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  • Grand écran: "Docteur?" met laborieusement face-à-face Michel Blanc et Hakim Jemili

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    docteur_film_séguéla.jpgVieux généraliste alcoolique à la limite de la radiation en raison des libertés qu’il prend avec l'exercice de la médecine, le docteur Mamou Mani est néanmoins le seul SOS Médecin de garde à Paris le soir de Noël.

    Les appels s’enchaînent jusqu’à celui de Rose, un membre de sa famille. Le toubib arrive sur les lieux en même temps que Malek, un coursier Uber Eats, qui rêve de devenir médecin. Gentil, serviable mais casse-pieds, il commence à se mêler de tout. Leur rencontre provoque rapidement d’improbables situations quand Mamou Mani, soudainement immobilisé par un lumbago, se fait remplacer dans ses visites par le coursier qu’il guide grotesquement par téléphone.

    Tristan Séguéla met ainsi en scène Michel Blanc en praticien grincheux, dépressif, plus ou moins misanthrope, au bout du rouleau et le jeune youtubeur Hakim Jemili (photo), qui fait ses premiers pas sur grand écran dans le rôle d’un garçon aussi maladroit qu'emmerdeur.

    Si le réalisateur avait vaguement dans l’idée de reproduire le tandem Lino Ventura-Jacques Brel, c’est raté. Entre confrontation de générations et plate tentative de critique d’ubérisation tous azimuts, le réalisateur propose une grosse farce convenue qui se veut cynique mais se traîne. A de rares exceptions, il nous sert des gags bien gras et débiles avec un duo tentant laborieusement d’être drôle.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 11 décembre.

     

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  • Grand écran: Edward Norton revient avec "Motherless Brooklyn". Noir c'est noir...

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    edward-norton-motherless-brooklyn-opens-2019-rome-film-fest.jpgDans les années 50, l’administration municipale tente de revitaliser le quartier de Brooklyn. Alors qu’elle rase de vieux immeubles pour les remplacer par des appartements chics, Lionel Essrog, un détective privé atteint du syndrome de la Tourette, guidé par son sens de la vérité et de la justice, mène une enquête complexe sur la mort de son mentor Frank Minna.

    Ce dernier a été tué par une organisation criminelle aux ramifications multiples dans les hautes sphères de Big Apple. Des clubs de jazz de Harlem aux taudis de Brooklyn en passant par les beaux quartiers de Manhattan, Lionel découvre des secrets et va affronter l'homme le plus redoutable de la ville pour sauver l'honneur de son ami assassiné.

    Réflexion sur le pouvoir, Motherless Brooklyn, adapté du roman à succès de Jonathan Lethem paru en1999, est signé Edward Norton. Opérant son retour à la réalisation quelque 20 ans après Au nom d’Anna, il joue également le personnage principal et n’a pas lésiné sur le casting en convoquant à ses côtés Alec Baldwin, Willem Dafoe, ou encore Bruce Willis.

    Si, contrairement au livre, l’histoire est située dans les fifties, Edward Norton n’en dresse pas moins un parallèle avec le phénomène actuel de gentrification qui ne cesse de s’amplifier dans les métropoles, entraînant le déplacement de résidents à faible revenu. Le caractère d’Alec Baldwin est d’ailleurs directement inspiré du politicien Robert Moses, urbaniste sans scrupules qui a transformé New York en boboïsant certains quartiers,

    Avec Motherless Brooklyn, film très noir, Edward Norton veut recréer le style et l’atmosphère des classiques hollywoodiens du genre, ce qui implique une minutieuse reconstitution, dans les décors, les dialogues, les costumes, les voitures, les personnages, flics véreux et politiciens corrompus. Visuellement c’est réussi. On n’en dira pas autant de l’intrigue inutilement tarabiscotée, tortueuse et d’une longueur que rien ne justifie.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 4 décembre.

