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  • Cinéma: Avec "The Bling Ring", Sofia Coppola nous embarque chez les stars de Beverly Hills

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    MV5BMTMzOTgyMjM2OV5BMl5BanBnXkFtZTcwMzY1MDI2Mg@@._V1._SY314_CR18,0,214,314_[1].jpgLion d’or à la dernière Mostra de Venise pour Somewhere, Sofia Coppola revient avec The Bling Ring, son cinquième long-métrage qui avait ouvert en mai dernier la section d’Un Certain Regard à Cannes. Le thème a de quoi intéresser. Inspiré de faits réels qui se sont déroulés entre 2008 et 2009, le film raconte les cambriolages répétés, chez  les stars de Beverly Hills, d’un gang de cinq ados, quatre  filles et un garçon, surnommé par les médias "The Bling Ring".

    Issus d’un quartier résidentiel, ces gosses de riches fascinés par les peoplle,  dingues de fringues et d’accessoires de marque, traquent l’agenda des vedettes sur le net et profitent de leur absence pour s’introduire  dans leurs somptueuses résidences. Dans la réalité, ils ont dans raflé un  butin estimé à plus de trois millions de dollars, qui les a conduits devant la justice.

    Très attirant dans sa représentation prometteuse d’une société obsédée par la célébrité, de teen-agers biberonnés à Facebook, Twitter et la téléréalité, The Bling Ring, mêlant Emma Watson à des débutants, a hélas tendance à se perdre au fil de l’intrigue. Sofia Coppola tourne rapidement en rond, sans porter de véritable regard, se contentant en gros de multiplier les scènes de cambriolage.

    Notamment chez la fameuse héritière Paris Hilton, qui mettait simplement  la clé… sous le paillasson avant de s’en aller, et où on découvre un amoncellement  inouï, indécent et hors  de prix composé de vêtements, de sacs, de chaussures, de bijoux, de  lunettes de soleil de coussins brodés à son effigie, ainsi qu’un night-club au sous-sol. A côté la caverne d’Ali Baba passerait pour un souk minable.

    "Tout est vrai, nous n’avons rien changé, » explique Sofia Coppola rencontrée à Cannes. «J’avoue que l’univers de Paris est excitant et incroyablement exotique… "  A noter que c’est la seule villas où la cinéaste américaine a été autorisée à poser sa caméra. Les autres, comme celles de Lindsay Lohan  ou de Megan Fox ont été imaginées. 

    First_Look_Sofia_Coppola_The_Bling_Ring_Starring_Emma_Watson_1338236963[1].jpgSofia Coppola a eu l’idée du film en découvrant un article dans Vanity Fair. "Plus j’en apprenais et plus j’étais passionnée par cette histoire d’ados proches du monde hollywoodien glamour et qui tournent mal en voulant en faire partie.  J’ai rencontré l’auteur du papier, la journaliste Nancy Joe Sales.  Nous avons longuement discuté et elle m’a beaucoup aidée. J’ai lu  d’autres récits de journaux, des rapports de police, consulté des avocats. J’ai aussi vu deux de ces teen-agers incriminés. Ils ne pensaient pas avoir mal agi et ne s’intéressaient qu’à la gloire que les vols leur avaient apportée."Observatrice du phénomène, tout en se plaçant d’abord du côté de ses protagonistes, la réalisatrice ne juge ni n’excuse. 

     "Je suis plutôt dans la mise en garde. Pour moi cette affaire est révélatrice de l’inculture qui se répand aux Etats.Unis,  excerçant son  influence sur une jeunesse dorée et superficielle. Mon film est une expérience et j’aimerais qu’on le voie ainsi."

    Fim à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 12 juin.

