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25/09/2013

Cinéma: des petits héros "Sur le chemin de l'école"

3478582_3_f68d_une-scene-du-film-documentaire-francais-de_167013e7c9cd8ff9f63031688a7ce5e4[1].jpgAvec ce documentaire, le Français Pascal Plisson nous emmène aux quatre coins de la planète pour nous faire découvrir des enfants qui, soutenus par leurs parents, ont en commun une incroyable soif d’apprendre. Mais pour eux le chemin des écoliers n’a rien à voir avec la définition qu’on lui donne généralement.

Certes il est long, mais il ne leur permet pas de flâner. Car c’est au prix de mille difficultés, dangers et autres embuches qu’ils doivent emprunter chaque jour des routes fréquentées par des bandits ou traverser le territoire des éléphants.

Qu'ils vivent en Inde, dans la savane kényane, les montagnes marocaines ou les plaines de Patagonie, ils sont en effet obligés de parcourir jusqu’à vingt kilomètres à pied, à cheval, voire en fauteuil roulant pour rallier leur école. Où on leur dispense ce précieux savoir dont dépendra plus tard leur indépendance, leur statut social.

La formidable volonté de ces petits héros, leur force de caractère impressionnent. On regrette pourtant l’excès visible de mise en scène qui a pour résultat de minimiser la portée de leurs efforts colossaux pour se lancer dans leur odyssée quotidienne. On admire en revanche sans réserve les magnifiques paysages au cœur desquels nous plonge le réalisateur.

Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 25 septembre.

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Cinéma: "2 Guns" avec Denzel Washington et Mark Wahlberg

2-Guns[1].jpgBobby est un agent spécial opérant incognito et Stig un officier de marine en mission secrète. Alors que chacun ignore l’identité de l’autre, ils sont chargés de mettre la main sur les millions d’un cartel de trafiquants de drogue mexicains en infiltrant le réseau. 

Dès qu’ils sont arrivés à leurs fins, leurs employeurs gouvernementaux respectifs les trahissent. D’où de très gros ennuis pour les deux hommes traqués de partout. Devenus des parias, ils s’unissent pour combattre le mal et la corruption et surtout sauver  leur peau.

Courses-poursuites, bagarres  et fusillades à  gogos, bref rien de nouveau sous le soleil pour ce buddy movie d’action signé de l’Islandais Baltasar Kormakur. Sur un scénario à la fois poussif et outrancier de Blake Masters qui ne craint pas les incohérences. On y retrouve Denzel Washington et Mark Wahlberg plus ou moins en roue libre dans leur interprétation de héros solitaires abusant de la tchatche et de  l’humour lourdingue.   

Runner Runner, pour les amateurs de poker en ligne

affleck-runner-runner[1].jpgPetit génie de l’informatique et passionné de poker, un étudiant de Princeton joue l’argent de sa bourse d’études en ligne et perd sa chemise. Désespéré il se rend au Costa-Rica pour rechercher le créateur corrompu du site et tenter de récupérer ce qu’il estime lui appartenir.

Il finit par devenir le bras droit du redoutable patron qui l’a ruiné et ne met pas longtemps à rouler sur l’or. De quoi vivre un rêve éveillé avec sublimes créatures à la clé. Mais voilà hélas qui ne va pas durer. A moins qu’il parvienne à changer la donne…

Adapté d'un roman de Denis Lehane, notamment auteur de Shutter Island, Runner Runner est produit par Leonardo Di Caprio et réalisé par Brad Furman. Une intrigue au scénario rebattu, mais dont le sujet devrait surtout intéresser les amateurs de jeu en ligne.

Les autres se contenteront de la performance  très moyenne de Ben Affleck et d’un Justin Timberlake aussi charismatique qu’une huître. Vraiment  à se demander pourquoi il plaît tant aux minettes!

Films à l’affiche dans les salles romandes dès le mercredi 25 septembre.

