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Les pieds dans le plat - Page 11

  • Mondial: colosses d'opérette, Suisses et Français s'attendent de pied ferme...

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    imagesCAUIU91Z.jpgChez eux, ça transpirait la sérénité. De Fernandez à Shaqiri en passant par Lichsteiner, Senderos ou Pont, ils se tapaient sur le ventre. Avec quelques maîtres mots du genre investissement et concentration.

    Pas de dilution à l’image de 2010. On joue la carte de l’union sacrée. Même Ottmar Hitzfeld, d’ordinaire peu enclin à l’enthousiasme, allait jusqu'à avouer qu’il les sentait bien, ces Suisses.

    On est là pour prendre du plaisir à souffrir ensemble, plaisantaient-ils encore, assez certains que cette entrée en matière ne serait en somme qu’une formalité. Mais évidemment, c’était avant de se frotter aux Equatoriens. En tout cas, une chose est sûre, les Helvètes ont souffert. Mais qu’ils y aient raiment pris du plaisir, c’est une autre question. A moins d'être complètement masos.

    Toujours est-il que grâce à cette maigre victoire arrachée in extremis, ils ont le droit, comme aiment dire  les commentateurs sportifs, de rêver à un exploit vendredi contre les Français. Problème, ces derniers ayant mis à la malédiction en remportant un premier match de Coupe du monde après 16 ans, il leur pousse des ailes. 

    imagesCAT8ZWJ3.jpgEspoir pourtant, vu qu'ils l’ont gagné 3-0, envoyant du coup au nirvana leurs compatriotes à l’imagination débordante.  S’époumonant dans des Marseillaise à répétition, ils hument déjà un parfum de finale façon 1998

    Il est vrai que le succès par les poils d’une Nati à coté de ses pompes pendant une mi-temps a de quoi réjouir follement l’EDF, qui n’a pas connu la désastreuse panne de jus de leurs futurs adversaires. Logique, me rétorquerez-vous, face à des Honduriens bout de bois.

    Cela n'empêche pas les médias hexagonaux de les porter aux nues, tout en relevant avec une satisfaction non dissimulée les lacunes béantes des Rouges. Résumées en substance sur Eurosport par «cette Suisse-là n’inquiètera pas les Bleus».

    Sauf qu’elle sera très différente menacent les fils de Tell blessés dans leur orgueil et prêts à transpercer le cœur des prétentieux de leurs flèches empoisonnées. Bref, de chaque côté on s’attend de pied ferme. Reste à savoir chez lequel de nos deux colosses d’opérette il se transformera en argile.

    P.S.- Je ne sais pas si vous suivez le club du Mondial sur la RTS, animé par Massimo Lorenzi et Laurent Bastardoz. Au menu de chaque soir une séquence "humour" où se produisent, comme en 2010, les frères Bugnon, alias Jacky et Roger. Je ne m’étendrai pas sur leurs numéros calamiteux, mais je me demande bien pourquoi, à l’instar de plusieurs comiques romands, ils se croient obligés de prendre un ridicule accent vaudois que même les Vaudois trouvent épouvantable.

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  • Roland Garros: où le pathétique hexagonal ne va-t-il pas se loger!

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    benneteau-erv-rg_w484[1].jpgJe ne sais pas si vous vous en souvenez, Rafaël Nadal a gagné pour la neuvième fois Roland Garros. Fantastique, inouï, dingue, incroyable, inimaginable, fabuleux, génial, extraterrestre, bref historique. Sinon stupéfiant…

    De quoi hélas enfoncer un peu plus douloureusement le clou pour l’insatiable Ibère et donner des sueurs froides à la légende qui voit son rival se rapprocher très dangereusement de son record de 17 Grands Chelems. Tempête sous un crâne pour le pauvre Rodgeur!

