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10/08/2007

Qui va mettre le fauve en cage?

La chasse au léopard d'or et accessoirement à ceux d'argent et de bronze touche à sa fin. Alors qui, parmi les dix-neuf concurrents promis à la capture des fauves réussira-t-il à les mettre en cage? Les derniers films vus changent un poil la donne côté pronostics, même si on en reste notamment aux prétendants précédemment cités pour décrocher des médailles. A savoir pêle-mêle "Joshua", "La maison jaune", "O Capacete Dourado" ou encore "Fuori dalle corde" (voir détails dans le blog du 7 août sur la question).

Mais les discussions vont bon train parmi les festivaliers. C'est ainsi que "Las vidas posibles", de la réalisatrice argentine Sandra Gugliotta, évoquant une femme partie à la recherche de son mari disparu en Patagonie, a beaucoup séduit certains avec son petit côté hitchcockien. Il y en a aussi qui défendent "Slipstream", véritable ovni signé Anthony Hopkins, emmenant le spectateur dans un hallucinant voyage à l'intérieur de processus de création. Enfin "Sous les toits de Paris" de Hiner Saleem avec Michel Piccoli et Mylène Demongeot a ses fervents partisans.

Côté interprétations féminine et masculine, on prend presque forcément les comédiens dans les mêmes films. Cela dit, le critique peut bien s'amuser à tirer tous les plans sur la comète qu'il veut, c'est le jury qui dispose. Et à Locarno, il aime surprendre son monde. Verdict donc samedi soir sur la Piazza grande. 

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Ca va swinguer sur la Piazza



Une première vague de festivaliers a déserté les lieux. Dommage pour eux, le soleil est revenu. à Locarno. Mais il est vrai que les cocktails se suivant à un rythme effréné style journée suisse et les soirées classieuses façon SSR, se font rares... Ou alors, on préfère se rencontrer entre gens du même monde. Ainsi à la Warner, où ne sont paraît-il invités que les distributeurs et les exploitants. Voilà qui promet un raout d'une folle gaité!

Rien à voir en tout cas avec le film produit par le studio en question, Hairspray. Car une chose est sûre, histoire de nous changer de quelques horreurs au propre et au figuré, ça devrait swinguer à mort sur la Piazza Grande ce soir, avec cette satire sur l'intégration des Afro-Américains dans la société des sixties.Sous forme de comédie musicale déjantée complètement réinventée, elle est adaptée d'un des plus grands succès de Broadway, lui-même tiré du fameux film éponyme de John Waters, réalisé en 1988.

Ado aussi obèse que dynamique, Tracy Turnblad voit son rêve le plus cher se réaliser: participer au Corny Collins Show. Mais non contente d'être sélectionnée, à la grande fureur de la reine du spectacle et de sa mère, Tracy mène croisade pour que l'émission mêle désormais à égalité les Noirs et les Blancs. Prétexte à des numéros jubilatoires avec des comédiens qui s'amusent visiblement comme des petits fous, à l'image de Michelle Pfeiffer et du duo de choc John Travolta-Christopher Walken.

Mais les Genevois n'auront pas trop longtemps à attendre pour prendre eux aussi leur pied, puisqu'Hairspray sort en salles dans une douzaine de jours.





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09/08/2007

Piccoli fait son cinéma



"Cette petite personne est Belge. Mais elle sera bientôt Française, car Sarkozy a décidé d'annexer la Belgique. Je viens de parler avec lui au téléphone. Non, la Suisse n'est pas menacée. Il sera mort avant que vous n'adhériez à l'Europe..."
Michel Piccoli a un large sourire. Le gag à propos de sa jeune partenaire Marie Kremer plaît beaucoup à la conférence de presse. Pareil lorsqu'il singe la sensualité de la bouche féminine en grimaçant comiquement, ou reproche à son réalisateur son côté grec et taciturne. Mais n'importe quoi atteint la cible avec cet homme achevant de séduire un public conquis d'avance, qui lui a réservé une salve d'applaudissements pour sa performance dans le film d'Hiner Saleem "Sous les toits de Paris". Inspiré de la terrible camicule de l'été 2003, fatale à des milliers de personnes âgées, il brosse un portrait effrayant de nos métropoles. "Il y a quelque chose qui ne va pas dans nos sociétés occidentales", remarque le cinéaste. "Mais je ne juge pas, je n'ai pas de solution. Je suis juste touché par toutes ces personnes. Qu'il s'agisse des jeunes, célibataires, misérables, au chômage. Ou des vieux. Aussi solitaires les uns que les autres."
Comme Marcel, incarné par Piccoli. Un octogénaire à la fois beau et bouleversant, qui habite une petite chambre de bonne, tout en haut d'un immeuble parisien sordide, sans ascenseur, sans douche, sans toilette. Marcel vit seul mais a deux amis. Thérèse, une vieille serveuse de bar amoureuse de lui et qui lui achète un ventilateur salvateur. Ainsi qu'Amar, avec qui il va chaque lundi se laver à la piscine du quartier.
Tous ces personnages se croisent dans un long métrage quasi muet. Communiquant par des regards, des sourires, un baiser, un effleurement de doigt. "Ca me plaît. Dans la vie et dans les films, on parle beaucoup trop. J'aime être un acteur extrêmement discret. Mais cela ne m'empêche pas d'être poli. S'il y a des questions j'y répondrai", plaisante l'acteur, qui ne cache pas son plaisir de parler longuement de lui, de sa profession, de ses partenaires.
A l'image de Mylène Demongeot, également présente et à qui le film doit beaucoup. Ainsi que Maurice Bénichou. En lice pour le Léopard d'or, "Sous les toits de Paris" a indéniablement sa chance.

