Seigneur glorieux nous était promis, avec déjà cinq médailles sur les dix ou quinze annoncées pour ces JO. Au final il a fallu se contenter de la seule médaille de super Dario. En or, il est vrai, ce qui l'a poussé à essuyer une petite larme.

A mon avis toutefois c’était la moindre, cette breloque. Car rien qu’en descente, on devait à peu près tout rafler avec Janka en forme ascendante, Feuz un poil blessé mais c’est un dur, Kueng victime  d’une gastroentérite, mais lui aussi sait faire abstraction de ces petits bobs et Défago qu’une visibilité un brin  capricieuse ne dérangeait absolument pas…

Des considérations à mettre au crédit de l’inénarrable William Besse, piaffant de conserve avec Sa Logorrhée Jaton, encore plus persuadé que son consultant des chances incontestables de nos Helvètes de s’illustrer dans la discipline reine. Voire battre un record historique avec un Didier se hissant une seconde fois sur la plus haute marche du podium.

Evidemment c’était avant que notre quatuor de choc arrive en bas, réussissant notamment, si on excepte la sixième place d’Iceman, un sidérant tir groupé aux treizième, quatorzième et quinzième rangs… Tout alors s'était ligué contre eux.

Comment diable faire mieux avec un Feuz pas au mieux, un Kueng victime d’une gastroentérite et un Defago gêné par une visibilité capricieuse, nous rebalançait l’inénarrable William Besse, tandis que le malheureux Jaton inconsolable se lamentait face à ce monstrueux coup du sort.

Et ce fut rebelote toute la journée. Dans le slopestyle des dames, trois Suissesses se baladant en finale,  dans le biathlon féminin où on nous berçait d’illusions avec Selina Gasparin. Sans oublier bien sûr le saut au petit tremplin qui devait couronner une cinquième fois Simon Amman. Mais hélas, la star des Jeux de Salt Lake City et Vancouver avait lui aussi oublié de prendre sa potion magique.

Mais demain est un autre jour Et voici nos commentateurs repartis en rangs serrés à l’attaque des sommets. Parce que cette fois c’est sûr, Lara Gut va remporter le super-combiné... Ne dit-on pas que l’espoir rend les fous joyeux!  

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31/01/2014

Coupe Davis: Federer veut redevenir le chouchou de la nation

teaserbreit[1].jpgRien de tel qu’un ego meurtri pour remotiver à fond le champion. Vexé comme un pou de ne plus être le chouchou de la nation après le triomphe de Wawrinka en Australie, Federer a soudainement décidé de regagner le cœur des Helvètes. Et d'aller défier les Serbes en Coupe Davis en compagnie de son pote qui s’est permis de le coiffer au classement, le regardant désormais du haut de son troisième rang fraîchement acquis.

Inutile de préciser le statut d’hyper favoris des Suisses, qui l’ont emporté 2-0 en ce premier jour. Le plus logiquement du monde évidemment, leurs malheureux adversaires étant privés de leurs trois meilleurs joueurs, dont Djokovic. Ce qui n’a pas empêché Sa Majesté Rodgeur de nous donner des sueurs froides en frisant le code au second set, honteusement breaké qu'il fut par le matricule 268 à l’ATP, un certain Bozoljac.

Et je ne vous parle pas des affres par lesquelles est passé Stan The Man, accueilli en héros trois jours avant au pays et bien entendu porté aux nues par le tandem de choc Dupuis-Rosset. Voyant Iron Stan rafler la mise les doigts dans le nez face à Ladovic, numéro 102, lui.

Le grand Marc en a même rajouté dans le genre au début de la deuxième manche en déclarant craindre une "addition salée" pour le pauvre homme. Hilarant dans la mesure on assista à l'exact contraire, le courageux ixième couteau vilipendé enlevant gaillardement le morceau en question. Pour emmener le brave Stanislas sur le fil du rasoir tout au bout du quatrième.

Du coup avalanche d’excuses pour expliquer la chose. Pêle-mêle on a eu droit au décalage horaire, au court, à la surface, à la fatigue, à l’environnement, au sacre chez les kangourous et à la date mal choisie. Franchement un comble de demander à quelqu'un de gagner un Grand Chelem à l’autre bout de la planète en été et de venir ensuite défendre ses couleurs en hiver et en indoor. Le tout en 48 heures!

