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02/11/2016

Bercy: fini le blues du tennisman pour Djokovic, flanqué de Pepe le gourou!

agourou.jpgDepuis Roland Garros qu’il nous bassinait avec son spleen, le Djoko! Résultat, une vertigineuse montagne d’articles pour se pencher sur les problèmes du saigneur des courts, se plaignant d’être tellement mal dans sa tête qu’il ne prenait plus aucun plaisir à jouer.

Un drame cosmique que ce manque crasse d’envie! Car l’inaccessible, l‘irrésistible, l’inoxydable, le surhumain Djoker, la machine de guerre écoeurant pratiquement tous ses adversaires depuis 2011 à quelques coups de mou près, se mettait subitement à enchaîner les contre-performances.

Du pain béni pour les victimes du bourreau comme Federer et Nadal en délicatesse avec leur corps martyrisé, et principalement pour Murray qui lui collait désormais aux baskets. La belette alors en retard de 3000 points et des poussières, se retrouvait à quelques centaines seulement à l’entame du Masters de Bercy. De quoi donner des ailes au dauphin, pas loin de se voir sur le trône à la fin de la saison. Peut-être avant s'il rafle le titre et que le roi s'arrête dans le dernier carré. 

C'est toutefois compter sans les expédients que trouve toujours Djokovic pour se remonter le moral. Après le caisson à oxygène façon œuf magique et le régime sans gluten qui lui ont permis de devenir numéro un mondial, voici le gourou grâce auquel il va tenter de se maintenir au sommet.

aagurou.jpgNovak s’est en effet dégoté un ancien joueur, Pepe Imaz, donnant dans le spiritualisme et fondateur d’une académie basant son enseignement tennistique sur «l’Amour et la Paix». Un sacré programme.

L’Espagnol de 42 ans, qui chuchote aussi à l’oreille de comédiens, de chanteurs ou de politiciens, est d'ailleurs allé jusqu'à remplacer à Paris les deux coachs Marian Vajda et Boris Becker, momentanément mis en réserve par le champion.

Et Pepe ne lâche pas son élève d'une semelle, que ce soit aux conférences de presse ou à l'entraînement. Apparemment, ça marche. Fini le blues du tennisman pour Dracula qui se sent à nouveau bien et travaille moins du chapeau. La preuve, il vient d’opérer un retour gagnant pour son premier match.

Certes, il ne s’est débarrassé que du modeste Luxembourgeois Gilles Muller. Il n'empêche que l’Ecossais a du souci à se faire si le Serbe suit à la lettre les préceptes philosophico-mystiques de son pote sorcier. Ils lui permettent en effet de se regarder de l’intérieur et d’établir la connexion avec une lumière divine. Redoutable, non? Enfin pour ne rien vous cacher, je me pince un peu quand même…

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18/09/2016

Coupe Davis: les Suisses trouvent la clé, mais les Français la perdent. Alors, qui pour remplacer Noah?

asuisses.jpgPierre-Alain Dupuis, plus insupportable perruche que jamais n'a cessé de le claironner au cours de ce match de barrage, les Suisses avaient les clés. Mais le moins qu’on puisse remarquer, c’est qu’ils ont mis du temps à trouver la serrure pour ouvrir une porte ouzbek pourtant fermée avec un loquet branlant.

Enfin, l’essentiel est ce maintien dans l’élite mondiale, me rétorquerez-vous. En principe. Car si les Fedrinka s’obstinent à jouer les patriotes à la noix, voilà qui ne servira pas à grand-chose. Nos valeureux mais seconds couteaux n'auront pas une nouvelle chance insigne de batailler contre  
de besogneuses troisièmes lames.