    Certes, l'affrontement entre les deux premiers mondiaux ne ne fut pas d’une tenue exceptionnelle, principalement en raison d’un Djokovic au bout du rouleau, Dracula exsangue vampirisé par l’ocre de l’ocre. Il n’empêche, je trouve que la TV française est restée quasiment de marbre face à l'incommensurable exploit du pitbull espagnol accroché à son sacre telle une moule à son rocher.

    Car elle avait une prouesse autrement plus importante à faire partager à ses compatriotes. Eh oui, j’hallucine. Alors que les chaînes n’ont jamais, ou en tout cas très rarement passé un match de double Porte d’Auteuil, France 2 et Eurosport nous ont non seulement diffusé en direct la finale remportée par le tandem hexagonal Roger-Vasselin-Benneteau mais, depuis dimanche, Eurosport nous la refourgue à toute occasion.

    Un petit creux dans une émission et hop revoilà les Bleus à l’œuvre face à la paire Lopez-Granollers. Avec en prime le public et le président de la Fédération française de tennis entonnant en choeur la Marseillaise dans un formidable élan de patriotisme exacerbé.

    D’accord, cela faisait 30 ans et la victoire du duo Noah-Leconte que les Tricolores se cassaient les dents sur l’épreuve. Mais quand même, à voir nos chers voisins se gargariser à ce point d’une performance relativement mineure, devenue par exemple d’une rare banalité chez les frères Bryan, je ne peux m’empêcher de me dire: où le pathétique ne va-t-il pas se loger!

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  • Roland Garros: Nadal se balade. Normal vu l'injustice du tirage au sort

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    14082607444_cbc6403b07_z[1].jpgJ’avoue que ça m’énerve. Depuis le début du tournoi, on ne cesse de louer les extraordinaires qualités de Nadal, qui pourrait donc réussir l’incommensurable exploit de remporter son neuvième Roland Garros.

    Certes loin de moi l’idée saugrenue de nier ses immenses mérites. En même temps, je ne peux m’empêcher de trouver qu’on lui facilite exagérément les choses en général et en particulier cette année.

    J’irais jusqu’à qualifier d'injuste, sinon de carrément scandaleux, le tirage au sort, pour autant qu’on y croie, qui lui a été réservé pour les quatre premiers tours.

    Jugez plutôt: un vieux de la vieille américain qui ne pige rien à la terre battue histoire de s'échauffer en douceur, puis un débutant autrichien balbutiant, un quasi inconnu argentin à la rue et un timide ixième couteau serbe pour s’aiguiser les quenottes.

    Franchement limite et surtout de quoi arriver dans un fauteuil en quarts de finale, où l’ogre de l’ocre va de surcroît rencontrer David Ferrer. Et à une ou deux exceptions près on connaît l'issue de la bataille, étant donné le gros complexe d’infériorité que nourrit l'infatigable mobylette de Valence face au pitbull de Manacor. Outre évidemment le fait que le mille-pattes évolue à la façon de son illustre compatriote, mais fait tout un poil moins bien.

    Bref, vraiment pas de quoi s’extasier sur le parcours de Rafa face à des adversaires aussi faibles. Il aurait fallu qu’il joue de la main droite et la gauche attachée dans le dos, pour envisager de le voir perdre très éventuellement un set! 

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  • Roland Garros: Federer et Tsonga, même absence de combat!

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    teaserbreit[1].jpgLe maestro ne s’est donc pas qualifié une dixième fois consécutive pour le cinquième tour à Roland Garros. Histoire de se faire du bien et de se rassurer sur l’âge de ses artères, tout le monde rappelle à l'envi le record de quarante-et-un quarts en Grand Chelem qu’il partage avec Jimmy Connors.

    Maigre consolation, d’autant que le pauvre Federer devra céder sa place de quatrième à Berdych si le Tchèque résiste, lui, au Letton Gulbis et passe en demi-finale. Et le Bâlois est également sous la menace de Murray. 