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  • Cinéma: "Oh Boy" confirme le talent de Tom Schilling en révélant le cinéaste Jan Ole Gerster

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    Tom-Schilling-Farbensport[1].jpgComédie en noir et blanc sur fond de jazz qui lui donne un côté rétro, Oh Boy suit pendant vingt-quatre heures Niko, étudiant quasi trentenaire qui traîne son spleen dans les rues de Berlin. Sa copine n’en peut plus de de son indécision et de ses rêveries,  son père lui coupe les vivres et son psy le déclare émotionnellement instable. Comble de tout, il ne peut même pas s’offrir la tasse de café à laquelle il aspire désespérément. Ce jus inaccessible devient le fil rouge de l’histoire.

    Signé du très prometteur Jan Ole Gerster, révélation du cinéma allemand, ce premier long-métrage aux accents jarmushiens surfe surl’ironie et l’autodérision. Inspiré de François Truffaut et nous promenant dans des décors urbains à la Woody Allen, il doit aussi beaucoup à son acteur principal, Tom Schilling (photo), Il est craquant dans son rôle d’anti-héros en proie a une crise existentielle, contemplatif, désabusé, proche de la déprime, déconnecté du quotidien, incapable de s’intégrer.

    Un rôle que Tom Schilling, grand ami du réalisateur a considéré sien dès qu’il a lu le scénario il y a quatre ans, comme il nous le raconte lors d’une rencontre  à Genève. Le comédien est né à Berlin-Est en 1982 dans une famille de cartographes. « Ma mère a senti que je pouvais m’exprimer d’une artistiquement et m’a envoyé à une audition. J’avais six ans. A douze, j’ai commencé au théâtre dans une pièce de Berthold Brecht. J’avoue que je ne savais pas trop bien ce que je faisais, C’était un grand rôle pour un gamin».

    Pendant les années qu’il passe sur les planches tout en préparant son diplôme de sciences en art, Tom Schilling rencontre des cinéastes. A dix-sept ans, il obtient un gros succès avec son deuxième film Schlaraffenland. «Tout le monde parlait de moi. C’était flatteur, mais je n’aimais pas trop. On peut vite retomber dans l’anonymat».

    I9A5270[1].jpgOn le voit ensuite beaucoup dans des séries télévisées, dont Tatort. Et Il y a quatre ans, Jan Ole Gerster (photo)lui envoie le scénario de Oh Boy. «Il était intéressé par mon avis et moi passionné par le personnage. Non seulement, c’était le meilleur script que j’aie lu jusque là , mais j’ai tout de suite senti que le caractère principal me correspondait. Mais il devait être plus âgé. 

    De toutes façons, face aux difficultés de financement, il a fallu attendre. Le temps notamment que Tom Schilling devienne père. «Et puis je lui ai écrit une lettre car j’ai appris qu’il faisait des auditions pour Niko. Quelque part, je suis très proche de lui. Je suis plein de doutes, contemplatif, pas très confiant en mes capacités. Je me pose plein de questions sur moi, la vie, l’avenir».

    Le tournage a été très détendu. Presque comme des vacances. «Ce n'est pas très étonnant. Jan Ole Gerster a l’art du farniente. Il a failli être viré de l’école de cinéma parce qu’il ne produisait rien  Rétrospectivement je me dis qu’il avait besoin de cette période paresseuse ».


    On souhaite la même ambiance cool à Tom Schilling pour son prochain film Suite française de Saul Gibb, où il va retrouver dans une semaine la belle Michelle Williams.

    Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 12 juin.

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  • Roland Garros: le huitième sacre de Nadal donne un sursis à Federer!

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    ku-xlarge[1].jpgEn attendant la partie j’ai brûlé un cierge, pendant je me tenais les pouces. Rien à faire hélas pour mon favori David Ferrer, qui a mesuré une fois de plus la différence galactique entre un moteur de mobylette et celui d’une moto GP.

    Après avoir triomphalement vaincu Goliath les doigts dans le nez deux jours avant, le petit David a dû éprouver le douloureux sentiment de n’être finalement que... David en se voyant infliger semblable punition par l’extraterrestre intersidéral de la raquette. Lequel a inscrit du coup un record historique en devenant le seul joueur à avoir gagné le même tournoi huit fois. Décrochant dans la foulée son douzième Grand Chelem. Arriba Espana!