A moins qu’ils tombent sur les…Français lors du tirage au sort! Parce que vu le cuisant revers des Bleus contre les Croates dans le dernier carré, cela laisse carrément un espoir pour les Rouges de les battre, même privés de leurs deux éminences starissimes.

abellier.jpgCertes, à l’instar des Helvètes qui ont dû se débrouiller avec Laaksonen, Bossel et Bellier, l'ultime sauveur (photos), les Tricolores ont dû évoluer sans leurs leaders Tsonga et Monfils qui, on se pince, s’était prétendument blessé à un genou… en rentrant à son hôtel!

Qu’à cela ne tienne cependant. Si la Monf’ a, c’est le cas de le dire, fait faux bond à la dernière minute, il y avait un mousquetaire de rab en la personne de Richard la Gasquouille, sans oublier Poupouille, l'étoile née à l'US Open. 

Filante, l'étoile en l'occurrence. Mais bref, au départ, il y avait de quoi rallier la finale en trois coups de cuillère à pot selon le prétentieux capitaine Noah, qui allait jusqu’à se féliciter de l’absence de Gaël et se réjouissait de se faire hurler dessus par un public hostile. J’adore relevait-il en substance. Cela va nous servir pour être plus motivé, pour avoir la rage. Et d’ajouter en substance, vendant sottement la peau de l'ours: on est tellement prêts… Qu’est-ce que ça va être bon dimanche quand on aura gagné…

anoah.jpgCaramba, les Français n’ont pas seulement perdu, mais ils se sont carrément laissé ratatiner par les Croates emmenés par un invincible Cilic, à l’image du malheureux Gasquet. En réalité ils n’étaient absolument pas "prêts", simplement "près". Eh oui hélas, si près, si loin les pauvres. En tout cas une chose est sûre, le pontifiant gourou a drôlement perdu de sa superbe. Le quotidien L’Equipe s’était d’ailleurs un peu méfié en titrant "Esprit Noah es-tu là ?"

Il y en a un qui doit ricaner sous cape, c’est Arnaud Clément, largué comme un malpropre suite à l’échec hexagonal à Lille en 2014. Au moins avait-il lui conduit ses troupes jusqu’en finale. Alors qui pour remplacer Noah touché au coeur? Bon, je ne vais pas lui mettre l’entier de cette mortifiante défaite sur le dos. Bien qu’il le clamât haut et fort, il ne disposait pas vraiment de la main d’œuvre idoine pour l’emporter. Comme dirait un chirurgien esthétique, on ne réussira jamais à transformer un buffet campagnard en commode Louis XV…

 

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05/09/2016

US Open: une étoile est née. Française évidemment...

aapouille.jpgExceptionnel, prodigieux, colossal, géant, titanesque, monumental, phénoménal, en un mot: énorme. Cette collection de superlatifs, c’est pour saluer l’exploit de Lucas Pouille, qui a fini au bout du bout d’un suspense de plus de quatre heures par décorner le taureau de Manacor en cinq sets.
 
Loin de moi l’idée de nier la réelle performance du talentueux garçon, fort sympathique et que toute le monde adore aujourd'hui. Mais il faudrait un peu raison garder. Et relativiser en se souvenant de prouesses de loin plus extraordinaires. 
 
Quand je songe à Wilander, Chang ou Becker, tous trois vainqueurs d’un Grand Chelem à 17 ans, ou à Federer numéro un mondial à 22 ans et cinq mois, il y a en effet quelque chose de pathétique dans cette folle agitation hexagonale autour d’un jeune homme pratiquement du même âge, qui se retrouve dans... le top 20 après avoir battu Rafael Nadal en…  huitièmes de finale à l’US Open. 
 
Un Nadal moins saignant qu’auparavant de surcroît. La preuve c’est que le brave Pouille prive à nouveau le champion espagnol d’un quart de finale de grand Chelem qui lui échappe depuis Roland-Garros 2015. Et le pauvre a subi d'autres crève-coeurs. Le Belge Steve Darcis l’avait atomisé dès le premier tour en trois sets en 2013 à Wimbledon (l’Espagnol venait pourtant de gagner Roland-Garros), et il en avait fallu un petit de plus à l’Allemand Dustin Brown, pour lui jouer gazon maudit deux ans plus tard.
 
