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02/08/2007

Locarno et les paillettes

Locarno se flatte de cultiver un petit côté intello, histoire de ne pas se laisser aller à trop encenser la paillette. "Les stars, ce sont les films", aime ainsi répéter Frédéric Maire, le directeur artistique. Une manière drôlement arrangeante de voir l'affaire, dans la mesure où il faut bien admettre que de leur côté les célébrités célébrissimes, à moins que la chose ne m'ait échappé, ne semblent pas vouloir absolument se précipiter en masse sur la Piazza Grande.

Comme toujours pourtant, la chair est faible. Preuve en est la manière dont le festival ne peut s'empêcher de se lécher les babines à l'idée irrésistible d'accueillir, en son jury ou ailleurs, quelques personnalités style Irène Jacob, Bruno Todeschini, Anthony Hopkins, Christian Slater et autres Michel Piccoli. Ne dédaignant pas non plus annoncer chaque jour dans son journal, le Pardo, le débarquement de têtes connues. A l'image de Marco Bellochio ou Micheline Calmy-Rey.

Ravie de savoir tout ce beau monde ici, je m'empresse de le préciser. Et rien de plus normal que de s'en féliciter, cela va sans dire. Mais encore mieux en le disant. Et en reconnaissant que dans le fond, les vraies stars, ce sont d'abord...les stars. 

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Ruée sur le buffet!

Chaque année, Locarno démarre par un cocktail de bienvenue à 18h30. Et généralement, il y a du monde. Mais, soixantième oblige, on se bousculait ferme dans le coin, mercredi à l'heure H. Jamais vu autant de pékins pour écouter les discours de Madame le syndic, du président Solari et du directeur Maire. Enfin si on veut. A peine ces derniers en avaient-ils terminé avec leur ode émouvante aux politiques, aux sponsors et au cinéma (oui, quand même) que c'était la ruée sur le buffet.

Et croyez-moi, à part tenter de serrer la pince de George Clooney à Cannes, il n'y a pas grand-chose d'autre qu'un buffet pour rendre l'homme à l'état sauvage. Stratégiquement placés devant les tables et tenant farouchement leur position, les premiers n'ont eu qu'à se retourner comme des fusées dans l'espace pour plonger vite fait dans les petits fours et le champagne. Bloquant l'accès aux seconds qui luttaient furieusement en sécrasant les arpions, tandis que les troisièmes se fêlaient quelques côtes en essayant courageusement d'approcher des plats.

D'autant que les hôtes, d'ordinaire adeptes du pain-fromage pour faire rustique et pas cher, avaient prévu grand et abondant en y ajoutant de la crevette et du saumon en pagaille. Et les invités de s'empiffrer encore plus religieusement. Pas très original de se goinfrer à l'oeil pour des festivaliers, me rétorquerez-vous. Eh bien si. Cette fois, c'était franchement à croire qu'ils n'avaient rien bouffé depuis...soixante ans. Moralité, les restaurateurs ont morflé. Parce qu'avec tout ça, il n'y avait pas un rat dans les bistrots, hier soir!   

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01/08/2007

Il y a géant et géant

Locarno soixantième, moteur! Une ouverture un rien tristoune. La faute à ces trois grands de la pellicule qui vennent de nous fausser compagnie. Mais on découvre aussi qu'il y a géant et géant. Car si les hommages à Bergman et Antonioni ne souffrent aucune discussion, il n'en va pas de même pour Serrault. Du moins à en croire le service de presse. Peut-être éventuellement, si on y arrive, dit-on sans se cmpromettre. Autant se convaincre hélas qu'on aura de la peine. En d'autres termes, le coup de chapeau au comédien français paraît bien illusoire. Alors certes cela ne remplacera pas l'officiel, mais j'en profite quand même pour lui tirer encore une fois le mien, de galurin...

Mais voilà, the show must go on comme on raconte dans le milieu. Et il semblerait qu'on va en voir, des merveilles, sur les écrans tessinois. A commencer par le mahousse de la Piazza où, "soir après soir des milliers de personnes se laissent gagner par la magie du cinéma..." Et qui l'affirme? Pascal Couchepin himself, à l'occasion de son message publié dans la plaquette du festival. 

Emporté par son élan, il évoque parallèlement la Compétition internationale, "l'une des meilleures et des plus pointues au monde dans le domaine du cinéma indépendant..." Inutile de préciser qu'on se réjouit follement, car jusqu'ici, je ne l'avais pas véritablement remarqué. Mais je lui fais confiance, à notre ministre. Il sait de quoi il parle. N'ajoute-t-il pas en effet qu'à Locarno, "l'excellence de notre production cinématographique nationale est déclinée, que ce soit sur la Piazza grande ou à l'Auditorium Fevi..." En gros, de quoi se mesurer aux productions venues du monde entier. Et ça c'est causé, avouez. Pas responsable de la Culture pour rien, le roi Pascal!   

 

  

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