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  • Grand écran: "Je ne te voyais pas", plaidoyer pour une justice restaurative

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    8def5dcc3be1ed6cb0c5e54ff7f4c3ff.jpgPlus focalisée sur l’acte commis que sur les besoins des parties, la justice pénale montre des limites. François Kohler, juriste de formation, plaide pour une justice restaurative, démarche qui permet aux victimes et aux agresseurs de se rencontrer. En ouvrant le dialogue, elle encourage les unes et les autres à gérer eux-mêmes leurs conflits et les aide à sortir de leur statut réciproque.

    Elle donne l’occasion aux victimes de se reconstruire en exprimant la souffrance subie et aux auteurs des crimes de se responsabiliser en reconnaissant leur culpabilité, condition sine qua non à l’entame d’une médiation. C’est ce difficile rapprochement que le réalisateur neuchâtelois explore dans Je ne te voyais pas, un documentaire poignant où les protagonistes des deux bords se révèlent très émus.

    Le métrage évoque notamment le cas de Paul Steiger attaqué il y a 22 ans dans le bureau postal dont il était responsable. Menacé d'une arme chargée, ainsi que sa femme et sa fille, il a été obligé d'ouvrir le coffre. Récemment, il a pu voir Ruedi Szabo, l’un des auteurs du hold up. En prenant conscience du mal qu’il a causé, le braqueur a permis à sa victime de se libérer de son état, de reprendre le pouvoir, d’avoir le dernier mot.

    Si ces face-à-face peuvent être réparateurs, ils ne résolvent certes pas tout. Par exemple le pardon est difficile. S’il a lieu, c’est évidemment magnifique. Mais pour François Kohler, le processus qui vise à apporter des réponses, est plus essentiel que le pardon lui-même.

    Précisons par ailleurs que le cinéaste n’oppose pas justice pénale et restaurative. Celle-ci est un complément important, car il y a une marge de progression pour une réhumanisation. Au-delà de l’aspect juridique, il s’agit en effet de réparer le tissu dans une société fracturée, de recréer du lien, de la paix sociale. A cet égard, François Kohler regrette, en préambule, que la Suisse soit en retard sur ce type de médiation, contrairement à la Belgique où elle existe depuis 2005.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande depuis mercredi 4 décembre.

     

     

     

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  • Grand écran: Anthony Hopkins et Jonathan Pryce s'affrontent avec passion dans "Les deux papes"

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    the-two-popes-photo-anthony-hopkins-jonathan-pryce-1096044-large.jpgEn principe, un pape meurt à la tâche. Il ne démissionne pas. A moins qu’il ne soit déposé, déporté, poussé ou contraint, comme neuf d’entre eux au cours des siècles, le dernier étant Grégoire XII en 1415. C’est pourquoi l’abdication de Benoit XVI, le 12 février 2013, a provoqué la stupeur générale.

    Ouvrant une nouvelle page de l'histoire de l'Eglise catholique, cette renonciation et l’élection un mois plus tard de l’archevêque de Buenos Aires Jorge Bergoglio, servent de base à une nouvelle production Netflix, Les deux papes.

    Inspirée de faits réels, l’œuvre est signée du Brésilien Fernando Meirelles, sur un scénario du dramaturge néo-zélandais Anthony McCarten. Elle réunit Anthony Hopkins dans le rôle de Benoît et Jonathan Pryce dans celui de François, sur fond de scandales pédophiles et de corruption. Rapidement évacués, il faut le dire.

    Le film se concentre surtout sur la relation entre Joseph Ratzinger et Jorge Bergoglio. En 2012, ce dernier atteint par la limite d’âge avait demandé à Benoît XVI, qui le fait patienter, l’autorisation de se retirer. Il se rend ensuite à Rome où les deux hommes entament d'intenses conversations dans la résidence d'été du souverain pontife et la chapelle Sixtine. 

