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  • Sorties cinéma: "Camille redouble" dope la rentrée sur grand écran

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    0007709_aff_001_med[1].jpgDémarrée mollement, la rentrée cinématographique continue à tourner au ralenti. Heureusement que sur les six sorties de la semaine trois ont l’heureuse idée de donner un petit coup d’accélérateur. A commencer par une comédie française de Noémie  Lvosky, Camille redouble qui se met en scène dans le rôle principal, une quadra retrouvant ses seize ans.

    C’est alors que Camille avait rencontré Eric, qu’ils s'étaient passionnément aimés et fait un enfant.  Mais vingt-cinq ans plus tard, Eric la quitte pour une plus jeune. Et puis soudain, un soir bluesy de 31 décembre, Camille se retrouve dans le passé, renvoyée à son adolescence, ses parents, ses amies et… Eric

    Entre  Retour vers le futur et Peggy Sue s’est mariée, Noémie Lvovsky livre une comédie surréaliste et nostalgique, loufoque et déjantée, en se posant la question qui restera éternellement sans réponse: comment et que ferait-on si on pouvait tout recommencer?

    Un joli film sur une seconde chance en dépit de ses longueurs et de son thème éculé, qui tient avant tout à la performance de son actrice-réalisatrice. Omniprésente, fofolle, audacieusement fringuée comme une ado dont elle adopte le comportement, elle ne recule devant rien.

    Cerise sur le gâteau, elle a fait appel à une brochette de vedettes comme Denis Podalydès, Mathieu Amalric, Jean-Pierre Léaud ou Yolande Moreau, dont les savoureuses apparitions viennent pimenter  cette drôle de fable jouant sur l’émotion et un brin de fantastique. 

    Jean-Pierre Bacri au top dans Cherchez Hortense

    20104823.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-20120511_040509[1].jpgOn ne l’avait pas vu derrière une caméra depuis 2009, Pascal Bonitzer revient avec Cherchez Hortense, une comédie dramatique. Damien, professeur de civilisation chinoise  en pleine crise existentielle doit affronter les problèmes  que lui posent une femme infidèle, un fils insupportable, un père haut placé qui l’ignore et une immigrée sans-papiers qu’il tente de sauver d’une expulsion imminente.

    Une mise en scène plutôt pesante et étouffe-bougre, mais sauvée par son  héros. En l’occurrence Jean-Pierre Bacri, qui se fait lui aussi plutôt rare sur grand écran depuis une dizaine d’années. Mais qui, bougon et comme toujours miné par la lassitude et l’exaspération, se montre à nouveau excellent dans son acharnement dérisoire  à s’extraire de son marasme .

    On n’en dira pas autant des deux interprètes féminines, Kristin Scott Thomas dans le rôle de l’épouse volage et d’Isabelle Carré dans celui de la clandestine serbe...

    Un amor revisite le triangle amoureux

    flyer_normal[1].jpgAprès trente ans d’absence et une alerte médicale, Lisa refait irruption dans la vie de Bruno, scénariste de télévision à succès. Il se rappelle alors l’époque où lui et son ami Lalo étaient tombés amoureux de cette fille étrangement séduisante, déjà surgie inopinément en pleines vacances d’été dans leur province argentine.

    Cet opus intimiste est le troisième long-métrage de la réalisatrice Paula Hernandez, à qui on doit notamment le magnifique  Lluvia ou la rencontre fortuite d’un homme et d’une femme sous la pluie. Représentante la plus douée de la nouvelle vague  argentine, elle joue subtilement tour à tour sur le passé et le présent, tout en revisitant avec talent, sensibilité et finesse le sujet recuit du triangle amoureux. Une réussite qui doit également beaucoup à des comédiens très convaincants. 

    Des hommes sans loi trafiquent à la campagne

    tbn_24e29435f11e296e[1].jpgFilm de gangsters mâtiné de western, Lawless (Des hommes sans loi), adapté du roman Pour quelques gouttes d'alcool, raconte une histoire plus ou moins réelle. Elle se déroule dans  les années trente, au coeur de la prohibition, plus précisément en Virginie, état célèbre pour sa production de contrebande. En l’occurrence celle des trois frères Bondurant, trafiquants notoires aux aspirations diverses, mais dont la principale est de vivre selon leurs propres règles. 