Eh oui, c’est inhumain. Mais pour tous les cadors du circuit. Pas pour Wawrinka qui, parmi les nombreux surnoms flatteurs qu’il vient d’acquérir, compte justement celui de "Stanimal". Comme quoi c’est plus facile de battre les meilleurs, surtout blessés, que de se débarrasser des moins bons en pleine forme!

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26/01/2014

Nadal blessé, Wawrinka roi de Melbourne. A vaincre sans péril...

images[9].jpgDécidément ils se sont tous décarcassés pour offrir à Wawrinka son premier Grand Chelem. Après Pospisil forfait, Djokovic pas vraiment en super forme et Berdych toujours aussi psychologiquement instable, Nadal y a mis du sien à son tour pour que cette Coupe tant convoitée n’échappe pas à Stan The Man, en se bousillant le dos au début du second set.

D’ordinaire on prétend qu’il n`y a rien de plus dangereux qu’une bête blessée. Le courageux Rafa a failli donner raison au dicton en refusant d’abandonner le combat et en remportant même le troisième au nez et à la barbe d’Iron Stan, qui se mettait soudain à trembloter des gambettes. Mais il s’est bien repris, comment faire autrement me rétorquerez-vous en l’occurrence, pour s’adjuger les oreilles et la queue d’El toro à genou dans l’arène.

Mais une victoire est une victoire, même si à vaincre sans péril, on triomphe dans gloire… Les experts de la petite balle jaune, particulièrement helvétiques c’est logique, s’accrochent donc furieusement à la manche initiale effectivement tricotée de main de maître par le Vaudois et les quelques jeux galvaudés à l'entame de la deuxième par l’Espagnol apparemment encore en pleine possession de ses moyens, pour qualifier de phénoménale la performance de Stantastique. Miraculeuse eût été un adjectif plus approprié...

En tout cas j’en connais un qui doit l’avoir très amère en considérant le pot insensé de son compatriote. C’est ce pauvre Federer qui, deux jours auparavant, aurait rêvé de bénéficier de ce formidable coup de pouce du destin. Carrément maudit face à l'Ibère, le maestro.

Mais s’il doit ressentir une intense frustration, Rodgeur a aussi sans doute poussé un gros soupir de soulagement, dans la mesure où son meilleur ennemi demeure à quatre longueurs de ses dix-sept tournois en Grand Chelem. Et il a toutes les raisons d’espérer un freinage dans la redoutable progression de l'ogre majorquin vers son record.

En effet Stanimal, numéro un suisse désormais troisième du classement et donc protégé par le tirage au sort, pourrait maintenir le pitbull à distance de la légende en le privant d‘une ou deux autres réussites au sommet. Sans parler du vampire serbe, actuellement très loin du compte et victime d'un petit coup sur la tête avec son mortifiant revers en quarts de finale.  

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24/01/2014

Melbourne: miné par son complexe Nadal, Federer foire une finale helvétique historique!

images[4].jpgEt voilà! Ce que je craignais en compagnie de beaucoup d’autres j’imagine, à part quelques hurluberlus du genre Christophe Rochus ou Pascal Droz qui, après le premier set paumé estimait qu’il y avait de la place pour Federer et restait très confiant après la perte du second est hélas arrivé.

Beaucoup moins entreprenant que Wawrinka, le maestro nous a misérablement foiré cette finale helvétique 100% masculine et donc historique à Melbourne.

On le prétendait pourtant dans une forme plus qu’olympique, délivrant quasiment le jeu génial de ses plus belles années. Mais un complexe reste un complexe et cette défaite est logique dans la mesure où le king, le mental en berne, n’a pas été bon dans les moments cruciaux où il aurait pu l’emporter. Car Rodgeur face à Nadal, c’est la cape rouge devant le taureau. Pas de doute, le Suisse excite l’Espagnol.  

Cela dit, se débrouillant quand même mieux que les Nishikori et autres Dimitrov, lesquels se sont montrés assez redoutables le Bulgare parvenant même à prendre une manche au Majorquin, on peut se demander pourquoi la légende n’arrive pratiquement plus jamais à mettre le pitbull en danger.