    L’intrigue se fonde sur leur opposition de style. On découvre l’érudition, la méditation et le doute chez le conservateur Allemand, la volonté de réformer et de prendre des risques chez le progressiste Argentin.

    Le film rappelle aussi que Joseph Ratzinger et Jorge Bergoglio ont connu chacun un passé dramatique, un éventuel engagement (démenti) au sein des jeunesses hitlériennes pour le premier et un rôle contesté lors de la dictature militaire argentine pour le second évoqué, lui en revanche, par des flashbacks en noir et blanc.

    L’opus dont on retiendra la finesse des dialogues, mais qui ne brille pas par sa mise en scène et auquel on reprochera sa longueur, vaut surtout par la remarquable prestation des deux protagonistes qui se livrent corps et âme lors de leurs rencontres.

    A côté d’Anthony Hopkins, Benoît cérébral tout en retenue, sinon coincé, mais d'une amabilité inattendue et se laissant aller à ses talents de pianiste, Jonathan Pryce campe un François physiquement plus vrai que nature, charismatique, plein d’humour, simple et modeste. Manifestant de surcroît un goût immodéré pour le tango et le football, passion qui donnera lieu à une scène jubilatoire.

    A l’affiche à Genève au Cinérama Empire dès mercredi 4 décembre à raison de deux séances par jour,  "Les deux papes" sera diffusé sur Netflix à partir du 20 décembre.

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  • Grand écran: Guédiguian se mue en lanceur d'alerte dans "Gloria Mundi". Avec Ariane Ascaride sacrée à Venise. Interview

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    1567605677695.jpgAprès La Villa, Robert Guédiguian revient avec Gloria Mundi, émouvante chronique où il se penche sur une société en perdition. Le film ouvre pourtant sur un jour heureux. Une famille recomposée se retrouve à la maternité pour fêter la naissance de Gloria, la fille de Mathilda (Anaïs Demoustier) et de Nicolas (Robinson Stévenin).

    Parallèlement on voit Daniel (Gérard Meylan), le père de Mathilda, sortir d’un long séjour en prison. Son ex-femme Sylvie (Ariane Ascaride), exploitée dans une société de nettoyage industriel et Richard (Jean-Pierre Darroussin), son second mari conducteur de bus, l’invitent à revenir à Marseille et à rencontrer sa petite-fille.

    Mais le bonheur, illusoire, va bientôt céder la place à la noirceur, à la violence, à la colère, au désespoir, à la trahison. Le jeune couple n’arrive pas à nouer les deux bouts. Nicolas qui pense s’en sortir comme chauffeur Uber s‘enfonce dans les dettes, tandis que Mathilda, vendeuse à l’essai se morfond sans oser broncher dans cet emploi précaire. Elle envie sa demi-sœur Aurore (Lola Neymark) et son compagnon Bruno (Grégoire Leprince-Ringuet) qui s’enrichissent sans états d’âme sur le dos des plus pauvres.

    Dans un Marseille gris et glacé à la modernité architecturale mondialisée, le toujours militant mais désabusé Robert Guédiguian brosse le portrait implacable d’une jeunesse aux abois, produit d’un monde impitoyable. Il lui oppose la génération précédente, assistant impuissante à la perte de ses idéaux, solidarité, fraternité, fidélité, dans un univers déshumanisé qui court à sa perte.

    5c21d9759a99b895fbd02ec460621428_L.jpgIl est symbolisé par cette famille modeste au destin tragique. Ce mélodrame en forme de constat social dur, amer et déprimant, où on peut reprocher au réalisateur de grossir le trait et de trop accabler les jeunes, a valu à Ariane Ascaride le prix de la meilleure interprétation féminine à la dernière Mostra de Venise.