    John Hillcoat semble vouloir renouveler le genre en plaçant son action plutôt à la campagne qu’en ville avec des gangsters façon ploucs dans un bled paumé. Mais au final, on se retrouve avec un scénario des plus convenus où ils affrontent des flics corrompus, une justice arbitraire et de redoutables rivaux mafieux. Avec Tom Hardy, Shia LaBoeuf, Jessica Chastain, Mia Wasikowska et Gary Oldman. Sans oublier Guy Pearce en vilain méchant particulièrement ridicule.

    LOL made in USA, le flop

    20187062.jpg-r_160_240-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgEn signant elle-même la resucée américaine de LOL, comédie au succès retentissant dans l’Hexagone, Liza Azuelos courait à l’échec de l’autre côté de l’Atlantique. Et ça a n’a pas fait un pli, ce fut un désastre au box office. Logique, il s’agit d’un navrant remake, pour autant qu’on puisse utiliser ce terme face à une simple transposition sans le moindre intérêt.

    Et il ne serait pas étonnant que LOL USA soit également un flop de ce côté-ci de l’océan. Comme  dans l’original, il est  question d’amours lycéennes et de parents dépassés, sur fond de relations orageuses entre une mère et sa fille. Avec Miley Cyrus et Demi Moore dans les rôles de Christa Theret et Sophie Marceau.

    Mais outre le fait que Demi est loin de faire le poids face à la belle Sophie, LOL made in USA n’est  qu’une banale et laborieuse comédie d’ados de plus à la sauce yankee  où tous les acteurs garçons et filles ont de surcroît l’air de s’être fait repulper  la bouche. Bref une pâle copie peinant lourdement à  reproduire, quatre ans plus tard, des situations et dialogues dans le contexte américain. 

    Messies, ein schönes Chaos

    poster1[1].jpgParadoxaux dans une Suisse propre en ordre, ces accumulateurs compulsifs qui vivent dans un vaste  fouillis, voire une jungle inextricable. Ulrich Grossenbacher  a rencontré quatre de ces spécimens ne cessant d’entasser avec ardeur, refusant tout net de se séparer du moindre objet.

    Il y a Arthur, fier de ses tracteurs, excavatrices ou autres voitures rouillées, Elmira, dont l’appartement regorge de cassettes sur des mètres et des mètres, Karl, à la ferme bondée jusqu’’aux plafonds et dont l’unique pièce accessible est la cuisine. Ou encore Thomas, bricoleur dingue dont l’atelier fourmille d’appareils divers et variés.

    Le cinéaste propose un regard inédit sur ces syllogomanes qui représentent 2% de la population helvétique, et les conflits que génère leur passion avec leurs proches, leurs voisins ou les institutions locales. Intéressant mais trop long, il aurait gagné à être resserré.

    Films à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 12 septembre.

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  • US Open: que va-t-on encore inventer pour faire gagner Djokovic!

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    881955-14819233-640-360[1].jpgOn l’appelle déjà le roi du ciment suite sa qualification pour sa deuxième finale de rang à l’US Open. Outre le fait que je trouve cela très exagéré face à Federer et ses cinq trophées, c’eût été un comble que Djokovic n’y soit pas arrivé, étant donné le tapis rouge sang qu’on s’est ingénié à lui dérouler depuis le début du tournoi.   

    Toutes les conditions étaient en effet réunies pour qu’il se hisse au côté d'Andy Murray les doigts dans le nez. Je veux parler du forfait de Nadal dans sa partie de tableau, de la faiblesse insigne, sinon l’impotence crasse de ses adversaires jusqu’en quarts de finale, pour y rencontrer de surcroît un Del Potro au bout du rouleau. 

    Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que les organisateurs continuent à lui faciliter la tâche dans le dernier carré avec leur décision, pour avis de tempête, de reporter son match avec Ferrer au dimanche. Alors que le mille-pattes de Valence avait le vent en poupe, son rival le trouillomètre à zéro  et, scandale ultime, que l’ouragan ne menaçait pas avant quarante-cinq minutes! A se demander ce qu’on va encore inventer pour assurer définitivement au Serbe sa victoire contre la belette écossaise.