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08/08/2007

Fausse note en compétition

Je vous racontais hier que tout se passait assez bien jusqu'ici dans la compétition locarnaise. Il a suffi que je le prétende pour qu'il y ait un couac. A savoir Extraordinary Rendition du Britannique Threapleton, qui nous a fourgué une daube sur un sujet d'actualité brûlant: celui des vols secrets dans l'espace aérien européen, la disparition, la détention et la torture de gens sans bases légales. Un film réalisé à la Winterbottom, autrement dit mal, et qui atteint le but contraire qu'il s'est fixé en se complaisant dans l'exposition d'une violence qu'il entend dénoncer.

 A part ça, un temps de chien a gâché la projection du Jakob Berger sur la Piazza, la fête offerte ensuite à son honneur, ainsi que celle du cinéma suisse au Lido, qui devait être le clou de la journée. Mais les Helvètes ne sont pas les seuls à payer. Pour l'instant ça ne s'arrange pour personne côté météo...    

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La TSR s'offre une mégasalle de cinéma

Les exploitants n'ont qu'à se bien tenir. La TSR s'offre la plus grande salle de cinéma de Suisse. Et la moins chère! Développant l'aventure numérique commencée en 2000, mais jusqu'ci consacrée à l'info et aux sports, la chaîne propose deux sites entièrement dédiés à la fiction. " Il s'agit d'un ingrédient clé, et nous voulons absolument que la télévision s'engage à fond dans la création audiovisuelle en Suisse romande", explique le directeur Gilles Marchand.

Le nom de ces deux nouveautés? tsrfiction.ch et moncinema.ch. La première permet aux internautes de suivre l'actualité des fictions produites et coproduites par la TSR. Grâce à des reportages photos et vidéos, des interviews de comédiens et de techniciens, le public visite les coulisses des tournages. Il est également informé des dates des avant-premières publiques, des sorties en salles, ainsi que des horaires de diffusion sur la chaîne.

Le site est réalisé en partenariat avec la production indépendante suisse et notamment avec Cinéma Tout Ecran. A cette occasion, un concours est lancé pour le renouvellement de la bande annonce du festival genevois, qui aura lieu à la Maison des Arts du Grütli du 29 octobre au 4 novembre.

Plus interactif, moncinéma.ch  offre une vraie tribune aux auteurs de court-métrages, qui peuvent déposer gratuitement leurs oeuvres (maximum 8 minutes). Inutile de préciser qu'une certaine qualité artistique est exigée, la TSR espérant par ce biais découvrir et promouvoir de nouveaux talents. Les films sont classés par genre (comédie, drame, animation, SF, documentaire). Un jury de cinq personnes issues de la branche audiovisuelle va les visionner régulièrement et récompenser les meilleurs. Grand premier soir pour les primés le 12 octobre dans l'émission Cinemaniak, programmée chaque vendredi à 23h30 sur TSR 2. De leur côté les internautes auront leur mot à dire, en votant pour leur court préféré, qui recevra aussi un prix.

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07/08/2007

Zoom sur la compétition locarnaise

A mi-chemin du festival, la compétition internationale se traîne un peu, Comme d'habitude. Certes, rien de honteux jusqu'ici à se mettre sous la pupillene. Au contraire. On est pourtant assez loin de l'enthousiasme de Pascal Coucepin, qui qualifiait la chose d'une des meilleures et plus pointues du monde dans le genre.

Mais puisqu'on est en train de fêter copieusement le cinéma suisse, un film helvétique tient plutôt bien la route pour l'instant. Il s'agit de "Fuori dalle corde", de Fulvio Bernasconi. Le réalisateur tessinois évoque la violence avec réalisme et sans complaisance à travers la déchéance d'un boxeur, réduit à livrer des combats clandestins où tous les coups sont permis. Un voyage intérieur vers la barbarie doublé d'une réflexion sociale qui révèle par ailleurs trois bons acteurs.

