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13/03/2018

Grand écran: "The Song Of Scorpions", une laborieuse histoire de vengeance. Avec la belle Golshifteh Faharani

the-song-of-scorpions-1.jpgEn mai 2016, la lumineuse Golshifteh Faharani subjuguait Cannes aux côtés d’Adam Driver dans Paterson de Jim Jarmush. Fantasque, farfelue, lunaire et joyeuse, elle redécorait obsessionnellement en noir et blanc tout ce qui lui tombait sous la main

Changement radical de style dans The Song Of Scorpions. La belle comédienne se glisse dans la peau de Nooran, chanteuse, guérisseuse, sage-femme et médecin dans la communauté Sindhi du Rajasthan. En l’entendant Aadam, marchand de chameaux (interprété par le célèbre Irrfan Khan, découvert dans Slumdog Millionnaire),en tombe fou amoureux. Econduit, il ourdit une terrible vengeance.

Trop long, laborieux, sans rythme, l’opus, présenté à Locarno en août dernier, est signé par le réalisateur indien Anup Singh, installé depuis une quinzaine d’années à Genève. Pour son histoire d’amour tordu sur fond de traîtrise et de rédemption, il a décidé de travailler dans le désert. Un milieu dur, sec et aride à l’image du monde, selon lui, où se cache toutefois toujours une source d’eau. Il s'applique par ailleurs à dénoncer, même maladroitement, l’extrême violence notamment sexuelle, faite aux femmes en Inde.

Nooran en est victime dans The Song Of Scorpions. "En tant que femmes nous sommes violées partout. Notre existence, le fait d'être nées dans certains pays, nous impose de ne pas pouvoir choisir", relève Golshifteh Faharani. "Le viol est une attaque horrible, affreusement humiliante. Cette scène a été pour moi un véritable défi. Mais il ne s’agit pas que de cela dans le film. Il faut continuer à repousser les limites. La vie est remplie de choses non désirées. Allons-nous nous laisser empoisonner par ces malheurs? Dans les ruines, on peut trouver un trésor. Il faut le chercher. Nooran a la rage de vivre. Elle retrouve la lumière, qui l’amène vers le pardon".

L’autre défi pour elle, c’était la langue, l’une des choses les plus difficiles. *J’ai suivi six mois de cours pour parler de manière acceptable Cela ajoute de la pression, surtout quand on veut être authentique. Jusqu’à présent, j’ai joué en sept langues». Et il y en aura une huitième pour Golshifteh Faharani qu’on retrouvera bientôt dans Red Snake de Caroline Fourest et Le dossier Mona Lisa du réalisateur israélien Eran Riklis

A l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 14 mars.

 

18:56 Publié dans Sorties de la Semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | | Pin it! |

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