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31/08/2014

US Open: ces "monstrueux mutants" made in France...

images[6].jpgIl m’arrive, je l’avoue, de m’énerver face aux stupides dithyrambes des Français à l’égard de leurs compatriotes. Inutilement, me rétorquerez-vous. Juste, car c’est encore pire que d’habitude dans cette édition de l’US Open.

Les commentateurs ont commencé à encenser leurs «pur-sang» dès le premier tour, continuant follement au deuxième et n’en pouvant déjà pratiquement plus au troisième où, chose incroyable, ils se retrouvaient à cinq en lice sur les… douze alignés au départ.

On a ainsi eu droit aux sempiternels «monstrueux»  d’Emilie Loit, terriblement à court de vocabulaire lors des matches des Bleus. Tandis qu’Henri Leconte, non content de nous jouer les sirènes d’alarme à chaque coup «exceptionnel» de Monfils nous servait sa soupe habituelle sur le côté extraterrestre du fabuleux Gaël, qui avait réussi l’invraisemblable prouesse de se payer le scalp du Colombien Gonzalez, illustre inconnu classé au 100e rang. 

Ce garçon est un mutant, il vient d’une autre planète. Il doit habiter sur Mars mugissait le Riton en transes. Imaginez juste une seconde d’où doivent venir les Djokovic, Federer ou Nadal... Bref. Comme en plus Simon, qui «arrive à rentrer dans la tête de l’adversaire» a terrassé Ferrer, mobylette en panne, pour accéder en huitièmes de finale, une première à l’US Open pour Gilou, le studio d’Eurosport a tremblé sur ses bases. 

Ce devrait pourtant être normal pour nos experts, dans la mesure où ils nous répètent à l’envi que les Tricolores, garçons ou filles, ont les armes pour battre n’importe qui. Sauf que ce n’est pas  spécialement fréquent. Mais ce n’est pas grave puisque que «c’est dans la défaite qu’on apprend le mieux». Laborieusement toutefois, vu les caisses qu'ils prennent sauf exception face aux meilleurs à chaque tournoi. Ou alors ils ont le cerveau qui explose à force d'emmagasiner des tonnes de données!

En tout état de cause, rien ne peut décourager nos aficionados de la raquette hexagonale. Au point qu’ils croyaient dur comme fer et surtout estimaient au plus haut point légitime que le duel Gasquet-Monfils soit programmé en « night session ». Mais les organisateurs en ont décidé autrement, lui préférant l’affrontement entre les jeunes pousses Dimitrov-Goffin.

Grosse fâcherie du coup de Bertrand Milliard (ou Frédéric Verdier, c'est pareil), déclarant avec humeur qu’entre ces deux-là et les Français, il n’y avait franchement pas photo… Il est vrai que l’amour rend aveugle!
 

 


 

21:29 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (4) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

Belle écriture au service d'un bel humour. vivifiant !

Écrit par : sylvie | 01/09/2014

Mais que s'est-il passé avec Ferrer à côté de la plaque ?

Idem pour Granollers-Pujol !

Écrit par : SuperDjoko | 01/09/2014

Ce qui est sûr, c'est qu'ils ne vont pas se remettre de la nouvelle victoire de la jeune étoile du tennis féminin Déjà que ceux-ci arrivent parfois à nous replacer la victoire de Yannick en 84... Quel(s) Français encore en lice en 1/4 ? Comme j'aime bien Jo ou Richard, je suis contraint d'attendre que ceux-ci tombent contre Stan ou Roger, car il m'est impossible d'écouter les journalistes précités plus de cinq minutes, c'est vraiment dommage.

Écrit par : Pascal Legendre | 01/09/2014

Et si on nous parlait du magnifique jeu de Federer....qu'on avait ici déjà mis en pré-retraite il n'y a que quelques mois de cela!

Souvent le style journalistique se vaut, c'est comme un cosmétique qui vous colle les cheveux!

Écrit par : Corélande | 01/09/2014

Les commentaires sont fermés.