Que je sache, les Français n’en avaient alors pas fait un tel plat. Bien que ces deux joueurs étaient mal classés, Brown pointant même au 102e rang. Tandis que le Tricolore occupait le 24e à l’entame de son match. En outre, il me suffit de penser que le modeste Helvète Marco Chiudinelli a été à deux points d’éliminer la nouvelle étoile  hexagonale en trois manches au second tour pour me donner une idée de la forme pas franchement flamboyante du pitbull ibère. Contrairement à ce que nous assurent avec force et conviction les spécialistes français, histoire de donner un gros surplus de panache  à la "victoire de légende" de leur poulain. Je sais, on me rétorquera que c'est différent. Mais je ne vois pas vraiment en quoi.
 
amonfils.jpgMonfils et Tsonga, autres formidables pépites
 
A part ça, Lucas Pouille n‘est pas le seul à les mettre en transes. Il y a aussi Gaël Monfils, crack grandiose, véritable terreur du circuit. Doté d'un fabuleux coup d’œil, c’est lui qui anticipe le mieux, qui marche impitoyablement sur ses adversaires, les obligeant constamment à produire le coup de plus, sinon de trop, qui lui permet de gagner se matches les doigts dans le nez. Et que dire de l’éblouissant et puissant Tsonga, redoutable au service et à la volée et dont les balles supersoniques fuient sadiquement les relanceurs. Lui aussi avait flanqué la pâtée à Nadal en… 2008  à Melbourne.
 
Je veux bien croire que tout cela soit vrai. En même temps, j'aimerais  qu’on m’explique pourquoi Jo-Wilfried n’a toujours pas été fichu de remporter un Grand Chelem a passé trente ans. Sans parler du galactique Gaël, dont le plus retentissant succès consiste à avoir enfin remporté cette année… l’ATP 500 de Washington, après quatre misérables tournois 250 au cours de sa longue carrière.
 
Pour couronner le tout, le fameux trio se retrouve, c’est historique (!), en quarts de finale à Flushing Meadows. Et un Français sera forcément dans le dernier carré, puisque Pouille doit affronter Monfils. Du coup, il est envisageable que l’un d’eux puisse être sacré roi de New York. Je n’ignore pas le méga-tsunami médiatique, assorti de perpète, qu’implique cette éventualité pour les habitants de la planète dépourvus de sang bleu. Mais il serait temps qu'une victoire vienne corroborer ces tonitruantes professions de foi! 
 

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20/08/2016

Jeux Olympiques: tous ces formidables Suisses à battre, mais qui finissent...vaincus

images.jpgCinq médailles, objectif atteint, plastronnaient les commentateurs sur la RTS, Marie-Laure Viola en tête. Mais il restait alors une semaine et nul doute qu’on allait doubler ce formidable capital, psalmodiaient audacieusement de conserve nos comiques en transes.

Contre toute attente évidemment, vu les forces en présence. Mais qu’importe. Et c’est ainsi que chaque jour, l’espoir chevillé au corps, ils nous laissaient miroiter un wagon de possibilités de breloques en cyclisme, en BMX, en voile, en beach volley, en athlétisme. A croire qu’il n’y avait que des Helvètes en lice aux Jeux. Mais sans surprise, que nenni partout. Avec même quelques échecs cuisants.

Et je ne vous parle pas des médailles déjà quasiment acquises, le bronze en gymnastique au sol avec Giulia Steingruber, l’or en équitation avec Steve Guerdat, pareil en VTT avec Jolanda Neff… Mais caramba, à chaque fois il a fallu à nouveau drôlement déchanter, Giulia finissant dernière de sa finale, le favori Steve terminant chocolat sur son coco et Jolanda la femme à battre, sixième sur son vélo. La poisse, plus collante que jamais.