Egalement placé dans la course à notre avis, le film portugais "O Capacete Dourado" de Jorge Cramez, inspiré d'un fait divers relatant la tentative de suicide par pendaison de deux ados. Par le biais de ces Roméo et Juliette façon 2007, l'auteur en profite pour brosser un portrait de la jeunesse à la fois tendre et pudique, sur fond de violence, de tristesse, d'amour et de poésie.

A retenir également "Joshua" de l'Américain George Ratliff. Ce long métrage aux allures de thriller psychologique met en scène, avec pas mal de talent et d'audace, un garçon de neuf ans surdoué qui se met à terroriser ses parents après la naissance de sa soeur. Enfin on ajoutera "La maison jaune". L'Algérien Amor Hakkar raconte le douloureux et courageux voyage d'un père, parti avec un véhicule de fortune récupérer le corps de son fils, tué dans un accident de voiture alors qu'il effectuait son service militaire. Sobre et émouvant.      

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05/08/2007

L'importance de la mise en scène

 

La politique fait toujours recette à Locarno, mais il faut bien reconnaître que ce week-end, Pascal Couchepin a battu Micheline Calmy-Rey à l'audience. Même si la présidente de la Confédération présentait un débat intitulé "Jeunesses au proche-Orient: la culture contre la logique de guerre" en principe plus important qu'une communication expresse et tronquée du ministre de la Culture sur les subventions allouées aux différents festivals. 

Raison pour laquelle je ne résiste pas à l'envie de revenir sur la chose. Et, puisqu'on est en plein cinéma, de constater l'importance capitale de la mise en scène. En l'occurrence, Jauslin jouant les seconds couteau, celle du tandem Couchepin-Bideau. Avec un léger avantage pour Bideau. 

Nécessité fait loi, personne ne l'ignore. Plus médiatique que son boss depuis sa prise de fonction, le grand Nicolas se devait absolument de rester en tête du box-office. Pour cela il fallait une idée phare, histoire d'attirer la foule des journalistes. L'ennui, c'est qu'il n'y avait pratiquement rien de sérieux à se mettre sous la pupille côté pellicule helvétique cette année. Mais ni vu ni connu, j't'embrouille. Couchepin surfe sans vergogne sur les succès de 2006 et Bideau nous fourgue en se léchant les babines sa nouvelle politique d'attribution des miettes fédérales. Sans même s'embarraser de citer le principal perdant de l'affaire. Celle-ci conclue par un gros gag du patron hilare: "Et maintenant, on attend la polémique!"

Franchement, s'étriper pour 2,5 pauvres millions... Soit dit en passant et toutes choses étant relatives par ailleurs, la somme représente à peine le septième du coût de "Death At A Funeral", l'excellente farce politiquement incorrecte de Frank Oz, en vedette sur la Piazza dimanche soir. Vous me direz que 18 millions, ce n'est pas rien. Une paille pourtant! Qui en a bouché un tel coin à la critique qu'elle est restée muette d'admiration à la conférence de presse face au réalisateur américain qui a réussi un exploit pareil avec aussi peu d'argent...

 

 

 

 

 

       

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03/08/2007

Merci Monsieur Bideau!

 

"Abattu moi? Au contraire. Cela me donne de l'énergie pour continuer, avec une équipe secouée mais extrêmement motivée. Merci Monsieur Bideau"! Délesté de ses 180.000 francs, Léo Kaneman, directeur de Cinéma Tout Ecran, accuse donc le coup tout en se disant  soulagé. "C'est difficile de travailler avec des gens restant accrochés au 20e siècle, repliés sur eux-mêmes. Le principal motif de la suppression de la subvention c'est notre proximité avec la télévision, pour moi le monde du 21e siècle, ouvert sur la créativité, l'inventivité".

Quant aux autres raisons de la punition bernoise il les balaie, arguant que la manifestation genevoise répond à tous les critères exigés pour faire partie des happy few. Reconnaissance internationale, organisation chaque année de colloques sur le cinéma et la télévision, projection d'un maximum de films suisses. "En plus, nous avons une section working progress pour promouvoir la production nationale, un marché et c'est nous qui avons initié le fonds regio il y a sept ans. Mais il y a plus cocasse. Alors que l'OFC nous coupe les vivres, nous sommes le seul festival de fiction à être soutenu par l'Union européenne à travers le plan media".

Bref, Léo Kaneman est loin de vivre l'affaire comme une condamnation."Nous avons trouvé cette année un nouveau sponsor à hauteur de 150.000 francs, et j'ai bon espoir d'en décrocher d'autres". Cela ne l'empêche pas de garder un chien de sa chienne à Nicolas Bideau. "En novembre dernier, à Léman Bleu, il déclarait que Cinéma Tout Ecran était un festival courageux et l'un des plus importants de Suisse après Locarno et Nyon. Je me demande donc ce qui a bien pu se passer entretemps..."