    Elle est parfaite dans le rôle de Sylvie qui se tue à la tâche pour subvenir aux besoins des siens. Et on n’oubliera pas, aux côtés des impeccables Demoustier, Darroussin, Stévenin, Leprince-Ringuet, Lola Neymark, le lumineux et poétique Gérard Meylan, réfugié dans une chambre miteuse où il écrit des haïkus, et qui se sacrifiera pour aider cette tribu qui se déchire, victime du marasme ambiant.

    Gloria Mundi est probablement le film le plus noir et le plus pessimiste de Robert Guédiguian. Ariane Ascaride, rencontrée récemment à Genève n’en disconvient pas, tout en nuançant le propos. «C’est vrai. Il est très sombre. Mais en même temps Robert regarde les gens avec beaucoup d’amour et d’humanité. Il veut encore croire qu’on peut faire bouger les choses. C’est un cri d’alarme destiné aux politiques pour leur dire qu’on ne peut pas continuer comme ça. Il faut se préoccuper de ceux qui souffrent d’exclusion. A Paris, à Marseille et dans d’autres grandes villes, les cités, par exemple, forment un monde à part. Le fossé s’est considérablement creusé avec leurs habitants. Il faut aujourd’hui passer par l’école, la santé pour espérer que cela change».

    On est tenté de dire qu'il s'agit presque d'un film "gilet jaune".

    Robert l’écrit un an avant la crise. Quand on commence à tourner, c’est le début des manifestations. Pour moi un artiste anticipe toujours les choses. Je ne sais pas s’il parle des gilets jaunes, mais ce dont je suis sûre c’est qu’il évoque tous ceux qu’on ignore, qui s’épuisent pour des salaires de misère et ne savent pas comment ils vont finir le mois.

    Parlez-nous de votre rôle de femme de ménage.

    C’est la louve de Rome qui veut protéger ses enfants. Une combattante dans la survie. Et cela fait longtemps que ça dure. Il faut absolument s’en sortir. Elle ne veut pas que sa fille se retrouve dans la même situation quelle auparavant.

    On est surpris que vous ne vous mettiez pas en grève comme les autres employés.

    C’est en effet la première fois que je joue un personnage qui refuse de faire grève. Si c’était le cas, Sylvie ne  pourrait pas sauver sa famille. Cela suffit à raconter l’état d’anxiété des gens avec ce tissu social complètement distendu, où il n’y a plus de proposition politique, où la gauche en a pris un sacré coup.

    Vous avez neuf minutes pour faire une chambre. Quand vous frottez, on sent que ce n’est pas du flanc.

    Je viens d’une famille populaire, je sais très bien frotter. Et ce n’est pas nouveau. Vous n’imaginez pas le nombre de films où j’ai dû passer l’aspirateur. Pour résumer, j’ai rarement été une princesse au cinéma. 

    gloria_mundi_photo_12-ex-nihilo-2019-1600x865.jpgVous êtes entourée de Gérard Meylan (à droite), votre ex-mari dans le film et le second Jean-Pierre Darroussin. Il y a un petit parfum de Marie-Jo et ses deux amours.

    J’y ai évidemment aussi pensé. Mais pour être juste, on est très souvent tous les trois, Robert ayant utilisé toutes les situations possibles et imaginables en me faisant jouer avec ces deux hommes.

    Vous avez été sacrée meilleure actrice à Venise. Une surprise ?

    Oui je l’avoue. Pourquoi moi ? C’est un film choral. Sincèrement, je pense que le prix d’interprétation aurait dû être masculin et aller à Gérard Meylan. Evidemment j’étais très contente. Mais c’est un métier difficile. Et après un prix il faut tenir. On change de statut.

    Vous aviez pourtant déjà eu un César. Et apparemment vous avez bien supporté le choc.

    C’est vrai. Mais je l’ai eu à 40 ans. Heureusement d’ailleurs. De toute façon, à 20 ans, je ne correspondais pas aux actrices de mon âge. Après avoir été un handicap, mon physique particulier s’est révélé un avantage. Je reste un peu à côté, mais je suis incontournable.