Finalement, seule Nicola Spirig (photo) réussissait à décrocher l’argent en triathlon. Là encore, on imaginait un métal plus noble. Mais l’argent, c’est quand même bon à prendre et on ne va pas faire la fine bouche. Six médailles, objectif dépassé qu'on se le dise. De toute façon quel que soit le verdict, le mot d'ordre sur la chaîne romande, c'est la pensée positive.  

En résumé cela donne quelque chose de ce genre: certes on est déçu, mais on se montre peut-être trop exigeant… Ce n’est pas grave, lui ou elle est encore jeune, il y aura d’autres Jeux… C’est quand même une bonne performance…. Obtenir un diplôme c’est déjà magnifique… Arriver seizième pour une première fois, c’est extraordinaire… Il  n'y a pas de quoi rougir de ce résultat prometteur... Et en-dehors du traditionnel: l’essentiel c’est de participer, voici l’autre sempiternel leitmotiv naze à l’intention des vaincus: ils auront emmagasiné de l’expérience… Voilà qui leur fait une belle jambe!

Pour l’heure, la Suisse se classe au 30e rang. Elle pourrait éventuellement en gagner une demi-douzaine si Nino Schurter réalise un exploit en VTT. Mais avec tous ces ratages, j’avoue que j’ai du mal à concevoir la chose  Ce n’est pas le cas de nos spécialistes de tous poils, loin d’être découragés par ces revers en cascade et naturellement repartis aussi sec dans leurs pronostics optimistes.

awaw.jpgLes "vieux" au tapis à Cincinnati

Enfin, bien que ces derniers le regrettent amèrement, heureusement que Belinda Bencic et Stan Wawrinka avaient déclaré forfait pour cette olympiade. Car côté crève-cœur, c’eût été le pompon si on se réfère à leur triste prestation dans l’Ohio. La première n’a pas vu la balle au premier tour et le second a été éliminé sans gloire en huitièmes par Grigor Dimitrov.  Super pour des joueurs qui ont boudé Rio pour se consacrer à leur carrière...

Petite consolation, le Vaudois n’est pas le seul à avoir subi un échec mortifiant à ce stade. C’est pire pour Nadal, prématurément terrassé lui aussi, voire atomisé par Borna Coric, le jeune Croate de 19 ans. Si on ajoute Tsonga, Berdych, Ferrer, Gasquet, voire Monfils pareillement dans les choux, on constate que tous les "vieux" se sont retrouvés au tapis à Cincinnati! 

Des défaites qui par ailleurs permettent d'entretenir une vague illusion. Celle de voir le malheureux Federer entamer 2017 dans le top 20. Mais que c'est dur! 

 

 

 

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26/06/2016

Euro 2016: plus belge la vie au jardin d'Eden!

aedenha.jpgQui a dit que le hasard n'existait pas? En tout cas il y en avait un drôlement inspiré chez les Belges. Je veux bien entendu parler du virevoltant Eden qui, assumant son statut de star sans faire les manières de l’arrogant Ronaldo, a emmené temporairement ses potes au paradis.

Cette pluie de buts alors qu’ils avaient si mal commencé leur tournoi contre l’Italie, c'est dément!. Et il y a fort à parier qu’ils vont envoyer les Gallois en enfer, normal pour des Diables, surtout s’ils continuent à scorer comme des malades. Le beau Gale est averti.

Avant la démonstration belge, il y avait eu celle, encore plus impressionnante, des surpuissants Allemands. Eux non plus n’ont pas laissé le moindre commencement du début d’une ombre de solution aux pauvres Slovaques, écrasés telles des mouches. Et qui auraient pu souffrir davantage, si Ozil n’avait pas bêtement galvaudé un penalty.