    A considérer la cinglante déculotté infligée par le pitbull à son compatriote, qui lui-même n’avait pas égaré jusque là une seule manche depuis le début de Roland Garros, j'imagine ce qui serait arrivé par exemple à ce malheureux Jo-Wilfried Tsonga. Et je ne parle pas de Federer qui, en cas de présence à ce stade, aurait sans aucun doute subi la même humiliation qu’en 2008, où il n’avait réussi à marquer que quatre jeux à Nadfal, plus ogre de l'ocre que jamais.

    Notre Guillaume Tell peut néanmoins le remercier. Si le taureau de Manacor avait par inadvertance  laissé Ferrer enlever le morceau, ce dernier eût tout simplement bouté la légende hors du troisième rang mondial. Eh oui, ôte-toi de là que je m’y mette, mon gars! Remarquez, il est fort probable qu’il ne s’agisse là que d’un sursis pour l’homme que je ne vois pas égaler l'exploit de Nadal à Wimbledon, pour porter ainsi son compte de Grands Chelems à dix-huit.

    Ce que Sa Grâce est pourtant condamnée à faire. Car il lui suffit de n’être que finaliste pour descendre non seulement à la quatrième, mais à la cinquième place du classement. Dès lundi Ferrer va le talonner grave et Nadal ne sera pas bien loin. C’est dire si nos deux Espagnols ne vont pas se gêner pour lui brûler la politesse. Surtout le second, qui s’est fait éjecter l’an dernier au second tour et n’a quasiment pas de points à sauver. 

    Ce pauvre Rodgeur est même sous la menace d'une cuisante dégringolade au sixième rang s’il n’atteint pas au moins la demi-finale chez Sa Majesté. En effet Berdych, en cas de victoire, pourrait aussi lui passer devant vu qu’il s’était fait atomiser par Gulbis au premier tour en 2012... Certes, cela paraît improbable. Il n’empêche. Vivement l’US Open pour freiner cette chronique de descente aux enfers annoncée.

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  • Roland Garros: Ferrer-Tsonga, ou David contre Goliath. Encore une victoire biblique!

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    David-Ferrer-and-Jo-Wilfried-Tsonga-through-to-quarters-French-Open-2013-216186[1].jpgJe ne vous le cache pas j’en rêvais, histoire d’éviter un tsunami médiatique hexagonal. Mon favori, celui dont personne ne parle, que tout le monde sous-estime, le vilain petit canard espagnol a donc rempli une partie du contrat. Pour la première fois de sa carrière Ferrer se hisse en finale d'un Grand Chelem en mettant k.-o. Tsonga, le boxeur des courts. Simplement, sans coup férir, en trois sets secs, comme depuis le début du tournoi. 

    David contre Goliath. Une victoire biblique. Désormais, Il ne lui reste plus qu’à vaincre Nadal, saigneur auparavant du seigneur circuit en cinq manches d’un suspense insoutenable. Certes ce sera le plus difficile. Mais alors que je ne suis pas mécontente de voir Djokovic out suite à Federer, j’avoue que ça me ferait joliment plaisir si la mobylette de Valence avec métronome incorporé damait le pion à l’ogre de l’ocre, le privant ainsi d’un huitième sacre énervant à Roland Garros.

    Cela contribuerait peut-être à donner un peu de jus à Rodgeur pour tenter à son tour le record absolu à Wimbledon. Mais je dois reconnaître avoir un mal fou à visualiser la chose après les deux dernières médiocres prestations de la légende sur la terre parisienne. 

    En attendant nos chers voisins font grise mine. Ils étaient si sûrs de l’incroyable talent et de la formidable sérénité de leur poulain. Des atouts le conduisant droit au sommet. Ils allaient jusqu’à souhaiter, sinon pronostiquer une victoire du vampire de Belgrade, plus facile à battre à leur avis que le taurillon de Manacor.  

    Dans son émission sur Eurosport Henri Leconte, dernier Tricolore finaliste porte d’Auteuil en 1988, s’est à nouveau pathétiquement illustré en clamant que Jo-Wilfried écraserait son adversaire dans ce dernier carré de tous les espoirs pour tout un peuple. "J'y crois, j'y crois, il va lui marcher dessus", hurlait-il en frisant l'hystérie. 