    A part deux titres dans des tournois de campagne, il faut reconnaître que Sa Grâce a du mal à briller vraiment depuis son septième succès à Wimbledon, même si on loue son regain de forme. Du coup pas très étonnant que ce fut chronique d’une défaite prématurée annoncée, suite à son match des plus laborieux contre le Russe Tursunov, foudre de guerre d'opérette. Or du moment que Gulbis cogne non seulement plus fort mais infiniment mieux, une quelconque espérance se révélait aussi illusoire que d'imaginer une seule seconde Wawrinka en train de décrocher un nouveau sacre après Melbourne.

    Bref, à l'instar de beaucoup, je ne le sentais pas du tout ce huitième de finale pour la légende. Une impression hélas largement confirmée après la pitoyable perte du second set. Car le Suisse n’en est pas à son coup d’essai en la matière. Je parle de cette manière ridicule de perdre la deuxième manche alors qu’il avait deux balles pour la remporter. Pour paumer ensuite inéluctablement le match, comme il l’avait par exemple misérablement fait lors de sa demi-finale contre Djokovic porte d’Auteuil en 2012.

    Ce n’était toutefois pas la seule raison de mes certitudes en ce qui concerne le cuisant revers du Suisse. Plus ou moins à mi-parcours de ce fameux second set, l’inénarrable Marc nous gratifiait de l’une de ses déclarations saugrenues: "Je pense que Rodgeur a pris la mesure de son adversaire…" Il ne m’en a hélas pas fallu davantage pour savoir que les carottes étaient cuites!

    Certes, bien que cela ne change rien à la finalité de l'exercice, elles n'étaient pas aussi carbonisées que pour Tsonga, à la rue dès l'entame des hostilités. Alors que ses compatriotes sans complexe le voyaient créer l'exploit et battre Djokovic à plate couture, sous prétexte que le Serbe avait eu un petit coup de mou dans son match précédent. Résultat, le vampire de Belgrade a impitoyablement saigné à blanc Jo-Wilfried en trois coups de cuillère à pot, en moins de 90 minutes. La vergogne, je ne vous raconte pas. Dire que c'était le choc du jour! Un choc qui tient plutôt du traumatisme... 

     

    P.S.- Federer a déclaré en conférence de presse qu'il pouvait gagner Wimbledon. Il reste à souhaiter qu'il ne connaîtra pas la sortie honteuse de Wawrinka au premier tour, après avoir lui aussi clamé être capable de remporter Roland Garros! 

     

     

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  • Roland Garros: quand les Français font de l'intox...

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    Mladenovic-Pas-la-pour-faire-de-la-figuration_article_hover_preview[1].jpgIls ont rarement été aussi nombreux. Vingt-huit garçons et filles, dont dix-neuf chez les premiers. Je veux parler des représentants français à Roland Garros. Et alors qu’on va jouer le troisième tour, ils ne sont plus que six, dont quatre dans le tableau masculin.

    La tasse, mais pas de quoi s’étonner vu que c’est loin d’être inhabituel. Car au risque de me répéter, les Bleus sont particulièrement qualifiés à chaque Grand Chelem pour démontrer que la quantité ne fait pas la qualité, A part éventuellement chez ces dames où l’une des deux rescapées de l’hécatombe Kristina Mladenovic (photo), 103e à la WTA, a réussi l’exploit de s’offrir la Chinoise Li Na, deuxième mondiale.

    Rien de tel en revanche chez les messieurs, où restent logiquement en lice les quatre mousquetaires, à savoir Jo-Wilfried Tsonga, Gilles Simon, Richard Gasquet et Gaël Monfils. La crème de la crème de la raquette hexagonale. Surtout les deux derniers, dont les deux succès de rang sont encore plus fabuleux, dans la mesure où nous avons affaire à des éclopés, à en croire les médias déchaînés.