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24/09/2013

Cinéma: "RUSH" fait revivre le duel entre Niki Lauda et James Hunt

A-glance-at-upcoming-Formula-One-film-Rush-Formula-1-news-179927[1].jpgA cette époque, la Formule 1 était fatale à beaucoup de pilotes, lui donnant un côté gladiateur s’apparentant presque à une guerre… relevait en substance le réalisateur Ron Howard, qui a consacré à ce sport son dernier film, RUSH. Pus précisément centré sur l'année 1976 qui restera dans les annales.

C’est celle de l’incroyable duel entre Niki Lauda et James Hunt. Tout opposait le pilote autrichien de Ferrari, réservé, méthodique, peu porté sur l’humour et pas très gâté par la nature à celui, atypique, de McLaren, play boy à cheveux longs issu de la haute bourgeoisie anglaise. Fêtard, buveur de bière, grand amateur de femmes, James Hunt aimait déambuler pieds nus, en jean usé et vieux T-shirt dans les paddocks.

Le film de Ron Howard suit l’affrontement entre ces deux hommes. Lauda, champion du monde en titre devance son adversaire de 31 points après neuf Grand Prix. Jusqu’au terrible accident du Nürburgring le 1er août 1976, où la Ferrari prend feu après avoir dévié de sa trajectoire et rebondi sur la piste. Aidé par trois pilotes Lauda parvient à s’extraire des flammes mais, grièvement blessé, reçoit l’extrême-onction.

C’est compter sans son indomptable volonté de guérir. Au prix de souffrances dont il est difficile d’imaginer l’intensité, il reprend le volant de sa monoplace six semaines seulement après le drame dont il portera à vie les stigmates. Ce fantastique retour relance à la fois le championnat et transforme le rapport entre les deux rivaux.  

Pour l’histoire, James Hunt coiffera la couronne de champion du monde ratée d’un petit point seulement par Niki Lauda sur abandon pour cause de pluie. Le Britannique mourra en 1993 d’une crise cardiaque. Il avait 46 ans.

Outre le côté spectaculaire, l'intérêt du film réside surtout dans sa grande fidélité aux événements de cette fameuse saison. On peut toutefois regretter le côté trop systématique du montage. Mais voilà qui ne dérangera sans doute pas les mordus de F1.

Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 25 septembre.

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Cinéma: "Blue Jasmine" de Woody Allen avec la magnifique Cate Blanchett

MV5BMjA3ODYwOTA4M15BMl5BanBnXkFtZTcwNzc3OTM3OQ@@._V1_SY100_CR25,0,100,100_[1].jpgUn nouveau Woody Allen est toujours attendu avec impatience et, à de rares exceptions près, le grand homme est toujours à la hauteur. A l’image de Blue Jasmine, une comédie dramatique légèrement teintée de polar, où il renoue avec les Etats-Unis après ses escapades parisienne et romaine.

Alors à la fac, Jasmine laisse tomber ses études pour épouser un businessman qui brasse des millions et mène la belle vie au fil d’un quotidien idyllique à ses yeux, peuplé de fêtes mondaines entre gens riches et célèbres. Jusqu’au jour où son mari, un escroc arrêté pour fraude par le FBI, se retrouve derrière les barreaux.

Jasmine perd tout et quitte Big Apple pour San Francisco. Habituée aux somptueuses résidences avec piscine, elle se retrouve dans le modeste trois pièces-cuisine de sa sœur adoptive Ginger, caissière de supermarché flanquée de deux enfants et d’un fiancé garagiste beaufissime. Petit à petit, maladroitement, dopée au xanax et au martini, Jasmine essaye de se reconstruire. Trouvant d’abord un job chez un dentiste, elle suit un cours d’informatique puis se lance dans une tentative apparemment fructueuse de décoratrice d’intérieur... 
 