En revanche, il y a quelque chose de pourri au royaume du crampon en l’occurrence, dans la mesure où la Mannschaft devra affronter l’Espagne ou l’Italie en quarts. Ce qui au bout du compte fera malheureusement deux favoris au tapis, tandis que les Français ont un pot pas possible, surtout dans l’hypothèse où ils devraient se mesurer à l’Islande…

En l’état, les Tricolores n’ont décidément pas fait le poids dans cette folle journée. Il suffit, pour s’en convaincre, de penser à leurs errements trouillards et coupables sur le terrain, qui leur ont valu un frileux 2-1 contre des Irlandais pourtant grandement à leur portée. Sinon à leur merci après avoir été réduits à dix.  

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Euro 2016: les Bleus en quarts, mais vraiment pas de quoi fanfaronner!

agriezmann.jpgLa France a dominé son sujet, relevaient soulagés les experts hexagonaux, qui ont suivi la peur au ventre la première mi-temps de leurs troupes, cueillies à froid par le penalty sifflé contre Pogba quasiment d’entrée de jeu.

Cela dit, bien que j'aie cru par moments voir jouer les Suisses en considérant les occasions manquées, un échec eût été étonnant. Etant donné tout ce qu’on raconte sur les qualités des Bleus et leurs immenses chances de gagner cet Euro, c’est quand même la moindre des choses qu’ils aient réussi à battre la modeste Eire pour se retrouver en quarts de finale!

Surtout en songeant que non seulement les malheureux Irlandais ont eu trois jours de moins pour récupérer, qu’ils se sont retrouvés dix et qu’en plus, leurs supporters n’ont eu droit qu’à 5000 billets pour venir les soutenir. Voilà qui frise carrément le scandale…

Du coup, je trouve la victoire des Tricolores particulièrement étriquée. Vraiment pas de quoi fanfaronner. Même si je ne vous cache pas que j’ai eu quelques frissons suite au second but de Griezmann (photo) marqué dans la foulée quasi immédiate du premier.

J’ai alors pensé avec effroi qu’on risquait de se diriger tout droit vers un score fleuve, avec ces malheureux Verts si désavantagés. Genre celui infligé à la Suisse au Mondial. Heureusement la chose ne s’est pas produite, ce qui nous a quand même évité une inflation de cocoricos, déjà bien suffisants en l’occurrence pour la relative pauvreté de la performance.

En résumé l’EDF est loin d’avoir prouvé la valeur qu’on a tendance à lui prêter. Il reste à espérer, pour elle s’entend, qu’elle le fasse lors de son prochain match. Mais en affrontant cette fois un adversaire à sa taille. Et je n’ai vraiment rien contre l’lslande…

 

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25/06/2016

Euro 2016: mûre pour l'exploit, la Suisse se retrouve au tapis. Plutôt blette...

ashaqiri.jpgShaqiri aura sans doute marqué le plus beau but de l‘Euro et l’équipe suisse était la meilleure sur le terrain en seconde mi-temps et dans la deuxième partie de la prolongation. Voilà qui nous fait une belle jambe après ce cruel revers  face à la Pologne.

Pourtant je ne vous raconte pas si la Nati était mûre pour écrire la plus belle page de son histoire depuis 1954. C’est en tout cas ce que nous prédisaient commentateurs et consultants, qui ont bien blablaté pendant quarante minutes avant le match, histoire de nous expliquer pourquoi la Suisse allait gagner ce match et se retrouver en quarts en trois coups de cuillère à pot ou presque.

Une rencontre qui de surcroît n’était en aucun cas un aboutissement, mais une simple étape sur une éventuelle route des demi-finales, vu que les Helvètes avaient chanceusement hérité de la partie la plus faible du tableau. 

Je vous rappelle donc ce qui militait en faveur d’une éclatante victoire des Rouges, selon nos experts au taquet. Pas de bobo, pas de suspendu, une excellente préparation, une régulière montée en puissance une meilleure position psychologique, une volonté de jouer, une ambiance saine ou chacun tirait à la même corde. Sans oublier quarante-huit heures de plus pour se reposer la tête et les pieds et l’un des plus géniaux gardiens du monde en la personne de Sommer.