    En effet, depuis des jours et des jours ils nous serinent sur tous les tons  que les malheureux Richard et Gaël n’étaient pas franchement sûrs de participer au Grand Chelem parisien. A la sortie de son second match, enlevé paraît-il dans la douleur, le Biterrois nous racontait même le plus sérieusement du monde que s’il se fut agi d’un  autre tournoi, il n’aurait pas hésité une seconde à déclarer forfait. Je ne sais pas si vous mesurez l’étendue de son courage et de son talent…

    Alors certes, il a un peu grimacé de temps en temps ce brave homme. Histoire de nous laisser oublier que la plupart du temps, il courait mieux qu’un lapin sur le court en n’ayant vraiment pas l’air de ressentir le moindre bobo à son petit dos.

    Dans le genre impossible n’est pas français, vous avez aussi Gaël Monfils, venu à bout de l’Allemand  Jan-Lennard Struff, dont les experts du tamis n’ont eu de cesse de vanter les extraordinaires mérites Une de sublimer encore davantage la victoire d’un Gaël, sans la moindre référence et aussi juste physiquement que son pote. Pas grand-chose dans le moteur, sinon carrément en panne d'essence...

    L’intox, je ne vous raconte pas. Dans le genre de la rumeur selon laquelle l'Autrichien Thiem allait bouffer Nadal tout cru. Enfin remarquez qu’il est toujours bon de garder un atout dans sa manche. Cela fournira une bonne excuse à nos faux handicapés tricolores et leurs groupes si d’aventure ils ne parviennent pas à se défaire de leur adversaire respectif, à savoir l’Espagnol Fernando Verdasco pour Gasquet et l’Italien Fabio Fognini pour Monfils. Dans le cas contraire, gare aux cocoricos ! Parce que c’est déjà drôlement bien parti pour.

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  • Roland Garros: grosse humiliation pour Wawrinka, l'outsider de choc!

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    67f55f5597f786a5dea0d7cd4caecb6c-1399439850[1].jpgCoup de tonnerre à Roland Garros avec la défaite pitoyable de Wawrinka dès son entrée dans le tournoi, alors que l’outsider de choc jouait les foudres de guerre. Affichant sans complexe ses ambitions dans tous les médias de la planète. Je suis capable de gagner Roland Garros. Je tiens la grande  forme, mon jeu est en place. La prétention du monsieur, je ne vous raconte pas.

    Et les journalistes de surenchérir en chœur, continuant à couvrir le Vaudois de fleurs comme ils ne cessent de le faire depuis son huitième de finale galactique (mais perdu) contre Djokovic en Australie en 2013. Sans évidemment parler de sa victoire extraordinaire contre Nadal en janvier dernier. 

    Certes, il avait hérité de l’adversaire le plus difficile comparé à ceux que devaient affronter les trois autres favoris du top. En l’occurrence Guillermo Garcia Lopez. Un garçon solide, mais pas de taille à poser de sérieux problèmes au valeureux Stan The Man, de loin plus puissant, costaud et doué. Au contraire, c’était plutôt une bonne chose pour le mettre immédiatement dans le bain.

    L’intéressé lui-même n’hésitait pas à traiter l'Espagnol par-dessus la jambe. Oui, oui, je le connais bien. Je l’ai déjà battu. II a un jeu qui me convient. En d’autres termes, je me réjouis de lui flanquer la  pâtée. A croire qu'il affrontait Cyril Hanouna, la calamité du talk show! Résultat, une sacrée humiliation pour notre matamore. Du coup, les commentateurs s’arrachaient les cheveux toutes télés confondues, ne comprenant pas ce qui se passait sur le court où le malheureux Suisse errait misérablement, telle une âme en peine.

    Or non seulement les experts du tamis ne doivent pas avoir vu évoluer récemment l’Ibère, qui s’est montré dangereux plus souvent qu’à son tour. Mais après les prestations catastrophiques de Wawrinka à Madrid et à Rome, nos connaisseurs auraient pu imaginer, sinon carrément se douter que les choses n’allaient pas franchement se passer de la meilleure des manières à Paris pour la nouvelle orchidée helvétique.

    Mais le plus folklorique, c’était quand même le grand Marc Rosset qui, entre autres sottises du genre «si Stan remporte le second set, ce sera beaucoup plus difficile pour Garcia Lopez...", nous serinait que son idole faisait tout juste. Vraiment à se demander ce qui lui serait arrivé s’il avait fait tout faux!