    Mais hélas, le transparent numéro six n’égalera pas Riton vingt-cinq ans après. Quant à une éventuelle victoire trente ans après celle de Noah, les Tricolores devront encore davantage ronger leur frein. Pourtant Tsonga ne manquait pas d’une sacrée confiance en lui. Pour ne pas dire que la modestie ne l’étouffait pas.

    Dans une interview à France Info où on lui demandait s’il s’entraînait particulièrement pour l’affrontement contre Ferrer, il balayait cette question triviale. De son ton à la Zidane, il susurrait qu’il ne s’était pas spécialement préparé pour l’événement. "Ce n’est pas ma première demi-finale. Ni même ma première finale. Je suis très content de mon tennis et je sais exactement ce que je dois faire". 

    Apparemment non, étant donné la façon dont l’Ibère lui a sauté à la gorge pour ne plus le lâcher. Et de surcroît sans jouer le tennis de sa vie, Amélie Mauresmo elle-même dixit. Avouez que ça la fiche plutôt mal…

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  • Cinéma: "Pop Redemption", avec Julien Doré reconverti dans le metal

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    photo-Pop-Redemption-2012-3[1].jpgTatoué, chevelu, barbe et moustache de trois jours, Julien Doré, l’ex-gagnant de Nouvelle star, se retrouve dans la peau d’un improbable leader de groupe de black metal, les Dead MaKabés. Chaque année, depuis leur adolescence ils entament  ce qu’isl appellent pompeusement leur tournée d’été, donnant quelques concerts dans des festivals pourris. 

    Habituellement les choses se déroulent sans histoire. Sauf cette fois où cela tourne au vinaigre. Non seulement, la bande tend à se désagréger sous l’effet d’une crisette de la trentaine, mais elle s’empêtre dans une sombre affaire d’homicide involontaire, ce qui lui vaut quelques démêlés avec la maréchaussée.

    Le réalisateur Martin Le Gall en profite pour tourner en dérision la France profonde, ses fêtes, ses variétés, ses kermesses et ses fanfares, en s’essayant à l’humour absurde et à l’autodérision. Assez vainement.  Au final, il n’y a pas grand-chose à sauver dans ce Pop Redemption certes parfois sympathique mais terriblement potache avec ses gags et ses personnages de loin plus lourdingues et caricaturaux que déjantés. Sans oublier une interprétation quelconque des principaux protagonistes.

    The Call, claustrophobes s’abstenir

    a50977d59677b90b6b9ed828f86f95ee[1].jpgOpératrice au 911, Jordan Turner (Halle Berry) se sent responsable de l’assassinat d’une jeune fille attaquée chez elle, s’estimant l’avoir mal conseillée au téléphone. Traumatisée, elle tente de se recycler dans la formation de nouveaux employés. Mais elle reprend vite du service actif et se rachète en faisant tout pour sauver la vie de Casey (Abigail Breslin), une autre victime du tueur en série,  enlevée et séquestrée dans le coffre d’une voiture. Claustrophobes s’abstenir…

    Commence alors une course contre la montre censée vous scotcher au fauteuil. Mais au bout d’une petite heure, ce thriller qui traîne en longueur a bien du mal à tenir le spectateur en haleine, en dépit d’un montage assez habile. Sur fond d’hommage maladroit  aux équipes méritantes  du 911, le réalisateur  Brad Anderson finit par tourner en rond et sombre dans l’incohérence en multipliant les invraisemblances.  Le dénouement est carrément grotesque.

    Malgré ses défauts, l’opus pourrait plaire au fan’s club masculin de la belle Halle Berry (photo), qui n'a qu'une expression mais ne fait vraiment pas ses 46 ans...

    Nouveaux films à l'affiche dans les salles romandes. 