On ne peut certes pas prétendre que l’intrigue, construite en flash backs, soitr d’une originalité folle. Et pourtant Woody Allen parvient à nous séduire par l’intelligence du texte, des dialogues, par sa manière subtile et humoristique de faire, d’amener les choses, de provoquer les situations. A en oublier quelques scènes inutiles au bon déroulement de l’histoire.  

Il faut reconnaître que le réalisateur est à son habitude bien aidé par ses comédiens. A commencer par Cate Blanchett (photo), son atout maître. Elle se révèle vraiment excellente dans le rôle, pas loin d’être son meilleur, de cette femme dont il dresse un portrait peu flatteur sur le plan moral, mais aussi parfois physique.  

Evoluant jadis parmi les happy few de la haute société newyorkaise, on la voit soudain confrontée à l’inanité de son existence, fauchée, désespérée, enlaidie et en pleine névrose. En sœur heureuse,  naïve, touchante, drôle, exaspérante et un rien ingrate, Sally Hawkins, son exact contraire, se montre également parfaite. Tout comme le plutôt surprenant Alec Baldwin. 

Film à l’affiche dès mercredi 25 septembre

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18/09/2013

Cinéma: Gérard Depardieu veut devenir ... Algérien dans "Invincibles"

Les-invincibles-1_reference[1].jpgCroulant sous les dettes, Jacky (Gérard Depardieu) et  Momo (Atmen Kélif), son pote maghrébin excellent joueur de pétanque, arnaquent les amateurs de boules sur les terrains de villages provençaux. Ils en retirent  quelques bénéfices, mais c’est loin de suffire à les sortir de la dèche. 

Jusqu’au jour où ils pensent voir le bout du tunnel, en participant à un tournoi international qui les emmènera notamment en Algérie.

Au début c’était un gag, selon Atmen Kélif qui a eu l’idée du scénario. Un gag hélas pas drôle, à l’image de ceux qui émaillent ce film potache, dégoulinant de bons sentiments et mêlant laborieusement pétanque,  intégration et racisme, dont est victime Momo de la part de ses coéquipiers et des organisateurs.

Si l’on excepte les apparitions assez jubilatoires du cynique et pompeux Edouard Baer, le seul moment un peu savoureux d’ Invincibles signé Frédéric Berthe, reste celui où Gérard Depardieu, dans un clin d’œil à sa décision de devenir Belge pour échapper au fisc français,  demande la nationalité... algérienne. C’est quand même bien maigre.

Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 18 septembre.

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17/09/2013

Cinéma: "Elle s'en va", road trip à la gloire de Catherine Deneuve

19536241_20130712131513933.jpg-c_640_360_x-f_jpg-q_x-xxyxx[1].jpgC’est l’histoire de Bettie, une sexagénaire fantasque soudain éprise de liberté. Abandonnée par son amant, elle plaque tout sur un coup de tête. Au volant de sa voiture, elle se lance à l’aventure sur les chemins de France. Une traversée propice à la découverte du pays profond et à quelques rencontres qui se veulent plus singulières les unes que les autres. Sans oublier un gala d’ex-Miss  France pour le moins étonnant !

Ce road movie est signé Emmanuelle  Bercot. Cinéaste des relations transgressives entre adultes et ados, coscénariste du Polisse de Maïwenn, elle reste dans la différence d’âge. Mais évidemment sans le côté sulfureux  puisqu’elle met face à face une grand-mère fugueuse et son petit-fils rebelle dont la présence lui est imposée au cours de son escapade.  Tous eux se connaissent à peine mais s’apprivoisent sans surprise, avant que Bettie voie s’ouvrir de nouveaux horizons au bout du voyage. 

Il y a de jolis moments dans Elle s'en va, mais ils sont trop rares en raison de l’admiration sans borne que l’auteur voue manifestement à son actrice. Voulant nous montrer le désir d’aventure d’une femme simple, chaleureuse, amoureuse de la nature et de vastes paysages, loin du mythe et de l’image sophistiquée véhiculée par Catherine Deneuve, Emmanuelle Bercot gâche son propos. En se contentant de livrer un récit confiné et assez plat à la gloire exclusive de son héroïne, qui prend de l'âge avec grâce et légèreté.  