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  • Madrid: la grosse panne de circuit pour son "boss" Wawrinka!

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    le-suisse-stanislas-wawrinka-venant-de-perdre-un-point-face-a-l-autrichien-dominic-thiem-le-6-mai-2014-au-masters-1000-de-madrid_4894267[1].jpgTout le monde l’encensait. Après une petite baisse de forme à Indian Wells et Miami, Wawrinka remportait à nouveau tous les suffrages en s’offrant une victoire princière à Monaco face au roi Federer. Comme lors de son triomphe à Melbourne, il était porté en triomphe par les médias ensorcelés.

    C’était reparti pour louer follement son changement de statut, son entrée "définitive" dans une nouvelle dimension. Aujourd’hui c‘est lui le patron, lisait-on sous la plume des plus grands experts de la raquette. Certes, je reconnais que l’affirmation était tempérée par un prudent "pour l’instant".  

    Il n’empêche. Wawrinka lui-même, affublé de surnoms un poil ridicules tels que Stanimal, Ironstan ou Stantastic, y allait volontiers de ses propres déclarations tonitruantes selon lesquelles il avait non seulement franchi un palier, mais explosé toutes les barrières qui se dressaient devant lui. N’hésitant pas à se parer dorénavant d’un rôle de favori dans les tournois. 

    Et notamment dans le Masters 1000 de Madrid, où il avait atteint l’an dernier la finale face à Nadal et où en plus les augures lui étaient favorables, avec notamment le forfait de Djokovic, son plus redoutable adversaire dans sa partie de tableau.

    Mais voilà, contrairement  à ce qu’on nous a répété à l’envi ces derniers temps, Wawrinka reste malheureusement… Wawrinka. Et à mon humble avis son entraîneur Magnus Norman, qui pensait avoir réalisé le plus dur, a encore pas mal de pain sur la planche pour forger un mental d’acier à son poulain.

    En effet, chronique d‘une défaite annoncée, Stan The Man s’est liquéfié d’entrée face à un second couteau, le jeune Autrichien Dominic Thiem, matricule 70 à l’ATP, qui a fait fi des fanfaronnades du Vaudois. Après avoir été balayé dans un premier set, il a repris ses esprits pour enlever gaillardement les oreilles et la queue dans les deux suivants.

    Autant dire que pour le prétendu boss des courts c’est la fâcheuse panne de circuit. Et à voir jouer Nadal sur ses terres, il apparaît vraisemblable que l’ogre de l’ocre, apparemment remis de son blues, puisse coiffer le Vaudois à la Race à la fin de l’épreuve madrilène.

    Enfin, pour cette semaine, on se consolera avec les remarquables talents de reproducteur (et pour cause également absent d'Espagne) de Rodgeur qui, aussi efficace et performant qu’en Grand Chelem, a peut-être assuré à lui tout seul la relève du tennis helvétique féminin et masculin. Entre Charlene Riva, Myla Rose, Leo et Lenny, peut-être qu’on n’a pas fini de célébrer les exploits des Federer. De quoi donner des envies de procréation au vampire serbe et au pitbull ibère, pour marquer eux aussi plus fortement le monde de lla raquette de leur empreinte…

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  • Nadal encore à terre: la malédiction du vendredi pour l'ogre de l'ocre

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    images[3].jpgNouveau tremblement de terre à Barcelone ou l’ogre de l’ocre a encaissé sa deuxième défaite en huit jours au stade des quarts de finale. La malédiction du vendredi. Après David Ferrer à Monte-Carlo, c’est Nicolas Almagro (photo) qui est venu à bout de Nadal.

    Décidément les compatriotes se rebiffent, suivant l’exemple de Wawrinka, sans pitié pour Rodgeur sur le Rocher dimanche dernier. En résumé, ôte-toi de là que je m’y mette. Il ne manque plus que Tipsarevic se paie le scalp de Djokovic pour que les cadors du circuit se remettent sérieusement en question.