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  • Roland Garros: après Federer, tous les outsiders vraiment out

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    images[1].jpgEtant donné que les bonnes âmes ne cessent de me le reprocher, je m’étais promis de ne plus critiquer les commentateurs. Du moins aujourd’hui. Mais ce n’est pas ma faute s’ils font exprès de raconter des bêtises plus grosses qu’eux juste pour me provoquer.

    Rassurez-vous, je ne vais pas m’étaler. Simplement me contenter de relever ce qui risque d'être LA phrase du tournoi parisien. Prononcée par Marc Rosset, qui a réussi à se surpasser au cours de la rencontre exhibition livrée en quarts par Nadal contre Wawrinka. Même sur la photo, le court a l'air trop grand pour le Vaudois...

    "A 2-6, 3-6, 0-4, Stanislas est assez lucide pour savoir qu’il a perdu ce match..." analysait ainsi le plus sérieusement du monde le Genevois. Avouez quand même que question lapalissade, il se pose un peu là le grand blond. 

    Pour en revenir au jeu circulez, il n’y a rien de spécial à voir. Tous les outsiders sont vraiment out au stade des demi-finales, de Wawrinka  à Haas en passant par Robredo chez les garçons, tandis que les deux principaux cadors et leurs dauphins de la quinzaine se royaument dans le dernier carré.

    Murray aux abonnés absents, Federer, que certains illuminés voyaient rallier le sommet les doigts dans le nez en compagnie de Nadal ou de Djokovic, est le seul à ne pas avoir tenu son rang, saoulé par les coups  d’assommoir de son remplaçant en demi, Jo Wilfried Tsonga. Le septième mondial n’a jamais autant mérité jusqu’ici son surnom de boxeur des courts, lui qui a mis au tapis chacun de ses adversaires en trois sets secs.

    Pareil chez ces dames avec un parallèle intéressant. A l’image de Sa Grâce helvétique, Agnieszka Radwanska est également l'unique du big four féminin à avoir galvaudé son duel au profit de l’Italienne Sara Errani qui la talonne au classement.

    Sharapova a bien essayé de nous concocter du Rodgeur dans la première manche de son affrontement face à Jelena Jankovic, misérablement perdue 0-6. Mais contrairement à la légende du circuit, on a pu compter sur la belle Maria pour se reprendre et s’inspirer plutôt des meilleurs de ce cru 2013.

    Restent deux inconnues avant un Wimbledon de tous les dangers pour qui vous savez,  Qui de l’Espagnol ou du Serbe fera plier Tsonga en finale et qui, de Sharapova ou d’Azarenka, s’inclinera face à Serena Williams au bout du bout? Voilà qui nous promet heureusement un petit suspense…

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  • Cinéma: "Demi-soeur", laborieuse comédie de Josiane Balasko où elle retrouve Michel Blanc

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    demi-soeur-josiane-balasko-michel-blanc[1].jpgNénette, simple d’esprit sexagénaire à l’âge mental d’une gamine de 8 ans, vient de perdre sa maman avec laquelle elle a toujours vécu. Incapable de rester seule, elle est confiée à une maison de retraite, Les Tilleuls. Mais celle-ci refusant les animaux, Nénette s’enfuit avec sa tortue Totoche, sa meilleure amie, à la recherche d’un père qu’elle n’a jamais connu. Mais dont elle possède une photographie jaunie et une vieille lettre. Ainsi qu’une adresse à Angers.

    Elle décide de s’y rendre, se perdant en route et atterrissant notamment dans une rave party, où des rockers chevelus s'occupent d'elle. D'un crédible! Mais bref, elle parvient finalement à son but. Sauf qu’à la place du papa dont elle ignore qu’il est mort quinze ans auparavant, elle découvre son fils Paul Bérard, un pharmacien de province psychorigide, aigri et irascible. Il ne veut rien avoir à faire avec cette demi-sœur handicapée qui lui tombe dessus à l’improviste. Egoïste et craignant qu’elle ne bouleverse son existence, il tente de la renvoyer le plus vite possible aux Tilleuls…

    Il y a de l’idée dans Demi-soeur, huitième long-métrage de Josiane Balasko, qui retrouve son complice Michel Blanc. Malheureusement cela reste au stade des intentions. Plein de bons sentiments, le film propose un scénario laborieux à l’image de gags pesants, une accumulation de clichés, des situations  invraisemblables et des personnages caricaturaux qu’incarnent des comédiens la plupart du temps en roue libre.