    Dans le fond c’était une chance pour vous d’avoir un mari cinéaste.

    Je vous signale que lui aussi avait de la chance de m’avoir! On a chacun amené quelqu'un. Au départ c’était une petite entreprise à quatre. Et cela fait 36 ans que ça dure.

    A part deux films, vous jouez dans tous les Guédiguian. Vingt plus précisément. Mais vous collaborez avec d’autres réalisateurs. Comment cela se passe-t-il?

    Très bien. J’adore travailler avec d’autres cinéastes. La seule chose que je ne supporterais pas c’est le conflit. On me prend comme je suis ou on ne me prend pas. C’est très clair.

    "Gloria Mundi" à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 4 décembre.

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  • Grand écran: "And Then We Danced", émancipation sexuelle entre rivalité et désir irrésistible

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    And-Then-We-Danced.jpgA priori la danse folklorique géorgienne et la discipline de fer qu’impose un maître intransigeant à l’un de ses meilleurs adeptes ne sont pas de nature à provoquer un fol enthousiasme. C’est compter sans le talent de Levan Atkin, réalisateur suédois d’origine géorgienne, qui nous touche et nous séduit avec son troisième long métrage, And Then We Danced, récit d’une émancipation sexuelle sur fond de culture et de politique dans un Etat orthodoxe peu favorable à la liberté des mœurs.  

    Depuis qu’il sait marcher, Merab (l’excellent et lumineux comédien-danseur Levan Gelbakhiani) s’est formé avec rigueur à la pratique traditionnelle des sauts, kartuli, kandjlouri et autres khevsourouli. Avec une fougue qui ne trompe pas sur la volonté farouche de ce garçon mince et musclé au physique androgyne d’atteindre les sommets, en réalisant son rêve d’intégrer le prestigieux Ballet National.

    Humilié par son professeur

    On le découvre en studio où, avec Mary son amie de toujours, il recommence  inlassablement ses pas et ses mouvements, tendant à leur apporter un peu de renouveau entre fluidité et rigidité. Mais ce n’est pas gagné, son entraîneur ne cessant de l’humilier, lui assénant qu’il est trop mou, aboyant, sans qu’il ose le contredire, qu’il n’y a pas de faiblesse dans la danse géorgienne. Elle requiert une hyper masculinité s’opposant à la candeur virginale des filles, lui répète-t-il.

    C’est alors que débarque le charismatique et magnétique Irakli (Baschi Valishvili) à la boucle d’oreille. Mais si ce garçon décomplexé face au prof se pose en grand rival, il devient aussi le plus cher désir de Merab, qui finit par l’emporter sur la compétition. Cette forte attirance se manifeste lors d’un de ces week-ends alcoolisés, où Merab et ses amis cherchent à s’évader d’un quotidien dominé par la promiscuité familiale, le manque lancinant d’argent et la  perspective désespérante d’un avenir bouché.  

    Si l’éveil sexuel de ce personnage aussi attachant que désarmant, commence avec Irakli, il ne se prolongera pas avec lui, l’intéressé disparaissant un jour sans prévenir. L’important n’est toutefois pas seulement une romance gay contrariée, par ailleurs dénoncée comme contre-nature, mais le parcours intérieur de Merab, la découverte de son identité, la manière dont le cinéaste filme les corps, captant l’érotisme masculin en mêlant sensualité, intensité, délicatesse et tendresse.

    And The We Danced, qui représentera la Suède aux Oscars, est le premier film LGBT en Géorgie, tourné à Tbilissi, la capitale. On rappellera que même si une loi a été promulguée pour protéger les minorités sexuelles, leur situation reste précaire dans le pays, comme l’évoque l’œuvre. Sélectionné à la dernière Quinzaine des réalisateurs à Cannes, Levan Atkin avait d’ailleurs rendu hommage aux personnes attaquées dans ce qui devait être la première Gay Pride en 2013.

    A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 4 décembre.

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