Affaire à suivre car apparemment, rien n'est irrémédiable. Convaincu que Genève a besoin d'un grand festival, Monsieur Cinéma demeure ouvert à des projets ponctuels et n'exclut pas une restructuration, une meilleure exploitation de la réflexion ciné-télé.  Rendez-vous dans trois ans.  

 

 

 

 

 

 

 

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Festivals: l'impact national

 

Grande foule à Locarno pour l'une des stars du jour, Pascal Couchepin, venu avec ses deux chevaliers de l'Office fédéral de la Culture, dont Monsieur Cinéma alias Nicolas Bideau, dévoiler la nouvelle politique de subvention des festivals. Forme olympique du big boss très farceur, qui allume le président Solari, "ce soleil lançant ses rayons vers le petit peuple dont je suis aujourd'hui..."

Et pourtant l'heure est grave. Du moins pour certains. Car si Locarno et Nyon se taillent fort logiquement la part du lion, raflant avec Soleure (nettement moins bien loti et qui en conçoit quelque humeur) les 80% des malheureux 2,5 millions alloués, neuf sur la vingtaine aspirant à la manne fédérale se retrouvent carrément à poil. Et notamment le Genevois Cinéma Tout Ecran, grand perdant de l'affaire, qui se voit dépouillé de ses 180.000 francs, finalement acquis au fil de douze ans d'existence.

Les raisons de ce désamour? Monsieur Cinéma en dénombre quatre qui peuvent s'énoncer ainsi: une programmation peu claire, une organisation déficiente, une gestion peu transparente et un ancrage trop local. Autrement posé, pas "d'impact national".

Un dernier critère aussi farfelu que folklorique dans la mesure où, à part Locarno et Nyon (même Soleure est out), on cherche vainement "l'impact national" des  rendez-vous cinématographiques retenus, qu'il s'agisse d'animation à Baden, de fantastique à Neuchâtel ou de court-métrage à Winterthur. Sans compter, même si cela nous rend très heureux, Black Movie, l'autre festival genevois distingué lui par les experts. Si  l'on peut dire, vu qu'il perçoit une malheureuse aumône de 25.000 francs.

Mais il paraît que c'est le geste qui compte et non le montant du cadeau. Reste que dans l'histoire, la pellicule trinque à Genève avec une perte de 155.000 francs. Tandis qu'elle se goberge au Tessin, en Vaud et à Zurich. Enfin se goberger est un grand mot. Avec l'extraordinaire générosité évoquée plus haut de nos responsables culturels, personne ne risque vraiment de devenir obèse! 

 

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Quand la morale s'en mêle

C'est sûr que travailler à la conception des effets spéciaux pour Titanic vous pose un peu là. Malheureusement, cela ne vous donne pas pour autant des idées décoiffantes de scénario. Ce qu'ont dû aussi penser les spectateurs de la Piazza Grande, qui ne se sont pas laissé abuser par l'extraordinaire folie visuelle, sur fond de Mad Max mâtiné de James Bond, du nouveau manga concocté par le réalisateur japonais Fumihiko Sori pour la modique somme de dix millions de dollars. Ils ont ainsi apppaudi mollement les exploits pourtant fumants de l'unité spéciale Sword, aux ordres de la commandante Vexille et de son petit ami Léon. La faute à une omniprésente et pesante morale à deux balles, faussement qualifiée d'humaniste par certains.

Mais celle-ci ne se cache pas seulement derrière une extravagante débauche d'images et de sons. On la retrouvait, toujours sur l'écran géant de la Piazza, dans "Knocked Up", comédie de Judd Apatow au titre encore plus vulgaire en français de "En cloque, mode d'emploi". Une jeune journaliste de télé ambitieuse, se découvrant enceinte huit semaines après une soirée trop arrosée, décide de garder l'enfant et le papa.

Et voici l'attelage bancal formé de Katherine Heigl, le beau Dr Isobel "Izzie" Stevens de Grey's Anatomy et de Seth Rogen, le grassouillet comique qui monte, parti pour une galère de sept mois et quelque. Galère toute relative, car sous couvert de situations outrancières, de dialogues dévergondés et salaces, de préoccupations sociales actuelles et de délicates considérations sur l'amour et le mariage, l'auteur en profite pour évacuer en souplesse l'embarrassante question de l'avortement, sans oublier de transformer un glandeur débraillé, grossier et pété à l'herbe en père de famille modèle, soudain allergique au shoot.

Certes plutôt efficace et rigolo, Judd Apatow. Mais quand même trop bien pensant pour nous bourrer le mou...

 

 

 

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