    Cet échec du pitbull dans son fief catalan où il espérait bien inscrire une neuvième victoire de rang étonne certes un peu. Surtout dans la mesure où, à part la mobylette de Valence d'entrée en panne de moteur, il n’y avait aucun top 10 pour contrecarrer ses plans de bataille. Alors qu’Almagro, battu dix fois en dix duels et ne figurant de surcroît qu’au 24e rang ATP, le meilleur classé du tableau était en effet l’Italien Fognini, 13e, qui a lui aussi opportunément sombré corps et biens illico presto.

    Le revers de l'Espagnol est donc mortifiant. Mais d’ici à le qualifier d’énorme surprise, il y a une grosse marge. Ce serait ignorer que le brave Rafa, nonobstant un succès à Rio, péclote depuis Melbourne, où il a subi la dure loi d’Ironstan. Ensuite il a misérablement plié devant l’Ukrainien Dolgopolov au troisième tour d'Indian Wells, pour s’incliner en finale à Miami contre Djokovic. Et depuis le début de la semaine, il peine ferme à se débarrasser d’adversaires des plus modestes, à l’image d’un Albert Ramos végétant au-delà de la centième place.   

    atp-barcelone-almagro-face-la-montagne-nadal-direct_3[1].jpgAutant dire que ça mouline sous certains crânes pour expliquer la raison de ces difficultés. Les experts penchent pour un mal de dos récurrent. Mais si c’est le cas je me demande vraiment pourquoi le taureau de Manacor a jugé utile de s’aligner dans une épreuve franchement anodine en risquant d’aggraver les choses.

    Aussi sot que Novak avec son poignet en délicatesse dans la principauté monégasque. Enfin prétendument, vu que miraculeusement remis, le vampire serbe se déclarait prêt à en découdre sur les courts madrilènes.

    Pour en revenir à Nadal, "sa situation rappelle étrangement en bien des points celle de Federer quand le Suisse avait le dos qui grinçait... ", peut-on lire sur la toile. A une petite différence près. Lorsque le maestro avait l’échine en compote, la plupart des spécialistes n’hésitaient pas à le déclarer bon pour la casse. Là, ils répugnent encore à imaginer un vague déclin de l’Ibère. Il le faudra pourtant peut-être. Car vu l’exigence démentielle de son jeu, il ne serait pas étonnant que le malheureux ait nettement plus que l’âge de ses artères…

    P.-S. J'avoue que mon inquiétude grandit en ce qui concerne la forme actuelle de Nadal. Non seulement son vainqueur Almagro a été facilement éliminé par le Colombien Giraldo, mais le Japonais Nishikori a littéralement écrasé ce dernier en finale en deux tout petits sets... 

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  • Monte-Carlo: Wawrinka, nouvelle Altesse Sérénissime du tamis...

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    1794406_pic_970x641[1].jpgEh bien, nous ne nous mouchons pas du coude nous autres Helvètes. Il a suffi à Wawrinka, follement encensé urbi et orbi, d’empocher un Grand Chelem chez les kangourous et le Masters 1000 de Monte-Carlo pour que nous soyons nantis non seulement du plus grand joueur de tous les temps, mais encore du meilleur tennisman actuellement à l’œuvre sur le circuit.

    Certes Wawrinka, sacré prince du Rocher et du coup à tu et à toi avec leurs Altesses Sérénissimes du cru (surtout Charlene soit dit en passant, bisée et rebisée à la suisse par nos deux roturiers de la raquette), montre de belles dispositions depuis Melbourne. 

    Encore que le "fantastique" parcours de Stanimal (exhibant ce surnom un poil grotesque sur son sac de sport) fut entaché par des prestations fort moyennes à Indian Wells et à Miami, où il a laborieusement atteint les huitièmes de finale pour s’en faire à chaque fois éjecter par des seconds couteaux d’Afrique du Sud et d’Ukraine. N’en déplaise à ses super fans.