Certes l’icône du cinéma français se révèle juste, à son habitude. Mais voilà qui ne suffit pas à faire un film convaincant de ce conte familial au scénario peu original, où l’auteur se disperse de surcroît en courant trop de lièvres à la fois.

Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 18 septembre.

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Cinéma: "Les Grandes Ondes (à l'Ouest)", une comédie politique frondeuse signée Lionel Baier

les-grandes-ondes-----l---ouest--2-112278_0x440[1].jpgOn avait déjà eu l’occasion de le dire lors de la projection du film en août dernier sur la célèbre Piazza Grande locarnaise et on ne se privera pas de le répéter. Avec son dernier film Les Grandes Ondes (à l’Ouest), le réalisateur vaudois livre une petite comédie historico-politique jubilatoire. Elle nous ramène à avril 1974, où une équipe de la radio romande est envoyée au Portugal pour un reportage sur l’aide économique suisse.

Elle est composée de Julie la féministe, de Cauvin, ancien reporter de guerre prétentieusement bavard et de Bob, un technicien proche de la retraite qui ne quitte pas son bus VW pour mieux veiller sur son précieux matériel. Sur place la tension monte et rien ne se déroule comme prévu. Décidé à rentrer à Lausanne, le tio infernal (photo) se trouve plongé en pleine révolution des Œillets à la faveur d’une rencontre avec des collègues belges. Une scène irrésistible qui fait vraiment décoller l’opus.

L’idée est venue au talentueux Lionel Baier lors de sa participation à une série d’émissions commémorant les 20 ans de la chute du Mur de Berlin. Il a ensuite nourri son scénario en se penchant sur la couverture médiatique en Suisse du soulèvement portugais. S’appuyant sur des faits rééls pour mieux les réinventer, il propose une œuvre pleine d’humour à la mise en scène très maîtrisée et portée par d’excellents comédiens.

Valérie Donzelli et Michel Vuillermoz, sociétaire de la Comédie française partagent l’affiche avec l’inénarrable Patrick Lapp, à qui il suffit pratiquement d’apparaître pour séduire. Il l’a prouvé lors du festival de Locarno, amusant la galerie en décrivant un tournage infernal, dirigé par un mégalomane doublé d’un tyran…

Comédie enlevée Les Grandes Ondes  plaît également par son ton. Une sorte de liberté frondeuse que le cinéaste restitue à travers sa reconstitution des années 70, époque marquée par une révolution qui s’est étendue à d’autres pays.  D’où une dimension politique renvoyant à ce qui se passe aujourd’hui, notamment sur le Vieux Continent.

Choqué par le refus de la Suisse d’adhérer à l’Europe en 1992, Lionel Baier s’avoue profondément angoissé par la situation de crise qui prévaut depuis quelques années, la façon dont on humilie les Portugais, les Grecs, les Italiens, les Espagnols. "Je ne suis pas un auteur engagé, mais ce film est pour moi une piqûre de rappel". Il en prévoit deux autres  en poursuivant dans son idée de tétralogie. Après Comme des voleurs (à l’Est), Les Grande Ondes  (à l’Ouest) il nous emmènera au Nord (Grande-Bretagne et Danemark) et au Sud en Italie. 

Film à l'affiche dans les salle romandes dès mercredi 18 septembre. 

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14/09/2013

Coupe Davis: les insupportables cocoricos du duo Dupuis-Rosset!

1466243_pic_970x641[1].jpgDans une patinoire neuchâteloise à moitié vide, les Suisses ont logiquement fini par remporter les trois points en barrage et demeurent ainsi dans l’élite mondiale de la Coupe Davis. Mais après avoir dû batailler pendant près de quatre heures et cinq sets pour gagner in extremis un double qu’ils ont failli paumer lamentablement. Et cela contre des Equatoriens enfouis dans les abysses du classement.