    Par ailleurs avant de délirer follement sur son talent inouïment exceptionnel en cas de nouvelle prouesse dans la Grosse Pomme, j’aimerais quand même rappeler qu’après sa fameuse année 2011, ce brave Novak n’a cessé de devoir partager, voire davantage, ses lauriers avec ses deux autres principaux petits camarades de jeu.

    Jusqu’ici par exemple, le trio est à égalité avec chacun un Grand Chelem en poche, Melbourne pour le vampire de Belgrade, Roland-Garros pour l’ogre de l’ocre et Wimbledon pour son helvétique jardinier en chef.

    Avec une mention spéciale à l’Ibère qui s’est imposé pour la septième fois à Paris. Et carrément  la palme au Suisse, qui a mis Sampras au tapis à Londres avec le même record et empoché son dix-septième titre dans la catégorie reine. Redevenant dans la foulée numéro un mondial et décrochant l’argent aux Jeux Olympiques. On ne peut en dire autant et de loin de Nole, qui s’est rétamé par deux fois sur le gazon british.

    Mais on a tendance à oublier ce parcours de rêve, tant compte uniquement l’instant présent. Surtout quand on pense au flop aussi cuisant que pitoyable de ce pauvre Rodgeur sur le béton américain dans ce maudit cru 2012. Il n’empêche que la légende toujours plus légendaire tient également la dragée haute au vampire de Belgrade, ainsi qu’au pitbull de Manacor, en ayant remporté trois Masters 1000 cette saison contre deux seulement à ses dauphins.

    Moralité, si Djokovic veut ne serait-ce qu’avoir voix au chapitre, son triomphe lundi à Flushing est juste impératif. Sinon c’est simple, il se la coince. Et tous ses fans avec…

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  • US Open: le gros bide d'un Federer au diadème de guingois

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    Berdych-eteint-Federer_sport_home_alaune[1].jpgApparemment il était à nouveau émotionnellement vidé le phénix, à considérer sa pathétique façon de battre de l’aile sur le court… Remarquez, dans la mesure où à de rares exceptions près je le vois toujours perdre, je ne prétendrai pas avoir été très surprise par le super bide de Federer contre Berdych, en quarts de l’US Open.

    D’autant que comme aux Jeux Olympiques où on l’avait prématurément bardé d’or, on avait encore commis l’imprudence d’en faire le roi de New York pour la sixième fois avant même qu’il ne se pointe à Flushing Meadows.

    Sa Majesté restera malgré tout sur le trône au terme du tournoi, mais sa couronne n‘en vacille pas moins un chouïa. Certes, du moment qu'il est revenu au sommet en juillet grâce à son fantastique septième succès à Wimbledon, les spécialistes ne s’aventurent pas trop à le dire ou à l’écrire ouvertement. 

    Peu importe d'ailleurs car à mon avis c’est surtout lui qui le sent de guingois, son diadème. La preuve, Sa Grâce se tâte furieusement pour aller jouer le match de barrage de Coupe Davis aux Pays-Bas qui pourrait permettre à la Suisse de demeurer dans le groupe mondial.

    Bien sûr, il y a l’immense déception face à cet adversaire dont le jeu a quelque chose qui lui déplaît, selon les propres affirmations du Tchèque. Outré juste en passant qu’on ose comparer son éclatante victoire face au maestro à celle de son compatriote Rosol contre Nadal à Wimbledon.

    Mais au-delà de ce déchirant crève-cœur, la trouille ça ne se commande pas. Eh oui, imaginez qu’à la suite de ce dramatique coup d’arrêt Rodgeur se fasse tabasser par Robin Haase et ses potes… Enfin voilà, c’est comme ça, notera-t-on pour citer le Bâlois. Qui a profité de son échec américain pour établir quelques records...

    Privé de triomphe à l’US Open pour la quatrième année consécutive, c’est en plus la première fois depuis 2003 qu’il n’en rallie pas le dernier carré. Dans cette optique, depuis 2001 et Gustavo Kuerten également éliminé en quats, c’est aussi la première fois que la tête de série numéro un du tableau masculin n’arrive pas en demi-finale. Enfin le king n’avait jamais été terrassé auparavant en night session dans la Grosse Pomme, où il avait brillé à 23 reprises. Jusqu’à cette fatale 24e soirée.