    A commencer par une Josiane Balasko qui ne cesse de pleurnicher et un Michel Blanc qui passe soudainement du détestable grognon au gentil frérot plein d’attentions pour tout le monde et rempli d’amour pour sa soeurette. Après avoir ingurgité, à l’insu de son plein gré, une tasse de café  malencontreusement "sucrée" à l’ecstasy. A ce propos, bonjour le message. Vous en prenez, vous êtes un super chic type. Vous n’en prenez pas, vous n'êtes qu’un odieux bonhomme…

    Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 5 juin.

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  • Roland Garros: Tsonga humilie l'ombre de Federer

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    tsonga_12[1].jpgJe vous l’avais dit que la légende allait boucler ses valises prématurément. Après le tennis misérable, du moins pendant plus d’un set proposé contre Gilles Simon  en huitièmes de finale, il était clair que Rodgeur, absolument incapable d’élever son niveau de jeu, allait précipiter sa chute. Nettement amorcée après s’être fait débreaker au premier set. 

    L’humiliation fut totale, car en plus Tsonga n’a vraiment pas eu besoin de forcer son talent ni même de se sortir les pouces  pour avaler tout cru le roi de la raquette, dont il faut bien le reconnaître, seule l’ombre arpentait laborieusement le court. Un non match dans toute son horreur, le plus pitoyable dans un quart de finale de Grand Chelem. Ce serait donc faire injure au Tricolore de parler d'un exploit. 

    Juste en passant, cette défaite mortifiante donnera du grain à moudre aux exégètes du tamis, qui après avoir vu Sa Grâce au top depuis le début du tournoi, vont à nouveau se livrer à de pointues et savantes analyses pour évoquer son ixième inévitable déclin. Remarquez, ils vont bien finir par avoir raison!

    Et dans la mesure où il n’y a évidemment pas le début du commencement d'un espoir de voir le brave Wawrinka inquiéterun tant soi peu Nadal, le pitbull de Manacor s'étant payé un sérieux détartrage de gencives contre le Japonais Nishikori en huitièmes, c’en est hélas terminé des chances helvétiques de briller sur l’ocre parisien.

    En revanche, celles de nos chers voisins demeurent intactes. Et Jo-Wilfried peut rêver, de conserve avec tout un peuple de rééditer le coup de Noah trente ans après. D’autant qu'il devrait se  débarrasser sans trop de problème de David Ferrer, son prochain adversaire, avec ses services de plomb et ses coups droits meurtriers.

    Et cela bien que la mobylette de Valence ait atomisé son compatriote Robredo. Logiquement, celui-ci étant complètement cuit après son affrontement homérique contre un autre Ibère, en l’occurrence  Nicolas Almagro. En principe donc, le boxeur des courts n'aurait plus sur sa route vers la gloire que le vainqueur de la demi-finale annoncée entre Nadal et Djokovic.

    Mais comme en tennis tout est toujours possible, avouez que ce serait le gag du siècle si d’aventure le vampire de Belgrade se faisait à son tour saigner en quarts par Tommy Haas qui, à 35 ans, affiche la forme de sa vie. Vivement mercredi !

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  • Cinéma: "Hannah Arendt" avec la magnifique Barbara Sukowa

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    Hannah-Arendt[1].jpgEn 1961, la célèbre philosophe allemande Hannah Arendt est envoyée par le New Yorker à Jérusalem pour couvrir le procès d’Adolf Eichmann. Elle publie ensuite une série d’articles où elle développe sa théorie de la « banalité du mal » qui provoquent un scandale, certains l’interprétant comme une justification des atrocités commises par le criminel nazi. Devant l’ampleur de la polémique et les violentes critiques  dont elle est l’objet, Hannah Arendt est lâchée par ses amis.

