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Grand écran: "Adoration", l'éloge de l'amour fou

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hq720.jpgAvec Adoration, le Belge Fabrice du Welz conclut une trilogie ardennaise commencée avec Calvaire en 2004 et poursuivie avec Alleluia en 2014. Dans ce dernier volet, conte initiatique noir et cruel flirtant avec le thriller psychologique et le fantastique, on découvre tout d'abord Paul, garçon solitaire, timide et un rien simplet. Passionné par les oiseaux, il les recueille et les soigne quand ils sont blessés.

Un jour, près de la clinique psychiatrique isolée où travaille sa mère, jalouse et possessive, il rencontre Gloria, une fille de son âge récemment internée par son oncle. Il tombe follement amoureux au premier regard de cette adolescente étrange et solaire, au comportement schizophrène.

Elle est déterminée à quitter cet hôpital où elle se sent prisonnière. Influençable, sous emprise, envahi d’émotions et de sentiments inconnus, Paul décide de s’enfuir avec elle, loin du monde, pour eux perverti, des adultes. Mais leur échappée ne tarde pas à virer à la cavale fatale, la maladie de Gloria reprenant le dessus.

Pour incarner ces deux êtres, il fallait des comédiens à la hauteur. Le formidable Thomas Gioria, découvert dans Jusqu’à de la garde se révèle à nouveau parfait, tout comme Fantine Harduin, aussi remarquable qu’imprévisible, troublante et dangereuse dans cet éloge déroutant de l’amour fou, quête de l’absolu empreinte de violence, de sensibilité, d’onirisme, de cauchemar et de poésie. A signaler la présence d’un touchant et désabusé Benoît Poelvoorde dans le dernier tiers du métrage.

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 5 février.

 

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