D’un côté la trouille ça ne se commande pas, de l’autre l’Ibère n’a simplement pas besoin de se surpasser pour l’emporter face aux seconds couteaux. Contrairement au super tennis qu’il doit et adore produire pour battre Sa Grâce. Et cela en dépit d’une ampoule géante qui lui trouait carrément la main!

Du coup on ne sait pas trop ce qu’en pense Wawrinka, le désormais numéro un helvétique. Sans doute aurait-il préféré avoir Federer en face bien que ce dernier, qui recule du coup à la septième place du classement, l'ait pratiquement constamment terrassé.

Au vu de ce qu’a montré Rafa dans ce dernier carré, il serait en effet étonnant que ce brave Stanislas  réussisse un coup fumant qui le propulserait au troisième rang mondial. Il lui faudra se contenter du cinquième. Remarquez, et là je fais mon illuminée façon Jean-Paul Loth, rien n’empêche de rêver. Qui, au départ, aurait imaginé "Stanimal" en finale !

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21/01/2014

Open d'Australie: Wawrinka saigne Djokovic le vampire. Il était temps!

images[2].jpgEvidemment c’est très bien, Wawrinka confortant à Melbourne son statut de numéro un helvétique temporaire. Rien de plus logique pourtant. A force de passer depuis un an pour la huitième merveille de la planète tennis, était temps de le prouver pour le petit Suisse, qui s’est payé le luxe de bouffer le géant serbe, triple tenant du titre et quadruple vainqueur, après un nouveau match qualifié d’anthologique.

Certains trouvent qu’on devrait tripatouiller le tirage au sort pour que ces deux-là se rencontrent dans chaque tournoi du Grand Chelem, histoire de nous filer le grand frisson.

Bien entendu les fans de Dracula, incrédules face une telle injustice du sort, avancent mille excuses pour expliquer l’inexplicable. Dont la principale: le saigneur des courts privé d’hémoglobine n’était tout simplement pas dans son assiette. Sinon il est évident qu’il n’eût fait qu’une lampée du Vaudois ivre de revanche.

Quant à ceux qui ne cessent de brûler ce qu’ils ont adoré selon d’où souffle le vent, surtout celui de la défaite, ils nous racontent qu’il s’agit et qu’il s’est dans le fond toujours s’agi d’un joueur très perfectible, balançant des volées pas propres, pas bon au filet, se montrant parfois irritable et révélant une faiblesse mentale plus souvent qu’à son tour.

On se pince! Car ces experts nous bassinaient à l’envi depuis le début du tournoi et pendant le match à de réitérées reprises, avec l’invincibilité physique et psychologique d’un Djokovic impérial au sommet de son art, son exceptionnelle endurance, bref un mutant capable de s’en sortir dans n’importe quelle situation une main attachée dans le dos. "On a l’impression qu’il ne peut pas perdre", ne manquait naturellement pas de radoter le Riton de service, toujours au parfum de ce qui se passe sur un court.…

Finissant néanmoins par déclarer sentencieusement: même les grands champions ne sont pas aussi forts qu’à une certaine époque. D’ici à ce qu’il nous entretienne le plus sérieusement du monde avec le déclin inéluctable de ce pauvre Nole...

Mais Federer pourra lui affirmer qu’il n’a pas à trop se tracasser, dans la mesure où il joue depuis près d’un lustre au phénix renaissant de ses cendres avec les spécialistes de la raquette en folie. Le mythe risque d’ailleurs d’être immanquablement boulotté à la même sauce que le vampire de Belgrade, s’il rate son rendez-vous avec Murray, la belette écossaise.

A part ça, il y en a un qui doit s’inquiéter pour son boulot. C’est Boris Becker. Pas sûr qu’il fasse de vieux os dans le clan de Djokovic après avoir grillé son premier joker!

P.S.- C'était couru. Rodgeur ayant rejoint Wawrinka dans le dernier carré après s'être défait assez facilement d'Andy la belette aux petites dents finalement assez peu acérées en ce début d'année, tous les spécialistes du tamis ont carrément rems le Bâlois sur le trône. A suivre son duel face à Nadal vendredi matin. On verra si nos girouettes patentées auront toujours les yeux de Chimène pour le maestro, au cas où il se ferait hacher menu par le pitbull ibère...

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