    Tout t en se concentrant sur le procès, Margarethe Von Trotta se penche sur quatre ans de la vie de cette femme en exil forcé pour en brosser un magnifique portrait. Explorant la personnalité de cette fascinante intellectuelle rebelle à l’esprit libre, elle nous permet de mieux  comprendre son combat, sa détermination inébranlable, l’exigence de sa pensée.

    Une belle leçon d’histoire, même si on  peut regretter, dans ce long-métrage à vocation didactique,  une mise en scène parfois empesée. Un reproche mineur cependant, en regard d’un sujet passionnant et surtout  de la performance de  Barbara Sukowa, qui parvient non pas à interpréter, mais à «être » Hannah Arendt. Remarquable de bout en bout, l’égérie du cinéma allemand des années 80 se révèle à la fois ardente,  sensible et émouvante.

    Film à l’affiche dans les salles romandes, dès mercredi  5 juin.

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  • Roland Garros: le combat épique de Wawrinka et Gasquet, une histoire de cuisses!

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    b_06-02-Montage_Gasquet_Wawrinka[1].jpgC’était l’affiche du jour. Suisses et Français se pourléchaient les babines à l’idée de cet affrontement titanesque entre les deux meilleurs revers du circuit. Ils n'ont pas été déçus par le spectacle.

    L’émerveiilement a toutefois failli tourner court. Du moins pour les Helvètes catastrophés après la perte du premier set où, en dépit de coups sublimes, Stanislas n'a pu s'empêcher de nous faire du Wawrinka en loupant une déprimante avalanche de balles de break.

    Côté hexagonal c’était évidemment le contraire, Gasquet ayant rejoint Gaël Monfils dans la stratosphère. Le dépassant même au second set, au début duquel Rosset n’avait pas fini de nous vanter le physique supérieur du Vaudois que celui-ci, délivrant une série de jeux désespérants, fléchissait sérieusement pour cause de cuisse en marmelade.

    Enfin en marmelade, je me pose la question. Après avoir appelé le physio, Stan se remettait miraculeusement à trotter mieux qu’un pur-sang. Mais personne ne l’ignore, rien ne sert de courir… Hélas pour lui, il paumait une nouvelle manche tricotée par un Richard flamboyant. 

    Facile d’imaginer que le Biterrois allait nous finir le pull en deux temps trois mouvements. D’autant qu’il avait revêtu sa chemisette fétiche d’un rouge on ne peut plus helvétique. Ce qui fit apparemment sur Stanislas l’effet de la cape sur le taureau, lui permettant d’enlever victorieusement le troisième  morceau.

    Et cela en dépit d’un débat houleux avec l‘arbitre et le superviseur à propos d’une faute annoncée tardivement. Mais sortez-moi ce juge de ligne incompétent, tempêtait le Lausannois furax, nous révélant un côté teigneux que je ne lui connaissais pas. Il a dû patienter avant le départ du coupable...

    L'affaire était cependant très loin d’être dans la poche, le Tricolore maintenant drôlement la pression, aidé par un public entièrement et logiquement acquis à sa cause, nous chantant la Marseillaise avant l’heure. Tandis que Wawrinka continuait à égarer les balles de break. Mais voilà que Gasquet se mettait lui aussi à souffrir douloureusement du haut de la gambette, mais plus gravement et au mauvais moment. A son tour, il commençait à jouer sur un pied.  

    Du coup, son rival perclus de crampes et presque à terre dans l’arène, Stan en profitait insolemment pour rafler les oreilles et la queue après un combat épique de plus de quatre heures. Et tout ça dans le fond pour une histoire de cuisses...

    P.S.- J'oubliais de préciser que la belle épopée de nos deux champions risque bien de s'arrêter là. Nadal va hériter d'un Wawrinka au bout du rouleau. Et si Federer nous offre l'ersatz de tennis qu'il a livré contre Simon, une chose est sûre: Tsonga va le boulotter plus vite qu'un Kinder Bueno!

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