Rien à ajouter en ce qui concerne les Helvètes qui n’ont fait que remplir une mission plus que largement à leur portée. En revanche, que dire des commentateurs sur la chaîne romande? Je me suis pas mal gaussée des cocoricos déments de ceux d’Eurosport et de France 2, portant aux nues leurs «fabuleux» joueurs lors de l’US Open. Mais je dois reconnaître qu'à côté du duo Dupuis-Rosset, ce sont des enfants de chœur.

Il fallait les entendre sonner follement du clairon Notamment en raison de la présence sur le court de Stanislas Wawrinka, promu au rang de star galactique suite à sa … défaite contre Djokovic en janvier dernier en Australie dont on ne cesse de nous rebattre les oreilles. Un statut encore renforcé grâce à son parcours jusqu’en demi-finale à New York et sa nouvelle …défaite face au même Dracula serbe, pourtant moins saignant que d’ordinaire.

Epoustouflant, étincelant, prodigieux, héros, super héros, rien ne nous fut épargné dans les médias  pour célébrer la naissance de «Magislas», stupéfiante étoile illuminant de mille feux  la terre confédérale. .

Talonnant désormais la légende Federer à la race pour espérer participer aux Masters de Londres, notre nouveau Dieu du tamis remportait donc sans surprise son premier match, suivi de son pote Chiudinelli. Et se retrouvait avec Michael Lammer en double pour boucler en principe l’affaire en trois petites manches.

Une simple formalité. Ce qui n’a pas empêché nos deux rigolos de nous bassiner avec le talent exceptionnel de «Stan The Man» (on se pince!) pendant les deux premiers sets enlevés plus ou moins les doigts dans le nez. Excusant toutes ses fautes, ululant d’admiration à chaque point gagné. Oubliant du coup assez cavalièrement son partenaire.

Hélas, les choses se gâtant sérieusement, la perruche et le grand Marc se montraient nettement moins fringants. Du coup Dupuis blablatait à l’envi sur le côté tellement imprévisible du tennis, tandis que Rosset nous gavait avec la fatigue physique et mentale du Vaudois accumulée depuis Flushing Meadows, le voyage de retour, j’en oublie et des meilleures. Imaginez un peu l'état de Nadal en ce cas...

Mais bref. Dans les cordes à l'image de leurs idoles, les deux rigolos de service explosaient de bonheur en pétant de fierté à la balle de match enfin balancée au cinquième set par Lammer, pas loin d’être le sauveur de l'èpreuve. Mais surtout, c’était à croire que la paire suisse avait eu là affronter es frères Bryan au lieu de ces illustres inconnus équatoriens, dont l’un pointe à 340e place et  la et l’autre à la 703e.  Mais je ne le répèterai  jamais assez. Heureusement que le ridicule ne tue pas.  Notre tandem de choc en eût été foudroyé !

18:36 Publié dans Les pieds dans le plat | Lien permanent | Commentaires (5) | |  Facebook | | | | Pin it! |

11/09/2013

Cinéma: "Gabrielle", une histoire d'amour pour s'ouvrir à la différence

get[2].jpgLe deuxième long-métrage de la Québécoise Louise Archambault (à droite sur la photo avec Gabrielle Marion-Rivard et Alexandre Landry) a cartonné sur la Piazza Grande au récent festival de Locarno. Raflant logiquement le Prix d’un public qui lui avait réservé une standing ovation de dix minutes.

Il raconte l’histoire de Gabrielle, une jeune femme atteinte du syndrome de Williams, affection associant retard mental et malformation cardiaque.
Voilà qui ne l'empêche pas de mener une existence presque normale. D’une gaieté communicative, très douée pour la musique, elle rencontre Martin à la chorale du centre de loisirs. Ils tombent follement amoureux.
  