C’est dire si tous les voyants étaient au vert. Au plus fallait-il un poil de réglages dans l’animation, un sursaut dans la finition, un brin de sérénité spirituelle pour peaufiner l'ensemble. un détail!

Et la Pologne dans l’histoire, toujours d'après nos spécialistes? Pas grand-chose à dire, sinon qu’elle… baissait régulièrement en puissance et que  sa machine  à scorer Lewandowski ne faisait guère le poids jusqu’ici. En résumé, Il manquait juste le déclic pour les Suisses. Malheureusement, ce sont les Polonais qui figurent sur la photo finish…

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22/06/2016

Euro 2016: Ronaldo se défonce, Ibrahimovic s'enfonce

acristiano.jpgL’Euro est lancé, affirmait le commentateur helvétique de la rencontre entre la Hongrie et le Portugal. Les joueurs semblent avoir plus envie de gagner que de ne pas perdre, ajoutait en substance son collègue sur le plateau de la RTS, tandis que le consultant surenchérissait en parlant d’un démarrage.

A se demander à quoi jouaient les footeux jusqu’ici! Le moins qu’on puisse relever, c’est qu’ils y ont mis du temps pour se dégourdir enfin les gambettes. Car il a fallu attendre le 13e jour du tournoi et le 33e duel pour voir enfin un vrai match avec des buts.

Même Cristiano Ronaldo, à deux doigts de rendre son passeport l’autre soir tant il était dégoûté par la prestation de ses coéquipiers, a fini par se décoincer les petons pour galoper en direction des filets et y balancer le ballon à deux reprises.

Cela ne l’a pas empêché de piquer sa crise sur le terrain et d’être à nouveau odieux avec ses potes qu’il continuait à rendre responsables de ses échecs. Après avoir plus tôt dans la journée arraché et jeté à l’eau le micro d’un journaliste portugais qui lui demandait ses impressions.

Il faut dire que ce dernier travaille pour le populaire Correio da Manha qui aime potiner sur la vie privée de la star, ce qui l’agace prodigieusement. Toujours est-il que le quotidien ulcéré exige des excuses formelles de la part de CR7. Affaire à suivre.

A part ça, chassez le naturel… A peine le croyait-on sur orbite que l’Euro retombait dans ses travers. Même si l'Eire et la Belgique jubilent avec leur petit goal,  l'Italie n'a cessé, elle, d'errer sans but. A  l'instar de la Suède et de sa légende, du coup pitoyablement éliminées. Quelle misérable fin de carrière internationale pour Ibrahimovic. C'est lui qui va vouloir renoncer à sa nationalité, désespéré d'avoir affaire à de si piètres compatriotes, incapables de lui livrer une bonne balle pour lui permettre de s'illustrer in extremis...

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Euro 2016: Allemagne et Espagne ces grandes nations au petit pied

acroatie.jpgAprès ses trois buts contre la Turquie, je comptais sur l’Espagne pour mettre à nouveau  le feu. D’autant que les Ibères étaient bien partis en marquant dans la huitième minute. Et puis caramba, encore raté. Ils se sont même lamentablement écrasés devant de valeureux Croates (photo), alors que je les voyais carrément aller au bout. Ce qui ne va être de la tarte, vu qu’ils devront d’abord éliminer l’Italie.

En attendant, figurez-vous que les Bleus se vantent de leur parcours impeccable, osant même regretter avec humeur d’avoir eu affaire à des adversaires aussi faibles. Décidément, ils ne manquent pas d’air. Parce que ces coqs n’ont pas contribué à enthousiasmer les foules.

Vous me rétorquerez qu’ils ne sont pas les seuls, quand on pense à l’Angleterre et surtout à l’Allemagne, tergiversant devant les buts avec une rare constance. Drôlement grippée, la machine fridoline. J’ai en tout cas vu des renards plus entreprenants que Thomas Müller, dit le goupil des stades. On ne peut en effet pas franchement prétendre qu’il ait semé une grosse panique dans le poulailler nord-irlandais.