    Maigre consolation. Subsiste l'espoir que Berdych poursuive sur sa formidable lancée et s'offre la tête de Murray, puis celle de Djokovic. A moins que le vampire de Belgrade au parcours faussement tonitruant à en juger par l'extrême faiblesse de l'opposition jusqu'ici, ne succombe à son tour précocement cette nuit, sous les coups d'assommoir de Del Potro, dernier bourreau d'Andy Roddick.

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  • US Open: trop de talent tue le talent!

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    sport_home_alaune_sport24_582768_13845182_8_fre-FR[1].jpgIl  m’est arrivé de critiquer les Français pour leur chauvinisme exacerbé. Mais pour une fois je vais montrer un peu d’indulgence à l’égard de ce patriotisme échevelé. Qui s’est par exemple bruyamment manifesté lors de la défaite humiliante infligée par la courageuse Marion Bartoli à la cinquième mondiale, la Tchèque Petra Kvitova, lors des huitièmes de finale de l’US Open.

    Un succès phénoménal qualifié de renversant par tous les spécialistes qu’ont subjugués les coups fulgurants de l’Auvergnate dans les deux derniers sets. D’autant qu’elle  était suivie, le même jour, par son compatriote Richard Gasquet. Au troisième tour mais quand même.  Du coup, tel Jésus glissant sur le lac de Tibériade, tout l’Hexagone s’est carrément mis à marcher sur l’eau.
     
    Vous me rétorquerez sans doute qu’il n’y a vraiment pas de quoi. Vous auriez tort. Se retrouver à ce moment-là avec une paire de représentants seulement, une semaine après avoir débarqué à dix-neuf dans la Grosse Pomme les deux sexes confondus, minerait le moral de n’importe qui. Eh bien, en l’occurrence, pas question de faire la fine bouche.

    Car Marion Bartoli au sommet de son art établissait, grâce à son éblouissante performance contre Kvitova, une double performance de taille. Cette première qualification en quarts de finale à Flushing Meadows lui  permettait en effet, dans la foulée, de se hisser à ce même niveau dans les quatre tournois majeurs.

    Comme précité, elle était de surcroît imitée par Gasquet, qui réussissait lui l’exploit d’atteindre les huitièmes de tous les Grands Chelems. En se mettant tour à tour dans la poche deux cadors universitaires, pointant l’un au 498e rang et l’autre au 245e. Extraordinaire, non?

    D’accord, il y a un petit côté un rien pathétique dans l’étalage d’une telle satisfaction pour de telles clopinettes. Mais s’ils n’ont certes pas le triomphe spécialement modeste, nos chers voisins ont au moins l’immense mérite de se contenter de peu. Et de faire fructifier au mieux leurs maigres ressources, ce qui est un gros atout en temps de crise.

    Je trouve donc normal qu’ils grappillent les miettes avec délectation. Eh oui, les miettes. Parce qu’évidemment aussi bien Marion que Richard, stoppés respectivement par la belle Maria Sharapova et l’opiniâtre David Ferrer, ne sont pas parvenus à confirmer leurs belles dispositions.
     
    Rien de très étonnant en ce qui concerne Bartoli. En revanche il y a une explication à l’échec rageant du Biterrois. Et qui n’a rien à voir avec sa malchance d’affronter sa pire bête noire, alias la mobylette espagnole du circuit au moteur gonflé à bloc.
     
    Non le Tricolore aux coups de génie et à la main fabuleusement exceptionnelle, Mauresmo dixit, a simplement, toujours selon Amélie, trop de talent. Parfaitement. Et ce fâcheux excès a malheureusement tendance à lui jouer de vilains tours.

    Autrement posé, trop de talent tue le talent Et c'est ainsi que grâce à cette analyse particulièrement pointue, j'ai enfin compris pourquoi Federer est devenu le meilleur joueur de l’Histoire. La légende helvétique est heureusement beaucoup moins douée que Richard Gasquet!

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  • Sorties cinéma: Le déconcertant voyage au Japon d'Abbas Kiarostami

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    1332944404[1].jpgDeux ans après Copie conforme qui l’avait emmené en Italie et permis à Juliette Binoche de décrocher le prix d’interprétation à Cannes, l’Iranien Abbas Kiarostami a choisi de tourner au Japon Like Someone in Love, un titre qui est aussi celui d'une célèbre chanson de Franck Sinatra.

