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20/11/2012

Sortie cinéma: "The Impossible" nous plonge dans l'enfer du tsunami

339415-affiche-francaise-the-impossible-150x200-1[1].jpgLe 26 décembre 2004, un séisme sous-marin d’une violence exceptionnelle déclenchait des raz-de marée dévastateurs dans une grande partie de l’océan indien, tuant et portant disparus plus de 280.000 personnes. Un bilan humain dépassant tout ce qu'on connaissait dans le domaine des catastrophes naturelles. Parmi les innombrables endroits submergés, la côte ouest de la Thaïlande, où des murs d’eau se sont abattus, faisant près de 9000 victimes.

Henry, sa femme Maria et leurs trois fils, Lucas, Simon et Thomas, sont venus passer les vacances de Noël dans un hôtel de luxe de l’un ces villages côtiers. Ils seront pris en quelques secondes dans l’enfer du tsunami. Séparés les uns des autres, blessés, ils luttent pour survivre et se retrouver au milieu de centaines de milliers d’autres personnes. C’est ce que raconte le film de Juan Antonio Bayona en s’inspirant de l’histoire vraie et hallucinante d’une famille espagnole, les Alvarez Belon.

Dans The Impossible, les protagonistes sont anglais. Ewan McGregor dont le personnage travaille au Japon et Naomi Watts, un médecin, jouent les parents aux côtés des trois garçons Tom Holland, Oaklee Pendergast et Simon Joslin.

Ce matin-là, c’est le bonheur parfait au bord d'une plage idyllique. Papa et les enfants jouent à la piscine sous le soleil, tandis que que maman se prélasse dans son transat. Mais soudain un sourd grondement se fait entendre, des oiseaux s’envolent en criant… Et puis la vague déferle, noire, gigantesque, meurtrière. Un cauchemar. Henry attrape les deux plus jeunes, mais la violence des flots le force à lâcher prise. Engloutie, percutée par les débris, Maria refait surface pour voir son aîné à quelques mètres d’elle, emporté par le courant...

Avec ce genre de sujet, abordé de surcroît sous forme de mélodrame hollywoodien, on pouvait craindre le pire, à savoir la volonté du réalisateur de nous noyer à son tour sous des torrents de sentimentalisme lacrymogène. Juan Antonio Bayona, l’auteur de L’Orphelinat en 2008, évite cet écueil. Du moins jusqu’au dénouement, où il ne peut s'empêcher de trop tirer sur la corde sensible.

largethumb_616334[1].jpgMais avant de se laisser aller à faire sangloter dans les chaumières, il arrive dans une première partie à allier une terrible catastrophe, magistralement montrée avec un réalisme saisissant, et un récit de survie poignant, une fois le premier choc passé. La mère et le fils se soutiennent au milieu des décombres, s’accrochant à ce qu’ils trouvent, tout en révélant, en dépit de leur affolement et de leur épuisement, cette incroyable capacité à aider encore plus démuni dans la plus extrême des situations. 

Le cinéaste évoque ensuite l’après désastre, où il mêle angoisse, traumatisme et suspense, décrivant là également de manière très réaliste l’invraisemblable chaos, les hôpitaux, les médecins, le secouristes débordés, l'espoir fou et la difficulté de retrouver un proche dans la confusion générale.  

On est, parfois malgré soi, happé par cette histoire démente aux allures de film d’horreur. Evitant la plupart du temps d’en faire trop, les comédiens contribuent à l’intensité de cette dramatique aventure humaine qui parle surtout de détermination, d’amour, de solidarité et de courage. Clint Eastwood s'y était essayé de façon finalement moins convaincante dans un volet de son Au-delà à vocation mystique. 

Film à l’affiche dans les salles romandes dès mercredi 21 novembre.

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