Seul intérêt de cette maigre victoire germanique, elle permet à la Suisse d’éviter en huitièmes des joueurs qui auraient eu largement le temps de se remettre de leur refroidissement. Mais il ne faudrait pas trop se taper sur les cuisses à l ’idée d’affronter la Pologne, qui mène largement au score contre les hommes de Petkovic. Et ce ne sont pas les errements coupables de Seferovic et de Shaqiri depuis le début du tournoi qui vont me rassurer.

En plus, à part le beau Gareth Gale, la plupart des stars sont toujours aux abonnés absents. Il faut que ça cesse. Car si cet Euro continue avec des protagonistes de choc manquant autant de panache, les deux seules choses qu’on finira par retenir seront les maillots déchirés des Helvètes et les crottes de nez de Joachim Löw. Encore que les caméras se fassent heureusement un peu plus discrètes, en évitant de trop le montrer dans ses différentes et peu ragoûtantes explorations corporelles.

 

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21/06/2016

Grand écran: "Merci patron", une satire sociale joyeuse, jouissive et culottée

MERCI-PATRON.jpgTriomphe des David frondeurs sur le Goliath milliardaire pris à son propre piège, de la solidarité et de la fraternité sur l’argent roi, le combat syndical réhabilité, tous les ingrédients sont là pour savourer un documentaire en forme de pamphlet sur fond de lutte des classes, réalisé par François Ruffin, le fondateur du journal Fakir (photo). Le succès est  incroyable, avec quelque 400.000 entrées en France ä ce jour. C’est par ailleurs grâce au film que le mouvement Nuit debout s’est constitué.

Dans Merci patron, ode à l’anti-capitalisme qui refuse de reconnaître les «avantages» de l’économie libérale et les «bienfaits» de la mondialisation, l’auteur nous emmène chez Jocelyne et Serge Klur, au chômage depuis que l’usine du groupe LVMH qui les employait, fabriquant des costumes Kenzo près de Valenciennes, a été délocalisée en Pologne. Endettés jusqu’au cou, ils risquent de perdre leur maison. Mais tel Robin des Bois, François Ruffin  débarque chez eux, décidé à les sauver et confiant dans la réussite de son plan.

Une arnaque en trois temps

Pour faire plier l’homme le plus riche de France, le Michael Moore hexagonal va en effet mijoter une arnaque sur le mode de l’arroseur arrosé, avec ses acolytes arborant un T-shirt avec le slogan "I Love Bernard". Quand on n’est pas le plus fort, il faut être le pus rusé, relève le journaliste, omniprésent, dans l’histoire dont il est le fil conducteur. Dans un premier temps, une lettre est envoyée au PDG  Arnault pour expliquer la situation des Klur, tout en menaçant d’appeler la presse.

Puis il s’agit d’acheter quelques actions pour perturber l’Assemblée générale. François Ruffin en est expulsé. Mais il a attiré l ’attention de Benard Arnault qui envoie un émissaire chez les Klur, à qui il accepte de verser 40.000 euros. La trappe s’est refermée. Le représentant du patron fait signer une clause de confidentialité aux bénéficiaires pour s’assurer de leur silence. La rencontre a toutefois été filmée en caméra cachée… Le fait de sortir le film aurait pu nuire aux Klur.  Mais comme dit François Ruffin, Serge a aujourd’hui l’emploi le plus sécurisé du pays !

Il y a du rythme et des rebondissements à la pelle dans cette satire sociale joyeuse, engagée et culottée. Certes elle est un rien potache et tournée avec des bouts de ficelle mais surtout drôle, facétieuse, prenante et ironique. Evitant le pathos, elle pétille de malice, d’intelligence et, ä l’image de ses protagonistes, d’autodérision. Alors que la situation est grave. En résumé, à ne pas manquer.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 22 juin.

 

 

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