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Cinéma: "Zulu", plongée dans une Afrique du Sud hantée par l'apartheid

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zulu[3].jpgRéalisateur d’Anthony Zimmer et de Largo Winch, Jerôme Salle nous emmène dans une Afrique du Sud violente, en adaptant le polar de l’écrivain français Caryl Férey. Coécrit avec Julien Rappeneau, Zulu met en scène deux flics. Ali est noir, Brian blanc. Tout les oppose mais ils sont liés, se respectent et travaillent ensemble sur la découverte d’une drogue mystérieuse qui déclenche des pulsions morbides.

Le meurtre sauvage d’une jeune fille blanche les entraîne sur la piste d’un dealer minable, avant de les plonger en enfer. Pas au mieux de leur forme, Forest Whitaker se glisse dans la peau d’Ali, célibataire insomniaque, mutique et philosophe et Orlando Bloom (photo) dans celle de Brian, un alcoolique brutal à tendance autodestructrice, porté sur le sexe et qui a des problèmes avec son ex-femme et son fils. On est à la limite de la caricature.

Bien qu’adeptes des préceptes de réconciliation nationale prônés par Nelson Mandela, tous deux restent marqués par l’apartheid, nœud de l’affaire. Car si l’intrigue policière qui mène ses protagonistes des townships du Cap aux villas luxueuses du bord de mer va bouleverser leur vie en les forçant à affronter leurs démons intérieurs, elle est surtout prétexte à métaphore d’une Afrique du Sud qui continue à subir les séquelles de son passé chargé, comme victime d’un choc post-traumatique que seul le temps  pourra apaiser.

Le cinéaste mêle ainsi laborieusement la politique et le social à ce thriller qui se veut sous tension extrême, tout en insistant lourdement sur le chemin de la rédemption pour ses protagonistes et la nécessité du pardon pour avancer et éviter le dangereux engrenage de la vengeance.   

Film à l’affiche dans les salles de Suisse romande dès mercredi 4 décembre.

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