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16/01/2013

Cinéma: "Django Unchained", le western spaghetti trop cuit de Quentin Tarantino

1128758[1].jpgPour abonder dans le sens d’un critique particulièrement hostile, il y a quelque chose de profondément déprimant à constater l’engouement suscité par  Django Unchained, au simple motif que le film est signé Quentin Tarantino…

En effet, cela confine souvent au délire. L’œuvre est en gros jugée aussi "éblouissante que jouissive  et désopilante, formellement inattaquable avec des plans à tomber par terre et d’une beauté à couper le souffle, interprétée par de magnifiques acteurs et remarquablement écrite par un cinéaste en grande forme".

C’est en tout cas cette dernière qualité retenue lors de la remise des Golden Globes, prélude aux Oscars, puisque celui du scénario a été raflé par le réalisateur. Qui espérait sans doute mieux. Mais c’est déjà trop pour cette histoire de vengeance, où le chouchou des cinéphiles nous fourgue  sa vision pour le moins saugrenue de l’esclavage.

Nous sommes en 1858,  deux ans avant  la guerre de Sécession. Le Dr King Schultz, un chasseur de primes d’origine allemande,  libère de ses chaînes un jeune Noir du nom de Django et lui inculque quelques rudiments du métier pour l’aider à abattre  trois criminels dont la tête  est mise à prix. En échange, il lui permettra de tirer sa femme des griffes du redoutable négrier Calvin Candle, riche et véreux propriétaire terrien.

Depuis longtemps tenté par le genre, Tarantino se lance ainsi dans le western spaghetti , où il multiplie les mises en abîme, les clins d’œil et les hommages, sans oublier de s’autociter. Le tout  sous prétexte de pamphlet antiraciste, propre à un déferlement d’hémoglobine et de violence d’une complaisance crasse, jusqu’à l’explosion sanglante finale.  

 Une pléiade de stars

1200201[1].jpgEmbarquée dans cette nouvelle aventure tarantinesque grandguignolesque, une pléiade de stars. A commencer par Christoph Waltz (le fameux colonel nazi d’Inglorious Basterds) qui joue au protecteur pétri de bonnes intentions du taciturne Django, alias Jamie Foxx. Un surdoué de la gâchette, apparemment peu enclin à l’amour des siens. 

Pour leur donner la réplique un autre tandem formé de Leonardio  DiCaprio, immonde crapule et de son majordome Samuel  L. Jackson, genre Uncle Ben’s démoniaque, insupportable de cabotinage dans son rôle caricatural de salopard noir pire que le pire es Blancs. Le casting masculin est complété par Don Johnson autre crapuleux sudiste millionnaire.

Bref, en dépit de rares bons moments pimentés d’humour noir et de quelques répliques savoureuses, pas franchement de quoi s’ébaubir. En revanche de quoi ronger son frein au cours d’une interminable projection de deux heures trois quarts. Autant dire qu’il est loin d’être al dente ce western spaghetti!

Film à l'affiche dans les salles romandes mercredi 16 janvier.

 

07:40 Publié dans Sorties de la Semaine | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

Je ne sais pas trop quoi penser de ce résumé sans saveur, sans prise de position franche et la tentative, ratée il va de soit, de tenter de cacher son mépris pour les "grosses productions américaines", celles-là même qui vous ont un jour, il y a longtemps, fait rêver.
Certes, tout Tarantino qu'il soit, il est aussi capable d'erreur. Ce n'est pas lui qui s'est hissé aussi haut mais vos "confrères" et peut-être vous-même, il y a longtemps une fois encore.
A force de vouloir partager ses idées, on arrive un jour à essayer de les imposer, discrètement pour commencer puis...

Sans doute le sort d'un "critique".
Quel nom bien choisi...

Bien sûr, inutile de tenter la pirouette si facile de la négation du mot au profit d'autres plus "bio" (amateur, passionné...).

Mais j'avoue, une plaisante plume.

Écrit par : MoBO | 17/01/2013

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