    Mais il est vrai que le triomphe monégasque d'Ironstan auquel figurez-vous il ne s’attendait pas du  tout  (à se demander pourquoi il était venu), le place pour l’heure en tête de la Race en vue des qualifications pour la finale en novembre prochain à Londres.

    Il n’empêche que je mettrais une vague sourdine au tintouin ambiant suite à ce premier couronnement enivrant, vu les réjouissances à venir. A commencer par une participation impérative du nouveau diamant à la finale de Madrid s'il ne veut pas perdre de précieux points, d’autant que son dauphin Rodgeur (ça fait drôle quand même…) n’avait pas fait long feu sur le Central ibère l’an passé.

    Vous me rétorquerez que cela pourrait être son année, à Stan the Man. Surtout avec Djokovic incertain côté poignet, Nadal pas trop à l’aise dans ses baskets, Federer qui ne s’est pas complètement trouvé, Murray qui se cherche encore, Ferrer privé d’un grand coup, Berdych souvent aux fraises, Del Potro ko et Tsonga raplapla…

    Comme le rappelait doctement Federer à l’issue de sa défaite, un rien mortifiante quoiqu’il prétende, il est important de saisir les occasions quand elles se présentent. A cet égard d’ailleurs, je ne suis pas sûre que le Bâlois continue à se réjouir comme un enfant à l’idée de rencontrer le Vaudois. En effet, à l’image de l’ogre de l’ocre envers la mobylette Ferrer, le maestro ne peut plus trop compter sur le complexe du compatriote pour l’emporter les doigts dans le nez.

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  • Monte-Carlo: Les "Fedrinka" envoient les Suisses au septième ciel!

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    209743055_news624[1].jpgNous voici donc en train de nager en plein nirvana avec cette finale historique 100% helvétique au Master de Monte-Carlo. Ce qui n’était pas franchement du tout cuit du départ.

    Après la victoire de Ferrer contre Nadal, même s’il est vrai que le mille-pattes de Valence avait en face de lui un pitbull de Manacor un rien édenté, je redoutais des effets pervers chez Wawrinka. Bien que désormais paraît-il, Ironstan soit craint comme la peste sur l’ensemble des courts de la planète…

    Mais celui qui me causait le plus de souci, c’était évidemment Federer qui, suite à ses errements coupables contre Tsonga dont on connaît pourtant la nervosité et la fragilité physique au fil des jeux, devait ensuite affronter Djokovic. Toujours un cadeau empoisonné pour Sa Grâce, Dracula. D’autant qu’il avait bouclé ses deux premiers matches en moins de temps ou presque qu’il n’en avait fallu à Rafa et David pour terminer leur… premier set !

    En plus il était assez impératif pour le Bâlois de l’emporter sur le Serbe. En perdant la rencontre il se serait retrouvé à égalité avec son grand rival concernant leurs duels (17 victoires chacun). Vu que Rodgeur est déjà en déficit de succès face à Nadal et Murray, il n’aurait dominé aucun des membres du Big Four. Plutôt moche pour la légende. Là au moins, il y a sursis.

    monte-carlo-federer-rejoint-wawrinka[1].jpgAlors certes, le malheureux Novak semblait avoir du mou dans le poignet, handicap dont ses fans font leurs choux gras, histoire de minimiser un brin la performance du maestro.

    Ainsi que l’écrit en substance un internaute, quand notre gloire de la nation avait mal au dos, elle ne l’a pas crié sur les toits, ce qui lui a valu de passer pour un vieux schnock au bout du rouleau chez les spécialistes et dans les médias.

    Par ailleurs, il est clair que si le vampire de Belgrade avait gagné le set initial, exploit qu’il a été à deux doigts de réussir malgré son petit bobo, il aurait beaucoup moins grimacé tout au long de la seconde manche. Enfin il ne faut pas être courageux comme le prétendent certains, mais carrément barge pour mettre en danger le reste de sa saison en s’obstinant à jouer avec un poignet en capilotade...

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