    Le cinéaste nous laisse découvrir un étrange trio composé d’un octogénaire érudit, d’une jeune fille qui loue ses services à des hommes âgés pour payer ses études, et de son petit ami jaloux qui peine à contenir ses pulsions violentes. Il voit donc d’un très mauvais œil la relation que noue brièvement sa copine avec cet ancien professeur d’université, se révélant pourtant bien inoffensif.

    Le scénario, qui se déroule sur vingt-quatre heures, laissait en effet imaginer quelques situations sulfureuses. Malheureusement, il ne se passe pratiquement rien dans cette petite fable atypique, dénuée de tout contexte politique cher au réalisateur, peu iunspiré en l'occurrence.

    Jouant à la fois sur l’absurde et le comico-dramatique, l’opus veut évoquer le mal-être d’une certaine jeunesse, la solitude et l’incommunicabilité entre les gens, plus particulièrement dans une mégapole comme Tokyo où personne m’écoute personne. Mais ces thèmes sont galvaudés par le vide de l’intrigue.

    Encore une fois, on retrouve la voiture, figure récurrente du cinéma de Kiarostami, où l’escort girl et son client passent plus d’une heure. On est pourtant loin de son utilisation dans Le gout de la cerise,  Palme d’Or en 1998 ou surtout de Ten (2002), une méditation sur la liberté doublée d’un conte philosophique et d’un poème féministe.  

    Certes les personnages décalés sont parfois amusants et l'opus, à l'esthétique impeccable, est porté par de bons acteurs dont la superbe Rin Takanashi  (photo). Mais en dépit de ces qualités, on quitte en route ce curieux voyage sans but.

    Hit and Run sur la route de Los Angeles

    1345759241_dax-kristen-467[1].jpgPour son premier film, Dax Shepard retrouve à l’écran sa chère et tendre à la ville Kristen Bell (photo), révélée par la série Veronica Mars. Ils incarnent Charlie Bronson et sa petite amie Annie, qui mènent une existence a priori tranquille dans un bled paumé. Sauf qu’en réalité Charlie, ex-chauffeur d’un gang de dangereux braqueurs, vit sous une autre identité grâce au programme de protection que lui a valu son témoignage contre ses anciens complices.

    Annie, qui ne se doute pas une seconde du lourd passé de son boy-friend, va le découvrir lorsque ce dernier accepte, en dépit des risques encourus, de la conduire à Los Angeles pour un entretien d’embauche en vue d’un super job. Le couple a du coup à ses trousses les fédéraux, la police, le chef des malfrats, sans oublier l’ex d’Annie, qui veut absolument la récupérer.

    Et c’est parti pour une laborieuse comédie d’action en forme de road-movie, qui se contente trop rapidement de nous gaver de courses-poursuites interminables et de rebondissements téléphonés. Dommage, ce Hit and Run était assez bien imaginé.

    Daniel Auteuil traque Mathieu Kassovitz dans Le guetteur

    cinema[1].jpgOn traverse l'Atlantique pour un énième thriller français affligeant avec Le guetteur de… l’Italien Michele Placido, opposant avec une banalité rare flics et truands. Le commissaire Mattei organise une gigantesque chasse à l’homme contre un tireur d’élite qui a réussi à abattre toute une escouade de policiers sur le point d’arrêter, là encore, une redoutable bande de braqueurs.

    Ce polar raté met face à face le tandem Auteuil-Kassovitz, qui ne cesse de se ridiculiser au fil d’une histoire inutilement tarabiscotée et d'une complaisance crasse. Son auteur n'hésite pas à faire un détour par l’Afghanistan et la mort d'un jeune soldat, dans le but de "mettre en valeur une dramaturgie contemporaine".

    A noter, aux côtés des deux vedettes en roue libre, la présence d’un Olivier Gourmet tout aussi pathétique en pervers tueuren série de jeunes femmes. L'occasion d'une séquence, où on voit une victime torturée et sanguinolente courir nue comme un ver dans les bois... 

    Michele Placido, l’auteur de Romanzo Criminale, se dit nourri de Truffaut ou de Melville et prétend aussi avoir puisé un peu de son inspiration dans Heat de Michael Mann. Il reste à espérer que l'Américain, qui préside cette année le jury de la Mostra de Venise, ne voie pas la chose…

    Films à l'affiche dans les salles romandes dès le mercredi 5 septembre.

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