Lui non plus n’est pas vraiment comme tout le monde. Mais peu importe. Inséparables, ils sont déterminés à affronter les préjugés, les fortes réserves de leur entourage et à tester leurs propres limites pour vivre leur amour. Alors que le groupe se prépare pour un important festival de musique, où Robert Charlebois paie de sa personne, Gabrielle tente tout pour gagner son indépendance.
 
Rien à redire sur l’interprétation. Si à l’image d’autres protagonistes Gabrielle Marion-Rivard joue avec conviction son propre rôle, le débutant Alexandre Landry (Martin), qui est l’un des seuls comédiens professionnels, s’en sort particulièrement bien face à ses partenaires handicapés. 

On reprochera pourtant à Gabrielle, dégoulinant quasi inévitablement de bons sentiments étant donné son thème, de trop tirer sur la corde pour faire pleurer dans les chaumières. Ce n’est évidemment pas l’avis de Louise Archambault rencontrée à Locarno et qui s’est beaucoup démenée pour trouver un producteur.

"Ce n'est pas un sujet sexy"

"J’ai craint de ne pas en trouver. Je n’arrivais pas avec un sujet sexy, mais avec une héroïne qui n’a pas toutes ses chances et qui doit se battre pour être acceptée. Dans nos sociétés, on aime le beau, la perfection. Le contraire fait peur. D’où une tendance au rejet".
 
La réalisatrice, qui a fait de nombreuses recherches et interviewé des parents d’enfants souffrant de déficience intellectuelle ou autre pathologie, a-t-elle envie de laisser passer un message? «"Pourquoi pas. Mais je n’ai pas la prétention de changer le monde. Simplement de permettre aux spectateurs de s’ouvrir à la différence".
 
La musique, révélant le côté spontané et naturel des acteurs, tient une part fondamentale dans Gabrielle. C’est ce qui a poussé Robert Charlebois à s’investir en chantant avec la chorale lors du Festival mondial de Montréal. "Le scénario lui a beaucoup plu. Il a été d’une grande générosité. En fait, il a adoré ça".

Film à l'affiche dans les salles romandes dès mercredi 11 septembre.

 

 

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Cinéma: "Rock The Casbah" donne la parole aux femmes

rtc_gross[1].jpgAprès Marock, où elle décrivait une jeunesse marocaine dorée s’éclatant à l’occidentale mais toujours sous le poids de la tradition et de la religion, Laïla Marrakchi propose Rock The Casbah, une comédie douce-amère sur la place des femmes dans son pays.
 
Nous sommes à Tanger, en été. La famille se réunit pour un triste événement, le mort du père qui n’a laissé que des femmes derrière lui. C’est le branle-bas dans la maison avec le débarquement de la petite dernière, Sofia. S’affranchissant de l’autorité paternelle, elle est allée vivre sa vie à New York où elle joue les terroristes dans des séries télévisées.
 
Chamboulant l’ordre établi, Sofia sera une sorte de révélateur pour ces femmes en quête de liberté et d’identité. Rebelle, mariée et mère d’un petit garçon, elle est décidée à régler quelques comptes avec ses sœurs et une famille sur laquelle plane un lourd secret.
 
La réalisatrice propose une intrigue originale où elle aborde plusieurs sujets délicats dont la sexualité. Donnant  la parole à ses héroïnes qui ont troqué le maillot de bain pour la djellaba ainsi que l’exigent les circonstances, elle leur permet de se dévoiler dans une société qui reste largement sous domination masculine. Le tout paradoxalement vu à travers le regard d’un homme, en l’occurrence le fantôme du patriarche décédé. Incarné par  Omar Sharif, il commente avec humour tous ces petits événements.  
 
Dommage que le film, manquant de rythme, traîne en longueur. Il n’est pas non plus idéalement servi par l’interprétation moyenne de comédiennes parfois fâcheusement en roue libre.

Film à l'afficxhe dans les salles romandes dès mercredi 11 septembre.

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